Archive pour le Tag 'bon'

Café : bon pour la santé !

Café : bon pour la santé !

Depuis déjà des années se multiplient  les enquêtes qui d’un coup découvre les vertus extraordinaire de tel aliment, un jour le pain, le lendemain le vin aujourd’hui le café. D’autres études tout aussi sentencieuses condamnent au contraire certains aliments. Tout cela sans vraiment d’études épidémiologiques approfondies. Et surtout sans indiquer en quoi le métabolisme peut être affecté par la consommation de ce seul produit. Le café serait très bénéfique pour le consommateur d’après une étude britannique publiée le 2 juillet dans le Journal of the american medical association (JAMA), qui associe la consommation de café à une vie plus longue. En utilisant une base de données médicale remplie par des millions de britanniques sur la base du volontariat, les chercheurs ont pu mettre en relation leurs informations génétiques, leurs parcours médicaux et leurs habitudes de vie.  Ils ont ainsi suivi plus de 500.000 individus, âgés de 38 à 72 ans, pendant 10 ans. Ils ont alors remarqué une différence dans le taux de mortalité entre les consommateurs de café et les autres.  Ils observent alors que le taux est de 6 à 12% inférieur pour ceux qui boivent quatre tasses de café par jour, 10 à 16% inférieur pour ceux qui en boivent six à sept tasses par jour, et 8 à 14% pour les plus gros buveurs, soit ceux qui boivent plus de huit tasses par jour.  L’étude a toutefois mis en évidence que ce n’est probablement pas la caféine qui confère au café ses effets bénéfiques sur la santé. Mais quoi, l’étude ne le dit pas. On pourrait se demander si tel ou tel groupe de pression ne serait pas impliqué pour découvrir –ou au contraire-condamner tel ou tel produit.

Sondage Macron : Bon à l’international, à peine moyen en politique intérieure

Sondage Macron : Bon à l’international, à peine moyen en politique intérieure

Selon l’IFOP,  qui a demandé aux sondés d’attribuer au Président une note sur 10, après une année d’exercice du pouvoir, c’est sur « l’image de la France à l’étranger » que Macron  tire le mieux, avec 5,74. Sans surprise, ce sont les sympathisants de La République en marche qui lui attribuent la note la plus haute (8/10) tandis que ceux qui affichent une proximité politique avec Le Rassemblement national (RN, ex-FN) sont les plus sévères (3,97/10). Sur ce point en revanche, socialistes (6,17/10) et Républicains (6,42/10) sont plutôt satisfaits de l’action présidentielle.

Emmanuel Macron obtient aussi la moyenne sur « la modernisation de la France », avec une note de 5,10 sur l’ensemble des Français. Les sympathisants de la France insoumise (4,04/10) et du Rassemblement national (3,62/10) sont les plus durs avec le président de la République dans ce domaine. Les Français sont en revanche plus sévères sur l’action d’Emmanuel Macron en matière de sécurité (4,69/10). Si les sympathisants du Parti socialiste (5,25/10) et de La République en marche (6,72/10) lui accordent la moyenne, les proches du Rassemblement national sont moins satisfaits, puisque le Président n’obtient que 3,07/10 à l’extrême-droite.

Le chef de l’Etat n’obtient pas non plus la moyenne sur l’emploi : les Français lui attribuent la note de 4,45 sur 10. Les proches du Rassemblement national (2,97) et de la France insoumise (3,46) sont les plus critiques à son égard. Le chef de l’Etat n’obtient pas non plus la moyenne auprès des socialistes (4,32/10), contrairement aux proches des Républicains, qui lui attribuent 5,18 sur 10.

Mais c’est sur « la maîtrise de l’immigration » que les Français jugent le plus sévèrement l’action d’Emmanuel Macron, à l’heure où le projet de loi « asile et immigration » est à l’étude au Parlement. Le Président n’obtient que 3,74 sur 10. Seuls les proches de La République en marche lui accordent la moyenne sur ce thème (5,76/10). Sans surprise, il tombe en revanche à 2,06 sur 10 auprès des sympathisants du Rassemblement national.

Edouard Philippe: « Notre modèle social ne fonctionne pas bien » (E. Philippe)… ah bon !

Edouard Philippe: « Notre modèle social ne fonctionne pas bien » (E. Philippe)… ah bon !

Le Premier ministre découvre un peu la lune en affirmant que notre modèle social ne fonctionne pas bien et qu’il ne suffit pas d’indemniser pour insérer. Le premier ministère prend la thématique de Bruno Lemaire qui avait souhaité qu’on revoit le niveau des aides sociales. . En gros, le gouvernement aimerait bien diminuer les aides sociales. Bref,  le coup de rabot habituel. Globalement le fonctionnement du modèle social n’est pas satisfaisant  surtout parce qu’on applique à la moyenne des mesures générales qui devraient être affinées de manière individuelle. C’est-à-dire de manière très fine en fonction des situations très concrètes. Ceci vaut pour le chômage, les aides aux handicapés et nombre d’autres mesures. Il faudrait aussi faire le lien avec la fiscalité car certaines personnes n’ont aucun intérêt à travailler à mi –temps pour 600 ou 700 euros par mois. Le Premier ministre en exemple les allocataires du revenu de solidarité active (RSA) qui, pour beaucoup, “attendent plus de six mois un rendez-vous pour pouvoir être accompagnés vers le retour à une activité”. “C’est absurde”, dit-il. En fait des allocataires qui attendent plutôt plusieurs années ! Le Premier ministre sort des lapalissades quand il affirme “On a trop longtemps cru qu’il suffisait d’indemniser des personnes sans ressources pour les réinsérer. On raisonne trop souvent en termes de distribution d’argent, pas assez en termes d’accompagnement”, ajoute-t-il. “C’est vrai pour les aides sociales comme pour les aides aux entreprises.” Le problème c’est qu’un responsable politique n’est pas élu pour commenter des évidences mais pour changer le système.

 

Vitesse limitée à 80 km/h : une apparence de bon sens seulement

Vitesse limitée à  80 km/h : une apparence de bon sens seulement

 

Une mesure en apparence de bon sens : réduire la vitesse pour limiter la gravité et le nombre d’accidents. On sait en effet que la vitesse et l’alcool sont les deux facteurs explicatifs majeurs qui affectent l’insécurité routière. Pour autant,  une mesure de portée générale n’est pas forcément très pertinente. En effet sur certaines portions, même une vitesse à 80 km/h peu se révéler dangereuse  alors que sur d’autres une vitesse à 100 km/h ne présente que peu de danger. La vérité c’est qu’il conviendrait de mettre en place une régulation de la vitesse beaucoup plus fine adaptée à chaque tronçon en fonction de la dangerosité. Une philosophie par exemple qui est pratiquée dans les chemins de fer pourtant un transport guidé où  les risques est beaucoup moindres. La baisse de 90 à 80km/h sur les routes bidirectionnelles, démunies de séparateur central, a donc été confirmée par le Premier Ministre avec application en juillet. . La nouvelle équipe d’Édouard Philippe retient aujourd’hui la certitude des scientifiques selon laquelle seules des mesures fortes permettent une chute significative de l’accidentalité. En écho à ces assertions, le Conseil national de la sécurité routière (CNRS) - organe purement consultatif – avait déjà préconisé cette réduction de la vitesse en 2013. Au lieu de le suivre, le gouvernement d’alors s’était tourné bien plus tard, en 2015, vers une expérimentation de deux ans sur quatre axes en France. Achevée depuis cet été, celle-ci est mise de côté. Le nouveau gouvernement, en effet, ne souhaite pas communiquer sur ses résultats, une manière de dire que cette expérimentation telle qu’elle a été conçue ne peut sérieusement être reprise. Sous dimensionnée dans la durée mais aussi dans le nombre d’axes choisis, ses données ne peuvent être exploitées d’après le gouvernemenet ! Une mesure de limitation 80 pour tout le réseau est  de nature très étatique et même bureaucratique. Certes réduire la vitesse est un impératif mais de façon intelligente en fonction du caractère accidentogène. Et pas seulement à 80, à moins sur de nombreuses portions. Mais autoriser plus sur d’autres. Dernier élément,  la pluie de PV qui va s’abattre sur les ruraux surtout avec les contrôles par des sociétés privées.

 

Sondage: Wauquiez, pas le bon choix pour les Français

Sondage: Wauquiez, pas le bon choix pour  les Français

Selon un sondage Elabe pour BFMTV Wauquiez est  inquiétant pour 52% des Français. Sa volonté de changer les choses ne convainc que 36% des sondés, et ils ne sont que34% à le dire « sympathique » et 32% « honnête ». Quant à la capacité de Laurent Wauquiez à rassembler la droite, elle n’est reconnue que par 29%, tandis que sa faculté à comprendre les électeurs n’est validée que par 22% de ces derniers. Enfin, ils sont 21% à lui prêter les qualités nécessaires pour être président de la République.  L’enquête d’opinion, plus largement consacrée à la perception du principal parti de la droite par les citoyens, met en évidence que trois Français sur quatre estiment que LR n’incarne ni le renouvellement des idées, à hauteur de 77%, ni celui des personnalités, pour 73% des sondés. L’image du mouvement se dégrade aussi aux yeux de sa base: 54% des sympathisants de droite, ainsi que 47% des sympathisants LR, ne voient pas le parti comme vecteur de nouvelles idées. 48% des sympathisants de droite déclarent aussi que LR ne leur paraît pas être une force mettant en avant de nouvelles personnalités politiques, et ils sont encore 44% chez les sympathisants LR à rendre la même sentence.   Une majorité de Français (64%) assurent encore que LR ne sera pas en mesure de reconquérir le pouvoir lors des prochaines élections locales et nationales. Mais, cette fois-ci, 68% des sympathisants de droite pensent qu’un retour aux affaires est possible lors de futures échéances nationales. Les Républicains n’incarnent l’opposition que pour 8% des Français. Ils sont devancés par les Insoumis, avec 28% mais en chute de sept points, et le Front national et ses 14%. Mais 42% des Français pensent qu’aucun mouvement politique n’incarne l’opposition.

Echantillon de 1001 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Interrogation par Internet les 28 et 29 novembre 2017. 

Nucléaire : Le bon choix de Nicolas Hulot (Brice Lalonde)

Nucléaire : Le bon choix de Nicolas Hulot (Brice Lalonde)

Brice Lalonde ancien ministre de l’environnement approuve le chois de Nicolas Hulot sur le nucléaire dans une  interview aux Echos (extraits). «   Le ministre de la Transition écologique a eu raison de reporter l’objectif de ramener la part du nucléaire à 50 % en 2025. Il aurait fallu en compensation recourir aux combustibles fossiles et émettre davantage de CO2. Fallait-il vraiment repousser au-delà de 2025 l’objectif de ramener la part du nucléaire dans la production d’électricité française à moins de 50 % ? La décision n’a en tout cas pas surpris les spécialistes de l’énergie. L’échéance fixée par la loi était intenable. Les centrales ont été construites pour durer et les énergies renouvelables ne sont guère capables de s’y substituer à bref délai, d’autant que leur intermittence rend nécessaire, pour l’instant, de les adosser à une source d’électricité qui puisse les relayer. Accélérer la fermeture des centrales nucléaires, c’était donc, comme en Allemagne, comme au Japon, conserver et accroître le recours aux combustibles fossiles…..Le dérèglement climatique est la menace numéro un. Son principal responsable à l’échelle mondiale, aujourd’hui, est la production d’électricité par le charbon, lequel, soit dit en passant, a tué au bas mot mille fois plus de personnes que les accidents nucléaires, entre la mine et la pollution de l’air. Brûler du charbon et les autres combustibles fossiles envoie dans l’atmosphère un déchet irrécupérable, le CO2, dont un tiers va stagner là pendant un millénaire, créant l’enfer sur terre. Entre l’impact du charbon et celui du nucléaire il n’y a pas photo ! C’est le charbon l’empoisonneur. Alors de deux maux, le moindre ! Les Allemands, en brûlant le lignite, ont choisi le pire. Ils nous pressent de fermer Fessenheim quand le vent d’est envoie leurs cendres sur Paris. Leurs émissions de CO2 sont très supérieures à celles de la France. Leur exemple encourage les pays en développement à commander des centrales à charbon. La verte Allemagne le fait, pourquoi pas nous ? Moins de nucléaire, plus de renouvelable. Si l’on se dégage de la hantise nucléaire et que l’on se concentre sur la lutte contre le changement climatique, on voit tout de suite que le pétrole est la première source d’énergie consommée en France, donc d’émission de CO2. On accueille avec intérêt les déclarations du ministre annonçant la fin prochaine du moteur à explosion. Les transports sont en effet un gros contributeur de CO2, suivis par les bâtiments, où une réglementation contestable a favorisé la pénétration du gaz naturel. L’un des axes de la décarbonation est une électrification plus poussée de nos systèmes énergétiques, l’électricité autorisant le mariage de l’énergie avec le digital et, par conséquent, une mise en relation numérique des bâtiments, des véhicules, de la météo, des moyens de production et de stockage de l’énergie.  L’électricité peut aussi produire de l’hydrogène, un moyen de stockage et un auxiliaire indispensable au recyclage du carbone. C’est la vision d’une transition dominée par l’électricité d’origine renouvelable, adossée à un nucléaire en diminution. A mi-chemin, quand le nucléaire produira 50 % de l’électricité, il restera des centrales nucléaires. Au demeurant, une soixantaine de réacteurs russes, coréens, chinois, français sont aujourd’hui en construction ou sur le point d’entrer en fonctionnement. Les centres de recherche préparent une quatrième génération. L’industrie du démantèlement se développe. Pour être écologiste, faut-il être modérément, pas du tout ou mordicus antinucléaire ? Aucune source d’énergie n’est sans défaut. Aucune technique n’est imperfectible. Peut-être est-il temps d’inventer un réformisme nucléaire.

Brice Lalonde est conseiller spécial de Global Compact et président de l’Académie de l’eau.

 

 

Bourses : bon rendement

Bourses : bon rendement 

 

Un nouveau bon rendement enregistré par les actions en octobre. Un rendement à mettre en rapport avec une inflation qui tourne autour de 1 %. Deux raisons à cela une certaine tendance à la reprise économique au plan mondial et le maintien de taux très bas,  voire négatif. Sur l‘ensemble du mois, le CAC 40 a pris 3,25%, contre 1,73% pour le FTSE et 3,12. Reste que la bourse retrouve à peu près son niveau de 2008 et que tout dépendra pour l’avenir évidemment des résultats des entreprises (commerciaux et financiers) mais surtout de l’  attractivité retrouvée des obligations si les taux devaient être remontés. Ce qui ne semble pas le cas pour les prochains mois en Europe mais qui pourraiat prudemment concerner les Etats Unis.  Les marchés, qui misent sur une hausse de taux en décembre, ne prévoient pas d‘annonces spectaculaires dans le communiqué que publiera mercredi la Fed. Ils attendent surtout jeudi et la nomination probable par Donald Trump de Jerome Powell pour prendre en février la succession de Janet Yellen à la tête de la banque centrale américaine. Toujours sur le front monétaire mais en Grande-Bretagne, le marché estime à 86% la probabilité que la Banque d‘Angleterre annonce jeudi qu‘elle relève son taux directeur pour la première fois depuis 10 ans. Sur le front des indicateurs, la croissance économique de la zone euro a été plus soutenue qu‘attendu au troisième trimestre, montre la première estimation publiée par Eurostat. Toujours dans la zone euro, l‘inflation a été un peu plus faible que prévu en octobre, de 1,4% sur un an, selon les données provisoires. L‘euro a baissé un peu face au dollar suite à cette publication avant de se stabiliser.

L‘indice dollar, qui mesure l’évolution du billet vert face à un panier de devises de référence, est stable lui aussi.

Un comité de chapeaux à plume chargé de « transformer » l’administration ! Bon courage

Un  comité de chapeaux à plume chargé de « transformer » l’administration ! Bon courage

 

Un comité de chapeaux à plumes de 34 membres a donc été mis en place par le premier ministre. Il s’agit surtout d’obtenir une meilleure qualité des services publics et de rechercher une meilleure maîtrise des dépenses publiques. Un objectif sans doute nécessaire mais un peu restrictif par rapport à la problématique globale. De ce point de vue, ce comité composé essentiellement d’anciens hauts fonctionnaires pose la question de son indépendance même si on a complété la liste des membres avec des politiques, des économistes voire des responsables étrangers. L’objectif est un peu restrictif dans la mesure la problématique globale imposerait de se poser la question primordiale du champ d’intervention de la puissance publique et pas seulement celle des moyens. Faut-il rappeler que la France atteint un niveau de 57 % par rapport au PIB pour ses dépenses publiques. À peu près le record du monde. Il ne s’agit donc pas de faire simplement du bricolage mais de redéfinir non seulement le champ des responsabilités réellement régaliennes mais autant de revoir  la manière de les assumer. Nombre d’activités relevant de l’État ou des collectivités locales n’ont rien à faire dans l’espace public. En outre quand certaines relèvent effectivement de la responsabilité collective rien ne justifie qu’elles soient toutes exercées par des fonctionnaires. Un seul exemple celui du contrôle technique des véhicules transféré au privé dans des conditions qui satisfont à la fois la sécurité, les usagers et les finances publiques alors que précédemment ces contrôles s’embourbaient dans l’entonnoir coûteux du service des mines. Autre exemple celui de ces milliers de fonctionnaires affectés à des tâches qui n’ont rien à voir avec le service public comme l’entretien des massifs de fleurs, le nettoyage, la restauration, les services d’entretien etc. autant d’activités dites publiques qui ont souvent transformé les services communaux en premier employeur dans nombre de villes. Pour les services de l’État sans doute au moins la moitié pourrait être transférée au privé sans dommages sur la qualité et les coûts. On peut toujours espérer que ce énième comité fera quelques propositions utiles mais il conviendrait d’impliquer plus largement les différents acteurs ‘(usagers, collectivités publiques, salariés, entreprises, contribuables). Sur ce sujet des états généraux largement décentralisés auraient été nécessaires. Édouard Philippe a donc nommé vendredi un comité de 34 membres, issu principalement de la haute fonction publique, du monde politique et économique, pour dessiner la future réforme de l’administration, sur fond de grogne de la fonction publique. Parmi les membres, l’ex-président du Conseil italien Enrico Letta est la figure la plus connue. Trois jours après une forte mobilisation lors de la grève des fonctionnaires, le Premier ministre a dévoilé le nom des membres de ce comité, baptisé « Action publique 2022″, lors d’une conférence de presse à Matignon, au côté notamment du ministre du Budget et de la Fonction Publique, Gérald Darmanin.

Renault choisit le créneau des voitures bon marché

Renault choisit  le créneau des voitures bon marché

 

 

Le PDG a annoncé la couleur, Renault a choisi le créneau des voitures bon marché. D’abord parce que ça croissance reposera surtout sur une augmentation des ventes dans les pays en développement dont le niveau de vie est incompatible avec des voitures au prix excessif. Ensuite sans doute parce que le constructeur français est conscient que l’obsolescence de la voiture à moteur thermique est proche et que le consommateur dans les années à venir va hésiter  à investir dans ce type de véhicule à des prix dépassant 30 000 €. La rupture technologique est moins dans la voiture autonome au développement très hypothétique que dans la voiture électrique et Renault devra faire face à cette évolution technique. Pour la voiture autonome comme pour la voiture électrique la base du développement reposera sur des véhicules bas de gamme Clio. Pour le PDG  l’objectif: «est la croissance rentable». Ce qui se résume en trois chiffres, qui sont autant de promesses aux investisseurs: Renault vise en fin de période 70 milliards d’euros de chiffre d’affaires (contre 51,2 milliards en 2016), et une marge opérationnelle de 7%. Il entend «franchir la barre des 5 millions de voitures vendues», affirme Carlos Ghosn (contre 3,18 millions à fin 2016). «Fin 2022, selon moi, Renault est une grande entreprise, par la taille», explique au Figaro le PDG du groupe. «C’est une entreprise saine, parce que très profitable et avec un bilan solide. C’est une entreprise qui aura prouvé qu’elle a su relever tous les défis de son secteur: défis technologiques, défis géographiques, défis organisationnels. C’est une entreprise française, qui n’aura rien perdu de cette identité, et mondialisée. Et c’est une entreprise qui est, avec Nissan et maintenant Mitsubishi, un pilier de l’Alliance, numéro un mondial depuis ce premier semestre 2017.» Ce plan s’inscrit dans les objectifs tracés pour l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi le mois dernier. Les deux constructeurs japonais rendront d’ailleurs publics leurs propres plans à moyen terme, les 16 et 18 octobre prochains. La force de frappe de l’Alliance joue un rôle clef dans le développement à venir de Renault, qui prévoit d’investir 18 milliards d’euros sur la période mais entend bénéficier des 50 milliards investis à l’échelle de l’Alliance. De quoi «considérer les ruptures technologiques de notre industrie comme des opportunités plutôt que comme des menaces», affirme Carlos Ghosn, qui précise que «Renault est prêt» pour la révolution de la voiture autonome. «Nous lancerons en 2019 la première voiture du segment B équipée d’un premier niveau d’autonomie, sur autoroute. Ce sera une Clio. Et sur la durée du plan, Renault lancera 15 modèles avec des degrés divers d’autonomie».

 

Marine Le Pen : bon score relatif mais mauvaise campagne

Marine Le Pen : bon score relatif mais mauvaise campagne

Marine Le Pen fait un bon score avec près de 22 %, un succès toutefois relatif car son potentiel électoral lui promettait 30 % au regard des sondages d’il y a quelques mois mais surtout des derniers résultats électoraux. En cause, une mauvaise campagne de Marine Le Pen qui s’est enfermée dans des contradictions invraisemblables concernant notamment le domaine économique avec la sortie de l’Europe et l’abandon de l’euro. Dans les derniers jours de campagne,  elle a  complètement changé son orientation électorale en se recentrant sur ce qui fait le fonds de commerce du Front National : le repli identitaire. En cause également la personnalité de l’intéressé dont le profil manque sérieusement de compétences et qui ne parvient pas à convaincre réellement qu’elle peut être présidentiable. Le score mi-figue mi-raisin de Marine Le Pen vient donc sanctionner une campagne en demi-teinte, où elle a parfois péché par excès d’optimisme, et commis quelques erreurs. A plusieurs reprises, sa ligne est apparue brouillonne, sans colonne vertébrale, réagissant à l’actualité immédiate. « C’est comme s’il n’y avait pas de direction de campagne. Il n’y a pas de séquençage, elle n’impose jamais ses thèmes », estimait un ancien conseiller cité par RTL avant le premier tour. En interne, certains choix stratégiques sont critiqués, comme celui de défendre une sortie de l’euro, une perspective inquiétante pour de nombreux électeurs potentiels. « Moi, je m’en fous d’avoir l’euro ou pas, si on reste submergé par l’immigration », confiait ainsi à franceinfo Philippe Olivier, l’un des stratèges de la campagne de Marine Le Pen. « Elle navigue à vue, mais elle finit toujours par retomber sur ses deux pieds en revenant aux fondamentaux du FN », observe pour sa part l’historienne Valérie Igounet, spécialiste du parti frontiste. De fait, dans la dernière ligne droite, Marine Le Pen a d’ailleurs tenté de revenir à ses fondamentaux – insécurité et immigration – mais sans doute trop tard. Cette inflexion de ligne politique traduit en tout cas le débat qui traverse le Front national depuis quelques années, entre le discours souverainiste de Florian Philippot et les velléités identitaires de Marion Maréchal-Le Pen.

 

Marine Le Pen : retour au bon vieux racisme

Marine Le Pen : retour au bon vieux racisme

 

Retour au crédo identitaire pour Marine Le Pen lors de son meeting au Zénith de Paris qui a réuni 5000 sympathisants quand Macron en réunissait 20 000 à Bercy. La candidate faute d’avoir réussi à rendre crédible son programme se rabat sur le thème classique du front national : le racisme. Un slogan qui marche toujours auprès des plus convaincus. Pour le reste, Marine Le Pen a échoué à  convaincre autant sur son programme que sur son image de présidentiable ou son honnêteté. Ce que confirment les sondages.  Selon un sondage IFOP diffusé dimanche seulement 17 % des Français considèrent Marine Le Pen comme honnête et seulement 20 % la trouvent compétente. . Parmi les sympathisants du FN, Marine Le Pen ne recueille là encore qu’une approbation relative : une très courte majorité estime la présidente du parti « compétente » (48%) et « honnête » (40%). De plus, 54% des sympathisants frontistes pensent que Marine Le Pen appliquerait son programme si elle était élue présidente. Enfin, moins d’un électeur FN sur 10 (9%) dit « apprécier la personnalité » de Marine Le Pen. L’étude révèle également que le Front national garde une image trouble : 80% des opposants au FN jugent le parti « raciste », et 75% « dangereux pour la démocratie ». Parmi les sympathisants frontistes, ce sentiment est moins partagé mais ils sont tout de même 38% à juger le parti « raciste » et 30% à le dire « dangereux pour la démocratie ». Du coup Marine Le Pen se ressente sur ce qu’il fait le seul fonds de commerce du front national : le repli et la xénophobie « Rendez-nous la France », a lancé la présidente du Front national devant les  sympathisants réunis au Zénith pour le seul rassemblement parisien du parti d’extrême droite prévu avant le premier tour. La députée européenne a décrit une France « dépossédée » de sa « souveraineté » devant une salle qui lui a répondu aux cris de « On est chez nous » ou « La France aux Français ». « Cet appel que vous lancez exprime (…) cette angoisse légitime qui nous étreint de ne plus être, en effet, tout à fait chez nous en France », a dit Marine Le Pen. Mais ce recentrage sur le seul terrain du racisme témoigne de son échec sur à peu près tout les autres thèmes socio-économiques, politiques et même sociétaux. Cette campagne ne lui a donc pas permis d’enclencher une dynamique en sa faveur: L a courbe de ses intentions de vote, qui avait approché les 30% il y a quelques semaines, s’est progressivement érodée pour retomber sous les 25%. Elle est cependant donnée qualifiée pour le second tour où, selon les sondages, elle serait battue, quel que soit son adversaire.

Macron 2017 : un bon alignement des planètes

Macron 2017 : un bon alignement des planètes

Le moins que l’on puisse dire c’est que Macron bénéficie d’un très bon alignement des planètes en ce moment. En effet, il y a d’abord Fillon qui patauge maintenant entre la radicalité annoncée lors de la primaire de la droite et les accommodements qu’il est bien contraint d’accepter pour tenter de séduire un électorat plus large.  Du coup, ses hésitations et ses reculs suscitent interrogations sur la réalité de sa détermination. En clair ses propositions assez brutales relatives à la Sécu, à la fiscalité et au nombre de fonctionnaires ont du mal à passer et son entourage passe son temps à arrondir les angles. L’opinion n’est pas dupe et les sondages montrent un sérieux effritement de l’intéressé dans la perspective de 2017. Du côté du front national, l’autre favori pour la qualification du second tour des présidentielles, Marine Le Pen a beaucoup de mal pour faire croire à la crédibilité de ses propositions économiques avec notamment le retour du franc et de l’écu sans parler de certaines divergences internes concernant certaines questions sociétales. Du coup, le plafond de verre se confirme pour le front national ; Marine Le Pen est assurée d’un bon soutien mais fait du surplace. Même chose chez Mélenchon qui fidèle à sa stratégie de rupture avec le capitalisme campe sur un programme crypto communiste. Mélenchon semble se scotcher autour de 13 %. Du côté du parti socialiste la catastrophe annoncée semble se confirmer car Valls  demeure empêtré entre son bilan et ses propositions nettement gauchisées. De ce fait Macron dispose d’un espace de plus en plus large au centre, à gauche mais aussi à droite, témoin sa très forte cote de popularité à 44 % qui le mettent en tête loin devant Fillon à 31 %. Certes il faut compter avec la veut la volatilité  de l’environnement politique car Macon va devenir maintenant la principale cible de la plupart des candidats.  Emmanuel Macron selon les scénarios des autres candidatures se situe désormais entre 18 et 24 pour cent. En clair, il peut envisager maintenant une éventuelle qualification pour le second tour des présidentielles. S’il se confirme que le parti socialiste pourrait enregistrer des primaires catastrophiques (avec seulement 1 million de participations voir moins), alors  la dynamique Macron pourra encore s’amplifier. Dans la perspective des législatives,  une hémorragie du parti socialiste vers Macron est même possible. On ne l’exclut d’ailleurs pas dans l’entourage de François Hollande qui lui-même pourrait alors apporter le petit soutien supplémentaire à Macron et en même temps régler ses comptes avec Valls qui l’a contraint au renoncement.

 

Alain Juppé : un bon président pour 47 %

Alain Juppé : un bon président pour 47 %

 

Selon un sondage Viavoice pour Libération diffusé lundi les bons présidents seraient Alain Juppé seraient t Juppé (47%), suivi par Emmanuel Macron (36 %) Viennent ensuite Marine Le Pen (28%, +1), François Fillon (26%, stable), Nicolas Sarkozy et François Bayrou (24%, -2), Manuel Valls et Bruno Le Maire (23%, +1), Arnaud Montebourg (18%, -1), Nathalie Kosciusko-Morizet (17%, +3) et Jean-Luc Mélenchon (17%, stable) et François Hollande (16%, +4). Les personnalités suscitant le plus d’adhésion – « serait un très bon président » – sont Alain Juppé (15%), Marine Le Pen (13%) et Emmanuel Macron (10%). Parmi les principales personnalités testées, celles suscitant le plus fort rejet – « serait un très mauvais président » – sont François Hollande (55%), Marine Le Pen (48%) et Jean-Luc Mélenchon (45%). Alain Juppé est considéré comme le meilleur candidat pour la droite et le centre (42% des sympathisants de la droite et du centre et 34% des Français), devant Nicolas Sarkozy (23% et 14%). Emmanuel Macron est considéré comme le meilleur candidat pour la gauche (22% des sympathisants de gauche et 27% des Français), devant François Hollande (17% et 6%). Parmi les possibles candidats de gauche, Emmanuel Macron est également jugé le plus à même de gagner l’élection, de rassembler tous les électeurs de gauche et le plus compétent.

Le sondage a été réalisé du 26 au 28 septembre auprès d’un échantillon de 1.004 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

(Avec Reuters))

Pétrole : encore bas pour un bon moment

Pétrole : encore bas pour un bon moment

En dépit de la réunion des producteurs de pétrole qui se tiendra aujourd’hui à Alger les prix du pétrole risquent de demeurer relativement bas encore pour un moment au moins jusqu’en 2017. En cause l’incapacité totale de ses producteurs à se mettre d’accord sur un gel de la production alors que la demande se tasse.

Les prix du pétrole risquent donc de demeurer bas encore en 2017 en raison d’une part du tassement de l’économie mondiale et de l’incapacité de l’OPEP à réduire la production.  Les cours du pétrole sont  au plus bas depuis trois mois.  De façon presque mécanique, le tassement des prix du pétrole suit l’atonie de l’activité économique mondiale. Après un premier trimestre relativement dynamique, les prix du pétrole ont suivi la croissance pour atteindre au printemps le niveau de 50 $ le baril. Depuis comme la croissance s’affaiblit nettement et le pétrole repasse nettement sous les 50 dollars. Une baisse qui devrait être durable si l’on se fie aux  perspectives relativement pessimistes des  instituts économiques notamment du FMI. Alors que son déclin persistant soutenait le marché depuis le printemps, la production américaine montre des signes de rebond. Résultat, cette offre excédentaire de produits pétroliers pèse de plus en plus sur les prix. Le département américain a montré une hausse des réserves pétrolières américaines à un plus haut historique pour cette période de l’année, déprimant les cours.  «On dirait que s’évaporent les attentes d’un rééquilibrage de l’offre et de la demande», a reconnu Gene McGillian, de Tradition Energy. «L’attention des investisseurs se concentre sur le niveau élevé des réserves de pétrole comme de carburant à travers le monde.»   C’est notamment aux États-Unis que la situation préoccupe les marchés, car les réserves d’essence ne cessent d’augmenter depuis plusieurs semaines, alors qu’elles baissent normalement en période estivale. L’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, a porté sa production de brut à un niveau record cet été, a-t-elle déclaré à l’Opep, signe que les principaux pays membres du cartel continuent de privilégier la défense de leurs parts de marché au détriment du rééquilibrage entre l’offre et la demande. Le rapport mensuel de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole publié mercredi montre aussi que la production totale de ses 14 pays membres a atteint un plus haut historique le mois dernier, suggérant que l’offre mondiale devrait rester excédentaire en 2017. Cette baisse des prix a ravivé les spéculations sur la possibilité que l’Opep coordonne une limitation de la production de ses membres. « Le brut bon marché a conduit les raffineurs à produire davantage de produits raffinés dans le monde entier, accentuant la situation de surproduction du marché », constate l’Opep dans son rapport. L’Opep précise prévoir une demande pour son brut de 33,01 millions de bpj en moyenne en 2017, ce qui implique un excédent de 100.000 bpj si sa production ne diminue pas. Tous les producteurs sont d’accord sur le gel à condition qu’ils concernent les autres. Ni la Russie, ni l’Iran, ni l’Algérie ni même l’Arabie Saoudite ne sont décidés à figer le niveau de leur production.

(Avec Reuters)

 

Sondage : Macron : bon président pour 45%, pourquoi ? Phénomène de mode ou séisme ?

Sondage : Macron : bon président pour 45%,  pourquoi ? Phénomène de mode ou séisme ?

 

Si l’on s’en tient au sondage Odoxa du  Parisien/Aujourd’hui en France, Emmanuel Macron pourrait bien provoquer une sorte de séisme dans la classe politique. En effet 45% des Français considèrent déjà qu’il ferait un bon président,  ce qui le place immédiatement derrière  Alain Juppé (56%). Cela alors qu’il n’a pas encore déclaré formellement sa candidature pour les présidentielles. Un sondage qui met très loin Manuel Valls (15%), Jean-Luc Mélenchon (12%) et François Hollande (6%). En outre sa démission du gouvernement est approuvée par les trois quarts des Français. Cette ascension relativement exceptionnelle pour un homme sans véritable organisation, sans passé politique significatif et même sans orientation très élaborée découle sans doute de plusieurs facteurs explicatifs. Le premier élément vient du phénomène d’usure de la classe politique traditionnelle organisée en partis dont les Français n’attendent plus grand-chose. La seconde raison tient vraisemblablement à la médiocrité de la plupart des personnalités qui ambitionnent d’accéder à  la magistrature suprême. Médiocrité sur le plan des connaissances socio économiques et sociétales mais aussi médiocrité intellectuelle. Or Macron comparé à la plupart des autres parvient à élever le débat même si on peut contester certaines orientations et surtout le flou programmatique notamment dans le domaine sociétal. L’atout principal de  Macron est peut-être aussi sa jeunesse comparée à l’âge des autres candidats de la génération des 50 à 70 ans usés par les travaux guerriers des luttes politiques intestines (de l’extrême gauche à l’extrême droite) et les discours démagos. D’une certaine manière, Macron ringardise.  On s’interroger sur la crédibilité qu’accordent certains candidats à leur propre propos tellement le manque de conviction est évident ou inversement tellement le trait  caricatural témoigne de la posture de comédien qui fait semblant de croire aux promesses de coiffeur faites  au bon peuple. Par ailleurs Macron s’aligne sur une évolution  sociétale et idéologique qui remet en cause les vieux clivages gauche droite usés  jusqu’à la corde. Usés par la gauche qui finalement se soumet maladroitement et avec retard aux impératifs des réalités économiques, usés par la droite également profondément trop marquée par l’étatisme. Une dernière caractéristique qui concerne tout autant l’extrême gauche et l’extrême droite. Il n’est pas certain évidemment que Macron  parvienne en 2017 à conquérir la magistrature suprême mais il est probable qu’il va provoquer une grande secousse sismique dans le paysage politique. Pourtant l’intéressé dans ses récentes et finalement courtes fonctions de ministre de l’économie n’a pas montré grand chose. La loi Macron 1 ressemblait davantage à une auberge espagnole qu’à un programme de réforme structurelle économique. Le plus intéressant chez Macron c’est ce qu’il n’a pas fait !  il faut dire qu’il a été en permanence empêché ou freiné par Valls qui a très vite décelé le danger de ce nouveau concurrent potentiel à la succession de François Hollande. Le passé politique d’Emmanuel Macron demeure assez inconsistant par contre certaines de ses analyses se sont montrées à la fois pertinentes et surtout compréhensibles car débarrassées de la langue de bois habituelle. Les autres responsables ont tendance à systématiquement dire tout et son contraire. Dernier exemple en date la réduction éventuelle de l’impôt sur le revenu à laquelle adhèrent presque tous les candidats mais conditionnée par une réforme fiscale globale qui inévitablement fera encore monter les prélèvements obligatoires. Un sujet un peu surréaliste puisqu’on fait croire qu’il y aurait deux catégories  de Français ceux qui payent l’impôt citoyen et ceux qui payent les autres impôts  non citoyens. La réforme est sans doute nécessaire encore faudrait-il en préciser l’objectif réel et les modalités. Emmanuel Macron, lui,  a le grand mérite d’être clair car son propos est débarrassé des oripeaux de la dialectique politicienne, sorte de charabia énarchique pour faire sérieux mais qui masque mal l’incompétence et l’immobilisme. Le tremblement provoqué par le jeune Macron  ne concernera pas seulement la gauche, une gauche par ailleurs condamné à la débâcle électorale et qui, extrême gauche comprise, ne représente plus que de l’ordre de 25 à 30 % dans le pays. Le séisme concernera aussi le centre et la droite classique car Macron va sans doute siphonner autant de voix à droite qu’à gauche compte tenu de son positionnement idéologique. Il est clair par exemple que nombre de sympathisants et même de responsables des républicains sont plus proches d’un du social libéral Macron  que du bonapartiste Sarkozy. L’extrême droite et l’extrême gauche vont également être affectées par les vagues de fond provoquées  par l’ancien ministre de l’économie dans la mesure où leurs propositions économiques (paradoxalement relativement proches) risquent  de montrer encore davantage leurs incohérences et leur démagogie. Reste que Macron  présente encore quelques faiblesses voire des handicaps sérieux ;  il risque notamment de traîner comme un boulet sont passé d’énarque mais aussi celui d’éphémère banquier. En outre il lui faudra faire bien des efforts pour persuader l’opinion qu’il est proche des vrais gens comme il dit lui-même ;  une formule d’ailleurs malheureuse et qui révèle la reconnaissance de son appartenance à une élite responsable d’une grande partie de la crise qui caractérise la France dans le domaine social, économique et sociétal. Pour parler clair, la question est de savoir si Macron propose de gouverner la France comme Hollande avec ses copains de l’ENA ou s’il est décidé d’ouvrir sa gouvernance éventuelle à des responsables de la société dite civile. Une dernière expression par ailleurs encore ridicule   pour distinguer ceux qui n’appartiennent pas à l’élite de la monarchie républicaine. La sémantique comme la politique sent la naphtaline !

Foot Marseille : l’Om à vendre sur le bon coin ?

Foot Marseille : l’Om à vendre sur le bon coin ?

 

 

Vendu pas vendu ? Margarita Louis Dreyfus affirme que la vente est toujours en attente de même que l’éventuel retour de l’entraîneur Marcelo Bielsa. Toujours est-il qu’après des débuts encore catastrophiques du club,  les conditions de vente seront encore plus difficiles. Sur la vente la pente du déclin,  l’OM pourrait même se retrouver en ligue 2 voire finir sur le « bon coin ». . D’ores et déjà l’Olympique de Marseille est difficilement vendable. Un club dont l’actif est surtout représenté par des supporters qui méritent mieux. La raison voudrait que Margarita Louis Dreyfus cède gratuitement le club à un repreneur sérieux. A s’entêter  à vouloir tirer un profit substantiel de cette vente Margarita Louis-Dreyfus prend le risque de dévaloriser complètement un club dont les supporters pourraient bien se lasser des marchandages en cours. Selon France Football, l’entraîneur argentin était quasiment de retour sur le banc de l’Olympique de Marseille, ramené par Gérard Lopez, qui aurait convaincu Margarita Louis-Dreyfus de lui revendre le club. Mais lundi soir, coup de théâtre : l’actionnaire majoritaire de l’OM a formellement démenti la revente du club à l’homme d’affaires luxembourgeois. « Margarita Louis-Dreyfus dément formellement les informations publiées par France Football indiquant que le club aurait été vendu. Elle s’interroge sur l’intérêt que pourrait avoir un média sérieux à diffuser des informations erronées et non vérifiées », a déclaré le club dans un communiqué. « Le jour où la vente de l’OM sera finalisée, les salariés et la Mairie seront les premiers informés puis un communiqué sera diffusé comme il se doit. Toute spéculation est par conséquent fantaisiste », ajoute l’OM. Début août, MLD avait estimé que la vente de l’OM était un « processus bien engagé » mais qui pourrait prendre du temps, ajoutant que sa priorité était de « trouver un nouveau propriétaire qui prend bien soin du club ». Les supporters continueront à ronger leur frein un moment.

 

 

 

L’intérim en hausse : un bon ou un mauvais signe ?

L’intérim en hausse : un bon ou un mauvais signe ?

 

D’ordinaire, on a l’habitude de considérer que l’intérim constitue un indicateur avancé de la situation de l’emploi. Or l’intérim a enregistré une hausse de près de 6 % sur les six premiers mois de l’année. Mais ce résultat est à relativiser puisque il se situe 10 % en dessous de son niveau d’avant la crise de 2008-2009. En outre et surtout compte tenu des incertitudes relatives à l’activité mondiale et aux conséquences du break site, il se pourrait que la hausse de l’intérim se substitue à la création d’emplois en CDI et en CDD. L’évolution de l’intérim n’est donc pas forcément dans la conjoncture actuelle un indicateur avancé très pertinent de la situation globale de l’emploi. À noter aussi que   l’intérim ne rime plus forcément avec métiers peu qualifiés. Depuis début 2016, les ouvriers qualifiés et les cadres et professions intermédiaires sont les deux catégories professionnelles où se développent le plus ce type de contrats, avec respectivement 9,3% et 7,2% d’augmentation. D’un point de vue géographique, toutes les régions ne sont pas à la même enseigne. Elles sont certes toutes orientées à la hausse mais quelques-unes arrivent à se démarquer. Les Pays de la Loire et l’Ile-de-France sont largement en tête, avec une augmentation de 13% de contrats intérimaires au premier semestre de 2016. Les régions du Sud-ouest et la Normandie ne dépassent pas 1,4% de progression. Globalement, l’ensemble des grands secteurs d’activité sont orientés à la hausse. Le transport connaît une augmentation de 11% et les services 7,4%, suivis de près par le BTP avec 7,1%. Les transports en particulier reflètent l’augmentation des échanges économiques, et donc l’amélioration de la conjoncture. L’industrie et le commerce sont un peu plus à la traîne, avec 4,7% d’augmentation pour le premier et seulement 1,6% pour le second. (Avec le Figaro éo)

Prix à la consommation en hausse : plutôt un bon signe ?

Prix à la consommation en hausse : plutôt un bon signe ?

En apparence la croissance des prix à la consommation en France en mai pourrait constituer le signe d’une certaine reprise de la consommation. Cependant cette inflation provient surtout de l’augmentation des prix de l’alimentation. Or ce sont surtout les prix des légumes et des fruits liés au climat qui ont permis cette croissance des prix. À volume égal l’augmentation des prix des légumes et des fruits apporterait une contribution positive à la croissance. Reste à savoir si la consommation de ces produits s’est maintenue. Les prix à la consommation en France ont augmenté de 0,4% au mois de mai par rapport à avril, en raison notamment du « rebond des prix de l’alimentation », selon les chiffres définitifs de l’Insee publiés mercredi.  Les prix à la consommation sur une période de douze mois sont toutefois restés stables (0%). Dans ses estimations provisoires du 31 mai, l’Insee tablait sur une légère baisse de 0,1%.

General Motors : consommation sous-évaluée, ah bon ?

General Motors : consommation sous-évaluée, ah bon ?

 

Curieux cette décision de General Motors de retirer de la vente des véhicules dont  la consommation affichée était sous-évaluée. L’erreur serait d’un ou deux miles  de distance parcourue avec un gallon (3,8 l). Une erreur elle-même sans doute très largement sous-évaluée car il est clair que chez General Motors comme chez la plupart des conducteurs la différence entre les consommations affichées et les consommations réelles est bien plus conséquente. La différence pouvant atteindre entre 10 et 30 pour cent. D’une manière générale en moyenne dans des conditions réelles de circulation il faut compter 1 à 2 l de plus qu’affiché, voire davantage. General Motors a annoncé vendredi la suspension temporaire de la vente d’environ 60.000 véhicules dont les documents de présentation exagèrent les performances en terme de consommation de carburant. Un porte-parole du premier constructeur américain a déclaré qu’une « erreur involontaire » avait été découverte concernant les versions 2016 du GMC Acadia, de la Buick Enclave et du Chevrolet Traverse, cette erreur se traduisant par l’affichage d’une distance parcourue par gallon d’essence surestimée d’un à deux miles. La vente de ces véhicules est suspendue jusqu’à ce que leur étiquetage ait été modifié, a précisé le groupe. Une porte-parole de l’EPA, l’agence fédérale de protection de l’environnement, a déclaré que celle-ci avait été informée par GM et qu’elle lui avait demandé de lui fournir toute information pertinente sur le dossier. Certains constructeurs ont dans le passé indemnisé des propriétaires de véhicules dont les performances en matière de consommation ne correspondaient pas à celles affichées. Interrogé sur ce point vendredi, Tom Wilkinson, porte-parole de GM, a déclaré que le groupe allait contacter les propriétaires des modèles concernés.

(Avec Reuters)

Aéroports de Nice et Lyon : toujours à vendre sur le bon coin

Aéroports de Nice et Lyon : toujours à vendre sur le bon coin

 

De toute évidence le gouvernement n’a pas retenu les leçons de la vente des les autoroutes des équipements qui rapportaient beaucoup d’argent à l’État et qui rapportent  maintenant aux sociétés privées. Mais compte tenu de l’état dramatique des finances publiques l’État continue  de vendre des bijoux de famille y compris des infrastructures aussi stratégiques que les aéroports qui pourront même être contrôlée=s par des capitaux étrangers. Une aberration économique et stratégique. On comprend évidemment que l’État cherche à boucher les trous récurrents du budget et de la dette mais ce n’est pas en vendant des actifs rentables qu’on y parviendra mais en réduisant le train de vie du fonctionnement. Au point de déliquescence que connaît la gestion des finances publiques on peut s’étonner de ne pas retrouver la vente des deux aéroports sur le bon coin ! L’Etat a lancé formellement jeudi le processus de privatisation partielle des aéroports de Nice et Lyon en publiant les cahiers des charges de ces deux opérations sur le site de l’Agence des participations de l’Etat. L’Etat s’est déjà désengagé en 2014 de l’aéroport de Toulouse et la cession de ses participations de 60% dans ceux de Nice et Lyon pourrait lui rapporter jusqu’à 1,5 milliard d’euros. De nombreux groupes et fonds d’investissement spécialisés dans les infrastructures ont manifesté leur intérêt pour ces deux aéroports régionaux français. Des offres sont notamment attendues de groupes comme l’italien Atlantia, l’opérateur de l’aéroport de Rome, l’australien Macquarie et de fonds comme Ardian, Global Infrastructure Partners ou Industry Funds Management. Le groupe espagnol d’infrastructures Ferrovial et son allié la société d’investissement Meridiam ont confirmé jeudi leur intérêt pour les deux aéroports,

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