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Retour au 90 km/h… et au bon sens local !

Retour au 90 km/h… et au bon sens local  !

 

La question de la fin de la limitation des vitesses à 80 km/h sur les routes départementales refait surface en France : pour quel résultat ? Par Fabrice Hamelin, Université Paris-Est Créteil Val de Marne (UPEC)

 

Il est clair qu’une vision centralise imposant la même vitesse sur des infrastructures très différentes n’a guère de sens aussi bien pour le réseau départemental que pour les autres routes. Une régulation fine des vitesses adaptées au caractère des infrastructures reste encore à imaginer(.NDLR)

 

Avec les grands chassés-croisés de l’été, la sécurité routière retrouve une actualité médiatique. Après la discussion rouverte en juillet sur la sanction des petits excès de vitesse inférieurs à 5 km/h, le mois d’août réintroduit la question de la fin de la limitation des vitesses à 80 km/h sur les routes départementales.

De nouveaux départements rétablissent en effet une limite de vitesse à 90 km/h sur leurs routes, à l’exemple du Puy-de-Dôme, de l’Ardèche ou bientôt de l’Yonne.

L’assouplissement de la règle s’opère dans le cadre de la Loi d’Orientation des Mobilités du 26 décembre 2019, qui permet de déroger à l’abaissement à 80 km/h décidé il y a quatre ans. L’autorité détentrice du pouvoir de police de la circulation peut fixer, pour les sections de routes hors agglomération relevant de sa compétence, une vitesse maximale autorisée supérieure de 10 km/h à celle prévue par le Code de la route. Le Président du conseil départemental, le maire ou le Président de l’établissement public de coopération intercommunale peuvent le faire sur la base d’une étude d’accidentalité et après avis de la commission départementale de la sécurité routière.

En juin 2019, au lendemain du renoncement du Premier ministre, Edouard Philippe, quarante-huit Présidents de département se disent favorables au retour à 90 km/h. Mais, début 2020, 17 départements ont effectivement rétabli le 90 km/h sur certaines de leurs routes. Moins de 15.000 km de routes sur 400.000 sont alors repassées à 90 km/h. Parmi ceux qui renoncent, figurent quelques hérauts du combat mené contre l’abaissement des vitesses autorisés. Le Tarn, qui avait voté le retour à 90 km/h sur 600 km de voies dès juin 2019, recule. Dans la Nièvre, le cahier des charges et les règles de sécurisation routière sont jugées trop coûteuses. D’autres présidents invoquent explicitement des motifs de sécurité routière, à l’exemple de la Loire-Atlantique.

Bien entendu, la crise Covid et le confinement ont créé une nouvelle conjoncture. Des départements, qui s’apprêtaient à relever les limitations de vitesse, diffèrent la mise en œuvre. Fin juin 2021, la possibilité de relèvement a été utilisée dans 37 départements et, mi-2022, dans quarante-cinq. Il s’agit de la moitié des départements métropolitains pour 50.000 km de voiries.

D’un département à l’autre, les situations sont contrastées. Plusieurs de ceux qui ont saisi l’opportunité offerte l’on fait sur l’ensemble du réseau départemental (Corrèze, Cantal, Ardèche bientôt), d’autres sur les axes les plus structurants (Charente et Haute-Marne). Mais, globalement, le kilométrage de voies repassées à 90 km/h reste faible. Il se situe le plus souvent entre 5 et 20 % de l’ensemble du réseau départemental.

Ce sont néanmoins les voies qui accueillent le plus de trafic et qui relient les communes les plus importantes des départements. En Haute-Marne, 476 kms repassés à 90 km/h accueillent plus de 85 % du trafic.

Les « stratégies » et le calendrier diffèrent, mais n’était-ce pas ce que les élus des territoires demandaient dès le début de la controverse ? Dans la presse quotidienne, ces logiques du « cas par cas » sont justifiée par le « bon sens », « la responsabilité » des élus, les « demandes des usagers » etc.

Pendant plusieurs mois, la « responsabilité » juridique du décideur semble freiner le retour au 90 km/h. Sa responsabilité pénale pourrait être engagée, en cas d’accident sur une route passée de 80 à 90 km/h.

Mais ce sont surtout les « conditions techniques », établies dans les recommandations des experts du CNSR, dès juillet 2019, qui rendent la dérogation compliquée. Les tronçons de relèvement de la vitesse doivent faire au moins dix kilomètres de long, être dépourvus d’arrêts de transport en commun, de croisements ou de fréquentation par les engins agricoles…

Dans les justifications du retour à 90 km/h, l’objectif de sécurité routière semble secondaire. Les élus départementaux et leurs représentants au Parlement ont fini par imposer l’idée du « parisianisme » de la mesure, vu dans l’allongement des temps de trajet, la perte de compétitivité économique et d’attractivité de leurs territoires. Ils ont rappelé l’absence de solutions de substitution à la voiture et dénoncé les promesses non tenues de l’État, auquel ils attribuent la dégradation des infrastructures routières.

Ils insistent sur les spécificités de leurs territoires et particulièrement en zones rurales. Enfin, leurs messages au gouvernement ont peu changé depuis le début de la contestation : « les départements ne sont pas que des poseurs de goudron », « nous connaissons nos routes », « ce n’est pas un combat politique mais un combat pour la ruralité » !

La dimension politique du combat mené est explicite. Les grands élus des territoires demandent au gouvernement de respecter les prérogatives des exécutifs départementaux. La décentralisation fait que 98 % du linéaire routier relève des collectivités territoriales et que ce réseau accueille plus de 75 % des kilomètres parcourus. Pour certains, le combat est devenu plus personnel. Ils y ont investi leur crédibilité politique et leur légitimité de porte-parole des habitants. C’est le cas en Côte d’Or, en Haute-Marne ou en Seine-et-Marne. Le retour à 90 km/h reste un choix politique « conservateur ». Début 2021, 29 des 32 départements qui ont choisi le retour à 90 km/h ont une majorité de droite et de centre droit. En août 2022, 33 départements disposent d’une majorité de droite. Le choix n’est-il pas aussi partisan ?

La prise de parole des élus n’a pas fait disparaître l’expertise, dont le rôle a été central dans la décision gouvernementale d’abaisser les vitesses. Dès juillet 2019, à la demande du gouvernement, le comité des experts du CNSR a donné des recommandations techniques pour aider les exécutifs départementaux à prendre leur décision. Sans surprise, les élus les plus engagés les dénoncent comme trop contraignantes et inadaptées aux réalités locales. Les recommandations des experts leur offrent une occasion supplémentaire de dénoncer la « duplicité » du gouvernement d’Édouard Philippe.

L’expertise intervient aussi directement dans les départements, du fait du rôle dévolu à la commission départementale de sécurité routière. Son avis est requis, mais il reste consultatif et les départements n’ont pas l’obligation de s’y conformer. En Haute-Marne, par exemple, la commission s’est déclarée opposée au retour au 90 km/h sur 14 des 15 routes proposées par l’exécutif départemental. Cela n’a en rien empêché le changement des panneaux.

Si l’intention gouvernementale est de faire émerger une décision fondée sur des données accidentologiques fiables, des élus y voient aussi une opportunité pour mettre tous les acteurs du département autour de la table. Cette étape sert à la consultation des partenaires de la sécurité routière tant réclamée au gouvernement. Elle permet même à des départements d’envisager de se doter de leurs propres outils de suivi de l’accidentalité, comme en témoignent des propositions de création d’observatoires départementaux de sécurité routière.

Bref, la démarche offre l’opportunité de remettre en cause le monopole d’expertise que détient l’appareil d’État et de mieux associer les collectivités territoriales et les acteurs privés à la formulation de la politique de sécurité routière.

Enfin, en juillet 2020, le CEREMA a rendu publique l’évaluation commandée en 2018 par le Edouard Philippe, alors Premier ministre. Dans son rapport, l’organisme d’État rappelle que la méthode d’évaluation a été décidée en concertation avec les « experts indépendants du CNSR » et soumise à l’avis d’« experts indépendants de divers pays ». L’évaluation s’avère d’ailleurs plutôt complète. Elle porte sur les vitesses pratiquées, l’accidentalité, l’acceptabilité et les effets économiques de la mesure. Cette évaluation « multi-angles » entend documenter scientifiquement la « clause de revoyure » octroyée par le gouvernement. Au regard de ce travail, tous les indicateurs semblent au vert pour le 80 km/h.

Les angles d’analyse choisis rendent cependant ces résultats politiquement peu utiles : la mobilisation contre le 80 km/h est ignorée, les résultats accidentologiques paraissent frustrants et le gain économique pour la société peu compréhensible pour les usagers et les élus. Psychologues, économètres et ingénieurs ne tiennent pas compte de l’action collective. La présentation des résultats intervient dans un contexte défavorable et à une période où les jeux sont faits. La question du 80 km/h intéresse moins et pas selon les angles choisis par les évaluateurs et le commanditaire.

Le temps a apaisé les controverses et séparé les combattants. Les arènes publiques se resserrent autour de l’espace médiatique et le système d’acteurs se réduit aux seuls groupes de pressions concernés et aux autorités publiques. La coalition des opposants au 80 km/h ne mobilise plus guère au-delà des lobbies pro-vitesse, des sites et des journalistes spécialisés. Dans l’autre camp, la coalition s’est fracturée.

 

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Par Fabrice Hamelin, Enseignant-Chercheur en science politique, Université Paris-Est Créteil Val de Marne (UPEC)

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Question existentielle :  » A quoi bon travailler ? « 

Question existentielle :  » A quoi bon travailler ?  »

 

La question n’est pas indécente de la part d’une intellectuelle mais sa dimension quasi exclusivement philosophique limite considérablement son intérêt. Dans ce papier, comme dans beaucoup d’autres, des experts se barricadent dans leur champ de confort et de compétences oubliant dans le cas présent nombre de dimensions économiques, sociales, sociétales. Notamment la question du travail en tant qu’élément fondamental de structuration et de fonctionnement harmonieux d’une société. Une question existentielle réservée sans doute surtout à des bobos aisés. NDLR

 Philosophe et productrice sur France Culture, Géraldine Mosna-Savoye tient une chronique dans T La Revue de La Tribune. « A quoi bon travailler » est issu de T La Revue N°9 – « Travailler, est-ce bien raisonnable? » 

 

Chaque matin, du lundi au vendredi, dès que le réveil sonne, cette pensée : quand est-ce que ça va s’arrêter ? et si je ne me levais pas ? et si, juste pour un jour, je restais là et je n’allais pas au travail ?

C’est en caressant cette possibilité, un œil sur l’heure qui tourne et alors même que nous sommes déjà en train de renoncer à rester couchés, que vient en général cette autre pensée : mais oui, après tout, à quoi bon travailler ?

On le sait bien, au fond, à quoi bon travailler : l’argent, d’abord. La société, ensuite, faite de règles, de normes et d’usages pour y vivre. Le plaisir, enfin, parfois. Pourtant, et déjà levés et sous la douche, cette pensée continue à nous hanter : à quoi bon travailler ?

On a beau avoir les réponses, l’idée ne s’arrête pas là, elle prend forme, elle insiste, elle perdure, et nous voici avec notre savon à nous demander : mais oui, et si on supprimait le travail ?

Saugrenue, amusante, utopique, la question n’en est pas moins récurrente. Et pertinente. Comment s’émanciper du travail devenu une aliénation ? Telle est bien la question qui non seulement anime la plupart d’entre nous, mais qui a aussi animé une partie des philosophes au xxe siècle, et tout particulièrement Karl Marx qui a formulé le rêve d’une société sans travailleurs.

Ce n’est pourtant pas à lui, mais à l’une de ses critiques les plus féroces, d’autant plus qu’elle en est une grande lectrice, que je pense chacun de ces matins où je caresse cette fameuse possibilité de ne pas me lever. Dans Condition de l’homme moderne, Hannah Arendt souligne ce paradoxe redoutable chez le penseur du Capital : « Marx définit l’homme comme « animal laborans » avant de l’entraîner dans une société où l’on n’a plus besoin de cette force, la plus grande, la plus humaine de toutes. On nous laisse la triste alternative de choisir entre l’esclavage productif et la liberté improductive. »

La critique est féroce car elle touche Marx en son cœur : comment peut-il soutenir que l’homme est essentiellement un être de travail tout en voulant le priver de son essence ? Comment peut-il en même temps postuler que le travail est fondamental et aliénant ? Et comment, enfin, peut-il rêver d’une société où l’homme, libéré, restera pourtant les mains vides ?

Telle est la contradiction majeure qui s’impose chacun de ces matins où l’on hésite à se lever. Oui, il y a l’argent, oui, il y a l’organisation sociale, oui, il y a aussi le plaisir. Mais surtout, il y a la vie. L’idée est difficile à entendre, ou trop facile peut-être car rebattue à l’excès : mais oui, on travaille pour vivre et on vit pour travailler.

C’est en tout cas la position d’Arendt. Le travail n’est pas une activité comme une autre à ses yeux : elle est la réponse à nos nécessités vitales et vouloir s’émanciper de ces nécessités vitales, c’est se laisser mourir, pire : renoncer à être un homme.

Dit comme ça, il y aurait une foule d’objections à lui faire… Et si répondre aux nécessités vitales ne relevait pas du travail, mais tout simplement de la vie ? et si le travail tel qu’il nous apparaît aujourd’hui ne répondait plus à des nécessités vitales mais à des besoins créés de toutes pièces ? et si ce n’était pas les nécessités mais le travail qui nous enchaînait ?

C’est bien cette critique que l’on pourrait adresser à notre tour à la philosophe-critique : ce qui nous enchaîne au travail, n’est-ce pas au fond cette conception erronée qui en fait une chose vitale ? Ne sommes-nous pas, en fait, conditionnés, comme Hannah Arendt, par cette idée que le travail, c’est la vie ?

Et si j’arrêtais de travailler, est-ce que j’arrêterais de vivre ? Est-ce que ma respiration ne serait plus la même ? Est-ce que mes besoins vitaux cesseraient de m’interpeller ? J’aurais des conditions de vie certainement plus dures, plus compliquées, mais je ne cesserais pas non plus de vivre, au sens premier, vitaliste, vivant.

Et même, je vais plus loin : ma vie, débarrassée de ses horaires, de ses tâches, de son vernis socio-professionnel, la vie dans son plus grand dépouillement, ne pourrait-elle pas m’apparaître plus clairement ? Peut-être bien. Mais alors quelle vie, certes, une vie vivante mais seulement vivante…

Croissance industrie : encore un bon rythme avec un certain tassement

Croissance industrie : encore un bon rythme avec un certain tassement

le rythme de croissance d’un industrie se tasse un peu mais moins que prévu et le niveau demeure sur un bon rythme.

L’indice PMI manufacturier Markit  a reculé à 55,6 après 55,9 en novembre alors que l’estimation « flash » l’avait donné à 54,9.

L’indice composite qui mesure la performance du secteur sur la base des données recueillies auprès d’un panel de 400 entreprises a reculé à 55,6 points contre 55,9 points en novembre, selon le cabinet. Une valeur supérieure à 50 illustre une expansion de l’activité, quand une valeur inférieure signale une contraction.

« Les dernières données PMI permettent d’espérer une conjoncture plus favorable dans le secteur manufacturier français au cours des prochains mois », a expliqué l’économiste de Markit Joe Hayes, dans un communiqué.

 « Les fabricants anticipent un renforcement de la hausse de leurs carnets de commandes à mesure que les pénuries diminueront » , a-t-il poursuivi. Malgré le déferlement de la vague Omicron, l’appareil productif semble résister au regard du plongeon enregistré durant le premier confinement de mars 2020. Les difficultés persistent néanmoins dans l’industrie automobile et l’aéronautique.

La croissance de l’activité manufacturière dans la zone euro est restée forte au cours des dernières semaines de 2021, les entreprises industrielles profitant de l’atténuation des tensions dans les chaînes d’approvisionnement, montrent les résultats définitifs de l’enquête d’IHS Markit.

L’indice PMI manufacturier pour l’ensemble de la région a reculé à 58,0 après 58,4 en novembre, conformément à la première estimation publiée le 16 décembre, mais il demeure nettement supérieur au seuil de 50 séparant contraction et expansion.

Politique- Repentance à bon compte: Ras-le-bol

Politique- Repentance à bon compte:  Ras-le-bol

 

Il y a sans doute des modes ou des cycles qui inscrivent le comportement des Etats dans des périodes de conquête joyeuse ou de triste repentance. Pour la France en tout cas depuis Hollande et Macron ( mais aussi Giscard et Chirac), le mouvement est à la contrition pour des événements historiques forcément souvent complexes et douloureux.

 

Ce qu’il faut regretter d’abord c’est l’impasse sur cette complexité et l’approche un peu binaire de l’histoire qui catégorise les impliqués de manière simpliste en bons et en méchants.

 

Cette schématisation concerne en particulier la dernière colonisation. Une colonisation sans doute globalement condamnable qui a surtout servi les intérêts économiques et financiers d’une minorité. Par contre, qui a aussi permis de structurer les organisations locales, de favoriser les investissements et le développement au sens large. Pour preuve ,depuis 60 ans, la décolonisation n’a guère permis de progrès à la hauteur des potentiels économiques et humains de ces pays.

 

Ceci étant,  la dernière colonisation était une erreur politique tellement était  forte dans le monde la quête d’autonomie nationale. Historiquement par contre l’appréciation des colonisations a été appréciée de manière très différente. Ainsi il ne viendrait à l’idée de personne de mettre en question la colonisation de la France par les Romains car c’est la civilisation gallo-romaine qui a permis à la France de franchir une étape dans la modernité.

 Et que dire de l’occupation de la péninsule ibérique par les Arabes musulmans du début du VIIIe siècle à la fin du XVe siècle.  Quelle repentance vis-à-vis de l’Espagne actuelle ?

Plus loin encore qui se souvient que l’Occitanie été rattachée à la couronne de France grâce au massacre des Cathares. Un aspect même ignoré des livres d’histoire des écoles publiques.

 

 

Juger le passé à partir des critères d’aujourd’hui c’est forcément examiné le passé avec des lunettes teintées par la morale et l’éthique contemporaines.

 

 

De ce point de vue on peut souscrire à la définition du député européen Bernard Poignant, paru dans plusieurs journaux « France, j’aime ton histoire ». «  Il devient fatigant de se repentir et de s’excuser pour chaque étape de l’histoire de la France. La repentance est une méthode pontificale, marquée du sceau de la pénitence et en attente de rédemption. La quête de la vérité historique, la recherche inlassable des faits et leur publication relèvent du principe de reconnaissance, donc d’une méthode laïque et démocratique. »

 

 

Plus on remonte dans l’histoire et plus on constate que la plupart des pays un moment ou un autre ont été dominés et où colonisés par un autre. Dans beaucoup de cas, les cultures se sont imbriquées et l’assimilation nationale à effacé complètement les traces de la colonisation. Ceci vaut pour l’Europe dont les frontières ont énormément changé comme pour l’Afrique ou d’autres continents.

 

Pourquoi dès lors  ne pas aussi se repentir de ses colonisations passées qui au passage ont souvent été aussi injustes et plus dominatrices que les plus récentes.

 

Se repentir aujourd’hui c’est porter un jugement de valeur avec les critères contemporains, des critères plus souvent politiques ou idéologiques qu’historiques.

 

En outre se repentir pour des événements anciens, c’est en quelque sorte faire un acte de contrition sur la poitrine des autres; se  désolidariser d’une responsabilité forcément collective qui fait histoire.

 

Il n’appartient pas aux politiques de se repentir des faits anciens. Cette évaluation et ce jugement éventuel appartiennent  exclusivement aux historienx et non à des responsables politiques nourris d’une idéologie du moment bien content de faire porter le chapeau à des prédécesseurs morts peut-être pour faire oublier leurs « péchés » d’aujourdhui. (Les inégalités ou le massacre de l’environnement par exemple).

Plus loin encore qui se souvient que l’Occitanie été rattachée à la colonne de France grâce au massacre des Cathares. Un aspect même ignoré des livres d’histoire des écoles publiques.

 

Juger le passé à partir des critères d’aujourd’hui c’est forcément examiné le passé avec des lunettes teintées par la morale et l’éthique contemporaine.

 

 

De ce point de vue on peut souscrire à la définition du député européen Bernard Poignant, paru dans plusieurs journaux « France, j’aime ton histoire ». «  Il devient fatigant de se repentir et de s’excuser pour chaque étape de l’histoire de la France. La repentance est une méthode pontificale, marquée du sceau de la pénitence et en attente de rédemption. La quête de la vérité historique, la recherche inlassable des faits et leur publication relèvent du principe de reconnaissance, donc d’une méthode laïque et démocratique. »

 

 

Plus on remonte dans l’histoire et plus on constate que la plupart des pays un moment ou un autre ont été dominés et où colonisés par un autre. Dans beaucoup de cas, les cultures se sont imbriquées et l’assimilation nationale à effacé complètement les traces de la colonisation. Ceci vaut pour l’Europe dont les frontières ont énormément changées comme pour l’Afrique ou d’autres continents.

 

Pourquoi dès lors  ne pas aussi se repentir de ses colonisations passées qui au passage ont souvent été aussi injustes et plus dominatrices que les plus récentes.

 

Se repentir aujourd’hui c’est porter un jugement de valeur avec les critères contemporains, des critères plus souvent politiques ou idéologiques qu’historiques.

 

En outre se repentir pour des événements anciens, c’est en quelque sorte faire un acte de contrition sur la poitrine des autres. En quelque sorte se désolidariser d’une responsabilité forcément collective qui fait histoire.

 

Il n’appartient pas aux politiques de se repentir des faits anciens. Cette évaluation et ce jugement éventuel appartiennent  exclusivement au historien et non à des responsables politiques nourris d’une idéologie du moment bien content de faire porter le chapeau à des prédécesseurs morts peut-être pour faire oublier leurs péchés d’aujourdhui. (Les inégalités ou le massacre de l’environnement par exemple).

La repentance à bon compte: Ras-le-bol

 

La repentance à bon compte:  Ras-le-bol

 

Il y a sans doute des modes ou des cycles qui inscrivent le comportement des Etats dans des périodes de conquête joyeuse ou de triste repentance. Pour la France en tout cas depuis Hollande et Macron ( mais aussi Giscard et Chirac), le mouvement est à la contrition pour des événements historiques forcément souvent complexes et douloureux.

 

Ce qu’il faut regretter d’abord c’est l’impasse sur cette complexité et l’approche un peu binaire de l’histoire qui catégorise les impliqués de manière simpliste en bons et en méchants.

 

Cette schématisation concerne en particulier la dernière colonisation. Une colonisation sans doute globalement condamnable qui a surtout servi les intérêts économiques et financiers d’une minorité. Par contre, qui a aussi permis de structurer les organisations locales, de favoriser les investissements et le développement au sens large. Pour preuve ,depuis 60 ans, la décolonisation n’a guère permis de progrès à la hauteur des potentiels économiques et humains de ces pays.

 

Ceci étant,  la dernière colonisation était une erreur politique tellement était  forte dans le monde la quête d’autonomie nationale. Historiquement par contre l’appréciation des colonisations a été appréciée de manière très différente. Ainsi il ne viendrait à l’idée de personne de mettre en question la colonisation de la France par les Romains car c’est la civilisation gallo-romaine qui a permis à la France de franchir une étape dans la modernité.

 Et que dire de l’occupation de la péninsule ibérique par les Arabes musulmans du début du VIIIe siècle à la fin du XVe siècle.  Quelle repentance vis-à-vis de l’Espagne actuelle ?

Plus loin encore qui se souvient que l’Occitanie été rattachée à la couronne de France grâce au massacre des Cathares. Un aspect même ignoré des livres d’histoire des écoles publiques.

 

 

Juger le passé à partir des critères d’aujourd’hui c’est forcément examiné le passé avec des lunettes teintées par la morale et l’éthique contemporaines.

 

 

De ce point de vue on peut souscrire à la définition du député européen Bernard Poignant, paru dans plusieurs journaux « France, j’aime ton histoire ». «  Il devient fatigant de se repentir et de s’excuser pour chaque étape de l’histoire de la France. La repentance est une méthode pontificale, marquée du sceau de la pénitence et en attente de rédemption. La quête de la vérité historique, la recherche inlassable des faits et leur publication relèvent du principe de reconnaissance, donc d’une méthode laïque et démocratique. »

 

 

Plus on remonte dans l’histoire et plus on constate que la plupart des pays un moment ou un autre ont été dominés et où colonisés par un autre. Dans beaucoup de cas, les cultures se sont imbriquées et l’assimilation nationale à effacé complètement les traces de la colonisation. Ceci vaut pour l’Europe dont les frontières ont énormément changé comme pour l’Afrique ou d’autres continents.

 

Pourquoi dès lors  ne pas aussi se repentir de ses colonisations passées qui au passage ont souvent été aussi injustes et plus dominatrices que les plus récentes.

 

Se repentir aujourd’hui c’est porter un jugement de valeur avec les critères contemporains, des critères plus souvent politiques ou idéologiques qu’historiques.

 

En outre se repentir pour des événements anciens, c’est en quelque sorte faire un acte de contrition sur la poitrine des autres; se  désolidariser d’une responsabilité forcément collective qui fait histoire.

 

Il n’appartient pas aux politiques de se repentir des faits anciens. Cette évaluation et ce jugement éventuel appartiennent  exclusivement aux historienx et non à des responsables politiques nourris d’une idéologie du moment bien content de faire porter le chapeau à des prédécesseurs morts peut-être pour faire oublier leurs « péchés » d’aujourdhui. (Les inégalités ou le massacre de l’environnement par exemple).

Plus loin encore qui se souvient que l’Occitanie été rattachée à la colonne de France grâce au massacre des Cathares. Un aspect même ignoré des livres d’histoire des écoles publiques.

 

Juger le passé à partir des critères d’aujourd’hui c’est forcément examiné le passé avec des lunettes teintées par la morale et l’éthique contemporaine.

 

 

De ce point de vue on peut souscrire à la définition du député européen Bernard Poignant, paru dans plusieurs journaux « France, j’aime ton histoire ». «  Il devient fatigant de se repentir et de s’excuser pour chaque étape de l’histoire de la France. La repentance est une méthode pontificale, marquée du sceau de la pénitence et en attente de rédemption. La quête de la vérité historique, la recherche inlassable des faits et leur publication relèvent du principe de reconnaissance, donc d’une méthode laïque et démocratique. »

 

 

Plus on remonte dans l’histoire et plus on constate que la plupart des pays un moment ou un autre ont été dominés et où colonisés par un autre. Dans beaucoup de cas, les cultures se sont imbriquées et l’assimilation nationale à effacé complètement les traces de la colonisation. Ceci vaut pour l’Europe dont les frontières ont énormément changées comme pour l’Afrique ou d’autres continents.

 

Pourquoi dès lors  ne pas aussi se repentir de ses colonisations passées qui au passage ont souvent été aussi injustes et plus dominatrices que les plus récentes.

 

Se repentir aujourd’hui c’est porter un jugement de valeur avec les critères contemporains, des critères plus souvent politiques ou idéologiques qu’historiques.

 

En outre se repentir pour des événements anciens, c’est en quelque sorte faire un acte de contrition sur la poitrine des autres. En quelque sorte se désolidariser d’une responsabilité forcément collective qui fait histoire.

 

Il n’appartient pas aux politiques de se repentir des faits anciens. Cette évaluation et ce jugement éventuel appartiennent  exclusivement au historien et non à des responsables politiques nourris d’une idéologie du moment bien content de faire porter le chapeau à des prédécesseurs morts peut-être pour faire oublier leurs péchés d’aujourdhui. (Les inégalités ou le massacre de l’environnement par exemple).

Le ras-le-bol des repentances à bon compte

Le ras-le-bol des repentances à bon compte

 

Il y a sans doute des modes ou des cycles qui inscrivent le comportement des Etats dans des périodes de conquête joyeuse ou de triste repentance. Pour la France en tout cas depuis Hollande et Macron ( mais aussi Giscard et Chirac), le mouvement est à la contrition pour des événements historiques forcément souvent complexes et douloureux.

 

Ce qu’il faut regretter d’abord c’est l’impasse sur cette complexité et l’approche un peu binaire de l’histoire qui catégorise les impliqués de manière simpliste en bons et en méchants.

 

Cette schématisation concerne en particulier la dernière colonisation. Une colonisation sans doute globalement condamnable qui a surtout servi les intérêts économiques et financiers d’une minorité. Par contre, qui a aussi permis de structurer les organisations locales, de favoriser les investissements et le développement au sens large. Pour preuve ,depuis 60 ans, la décolonisation n’a guère permis de progrès à la hauteur des potentiels économiques et humains de ces pays.

 

Ceci étant,  la dernière colonisation était une erreur politique tellement était  forte dans le monde la quête d’autonomie nationale. Historiquement par contre l’appréciation des colonisations a été appréciée de manière très différente. Ainsi il ne viendrait à l’idée de personne de mettre en question la colonisation de la France par les Romains car c’est la civilisation gallo-romaine qui a permis à la France de franchir une étape dans la modernité.

 

Plus loin encore qui se souvient que l’Occitanie été rattachée à la couronne de France grâce au massacre des Cathares. Un aspect même ignoré des livres d’histoire des écoles publiques.

 

Juger le passé à partir des critères d’aujourd’hui c’est forcément examiné le passé avec des lunettes teintées par la morale et l’éthique contemporaines.

 

 

De ce point de vue on peut souscrire à la définition du député européen Bernard Poignant, paru dans plusieurs journaux « France, j’aime ton histoire ». «  Il devient fatigant de se repentir et de s’excuser pour chaque étape de l’histoire de la France. La repentance est une méthode pontificale, marquée du sceau de la pénitence et en attente de rédemption. La quête de la vérité historique, la recherche inlassable des faits et leur publication relèvent du principe de reconnaissance, donc d’une méthode laïque et démocratique. »

 

 

Plus on remonte dans l’histoire et plus on constate que la plupart des pays un moment ou un autre ont été dominés et où colonisés par un autre. Dans beaucoup de cas, les cultures se sont imbriquées et l’assimilation nationale à effacé complètement les traces de la colonisation. Ceci vaut pour l’Europe dont les frontières ont énormément changé comme pour l’Afrique ou d’autres continents.

 

Pourquoi dès lors  ne pas aussi se repentir de ses colonisations passées qui au passage ont souvent été aussi injustes et plus dominatrices que les plus récentes.

 

Se repentir aujourd’hui c’est porter un jugement de valeur avec les critères contemporains, des critères plus souvent politiques ou idéologiques qu’historiques.

 

En outre se repentir pour des événements anciens, c’est en quelque sorte faire un acte de contrition sur la poitrine des autres; se  désolidariser d’une responsabilité forcément collective qui fait histoire.

 

Il n’appartient pas aux politiques de se repentir des faits anciens. Cette évaluation et ce jugement éventuel appartiennent  exclusivement aux historienx et non à des responsables politiques nourris d’une idéologie du moment bien content de faire porter le chapeau à des prédécesseurs morts peut-être pour faire oublier leurs « péchés » d’aujourdhui. (Les inégalités ou le massacre de l’environnement par exemple).

Plus loin encore qui se souvient que l’Occitanie été rattachée à la colonne de France grâce au massacre des Cathares. Un aspect même ignoré des livres d’histoire des écoles publiques.

 

Juger le passé à partir des critères d’aujourd’hui c’est forcément examiné le passé avec des lunettes teintées par la morale et l’éthique contemporaine.

 

 

De ce point de vue on peut souscrire à la définition du député européen Bernard Poignant, paru dans plusieurs journaux « France, j’aime ton histoire ». «  Il devient fatigant de se repentir et de s’excuser pour chaque étape de l’histoire de la France. La repentance est une méthode pontificale, marquée du sceau de la pénitence et en attente de rédemption. La quête de la vérité historique, la recherche inlassable des faits et leur publication relèvent du principe de reconnaissance, donc d’une méthode laïque et démocratique. »

 

 

Plus on remonte dans l’histoire et plus on constate que la plupart des pays un moment ou un autre ont été dominés et où colonisés par un autre. Dans beaucoup de cas, les cultures se sont imbriquées et l’assimilation nationale à effacé complètement les traces de la colonisation. Ceci vaut pour l’Europe dont les frontières ont énormément changées comme pour l’Afrique ou d’autres continents.

 

Pourquoi dès lors  ne pas aussi se repentir de ses colonisations passées qui au passage ont souvent été aussi injustes et plus dominatrices que les plus récentes.

 

Se repentir aujourd’hui c’est porter un jugement de valeur avec les critères contemporains, des critères plus souvent politiques ou idéologiques qu’historiques.

 

En outre se repentir pour des événements anciens, c’est en quelque sorte faire un acte de contrition sur la poitrine des autres. En quelque sorte se désolidariser d’une responsabilité forcément collective qui fait histoire.

 

Il n’appartient pas aux politiques de se repentir des faits anciens. Cette évaluation et ce jugement éventuel appartiennent  exclusivement au historien et non à des responsables politiques nourris d’une idéologie du moment bien content de faire porter le chapeau à des prédécesseurs morts peut-être pour faire oublier leurs péchés d’aujourdhui. (Les inégalités ou le massacre de l’environnement par exemple).

BAC 2021: Encore un très bon cru avec quatre 94 % de réussite !

BAC 2021: Encore un très bon cru avec quatre 94 % de réussite ! 

 

Près de 94% des 732.800 candidats au baccalauréat 2021 ont été reçus au terme de la première session de rattrapage, en légère baisse par rapport à 2020, a annoncé ce samedi le ministère de l’Éducation nationale.

La session de juin permet à 687.200 candidats de devenir bacheliers, indique le ministère dans un communiqué. « Le taux de réussite global à cette session est en baisse par rapport à 2020 (-1,9 point) », qui avait été une année record, précise-t-il.

Ces résultats tombent au terme d’une seconde année scolaire fortement perturbée par la crise sanitaire. Le contrôle continu représente au minimum 82% de la note finale au bac général et technologique lors de cette session car des épreuves sur table ont été annulées.

Le taux de réussite dans la voie générale s’élève à 97,6%. Dans le détail, il s’établit à 94% dans les séries technologiques et 86,7% pour le baccalauréat professionnel.

Le pourcentage de bacheliers dans une génération s’élève cette année à 83,1%.

En 2020, 95,7% des candidats avaient décroché le bac à l’issue du rattrapage, Mais une statistique mais qui ne rend  absolument pas compte de l’évolution du niveau des élèves.Pour preuve, une grosse majorité de bacheliers vont se diriger vers l’université d’où ils seront ensuite éjectés faute de niveau suffisant.

Covid 19 : faire le bon choix des indicateurs d’alerte

Covid 19 : faire le bon choix des indicateurs d’alerte

 

Seuls les indicateurs d’aval doivent être considérés pour anticiper l’évolution et éviter prévisions et commentaires hasardeux, mettent en garde les professeurs Fanchon Bourasset, Bruno Mégarbane et Jean-Michel Scherrmann dans une tribune au « Monde ». Le choix de ne pas confiner dans l’immédiat reste une décision politique.

Tribune. 

 

La diversité des marqueurs caractérisant l’évolution du Covid-19 entraîne des confusions dans l’interprétation de leur évolution, tant au niveau des spécialistes que des médias et du grand public. Ces marqueurs peuvent se classer en deux groupes dont la temporalité est bien différente.

En amont, nous pouvons regrouper les marqueurs les plus précoces avec la détection virale dans les eaux usées et le nombre de cas détectés positifs qui sont publiés tous les jours.

En aval, les indicateurs concernent la situation hospitalière, comme les nombres de patients hospitalisés et ceux admis en réanimation. Enfin, la publication du nombre de décès constitue l’ultime marqueur clinique du suivi de l’épidémie.

Si l’on se place début février 2021, les nombres de patients admis à l’hôpital, de patients hospitalisés en réanimation et de patients décédés expriment l’activité épidémique des semaines antérieures. Il est donc normal que l’augmentation du nombre de cas moyens hebdomadaires de contaminations d’environ 10 000 à 25 000 observés entre fin novembre et actuellement se traduise par une hausse du nombre de patients admis à l’hôpital et des décès que nous observons depuis la mi-janvier.

Ces indicateurs, dits « d’aval », nous informent sur l’évolution clinique des patients atteints par les formes graves de la maladie mais ne peuvent pas servir de sources prédictives quant à l’évolution de l’épidémie dans les prochains jours et les prochaines semaines. Bien entendu, ils ont une valeur incontournable sur la gestion de la pression qui se manifeste sur la capacité d’accueil hospitalier.

En revanche, les marqueurs, dits « d’amont », expriment l’état de la progression épidémique le jour même et sont les plus appropriés pour estimer l’évolution de l’épidémie.

Le suivi de l’évolution du nombre de cas détectés positifs peut être analysé de deux façons : par le nombre lui-même et par la vitesse à laquelle ce nombre évolue. L’évolution quotidienne de ce nombre est largement privilégiée par les observateurs. Son analyse peut prêter à discussion en raison de l’irrégularité des données liée à l’effet « week-end » où le nombre de tests chute et de sa dépendance au nombre de tests réalisés.

Pour limiter ces effets, nous recommandons de mesurer à partir des nombres de cas de contamination cumulés leur vitesse de progression quotidienne et d’en établir une moyenne hebdomadaire. Cette dimension de vitesse nous a récemment permis d’analyser l’efficacité du confinement lors de la première vague pandémique de l’hiver 2020.

Croissance Europe : bon niveau mais tassement du rythme

Croissance Europe : bon niveau mais tassement du rythme

 

Encore un bon niveau de l’industrie manufacturière en janvier mais le rythme tend cependant à ralentir. Un phénomène ressenti un peu partout y compris en Chine et aux États-Unis

L’activité manufacturière américaine a enregistré une croissance moins forte le mois dernier, à en croire l’Institute for Supply Management (ISM) dont l’indice s’est établi à 58,7 contre 60,5 pour décembre 2020, alors même que le consensus l’attendait en baisse plus modeste

 Les résultats de l’activité manufacturière en Chine confirment la tendance dégagée chez les directeurs d’achats; à savoir; le net tassement de la croissance. En cause évidemment la troisième vague en cours du virus qui affecte la consommation et les investissements dans la plupart des zones économiques L’indice PMI manufacturier calculé par Caixin/Markit a reculé en janvier à 51,5 contre 53,0 le mois précédent, soit son plus faible niveau depuis juin dernier. Le consensus ressortait à 52,7.

D’après les données de Caixin/Markit, le sous-indice de production en Europe a reculé le mois dernier à 52,5, un plus bas depuis avril dernier, tandis que le sous-indice des nouvelles commandes a chuté à 52,5, soit leur rythme le plus faible depuis juin dernier.

C’est tassement montrent la corrélation entre l’activité et la reprise de la pandémie. L’indice PMI manufacturier en Europe et tombé à 54,8 en janvier dans sa version définitive après 55,2 en décembre. L’indice de janvier est toutefois légèrement supérieur à une première estimation qui l’avait donné à 54,7. « La production manufacturière de la zone euro à continué de croître de manière soutenue début 2021 mais le rythme de la croissance a touché son plus bas niveau depuis le début de la reprise, de nouvelles mesures de confinement et des perturbations dans l’approvisionnement ayant posé de nouveaux défis aux industriels de la région », commente Chris Williamson, économiste d’IHS Markit.

Olivier Dussopt : «la dette se rembourse »….. Ah bon !

Olivier Dussopt : «la dette se rembourse »….. Ah bon !

Olivier Dussopt, sur Europe 1 a fait une découverte d’importance : la dette se remplace a-t-il déclaré. Une découverte sans doute parce que cet élu sur liste PS s’est  converti à l évidence mathématique économique depuis qu’il a rejoint Macron, bien qu’élu sur une liste PS.

 

Le 18 juin 2017, il est réélu député de la deuxième circonscription de l’Ardèche avec 56,30 % des suffrages exprimés face à la candidate de La République en marche !9. Il est l’un des rares députés PS à être réélus face à un candidat LREM. Ce qui ne l’empêchera pas de rejoindre Macron. Il est vrai que chez les socialistes on a toujours été un peu fâché avec les concepts mathématiques et économiques.

 

La  France va bien rembourser sa dette liée au Covid, et ceux qui avancent le contraire tiennent des propos relevant d’une «forme d’irresponsabilité ou d’illusion», a martelé ce samedi matin le ministre délégué chargé des Comptes publics, converti depuis peu à l’orthodoxie financière. On voit mal en effet comment il pourrait en être autrement sachant que la dette de la France est passée de 100 % du PIB  22 019 à 120 % fins 2020. La France doit bien évidemment rembourser sa dette sinon elle sera privée des emprunts qui lui sont nécessaires pour sa gestion courante et même ses investissements. «La dette se rembourse, c’est un principe», a-t-il ajouté, rappelant que le dernier défaut tricolore en la matière datait de 1812. «Il peut y avoir des discussions sur le cantonnement de la dette, sur le délai de remboursement, mais une dette, ça se rembourse», a répété le bras droit de Bruno Le Maire

 

.Le sous ministre des comptes avait pourtant soutenu des opinions contraires lorsqu’il était au PS. Avec des déclarations en forme d’évidence, l’intéressé fera encore une grande carrière et il est à prévoir qu’il fera encore parti de la majorité future ce champion du slalom politique.

Covid : «la dette se rembourse »….. Ah bon !

Covid : «la dette se rembourse »….. Ah bon !

Olivier Dussopt, sur Europe 1 a fait une découverte d’importance : la dette se remplace a-t-il déclaré. Une découverte sans doute parce que cet élu sur liste PS s’est  converti à l évidence mathématique économique depuis qu’il a rejoint Macron, bien qu’élu sur une liste PS.

 

Le 18 juin 2017, il est réélu député de la deuxième circonscription de l’Ardèche avec 56,30 % des suffrages exprimés face à la candidate de La République en marche !9. Il est l’un des rares députés PS à être réélus face à un candidat LREM. Ce qui ne l’empêchera pas de rejoindre Macron. Il est vrai que chez les socialistes on a toujours été un peu fâché avec les concepts mathématiques et économiques.

 

La  France va bien rembourser sa dette liée au Covid, et ceux qui avancent le contraire tiennent des propos relevant d’une «forme d’irresponsabilité ou d’illusion», a martelé ce samedi matin le ministre délégué chargé des Comptes publics, converti depuis peu à l’orthodoxie financière. On voit mal en effet comment il pourrait en être autrement sachant que la dette de la France est passée de 100 % du PIB  22 019 à 120 % fins 2020. La France doit bien évidemment rembourser sa dette sinon elle sera privée des emprunts qui lui sont nécessaires pour sa gestion courante et même ses investissements. «La dette se rembourse, c’est un principe», a-t-il ajouté, rappelant que le dernier défaut tricolore en la matière datait de 1812. «Il peut y avoir des discussions sur le cantonnement de la dette, sur le délai de remboursement, mais une dette, ça se rembourse», a répété le bras droit de Bruno Le Maire

 

.Le sous ministre des comptes avait pourtant soutenu des opinions contraires lorsqu’il était au PS. Avec des déclarations en forme d’évidence, l’intéressé fera encore une grande carrière et il est à prévoir qu’il fera encore parti de la majorité future ce champion du slalom politique.

« Le bon Arabe, c’est celui qui choisit d’être le meilleur en français plutôt qu’en arabe »

« Le bon Arabe, c’est celui qui choisit d’être le meilleur en français plutôt qu’en arabe »

Nabil Wakim, journaliste au « Monde » né au Liban et ayant grandi en France, publie « L’Arabe pour tous. Pourquoi ma langue est taboue en France » (Seuil), une enquête personnelle sur le rapport des enfants de l’immigration avec leur langue maternelle. Extraits.

 

 [L’arabe est la deuxième langue la plus parlée en France, avec 3 millions ou 4 millions de locuteurs ; mais seuls 14 000 élèves l’apprennent dans les collèges et les lycées. Né au Liban, Nabil Wakim, journaliste au Monde, a grandi en France après que ses parents ont quitté le pays, en 1985, pendant la guerre civile. Dans L’Arabe pour tous. Pourquoi ma langue est taboue en France (Seuil), il interroge le rapport que les enfants issus de l’immigration entretiennent avec leur langue maternelle. Nous en publions quelques extraits.]

Bonnes feuilles. Je suis né à Beyrouth, au Liban, en 1981, pendant la guerre, puis j’ai déménagé en France, à l’âge de 4 ans. Je suis devenu journaliste au Monde, j’écris et je parle un français châtié. Par contre, je suis nul en arabe. Pourtant, j’ai grandi avec. Plus encore : l’arabe est ma langue maternelle. Celle que m’a parlée ma mère à la naissance, celle de mes premiers jeux d’enfant, celle de mes plats préférés. Quelque part entre mes 4 ans et mes presque 40 ans, j’ai perdu l’arabe en cours de route. Sans vraiment y faire attention, sans vraiment savoir pourquoi.

Pendant toute mon adolescence, j’ai chassé l’arabe de ma vie : j’étais Français, je parlais français, j’avais des bonnes notes en français, les choses étaient très simples. Rien ne m’ennuyait plus que les vacances estivales au Liban, où je devais supporter l’ingrat rituel familial, heureusement atténué par les quantités de houmous et de knéfé que cela permettait d’ingurgiter. J’ai refusé bêtement d’apprendre l’arabe, j’ai écouté les sermons de ma grand-mère avec une moue amusée et frondeuse.

Et me voilà, à 38 ans, incapable de soutenir une conversation décente. Oh, bien sûr, je sais commander un chich taouk dans un restaurant ou échanger une ou deux politesses avec un chauffeur de taxi. Mais je ne comprends pas combien je dois payer s’il ne bascule pas vers l’anglais ou le français – autant dire que, dans un pays comme le Liban, c’est une bonne technique pour se faire souvent arnaquer.

Je ne peux pas écouter les infos à la radio ou à la télévision – ce qui est quand même ridicule quand on est journaliste. Alors mener une interview ou faire un reportage en arabe ? Impossible. Je parle pourtant un anglais teinté d’accent yankee et un espagnol andalou aux sonorités chantantes. Mais je suis analphabète dans ma langue maternelle.

Et depuis dix ans, je suis paralysé : impossible de parler l’arabe, impossible de ne pas le parler.

«Environnement : faire le bon choix de l’investissement».

«Environnement : faire le bon choix de l’investissement».

 

Nicolas Mazzucchi, chercheur, milite pour des choix fondés sur la pertinence notamment la performance.( l’Opinion)

Dans le domaine de la sauvegarde de l’environnement, deux philosophies opposées s’affrontent. D’un côté les chantres de la décroissance qui voudraient que la seule solution soit dans le moins (moins de déplacements, de consommation, de confort, etc.). Cette philosophie de la frugalité pose le principe que les activités humaines sont dans le fond délétère et cache mal un nouveau malthusianisme sur fond de multiplication des interdictions. Face à elle, de manière bien plus réaliste, se pose la volonté de penser l’avenir de l’Homme sur un autre mode, celui du mieux.

Des transitions réalistes ne peuvent être en l’état – où que ce soit sur la planète d’ailleurs – que des transitions liées à l’efficience et à la performance. La crise des Gilets jaunes, entre autres, nous a montré que la population est tout à fait disposée à faire des efforts et à modifier ses modes de consommation, à la condition expresse de conserver son niveau de confort. Cette demande qui est tout à fait normale, ne pourra être satisfaite que si dès maintenant les politiques et les stratégies sont orientées vers des transitions liées justement à l’efficience et à la performance. Pour arriver à ce résultat, il n’y a qu’une seule voie qui puisse fonctionner : celle de l’investissement.

Que ce soit dans le changement dans la promotion de nouvelles technologies, dans le changement des systèmes productifs, dans la mise en place de nouvelles filières, seuls des investissements pérennes, ciblés et efficients pourront permettre d’aboutir à l’harmonie recherchée entre l’Homme et son environnement.

Trop souvent par ailleurs, ces investissements ont été saupoudrés et mal orientés. Il s’agit maintenant de faire un état des lieux clair et sans concessions qui soit à même d’identifier les leviers de croissance réels sur lesquels la France et l’Europe peuvent s’appuyer. S’agissant de notre pays, deux secteurs industriels sont depuis longtemps des pôles d’excellence qu’il convient de mieux structurer et accompagner, au risque de perdre les quelques avantages compétitifs restants et, avec eux, des emplois par milliers.

Plutôt que de vouer le secteur nucléaire aux gémonies, il est temps de lui redonner toute sa place comme pôle d’excellence et porteur d’innovations dans la limitation des émissions de gaz à effet de serre

Energie. Le premier d’entre eux est l’énergie. Le secteur qui est le premier contributeur aux émissions de gaz à effet de serre dans le monde, est aussi le plus prometteur en termes d’innovations. Toutefois il ne faut pas se tromper de combat. Les Britanniques qui ont dès 2009 fait le choix d’une transition qui soit à la fois sur le nucléaire et l’éolien offshore – pour des raisons géographiques – nous démontrent, au contraire des Allemands qu’une transition réussie est une transition réaliste.

Plutôt que de vouer le secteur nucléaire aux gémonies, il est temps de lui redonner toute sa place comme pôle d’excellence et porteur d’innovations dans la limitation des émissions de gaz à effet de serre. Identiquement la course aux batteries lithium-ion est d’ores et déjà perdue et il appartient de se focaliser sur d’autres technologies de stockage. Au sein de celles-ci l’hydrogène apparaît comme le nouveau pilier des transitions un peu partout dans le monde. Là aussi il s’agit de ne pas se tromper de combat et d’arrêter de promouvoir tout un panel de solutions contradictoires entre elles pour faire le choix de technologies compatibles avec le savoir-faire et les ambitions de la France.

Vient ensuite le secteur eau-environnement qui est, depuis de nombreuses décennies un pôle où la France excelle. Les deux plus grandes entreprises mondiales du domaine sont françaises (Suez et Veolia) or elles peinent à se faire une place dans un paysage industriel national fragmenté. Pourtant ce secteur est porteur lui aussi de nombreuses potentialités dans le cadre des transitions. Sur l’eau tout d’abord, il est évident que la rationalisation de certains aspects du secteur est possible que ce soit sur la mise en place de réseaux intelligents mais également d’une amélioration de la réutilisation des eaux usées. Dans la vision d’une économie la plus circulaire possible, la mise en place d’une filière de valorisation à grande échelle des boues d’épuration serait idéale pour le développement du biogaz et de la filière biomasse dans son ensemble.

Dans le domaine de l’environnement de manière plus large, la valorisation des déchets est là aussi un axe industriel majeur d’investissement pour la France

Valorisation des échets. Dans le domaine de l’environnement de manière plus large, la valorisation des déchets est là aussi un axe industriel majeur d’investissement pour la France. S’agissant des déchets organiques – ménagers ou non – plusieurs débouchés sont envisageables : biogaz (pour le transport, le chauffage, la production d’hydrogène), biocarburants, etc. En outre le recyclage doit également être fortement promu s’agissant des déchets industriels, en particulier pour la récupération et la valorisation des métaux stratégiques. Au-delà de l’amélioration des processus de fabrication, la séparation des composants électroniques et leur valorisation – dans la vision de la « mine urbaine » – est un axe fondamental de la réduction de la dépendance stratégique de la France à des fournisseurs extérieurs, tout autant que dans la préservation de l’environnement en limitant les nouvelles mines.

Le point commun de toutes ces solutions technologiques, c’est leur besoin d’investissements. Celui-ci se conçoit à la fois dans la nécessité de financer la recherche et l’industrialisation, mais également d’être le premier à proposer des solutions commercialement viables, pour ne pas être le perdant systématique de la compétition internationale. Les transitions demandent principalement une orientation et une focalisation des investissements ; en un mot une stratégie.

Dr Nicolas Mazzucchi, chargé de recherches à la Fondation pour la Recherche Stratégique – Auteur de Énergie, ressources, technologies et enjeux de pouvoir, Paris, Armand Colin, 2017.

Développement durable: l’union européenne n’est pas un bon élève

Développement durable: l’union européenne n’est pas un bon élève

 

Sauf exception les pays composant de l’union européenne ne constitue pas des modèles d’amélioration du développement durable. Côté climat, les États membres de l’Union ont diminué leurs émissions de gaz à effet de serre de seulement 2,2 points entre 2013 et 2018. Résultat, depuis 1990, le recul des émissions n’a toujours pas atteint 20 %. Les émissions de CO2 émises par les automobiles neuves font à peine mieux avec un recul de 5,4 % en cinq ans. France se situe parmi les meilleurs élèves de l’UE tandis que l’Allemagne, qui s’appuie sur ses centrales à charbon pour compenser le repli du nucléaire, figure en mauvaise place.

Les efforts de l’Union sont pourtant loin d’être négligeables. Pour la seule année 2017, les dépenses liées au climat atteignent 19,7 milliards d’euros, détaille Eurostat, une performance du en partie à la place du nucléaire en France très peu producteur de Co2 par exemple

Le colonialisme : encore une contrition a bon compte de Macron

Le colonialisme : encore une contrition a bon compte de Macron

 

Les actes de contrition des responsables politiques se multiplient vis-à-vis de la colonisation. Macron a ajouté sa contribution en déclarant que la colonisation était une erreur et une faute. Il n’y a évidemment rien de nouveau dans cette évaluation du passé critiquable de la France vis-à-vis de territoires dans lesquels   elle n’aurait jamais dû mettre les pieds. Ceci étant,  cela ne change pas grand-chose à la situation économique et sociale des pays en développement concernés. Car la véritable faute a surtout été de ne pas être capable d’impulser une dynamique économique et démocratique qui permette à ces pays d’être véritablement indépendants sur le plan économique et réellement démocratiques. Dans nombre de pays en développement en particulier en Afrique, le pouvoir est encore trop confisqué par des affairistes qui se nourrissent de la corruption ( les avoirs à l’étranger des dirigeants et anciens dirigeants de l’Afrique sont après près équivalent à la dette africaine). Le pire, c’est que cette corruption régule les rapports économiques de la plupart des acteurs et que le manque de stabilité dans ce domaine freine la venue des investisseurs. De ce point de vue,  les Chinois se nourrissent aussi de cette corruption pour petit à petit piller l’Afrique.

« Moi j’appartiens à une génération qui n’est pas celle de la colonisation. Le continent africain est un continent jeune. Les 3/4 de votre pays n’ont jamais connu la colonisation », a rappelé le président. »Parfois les jeunes reprochent à la France des troubles, des difficultés qu’ils ont pu vivre auxquelles la France ne peut rien. Alors, je sais, on (la France) est parfois la cible toute désignée, c’est plus simple (…) Quand c’est difficile, on dit ‘c’est la France’ », a-t-il poursuivi.

Emmanuel Macron a conclu en espérant que « cette Afrique jeune accepte de bâtir avec une France nouvelle un partenariat d’amitié (…) beaucoup plus fécond ».
En février 2017, Emmanuel Macron, alors candidat à la présidentielle, avait déclaré sur une chaîne algérienne que « la colonisation fait partie de l’histoire française. C’est un crime contre l’humanité ». « Il est inadmissible de faire la glorification de la colonisation », avait-il estimé précisant qu’il « l’a toujours condamnée ». Ses déclarations avaient créé une polémique en France. Le problème c’est que ces actes de contrition répétés  même s’ils sont  indiscutablement justifiés ne change pas grand-chose quant aux perspectives de développement des pays en cause et explique largement les mouvements migratoires vers les pays développés en particulier vers  la France.

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