Archive pour le Tag 'Bolloré'

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Canal+-Vivendi : Bolloré contre-attaque

Canal+-Vivendi : Bolloré contre-attaque

Bolloré dont les actions Vivendi ont été attaquées par l’article du Parisien indiquant la baisse d’audience Canal + contre attaque. Pour autant le patron de Canal+ a d mal à s’expliquer sur la baisse d’audience qui est réelle après les interventions répétées de la ligne éditoriale  et la mise à l’écart de plusieurs responsables de la chaine. Tout cela n’est pas vraiment l’esprit canal. Et les émissions ont tendance à s’aligner sur la médiocrité distractive. Bolloré peine donc  faire taire les rumeurs selon lesquelles sa filiale Canal+ peinerait à recruter de nouveaux abonnés, avec l’annonce d’une plainte, d’une demande d’enquête au gendarme boursier et d’une contre-attaque par voie de communiqué.  La polémique a été lancée dimanche par Le Parisien, qui assurait que « la chute des abonnés (de Canal+) atteint 10% en septembre », attribuée notamment à la reprise en main de la chaîne privée par le patron de Vivendi Vincent Bolloré. Mardi, le quotidien a rectifié et parlé de la chute « de 10% » du nombre de « nouveaux abonnés » et non « d’abonnés ». Mais le mal était fait et, dès lundi, l’action Vivendi a souffert, perdant 2,12% dans un marché resté stable. Vivendi a riposté mardi matin en assurant que Canal+ avait enregistré en septembre une hausse de « plus de 20% » des nouveaux abonnés par rapport à septembre 2014, sans plus de précisions. « 43.900 nouveaux abonnés en septembre 2015 contre 36.100 un an plus tôt », selon Le Monde. Mais le groupe français n’a pas divulgué le chiffre d’éventuels désabonnements, et donc pas l’évolution nette du solde d’abonnés, baromètre essentiel. Il n’a pas non plus précisé la nationalité des nouveaux abonnés ni le type d’abonnements choisis. Car selon son mode de calcul, un abonnement individuel et collectif avec et sans engagement à Canal+, le bouquet Canalsat, ou encore le service de vidéo à la demande par abonnement (SVOD) Canalplay, est comptabilisé de la même manière pour calculer le nombre d’abonnements total en France métropolitaine, même si financièrement ils ne rapportent pas la même chose. Vivendi a indiqué lundi dans un communiqué qu’il s’apprêtait à déposer plainte pour « diffusion de fausses nouvelles ayant des conséquences boursières ». La maison-mère de Canal+ a également demandé une enquête à l’Autorité des marchés financiers (AMF), une information confirmée par l’AMF à l’AFP.

Canal+ : nouvelle censure de Bolloré ?

Canal+ : nouvelle censure de Bolloré ?

 

Bolloré est soupçonné de faire un nouveau nettoyage médiatique à Canal avec l’éventuelle suppresion de l’émission « Zapping ». Bolloré qui s’est déjà séparé de collaborateurs un peu trop borderline ; Le patron de Canal, gère a chaine comme il gère ses entreprise « à l’africaine », continent où il a fait une grande partie de sa fortune. Ce qui pose deux questions, les grands patrons industriels sont-ils vraiment compétents (et honnêtes) pour gérer l’info ? Quel type de déontologie pour assurer l’indépendance des journalistes.  Le Zapping, une des émissions mythiques de Canal+, serait en effet en danger après avoir déplu à l’actionnaire Vincent Bolloré, rapporte le site internet Puremédias. Canal+ dément l’information  C’est l’un des deniers bastions de la résistance à Vincent Bolloré à Canal+. Le Zapping, à l’antenne depuis 26 ans, serait en danger. L’éviction de Patrick Menais (patron de l’émission, Ndlr) est imminente. Et c’est l’existence même du programme qui pourrait être remise en cause », a indiqué une source de Canal + à Puremédias. Canal+ a démenti l’information auprès de Télérama. Le Zapping s’était distingué récemment en consacrant de larges extraits dans son programme court de six minutes au documentaire censuré par Canal+ sur le Crédit Mutuel.  »Le montage qui a été réalisé sur le Crédit Mutuel, c’est clairement un suicide médiatique », commente cette source.  « On essaye d’exprimer un point de vue, ce qui est très rare à la télévision. Avec mon équipe, quand je rends le Zapping, c’est un quart d’heure avant l’antenne. A part le monteur, personne ne l’a vu », témoignait Patrick Menais en mars 2009. Une liberté de ton qui pourrait coûter cher. « Vincent Bolloré, c’est un peu le Kim Jong-un des médias. Tu bouges une oreille, t’as plus de tête », note un producteur de la chaîne sur Puremédias.

Censure dans les médias : bientôt une loi anti Bolloré ?

Censure dans les médias : bientôt une loi anti Bolloré ?

Depuis que Bolloré a largement pénétré le monde des médias en particulier celui de la télévision, nombre de journalistes y compris à Canal protestent  contre les pressions subies vis-à-vis du contenu éditorial. Après notamment la censure présumée d’un documentaire sur le Crédit Mutuel qui devait être diffusé sur Canal+ cet été (finalement diffusé par France 3), la ministre de la Culture et de la Communication, Fleur Pellerin, réfléchit à un amendement « anti-Bolloré », nouveau patron de Vivendi et de Canal+, soupçonné d’avoir été à l’origine de la décision de censure.  Des affaires comme celle de la déprogrammation du documentaire sur les manœuvres fiscales du Crédit Mutuel, forcément, il y en aura d’autres. Voilà ce qui se dit à l’hôtel de Valois. Du coup, ce qui se dit aussi, c’est qu’il faut protéger l’indépendance des médias contre les intérêts économiques des actionnaires et des annonceurs. L’idée, c’est de renforcer, dans la loi, les pouvoirs du Conseil supérieur de l’audiovisuel. Le CSA pourrait aller jusqu’à proposer des noms pour participer aux comités d’éthique des chaînes généralistes. Mais surtout ces chaînes seraient obligées d’inscrire dans la convention qui les lie au gendarme de l’audiovisuel une clause pour garantir l’indépendance éditoriale des rédactions. Ce qui n’existe pas aujourd’hui chez Canal Plus, et c’est bien tout le problème. Au ministère de la Culture, on réfléchit aussi à protéger les lanceurs d’alerte, les journalistes, ou les rédactions qui dénonceraient la censure, ou les pressions. Et on se dit qu’il faut aller vite.  L’examen, en deuxième lecture, au Sénat de la loi sur la liberté de création portée par Fleur Pellerin pourrait donc effectivement être un bon créneau. En tous cas tout est prêt.  Ne restent plus que les arbitrages dits  »politiques », à Matignon et à l’Elysée.

I-Télé : Bolloré cadenasse la chaine

I-Télé : Bolloré cadenasse la chaine

 

Catho plutôt réac, surtout protégé de Bolloré, Guillaume Zeller vient à la surprise générale d’être nommé à la direction d’I-Télé.  Pendant trois ans, Guillaume Zeller a géré  la version web du journal gratuit, prêtant une oreille attentive à ses journalistes (“Il nous répétait qu’il ne fallait pas hésiter à venir le voir pour discuter”), mais gardant les yeux rivés sur Google Analytics, instrument de mesure qui permet de consulter les audiences du site en temps réel. “Sans ça, on est complètement myope”, affirme-t-il. “Il ne connaît pas grand chose au web”, ose un employé. “Faire une infographie, pour lui, c’était le summum de la technicité”. En revanche, censurer des articles lorsqu’ils pourraient déplaire à l’actionnaire est monnaie courante. “Evidemment il y a des trucs dont on n’a pas le droit de parler”, assure-t-on presque naturellement au sein de la rédaction web : “Quand ça touchait à Bolloré, à ses amis, à des choses industrielles… Mais ce n’est pas Guillaume qui nous forçait, ça venait de plus haut”. La complaisance de Direct Matin avec les autres propriétés du groupe Bolloré ne s’est en effet pas arrêtée après le départ de Guillaume Zeller. Le 24 septembre dernier, le magazine a publié un article élogieux – et non signé – sur les débuts de la nouvelle formule du Grand Journal sur Canal+ (“un vent de fraîcheur”, “une belle alchimie”), tel un ovni au milieu de l’avalanche de critiques que l’émission présentée par Maïtena Biraben essuie depuis la rentrée.

 

Télé : nouvelle censure de Bolloré

Télé : nouvelle censure de Bolloré

 

 

Une nouvelle émission de télé aurait été censurée par Bolloré sur Canal au motif qu’elle met en cause une banque, le Crédit mutuel concernant certaines pratiques financières de d’ »optimisation fiscale ». Or Monsieur Bolloré entretient pour ses affaires des relations étroites avec cette banque. Il s’agit bien entendu de la conséquence de la mainmise de certains financiers sur les médias. Des financiers qui ne se privent pas de porter atteinte aux lignes éditoriales. « L’intervention de Vincent Bolloré pour empêcher la diffusion du documentaire que nous préparions ne fait pas de doute », affirme au Monde Jean-Pierre Canet, qui a supervisé le sujet en tant rédacteur en chef de KM, la société dirigée par Renaud Le Van Kim qui produisait aussi le « Grand Journal » sur Canal+, en tout cas jusqu’à ce que Vincent Bolloré lui retire ce dossier en juillet. « Cette affaire pose une question plus vaste : la concentration dans les télévisions privées est-elle un risque pour l’investigation ? Si l’enquête n’est possible que sur le service public, cela réduit beaucoup les choses », pense M. Canet, qui a auparavant été rédacteur en chef deux ans de   « Cash Investigation », l’émission d’Elise Lucet sur France 2, produite par l’agence Premières Lignes. « C’est un problème citoyen, d’autant plus que Canal+ a construit sa réputation sur l’indépendance », rajoute le journaliste, qui publie une tribune jeudi. Censuré sur Canal+, le documentaire a, selon Mediapart, trouvé une diffusion sur France 3 pour cet automne. M. Bolloré est proche de M. Lucas, qui fait comme lui partie du Club des trente, un rassemblement de patrons bretons, pointe Mediapart, qui ajoute que Vivendi a choisi le Crédit mutuel comme banque conseil dans le récent rachat de la société d’édition de Canal+.

« Les Guignols de l’info » : tous les auteurs virés par Bolloré

« Les Guignols de l’info » : tous les auteurs virés par Bolloré

Bolloré ne fait pas dans la dentelle, il vire les auteurs des « Guignols de l’info’ notamment parce que  son ami Sarko n’apprécie pas du tout sa caricature. Il faut donc faire le ménage avant 2017. Pour cela, comme à son habitud,e Bolloré n’emploie pas la méthode douce. Lui qui a fait sa fortune en Afrique à  »l’africaine» et aussi avec des coups de bourse borderline ne s’embarrasse pas de contraintes éthiques. Devant les protestations à l’annonce de la suppression des guignols il avait consenti à maintenir l’émission. Mais il décide maintenant de virer tous les auteurs, de changer la programmation et même les thématiques traitées. Le bisounours se remplacera donc la dérision que ne goûte pas Bolloré. Bref c’est la reprise en main de l’information par l’une des plus grandes fortunes de France qui veut conduire la politique éditoriale de Canal au fouet. Une méthode qui a réussi jadis en Afrique mais qui pourrait bien encore accélérer la baisse des abonnements à Canal. Selon les informations du Parisien ce samedi 25 juillet, les quatre auteurs historiques de l’émission auraient été licenciés. « Lionel Dutemple, Julien Hervé, Philippe Mechelen et Benjamin Morgaine, les quatre plumes des marionnettes depuis respectivement seize ans pour les deux premiers, sept ans pour le troisième et trois ans pour le dernier » « sont virés », affirme le quotidien.  « Traumatisés », ils refusent de prendre les appels pour commenter l’information. Canal + et Vivendi n’ont pas non plus confirmé les annonces du Parisien. Cette charrette est « une décision assumée par Maxime Saada, le nouveau directeur général du groupe. Le même qui, dans Le Figaro du 23 juillet, annonçait : ‘L’émission reste en format quotidien et conserve intacts ses 17 millions d’euros de budget’ », précise le journal.  Le Parisien affirme que « les plumes des marionnettes sont très grassement payées : 35.000 euros brut par mois pour les plus anciens. Pas difficile d’en trouver des moins chers, et plus dociles ». Le journal fait ici référence aux raisons supposées qu’avaient Vincent Bolloré de vouloir retirer Les Guignols de l’antenne. Selon L’Obs, l’homme d’affaires aurait souhaité contenter son ami Nicolas Sarkozy, irrité par sa marionnette.  Au-delà des Guignols, « les têtes tombent beaucoup ces jours-ci dans le groupe Canal +, écrit Le Parisien. Après Rodolphe Belmer, le directeur général jugé trop indocile et soupçonné d’avoir fait fuiter l’arrêt des Guignols, Thierry Langlois (directeur des antennes), Alice Holzman (patronne de CanalSat), c’est Renaud Le Van Kim qui saute. Ce producteur historique de la chaîne, mais dont la société appartient au groupe Zodiak, a donné hier (vendredi) sa démission de l’entreprise KM, au nom inspiré de son patronyme. C’était la condition pour que cette dernière, qui produisait Le Grand Journal depuis onze ans, continue à assurer les cérémonies des Césars, du Festival de Cannes et l’émission Conversation secrète, de Michel Denisot, pour la chaîne », précise le journal. « Dernière victime de la purge ? Ce vendredi, Ara Apri-kian, à la tête de D8, D17 et iTélé, a été remercié. C’est les mains vides qu’il a quitté vers 16h30 le siège du groupe. Éjecté en quelques minutes, sans avoir le temps de faire ses cartons. Comme Rodolphe Belmer avant lui », affirme le journal.

 

Bolloré l’africain

Bolloré l’africain

 

Bolloré qui veut supprimer les Guignols sur canal , ceste tapie «  « j’achète, je vends » , en moins grande gueule mais qui comme Tapie sait équilibrer se relations gauche droite. Bolloré a fait uen bonne partie de sa fortune en Afrique avec des méthodes type francafrique. France-inter  avait faiat une reportage sur ces partqiues ( France intre a été condamné, normal , la justice approuve de payer 50 euros  par mois des salariés. Extrait « Souvent cité en exemple comme modèle français de l’entrepreneur dynamique, Vincent Bolloré est très contesté en Afrique. France Inter s’est intéressé au Cameroun, où « l’empire noir de Bolloré » dévoile une face cachée peu reluisante. Enquête à écouter ce dimanche dans l’émission « Interception “.C’est en suivant la voie de la Cam rail (la SNCF camerounaise) que commence l’enquête de Benoit Collombat. En pleine gare de Douala, à midi, pas l’ombre d’un train. Et pour cause : il n’y a plus que trois rotations par jour entre la capitale économique du pays et Yaoundé, son centre politique. Pourquoi ? Parce que son nouvel actionnaire en a décidé ainsi. Depuis 1999, la compagnie nationale appartient à la multinationale du milliardaire breton, Vincent Bolloré. Au passage, on apprend que l’accord de privatisation de 1999, prévoyant l’indemnisation de 603 employés n’a pas été respecté. Tout comme les promesses de modernisation du réseau. Après le train, le port autonome de Douala. Là aussi, le groupe Bolloré est solidement implanté. Il contrôle l’essentiel des infrastructures par lesquelles transitent 85% des importations du pays. L’ancien directeur général du port, Emmanuel Etoundi Oyono, raconte comment il s’est opposé à la privatisation de l’activité de dragage des pieds de quais. ‘Le port a donné son personnel et sa drague à la SDCA, et s’est retrouvé facturé avec des montants très importants. Bolloré devrait louer tout ça et ce n’est pas le cas : c’est juste inadmissible. Résultat : le directeur rebelle a été licencié, alors même, ajoute-il, que ‘l’article 4 créant le port autonome de Douala énonce les dispositions éligibles à la privatisation : le dragage n’en fait pas partie.’ Au Cameroun, le groupe Bolloré fait à peu près ce qu’il veut. La suite n’est qu’une longue addition de passe-droits, de contournement des lois, de travailleurs mal payés… une saga peu reluisante au regard des critères sociaux minimum, y compris en Afrique. A la Socapalm, société camerounaise de palmeraie, les employés affectés à la cueillette touchent péniblement 50 euros par mois. A chaque exemple, le tableau s’obscurcit, sans que les représentants locaux de l’empire Bolloré ne prennent la peine de s’expliquer sur ces conditions de travail. ‘C’est un risque pour notre image’, avoue l’un d’eux. Pius N’jawé, le directeur du grand quotidien Le Messager peut conclure sans se tromper :  ‘Bolloré, c’est une illustration parfaite de la Francafrique.’ »

 

Voiture électrique : accord Renault- Bolloré

Voiture électrique : accord Renault- Bolloré

 

Les deux groupes français ont annoncé, dans un communiqué, avoir signé une lettre d’intention. Dans ce cadre, ils étudieront « le développement commun des solutions d’auto partage et la mise en place de coopérations industrielles et commerciales dans le domaine des véhicules électriques ».  Cet accord se déroule autour de trois axes: la commercialisation conjointe de solutions d’auto partage, la fabrication du modèle Bluecar – qui équipe notamment les Autolib – en France, et la conception et l’industrialisation d’un véhicule trois places autour d?’ batterie Bolloré.  Le Figaro avait fait état de cette information dans son édition de jeudi. Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, sur Europe 1, avait jugé « nécessaire » une collaboration entre les deux groupes.  Pour lui, le groupe Bolloré « a démontré en trois années que les Autolib’ « qui sont des véhicules d’auto partage, de location donnaient de très bonnes batteries ».  Dans le domaine de l’auto partage, Renault et Bolloré vont « étudier la création d’une société commune dont l’objet sera de conquérir et d’installer de nouveaux projets » en France et à l’international.   »D’ores et déjà, Renault pourrait rejoindre le Groupe Bolloré dans le capital de Bluely (Lyon) et Bluecab (Bordeaux) », ajoutent-ils. Bolloré a également annoncé jeudi soir s’être allié à la Compagnie Nationale du Rhône (CNR), adossée à GDF-Suez, pour l’approvisionnement et le stockage d’électricité: la CNR rentrera à hauteur de 5% dans le capital de Bluely, société qui opérera le système d’auto partage de véhicules électriques lyonnais à partir du mois d’octobre, et précise qu’elle « fournira à ce service son électricité qui est 100% renouvelable ».  Concernant le modèle Bluecar, connu car il est le visage de l’Autolib, les deux groupes vont « étudier le transfert de certaines fabrications dans l’usine de Dieppe du groupe Renault ainsi que la fourniture par ce dernier de pièces et de composants ».  Enfin, Renault et Bolloré vont travailler à la conception d’une voiture électrique de trois places et 3,1 mètres de long. En effet, les trois-quarts des locations d’Autolib se font avec un maximum de trois passagers à bord.  Cette voiture pourrait être équipée d’une batterie Bolloré de 20 kWh, lui permettant d’avoir une autonomie de plus de 200 kilomètres. Les deux groupes vont « étudier le soutien que pourrait apporter Renault au groupe Bolloré pour la conception, le développement et l’industrialisation » de cette auto.  Renault a mis la voiture électrique au cœur de sa stratégie, mais les résultats commerciaux ne suivent pas pour l’instant.  Sur le premier semestre 2013, les ventes de voitures électriques ont bondi de 2.013 unités à 4.779. Ce chiffre reste toutefois très modeste par rapport au total des 930.320 voitures vendues dans l’Hexagone sur la même période.  Le lancement en début d’année de la citadine Zoé de Renault, qui a été le modèle le plus vendu devant la Nissan Leaf, avait amplement contribué à cette hausse, selon l’Association nationale pour le développement de la mobilité électrique (Avere).  Sur la même période, les ventes de voitures hybrides avaient été multipliées par plus de cinq, pour atteindre 22.702 véhicules. Ce segment reste dominé par le constructeur japonais Toyota, suivi par ceux du français PSA Peugeot Citroën.  En juillet dernier, la Caisse des dépôts, Renault, EDF et sa filiale ERDF ainsi que la Compagnie nationale du Rhône (GDF Suez) avaient annoncé la création d’une société commune pour faciliter l’essor des bornes de recharge pour voitures électriques.

Sarkozy- Bolloré- Dupuydauby : la saga des requins « africains »

Sarkozy- Bolloré- Dupuydauby : la saga des requins « africains » 

 

Dupuydauby vient de révéler que Sarkozy avait touché des fonds de la Lybie en mouillant au passage Bolloré. La lutte entre les requins d’Afrique ne date pas d’hier comme en témoigne l’article de Libé de 2009.Vincent Bolloré versus Jacques Dupuydauby : partenaires ou ennemis, selon les circonstances, on ne se lasse pas du feuilleton. Finance, politique et justice, leur salade africaine recèle tous les bons ingrédients. Au Togo, un mandat d’arrêt vient d’être lancé contre Jacques Dupuydauby (Libération des 30 et 31 mai),trois ans après l’arrestation de l’Etat-major de Bolloré. Les temps changent. Leur «guerre des ports» en Afrique, Jacques Dupuydauby la résume ainsi : «Deux supermarchés s’affrontent. Le patron de Carrefour [Bolloré, ndlr] considère que la proximité d’un Shopi [Dupuydauby] n’est pas trop gênante. Pas de pot… le Shopi devient un centre Leclerc.» L’avocat de Vincent Bolloré, maître Olivier Baratelli, rétorque : «On l’a peut-être bridé dans son développement, mais ça ne l’autorise pas à nous piquer des actifs.» Car le «Shopi», avant de devenir un «Leclerc», était une vraie-fausse filiale de «Carrefour». Vincent Bolloré a toujours été adepte des montages complexes, à l’aide de discrètes coquilles financières. En Afrique, il a d’autant plus raison d’avancer masqué que ses différents métiers (plantations, trains, manutention, fret…), complémentaires, peuvent indisposer les pouvoirs publics, soucieux de voir un groupe truster la chaîne du ravitaillement. Cas d’école au Togo. Jacques Dupuydauby est à tu et à toi avec le président Eyadema (moins avec son successeur de fils). Mais pas Bolloré : le général togolais a de surcroît racheté sa maison d’enfance. Depuis 1998, Dupuydauby sert donc de poisson pilote à Bolloré, contre 30 000 euros d’honoraires mensuels. En 2001, il obtient le marché de la manutention du port de Lomé. Dupuydauby n’a pas un sou vaillant, c’est donc Bolloré qui finance en injectant 11 millions d’euros dans un holding espagnol, Progosa. Qui sera contrôlé par Bolloré, mais dirigé par Dupuydauby. Tout baigne, l’investissement togolais est vite rentable. Dupuydauby voit grand, trop grand aux yeux de Bolloré : Lomé risque de concurrencer ses activités portuaires voisines (Côte-d’Ivoire, Gabon, Cameroun, etc.). A Progosa, qui envisage de construire un troisième quai, Gilles Alix, directeur général du groupe Bolloré, écrit sèchement en 2002 : «Concernant les perspectives de développement du port de Lomé, je pense qu’il convient d’être extrêmement prudent car l’installation d’un hub pourrait être très préjudiciable à nos activités maritimes et terrestres, en banalisant l’opération de transport en Afrique.» Mais Dupuydauby persiste, jouant de l’antagonisme Eyadema-Bolloré. Ce dernier accepte de se retirer du capital de Progosa, mais pas tout à fait quand même, histoire de contrôler à distance la suite des événements. Il cède donc ses parts au groupe Hottinger, un ami franco-suisse qui n’entend rien à l’activité portuaire, avec promesse de rachat. En jargon financier, cela s’appelle un portage ; en langage commun, un faux nez. Une note interne du directeur juridique de Bolloré que Libération a pu se procurer, l’ancien juge Jean-Louis Delahaye indique la marche à suivre : «Cession de la participation à une structure opaque à créer (trust, par exemple) ou a des actionnaires extérieurs (portage).» Suit la suggestion d’une cascade de holdings intermédiaires – «contrôle», puis «contrôle partiel» et enfin «aucun contrôle» de Bolloré. Dans son petit manuel du portage, l’ex-magistrat évoque les «risques» de perdre le contrôle de l’usine à gaz. Et de recommander : «Il pourrait être envisagé de faire nommer des auditeurs proches du groupe mais n’apparaissant pas trop liés à lui, aux différents étages.» Son message est annoté par Bolloré : «OK, prendre les mesures nécessaires.» Un portage fonctionne tant que porteur et porté marchent main dans la main. Or Dupuydauby n’en fait qu’à sa tête. Profitant que le groupe Hottinger se comporte en sleeping partner, il exfiltre les actifs portuaires de Progosa. Après avoir envisagé de les céder à sa propre épouse, il les confie, fin 2004, à des «investisseurs luxembourgeois», derrière lesquels se dissimuleraient quelques dignitaires africains. Quand Bolloré se réveille, en 2005, rachetant sa participation à Hottinger, il est trop tard : «Mon pote, tu es l’heureux propriétaire d’une coquille vide», lui signifie Dupuydauby. Son directeur juridique, Gérard Perrier, joue au naïf dans un courrier à Gilles Alix : «J’étais convaincu d’être recruté par le principal concurrent de Bolloré, alors que je travaillais en fait pour une société détenue clandestinement par votre groupe.» Outre leurs plaintes en Europe, Bolloré et Dupuydauby multiplient les procédures en Afrique. Dans un premier temps, Bolloré obtient gain de cause devant le tribunal de Lomé : en février 2006, il annule la cession des actifs aux curieux actionnaires togolo-luxembourgeois. Dupuydauby contre-attaque en portant plainte pour corruption de magistrat. Dans la foulée, quatre dirigeants du groupe Bolloré se retrouvent en garde à vue, libérés contre une caution d’un million d’euros après intervention du Quai d’Orsay. Dupuydauby sait de quoi il retourne : lui-même rémunère grassement (255 000 euros en deux ans) Charles Debbasch, ex-doyen de la faculté d’Aix, condamné en France dans l’affaire Vasarely et réfugié en Afrique en tant que conseiller très spécial du président du Togo. Pour plus de sûreté, Dupuydauby a recruté l’ex-Premier ministre togolais. Sur l’exfiltration des actifs portuaires, il se prévaut de «l’aval des autorités». Au Gabon, la justice est plus rapide – plus folle, aussi. Mêmes causes, mêmes effets : Bolloré, avec ses multiples casquettes, ne pouvait tout rafler. Lauréat de la manutention portuaire, difficile de concourir à la concession des ports d’Owendo et de Port-Gentil. C’est donc la coquille de Dupuydauby qui emporte l’appel d’offres en 2003. Sitôt fait, il l’exfiltre au Luxembourg par le même truchement. Bolloré porte plainte. Après conflit au sein de la cour d’appel de Libreville, entre le premier président (favorable à Bolloré) et le président de la chambre commerciale (pro-Dupuydauby), la cour de cassation donne raison au second avec cet attendu qui en dit long : «Le ministre de la Justice a fermement enjoint au Premier président de se dessaisir.» Au Gabon, il y a désormais autorité de la chose jugée. Dupuydauby a niqué Bolloré en tout bien tout honneur

 

 

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