Archive pour le Tag 'Bolloré'

Les conséquences juridiques de l’affaire Bolloré en Afrique

Les conséquences juridiques de l’affaire Bolloré en Afrique

 

Le  coup de théâtre dans l’affaire Bolloré pour des faits de corruption au Togo est pourtant porteur de grands bouleversements pour la défense pénale », analyse l’avocat Arthur Dethomas avocat aux barreaux de Paris et de New York.

 

En refusant, le 26 février dernier, d’homologuer l’accord conclu entre les dirigeants du Groupe Bolloré et le parquet national financier (PNF), les magistrats du tribunal correctionnel de Paris ont très largement anéanti les efforts du législateur de développer la justice pénale négociée en France. Encouragé depuis deux décennies, le développement de la justice négociée repose sur les aveux de la personne mise en cause et sa coopération. Le principe est simple : le parquet propose une peine au prévenu en l’échange de sa reconnaissance de culpabilité. Si les deux parties s’accordent sur la peine, l’accord n’a – en théorie – plus qu’à être homologué par le tribunal pour éviter la tenue d’un procès.

Dans cette affaire, deux types d’accords avaient été conclus par le PNF : un premier, une Convention judiciaire d’intérêt public (CJIP), avec la société Bolloré SE et des accords individuels, des Comparutions sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), avec les dirigeants du Groupe Bolloré (dont Vincent Bolloré). Le tribunal correctionnel de Paris n’avait plus qu’à homologuer ces accords ; il a préféré désavouer le parquet national financier.

Case départ. Alors même que les magistrats du PNF s’étaient déplacés à cette audience pour souligner le succès du consensualisme dans la procédure, la présidente du tribunal a surpris tout le monde en refusant de valider les accords conclus avec les dirigeants personnes physiques du Groupe Bolloré, estimant que les peines convenues étaient inadaptées. Et, par conséquent, qu’il était nécessaire qu’un procès se tienne. Pour les dirigeants du groupe Bolloré, c’est donc un retour à la case départ. La décision de refus d’homologation n’étant pas susceptible de recours, ils seront vraisemblablement renvoyés devant le tribunal pour y être jugés.

Que reste-il des droits de la défense de Vincent Bolloré après qu’il a, lors d’une audience publique amplement relayée dans les médias, répondu par l’affirmative au tribunal qui lui demandait s’il reconnaissait sa culpabilité ?

Au-delà de toute considération propre aux faits du dossier et du cas personnel de Vincent Bolloré, cette décision est un échec de plus pour un PNF déjà passablement éprouvé. Pire, il préjudicie grandement au respect des droits de la défense dont les dirigeants doivent pouvoir bénéficier pour la suite de la procédure. Que reste-il des droits de la défense de Vincent Bolloré après qu’il a, lors d’une audience publique amplement relayée dans les médias, répondu par l’affirmative au tribunal qui lui demandait s’il reconnaissait sa culpabilité ? Quelle valeur faut-il accorder à des aveux donnés publiquement en réponse à une offre de sanction finalement révoquée ?

Présomption d’innocence. Les options dans la stratégie de défense des dirigeants du Groupe Bolloré pour le procès à venir se sont, de fait, fortement réduites et un choix qui consisterait pour le dirigeant à nier sa responsabilité pénale est plus difficile à envisager. La présomption d’innocence, dont chacun doit pourtant pouvoir bénéficier jusqu’à l’issue de la procédure, apparaît n’être plus qu’un concept juridique auquel on est prié de croire. En attendant de connaître l’issue de ce dossier, en raison de l’atteinte aux droits de la défense qui en résulte, cette décision va nécessairement mettre un coup d’arrêt au développement du consensualisme dans la procédure pénale. Dans ces conditions, quel dirigeant pourrait raisonnablement envisager d’engager une discussion avec le PNF ?

Il est évident que le tribunal doit rester souverain pour décider d’homologuer ou non un accord conclu entre un prévenu et le parquet, mais pour que la justice pénale négociée puisse réellement prospérer, en confiance, le parquet devra impérativement s’assurer de proposer des accords dont l’homologation semble acquise. A défaut, il n’y aura jamais de place pour une vraie justice pénale négociée.

Arthur Dethomas est avocat aux barreaux de Paris et de New York. Il n’intervient pas dans le dossier Bolloré

CNews et opérations africaines de Bolloré (Le monde)

CNews et opérations africaines de Bolloré (Le monde)

Au Togo, Vincent Bolloré prospère en finançant le maintien au pouvoir du satrape local, héritier de la présence coloniale française. A Paris, il entretient une chaîne de télévision engagée dans une guerre idéologique contre ceux qui s’intéressent au « postcolonial », explique, dans sa chronique, Philippe Bernard, éditorialiste au « Monde ».

 « Oui Mme la présidente. » Quatre mots prononcés par Vincent Bolloré, vendredi 26 février, ont suffi pour que le piège se referme. Le magnat de la logistique et de la communication venait de reconnaître sa culpabilité devant le tribunal judiciaire de Paris.

Oui, il savait qu’Euro RSCG (aujourd’hui Havas), une des pépites de son groupe, avait aidé l’indéboulonnable président du Togo, Faure Gnassingbé, à se faire réélire en 2010. Oui, 300 000 euros de prestations de « communication » ont été offerts à ce potentat africain, l’une des figures les plus caricaturales de la « Françafrique », par une autre société du groupe Bolloré afin d’obtenir l’attribution d’une concession de trente-cinq ans du port de Lomé. Oui, quelques mois après la présidentielle, le même Bolloré a fourni un emploi fictif à 8 500 euros mensuels à Patrick Bolouvi, demi-frère du président togolais.

 

Mais ces aveux, qui devaient éviter un procès retentissant grâce à la procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), le « plaider coupable » à la française, se sont retournés contre le milliardaire. Contre toute attente, Isabelle Prévost-Desprez, ancienne juge d’instruction spécialisée dans les affaires politico-financières qui présidait l’audience, n’a pas « homologué » les peines requises par le parquet, 375 000 euros d’amende. 

A la consternation de Vincent Bolloré et des dirigeants d’Havas présents à l’audience, la juge a estimé que les faits reprochés avaient « gravement porté atteinte à l’ordre public économique » et « porté atteinte à la souveraineté du Togo ». Ironie supplémentaire, une amende de 12 millions d’euros a été infligée en parallèle à la société Bolloré SE au titre de personne morale.

 

Surtout, le procès correctionnel redouté par l’homme d’affaires devrait avoir lieu et étaler publiquement la façon dont un groupe français assoit ses positions en Afrique en « faisant » des chefs d’Etat. Des représentants de la société civile togolaise espèrent pouvoir s’y exprimer. « On nous dit que nous sommes des pays pauvres alors que nous avons des potentialités qui pourraient permettre aux populations de vivre heureuses, estime David Dosseh, président du collectif Togo deboutBeaucoup d’argent malheureusement disparaît dans la corruption. » 

Europe 1 racheté par Bolloré ?

 Europe 1 racheté par Bolloré ?

 

 

On sait que Bolloré veut dépouiller la totalité des sociétés de Lagardère et en prendre la direction. Pour l’instant des stratégies de bataille d’actionnaires se mettent en place d’un côté et de l’autre. En attendant, Bolloré pourrait bien racheter séparément Europe 1 (propriété de Lagardère) . Lagardère se séparerait d’un actif pour encaisser un peu de cash. Reste à savoir si Bolloré va diriger Europe 1 comme il a dirigé Canal+ ( ou Cnews)  ( censure, licenciement de journalistes ,échappe de plomb éditoriale). . Auquel cas Europe1 qui des années et même des dizaines d’années s’est complètement écroulée  pourrait alors devenir complètement marginale.

Manif des journalistes devant canal pour protester contre la répression de Bolloré

Manif des journalistes devant canal pour protester contre la répression de Bolloré

 

 

On sait que Bolloré n’apprécie guère d’humour puisque sitôt arrivé à Canal+ il avait interdit la célèbre émission humoristique des guignols. Ensuite il a licencié plusieurs journalistes et récemment le commentateur vedette des matches de football, 23 ans de maison, avait été licencié la veille de Noël pour avoir apporté à l’antenne son soutien à l’humoriste Sébastien Thoen.

 

Ce dernier avait été renvoyé quelques jours plus tôt pour avoir participer à un sketch parodique d’une émission de CNews, «L’heure des Pros», animée par Pascal Praud, chaîne appartenant au groupe Vivendi, comme Canal+.

 

 Une émission de particulièrement populiste, droitière et vulgaire dont la parodie a été particulièrement bien réussie.

 

Dans une tribune publiée fin décembre dans le Monde, l’entraîneur et ex-international de football Paul Le Guen s’adressait lui directement à Vincent Bolloré pour contester l’éviction du «meilleur commentateur de football» qu’il connaisse. Libres, le premier syndicat du groupe Canal+, s’était dit «indigné et choqué» par ce licenciement, «tant sur le fond que sur la forme», la Société des journalistes (SDJ) de Canal+ déplorant de son côté «des atteintes répétées à la liberté d’expression».

 

Médias, des journalistes licenciés : Bolloré ne badine pas avec l’humour

  • Médias, des journalistes licenciés : Bolloré ne badine pas avec l’humour
    • Il est clair que chez Bolloré on apprécie guère l’humour. À peine arrivé,  Bolloré avait supprimé la célèbre émission des guignols de Canal particulièrement suivie. D’autres départs se sont produits pour excès d’humour . Augustin Trapenard un journaliste supplémentaire quitte News.
    • Un départ de plus qui vient s’ajouter au licenciement de l’humoriste Sébastien Thoen, chroniqueur dans le Canal Sports Club et présentateur du Journal du Hard (il a été remplacé d’ailleurs par l’actrice érotique Lele O, ndlr) avait été licencié par Canal+ pour avoir participé à une parodie de l’émission de CNews, L’heure des pros. Plus récemment,
    • . Une parodie de l’heure des pros qui reflétait exactement le côté populiste, vulgaire et droitier de l’émission et de son animateur.
    • Stéphane Guy a également été viré pour avoir adressé un message de soutien à l’égard de son ex-collègue avant le coup d’envoi de la seconde période de Montpellier-PSG (1-3). « Je veux saluer l’ami Sébastien Thoen qui n’a pas eu la sortie qu’il aurait méritée », avait-il notamment dit.

Paul Le Guen, ex-international : « Monsieur Bolloré, un peu d’humour « 

Paul Le Guen, ex-international :   »Monsieur Bolloré, un peu d’humour « 

L’entraîneur de football, ancien joueur de l’équipe de France, s’adresse au propriétaire de Canal+ pour contester le licenciement du commentateur sportif de la chaîne cryptée, Stéphane Guy.

Tribune. 

 

Monsieur Bolloré, vous êtes fier d’appartenir – si j’en crois vos déclarations et prises de position – à cette Bretagne qui, entre autres qualités, sait prendre du recul, se moquer d’elle-même et supporter la critique comme peut-être aucune autre région française. Les clichés dont on gratifie notre belle région sans discontinuer, vous les connaissez autant que moi : la pluie qui, bien sûr, est toujours au rendez-vous ; l’alcool qui, sans discontinuer, coule à flots ; les binious qui s’obstinent jusqu’à rendre sourds. Et j’en passe et des plus sévères et des plus définitifs encore.

Mais vous le savez aussi bien que moi, notre Bécassine, notre chère Bécassine, a mis au point une arme redoutable pour supporter tous les dénigrements de la terre : l’art de la plaisanterie. Un Breton, j’en suis certain, ne doit pas se raidir face à de si anodines critiques.

« Si j’avais un reproche à lui faire, ce serait justement d’être parfois l’avocat outrancier de votre chaîne »

De semblable façon, un minimum de recul me semble recommandé au regard des récents événements qui agitent notre Landerneau télévisuel. Non, Monsieur Bolloré, vous ne devez pas écarter Stéphane Guy de Canal+. Vouloir faire de lui un exemple me paraît totalement inapproprié.

Pour le dire autrement, si Stéphane n’a rien d’un innocent, il n’est certainement pas un coupable. Je le sais pour avoir souvent travaillé à ses côtés au cours de ces dernières années, votre commentateur vedette aime Canal, et plus que de raison ! D’où certains excès, comme il sied à tous les passionnés. Imaginer que vous puissiez le congédier parce qu’il a abusé de sa tribune pour manifester une solidarité confraternelle [en soutenant le chroniqueur Sébastien Thoen, renvoyé récemment de la chaîne cryptée après un sketch parodiant l’émission de Pascal Praud « L’Heure des pros », sur CNews, la chaîne info du groupe Canal+], me semble inconcevable.

Je viens de le souligner, Stéphane n’est pas un innocent. Si j’avais un reproche à lui faire, ce serait justement d’être parfois l’avocat outrancier de votre chaîne.

Il connaît Canal par cœur

Je vous l’accorde, de temps à autre, il n’y va pas de main morte puisqu’il peut aller jusqu’à stigmatiser la concurrence pour mieux défendre votre groupe. Mais je vous le répète : il connaît Canal autant qu’il peut l’aimer : par cœur, au sens premier et vrai du terme. Et même si l’on est en droit de remettre en cause mon objectivité, j’affirme qu’il est le meilleur commentateur de football que je connaisse.

‘ v:shapes= »_x0000_i1025″>

Guerre Lagardère – Bolloré : le feuilleton continue !

Lagardère – Bolloré : le feuilleton continue !

 

 

Le feuilleton continue entre Lagardère et Bolloré. On vient d’apprendre que Bolloré a saisi le tribunal de commerce après le refus de Lagardère de réunir une assemblée générale extraordinaire. On se souvient que Lagardère avait été sauvé par Bolloré d’abord pour empêcher le fonds spéculatif Amber de prendre le pouvoir. Depuis, on a assisté un changement d’alliance. Bolloré s’est allié avec ce fonds spéculatif pour tenter de prendre la direction de Lagardère. Du coup, Lagardère s’est autorisé une petite manœuvre juridique pour conserver son pouvoir. Bolloré et Amber ont alors demandé une assemblée générale extraordinaire. Le conseil de surveillance de Lagardère a rejeté la demande de convocation d’une assemblée générale exceptionnelle émanant d’Amber Capital et de Vivendi, annonce lundi le groupe dans un communiqué.

“Le conseil de surveillance a étudié la demande conjointe d’Amber Capital et Vivendi de convocation d’une assemblée générale exceptionnelle. Il a considéré que les conditions juridiques ne sont pas réunies pour déroger au calendrier social connu de tous les actionnaires”, explique-t-il.

“Il a rappelé qu’il est garant de l’intérêt social du groupe, de son indépendance et de son intégrité. À ce titre, il doit le préserver dans un contexte particulier, où l’un des actionnaires ayant fait la demande est en concurrence directe avec Lagardère Publishing”.

“Cependant, en accord avec la gérance, le conseil de surveillance a décidé d’ouvrir un dialogue actionnarial constructif et apaisé”, ajoute Lagardère.

Amber Capital a demandé qu’une assemblée générale des actionnaires se tienne “dans les meilleurs délais” afin de procéder à une recomposition partielle du conseil de surveillance.

Le fonds d’investissement s’est associé à Vivendi dans le cadre d’un pacte d’actionnaires pour obtenir quatre sièges au conseil de surveillance. Le feuilleton est encore loin d’être terminé car Bernard Arnault, PDG du géant français du luxe LVMH, a affiché récemment son soutien à Arnaud Lagardère en confirmant sa prise de participation dans sa holding personnelle, Lagardère Capital & Management. Mais Bolloré n’a pas l’habitude de faire dans la dentelle en matière de stratégie capitalistique et l’histoire est loin d’être terminée.

Lagardère – Bolloré : la guerre continue

Lagardère – Bolloré : la guerre continue

 

 

Le feuilleton guerrier continue entre Lagardère et Bolloré. On se souvient que Lagardère avait été sauvé par Bolloré d’abord pour empêcher le fonds spéculatif Amber de prendre le pouvoir. Depuis, on a assisté un changement d’alliance. Bolloré s’est allié avec ce fonds spéculatif pour tenter de prendre la direction de Lagardère. Du coup, Lagardère s’est autorisé une petite manœuvre juridique pour conserver son pouvoir. Bolloré et Amber ont alors demandé une assemblée générale extraordinaire.- Le conseil de surveillance de Lagardère a rejeté la demande de convocation d’une assemblée générale exceptionnelle émanant d’Amber Capital et de Vivendi, annonce lundi le groupe dans un communiqué.

“Le conseil de surveillance a étudié la demande conjointe d’Amber Capital et Vivendi de convocation d’une assemblée générale exceptionnelle. Il a considéré que les conditions juridiques ne sont pas réunies pour déroger au calendrier social connu de tous les actionnaires”, explique-t-il.

“Il a rappelé qu’il est garant de l’intérêt social du groupe, de son indépendance et de son intégrité. À ce titre, il doit le préserver dans un contexte particulier, où l’un des actionnaires ayant fait la demande est en concurrence directe avec Lagardère Publishing”.

“Cependant, en accord avec la gérance, le conseil de surveillance a décidé d’ouvrir un dialogue actionnarial constructif et apaisé”, ajoute Lagardère.

Amber Capital a demandé qu’une assemblée générale des actionnaires se tienne “dans les meilleurs délais” afin de procéder à une recomposition partielle du conseil de surveillance.

Le fonds d’investissement s’est associé à Vivendi dans le cadre d’un pacte d’actionnaires pour obtenir quatre sièges au conseil de surveillance. Le feuilleton est encore loin d’être terminé car Bernard Arnault, PDG du géant français du luxe LVMH, a affiché récemment son soutien à Arnaud Lagardère en confirmant sa prise de participation dans sa holding personnelle, Lagardère Capital & Management. Mais Bolloré n’a pas l’habitude de faire dans la dentelle en matière de stratégie capitalistique et l’histoire est loin d’être terminée.

Lagardère secoué par son nouvel actionnaire Bolloré !

Lagardère secoué par son nouvel actionnaire Bolloré !

Lagardère vient à peine d’être sauvé par l’arrivée de Bolloré dans son capital qu’ il est déjà bousculé par l’intéressé qui en l’occurrence s’est  allié au fond spéculatif Ambert. Bref comme d’habitude Bolloré ne fait pas dans la dentelle en matière de gestion capitalistique . Une méthode qui lui a réussi en Afrique. Lagardère, lui, est victime en quelque sorte de son implication un peu excessive en politique. Grâce à la politique et à ses liens avec Sarkozy, Lagardère a pu sauver son trône lors de la dernière assemblée générale. Mais il en est aujourd’hui victime puisque le nouvel arrivant, Bolloré, se retourne contre lui. Il est vrai que la gestion de Lagardère est un peu douteuse et qu’il aurait doute mieux fait de mettre son énergie dans la gestion plutôt que dans ses relations politiques. Faut-il rappeler que Lagardère est aussi largement impliqué dans la victoire de Macron dont il est l’un des principaux supporters. La gestion de Lagardère est maintenant très par critiquée l’homme d’affaires Vincent Bolloré et Amber qui  détiennent respectivement 23,5% et 20% du capital de Lagardère, dont la gestion est contestée par plusieurs investisseurs.

“Malgré leurs divergences, et à la suite des très mauvais résultats annoncés par Lagardère il y a quelques jours, Amber Capital et Vivendi ont décidé de signer un pacte”, a annoncé mardi matin Vivendi dans un communiqué.

Vivendi et Amber Capital “vont dans ce cadre entamer auprès de Lagardère des démarches afin d’avoir, chacun, au conseil de surveillance une représentation minoritaire, de trois membres pour Amber Capital et un membre pour Vivendi”, a-t-il dit.

Les deux groupes vont demander qu’une nouvelle assemblée générale des actionnaires de Lagardère soit organisée “le plus tôt possible”, a par la suite précisé à Reuters un porte-parole du fonds activiste britannique. Selon une source proche du dossier, cette assemblée pourrait se tenir dès le mois de septembre.

Le pacte conclu pour cinq ans entre les deux groupes prévoit aussi des droits réciproques de “première offre” et de préemption.

Il consomme ainsi la rupture entre Vincent Bolloré et Arnaud Lagardère alors que le premier affichait jusqu’à présent son soutien au second. Amber Capital, au contraire, est depuis plusieurs années le principal critique de la stratégie et des performances financières du gérant de Lagardère.

Les deux actionnaires ont l’un et l’autre régulièrement renforcé leur présence au capital de Lagardère ces derniers mois, avec de nouvelles prises de participation mi-juillet.

Fin juillet, Lagardère a annoncé avoir subi une perte opérationnelle de 218 millions d’euros au premier semestre, plombé par la crise sanitaire liée au nouveau coronavirus.

L’un des principaux enjeux du dossier porte sur la structure de gestion en commandite qui permet à Arnaud Lagardère, fils du fondateur Jean-Luc Lagardère, de contrôler l’ensemble du groupe alors qu’il ne possède que 7% du capital.

Une tentative d’Amber pour mettre fin à cette situation avait été repoussée en mai grâce à un front commun auquel s’était associé Vincent Bolloré.

Mais peu après, un autre poids lourd du monde des affaires, le PDG du géant du luxe LVMH, Bernard Arnault, a pris une participation d’environ 25% dans Lagardère Capital & Management (LCM), la société holding d’Arnaud Lagardère.

Ce soutien surprise a permis à ce dernier de réduire la pression liée à son endettement personnel tout en renforçant le statu quo sur la commandite.

Amber et Vincent Bolloré entendent néanmoins toujours en finir avec ce statut, a déclaré une source proche du dossier.

“La commandite, c’est un système de gestion aberrant, qui est tolérable quand tout va bien mais qui est beaucoup plus difficile à supporter quand tout va mal”, explique cette source.

Vivendi, de son côté, justifie le choix de l’alliance avec Amber par les “mauvais résultats” publiés par Lagardère. “Nous, ce qu’on sait, c’est que les résultats sont très, très mauvais et on a besoin d’un changement”, a dit un porte-parole.

A la Bourse de Paris, l’action Lagardère gagnait près de 1% à 14,74 euros en début d’après-midi alors que l’indice CAC 40 progressait de plus de 2,7%. Le titre accuse une baisse de 24% depuis le début de l’année et de près de 50% depuis le printemps 2017.

Sondage opinion : Macron remonte encore grâce à Bolloré !

Sondage opinion : Macron remonte encore grâce à Bolloré !

 

Après Lagardère l’un des plus fervents soutient de Macron, c’est au tour de Bolloré d’utiliser les médias qu’ils possèdent pour afficher une remontée du chef de l’État. Bolloré qui a d’ailleurs organisé un grand débat dans l’émission télé de Cyril Hanouna Lagardère propriétaire d’Europe numéro un et du JDD a été le premier à révéler une remontée surprise de Macron. Il est maintenant suivi par un autre fan de Macron à savoir Bolloré qui lui aussi titre dans Paris-Match que le chef de l’État aurait vu sa cote de popularité grimper de 6 %. La stratégie est claire : influencer l’opinion publique pour créer une dynamique positive en tout cas moins catastrophique. De toute manière ces sondages sont à prendre avec des pincettes car tout dépend aussi de la méthodologie, en clair de l’orientation des questions et de l’exploitation des résultats. Il est clair que nombre de grands patrons, de financiers qui ont largement permis la victoire de Macron en le finançant s’inquiètent doublement. D’une part de la dégradation du climat économique, d’autre part de la baisse d’audience de Macron depuis l’été 2018. Deux très mauvaises nouvelles pour le business. En réalité les facteurs explicatifs de la dégradation économique sont liés à des éléments internationaux mais il est vrai que la politique de Macron a nettement affecté la confiance des acteurs économiques. Surtout depuis le très net tassement de la croissance en 2018 et des perspectives relativement déprimantes puisque la France aura des difficultés à atteindre 1,3 % d’augmentation du PIB. Lagardère, Bolloré et autres financiers qui soutiennent Macron s’efforcent donc d’insuffler un certain vent d’optimisme sur le plan économique et politique. Le soutien économique est nécessaire à leur business et le soutien politique est favorable au maintien de la politique fiscale injuste qui leur profite. Jusqu’aux élections européennes il faut donc s’attendre à de possibles manipulations des sondages. Pour preuve on voit régulièrement la liste en marche réapparaître en tête des sondages alors que d’autres instituts d’opinion mettent la liste du Front National nettement devant la liste en marche. D’après Paris-Match qui n’est pas spécialement un journal gauchiste avec 36% de « bonnes opinions », le chef de l’État gagne six points de popularité en un mois, tout comme son Premier ministre, qui bénéficie de 47% d’opinions positives.  Avec 36% de « bonnes opinions », le chef de l’État pointe encore en 18ème position de ce classement, à égalité avec son prédécesseur, François Hollande (=). 64% des Français interrogés ont une « mauvaise opinion de lui ». Avec 47% d’opinions positives, le Premier ministre se hisse quant à lui en quatrième position, à deux points seulement du ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, qui gagne quarts points à 49%, selon cette enquête. Ils sont aussi nombreux (47%) à avoir une mauvaise opinion d’Édouard Philippe. Le classement est toujours dominé par l’ancien ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot (73%, -2) et Alain Juppé (56%, +4). Parmi les autres personnalités, Bruno Le Maire gagne quatre points à 42%, Gérard Larcher cinq à 37%, Laurent Wauquiez trois à 34% et Marine Le Pen en perd trois à 30%.

*Enquête réalisée par téléphone du 8 au 9 février auprès de 1.002 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

Diffamation : Bolloré condamné

Diffamation : Bolloré condamné

 

C’est l’arroseur arrosé, Bolloré perd une  nouvelle fois dans son combat contre les journalistes qui ne pensent pas comme lui. Décidément l’homme a des rapports difficiles avec l’information voire avec la démocratie. Dans son groupe de presse c’est un véritable massacre sur le fond comme sur la forme. Canal plus qu’en finit pas de s’écrouler illustre l’échec d’uen stratégie du coup de pied au cul qui peut marcher dans le business surtout quand c’est en Afrique mais qui est à la fois ridicule et daté dans un environnement ou l’information circule librement. Le tribunal de commerce de Paris a en effet rejeté la plainte déposée suite à la diffusion d’un portrait dans Complément d’enquête sur France 2 par l’industriel breton, qui réclamait 50 millions d’euros de dommages., le tribunal de commerce de Paris a rejeté la plainte pour « dénigrement » déposée suite à la diffusion le 7 avril 2016 d’un portrait de Vincent Bolloré dans l’émission Complément d’enquête sur France 2. Le groupe Bolloré réclamait à France Télévisions la coquette somme de 50 millions d’euros pour le préjudice subi.

Ce reportage, qui a reçu le prestigieux prix Albert Londres, n’a pas plu à l’industriel, qui l’a aussi attaqué en diffamation, en France comme au Cameroun. Pour l’avocat de France 2, Me Jean Castelain, cette plainte est destinée « à bâillonner la presse, à intimider, à marquer les esprits », a ajouté sa consœur Juliette Felix, rappelant que « Vincent Bolloré poursuit une vingtaine de médias en diffamation ».

Diffamation France 2 : Bolloré débouté

Diffamation France 2 : Bolloré débouté

 

C’est connu Bolloré n’aime pas la contestation, ni dans son groupe, ni à l’extérieur. C’est le capitaine d’industrie à l’ancienne où le coup de pied au cul fait office de pédagogie. Une pratique qui a permis au groupe de se développer en Afrique où il réalise en général l’essentiel de ses profits. Le processus de développement du groupe avait fait l’objet d’un reportage sur France 2 peu apprécié par Bolloré qui a intenté plusieurs procès. Réclamant notamment 50 millions au tribunal de commerce : En attendant le tribunal correctionnel de Nanterre a relaxé mardi le journaliste Tristan Waleckx et la chaîne de télévision France 2, poursuivis en diffamation par l’homme d’affaires Vincent Bolloré après la diffusion d’un portrait dans l’émission Complément d’Enquête. Le PDG du groupe Bolloré a déposé plusieurs recours à la suite de la diffusion en 2016 de l’enquête, récompensée par le prix Albert Londres. Dans ce portrait intitulé “Vincent Bolloré, un ami qui vous veut du bien”, le journaliste retrace le parcours du milliardaire depuis la reprise de l’usine familiale de fabrication de papiers Bible en Bretagne à la constitution d’un empire présent dans les médias, la publicité, le transport, la logistique et le stockage d’électricité. Il expose en particulier les multiples activités du groupe en Afrique, en s’intéressant notamment aux conditions de travail dans une palmeraie de la société Socapalm, filiale camerounaise de la société luxembourgeoise Socfin dont Vincent Bolloré est actionnaire minoritaire. Le groupe Bolloré, qui dénonçait une enquête à charge, réclamait 450.000 euros de dommages et intérêts.

Afrique : Bolloré s’explique ….mal

Afrique : Bolloré  s’explique ….mal

Bolloré tente de s’expliquer dans le JDD après sa mise en examen pour corruption en Afrique. Mais il s’explique mal puisqu’il nie  même  toute existence de corruption dans un continent qui pourtant souffre de cette tare majeure encouragée en plus par les entreprises étrangères comme celles de Bolloré. Chacun sait pourtant que les sommes détournées par les responsables africains et placées aux Etats Unis ou en Europe représentent à peu près l’équivalent de la dette africaine. Rares sont les anciens chefs d’Etat africain qui ne sont pas concernés par des enquêtes pour détournement de fonds publics ; Une situation que nie

 l’industriel breton qui  dénonce en premier lieu la suspicion portée sur cette « terre de non-gouvernance, voire de corruption » : « On y imagine des chefs d’États décidant seuls d’accorder des contrats mirobolants à des financiers peu scrupuleux… » Après deux jours de garde à vue, Vincent Bolloré a été mis en examen, jeudi, pour « corruption d’agent public étranger », « complicité d’abus de confiance » et « complicité de faux » dans l’enquête sur les conditions d’attributions de ses concessions portuaires en Afrique de l’Ouest. Les juges Serge Tournaire et Aude Buresi soupçonnent le groupe Bolloré d’avoir utilisé les activités de conseil politique de Havas, filiale du groupe, afin de décrocher la gestion des ports de Lomé, au Togo, et de Conakry, en Guinée, via une autre de ses filiales, Bolloré Africa Logistics, anciennement appelée SDV. Celui qui s’apprête à passer la main à son fils Yannick à la tête du conseil de surveillance de Vivendi défend dans sa tribune au JDD les réalisations de son groupe en dépit d’un climat proche de la « chasse aux sorcières » en Afrique.

« Le développement de salles de cinéma que réalise Vivendi dans des pays qui n’en avaient plus depuis trente ans, le développement d’expériences d’électrification grâce aux technologies exceptionnelles de nos batteries, vont-ils être considérés comme des cadeaux ayant une finalité corruptrice? Toute embauche peut-elle être requalifiée comme un service rendu? » Dans sa tribune, Vincent Bolloré s’interroge surtout sur l’avenir de son groupe : « Faut-il abandonner l’Afrique? ». Vincent Bolloré dresse malgré tout le portrait élogieux d’un continent tourné vers l’avenir : « Loin des clichés d’une Afrique misérabiliste, je vois les buildings, les réseaux informatiques se créer, le souhait d’une vigoureuse jeunesse pour dessiner un futur démocratique et serein. »Un constat réel mais qui oublie l’autre coté du miroir avec la pauvreté et la maladie.

Bolloré mis en examen pour ses activités en Afrique

Bolloré mis en examen pour ses activités en Afrique

Mise en examen de celui qui se caractérise par des méthodes à la fois douteuses et brutales. Là,  il agit de corruption en Afrique qui a permis au groupe Bolloré de se développer et de faire l’essentiel de ses profits.  Le milliardaire breton et les trois autres responsables étaient auditionnés depuis mardi matin à Nanterre (Hauts-de-Seine) par les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF). La justice soupçonne des dirigeants de Bolloré d’avoir utilisé le groupe de communication Havas, alors filiale du groupe, pour faciliter l’accession au pouvoir de dirigeants africains et obtenir en contrepartie des concessions portuaires. Les juges s’intéressent en particulier aux conditions de reprise par le groupe Bolloré de la concession du port de Conakry, en Guinée, et de la gestion d’un terminal de conteneurs du port de Lomé, au Togo. Bolloré ne s’est jamais embarrassé pas de procédures pour satisfaire son appétit de tout bouffer et d’imposer sa loi. La méthode : le coup de pied au cul ou la corruption.  A Canal, il a simplement viré l’émission phare les Guignols. Il avait aussi  pris la plus grosse part du capital d’Ubisoft en oubliant d’en parler à son propriétaire ; Yves Guillemot, le cofondateur de l’éditeur français de jeu vidéo Ubisoft, avait  fustigé l’attitude de son dirigeant Vincent Bolloré, dans un entretien au quotidien Les Echos.   »Nous avons le sentiment d’avoir vécu une agression. J’ai reçu un appel de Vincent Bolloré deux heures avant l’annonce de son entrée dans le capital d’Ubisoft. Il ne m’en a même pas parlé ! », a déploré l’entrepreneur.   » Prendre un pourcentage dans notre société sans discuter avec nous au préalable, ce sont des méthodes d’un autre temps. On n’entre pas dans une société en cassant la porte ! », avait-t-il encore dénoncé, fustigeant des méthodes « d’activiste ». Autre brutalité, Bolloré, le propriétaire de Canal, a considéré qu’il y a trop de dérision sur Canal et qu’il fallait supprimer «  les guignols ». Pas étonnant Bolloré n’apprécie pas la critique permanente du fric roi, de l’exploitation, de la domination, de l’aliénation par les multinationales dont il faut partie. Alors il a changé les équipes, orienté  vers des programmes lisses et nuls comme ceux de TF1. L’idéal sans doute pour Bolloré serait une chaine diffusant uniquement les pubs des multinationales  avec de temps en temps (une minute par heure) la lecture d’une dépêche officielle de l’AFP. Bref l’info comme les aiment les grands « capitaines d’industrie » : bâillonnée. En Afrique, on utilise à la fois la brutalité (voir émission Envoyé spécial) et les dessous de table dans des pays ou l’intérêt personnel se confond trop souvent avec l’intérêt collectif. La mise en examen de Bolloré n’est pas uen surprise pour ceux qui connaissent un peu l’Afrique même si n’est pas le seul à procéder ainsi. L’enquête  fait suite à une plainte déposée par un ancien collaborateur du groupe, porte sur des faits qui remontent à 2009 et 2010.

Bolloré : soupçons de corruption en Afrique ? Non !

Bolloré : soupçons de corruption en Afrique ? Non !

 

La dilection de Bolloré et le patron lui-même sont soupçonnés de corruption en Afrique en particulier en Guinée et au Togo. Il faut vraiment que les juges qui enquêtent  aient l’esprit mal placé pour imaginer des possibilités de corruption en Afrique où Bolloré réalise depuis des années l’essentiel de se bénfices. Certes les compétences techniques de Bolloré ne sont pas en cause particulièrement concernant le transport en Afrique mais il est évident que l’activité de Bolloré s’effectue dans l’environnement local où certains intérêts personnels se confondent avec l’intérêt collectif. Bref laisser entendre qu’il y a peut-être corruption en Afrique est une litote. Le groupe contrôlé par la famille Bolloré joue un rôle de premier plan en Afrique où il est présent dans 46 pays, exploite 16 terminaux à conteneurs ainsi que trois concessions ferroviaires et emploie 25.000 personnes. Le milliardaire breton est auditionné à Nanterre (Hauts-de-Seine) par les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), a-t-on précisé de source judiciaire, confirmant une information du journal Le Monde. La justice soupçonne des dirigeants de Bolloré d’avoir utilisé le groupe de communication Havas, alors une filiale du groupe, pour faciliter l’arrivée au pouvoir de dirigeants africains afin d’obtenir en contrepartie des concessions portuaires. La justice s’intéresse en particulier aux conditions de reprise par le groupe Bolloré de la concession du port de Conakry, en Guinée, et de la gestion d’un terminal à conteneurs du port de Lomé, au Togo. Outre Vincent Bolloré, Gilles Alix, directeur général du groupe Bolloré, et Philippe Dorent, responsable du pôle international de Havas Paris, sont également entendus, a-t-on précisé de source judiciaire.

Vivendi: Bolloré a tué Canal+

Vivendi: Bolloré a tué  Canal+

 

 

 

On se demande jusqu’où ira l’agonie de Canal+ sous la direction de Bolloré. L’audience de la chaîne devient de plus en plus anecdotique. Une chaîne qui a perdu encore près de 500 000 abonnés en 2016. En cause, évidemment le recadrage de la ligne éditoriale jugée trop critique par Bolloré. Du coup,  cette ligne se situe entre le Parisien, Paris-Match et télé- loisirs. Même les émissions humoristiques comme les Guignols ne font plus rire. Pas étonnant tous les auteurs de l’ancienne émission ont été virés. Le Grand journal lui va être supprimé pour cause sans doute d’ennui mortel.  Enfin et peut-être surtout, Canal+ dont la moitié des abonnés était motivée par le sport notamment le  football ne diffuse plus que des compétitions anecdotiques. On se demande jusqu’où ira l’agonie de Canal+. Visiblement Bolloré n’a pas le profil pour diriger des chaînes de télé. Exception faite de chaînes pour adultes immatures ou ados attardés où Cyrille Hanouna déploie ses talents de clown pathétique. Il est clair qu’on ne manage  pas une chaîne comme Canal comme on dirige une entreprise africaine où Bolloré tire ses principaux profits. La méthode du coup de pied au cul est mal appréciée dans le monde des médias. Vivendi a cependant annoncé cependant jeudi tabler sur un rebond de son chiffre d’affaires et de son résultat opérationnel cette année après un exercice 2016 plombés par les difficultés de sa filiale de télévision Canal+ en France, qui a perdu un demi-million d’abonnés. Le groupe de médias mise sur la refonte des offres commerciales de Canal+ ainsi que sur les partenariats conclus à l’automne avec les opérateurs télécoms Orange et Free (Iliad) qui lui ont permis d’engranger 2,9 millions de clients, synonymes cependant de revenus moins élevés que ses abonnés classiques. De Dans un communiqué, Vivendi évoque une forte amélioration des performances commerciales en fin d’année pour Canal+, qui accuse toutefois une perte de 492.000 abonnés individuels dans l’Hexagone en 2016. Sur le seul dernier trimestre, marqué par le lancement des nouvelles offres en novembre, le nombre d’abonnés a continué de diminuer. »Nous avons construit de solides fondations pour nous permettre de croître. Nous sommes à un tournant », a assuré le président du directoire Arnaud de Puyfontaine lors d’une conférence avec des analystes. Le groupe piloté par l’entrepreneur milliardaire Vincent Bolloré anticipe pour 2017 un chiffre d’affaires en hausse de plus de 5% et un résultat opérationnel ajusté (Ebitda) en progression d’environ 25%, espérant un rebond après une année 2016 « de transition ». Le propriétaire du numéro un mondial de la musique Universal Music Group et du groupe de télévision Canal+ a vu l’an dernier son chiffre d’affaires reculer de 0,2% à données comparables à 10,82 milliards d’euros. L’Ebitda a dégringolé de 21,5% à 724 millions, en deçà des attentes du marché, pénalisé par les pertes de 400 millions subies par Canal+ France. Le marché tablait en moyenne pour 2016 sur un chiffre d’affaires de 10,88 milliards d’euros et un résultat d’exploitation (Ebitda) de 820 millions, selon un consensus compilé par Inquiry Financial pour Thomson Reuters. Avant la publication des résultats, l’action Vivendi a clôturé à 16,99 euros (-0,18%), donnant une capitalisation boursière de 21,9 milliards d’euros.

Canal+ : la fin pathétique du Grand journal de Bolloré

Canal+ : la fin pathétique du Grand journal de Bolloré

 

C’est la fin du Grand progressivement tué par Vincent Bolloré qui a repris en main la ligne éditoriale. Ce pourrait bien être aussi la fin de Canal + dont le nombre d’abonnés ne cesse aussi de s’écrouler du fait notamment de la nullité des programmes sportifs Du coup la perspective d’une alliance commerciale voir financière avec Orange pourrait se préciser. L’audience de l’émission télé « le Grand journal » de Canal+ n’en finit pas de s’enfoncer pour atteindre tout juste 100 000 téléspectateurs aujourd’hui. Certes la dégringolade de l’audience ne date pas d’hier, elle avait commencé à la fin de  l’ère Denisot,  s’était amplifiée avec De Caunes  qui paraissait tellement s’ennuyer dans son rôle d’animateur. Avec leurs successeurs on est tombé dans le badinage, l’approximatif et surtout l’ennui. En cause surtout le manque de culture politique de ces nouveaux animateurs et même le manque de culture générale tout court… La réalité c’est que le nouveau patron de canal Bolloré a voulu à la fois réorienter la ligne éditoriale de sa chaîne aussi faire des économies. Ainsi il n’a pas voulu recruter un poids lourd de l’info fut-elle distractive. Bref l’impertinence est encore là mais pas la pertinence. En gros l’esprit canal est mort. Canal + n’est (définitivement) plus le modèle télévisuel de la cool attitude.  Avant, Canal + était la girouette du cool, la chaine qui disait qui était in ou qui était out.  Vincent Bolloré, président des conseils de surveillance de Vivendi et Canal +, a fait sombrer « le Grand Journal » et avec lui la vitrine en clair quotidienne de la chaîne cryptée. Au pire de mauvais choix stratégiques, au mieux un sabotage en bonne et due forme. S’il y a bien une émission qui incarne Canal, ce sont les Guignols. Son ancêtre « les Arènes de l’info », né en 1988, a pris son essor sous ce nouveau nom dans les années 90 avec le succès qu’on connaît. Diffusée sur les coups de 20 heures, l’émission sert de respiration entre la première et la deuxième partie du Grand Journal jusqu’en 2015. La sanction Bolloré tombe le 22 juillet. L’émission sera diffusée en crypté à la fin du « Grand Journal », puis mise en ligne sur Dailymotion, tandis qu’un best-of hebdomadaire restera en clair. Un non sens pour les fans de l’émission. Au passage, les auteurs historiques des Guignols sont licenciés. Pour sauver l’émission on alterne alors  les séquences en clair et les séquences en crypté mais les audiences sont si mauvaises que tout repasse en clair dès le 26 septembre. Mais le mal est fait, en moyenne autour de 100.000 personnes assistent chaque soir au « Grand Journal ». C’est donc la fin du Grand Journal et sans doute aussi la fin prochaine de Canal + dans sa forme actuelle. De toute évidence on ne manage pas une chaine comme on manage une entreprise en Afrique où Bolloré retire ses principaux profits.

 

Itélé: Sarkozy défend Bolloré

Itélé:  Sarkozy  défend Bolloré

 

De manière indirecte, Sarkozy prend la défense de Bolloré dans le conflit qui oppose les salariés à la direction d’I télé. Pas étonnant Bolloré est un ami intime de Sarkozy et  soutient l’ancien président de la république. Sarkozy en quelque sorte renvoie l’ascenseur en considérant qu’il n’y a pas lieu de condamner l’animateur contesté, Jean-Marc Morandini,  au motif qu’il est victime d’une curée médiatique. Sarkozy en profite pour dénoncer les médias qui l’ont condamné lui-même avant même d’être jugé. Il souligne que jusqu’alors il a toujours bénéficié de non-lieu. Sarkozy apporte en même temps  sa caution à la conception très particulière de Bolloré en matière de gestion des médias et de l’information. Une conception très musclée. Nicolas Sarkozy refuse donc de participer à ce qu’il appelle la « curée médiatique «contre Jean-Marc Morandini. Invité de l’émission « Territoires d’infos » sur Public Sénat et Sud Radio, mardi 8 novembre, le candidat à la primaire à droite a défendu l’animateur. « Je ne connais pas monsieur Morandini, je ne sais pas ce qu’il a fait, mais une chose est sûre, c’est qu’avec l’expérience qui est la mienne de l’injustice de la curée médiatique, plus jamais vous ne me verrez ajouter mon nom à la longue lignée de tous ceux qui donnent leur avis sans savoir », a déclaré Nicolas Sarkozy en réponse à une question sur la crise à i-Télé.  Jean-Marc Morandini, dont l’arrivée à l’antenne est contestée par les journalistes de la chaîne d’info, a été mis en examen pour corruption de mineur et corruption de mineur aggravée, le 23 septembre. L’animateur de 51 ans a été placé sous contrôle judiciaire dans le cadre de l’affaire des castings.

i>télé : Bolloré propose de virer le personnel

i>télé : Bolloré propose de  virer le personnel

 

 

 

Le compromis chez Bolloré c’est pas le genre de la maison. Il gère les médias comme ses entreprise en Afrique (où il fait l’essentiel des profits du groupe) : à coup de serpe et de coupe de pieds au cul. La direction du groupe a en effet estimé dans un bref communiqué publié cet après-midi «avoir levé le point bloquant majeur pour la SDJ (Société des Journalistes ndlr) en lui proposant une amélioration des conditions de départ pour ceux qui souhaiteraient quitter l’entreprise».C’est à dire sans doute  au moins 30% des journalistes.  Le journaliste Adrien Borne, qui présente notamment la matinale du weekend sur i>télé, a fait part sur Twitter de son «humiliation» à la lecture dudit communiqué. Les salariés ont par ailleurs reconduit leur grève jusqu’à mardi midi pour le 22e jour d’affilée d’arrêt de travail, à 82% des voix (76 favorables, 8 contre, 9 abstentions). Pour la première fois, ils ont tenu leur assemblée générale quotidienne dans le hall de la chaîne, puis dans la rue afin de faire voter les pigistes, dont l’accès au bâtiment est limité depuis quelques jours.  La direction souligne dans son communiqué que «76 salariés sur 180 ont voté la poursuite de la grève». Les grévistes réclament toujours la mise à l’écart de l’animateur controversé Jean-Marc Morandini, la signature d’une charte éthique, la nomination d’un directeur de la rédaction distinct du directeur général, et plus largement la définition d’un projet stratégique et éditorial «clair et précis».

iTélé : Bolloré menacé par le CSA

iTélé : Bolloré menacé par le CSA

 

Inutile de tourner autour du pot, la télé de Bolloré est accusée d’entrave au pluralisme de l’information. Pas étonnant Bolloré qui a fait le ménage sur Canal devenu une télé anecdotique a procédé de la même manière sur Itélé. D’où la grève qui dure maintenant depuis une vingtaine de jours. Bolloré est autant fait pour faire de la télé que Mélenchon pour faire un archevêque. Il gère les médias d’infos comme ses entreprises en Afrique dont il tire l’essentiel de profits pour son groupe : à coup de serpes ( de dabas !). Bolloré n’est pas un homme de télé ou d’infos. Il a pratiquement tué Canal+ à la ligne éditoriale plus en plus indigente, il va tuer Itélé qui n’est plus regardé que par quelques milliers de téléspectateurs. Indigence, partialité et même vulgarité constitue la ligne de Bolloré sur les principales chaines qu’il contrôle. Du coup le CSA a adressé un avertissement sévère  à Bolloré.   . Dans un communiqué au ton lapidaire, les Sages de l’audiovisuel ont dégainé deux mises en demeure. La première porte sur « des manquements aux exigences d’honnêteté et de rigueur dans la présentation et le traitement de l’information, dans l’émission Morandini Live ». Un constat qui va dans le sens des grévistes d’iTélé, qui souhaitent le départ de Jean-Marc Morandini. Catapulté à l’antenne par Vincent Bolloré, dont il est proche, malgré sa mise en examen pour « corruption de mineur aggravée », celui-ci s’est notamment illustré en faisant intervenir, lors de sa première sortie, une fausse experte en politique américaine… La seconde mise en demeure, elle, fusille « l’absence de fonctionnement effectif depuis septembre 2015 du comité d’éthique prévu dans la convention de la chaîne, chargé de contribuer au respect du principe de pluralisme ». De quoi, là-encore, donner des arguments aux journalistes frondeurs, qui réclament une charte éthique pour garantir leur indépendance. Et tout simplement avoir les moyens de faire leur travail dans un environnement correct. Le CSA se montre ensuite menaçant : « Faute de remédier à ces manquements, l’éditeur s’expose à des procédures de sanction. » S’inquiétant du bras de fer actuel entre les journalistes et la direction de la chaîne, le CSA rappelle qu’il « n’a pas compétence pour arbitrer un conflit qui relève du droit du travail ». Malgré cela, il rappelle qu’iTélé bénéficie d’« une fréquence publique », et affirme qu’il fera attention à ce que la direction « formule des propositions pour rétablir une offre de programme qui contribue au pluralisme de l’information ». Sur le fond, le Conseil souligne qu’il « demeure très attentif » au respect des engagements pris par l’éditeur « sur la nature du service prévu par la convention ». Mais aussi et surtout à « l’absence de confusion entre information et divertissement ». Dit autrement, pas question de faire n’importe quoi sur une chaîne qui se dit d’information. Les Sages adressent là un sacré avertissement à Vincent Bolloré et à sa volonté d’intervenir sur la ligne éditoriale.

12



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol