Archive pour le Tag 'Bolloré'

Diffamation : Bolloré condamné

Diffamation : Bolloré condamné

 

C’est l’arroseur arrosé, Bolloré perd une  nouvelle fois dans son combat contre les journalistes qui ne pensent pas comme lui. Décidément l’homme a des rapports difficiles avec l’information voire avec la démocratie. Dans son groupe de presse c’est un véritable massacre sur le fond comme sur la forme. Canal plus qu’en finit pas de s’écrouler illustre l’échec d’uen stratégie du coup de pied au cul qui peut marcher dans le business surtout quand c’est en Afrique mais qui est à la fois ridicule et daté dans un environnement ou l’information circule librement. Le tribunal de commerce de Paris a en effet rejeté la plainte déposée suite à la diffusion d’un portrait dans Complément d’enquête sur France 2 par l’industriel breton, qui réclamait 50 millions d’euros de dommages., le tribunal de commerce de Paris a rejeté la plainte pour « dénigrement » déposée suite à la diffusion le 7 avril 2016 d’un portrait de Vincent Bolloré dans l’émission Complément d’enquête sur France 2. Le groupe Bolloré réclamait à France Télévisions la coquette somme de 50 millions d’euros pour le préjudice subi.

Ce reportage, qui a reçu le prestigieux prix Albert Londres, n’a pas plu à l’industriel, qui l’a aussi attaqué en diffamation, en France comme au Cameroun. Pour l’avocat de France 2, Me Jean Castelain, cette plainte est destinée « à bâillonner la presse, à intimider, à marquer les esprits », a ajouté sa consœur Juliette Felix, rappelant que « Vincent Bolloré poursuit une vingtaine de médias en diffamation ».

Diffamation France 2 : Bolloré débouté

Diffamation France 2 : Bolloré débouté

 

C’est connu Bolloré n’aime pas la contestation, ni dans son groupe, ni à l’extérieur. C’est le capitaine d’industrie à l’ancienne où le coup de pied au cul fait office de pédagogie. Une pratique qui a permis au groupe de se développer en Afrique où il réalise en général l’essentiel de ses profits. Le processus de développement du groupe avait fait l’objet d’un reportage sur France 2 peu apprécié par Bolloré qui a intenté plusieurs procès. Réclamant notamment 50 millions au tribunal de commerce : En attendant le tribunal correctionnel de Nanterre a relaxé mardi le journaliste Tristan Waleckx et la chaîne de télévision France 2, poursuivis en diffamation par l’homme d’affaires Vincent Bolloré après la diffusion d’un portrait dans l’émission Complément d’Enquête. Le PDG du groupe Bolloré a déposé plusieurs recours à la suite de la diffusion en 2016 de l’enquête, récompensée par le prix Albert Londres. Dans ce portrait intitulé “Vincent Bolloré, un ami qui vous veut du bien”, le journaliste retrace le parcours du milliardaire depuis la reprise de l’usine familiale de fabrication de papiers Bible en Bretagne à la constitution d’un empire présent dans les médias, la publicité, le transport, la logistique et le stockage d’électricité. Il expose en particulier les multiples activités du groupe en Afrique, en s’intéressant notamment aux conditions de travail dans une palmeraie de la société Socapalm, filiale camerounaise de la société luxembourgeoise Socfin dont Vincent Bolloré est actionnaire minoritaire. Le groupe Bolloré, qui dénonçait une enquête à charge, réclamait 450.000 euros de dommages et intérêts.

Afrique : Bolloré s’explique ….mal

Afrique : Bolloré  s’explique ….mal

Bolloré tente de s’expliquer dans le JDD après sa mise en examen pour corruption en Afrique. Mais il s’explique mal puisqu’il nie  même  toute existence de corruption dans un continent qui pourtant souffre de cette tare majeure encouragée en plus par les entreprises étrangères comme celles de Bolloré. Chacun sait pourtant que les sommes détournées par les responsables africains et placées aux Etats Unis ou en Europe représentent à peu près l’équivalent de la dette africaine. Rares sont les anciens chefs d’Etat africain qui ne sont pas concernés par des enquêtes pour détournement de fonds publics ; Une situation que nie

 l’industriel breton qui  dénonce en premier lieu la suspicion portée sur cette « terre de non-gouvernance, voire de corruption » : « On y imagine des chefs d’États décidant seuls d’accorder des contrats mirobolants à des financiers peu scrupuleux… » Après deux jours de garde à vue, Vincent Bolloré a été mis en examen, jeudi, pour « corruption d’agent public étranger », « complicité d’abus de confiance » et « complicité de faux » dans l’enquête sur les conditions d’attributions de ses concessions portuaires en Afrique de l’Ouest. Les juges Serge Tournaire et Aude Buresi soupçonnent le groupe Bolloré d’avoir utilisé les activités de conseil politique de Havas, filiale du groupe, afin de décrocher la gestion des ports de Lomé, au Togo, et de Conakry, en Guinée, via une autre de ses filiales, Bolloré Africa Logistics, anciennement appelée SDV. Celui qui s’apprête à passer la main à son fils Yannick à la tête du conseil de surveillance de Vivendi défend dans sa tribune au JDD les réalisations de son groupe en dépit d’un climat proche de la « chasse aux sorcières » en Afrique.

« Le développement de salles de cinéma que réalise Vivendi dans des pays qui n’en avaient plus depuis trente ans, le développement d’expériences d’électrification grâce aux technologies exceptionnelles de nos batteries, vont-ils être considérés comme des cadeaux ayant une finalité corruptrice? Toute embauche peut-elle être requalifiée comme un service rendu? » Dans sa tribune, Vincent Bolloré s’interroge surtout sur l’avenir de son groupe : « Faut-il abandonner l’Afrique? ». Vincent Bolloré dresse malgré tout le portrait élogieux d’un continent tourné vers l’avenir : « Loin des clichés d’une Afrique misérabiliste, je vois les buildings, les réseaux informatiques se créer, le souhait d’une vigoureuse jeunesse pour dessiner un futur démocratique et serein. »Un constat réel mais qui oublie l’autre coté du miroir avec la pauvreté et la maladie.

Bolloré mis en examen pour ses activités en Afrique

Bolloré mis en examen pour ses activités en Afrique

Mise en examen de celui qui se caractérise par des méthodes à la fois douteuses et brutales. Là,  il agit de corruption en Afrique qui a permis au groupe Bolloré de se développer et de faire l’essentiel de ses profits.  Le milliardaire breton et les trois autres responsables étaient auditionnés depuis mardi matin à Nanterre (Hauts-de-Seine) par les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF). La justice soupçonne des dirigeants de Bolloré d’avoir utilisé le groupe de communication Havas, alors filiale du groupe, pour faciliter l’accession au pouvoir de dirigeants africains et obtenir en contrepartie des concessions portuaires. Les juges s’intéressent en particulier aux conditions de reprise par le groupe Bolloré de la concession du port de Conakry, en Guinée, et de la gestion d’un terminal de conteneurs du port de Lomé, au Togo. Bolloré ne s’est jamais embarrassé pas de procédures pour satisfaire son appétit de tout bouffer et d’imposer sa loi. La méthode : le coup de pied au cul ou la corruption.  A Canal, il a simplement viré l’émission phare les Guignols. Il avait aussi  pris la plus grosse part du capital d’Ubisoft en oubliant d’en parler à son propriétaire ; Yves Guillemot, le cofondateur de l’éditeur français de jeu vidéo Ubisoft, avait  fustigé l’attitude de son dirigeant Vincent Bolloré, dans un entretien au quotidien Les Echos.   »Nous avons le sentiment d’avoir vécu une agression. J’ai reçu un appel de Vincent Bolloré deux heures avant l’annonce de son entrée dans le capital d’Ubisoft. Il ne m’en a même pas parlé ! », a déploré l’entrepreneur.   » Prendre un pourcentage dans notre société sans discuter avec nous au préalable, ce sont des méthodes d’un autre temps. On n’entre pas dans une société en cassant la porte ! », avait-t-il encore dénoncé, fustigeant des méthodes « d’activiste ». Autre brutalité, Bolloré, le propriétaire de Canal, a considéré qu’il y a trop de dérision sur Canal et qu’il fallait supprimer «  les guignols ». Pas étonnant Bolloré n’apprécie pas la critique permanente du fric roi, de l’exploitation, de la domination, de l’aliénation par les multinationales dont il faut partie. Alors il a changé les équipes, orienté  vers des programmes lisses et nuls comme ceux de TF1. L’idéal sans doute pour Bolloré serait une chaine diffusant uniquement les pubs des multinationales  avec de temps en temps (une minute par heure) la lecture d’une dépêche officielle de l’AFP. Bref l’info comme les aiment les grands « capitaines d’industrie » : bâillonnée. En Afrique, on utilise à la fois la brutalité (voir émission Envoyé spécial) et les dessous de table dans des pays ou l’intérêt personnel se confond trop souvent avec l’intérêt collectif. La mise en examen de Bolloré n’est pas uen surprise pour ceux qui connaissent un peu l’Afrique même si n’est pas le seul à procéder ainsi. L’enquête  fait suite à une plainte déposée par un ancien collaborateur du groupe, porte sur des faits qui remontent à 2009 et 2010.

Bolloré : soupçons de corruption en Afrique ? Non !

Bolloré : soupçons de corruption en Afrique ? Non !

 

La dilection de Bolloré et le patron lui-même sont soupçonnés de corruption en Afrique en particulier en Guinée et au Togo. Il faut vraiment que les juges qui enquêtent  aient l’esprit mal placé pour imaginer des possibilités de corruption en Afrique où Bolloré réalise depuis des années l’essentiel de se bénfices. Certes les compétences techniques de Bolloré ne sont pas en cause particulièrement concernant le transport en Afrique mais il est évident que l’activité de Bolloré s’effectue dans l’environnement local où certains intérêts personnels se confondent avec l’intérêt collectif. Bref laisser entendre qu’il y a peut-être corruption en Afrique est une litote. Le groupe contrôlé par la famille Bolloré joue un rôle de premier plan en Afrique où il est présent dans 46 pays, exploite 16 terminaux à conteneurs ainsi que trois concessions ferroviaires et emploie 25.000 personnes. Le milliardaire breton est auditionné à Nanterre (Hauts-de-Seine) par les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), a-t-on précisé de source judiciaire, confirmant une information du journal Le Monde. La justice soupçonne des dirigeants de Bolloré d’avoir utilisé le groupe de communication Havas, alors une filiale du groupe, pour faciliter l’arrivée au pouvoir de dirigeants africains afin d’obtenir en contrepartie des concessions portuaires. La justice s’intéresse en particulier aux conditions de reprise par le groupe Bolloré de la concession du port de Conakry, en Guinée, et de la gestion d’un terminal à conteneurs du port de Lomé, au Togo. Outre Vincent Bolloré, Gilles Alix, directeur général du groupe Bolloré, et Philippe Dorent, responsable du pôle international de Havas Paris, sont également entendus, a-t-on précisé de source judiciaire.

Vivendi: Bolloré a tué Canal+

Vivendi: Bolloré a tué  Canal+

 

 

 

On se demande jusqu’où ira l’agonie de Canal+ sous la direction de Bolloré. L’audience de la chaîne devient de plus en plus anecdotique. Une chaîne qui a perdu encore près de 500 000 abonnés en 2016. En cause, évidemment le recadrage de la ligne éditoriale jugée trop critique par Bolloré. Du coup,  cette ligne se situe entre le Parisien, Paris-Match et télé- loisirs. Même les émissions humoristiques comme les Guignols ne font plus rire. Pas étonnant tous les auteurs de l’ancienne émission ont été virés. Le Grand journal lui va être supprimé pour cause sans doute d’ennui mortel.  Enfin et peut-être surtout, Canal+ dont la moitié des abonnés était motivée par le sport notamment le  football ne diffuse plus que des compétitions anecdotiques. On se demande jusqu’où ira l’agonie de Canal+. Visiblement Bolloré n’a pas le profil pour diriger des chaînes de télé. Exception faite de chaînes pour adultes immatures ou ados attardés où Cyrille Hanouna déploie ses talents de clown pathétique. Il est clair qu’on ne manage  pas une chaîne comme Canal comme on dirige une entreprise africaine où Bolloré tire ses principaux profits. La méthode du coup de pied au cul est mal appréciée dans le monde des médias. Vivendi a cependant annoncé cependant jeudi tabler sur un rebond de son chiffre d’affaires et de son résultat opérationnel cette année après un exercice 2016 plombés par les difficultés de sa filiale de télévision Canal+ en France, qui a perdu un demi-million d’abonnés. Le groupe de médias mise sur la refonte des offres commerciales de Canal+ ainsi que sur les partenariats conclus à l’automne avec les opérateurs télécoms Orange et Free (Iliad) qui lui ont permis d’engranger 2,9 millions de clients, synonymes cependant de revenus moins élevés que ses abonnés classiques. De Dans un communiqué, Vivendi évoque une forte amélioration des performances commerciales en fin d’année pour Canal+, qui accuse toutefois une perte de 492.000 abonnés individuels dans l’Hexagone en 2016. Sur le seul dernier trimestre, marqué par le lancement des nouvelles offres en novembre, le nombre d’abonnés a continué de diminuer. »Nous avons construit de solides fondations pour nous permettre de croître. Nous sommes à un tournant », a assuré le président du directoire Arnaud de Puyfontaine lors d’une conférence avec des analystes. Le groupe piloté par l’entrepreneur milliardaire Vincent Bolloré anticipe pour 2017 un chiffre d’affaires en hausse de plus de 5% et un résultat opérationnel ajusté (Ebitda) en progression d’environ 25%, espérant un rebond après une année 2016 « de transition ». Le propriétaire du numéro un mondial de la musique Universal Music Group et du groupe de télévision Canal+ a vu l’an dernier son chiffre d’affaires reculer de 0,2% à données comparables à 10,82 milliards d’euros. L’Ebitda a dégringolé de 21,5% à 724 millions, en deçà des attentes du marché, pénalisé par les pertes de 400 millions subies par Canal+ France. Le marché tablait en moyenne pour 2016 sur un chiffre d’affaires de 10,88 milliards d’euros et un résultat d’exploitation (Ebitda) de 820 millions, selon un consensus compilé par Inquiry Financial pour Thomson Reuters. Avant la publication des résultats, l’action Vivendi a clôturé à 16,99 euros (-0,18%), donnant une capitalisation boursière de 21,9 milliards d’euros.

Canal+ : la fin pathétique du Grand journal de Bolloré

Canal+ : la fin pathétique du Grand journal de Bolloré

 

C’est la fin du Grand progressivement tué par Vincent Bolloré qui a repris en main la ligne éditoriale. Ce pourrait bien être aussi la fin de Canal + dont le nombre d’abonnés ne cesse aussi de s’écrouler du fait notamment de la nullité des programmes sportifs Du coup la perspective d’une alliance commerciale voir financière avec Orange pourrait se préciser. L’audience de l’émission télé « le Grand journal » de Canal+ n’en finit pas de s’enfoncer pour atteindre tout juste 100 000 téléspectateurs aujourd’hui. Certes la dégringolade de l’audience ne date pas d’hier, elle avait commencé à la fin de  l’ère Denisot,  s’était amplifiée avec De Caunes  qui paraissait tellement s’ennuyer dans son rôle d’animateur. Avec leurs successeurs on est tombé dans le badinage, l’approximatif et surtout l’ennui. En cause surtout le manque de culture politique de ces nouveaux animateurs et même le manque de culture générale tout court… La réalité c’est que le nouveau patron de canal Bolloré a voulu à la fois réorienter la ligne éditoriale de sa chaîne aussi faire des économies. Ainsi il n’a pas voulu recruter un poids lourd de l’info fut-elle distractive. Bref l’impertinence est encore là mais pas la pertinence. En gros l’esprit canal est mort. Canal + n’est (définitivement) plus le modèle télévisuel de la cool attitude.  Avant, Canal + était la girouette du cool, la chaine qui disait qui était in ou qui était out.  Vincent Bolloré, président des conseils de surveillance de Vivendi et Canal +, a fait sombrer « le Grand Journal » et avec lui la vitrine en clair quotidienne de la chaîne cryptée. Au pire de mauvais choix stratégiques, au mieux un sabotage en bonne et due forme. S’il y a bien une émission qui incarne Canal, ce sont les Guignols. Son ancêtre « les Arènes de l’info », né en 1988, a pris son essor sous ce nouveau nom dans les années 90 avec le succès qu’on connaît. Diffusée sur les coups de 20 heures, l’émission sert de respiration entre la première et la deuxième partie du Grand Journal jusqu’en 2015. La sanction Bolloré tombe le 22 juillet. L’émission sera diffusée en crypté à la fin du « Grand Journal », puis mise en ligne sur Dailymotion, tandis qu’un best-of hebdomadaire restera en clair. Un non sens pour les fans de l’émission. Au passage, les auteurs historiques des Guignols sont licenciés. Pour sauver l’émission on alterne alors  les séquences en clair et les séquences en crypté mais les audiences sont si mauvaises que tout repasse en clair dès le 26 septembre. Mais le mal est fait, en moyenne autour de 100.000 personnes assistent chaque soir au « Grand Journal ». C’est donc la fin du Grand Journal et sans doute aussi la fin prochaine de Canal + dans sa forme actuelle. De toute évidence on ne manage pas une chaine comme on manage une entreprise en Afrique où Bolloré retire ses principaux profits.

 

Itélé: Sarkozy défend Bolloré

Itélé:  Sarkozy  défend Bolloré

 

De manière indirecte, Sarkozy prend la défense de Bolloré dans le conflit qui oppose les salariés à la direction d’I télé. Pas étonnant Bolloré est un ami intime de Sarkozy et  soutient l’ancien président de la république. Sarkozy en quelque sorte renvoie l’ascenseur en considérant qu’il n’y a pas lieu de condamner l’animateur contesté, Jean-Marc Morandini,  au motif qu’il est victime d’une curée médiatique. Sarkozy en profite pour dénoncer les médias qui l’ont condamné lui-même avant même d’être jugé. Il souligne que jusqu’alors il a toujours bénéficié de non-lieu. Sarkozy apporte en même temps  sa caution à la conception très particulière de Bolloré en matière de gestion des médias et de l’information. Une conception très musclée. Nicolas Sarkozy refuse donc de participer à ce qu’il appelle la « curée médiatique «contre Jean-Marc Morandini. Invité de l’émission « Territoires d’infos » sur Public Sénat et Sud Radio, mardi 8 novembre, le candidat à la primaire à droite a défendu l’animateur. « Je ne connais pas monsieur Morandini, je ne sais pas ce qu’il a fait, mais une chose est sûre, c’est qu’avec l’expérience qui est la mienne de l’injustice de la curée médiatique, plus jamais vous ne me verrez ajouter mon nom à la longue lignée de tous ceux qui donnent leur avis sans savoir », a déclaré Nicolas Sarkozy en réponse à une question sur la crise à i-Télé.  Jean-Marc Morandini, dont l’arrivée à l’antenne est contestée par les journalistes de la chaîne d’info, a été mis en examen pour corruption de mineur et corruption de mineur aggravée, le 23 septembre. L’animateur de 51 ans a été placé sous contrôle judiciaire dans le cadre de l’affaire des castings.

i>télé : Bolloré propose de virer le personnel

i>télé : Bolloré propose de  virer le personnel

 

 

 

Le compromis chez Bolloré c’est pas le genre de la maison. Il gère les médias comme ses entreprise en Afrique (où il fait l’essentiel des profits du groupe) : à coup de serpe et de coupe de pieds au cul. La direction du groupe a en effet estimé dans un bref communiqué publié cet après-midi «avoir levé le point bloquant majeur pour la SDJ (Société des Journalistes ndlr) en lui proposant une amélioration des conditions de départ pour ceux qui souhaiteraient quitter l’entreprise».C’est à dire sans doute  au moins 30% des journalistes.  Le journaliste Adrien Borne, qui présente notamment la matinale du weekend sur i>télé, a fait part sur Twitter de son «humiliation» à la lecture dudit communiqué. Les salariés ont par ailleurs reconduit leur grève jusqu’à mardi midi pour le 22e jour d’affilée d’arrêt de travail, à 82% des voix (76 favorables, 8 contre, 9 abstentions). Pour la première fois, ils ont tenu leur assemblée générale quotidienne dans le hall de la chaîne, puis dans la rue afin de faire voter les pigistes, dont l’accès au bâtiment est limité depuis quelques jours.  La direction souligne dans son communiqué que «76 salariés sur 180 ont voté la poursuite de la grève». Les grévistes réclament toujours la mise à l’écart de l’animateur controversé Jean-Marc Morandini, la signature d’une charte éthique, la nomination d’un directeur de la rédaction distinct du directeur général, et plus largement la définition d’un projet stratégique et éditorial «clair et précis».

iTélé : Bolloré menacé par le CSA

iTélé : Bolloré menacé par le CSA

 

Inutile de tourner autour du pot, la télé de Bolloré est accusée d’entrave au pluralisme de l’information. Pas étonnant Bolloré qui a fait le ménage sur Canal devenu une télé anecdotique a procédé de la même manière sur Itélé. D’où la grève qui dure maintenant depuis une vingtaine de jours. Bolloré est autant fait pour faire de la télé que Mélenchon pour faire un archevêque. Il gère les médias d’infos comme ses entreprises en Afrique dont il tire l’essentiel de profits pour son groupe : à coup de serpes ( de dabas !). Bolloré n’est pas un homme de télé ou d’infos. Il a pratiquement tué Canal+ à la ligne éditoriale plus en plus indigente, il va tuer Itélé qui n’est plus regardé que par quelques milliers de téléspectateurs. Indigence, partialité et même vulgarité constitue la ligne de Bolloré sur les principales chaines qu’il contrôle. Du coup le CSA a adressé un avertissement sévère  à Bolloré.   . Dans un communiqué au ton lapidaire, les Sages de l’audiovisuel ont dégainé deux mises en demeure. La première porte sur « des manquements aux exigences d’honnêteté et de rigueur dans la présentation et le traitement de l’information, dans l’émission Morandini Live ». Un constat qui va dans le sens des grévistes d’iTélé, qui souhaitent le départ de Jean-Marc Morandini. Catapulté à l’antenne par Vincent Bolloré, dont il est proche, malgré sa mise en examen pour « corruption de mineur aggravée », celui-ci s’est notamment illustré en faisant intervenir, lors de sa première sortie, une fausse experte en politique américaine… La seconde mise en demeure, elle, fusille « l’absence de fonctionnement effectif depuis septembre 2015 du comité d’éthique prévu dans la convention de la chaîne, chargé de contribuer au respect du principe de pluralisme ». De quoi, là-encore, donner des arguments aux journalistes frondeurs, qui réclament une charte éthique pour garantir leur indépendance. Et tout simplement avoir les moyens de faire leur travail dans un environnement correct. Le CSA se montre ensuite menaçant : « Faute de remédier à ces manquements, l’éditeur s’expose à des procédures de sanction. » S’inquiétant du bras de fer actuel entre les journalistes et la direction de la chaîne, le CSA rappelle qu’il « n’a pas compétence pour arbitrer un conflit qui relève du droit du travail ». Malgré cela, il rappelle qu’iTélé bénéficie d’« une fréquence publique », et affirme qu’il fera attention à ce que la direction « formule des propositions pour rétablir une offre de programme qui contribue au pluralisme de l’information ». Sur le fond, le Conseil souligne qu’il « demeure très attentif » au respect des engagements pris par l’éditeur « sur la nature du service prévu par la convention ». Mais aussi et surtout à « l’absence de confusion entre information et divertissement ». Dit autrement, pas question de faire n’importe quoi sur une chaîne qui se dit d’information. Les Sages adressent là un sacré avertissement à Vincent Bolloré et à sa volonté d’intervenir sur la ligne éditoriale.

Bolloré autorisé à renommer D8, D17, ITélé et Canal « Télé Beauf »

Bolloré autorisé à renommer D8, D17 ,ITélé et Canal « Télé Beauf »

 

C’est le grand virage et le grand nettoyage dans les chaînes TV détenues par Bolloré. Désormais il faudra faire de l’audience, abandonner l’esprit critique et rétablir les comptes. Bref s’alignait sur la ligne éditoriale de D8 et faire de la télé beauf sur le modèle des émissions animées par l’insupportable Hanouna lequel d’ailleurs sera désormais aussi présent sur Canal. Canal qui a accéléré sa dégringolade depuis la reprise en main de la ligne éditoriale et l’éviction de nombre d’animateurs.  Selon Le quotidien l’Opinion, Vincent Bolloré a finalement obtenu ce qu’il réclamait depuis près d’un an : le changement de nom des trois chaînes gratuites de son groupe : D8, D17 et iTélé. CDeux responsables  et de responsables de présentateurs de la chaîne. Es trois chaînes seront rebaptisées : C8, CStar et Cnews. Ce sont les noms qui ont été officiellement validées par le CSA. Ce feu vert permet de repositionner  l’offre de télévision gratuite du groupe Vivendi impulsé par Vincent Bolloré. Ces changements de nom seront effectifs le 29 août. Chacune des chaînes bénéficiera d’un nouvel habillage.

 

Bolloré fait le grand ménage à Canal+ et itélé

Bolloré fait le grand ménage à Canal+ et itélé

 

Comme d’habitude l’industriel breton ne fait pas dans la dentelle pour restructurer et développer ses activités. Il avance à coups de pied au cul comme il procède pour ses lucratives affaires en Afrique. C’est la même pédagogie qu’il emploie dans les médias depuis qu’il est à la tête de plusieurs chaînes de télévision notamment Canal+. C’est un constat largement partagé Bolloré n’aime pas l’esprit Canal+ encore moins sa posture bobo de gauche. Du coup il a chargé la barque des comptes en accusant Canal+ d’être responsable d’une perte de 400 millions alors qu’il s’agit d’un savant tripotage des comptes entre Canal Sat et Canal+. En réalité sans ses tripotages Canal+ serait à peu près à l’équilibre. Ceci étend il est vrai que Canal+ a perdu beaucoup d’abonnés. Le grand journal lui a perdu à peu près la moitié de son audience en un an ;  le développement de nombreuses autres chaînes apportées un rude coup à Canal+ victime aussi d’une usure de sa ligne éditoriale. Une ligne éditoriale dans laquelle Bolloré a mis de plus en plus son nez,  ce qui n’a pas arrangé la situation Pour redresser l’audience Bolloré est en train de virer la plupart des responsables de la chaîne. Dernière victime en date la présentatrice du grand journal. En effet Le 2 juin, Maïtena Biraben a officialisé son départ du Grand Journal. L’animatrice était arrivée à la tête de cette émission mêlant information et divertissement à la rentrée 2015, et n’y aura donc passé qu’une saison. Cette année aura été pleine d’épreuves pour elle. La présentatrice de 48 ans a dû faire face à une chute vertigineuse des audiences, divisée par deux par rapport à 2014, de vives tensions internes ayant mené à un jeu de chaises musicales. L’objectif de Bolloré et de changer précisément ce qui faisait l’esprit de Canal aussi de supprimer toutes les émissions en clair en espérant un report sur l’autre chaîne dont il est également le patron D8, la chaîne des beaufs dont il veut faire le concurrent de TF1. Bolloré veut aussi nettoyer I télé avec des restructurations et une réorientation, une mutation également conduite à coups de pieds dans le cul.   »Il y a dans ce projet une frontière idéologique assez floue entre ce qui relève du rédactionnel et ce qui relève de la publicité », a protesté un membre de la SDJ. « Si un annonceur veut une interview, on lui fera une interview », a estimé un responsable syndical. « Le vote d’une motion serait un premier avertissement pour dire que ça ne se passe pas comme ça ».   »On en a ras-le-bol de se faire balader, le ton général est ‘vous ferez ce qu’on vous dit’. Avec 50 personnes en moins, on se demande comment faire une chaîne d’info compétitive et de qualité »

Canal + «est sauvable» (Bolloré); pas sûr!

Canal + «est sauvable» (Bolloré); pas sûr! 

 

 

 

 

Enfin conscient que sa chaîne Canal+ va dans le mur, Vincent Bolloré, président du conseil de surveillance de Vivendi, affirme, dans une interview aux Échos que la chaîne de télévision payante est « sauvable » et « sera sauvée », « sous réserve des accords prévus et des économies à faire ». Et de détailler : « On est passé par une première phase de prise de conscience, puis on a mis en place l’équipe qu’il faut, et la direction est maintenant claire. Quant à la démarche, elle s’inscrit dans le long terme ». Pas sûr cependant que cette chaîne soit « sauvable » compte tenu de la chute d’audience (Environ 100 000 abonnés en moins).et solvable (environ 300 millions de déficit).   C’est le résultat de la reprise en main de la chaîne par l’industriel Bolloré qui conduit l’évolution éditoriale à coups de trique et de coups de pied au cul ; témoin,  la disparation par exemple des Guignols, émission jugée trop sarcastique par l’intéressé sans parler des journalistes virés. Sans parler de l’annonce récente de Yann Barthès pour Ce qui pose évidemment plus généralement la question de point l’indépendance de l’information vis-à-vis des milieux  économiques mais aussi politiques. Or dans la période on constate la montée en puissance des groupes économiques et financiers dans la plupart des grands médias. D’où cette impression d’un affadissement général des lignes éditoriales sans originalité qui évite les sujets qui fâchent. D’où aussi effort logiquement la baisse d’audience de ces médias. Le buzz négatif généré par la reprise en main de Canal Plus par Vincent Bolloré semble avoir eu un effet sur le portefeuille d’abonnés.  Rappelons que, selon les études internes, un tiers des recrutements sont motivés par l’image de la chaîne. Or cette image a été écornée par la reprise en main musclée opérée par l’industriel breton.  Ces études montrent aussi que le recrutement de nouveaux abonnés est corrélé aux audiences des tranches en clair. Or celles-ci ont chuté de près de moitié à la rentrée.   …  Notons toutefois que le nombre d’abonnés chutait déjà avant la reprise en main par l’industriel breton. Depuis fin 2008, le nombre d’abonnés individuels en France métropolitaine a ainsi chuté de 471.000, dont 98.000 durant le seul premier semestre 2015.  Concernant iTélé dont les rumeurs annoncent une éventuelle cession, Vincent Bolloré répond : « il ne faut pas vendre iTélé, mais, au contraire, la garder et la redéployer en utilisant les forces de Vivendi et de Canal : on peut y couvrir plus de sport, plus de cinéma, plus de culture, plus d’économie, plus d’international. Il faut se démarquer de la concurrence en jouant sur nos forces ». Enfin, selon Les Echos, les plages en clair n’auront pas totalement disparu de la grille des programmes de Canal+ à la rentrée, mais les contenus gratuits accessibles à tous vont voir leur part se réduire très nettement dès septembre au profit de programmes cryptés réservés aux abonnés.  »Il n’y a pas une seule chaîne payante au monde qui ait des tranches en clair. Et pour nous, ce n’est pas une obligation réglementaire. Nous pouvons donc les réduire. Il faut que l’arbitrage sur ce point soit rendu d’ici à l’été », indique Vincent Bolloré.

(Avec AFP et les Echos)

Canal + supprimé : ou la gestion mode coup de pied au cul de Bolloré !

Canal + supprimé : ou la gestion mode coup de pied au cul de Bolloré !

 

Comme d’habitude le capitaine d’industrie ne fait pas dans la dentelle et menace tout simplement de supprimer Canal+ si les résultats commerciaux et financiers ne s’améliorent pas. Une mise en demeure s’adresse également d’ailleurs à la chaîne d’information I télé. Pas sûr que mangement  à la hussarde qui a réussi au groupe Bolloré notamment en Afrique ou il réalise l’essentiel de ses profits soit très adapté à la gestion du secteur des médias. Après avoir nettoyé le Grand journal, Bolloré s’était aussi récemment attaqué au Petit journal  le Petit journal qui pourrait être réduit voire disparaître en cause sans doute la ligne éditoriale considérée comme un peu trop impertinente et cela y compris au plan international où Bolloré compte de nombreux intérêts. Pourtant le Petit journal bénéficie d’une forte audience. Le nettoyage opéré par Bolloré se traduit cependant par une baisse notoire du nombre d’abonnés, une baisse qui s’est accélérée depuis son arrivée et la mise au pas de la chaîne ;  environ 250 000 abonnés ont été perdus sur un an. Cette fois la menace est plus globale puisse qu’elle vise toutes les chaînes de Canal+. A l’occasion de l’Assemblée générale de Vivendi ce jeudi, Vincent Bolloré, le président de son conseil de surveillance, a prévenu qu’il n’était pas interdit d’imaginer une fermeture de la chaîne cryptée française Canal+ si ses pertes n’étaient pas jugulées. En revanche, le groupe a levé une ambiguïté afin de se donner plus de chance d’obtenir le feu vert de l’Autorité de la concurrence pour son accord d’exclusivité avec BeIN Sports. On pourra toujours s’abonner aux chaînes sportives du groupe qatari séparément même s’il y a accord, a expliqué Stéphane Roussel, DG en charge de l’opérationnel chez Vivendi. Le retour à l’équilibre de Canal en France dépendra en grande partie de l’accord avec BeIN. La confirmation que l’exclusivité ne serait pas totale, sûrement sous la pression de l’Autorité de la concurrence et des concurrents de Canal dans la télé, risque d’inquiéter les investisseurs. « On pourra continuer à s’abonner à BeIN en solo mais ce sera Canal quand même qui enverra la facture aux clients, a précisé Stéphane Roussel en marge de l’AG.

(Avec Reuters)

Bolloré annonce un rapprochement entre Canal+ et BeIN Sports

Bolloré annonce un rapprochement entre Canal+ et BeIN Sports

 

Une bonne nouvelle peut-être pour Canal+ dont l’audience ne cesse de s’effriter. Cette bonne nouvelle concerne le rapprochement entre Canal+ et BeIN Sports. Ce rapprochement est devenu d’autant plus nécessaire que BeIN Sports détient maintenant les droits de diffusion du football de la ligue un anglaise. La ligue la plus regardée au monde. Plus de la moitié des téléspectateurs de Canal+ sont motivés essentiellement par le football. Dans les autres champs d’activité Canal+ est de plus en plus concurrencé. Le Grand journal par exemple perd régulièrement des téléspectateurs. La faute sans doute à la reprise en main musclée de l’industriel Bolloré qui a viré nombre de responsables et a imposé une dépolitisation de la ligne éditoriale. Bien sûr en cas de regroupement avec beIN sports se posera la question du montant et de la répartition des droits télés mais pour que l’opération réussisse il conviendra sans doute de rassurer sur le maintien du montant. L’Autorité de la Concurrence devra néanmoins valider ce rapprochement, s’il a lieu. Il pourrait avoir, à terme, un impact sur le montant des droits TV reçus par la LFP pour la diffusion de la Ligue 1 notamment, renégociés récemment jusqu’en 2020 pour un montant de 748,5 millions d’euros par an. « Il est indispensable que nous réinvestissions dans le sport », affirmait en novembre Vincent Bolloré. Mais peu de droits de compétitions majeures seront remis en jeu prochainement.

 

Une loi pour contrôler l’interventionnisme de Bolloré sur la télé

Une loi pour contrôler l’interventionnisme de Bolloré sur la télé

 

Il y aura probablement une loi pour contrôler les velléités de Bolloré (aussi des autres) dans sa volonté de mettre au pas la programmation télévisée. Depuis son arrivée dans les médias, Bolloré entend mener les chaînes télévisées qu’il possède comme ses entreprises : à la baguette. À cet égard la montée des puissances économiques et financières dans les différents médias n’est pas sans poser de questions sur l’indépendance des lignes éditoriales. A  Canal+ Bolloré a fait le ménage en virant  nombre de responsables et en réorientant les programmes dont certains étaient jugés trop politiques et trop critiques. Du coup la chaîne a enregistré une légitime perte d’audience. Une proposition de loi devrait imposer aux médias (télévision et radio) la mise en place de comités d’éthique.  La proposition de loi stipule que ces comités devront être « composés de personnalités indépendantes » vis-à-vis de la chaîne, mais aussi de ses actionnaires. Cette dernière disposition vient combler un vide juridique. En effet, les membres des comités d’éthique sont aujourd’hui choisis unilatéralement par chaque chaîne, sans que le CSA puisse s’y opposer. Ce vide juridique a permis à Vincent Bolloré d’imposer au comité d’éthique de Canal Plus deux personnalités en relations d’affaires avec lui.  »Le comité d’éthique mis en place par Vincent Bolloré a créé une certaine insatisfaction du CSA. Avec cette proposition, si Bolloré met en place un comité non indépendant, il enfreindra la loi », a expliqué Patrick Bloche (PS), futur rapporteur de la loi.

 

Canal + retour des Guignols : l’humour façon Bolloré tombe à plat

Canal + retour des Guignols : l’humour façon Bolloré tombe à plat

 

Pas de quoi vraiment s’enthousiasmer de cette nouvelle version des guignols à la mode Bolloré. Au menu du jour surtout l’extrême droite et les élections régionales ;  pas forcément mauvais thème mais le traitement tombe à plat au mieux on ne rit pas au pire on s’ennuie. Bolloré avait pourtant prévenu il n’aime pas la satire excessive ni les thèmes trop politiques (notons que Sarkozy a été relativement épargné dans cette première émission). Bolloré est sans doute un chef d’entreprise très habile mais il n’est pas certain qu’il ait le profil idéal pour gérer une chaîne comme Canal+ qui a fait de la tonalité subversive un des axes de sa ligne éditoriale. Pas étonnant dès lors Canal+ perde des s’abonnés. Le Grand journal avait déjà déçu, la nouvelle version des guignols s’inscrit sans doute dans le même effritement de l’audience. D’une manière plus générale on peut s’interroger pour savoir s’il est bien opportun qu’un patron de grands groupes économiques s’approprie ainsi une chaîne de télévision. Une question évidemment qui concerne aussi d’autres médias.

Afrique :  » Bolloré a usurpé des droits de propriété » (Rocard)

 

Afrique :  » Bolloré a usurpé des droits de propriété » (Rocard)

La société Geftarail soutenue par Rocard a déposé, le 5 novembre, une requête devant la Cour Internationale d’Arbitrage de la Chambre de Commerce Internationale pour demander l’arrêt immédiat des travaux, qui ont démarré au Niger et au Bénin. En effet, cette société française a monté un autre projet, soutenu par l’ex Premier Ministre Michel Rocard, et signé un accord avec quatre Etats africains pour le mettre en œuvre. La requête, déposée par le cabinet d’avocats parisien Betto Seraglini et que Challenges a pu consulter, détaille les contrats signés par Geftarail. L’affaire est ancienne. C’est en 1999 que le Bénin, le Burkina Faso et le Niger, rejoints ensuite par le Togo, ont confié à cette société d’ingénierie « la mise en place d’une structure juridique concessionnaire chargée de la réalisation et de l’exploitation du réseau ferroviaire interconnecté ». Puis, en 2002, Geftarail et ces Etats ont créé Africarail, contrôlée à 90% par la société française, une entité qui a obtenu « le droit de construire le long du tracé de l’axe ferroviaire entre les villes de Kaya (Burkina Faso), Niamey (Niger) et Parakou (Bénin) ». Depuis, Africarail a cherché à financer son projet, qu’elle avait chiffré à 10 milliards d’euros. En 2011, un comité de pilotage « ferroviaire et minier » a été créé à Bercy, présidé par Michel Rocard et associant des groupes français -dont Bolloré- pour réunir les fonds. Sans succès. Quatre ans plus tard, Vincent Bolloré vient de lancer seul ce projet pharaonique de 3.000 kilomètres, qui prévoit la construction de 1.170 kilomètres de voie, le reste étant à réhabiliter. Dans leur requête, les plaignants dénoncent la décision du Niger et du Bénin « d’autoriser le groupe Bolloré à construire et exploiter une partie du chemin de fer du projet Africarail, en violation des droits concédés ». Ils demandent une astreinte de 50.000 euros par jour de retard dans « l’exécution des mesures provisoires et conservatoires ordonnées par le Tribunal Arbitral », soit la suspension des travaux qu’ils espèrent obtenir. Cette contestation est vivement soutenue par Michel Rocard. « Vincent Bolloré a usurpé les droits de propriété intellectuelle. Il viole des accords qui ont été passés avec les Etats africains. C’est un délit », nous confie dans ses bureaux parisiens l’ex-locataire de Matignon, 85 ans, qui a alerté François Hollande : « J’ai dit au président que la cérémonie de signature du contrat entre le Bénin, le Niger et le groupe Bolloré, à laquelle il devait participer (début juillet dernier, Ndlr), risquait d’être perturbée par les contentieux sur ce dossier »,  nous confie Rocard. Côté Bolloré, on dément. Il n’a jamais été question d’associer le chef de l’Etat français à la signature de la convention avec le Bénin et du Niger, qui a finalement été signée le 13 août. « Si des engagements ont été pris préalablement par les Etats, le Groupe Bolloré n’est pas directement concerné  par cette procédure », affirme un porte-parole du groupe. L’autre argument avancé par l’industriel breton, c’est sa capacité à mener à bien un chantier historique. « C’est un projet majeur en Afrique de l’Ouest. Historiquement il date de 1904, une partie de la boucle ferroviaire a été réalisée et s’est arrêtée dans les années 30, relève Ange Mancini, conseiller de Vincent Bolloré, qui supervise la construction de la boucle ferroviaire. Il y a eu jusqu’alors beaucoup d’études portant sur les projets de réhabilitation du réseau existant et la construction de nouveaux tronçons, mais elles n’ont  jamais débouché. Chez Bolloré, nous avons montré que l’on fait les choses et surtout on investit sur fonds propres ». N’empêche, cette procédure pourrait perturber ce méga projet. Vincent Bolloré a prévu de faire un appel au marché au printemps prochain, en introduisant à la Bourse de Paris une société visant à financer une partie des 2,5 milliards de travaux. Les investisseurs viendront-ils s’il y a un risque juridique ?( info Challenges)

Bolloré a des méthodes d’activiste « (Ubisoft)

 Bolloré a des méthodes d’activiste « (Ubisoft)

 

Bolloré ne s’embarrasse pas de procédures pour satisfaire son appétit de tout bouffer et d’imposer sa loi. La méthode : le coup de pied au cul.  . A canal il a simplement viré l’émission phare les Guignols. Cette fois il prend la plus grosse part du capital d’Ubisoft en oubliant den parler à son propriétaire ; Du coup Yves Guillemot, le cofondateur de l’éditeur français de jeu vidéo Ubisoft, a expliqué mercredi avoir ressenti comme une « agression » l’irruption du groupe Vivendi dans le capital de son entreprise, et fustige l’attitude de son dirigeant Vincent Bolloré, dans un entretien au quotidien Les Echos.   »Nous avons le sentiment d’avoir vécu une agression. J’ai reçu un appel de Vincent Bolloré deux heures avant l’annonce de son entrée dans le capital d’Ubisoft. Il ne m’en a même pas parlé ! », a déploré l’entrepreneur.   »Prendre un pourcentage dans notre société sans discuter avec nous au préalable, ce sont des méthodes d’un autre temps. On n’entre pas dans une société en cassant la porte ! », a-t-il encore dénoncé, fustigeant des méthodes « d’activiste ». Après être entré au capital des éditeurs de jeux vidéo Ubisoft et Gameloft il y a deux semaines à hauteur respectivement de 6,6% et 6,2%, Vivendi a augmenté sa participation au capital des deux entreprises, pour la porter à 10,39% et 10,20%.  Le groupe est ainsi devenu le premier actionnaire d’Ubisoft, devant le fonds FMR LLC et la famille Guillemot, qui en détiennent plus de 9% chacun. Décidément le fric et le capitalisme ne sont pas très compatibles la bien séance, al courtoisie ou même avec. Avec l’humour. Bolloré, le propriétaire de Canal, considère qu’il y a trop de dérision sur Canal et qu’il faut supprimer «  les guignols ». Pas étonnant Bolloré n’apprécie pas la critique permanente du fric roi, de l’exploitation, de la domination, de l’aliénation par les multinationales dont il faut partie. Alors il va changer les équipes, s’orienter vers des programmes lisses et nuls comme ceux de TF1.  C’est la grande question qui enflamme ces dernières heures les internautes qui, autour du hashtag #TouchePasAuxGuignols, propulsé tout en haut des tendances de Twitter ce mercredi soir, s’inquiètent du sort du programme culte de Canal+. Ils sont raison de dénoncer la mainmise de l’argent sur les médias d’info. L’idéal sans doute pour Bolloré serait une chaine diffusant uniquement les pubs des multinationales  avec de temps en temps (une minute par heure) la lecture d’une dépêche officielle de l’AFP. Bref l’info comme les aiment les grands « capitaines d’industrie » : bâillonnée. En réponse une réplique possible se désabonner de canal. Fouiller aussi un peu dans les mécanismes d’enrichissement de Bolloré et l’africanisation de son ingénierie financière.  Si inquiétude il y a, elle trouve sa source dans de nombreux articles de nos confrères avançant l’idée que Vincent Bolloré, patron de Vivendi, à qui appartient la chaîne, aurait décidé de mettre un terme à l’aventure, en tout cas sous sa forme quotidienne actuelle (un passage en hebdomadaire serait envisagé). Un grand ménage serait en vue, tant dans la hiérarchie que dans les programmes de Canal+, et les Guignols feraient partie du remaniement, au grand désespoir du web, où ils trouvent de fidèles supporters, célèbres ou anonymes.

Canal+-Vivendi : Bolloré contre-attaque

Canal+-Vivendi : Bolloré contre-attaque

Bolloré dont les actions Vivendi ont été attaquées par l’article du Parisien indiquant la baisse d’audience Canal + contre attaque. Pour autant le patron de Canal+ a d mal à s’expliquer sur la baisse d’audience qui est réelle après les interventions répétées de la ligne éditoriale  et la mise à l’écart de plusieurs responsables de la chaine. Tout cela n’est pas vraiment l’esprit canal. Et les émissions ont tendance à s’aligner sur la médiocrité distractive. Bolloré peine donc  faire taire les rumeurs selon lesquelles sa filiale Canal+ peinerait à recruter de nouveaux abonnés, avec l’annonce d’une plainte, d’une demande d’enquête au gendarme boursier et d’une contre-attaque par voie de communiqué.  La polémique a été lancée dimanche par Le Parisien, qui assurait que « la chute des abonnés (de Canal+) atteint 10% en septembre », attribuée notamment à la reprise en main de la chaîne privée par le patron de Vivendi Vincent Bolloré. Mardi, le quotidien a rectifié et parlé de la chute « de 10% » du nombre de « nouveaux abonnés » et non « d’abonnés ». Mais le mal était fait et, dès lundi, l’action Vivendi a souffert, perdant 2,12% dans un marché resté stable. Vivendi a riposté mardi matin en assurant que Canal+ avait enregistré en septembre une hausse de « plus de 20% » des nouveaux abonnés par rapport à septembre 2014, sans plus de précisions. « 43.900 nouveaux abonnés en septembre 2015 contre 36.100 un an plus tôt », selon Le Monde. Mais le groupe français n’a pas divulgué le chiffre d’éventuels désabonnements, et donc pas l’évolution nette du solde d’abonnés, baromètre essentiel. Il n’a pas non plus précisé la nationalité des nouveaux abonnés ni le type d’abonnements choisis. Car selon son mode de calcul, un abonnement individuel et collectif avec et sans engagement à Canal+, le bouquet Canalsat, ou encore le service de vidéo à la demande par abonnement (SVOD) Canalplay, est comptabilisé de la même manière pour calculer le nombre d’abonnements total en France métropolitaine, même si financièrement ils ne rapportent pas la même chose. Vivendi a indiqué lundi dans un communiqué qu’il s’apprêtait à déposer plainte pour « diffusion de fausses nouvelles ayant des conséquences boursières ». La maison-mère de Canal+ a également demandé une enquête à l’Autorité des marchés financiers (AMF), une information confirmée par l’AMF à l’AFP.

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