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Islamisme : «Après l’assassinat de Samuel Paty, la langue de bois dans l’enseignement».

Islamisme : «Après l’assassinat de Samuel Paty, la langue de bois dans l’enseignement».

 

Pour le collectif de défense de la laïcité, Vigilance Universités,  nombre de syndicats d’enseignants et de présidents d’universités « évitent de nommer l’idéologie islamiste » qui a inspiré cet attentat (Tribune dans l’Opinion)

 

Vigilance Universités constate et déplore la multiplication de déclarations qui, dans le monde de l’enseignement, évitent de nommer l’idéologie islamiste après l’assassinat de Samuel Paty.

 

Vigilance Universités est un réseau de veille contre le racisme et l’antisémitisme, contre le racialisme et le communautarisme, et pour la défense de la laïcité.*

Les déclarations se sont multipliées au sujet de l’assassinat de Samuel Paty, professeur. Vigilance Universités constate et déplore la multiplication de déclarations qui, dans le monde de l’enseignement, évitent de nommer l’idéologie islamiste qui a inspiré cet assassinat, et même parfois le terrorisme, qui le caractérise.

Nous signalons ci-dessous des exemples parmi les déclarations des présidences d’universités, mais également parmi les communiqués de syndicats actifs dans le secondaire, car il importe de réfléchir sur le très vaste ensemble que le terrorisme islamiste est susceptible d’intimider. Dans bien des cas, la peur est déjà à l’œuvre, dans d’autres cas, ce sont des convictions qui avancent, plus ou moins dissimulées derrière un masque de vertu : impossible d’ignorer à cet égard la convergence des revendications plus ou moins fanatiques qui animent les identitarismes aujourd’hui, dont l’islamisme est le plus meurtrier. Au-delà de notre collectif, nous savons aussi que de nombreux collègues dans les établissements partagent notre point de vue et sont indignés par ces déclarations de leur présidence ou des porte-parole de leur syndicat.

Les communiqués mettent l’accent sur la lutte contre le racisme, comme si c’était cela qui était en question avec la décapitation d’un enseignant laïque

Des collègues de Vigilance Universités étant eux-mêmes membres de divers syndicats de classes préparatoires et de l’enseignement supérieur et de la recherche, notre collectif est particulièrement attentif aux déclarations syndicales. Vigilance Universités a d’ailleurs été créé notamment par des membres du Syndicat National de l’Enseignement Supérieur-Fédération Syndicale Unitaire (SNESUP-FSU). Or, les communiqués syndicaux réagissant à l’assassinat de Samuel Paty se caractérisent généralement par le refus de nommer l’islamisme, à la différence de celui du Syndicat National des Lycées et Collèges (SNALC) et de celui du Syndicat Général de l’Education Nationale-Confédération Française et Démocratique du Travail (SGEN-CFDT). Pour nombre de syndicalistes offensifs, cet assassinat serait pour ainsi dire sans auteur : les précautions mises à ne pas nommer l’idéologie ayant servi de mobile à cet acte caractérisent les communiqués du Syndicat National Force Ouvrière des Lycées et Collèges (SNFOLC), qui croit opportun de dénoncer à cette occasion la démolition par l’Etat des statuts des enseignants ; du Syndicat National des Enseignements de Second degré (SNES-FSU), qui procède par allusion en mentionnant les caricatures de Mahomet mais se garde d’aller plus loin ; de l’Union nationale des syndicats autonomes (UNSA), qui symétrise ses attaques voilées pour condamner « la haine » en général. La Confédération Générale du Travail (CGT) ne mentionne pas l’islamisme. La Confédération Française des Travailleurs Chrétiens-Enseignement Public et recherche (CFTC-EPR) ne nomme rien sinon obscurantisme et violence.

La palme revient à Solidaires, Unitaires et Démocratiques-Education (SUD), de loin le syndicat le plus en pointe en matière de décolonialisme et de racialisme ; idéologies défendues par des auteurs déjà connus pour leur ambiguïté vis-à-vis de l’islamisme politique et qui organisent des réunions syndicales en « non-mixité raciale ». A l’occasion de cet assassinat, ce syndicat dénonce l’islamophobie, la stigmatisation des musulmans et la récupération réactionnaire. Mais de son côté la Confédération Nationale des Travailleurs-Solidarité Ouvrière (CNT-SO), syndicat anarchiste libre de sa parole contre le « fanatisme religieux », dénonce aussi « récupération » et « stigmatisation ». Dans tous les cas, hormis SNALC et SGEN-CFDT, au lieu de dénoncer l’idéologie politique islamiste qui nourrit les attentats, les communiqués mettent l’accent sur la lutte contre le racisme, comme si c’était cela qui était en question avec la décapitation d’un enseignant laïque. La lutte contre l’intégrisme islamiste n’a pas à être considérée comme un risque de racisme envers des personnes musulmanes. Tant de musulmans dans le monde ont été assassinés par l’intégrisme islamiste : comment accepter encore la supercherie consistant à s’inquiéter d’un racisme anti-musulman à chaque critique de l’islamisme ?

Cette « liberté d’expression » dont on se gargarise sans en définir le contenu, alors que les islamistes en ont fait une pomme de discorde sur des points précis

Plus fortes encore que les communiqués syndicaux, de nombreuses déclarations des présidences d’universités sont des chefs-d’œuvre de la langue de bois, contrairement à celle de l’Université de Montpellier qui est parfaitement claire, ainsi que celles de Science Po Rennes et de Sciences Po Paris, qui nomment le terrorisme islamiste. Ce sont de grandes protestations de vertu républicaine (la laïcité, les valeurs républicaines, etc.), mais elles ne comportent surtout rien sur ce qui pourrait bien concrétiser cette « liberté d’expression » dont on se gargarise sans en définir le contenu, alors que les islamistes en ont fait une pomme de discorde sur des points précis. On a même vu le doyen de la Faculté des sciences et technologies de l’Université de Lille plaider son refus de toute stigmatisation des musulmans et de toute instrumentalisation politique, ce qui n’est évidemment pas en question, mais surtout recommander la lecture d’un texte paru sur Mediapart, et émanant d’un responsable du SNESUP que l’on retrouve comme cosignataire d’un texte publié sur le site du Parti des Indigènes de la République (PIR) : il s’agirait de combattre la loi contre les séparatismes qui se prépare.

Cette langue de bois nuit bien au-delà de l’enseignement où elle est déjà dévastatrice car elle se diffuse dans l’ensemble de la société, où nombre d’acteurs ont déjà leurs raisons d’être intimidés, sans parler de toutes autres raisons de complaire : voir par exemple le topo lénifiant de la Mutuelle générale de l’Education nationale (MGEN), qui ne nomme surtout pas islamisme ni terrorisme.

On constate toutefois de grands contrastes entre les positions prises au sein de la société civile : la Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme (LICRA) met clairement en cause le terrorisme islamiste, dénonce comme une « escroquerie politique » le « concept d’islamophobie », demande une action résolue pour « anéantir » le « fondamentalisme islamique », et souligne son isolement parmi les associations se réclamant de l’antiracisme ; à l’inverse, la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), soutien actif de Tariq Ramadan et du Comité Contre l’Islamophobie en France (CCIF) nomme « terrorisme », et « islamisme intégriste », mais pour dénoncer toute « stigmatisation » des « musulmans », et signe avec le Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP), et avec deux syndicats compromis dans le racialisme et le décolonialisme, SUD et l’UNEF (Union Nationale des Étudiants de France).

Si les enjeux et les positions commencent donc à s’éclaircir dans ces circonstances tragiques, on est en droit d’attendre des syndicats aspirant à la respectabilité la fin des complaisances et des ambiguïtés qui ont contribué à créer cette situation, de même qu’on est en droit d’attendre des présidences d’Université la prise de conscience la plus rapide possible.

L’opinion publique découvre aujourd’hui avec effarement, après la décapitation de Samuel Paty, ce dont avertissaient des lanceurs d’alertes, des chercheurs et des rapports officiels depuis des décennies : la pénétration de l’islamisme dans des classes d’élèves et dans des familles, l’influence d’islamistes sur les réseaux sociaux, le déni ou le silence des institutions. Sous d’autres formes, apparemment plus feutrées, plus savantes, l’Université française est elle aussi mise en danger par la propagation d’idéologies identitaristes. Un prétendu « décolonialisme » s’y propage, et s’associe d’un côté avec l’islamisme et de l’autre avec un pseudo-néoféminisme. Ces idéologies pervertissent les combats indispensables contre le racisme et le sexisme, et peuvent séduire des jeunes gens épris de justice qui ignorent qu’on les entraîne vers le dogmatisme, la haine et la violence. L’Université est depuis des années un lieu de pressions, de censures, d’autocensures.

Vigilance Universités attend de toutes les institutions d’enseignement supérieur et de recherche, de la Conférence des présidents d’universités (CPU), des présidences d’université, du Ministère de la Recherche, de l’Enseignement Supérieur et de l’Innovation, qu’elles prennent au plus vite la mesure du phénomène.

Vigilance Universités est un réseau de veille contre le racisme et l’antisémitisme, contre le racialisme et le communautarisme, et pour la défense de la laïcité. Il réunit des chercheurs et enseignants du supérieur de disciplines très variées et de nombreuses institutions (universités, établissements de recherche, classes préparatoires, grandes écoles).

 

« Utiliser du bois pour le climat »

 « Utiliser du bois  pour le climat »

Pour la professeure Meriem Fournier et le chercheur Bruno Clair, la récolte et l’usage du bois répondent à de grands enjeux climatiques et environnementaux.(dans le Monde)

 

Tribune.

 

Une étude du Centre commun de recherche (CCR) publiée le 1er juillet par Nature met en avant que les Etats membres de l’Union européenne (UE) se seraient mis à exploiter les forêts avec une ardeur redoublée depuis 2016. D’autres scientifiques mettent en doute ses conclusions mais, même si c’était vrai, serait-ce forcément un souci pour notre environnement ?

Le bois combine, grâce au génie des arbres, les qualités des matériaux modernes les plus performants. Depuis plus d’un million d’années, l’homme a mis toute son ingéniosité à maîtriser et à tirer le meilleur de ce matériau pour son propre usage. Malgré un certain délaissement pendant quelques décennies, les progrès technologiques récents permettent de toujours mieux utiliser le bois, dans un souci d’écoconception et de sobriété autant que d’efficacité technologique et économique.

L’extraction et la combustion des produits pétroliers ont mis dans l’atmosphère une grande quantité de carbone sous forme gazeuse qui contribue aux gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique. Pour contrer ce déséquilibre, seules les plantes permettent de restocker ce carbone sous forme solide.

Le prélèvement d’arbres pour utiliser leur bois permet de stocker du carbone durablement. Si le bois n’est pas récolté et reste en forêt, en fin de vie l’arbre meurt et se décompose en relâchant dans l’air son carbone. Ainsi, une forêt à maturité ne piège que peu de carbone. Au contraire, l’usage du bois libère de l’espace pour de jeunes arbres qui stimulent le stockage en forêt tout en conservant le carbone sous forme solide dans le bois, pendant quelques mois pour une cagette ou quelques dizaines d’années dans le bâtiment.

Utiliser du bois ne contribue pas au réchauffement climatique. A l’inverse du ciment qui est produit en libérant le carbone stocké dans la roche calcaire et dont la fabrication contribue à elle seule à 6 % des émissions de CO2, l’usage du bois ne déstocke pas de carbone. De plus, si l’on compare les procédés de fabrication et de mise en œuvre, la mise en œuvre du bois génère deux fois moins de CO2 que le béton, dix fois moins que le ciment et vingt fois moins que l’acier. Substituer par du bois chaque fois qu’on le peut, c’est bon pour le climat. »

La relance verte grâce à la filière bois

La relance verte grâce à la filière  bois

La relance verte pourra notamment passer par le développement de la filière boit estime Paul Jarquin, Pdg de REI Habitat et président de Fibois Ile-de-France (*).( Chronique dans la Tribune)

 

 

« Dans son discours du 14 juillet dernier, le Président de la République affirmait : « La France peut redevenir une grande nation industrielle grâce à l’écologie. Arrêtons d’importer des matériaux de l’autre bout du monde et recommençons à produire dans nos régions françaises ! »

Oui, il est temps ! Et le premier de ces matériaux, il est naturel, il est renouvelable, il existe en abondance sur le territoire français, il a des propriétés quasi magiques car il stocke le carbone de l’atmosphère, il peut créer de l’énergie propre et se substituer aux énergies fossiles, c’est un matériau de choix pour construire nos bâtiments et créer des lieux de vie bénéfiques pour la santé, il crée de l’emploi pérenne sur nos territoires, c’est le bois.

Déjà, en 2018, Emmanuel Macron annonçait, lors d’un déplacement dans une scierie des Vosges, son souhait de « développer » la filière forêt-bois en France, considérant qu’ « il y [avait] trop peu d’emplois créés » et appelant à « mettre en place une politique volontariste sur laquelle travailler avec la filière ». Depuis, des investissements ont depuis été réalisés, mais une forte impulsion manque encore.

Lire aussi : Construction en bois : les promoteurs disent chiche à Macron

En France, la forêt représente 16 millions d’hectares pour 450.000 emplois, alors que l’Allemagne affiche plus d’un million d’emplois pour 11 millions d’hectares de forêts. La France exporte toujours beaucoup de bois brut, et importe de plus en plus de bois transformé. Ce qui entraine un déficit commercial de la filière de 7 milliards d’euros. À ce rythme, la tendance ne s’inversera jamais !

Dans le plan de relance, alors que le Premier ministre a annoncé 40 milliards d’euros pour l’industrie, la filière forêt-bois est la plus concrète pour investir dans notre économie et avoir un impact dans la lutte contre le changement climatique. Développer la filière forêt bois, c’est faire preuve de bon sens écologique.

Rappelons que les forêts, couvrant 31% de la surface terrestre, constituent le deuxième plus grand puits de carbone dans le monde après les océans. Grâce au processus de photosynthèse : en grandissant, l’arbre retire du carbone de l’atmosphère, qui vient se stocker dans la matière.

Plus encore, la culture de la forêt et l’utilisation du bois local, couplés à des pratiques sylvicoles raisonnées et durables, sont des solutions d’atténuation du changement climatique (cf. étude INRA IGN de 2017). En France, chaque année, ce sont 15% des émissions de gaz à effet de serre qui sont stockées par nos forêts, d’où la nécessité d’encourager des pratiques d’exploitation forestière durables et raisonnées puisqu’aujourd’hui seule la moitié de l’accroissement naturel de la forêt est récoltée.

Et investir dans la forêt, ce n’est pas seulement bénéfique pour le stockage carbone. Les impacts positifs sont très nombreux : en termes de préservation et d’accroissement de la biodiversité, de lutte contre l’érosion des sols, de paysage et d’accès à la nature et de création d’emploi pérennes sur les territoires.

 

Le secteur de la construction est d’une importance majeure car il est à lui seul responsable de 25 à 30% des émissions de gaz à effet de serre du pays. C’est pourquoi l’État s’est donné un objectif de neutralité carbone des bâtiments d’ici 2050. Ce qui nous semble plus que nécessaire.

Mais cet objectif est illusoire sans un changement radical dans les techniques de construction, et sans passage du béton – très émissif et qui utilise des ressources comme le sable et les cailloux qui s’épuisent – aux matériaux biosourcés. Le bois reste aujourd’hui minoritaire dans les constructions en Île-de-France, avec à peine 5% des réalisations.

On estime que si l’utilisation des produits bois dans le secteur du bâtiment doublait (de 4,2 millions de tonnes actuels à 10 millions), le bâtiment pourrait réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 30% par an, soit 11 millions de tonnes de CO2 en moins chaque année.

Il faut donc la mise en place de circuits courts, d’investissements majeurs dans la gestion durable des forêts locales, la préservation de la biodiversité et la compensation carbone et écologique.

Il est temps de passer d’une industrie basée sur la surexploitation d’énergies fossiles à une utilisation durable de la biomasse, à travers la redirection des investissements vers la bioéconomie ; une économie basée sur la biomasse et les circuits courts.

Alors que 62% des Français approuvent les propositions de la Convention Citoyenne pour le Climat. Qu’une vague verte a déferlé dans les grandes villes françaises lors des élections municipales. Que la prise de conscience écologique collective est réelle, la forêt et le bois sont une réponse concrète, efficace, évidente, pour créer une France plus autonome et plus reconnectée à la nature. »

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(*) Fibois Île-de-France est l’interprofession et de la forêt et du bois.

Nucléaire : mieux que la langue de bois, le silence de Rugy

Nucléaire : mieux que la langue de bois, le silence de Rugy

 

On s’attendait évidemment à la langue de bois de la part de François de Rugy, un praticien de l’exercice. Le nouveau ministre de l’environnement doit en effet se prononcer sur l’inextricable dossier du nucléaire. On le voit mal se mettre en contradiction avec Macron ; du coup il n’a pas choisi la langue de bois mais le silence. Ce n’est pas avant fin octobre qu’il envisage de s’exprimer. Pas étonnant puisque Édouard Philippe annonce la réduction du nucléaire pour l’électricité à 50 % en 2035 tandis qu’EDF indique l’échéance de 2050. Il faudra donc dès trésors  de dialectique approximative pour que François de Rugy réussisse à faire une impossible synthèse. En attendant le silence fera office de politique et pour meubler il faudra s’habituer aux banalités d’usage du carriériste de Rugy  “Nous serons en mesure de la présenter (les orientations de l’énergie NDLR) à la fin du mois d’octobre”, a-t-il déclaré sur France Inter. “On aura la programmation pluriannuelle de l’énergie, c’est-à-dire le déroulé (…), la part de chaque énergie, le développement des énergies renouvelables que nous voulons faire.” L’ex-président de l’Assemblée, à qui Nicolas Hulot a remis ses dossiers mardi, s’est notamment refusé à donner la moindre précision sur l’échéance à laquelle l’Etat compte ramener à 50% la part du nucléaire, contre environ 75% aujourd’hui; dans la production d’électricité. L’an dernier, l’exécutif a fait une croix sur l’objectif de 2025, qui figure dans la loi de transition énergétique votée en 2015, sous François Hollande. Le Premier ministre, Edouard Philippe, a parlé mercredi d’un “horizon 2035”, sans plus de précisions. Alors candidat à la primaire de 2017 organisée à gauche, François de Rugy plaidait dans son programme pour le respect de la date de 2025 et pour la “disparition à l’horizon 2040 de toute production d’électricité nucléaire” ainsi que pour “la fermeture des centrales nucléaires à 40 ans et leur substitution par des énergies renouvelables et des économies d’énergie. Le problème c’est que macro soutient la prolongation de la durée de vie des centrales pour une vingtaine d’années et qu’il souhaite le développement des nouvelles centrales EPR.

Griveaux, langue de bois en « chaîne »

Griveaux, langue de bois en « chaîne »

Griveaux, porte-parole du gouvernement, est sans conteste le champion de la langue de bois en « chaîne ». Il y a d’abord la forme choisie par l’intéressé avec une tonalité triste et neutre qui rappelle le charisme des notaires ou des huissiers. Il y a surtout le fond. Benjamin Griveaux est  capable de tout justifier même l’injustifiable et à la fin de son intervention, le plus souvent contradictoire, on a bien du mal à comprendre quelle est la position du gouvernement. pire,  Benjamin Griveaux est même capable d’attribuer au gouvernement des réformes qui ont été prises par d’autres gouvernements Les néonicotinoïdes sont désormais interdits dans l’agriculture française. Une victoire pour les défenseurs des abeilles… et une belle opportunité pour le gouvernement de vanter sa politique environnementale quelques jours après la démission de Nicolas Hulot« Il y a ceux qui parlent et ceux qui font. Nous faisons », s’est félicité le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, dimanche 2 septembre. Seul hic : cette interdiction a été votée en 2016 sous la précédente majorité. Il y a ceux qui parlent et ceux qui font. Nous faisons. Depuis hier, les comme l’interdiction pour protéger les abeilles et notre biodiversité. Et nous irons plus loin avec le projet de loi  En effet, l’interdiction de l’usage phytosanitaire de cinq substances accusées de contribuer au déclin massif des colonies de pollinisateurs était prévue dans la loi biodiversité, portée par Ségolène Royal. Le gouvernement d’Edouard Philippe a simplement pris le décret qui a permis de faire entrer en vigueur cette mesure le 1er septembre, comme le prévoyait la loi de 2016, rappelle Le Monde.

Affaire Benalla : Castaner, le champion de la langue de bois

Affaire Benalla : Castaner, le champion de la langue de bois

 

 

Comme d’habitude Castaner s’est livré un bel exercice de langue de bois devant la commission d’enquête sénatoriale concernant l’affaire Benalla. On se souvient que récemment pour tenter de minimiser l’affaire, Castaner avait indiqué que Benalla n’était qu’un simple bagagiste et non pas un proche collaborateur de Macron. Cette fois il avait à expliquer sur la présence de Vincent Crase  en tant  qu’employeur de ce dernier, salarié de LaREM, aperçu aux côtés d’Alexandre Benalla lors des événements du 1er mai. Pour Castaner,  il n’y a pas d’affaire Crase puisque l’intéressé serait intervenu sur ses heures de loisirs et de manière tout à fait personnelle. «Il a confirmé que les faits étaient intervenus en dehors de son temps de travail à La République en marche, en dehors de toute information de sa hiérarchie, et qu’il n’en avait pas rendu compte», a déclaré  le responsable de LREM qui est aussi secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement. Curieusement l’intéressé a écopé de la même sanction que Benalla,  c’est-à-dire une pseudo suspension de salaire qui comme celle de Benalla n’a pas été effective. En fait, c’est sans doute Macron qui a déterminé la nature de la punition puisque Kastner déclare: « Les services du délégué général se seraient alors concertés avec ceux de la présidence, souhaitant «que la sanction infligée à M. Crase soit liée à celle retenue à l’encontre de M. Benalla». Dans la foulée, l’employé de LaREM aurait été notifié par lettre de sa mise à pied de 15 jours – du 4 au 18 mai. Après la révélation de l’affaire le 20 juillet et l’ouverture d’une enquête, Christophe Castaner a décidé d’engager une procédure de licenciement à l’encontre de Vincent Crase, notamment pour atteinte à l’image du mouvement. Deuxième preuve de la langue de bois testa nerf a déclaré qu’il ignorait que l’intéressé n’intervenait pas en tant que gendarme réserviste le jour du 1er mai alors que ce dernier avait déjà fait une quarantaine d’interventions auprès de Macron  dans le cadre de ce statut. . Troisième élément de langue de bois, Kastner estime qu’il n’était pas en situation d’évaluer la nature et la proportion de la sanction à l’égard de Vincent rase,  Il a jugé qu’il ne lui «appartenait pas d’évaluer la proportionnalité» des actes de Vincent Crase et de se «substituer aux autorités» responsables au moment des faits. C’est pour cette raison qu’il est entré en contact avec le cabinet du président de la République et qu’il n’a pas saisi la justice. «Mon regard n’est pas le même sur un citoyen et une personne qui intervient dans le cadre de ses fonctions de gendarme réserviste sous l’autorité de la présidence de à République», a-t-il plaidé. Une manière de renvoyer la patate chaude à l’Élysée Par ailleurs, Kastner a souhaité apporter un rectificatif. Il aurait, non pas déclaré qu’Alexandre Benalla était «bagagiste», mais «en charge de la logistique et notamment des bagages». Précisant que le GSPR (Groupe de sécurité de la présidence de la République) lui-même pouvait être responsable de cette mission, il a ajouté: «le raccourci qui a été fait par quelques-uns est insultant vis-à-vis du GSPR». Bref le charisme d’un notaire, la transparence d’un coiffeur et l‘honnêteté d’un marchand de chiens !

Yaël Braun-Pivet : langue de bois et incompétence

Yaël Braun-Pivet : langue de bois  et incompétence

Comme on pu le constater nombre de téléspectateurs, la présidente de la commission d’enquête de l’assemblée nationale a mis en évidence son incompétence à mener les débats et le caractère autoritaire de la majorité. Une présidente qui aura réussi à tuer la commission qu’elle présidait en se réfugiant dans une langue de bois  type 4 ème république. Un bel exercice de vieille politique comme en témoigne ses déclarations ci-dessous dans le JDD.

La commission d’enquête sur le 1er-Mai a siégé vendredi sans l’opposition. N’est-ce pas un fiasco?
La commission a procédé à toutes les auditions utiles à la recherche de la vérité. Tous les groupes, ainsi que les non-inscrits, y ont participé. C’est dommage que l’opposition ait fait ce choix de l’instrumentalisation politique, d’autant qu’ils sont partis à la veille d’une audition qu’ils avaient tous demandée [celle du commandant des CRS déployés le 1er mai place de la Contrescarpe]. Nous avons continué nos travaux car cette audition était prévue.

 

Pourquoi avez-vous refusé les auditions réclamées par l’opposition?
L’opposition a fourni des listes de personnes à auditionner dès le 21 juillet. J’ai toujours dit qu’il fallait entendre d’abord ce que les premières personnes avaient à nous dire. Nécessairement, nos travaux allaient ouvrir ou fermer des pistes d’investigation au fur et à mesure. Une fois entendus le ministre de l’Intérieur, son directeur de cabinet, celui du Président, il n’était pas utile de procéder à d’autres convocations. Notamment celle d’Alexis Kohler [le secrétaire général de l'Elysée] : son audition au Sénat, dans une commission pilotée par l’opposition, n’a pas apporté d’éléments nouveaux. Nous avons bien fait de ne pas l’interroger. Et nous avons interrogé le commandant militaire de l’Elysée et le chef du GPSR [Groupe de sécurité de la présidence de la République] : ça n’est pas rien, ce sont les autorités compétentes pour nous apporter la vérité.

Et Christophe Castaner?
Nous avons très clairement établi que Vincent Crase était sur place en vertu de ses relations avec Alexandre Benalla et de son statut de gendarme réserviste, pas de ses fonctions au sein de LREM. Nous n’avions donc aucune raison d’auditionner M. Castaner. !!!!!!!

 

 

« Macron : un Robin des bois à l’envers » (Ruffin)

« Macron : « un Robin des bois à l’envers » (Ruffin)

« Emmanuel Macron, c’est un Robin des bois à l’envers. Il prend aux pauvres pour donner aux riches. Quant à Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, ce sont les shérifs de Nottingham », déclare Ruffin dans une interview au  JDD

 

Vous n’irez pas à Versailles devant le Congrès. N’est-ce pas un manque de respect envers nos institutions?
S’il y avait eu un temps de discussion, j’y serais allé. Mais aucun échange n’est prévu. Emmanuel Macron nous convoque, monologue, puis se retire. En 1789, même Louis XVI écoutait les débats aux États généraux… Comme titre, « le président des riches » ne suffit plus. C’est désormais « le roi des riches ».

Attendez-vous tout de même quelque chose de son discours?
Non, j’attends des actes. Et les actes, nous les observons depuis un an. Sa dernière grande décision, c’est l’exit tax, et c’est un acte clair : d’après une estimation de Bercy, ce cadeau aux plus fortunés coûterait 6 milliards pour le budget. L’équivalent, j’ai fait le calcul, de 150.000 postes d’infirmières !

[...]

Cela veut dire que vous [les députés] ne servez à rien?
Nous ne faisons pas la loi, c’est un fait. En revanche, je crois beaucoup au député comme « service public de proximité », comme recours face aux administrations, aux offices HLM, etc… Avec un devoir : écouter la France d’en bas et remonter cette parole en haut, s’en faire l’écho. Un député qui disparaît, ça devrait faire le même effet aux gens qu’une poste ou une maternité qui ferme! Les citoyens devraient en demander deux fois plus. Quitte, si c’est un souci, à les payer deux fois moins.

 

 

Olivier Faure : favori au PS ou le retour de la langue de bois et du déni de réalité

Olivier Faure : favori au PS ou le retour de la langue de bois et du déni de réalité

On se demande si le PS n’a pas décidé, lui aussi comme les Républicains, de se détruire. En effet il apparaîtrait que la candidature d’Olivier Faure tienne la corde pour occuper le poste de premier secrétaire du parti. Un candidat sans doute écouté à l’intérieur mais complètement inaudible dans l’opinion publique tellement il pratique la langue de bois et le déni de réalité. Pas étonnant qu’il soit soutenu notamment par Martine Aubry. Produit de l’oligarchie, sans charisme, sans ligne claire autre que les valeurs refuge très virtuelles du parti socialiste (il est passé de Rocard à Aubry !). , Olivier Faure est sans doute le candidat idéal pour enfoncer définitivement le parti socialiste et le condamner  à une cure d’opposition d’au moins une vingtaine d’années. « Je vais prendre une position qui est de soutenir Olivier Faure […] Il souhaite remettre le parti au travail », a lancé jeudi Martine Aubry depuis son fief de Lille. L’ex-première secrétaire du PS, dont la voix reste écoutée au sein de son parti, est un soutien de poids pour Olivier Faure. Ce dernier connaît bien Martine Aubry, puisqu’il en a été l’un des conseillers au ministère de l’Emploi de 1997 à 2000. Ce soutien vient en tout cas appuyer la dynamique positive que connaît la candidature du patron des députés PS. D’autres proches, comme la présidente de la région Occitanie Carole Delga, l’ancien ministre de l’Intérieur Matthias Fekl, les maires de Rennes et Nantes Nathalie Appéré et Johanna Rolland en ont fait de même. Les discussions sont également bien engagées avec le collectif « Le Manifeste », composé d’une trentaine de cadres dont la députée Valérie Rabault et les patrons des importantes fédérations de Haute-Garonne et de Paris, Sébastien Vincini et Emmanuel Grégoire. Ce collectif, qui n’excluait pas de présenter un candidat, est à l’origine d’une tribune publiée dans le JDD le week-end dernier. « Je me retrouve largement » dans ses propositions, a commenté jeudi sur Facebook Olivier Faure, qui rencontrait ce vendredi à Toulouse Sébastien Vincini.

Le PS pour Macron, mais pas un « chèque en blanc »… en bois ?

Le PS pour  Macron, mais pas un « chèque en blanc »… en  bois ?

 

Le parti socialiste veut encore donner l’impression qu’il fixe  ses conditions Emmanuel macro. Victime d’un véritable cataclysme électoral le parti socialiste n’a pourtant pas d’autres solutions que d’essayer de s’accrocher à Macron pour sauver ce qui peut encore l’être lors des élections législatives. Du coup la condition mise au soutien à Macron, à savoir pas de chèque en blanc, ressemble plutôt à un chèque en bois car l’apport électoral du parti socialiste aujourd’hui devient négligeable. Dans le pire des cas on espérait avant les élections seulement 50 députés socialistes  à l’assemblée nationale en sauver aujourd’hui une trentaine serait considéré comme un exploit. L’étiquette PS  va sans doute constituer un véritable boulet pour les candidats députés qui ne pourront pas ou ne voudront pas se rallier clairement à Macron.  Le Parti socialiste a décidé lundi de faire battre Marine Le Pen le 7 mai sans pour autant proposer d’alliance à Emmanuel Macron pour les législatives, au lendemain de la défaite historique de Benoît Hamon au premier tour de l’élection présidentielle. L’appel du candidat socialiste à voter pour Emmanuel Macron a été renouvelé par le Premier secrétaire du parti, Jean-Christophe Cambadélis, après un Bureau national organisé lundi. « Sans conditions, comme nous l’avons fait pour Jacques Chirac contre Jean-Marie Le Pen » en 2002, a-t-il dit à la presse. « Le programme de Madame Le Pen ne prévoit pas uniquement une sortie de l’Europe mais aussi une sortie de notre République », a averti Jean-Christophe Cambadélis avant d’annoncer que le PS allait imprimer 4 millions de tracts pour faire campagne contre la présidente du FN. « Marine Le Pen présidente, ça, jamais. » Jean-Christophe Cambadélis s’est refusé quant à lui à évoquer les scrutins des 11 et 18 juin et l’avenir du Parti socialiste. « Le temps de l’explication de cette défaite viendra, mais pas maintenant », a-t-il commenté devant la presse. « Nous nous battrons avec nos idées pour rassembler les socialistes et l’ensemble de la gauche », dit le député Jean-Marc Germain. L’avenir du Parti socialiste reste en suspens. Lundi matin, Manuel Valls a indiqué sur France Inter souhaiter gouverner avec Emmanuel Macron dans une future majorité. « Nous devons être prêts à le soutenir, à l’aider, à participer à cette majorité », a déclaré l’ancien Premier ministre. Au siège du PS, le cas Valls divise. Pour le député Olivier Dussopt, qui a été son porte-parole à la primaire, Manuel Valls a « évidemment sa place » au sein du PS. Au contraire, le député Christian Paul estime que « ce n’est pas la gauche qui est irréconciliable mais peut-être Manuel Valls qui n’est plus conciliable avec la gauche ». « Ce n’est pas maintenant qu’on va couper des têtes », tempère Yann Galut au sujet des socialistes qui ont rejoint En Marche. Pour le député du Cher, les résultats de dimanche sont un « big bang ». « Il va y avoir une recomposition et elle aura lieu après les législatives. »

La loi Travail : changer mais sans dénaturer ou la langue de bois du rapporteur

La loi Travail : changer mais sans dénaturer ou la langue de bois du rapporteur

Ce qui résume la pensée du Le député socialiste Christophe Sirugue, rapporteur du projet de loi sur la réforme du Code du travail présentée jeudi en conseil des ministres. Bref la langue de bois habituelle  car on voit mal comment pourrait concilier les points de vue par exemple ceux du patronat qui demande davantage de liberté sur les licenciements économiques alors que les syndicats sont unanimement contre comme l’opinion publique aussi ;  comment concilier le plafonnement  des indemnités de licenciement demandé par le patronat et contesté par les syndicats, aussi par l’opinion publique. Mais le rapporteur du projet de loi à l’assemblée l’affirme,  on peut changer sans dénaturer. Bref pas du détricotage mais du bidouillage de la part de cet oligarque typique de la sociologie du parti socialiste. Un rapporteur  pur produit du parti qui n’a pratiquement jamais travaillé en dehors de la politique puisque dès 24 ans il était déjà permanent avant de devenir assistant parlementaire puis  dirigeant local du PS , enfin élu. Bref quelqu’un qui n’a jamais connu le monde du travail ; vraiment idéal pour rapporter une loi qui précisément a pour ambition de bouleverser la donne dans ce domaine mais « C’est  un professionnel de la politique », rassure le député Carlos da Silva, relais de Manuel Valls à l’Assemblée. On peut lui faire confiance il maîtrise la dialectique du flou comme en témoigne ses autres propos.  Christophe Sirugue se déclare prêt à tenir compte des observations de ses collègues députés PS mais sans le remettre en cause la philosophie du texte : « Sur certaines demandes sur les conditions de licenciement, je me rapprocherai probablement de leur position. Mais je ne vais pas supprimer les éléments qui ont été intégrés (au texte). » « Il y a de vraies évolutions possibles de ce texte mais je ne suis pas rapporteur pour le dénaturer », insiste-t-il. Conclusion le texte d’une ministre du travail qui n’a jamais pratiquement travaillé et qui sera présenté à l’Assemblée nationale par un autre oligarque. On s’étonne ensuite que les réformes du gouvernement soient mal comprises par les acteurs économiques !

Un chèque en bois de 2000 € pour les nouvelles embauches

Un chèque en bois de 2000 € pour les nouvelles embauches

 

 

François Hollande dans le cadre de son plan d’urgence pour l’emploi devrait annoncer l’octroi d’une prime de 2.000 euros pour toute nouvelle embauche dans les entreprises de moins de 250 salariés. Une mesure toujours bon à prendre pour les petites entreprises en capacité d’embaucher. Pas sûr cependant que cette mesure s’avère suffisamment efficace pour encourager la création de nouveaux postes. D’abord cette prime ne concernera que les nouvelles embauches couvertes par un CDI. Or on sait qu’actuellement environ 90 % des nouveaux recrutements s’effectuent en CDD précisément pour permettre un ajustement des effectifs aux évolutions des carnets de commandes( Aussi pour vérifier les compétences professionnelles des nouvelles recrues). En l’état actuel de la volatilité de la demande il n’est pas certain du tout que les petites entreprises manifestent l’envie de s’engager durablement vers un accroissement de leurs effectifs. En outre ce chèque de 2000 € est à mettre en relation avec la masse salariale que représente un nouvel embauché autour de 30 000 € par an. D’une certaine manière ce chèque de 2000 € est en bois, en effet compte-tenu du déficit budgétaire il sera financé par l’emprunt qui viendra accroître ce déficit et devra un jour ou l’autre être amorti par une augmentation de la fiscalité. Bref le chien qui se mord la queue. Il aurait été sans doute plus pertinent de procéder à un allégement des charges qui même pour les bas salaires représentent encore de leur de 15 % du salaire brut.  L’annonce de François Hollande qui va mettre en place une prime de 2 000 euros versée aux entreprises à chaque nouvelle embauche ne convainc pas Stanislas de Bentzmann, président de Croissance Plus, une association d’entrepreneurs qui fédère les dirigeants d’entreprise. « Cela ne va pas relancer la croissance. C’est une mesure opportuniste qui n’aura qu’un effet léger sur les chiffres du chômage » Pour le chef d’entreprise, le gouvernement ne s’attaque pas aux racines du mal : « Nous demandons une réelle baisse des cotisations sociales ou tout du moins une baisse des charges patronale. » 

Le « grand soir » social annoncé par Sarkozy ….. Attention aux gueules de bois du lendemain matin !

Le  « grand soir » social annoncé par Sarkozy …..  Attention aux gueules de bois du lendemain matin !

 

Le grand soir de Sarkozy c’est surtout la reprise de ce qui existe, est dans les tuyaux amis  avec en plus la chasse aux syndicats. Certes des syndicats pas tous très modernistes et même souvent archaïques CFDT exceptée notammen t ; t mais auquel on ne peut faire le reproche d’uen manque de représentativité du faat des résultats aux élections et du nombre d’adhérents bien supérieurs à celui des parti politiques.  Dans un entretien accordé au quotidien Les Echos daté du 30 septembre, le président du parti « Les Républicains » veut tout revoir : la durée légale du travail, la définition du licenciement économique, le rôle des syndicats, le fonctionnement de l’assurance chômage. Il milite pour un grand chambardement afin de relancer l’économie et créer des emplois. Mais, dans son élan, Nicolas Sarkozy « oublie » que nous ne sommes plus en 2007 où en 2012. Plusieurs de ses préconisations s’appliquent en fait déjà, notamment depuis les récentes lois Rebsamen sur le dialogue social et Macron sur la croissance. Et nombre de ses suggestions ne résistent pas à la réalité du terrain, notamment sur la place des syndicats. En réalité, on a l’impression que les propos de l’ancien président de la République s’adressent davantage aux futurs électeurs de la primaire du centre et de la droite, dans la perspective de l’élection présidentielle de 2017, qu’aux professionnels ou acteurs des relations sociales. Nicolas Sarkozy, François Fillon et Alain Juppé – dans une moindre mesure – se livrent à une sorte de course à l’échalote. C’est à qui sera le plus « réformateur »…parfois aux dépens de la réalité du terrain. Décryptage des propos de Nicolas Sarkozy sur les sujets sociaux. « Le dialogue social ne fonctionne plus en France. La négociation sociale doit désormais se dérouler d’abord dans l’entreprise, plutôt qu’au niveau de la branche ou du confédéral (…). Quand un accord dans l’entreprise n’est pas possible entre les partenaires sociaux, ce sont les salariés de cette même entreprise qui doivent pouvoir trancher par referendum à la majorité simple. «Justement c’est cela la réforme Valls en cours !  Ainsi, Nicolas Sarkozy veut donner la priorité à la négociation d’entreprise au détriment de l’accord de branche. En affirmant cela, il ne fait que surfer sur le débat – très en vogue en ce moment – sur la place à accorder aux différentes normes (loi, accord de branche, accord d’entreprise). C’est tout l’objet du fameux rapport Combrexelle - du nom du président de la chambre sociale du Conseil d’Etat – remis récemment au Premier ministre et qui va donner lieu à un projet de loi. L’ancien président de la République « oublie » que 98% des entreprises ont moins de cinquante salariés, il y a donc une impossibilité de négocier et de signer un accord.

Chômage : « il n’y a pas de changement du calcul », (Le Roux) …ou la langue de bois banalisée

Chômage : « il n’y a pas de  changement de calcul », (Le Roux) …ou la langue de bois banalisée

 

 

Gonflé le président du groupe parlementaire socialiste pour affirmer qu’il n’y avait pas eu changement dans le mode de comptage des chômeurs opéré par pôle emploi. Il en tire même la conclusion que le chômage s’améliore. En réalité environ 10 000 personnes ont été rayées du statut de chômeur pour des questions administratives. En fait les dits  chômeurs sont bien toujours en recherche d’un emploi. Mais pour Le Roux ils ne sont plus dans l’obligation d’en chercher. Cette petite manipulation méthodologique préfigure sans doute ce qui va se passer dans les mois à venir quand Hollande va décréter l’inversion du chômage. Il suffira pour cela de nettoyer un peu les listes de chômeurs pour modifier la courbe. On fera ainsi apparaître une réduction de quelques dizaines de milliers de chômeurs alors que depuis l’arrivée de Hollande en 2012 on a enregistrés plus de 500 000 chômeurs supplémentaires. Or la promesse d’inversion a été faite fin  2012. La fameuse inversion aura donc un caractère très dialectique. Des chiffres du chômage. Bruno Le Roux voit cependant comme « un signe d’espoir ». L’opposition dénonce comme « un maquillage des chiffres ». Le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale assure cependant qu’il « n’y a pas de changement de mode de calcul ».  « Les chômeurs qui étaient en situation de formation, de service civique ou de contrat aidé, étaient, auparavant, comptabilisés dans la catégorie obligée de chercher un emploi », précise-t-il. Or, dans cette situation, « ils ne sont pas dans l’obligation de chercher un emploi ». Pour Bruno Le Roux, « la réalité des chiffres c’est celle de ce mois-ci et pas du mois dernier ». Et le président du groupe socialiste de regretter la réaction de la droite. Pour lui, l’opposition « se désole quand les chiffres s’améliorent, c’est bien ça le problème pour notre pays (…) Je n’arrive pas à regretter que le chômage baisse et je regrette que certains responsables en viennent à douter et à essayer de jeter la suspicion ». Pourtant, François Hollande a lui-même regretté « l’imprécision des chiffres ».

 

Marseille – Valls : vive la langue de bois

Marseille – Valls : vive la langue de bois

 

Rafalés à la Kalach lors de son arrivée à Marseille, Valls s’est  évidemment ridiculisé. Du coup il a fallu changer de discours et  passer à la menace  de fessée pour les délinquant qui ont gâché la fête ; d’habitude évidemment les mots sont pesés au gramme près par les services de com. ; Là il fallu improviser dans l’autoritarisme de façade  ; «  Ces tirs sont inacceptables » a dit avec la lus grande fermeté Valls, un peu désappointé bien sûr ; On ne pouvait en dire moins ! Et on va «  casser les ghettos », là il en dit trop ;  c’est comme quand il parle « d’apartheid », l’outrance du verbe  cache mal l’angélisme de l’action. En dépit du déploiement de forces dans le quartier qui a accueilli  joyeusement à la Kalach Valls, on a du retrouvé 20 grammes de canna bis et quelques kalachs là où une centaine voire davantage sont planquées ; aune arrestation, on suppose quand même qu’on a du gronder quelques voleurs de scooters pour avoir franchi un feu au jaune, qu’une enquête judicaire sera menée et que des sanctions exemplaires seront prise d’ici deux ou trois ans contre ces fauteurs de troubles : par exemple condamnation à une demi journée  dans le futur service civique universel volontaire  . Des policiers ont donc  été visés par des tirs de kalachnikov, qui n’ont pas fait de blessés, lundi à la mi-journée dans la cité de la Castellane à Marseille, juste avant une visite de Manuel VallsBernard Cazeneuve et Najat Vallaud-Belkacem destinée à vanter « d’excellents » résultats contre la délinquance. Selon un photographe de l’AFP, des hommes du GIPN sont entrés vers midi à bord d’un véhicule blindé dans cette cité sensible du nord de la ville, haut lieu du trafic de stupéfiants: des riverains avaient signalé plus tôt dans la matinée « des tirs de kalachnikov en l’air ». Ayant pour auteurs « cinq à dix individus », ces tirs n’auraient fait « aucune victime », a indiqué à l’AFP une source proche de l’enquête. « Nous avons été ‘rafalés’ à notre arrivée sur place », a par ailleurs précisé à l’AFP le directeur de la sécurité publique, Pierre-Marie Bourniquel, qui était dans une des trois voitures prises pour cible. Il n’y a pas de blessé, selon la même source.  Dans le cadre des opérations de police qui ont suivi les tirs, une cache d’armes a été découverte dans un appartement en rez-de-chaussée de cette cité, a indiqué la police, confirmant une information de La Provence. Sept kalachnikovs ont été retrouvées, dans ce local alors inoccupé, ainsi que des chargeurs et une petite quantité de cannabis, a-t-on précisé, ajoutant que l’enquête sur cette affaire a été confiée à la PJ. Les délinquants tremblent !

Bagarre au sabre de bois à la BCE

Bagarre au sabre de bois à la BCE

 

Pour l’instant rien ne va changer à la BCE mais au moins le débat sur la croissance pénètre dans ce lieu feutré. Avec violence même si l’on en croit la teneur des propos des partisans de la relance et de ceux qui y sont opposés. Une violence relative avec des sabres de bois car rien n’est prêt d’être tranché ni les têtes bien sûr, ni même la question du rôle d’une banque centrale. Des responsables de la Banque centrale européenne (BCE) ont étalé vendredi leurs divergences de vues sur les mesures nécessaires pour relancer une économie de la zone euro à l’arrêt, à l’occasion d’une passe d’armes qui illustre des désaccords profonds au sein de l’institution. Le président de la Bundesbank Jens Weidmann a estimé que l’Allemagne n’avait pas besoin de stimulants budgétaires, rejetant les appels à peine voilés du président de la BCE Mario Draghi en faveur d’une hausse de l’investissement public allemand pour soutenir la zone euro. De nombreux Etats, dont les Etats-Unis, et organisations internationales appellent Berlin, fervent défenseur de l’austérité budgétaire, à utiliser son important excédent courant et sa marge de manœuvre budgétaire pour investir davantage. De son côté, Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE et considéré comme un lieutenant de Mario Draghi, a déclaré que les gouvernements pourraient contrer les prix bas avec « une politique budgétaire, quand elle est possible sans remettre en cause la soutenabilité de la dette à long terme », envoyant un signal clair à des pays comme l’Allemagne. Cette passe d’armes entre Jens Weidmann, considéré comme un ‘faucon’ et un tenant de la ‘ligne Draghi’ illustre le désaccord sur les limites du champ d’action de la BCE, au moment où les marchés, nerveux, réclament des gages. Le patron de la Bundesbank et membre du conseil des gouverneurs de la BCE a écarté l’idée qu’une hausse de l’investissement public allemand puisse bénéficier aux économies des autres pays de la zone euro. « Le bénéfice pour les pays périphériques d’une hausse de l’investissement public allemand serait sans doute négligeable », a-t-il dit lors d’une conférence à Riga, lors de laquelle Benoît Coeuré s’est également exprimé. « L’économie opérant à un taux d’utilisation des capacités normal, l’Allemagne n’a pas besoin non plus de stimulants et ça restera valable avec les prévisions révisées qui donnent encore une croissance conforme à son potentiel ».

L’administration met les Petits Chanteurs à la croix de bois en faillite

L’administration met les Petits Chanteurs à la croix de bois en faillite

On sait comment l’ingénierie administrative française tue les entreprises mais cette fois c’est l’association des petits chanteurs à la croix de bois qui en est victime. En 2004, le succès du film Les Choristes provoque un engouement pour le chant, qui va durer plusieurs années et sera relancé par le DVD en 2009. C’est ce moment que choisit l’administration pour remettre sur les rails de la légalité, l’organisation sommaire de l’association des Petits Chanteurs à la croix de bois. Elle lui impose la législation du travail des mineurs. C’est fait, mais la situation financière devient intenable.  Les enfants et adolescents qui donnent des concerts payants doivent être rémunérés. Le premier rappel à l’ordre touche les budgets de plein fouet et le second arrive en 2012, cette fois sur la nécessité de deux jours de repos hebdomadaires consécutifs pour les chanteurs. L’enchaînement des concerts doit être freiné, mais il provoque des annulations de dates et donc moins de rentrées dans les caisses. Selon Marie-Aude Leroux d’Alsace, la responsable de la communication des Petits Chanteurs, « l’obligation de rémunération a d’abord grevé les budgets. »    La Manécanterie des Petits Chanteurs de la croix de bois, installée à présent dans l’Yonne, est une véritable institution, ses chœurs de garçons datent de 1907. L’association très sollicitée depuis la sortie du film « Les Choristes » prend en charge la passion des enfants pour le chant mais aussi leur scolarité jusqu’à la fin du collège.  En période de crise, il est impossible de hausser le prix des concerts affichés à 20 euros. Il est aussi périlleux d’augmenter les frais de scolarité, sous peine de mettre des familles en difficultés. L’association menacée lance un appel aux dons, mais il aura été insuffisant. Avec deux millions de dettes et d’emprunts, elle se tourne finalement vers des repreneurs. La date butoir de remise des dossiers était fixée au 21 février. En début de semaine prochaine, l’administrateur judiciaire Christian Ducatte devrait dévoiler les offres proposées et l’avenir des Petits Chanteurs, qui « passera forcément par un nouveau modèle, lié aux obligations. »




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