Archive pour le Tag 'BNP'

Reprise de Commerzbank : BNP favori

Reprise de Commerzbank : BNP favori

 

L’Etat allemand qui possède encore 15% du capital de la banque, serait favorable à une fusion de Commerzbank, dont l’Etat allemand est actionnaire, avec BNP Paribas, rapporte jeudi l’hebdomadaire WirtschaftsWoche, qui cite des sources financières. Les discussions au ministère des Finances en sont à un stade préliminaire et le gouvernement allemand n’abordera pas la question avec la direction de Commerzbank avant novembre, poursuit le journal. BNP Paribas et Commerzbank ont refusé de commenter ces informations. Personne n’était immédiatement disponible au ministère allemand des Finances pour faire un commentaire. Deux sources proches du dossier ont dit mercredi à Reuters que le groupe bancaire italien UniCredit avait récemment exprimé au gouvernement allemand son intérêt pour une fusion avec Commerzbank. Interrogé sur l’intérêt d’Unicredit, un porte-parole du ministère a déclaré: « Des représentants du gouvernement sont contactés par des investisseurs financiers sur une série de sujets. » « Nous avons toujours dit que le gouvernement ne voulait pas conserver sa part (de Commerzbank) indéfiniment et qu’il souhaitait obtenir un bon résultat pour le contribuable », a-t-il ajouté.

BNP : nouvelle amende pour tripatouillage des taux de change

 

 

Après une première amende de 350 millions de dollars imposés à la BNP par le régulateur bancaire américain, c’est une seconde amende de 246 millions qui vient frapper la banque française pour tripatouillage des taux de change. Un tripatouillage auquel ont participé d’autres banques pour influencer les changes. -Cela vise la période de 2007 à 2013. Comme d’habitude les banques concernées tentent de faire porter le chapeau aux seuls traders alors que les établissements financiers étaient évidemment complices de ce très juteux bidouillage. Ainsi par exemple en janvier, elle avait interdit toute activité sur le marché des changes à un ancien trader de BNP Paribas, Jason Katz. Un peu le même procédé qui a été employé par la société générale concernant les dérives spéculatives de la banque en transformant l’aventureux Jérôme Kerviel en  seul bouc émissaire. Par parenthèse c’est aussi la méthode utilisée dans un autre domaine celui du scandale Volkswagen qui pour tenter de dégager sa responsabilité a accusé un seul technicien aujourd’hui poursuivi en justice alors qu’évidemment le dépassement des normes était  connu et même encouragé par la direction. Pour l’affaire des taux, la banque centrale américaine a invoqué des déficiences dans les systèmes de surveillance et de contrôle internes des traders, reprochant à la banque française de n’avoir ni détecté ni empêché l’utilisation de forums de discussions en ligne à des fins de manipulation des taux de change. Cette annonce fait suite à un accord datant du 24 mai, relatif à la même enquête sur des comportements frauduleux sur le marché des changes, et où BNP Paribas avait accepté de payer 350 millions de dollars d’amende au régulateur bancaire de l’Etat de New York. Comme déjà indiqué d’autres grandes banque sont impliqués et  trois ex-traders britanniques, accusés par les autorités américaines de s’être entendus pour manipuler les cours du dollar et de l’euro, se sont rendus lundi aux autorités du pays, a indiqué le département de la Justice (DoJ). Richard Usher, ancien courtier dans le département des marchés des devises de Royal Bank of Scotland et de JPMorgan Chase, Rohan Ramchandani (ex-Citicorp) et Christopher Ashton (ex-Barclays) se sont présentés «volontairement» au FBI, la police fédérale américaine.

Manipulation de changes : Une amende de 350 millions de dollars pour BNP Paribas

Manipulation de changes : Une amende de 350 millions de dollars pour BNP Paribas

 

.La banque française a écopé mercredi d’une amende de 350 millions de dollars aux Etats-Unis pour des malversations commises par ses traders sur le marché des changes, suite à un accord trouvé avec la justice américaine. La somme est largement inférieure à l’amende record de 8,9 milliards de dollars infligée à l’établissement en 2014 pour avoir violé des embargos américains contre le Soudan, Cuba et l’Iran. « La banque a accordé peu d’attention à la surveillance de son activité de courtage des changes, ce qui a permis à ses traders et d’autres de violer la législation de l’Etat de New York pendant plusieurs années et d’abuser de la confiance des clients », fustige dans un communiqué Maria Vullo, la patronne du régulateur des services financiers (DFS) de New York.  Elle explique que, de 2007 à 2011, une douzaine de cambistes de l’établissement français basés à New York, Londres et Tokyo se sont entendus sur des plateformes de messagerie instantanée pour manipuler les taux de référence de devises de pays émergents comme le rand sud-africain, le forint hongrois et la livre turque. Un des traders impliqués « a explicitement baptisé le groupe  »cartel » dans ses échanges, et appelé le reste des cambistes avec lesquels il était de connivence pour manipuler le prix du rand sud-africain  »Domination ZAR » d’après le symbole de cotation du rand qui est Zar », détaille le régulateur. Ces cambistes élaboraient ensemble, via les forums de discussion, des simulations de courtage sur les devises, s’entendaient pour pousser artificiellement le taux de référence d’une monnaie et encaissaient ainsi des bénéfices indus, déplore encore le DFS. Une des tactiques consistait par exemple à gonfler artificiellement la valeur du rand sud-africain pendant les échanges à New York. En 2014, BNP Paribas avait déjà dû s’acquitter d’une amende de près de neuf milliards de dollars aux Etats-Unis et avait plaidé coupable pour régler son litige concernant la violation d’embargos économiques américains.

BNP : fermeture d’encore 200 agences

BNP : fermeture d’encore 200 agences

 

Selon Le Monde, la BNP envisage de fermer 50 agences par an, soit 200 agences en tout sur les 1.964 points de vente qu’elle compte dans l’Hexagone à fin 2016, de l’ordre de 10% de son parc. Cela s’accompagnerait d’une baisse de 2% à 4% des effectifs du réseau, sans licenciements, grâce aux départs naturels. BNP Paribas ne confirme pas ce chiffre, qui serait issu d’une source syndicale. Ce serait pourtant conforme à l’évolution des dernières années et non une accélération de la réorganisation du réseau de détail. La banque avait déjà fermé 236 agences en France, entre 2012 et 2016, et au total près de 500 sur ses quatre marchés européens.une tendance générale dans le secteur bancaire. En effet plus de 30% des effectifs bancaires devraient disparaître en Europe d’ici 2025. Selon une étude de Citi, mais d’autres avancent le chiffre de 50%. En cause la révolution des moyens de paiement avec en particulier l’utilisation des Smartphones, la banalisation des banques en ligne et l’accentuation de la numérisation des opérations bancaires. Un secteur qui pourrait connaître le sort de la sidérurgie ou presque. 150 000 emplois ont déjà été supprimés en six mois et les restructurations devraient encore s’accélérer pour les banques européennes. En cause suffisance de rentabilité des activités bancaires. Le taux de rentabilité des activités de dépôt est plombé par le coût de main-d’œuvre (notamment nombre  d’agences et personnel) Il est par ailleurs menacé par la future existence de nouveaux moyens de paiement et la dématérialisation de certaines opérations mais le second volet de l’activité des banques, l’activité d’investissement souffre aussi d’un manque de retour financier lui aussi très gourmand en personnel. Dans un premier temps est donc probable que les banques européennes devront s’aligner si les critères de gestion des banques américaines qui ont supprimé près de 7 % des postes quand les banques européennes n’ont supprimé que quatre %. À plus long terme c’est peut-être l’existence même des les activités bancaires en tout cas leur structure actuelle qui pourrait être en cause et engendrer jusqu’à la moitié des emplois existants d’ici 10 ans. Les réductions d’effectifs vont devoir encore s’accentuer et s’accélérer si le secteur bancaire européen veut améliorer sa rentabilité et se rapprocher des niveaux atteints par les banques américaines, estiment des investisseurs. « Nous interprétons les suppressions de postes comme le signe d’un changement structurel et pas seulement conjoncturel vers des banques de plus petite taille », a dit Jamie Clarke, qui codirige la recherche macroéconomique de la société de gestion Liontrust. Moins d’un tiers des banques de la zone euro présentaient une structure leur permettant d’espérer dégager une rentabilité satisfaisante sur la durée contre 80% des banques américaines, selon une étude sur 300 grandes banques internationales publiée l’année dernière par le Fonds monétaire international. « Les banques américaines ont presque toutes fait ce qu’il y avait à faire et sont sur une pente ascendante », dit Chris Wheeler, analyste sur le secteur bancaire chez Atlantic Equities. La baisse des effectifs peut certes résulter de cessions d’activités en bloc sans se traduire nécessairement pas des destructions d’emploi. Mais les changements technologiques poussent les banques à fermer des agences ou à migrer vers des systèmes moins intensifs en main-d’œuvre. « Nous sommes dans un marché durablement baissier pour l’emploi dans le secteur bancaire parce que nous voyons que la technologie et l’automation détruisent finalement des postes dans la banque de détail », dit à Reuters Xavier VanHove, associé de la société de gestion THS Partners. De nombreuses banques européennes sont en pleine réflexion sur le sort de leurs activités de banque d’investissement avec des activités de marché particulièrement sur la sellette car gourmandes en fonds propres et aux marges comprimées par les évolutions technologiques. Et c’est évidemment la banque de détail qui serait la plus touchée. Les 37.000 agences qui font travailler 220.000 salariés sont aujourd’hui trop nombreuses. Avec 1 agence pour 1.720 habitants, la France (et l’Europe du sud en général) est trop bien pourvue. L’étude relève que dans les pays du nord de l’Europe ainsi qu’aux Pays-Bas, le nombre d’agences bancaires par habitant est trois fois moins important qu’en Espagne et en Italie. Et deux fois moins qu’en France. Les experts de Citi voient donc les banques françaises se mettre progressivement au niveau scandinave. Ce qui suppose de réduire de moitié leur réseau d’ici à 2025.

 

Evasion fiscale : le gang « faucheur de chaises » de la BNP relaxé ?

Evasion fiscale : le gang « faucheur de chaises » de la BNP relaxé ?

 

Pour protester contre l’évasion fiscale qui représenterait en France 60 à 80 milliards par an, et 1000 milliards en Europe, un gang s’est spécialisé dans le vol de chaises à la BNP considérée comme complice des détournements fiscaux. Identifié comme un des leaders du mouvement, Jon Palais risque 5 ans de prison et 75.000 euros d’amende pour vol en réunion. Il est le premier à être poursuivi. Le président des Amis de la Terre, Florent Compain, a annoncé qu’il serait lui aussi jugé pour des faits similaires le 11 avril à Bar-le-Duc, sur plainte de la BNP également. « On est dans une démarche de désobéissance civile avec des actions à visage découvert. Les réquisitions ont permis à des gens de transformer leur colère en action non violente constructive pour créer du débat », a dit Jon Palais. Mais le parquet a sans doute évité à la BNP de se ridiculiser en proposant une dispense de peine contre Jonathan Palais, jugé ce lundi à Dax (Landes) pour avoir volé 14 chaises dans une agence parisienne de la BNP Paribas le 19 octobre 2015. Il risque pour cela 5 ans de prison et 75.000 euros d’amende. La décision a été mise en délibéré jusqu’au 23 janvier.Le procureur de la République, Jean-Luc Puyo, a estimé qu’«une dispense de peine» était «de nature à satisfaire la société» car il s’agit d’un «mouvement pacifiste et bon enfant». S’il y a bien «emport de chaises, nous n’avons pas d’éléments intentionnels de l’appropriation frauduleuse», a-t-il encore fait valoir. Jonathan Palais, surnommé «Jon», appartient au mouvement basque altermondialiste Bizi (qui signifie «Vivre»). Il est aussi l’un des leaders du collectif des «Faucheurs de chaises». Ces derniers militent contre la fraude fiscale et le blanchiment d’argent depuis le scandale Swissleaks. Dévoilé en février 2015, ce vaste système d‘évasion fiscale avait été mis en place au sein du groupe Suisse HSBC. Le militant a expliqué à l’Agence France-Presse qu’il souhaitait «dénoncer l’impunité des banques qui organisent l’évasion fiscale par des montages financiers». «Jon» Palais a précisé qu’il s’agissait d’«une démarche de désobéissance civile avec des actions à visage découvert.» «Les réquisitions ont permis à des gens de transformer leur colère en action non violente constructive pour créer du débat», a-t-il ajouté.

 

« Panama papers » : après la Société Générale BNP et Crédit agricole impliqués

« Panama papers » : après la Société Générale BNP et Crédit agricole impliqués

 

Interrogé devant le Sénat le patron de la société générale a reconnu l’existence de sociétés marcheurs avant 2012. Depuis il fait un subtil distinguo entre implantation de la banque dans les paradis fiscaux et activités. Du coup c’est l’aveu que la banque continue des les activités mais en utilisant sans doute des intermédiaires du type de ceux dénoncés dans l’affaire Panama Papers. Une faute toutefois partagée comme on pouvait s’en douter par d’autres banques comme la BNP ou le Crédit agricole. Selon les informations du journal Le Monde, la NP et le crédit agricole comme la société générale ont mis en œuvre dans le passé des montages financiers avec des sociétés offshore pour le compte de leurs clients. Le quotidien rapporte dans son édition datée de jeudi que le Crédit agricole a utilisé, depuis les années 1990, 1.129 sociétés offshore enregistrées auprès du cabinet Mossack Fonseca et que BNP Paribas a de son côté eu recours à 468 sociétés écrans domiciliées dans des paradis fiscaux. Crédit agricole a réagi dans un communiqué en déclarant que sa banque privée avait cessé toute activité offshore en 2015 et dénoncé comme « présentation trompeuse » des informations du Monde. BNP Paribas s’est refusé à tout commentaire. Michel Sapin rencontrera « dans les tous prochains jours » les présidents des deux établissements mis en cause, a fait savoir Bercy dans un communiqué publié dans la soirée, précisant que BNP Paribas et Crédit Agricole avaient déjà fourni de premiers éléments. « Il ne serait pas tolérable que des banques puissent permettre des opérations de fraude, d’évasion fiscale ou de blanchiment », déclare Michel Sapin, cité dans ce communiqué. Devant le Sénat, le dirigeant de Socgen a quant à lui reconnu l’existence d’un nombre limité de sociétés offshore structurées avant 2012 avec Mossack Fonseca pour des clients mais a insisté sur la légalité et la « transparence fiscale » de ces montages. « Vous avez mis en parallèle le terme implantation et activité, en les considérant comme des synonymes, je ne pense pas qu’implantation et activité soient exactement synonymes, je pense que ce sont des mots très différents », a fait valoir Eric Bocquet devant le patron de Socgen qu’il souhaite voir poursuivi pour faux témoignage. « Nous avons transmis un courrier au bureau du Sénat, afin de le saisir, afin qu’il soit statué sur la situation créée par le télescopage entre vos déclarations de 2012 et les révélations faites par la presse », a rappelé le sénateur communiste, qui n’a pas été soutenu par ses collègues. « Je ne vois rien qui puisse amener le bureau du Sénat à poursuivre sur cette déclaration de Monsieur Oudéa », a déclaré le sénateur Philippe Dominati, l’ancien président de la commission d’enquête du Sénat, où avait été auditionné Frédéric Oudéa en 2012.

BNP : Hausse de 26 % de la rémunération du patron

BNP : Hausse de 26 % de la rémunération du patron

 

Ça va mieux pour le patron de la BNP qui en 2014 avait vu une petite amputation de sa rémunération.  Les salaires de la plupart des patrons des grands groupes bancaires français avaient   encaissé les baisses de performance de leur établissement en 2014. Leur part variable s’est particulièrement contractée, engendrant une diminution de leur rémunération globale. Seuls les dirigeants de Crédit Mutuel-CIC et de la Banque Postale ne sont pas concernés, puisqu’ils ne touchent pas cette part variable. Le salaire du président du directoire de la Banque Postale, Rémy Weber, est par ailleurs plafonné à 450.000 euros. On est très loin de la rémunération annuelle du directeur général de BNP Paribas. Malgré l’amende américaine de 9 milliards de dollars pour violation d’embargo, Jean-Laurent Bonnafé reste le patron de banque française le mieux rémunéré, avec 2,8 millions d’euros en 2014, contre 3,3 millions l’année précédente (la part variable baissant de 25%, de 1,58 à 1,2 million selon Les Echos). Du côté du Crédit Agricole, le salaire du directeur général a été impacté par la mise en résolution de sa filiale portugaise, Banco Espirito Santo. Ainsi, la rémunération 2014 de Jean-Paul Chifflet s’élève à 2,05 millions d’euros, contre 2,14 en 2013. Même scénario du côté de la Société Générale. La part variable de Frédéric Oudéa, PDG de la banque rouge et noir, a diminué de 33% en 2014. Sa rémunération a ainsi reculé de 16,9%, soit la baisse la plus forte du secteur, avec 1,3 million d’euros. Celle de François Pérol, à la tête du groupe BPCE, a elle aussi été revue à la baisse. Le directeur général a touché 1.407.150 euros en 2014, soit près de 440.000 euros de moins qu’en 2013. Mais pour 2015 il semble bien qu’en dépit de la crise, et même peut-être grâce à la crise, les patrons de banque vont pouvoir se rattraper.

BNP Paribas : note abaissée

BNP Paribas : note abaissée

 

 

Standard & Poor’s a annoncé vendredi avoir abaissé la note long terme de BNP Paribas de A+ à A, avec perspective stable, en estimant que la banque française a une gestion de ses fonds propres « plus tendue » que ses concurrentes. L’agence de notation juge ainsi qu’avec son niveau de fonds propres, BNP Paribas a une capacité d’absorption des pertes (mesure ALAC) moins forte que ses concurrentes, y compris européennes. »Le niveau de fonds propres ajustés des risques de BNP Paribas est relativement plus faible que celui de ses pairs », écrit S&P dans un communiqué. »Nous pensons que la mesure ALAC de BNP Paribas n’atteindra pas les 5% à la fin de 2018, seuil nécessaire pour bénéficier d’un cran de notation supplémentaire. »Selon les estimations de l’agence, la mesure ALAC pour BNP Paribas se situait fin 2015 entre 1% et 1,5%.BNP Paribas n’était pas joignable dans l’immédiat pour commenter cette décision. A fin 2015, BNP Paribas affichait un ratio de solvabilité financière (Common Equity Tier 1) de 10,9% sous la réglementation Bâle III, en hausse de 60 points de base par rapport à fin 2014. En décembre, la banque avait indiqué réfléchir à différentes options pour First Hawaiian Bank afin notamment de renforcer sa solvabilité financière et de répondre aux nouvelles exigences prudentielles des régulateurs. Des sources avaient indiqué en janvier à Reuters que le processus de mise en Bourse de cette filiale était enclenché. S&P confirme la note à court terme « A-1″ de BNP Paribas, de même que celles de ses dettes hybrides et subordonnées. La note long terme A+ de la banque avait été placée en décembre sous surveillance avec implication négative par S&P. A titre de comparaison, Crédit agricole, Société générale et BPCE, maison mère de Natixis, sont aussi notés « A » avec perspective stable par S&P, et leur dette court terme est également notée « A-1″ (Reuters).

BNP : encore une taxe pour la tenue des comptes !!!

BNP : encore une  taxe pour la tenue des comptes !!!

Non seulement les comptes courants ne sont pas rémunérés (alors qu’ils servent aux prêts et à la spéculation)  mais les banques françaises vont percevoir comme la BNP  de nouveaux frais de gestion. En plus évidemment des frais déjà prélevés (plus de 16 euros ce moi-ci pour ce qui me concerne et sans découvert ; motifs «  commissions sur services et opérations bancaires. »). Sans parler des autorisations de débit facturées ,elles,au taux exorbitants de 15.90% soit un taux de TAEG de 20.5%. Alors que la banque a augmenté ses profits de plus de 16% au premier trimestre (profits chiffrés en milliards pour l’année) ; Pour la première fois, BNP Paribas facturera donc, à partir du 1er janvier, des frais de tenue de compte, selon Le Parisien-Aujourd’hui-en-France. Ces frais comprennent la comptabilisation des paiements et encaissements, la surveillance quotidienne des comptes, la sécurisation des opérations et la protection des données personnelles, écrit la banque dans un courrier adressé ces derniers jours à ses clients. Le montant s’élèverait à 2,5 euros par mois, soit 30 euros par an. «Ce tarif sera ramené à 2 euros par mois pour les personnes ayant accepté de recevoir leurs relevés de compte de façon dématérialisée (sur Internet)», précise la direction de BNP Paribas, citée par le journal. Seuls les moins de 26 ans seront exemptés de ces frais supplémentaires, tout comme les clients d’Esprit libre (NDLR: le nom d’une offre proposant un paquet de services). Une aberration selon Serge Maître, porte-parole de l’Association française des usagers des banques, cité par Le Parisien. Il rappelle que les clients ont deux mois pour contester par écrit ces hausses de tarifs. «Le droit français nous oblige à posséder un compte en banque et les banques nous obligent désormais à payer pour ce compte, déclare-t-il. Les dépôts sont une source de revenus pour les banques. Elles utilisent cet argent pour financer leurs crédits immobiliers».  En appliquant désormais ces frais, BNP Paribas rejoint un certain nombre de banques qui ont déjà fait ce choix. C’est le cas notamment de la Caisse d’Épargne, de la Banque Postale, de HSBC ou encore du CIC. De son côté, la Société générale envisagerait également de facturer ces prestations à hauteur de 2 euros, à partir du 1er janvier prochain. Selon une étude de Panorabanques.com réalisée auprès de 158 banques, les frais de tenue de banque ont progressé de 14,2% en 2014 et de 22,8% en 2015.

BNP : suppression de plusieurs milliers d’emplois ?

BNP  : suppression de plusieurs milliers d’emplois ?

 

Après notamment la SocGen qui envisage de supprimer 2000 emplois, c’est au tour de BNP de réduire la voilure. Plusieurs milliers d’emplois pourraient être concernés. En cause les critères de renforcement des fonds propres imposés par l’Europe, la désaffection des usagers pour certains services nettement en agences auusi la concurrence des banques uniquement numériques ; En outre la perspective plus lointaine d’arrivée opérateurs comme les télécom. Un plan qui sera sans doute suivi d’autres. BNP Paribas pourrait d’abord supprimer des postes dans le cadre de son programme de réduction de coûts dans la banque d’investissement, qui passe par l’utilisation du « big data » (traitement informatique de données massives) pour mieux identifier les besoins de ses clients, a appris Reuters de source proche du dossier. Comme ses concurrentes en Europe, la première banque française mène une réorganisation qui pourrait déboucher sur des réductions d’effectifs, dans un contexte de durcissement de la réglementation en Europe et aux Etats-Unis. Dans le cadre de son proche de réduire 20% des coûts de sa division de banque d’entreprise et institutionnelle (CIB), qui emploie plus de 29.000 personnes, BNP Paribas étudie l’utilisation du « big data » pour identifier plus précisément les demandes de ses clients et faire ainsi des économies, a précisé cette source. « Cela entraînera des réductions de postes importantes dans le ‘middle’ et le ‘back office’. Il n’y aura plus besoin d’autant de commerciaux non plus », a-t-elle ajouté.

 

BNP : profits en forte hausse…et licenciements

BNP : profits en forte hausse…et licenciements

A quelques jours d’intervalle BNP annonce une hausse de ses résultats financiers de plus de 10% et la perspective de suppression de milliers de postes. Une erreur sans doute de calendrier et de com. BNP, en dépit de la forte amende de 9 milliards infligés par les Etats-Unis (l’an passé) et du ralentissement économique  affiche en effet des résultats  plus que satisfaisants pour troisième trimestre.  BNP Paribas a annoncé vendredi avoir traversé avec bénéfices et revenus en hausse un troisième trimestre marqué par une forte volatilité des marchés et où d’autres groupes bancaires ont souffert d’un environnement réglementaire et économique difficile. « C’est l’une des seules banques qui a publié des résultats en ligne ou supérieurs au consensus », souligne un analyste. Il note que le titre bénéficie aussi d’un effet de rattrapage après ses pertes de la veille.  La banque de la rue d’Antin, qui note une « reprise progressive de la croissance en Europe », a vu son produit net bancaire progresser de 8,5% par rapport à la même période en 2014 pour atteindre 10,345 milliards d’euros.  L’activité est en hausse dans les trois divisions du groupe, même si la banque de détail dans les marchés clés (France, Italie, Belgique et Luxembourg) marque le pas avec une hausse de 0,8%.  Le pôle CIB (Corporate and Institutional Banking) dédié aux entreprises et aux investisseurs institutionnels a vu ses revenus progresser de 4,2% à 2,624 milliards d’euros, avec notamment une bonne tenue des activités actions dans un contexte perturbé par les craintes sur la croissance chinoise. BNP Paribas, qui souhaite selon des sources syndicales baisser les coûts de cette division de 20%, doit présenter un plan de réorganisation et de modernisation en début d’année prochaine. Le résultat brut d’exploitation du groupe est en hausse de 10,9% à 3,388 milliards d’euros et la rentabilité annualisée des capitaux propres s’élève à 9,6% alors que la banque a pour objectif de porter ce chiffre à 10% en 2016.  En termes de frais de gestion, l’augmentation est de 7,3% à 6,957 milliards d’euros. Elle comprend notamment les coûts du plan d’économie « Simple & Efficient » ou encore les investissements pour renforcer la conformité du groupe après l’amende de près de 9 milliards de dollars infligée l’année dernière aux Etats-Unis.  Le résultat net atteint 1,826 milliard d’euros contre 1,595 milliard un an plus tôt.

BNP Paribas : suppression de plusieurs milliers d’emplois ?

BNP Paribas : suppression de plusieurs milliers d’emplois ?

 

Après notamment la SocGen qui envisage de supprimer 2000 emplois, c’est au tour de BNP. De réduire la voilure. Plusieurs milliers d’emplois pourraient être concernés. En cause les critères de renforcement des fonds propres imposés par l’Europe, la désaffection des usagers pour certains services nettement en agences auusi la concurrence des banques uniquement numériques ; En outre la perspective plus lointaine d’arrivée opérateurs comme les télécom. Un plan qui sera sans doute suivi d’autres. BNP Paribas pourrait d’abord supprimer des postes dans le cadre de son programme de réduction de coûts dans la banque d’investissement, qui passe par l’utilisation du « big data » (traitement informatique de données massives) pour mieux identifier les besoins de ses clients, a appris Reuters de source proche du dossier. Comme ses concurrentes en Europe, la première banque française mène une réorganisation qui pourrait déboucher sur des réductions d’effectifs, dans un contexte de durcissement de la réglementation en Europe et aux Etats-Unis.
 Dans le cadre de son proche de réduire 20% des coûts de sa division de banque d’entreprise et institutionnelle (CIB), qui emploie plus de 29.000 personnes, BNP Paribas étudie l’utilisation du « big data » pour identifier plus précisément les demandes de ses clients et faire ainsi des économies, a précisé cette source. « Cela entraînera des réductions de postes importantes dans le ‘middle’ et le ‘back office’. Il n’y aura plus besoin d’autant de commerciaux non plus », a-t-elle ajouté.

BNP pris la main dans le sac plus de 100 millions d’amendes

BNP pris la main dans le sac plus de 100 millions d’amendes

Une nouvelle preuve que l’activité des banques se concentre essentiellement sur la spéculation avec l’amende qui vient d’être infligée à la BNP. Certes cette banque est loin d’être la seule concernée mais force est de constater que les mesures qui avaient été prises après la crise de 2008 pour séparer les banques de dépôt des banques d’affaires sont restées lettre morte. Pour résumer les banques notamment françaises( qui n’ont fait l’objet que d’une pseudo réforme)  se servent  des dépôts pour spéculer sur tout ( actions, obligations, taux de change, cours des matières premières y compris des matières premières alimentaires ). Cette fois l’amende concerne le tripatouillage sur les taux de change. Et BNP Paribas a accepté le versement d’une somme de 115 millions de dollars (103,5 millions d’euros) dans le cadre d’un arrangement avec des investisseurs ayant lancé une action en nom collectif aux Etats-Unis contre des banques accusées de manipulations sur le marché des changes, a-t-on appris vendredi d’une source proche du dossier. La banque française est l’une des neuf à avoir conclu un tel arrangement, qui a permis aux investisseurs de récupérer plus de deux milliards de dollars, avait dit jeudi l’un de leurs avocats.

BNP devant la justice pour « ses » bons placements

BNP devant la justice pour «  ses »  bons placements

 

Un produit juteux mais surtout pour la banque  qui lui vaut de se retrouver en justice. La banque française BNP Paribas a été renvoyée en procès pour pratique commerciale trompeuse en lien avec le produit d’épargne « BNP Garantie Jet 3″, commercialisé en 2001, au terme d’une enquête préliminaire, ont indiqué lundi des sources concordantes.  Plusieurs épargnants avaient porté plainte à partir de 2012 contre l’établissement, lui reprochant de ne pas avoir respecté la garantie qui prévoyait, au minimum, la restitution, à l’échéance, du capital investi.  Or, au terme de l’investissement, soit dix ans après, la banque a restitué la somme placée sur le produit « BNP Garantie Jet 3″ mais minorée des frais de gestion ainsi que des frais d’entrée dans des contrats d’assurance-vie, utilisés comme véhicules du placement.  Un couple de parfumeurs d’Alfortville, dans le Val-de-Marne, à l’origine de la première plainte déposée par leur conseil Daniel Richard, avait ainsi récupéré 83.054 euros contre 91.469 euros investis initialement.  La déduction des frais de gestion était mentionnée au contrat.  Mais la brochure commerciale laissait entendre au consommateur qu’il avait la certitude de récupérer son investissement sans expliciter comment les frais de gestion pouvaient affecter le rendement de l’investissement, selon la citation directe (renvoi direct en procès sans désignation d’un juge d’instruction), a indiqué à l’AFP une source proche du dossier.  En retenant cette présentation, BNP Paribas a commis une pratique commerciale trompeuse, a estimé le parquet, qui a donc renvoyé la banque en correctionnelle, selon des sources concordantes.  Interrogé par l’AFP, BNP Paribas s’est refusée  à tout commentaire.  Le parquet avait sollicité la Direction départementale de la protection des populations (DDPP), service de la répression des fraudes.   Il avait estimé, dans un rapport, que « les allégations présentes dans la brochure publicitaire (..) affirmant que ce placement financier (était) « assorti de la garantie de récupérer le capital investi quoiqu’il arrive » (étaient) trompeuses », selon ce document consulté par l’AFP.  « Dans aucun document, il n’est explicitement indiqué que le montant garanti à la fin du contrat n’est pas égal au montant investi par le consommateur mais à cet investissement déduction faite des frais perçus par les sociétés du groupe BNP Paribas », poursuivait le rapport.

BNP- Amende de 6.6 milliards une bricole ! Ce sont les clients qui payent !

BNP- Amende de 6.6 milliards une bricole ! Ce sont les clients qui payent !

 

Pas de quoi paniquer, l’amende de 6,6 milliards infligée par les autorités américaines a été vite amortie par BNP. Grâce sans doute aux frais bancaires qui ne cessent d’augmenter en dépit du pseudo réglementations. Exemple 200 euros de frais de tenue de comptes, c’est courant ! Alors que la banque peut jouir de la trésorerie permise par les dépôts sur lesquels le déposant ne touche rien. De quoi ainsi augmenter les fonds propres et satisfaire aux normes européennes, de quoi surtout spéculer sur les marchés grâce à la mini reforme du gouvernement qui n’a pas voulu séparer les activités spéculatives et les activités de dépôts. Jusqu’au prochain krach financier ? sans doute ! L’énorme amende n’aura pas trop pénalisée BNP Paribas. L’an passé, le groupe est parvenu à dégager un bénéfice net de 157 millions d’euros, en dépit de l’amende de 6,6 milliards d’euros infligée par les Etats-Unis pour non-respect d’embargos économiques, a indiqué l’établissement dans un communiqué publié ce jeudi 5 février.  BNP Paribas a reconnu fin juin avoir réalisé des opérations en dollars avec le Soudan, l’Iran et Cuba – trois pays sous embargo américain – entre 2002 et 2012. Pour éviter un procès, la banque a accepté d’écoper de la plus lourde amende jamais infligée par les Etats-Unis à un établissement étranger.  Les analystes avaient anticipé que BNP Paribas allait achever 2014 sur un bénéfice mais ils s’attendaient à ce qu’il soit trois fois inférieur au consensus du fournisseur de données financières FactSet (50 millions d’euros).  Pour parvenir à ce résultat, le groupe s’est appuyé sur le dynamisme de ses métiers. Son produit net bancaire (PNB, équivalent du chiffre d’affaires) a augmenté de 2% pour s’établir à 39,2 milliards d’euros, lui aussi au-dessus du consensus (38,8 milliards).  BNP Paribas conserve par ailleurs un haut niveau de solvabilité: son ratio de fonds propres « dur » (apports des actionnaires et bénéfices mis en réserve rapportés aux crédits consentis) atteignait 10,3% fin décembre, stable par rapport à la fin 2013.   »Le groupe réalise une bonne performance avec un résultat net de 7 milliards d’euros hors éléments exceptionnels. (…) Les revenus progressent dans tous les pôles opérationnels, la bonne dynamique commerciale témoignant de la confiance des clients institutionnels, entreprises et particuliers », se félicite le directeur général Jean-Laurent Bonnafé dans ce communiqué.

 

 

BNP : des dirigeants se sucrent

BNP : des dirigeants se sucrent  

Une enquête préliminaire a été ouverte sur d’éventuels délits d’initié susceptibles d’avoir été commis par Baudouin Prot, président de la banque en partance, son prédécesseur Michel Pébereau et le directeur général délégué Philippe Bordenave révèle Le Canard enchainé. 9 milliards d’amendes pour avoir triché avec la législation américaine, c’était le montant de la facture ; Une facture qui n’a pas été payée par certains dirigeants qui au contraire ont profité de l’info pour spéculer contre leur banque en vendant précipitamment leurs actions. Des dirigeants de la BNP sont en effet visés par une enquête préliminaire pour délit d’initié ouverte début novembre par le Parquet national financier, a-t-on appris de source proche du dossier, confirmant une information du Canard enchaîné. Selon l’hebdomadaire, trois hauts dirigeants ont vendu, au cours de l’année 2013, près de 300.000 actions qu’ils détenaient à titre personnel, au moment où se déroulait une enquête américaine liée à des violations d’embargo visant des opérations en dollar avec le Soudan et l’Iran notamment.  BNP Paribas a accepté le 1er juillet de s’acquitter d’une amende record de 8,9 milliards de dollars et de plaider coupable de deux chefs d’accusation dans le cadre d’un accord avec les autorités américaines. La banque française a depuis renforcé son dispositif de conformité aux Etats-Unis, où elle possède les réseaux Bank of the West et First Hawaiian Bank.  On apprend par ailleurs L’enquête préliminaire peut déboucher sur un classement sans suite, ben voyons. Au nom de l’indépendance de justice ?

La présidence de BNP : un énarque pour remplacer une autre énarque !

La présidence BNP : un énarque pour remplacer une autre énarque !

 

Un autre énarque va sans doute prendre la place de  l’actuel comme président de la BNP, Baudoin Prot partira et sera sans doute remplacé par Jean Lemierre. Un départ surtout causé par l’amende de 9 milliards que la BNP a dû payer aux Etats –unis. Pour cette erreur de gestion (en fait une fraude), le président de la BNP ne subira pas le sort de Kerviel, il ne sera même pas inquiété ; les patrons des banques pourtant responsable de la crise de 2009 sont passés complètement à travers les gouttes de  »l’indépendance » de la justice. Un ancien fonctionnaire va donc remplacer une autre fonctionnaire dans une banque privée, une sorte de tradition bien  française où l’énarchie monopolise non seulement les directions de l’administration mais aussi les plus hautes fonctions économiques et politiques.  BNP Paribas réunira donc mardi un comité du conseil d’administration en vue de prendre acte du départ du président Baudouin Prot, rapporte le Figaro, sans citer de sources. « Le départ de Baudouin Prot de la présidence de BNP Paribas sera acté cette semaine. Le comité ad hoc du conseil d’administration, formé cet été pour travailler sur la succession du banquier, se réunit ce mardi », écrit le quotidien. « Vendredi, le conseil d’administration de la banque se réunira à son tour pour acter le choix de son successeur. »  Une porte-parole de BNP Paribas a refusé de commenter ces informations lundi soir. La banque française a accepté début juillet de s’acquitter d’une amende de 8,9 milliards de dollars et de plaider coupable de deux chefs d’accusation dans le cadre d’un accord avec les autorités américaines destiné à solder un contentieux juridique portant sur des violations d’embargo. BNP a depuis renforcé son dispositif de conformité aux Etats-Unis, où elle possède les réseaux Bank of the West et First Hawaiian Bank, et s’est séparée de plusieurs dirigeants.  Baudouin Prot, président du conseil d’administration depuis 2011, a dirigé BNP Paribas entre 2003 et 2011, période au cours de laquelle la banque a contourné les règles édictées par Washington.  Interrogé par le quotidien Les Echos sur l’avenir de Baudouin Prot le 1er juillet, le directeur général du groupe, Jean-Laurent Bonnafé, avait répondu: « Baudouin Prot est le président de BNP Paribas. Il a vocation à le rester et il nous aide tous les jours. Même si le choc est aussi dur pour lui que pour le reste du groupe. » Des sources ont déclaré à Reuters ces dernières semaines que Jean Lemierre, conseiller à la direction du groupe, faisait partie des candidats possibles pour remplacer Baudoin Prot en cas de départ anticipé. Selon le site de BNP, le mandat de Baudouin Prot, renouvelé lors de la dernière assemblée générale, court jusqu’en 2017.

 

Le président de BNP Paribas bientôt évincé

Le  président de BNP Paribas bientôt évincé

C’est rare pour être signalé  mais le président de la BNP pourrait bien payer ses erreurs de gestion après la lourde amende infligée par les Etats-Unis à la Banque. Certes il n’ira pas en prison comme le bouc émissaire Kerviel mais après cette amende infligée par les Américains, Baudouin Prot devrait quitter son poste dans les prochains mois. Jean Lemierre, ancien patron du Trésor, pourrait le remplacer.  Tout n’est pas terminé chez BNP Paribas. Il y a un mois, la banque française s’acquittait d’une amende record de 6,6 milliards d’euros auprès de la justice américaine pour avoir commercé en dollars avec le Soudan, Cuba et l’Iran, des pays sous embargo. De nombreux dirigeants sont partis dont le directeur général délégué en charge des métiers de financement, Georges Chodron de Courcel. Le directeur général, Jean-Laurent Bonnafé, a été épargné. Au moment des faits, entre 2002 et 2009, il dirigeait la banque de proximité. Mais selon plusieurs sources internes et proches de BNP Paribas, son président Baudouin Prot devrait quitter son poste dans les prochains mois. « C’est ce qui est envisagé par la banque et par lui-même, explique une source, mais ce n’est pas encore arrêté. » Il était directeur général du groupe de 2003 à 2011. Même si les autorités américaines ont reconnu qu’il avait mis fin aux activités interdites dès qu’il en avait eu connaissance, sa responsabilité est engagée. Son entourage le décrit très affecté par cette sanction. « Baudouin le vit très mal personnellement, confie un cadre de BNP Paribas. Il prendra sa décision à la rentrée, mais la logique veut qu’il parte. » Pour le ménager, une sortie « en douceur » serait prévue, vers la fin de l’année. Gênée aux entournures, la banque se contente de déclarer qu’ »il est président aujourd’hui » tout en reconnaissant qu’ »il a eu un moment de faiblesse ». Preuve que le processus est dans toutes les têtes, le nom de son successeur circule déjà dans les couloirs de la banque. Il s’agit de Jean Lemierre, conseiller du président Prot. Il a joué un rôle majeur ces derniers mois en négociant l’accord avec les autorités américaines aux côtés du directeur général Jean-Laurent Bonnafé. Ancien directeur général du Trésor et de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), sa stature internationale lui confère un avantage important pour briguer la présidence. Le départ de Baudouin Prot devrait être le dernier d’une longue série. Au milieu de la chaîne hiérarchique, le patron de la « sécurité financière » fait figure de rescapé. En poste depuis dix ans, Henri Quintard est chargé de vérifier que les transactions n’enfreignent pas les règles internationales d’embargo, de blanchiment et de financement du terrorisme. Il est l’un des premiers responsables mais n’a pas été sanctionné. « Pourquoi les Américains acceptent-ils maintenant qu’il soit basé sur leur sol? », s’interroge un spécialiste de l’intelligence économique dans les banques. Avant de tenter une explication : « Ils ont évoqué un salarié de BNP qui les avait aidés en les alertant. » Embarrassée, la banque répond que toute son équipe de sécurité financière sera déplacée de Paris à New York comme prévu dans l’accord avec la justice américaine.  À terme, une centaine de salariés français seront expatriés, une centaine d’autres seront recrutés sur place. Parmi eux, des fonctionnaires de la justice américaine s’installeront au sein des bureaux new-yorkais de BNP Paribas pour contrôler ses activités. « Leur périmètre ne concerne que les pays sous embargo », jure la banque française, qui rejette le risque d’un espionnage industriel de la part des autorités américaines. « Ils auront accès à tout, confirme pourtant une source des autorités publiques françaises. C’était le prix à payer pour que BNP Paribas conserve sa licence bancaire aux États-Unis. »

Amende de BNP : tout le monde va payer

Amende de BNP : tout le monde va payer

 

Qui va payer l’amende record de la BNP (9 milliards de dollars), personne d’après le PDG de la BNP ; Une rigolade bien sûr car les actionnaires, les salariés et les clients en fin de compte régleront la note d’une manière ou d’une autre. Les clients avec des petits services discrètement augmentés, les actionnaires  qui ne pourront se partager les bénéfices escomptés et le personnel (effectifs, rémunérations). BNP Paribas paie cash le versement de son amende aux autorités américaines. La banque plonge dans le rouge au premier semestre avec 4,3 milliards d’euros de perte, selon les résultats publiés ce jeudi 31 juillet.  La banque française était accusée d’avoir réalisé des opérations en dollars avec des pays sous embargo américain. Mais le groupe bancaire se veut rassurant et jure que ce ne sont pas les clients qui vont renflouer les caisses de la banque. Jean-Laurent Bonnafé, directeur général de la BNP, se veut « très rassurant ». « Nous allons continuer dans l’esprit du groupe pour le service des clients, le financement de leur projet et leur accompagnement. Nous payons ce trimestre là le ‘débouclement’ d’une histoire qui a pratiquement dix ans d’âge », explique-t-il.  Il ajoute que « le trimestre et ses résultats sont très très bons, c’est un vrai gage d’avenir ». Mis à part cette amende record de 9 milliards de dollars. Que les actionnaires se rassurent, pour eux, rien ne change. « BNP Paribas dispose de réserves très importantes. Elle peut maintenir le dividende au niveau de l’année dernière. Ce qui est un traitement exceptionnel », détaille Jean-Laurent Bonnafé.  Pas de conséquences pour les actionnaires, mais alors où est le changement ? Ce sont les salariés qui vont être concernés. Le syndicat national des banques affirme que leur intéressement sera réduit à peau de chagrin et les augmentations de salaires seront très limitées.

Témoin les interrogations d’un client ( site-regards)

Paris, le 7 juillet 2014

Bernard Marx Client de l’agence BNP Paribas de Fontenay-aux-Roses

Cher Monsieur,

Client de longue date de BNP Paribas, j’ai pris connaissance de la lettre « au sujet dit des embargos américains » que vous m’avez adressée le 3 juillet. Vous me remerciez pour la fidélité et la confiance que je témoigne à BNP Paribas. Sachez que celle-ci est en réalité ébranlée. Et je ne dois pas être le seul client, ni le seul citoyen dans ce cas.

Hélas, vous ne répondez pas à de nombreuses questions. C’est pourquoi j’ai souhaité vous écrire en retour.

Sur ce qui s’est passé

BNP Paribas est condamné par la justice américaine pour avoir effectué de 2002 à 2011 à travers BNP Paribas Suisse des transactions en dollars avec l’Iran, Cuba et le Soudan, pays soumis à un embargo des États-Unis. Ces opérations étaient liées à du négoce de pétrole et de gaz. Vous ne donnez aucun chiffre sur l’importance de ces financements, mais la presse évoque des montants de plusieurs dizaines de milliards de dollars, ce qui n’est pas peu de choses. La décision d’embargo a été prise unilatéralement par les États-Unis. Les opérations incriminées étaient, comme vous le dites, licites au vu de la réglementation française et européenne. Dès lors, votre condamnation peut être considérée comme l’effet d’une puissance judiciaire extraterritoriale abusive des États-Unis, utilisant le rôle du dollar en tant que monnaie d’échange international et le fait que, pour déboucler des échanges en dollars, il fallait passer par le territoire des États-Unis.

On ne peut cependant s’en tenir à cette appréciation.

1. Une grande partie des opérations incriminées concerne le Soudan. Voici ce que l’on peut lire sur le site du ministère des Affaires étrangères : « La crise au Darfour éclate avec les premières actions du Mouvement de libération du Soudan (MLS – Abdelwahid el Nour) en février 2003, rapidement rejoint par le Mouvement pour la justice et l’égalité (MJE – Khalil Ibrahim). Les autorités soudanaises répondent à ces attaques par une répression généralisée, caractérisée par des violences visant les civils et une politique de destruction systématique de villages avec l’appui de milices janjawids. Elles provoquent la plus importante crise humanitaire au monde à l’époque : 200.000 morts, 2,6 millions de déplacés, 200.000 réfugiés au Tchad. Le Conseil de sécurité des Nations unies saisit la Cour pénale internationale (CPI) de la situation au Soudan en 2005. Plusieurs mandats d’arrêt sont émis par CPI, dont un à l’encontre du président Béchir pour crime contre l’humanité, crimes de guerre (4 mars 2009) et crime de génocide (12 juillet 2010) et, en février 2012, contre le Ministre de la Défense, Abderrahim Mohamed Hussein ».

Pour quelles raisons BNP Paribas a-t-elle décidé de prendre des risques en traitant de 2002 à 2011 de massives opérations en dollars avec ce pays ?

2. Selon vos termes, seules les opérations effectuées en dollars contrevenaient aux embargos décidés unilatéralement par les États-Unis.

Pourquoi n’avez-vous pas exigé des clients concernés par ces embargos que les opérations soient effectuées dans une autre monnaie que le dollar, par exemple en euros ?

3. Vous évoquez aussi, comme du reste le gouverneur de la Banque de France Monsieur Noyer, une approche évolutive des États-Unis vis-à-vis de la question. En réalité, il me semble que BNP Paribas savait dès le départ qu’elle transgressait les règles américaines et qu’un risque majeur était pris. J’en veux pour preuve le communiqué du 1er juillet dernier de l’Autorité fédérale suisse de contrôle des marchés financiers (FINMA) : « La banque (BNP Paribas Suisse) a gravement manqué à ses obligations d’identifier, de limiter et de surveiller les risques liés aux transactions avec des partenaires commerciaux dans des pays touchés par des sanctions financières américaines ». Dans ces conditions, « la banque s’est ainsi exposée à des risques juridiques et de réputation excessivement élevés ». En clair, BNP Paribas aurait maquillé les opérations qu’elle effectuait pour essayer de cacher le fait qu’elle contrevenait aux embargos américains. Et, dit la FINMA, elle l’a fait « en particulier entre 2002 et 2007 ». Ce qui n’a fait qu’aggraver les risques pris, comme le démontrent les motifs de la condamnation aux États-Unis. Bref, votre lettre masque fortement, me semble-t-il, les responsabilités de BNP Paribas, bien avant 2007.

4. Quand la direction de BNP Paribas a-t-elle informé l’Autorité de contrôle bancaire français, sinon le gouvernement français, que la banque réalisait des opérations massives en dollars, licites du point de vue de la législation française et européenne mais illicites pour les États-Unis et qu’elle utilisait divers procédés pour les masquer, ce qui comportaient un risque évident et finalement avéré ?

Nulle part je n’ai lu que cela a été fait, du moins avant qu’il soit trop tard. De mon point de vue, si cela est vrai, il y a là une défaillance du contrôleur qui n’a rien vu ou rien voulu voir (comme du reste il n’avait rien vu au sujet de l’affaire Kerviel ou à celui de l’affaire DEXIA), mais il existe également une défaillance de BNP Paribas à ne pas l’avoir informé.

BNP Paribas est en effet une banque qui pèse l’équivalent du PIB annuel français. Toute défaillance de sa part aurait des conséquences graves pour les clients dont je suis, et des conséquences catastrophiques pour le pays tout entier. C’est du reste l’hypothèse d’un risque systémique qui a été évoquée par les dirigeants politiques français pour justifier leur intervention auprès des autorités américaines avant la condamnation de BNP Paribas.

5. Vous évoquez le fait que la Direction générale avait décidé d’interdire dès 2007 la poursuite de ces activités dans les pays concernés et que cette décision n’a pas été respectée du fait de défaillances individuelles de certains collaborateurs et « qu’au-delà il y a eu également certains défauts de vigilance et de réactivité ». Or les dirigeants de BNP Paribas suisse et des membres de son conseil d’administration sont des personnalités éminentes du groupe. Pascal Boris, directeur général de 2010 à 2013 remplacé en décembre 2013 a été nommé à son conseil d’administration. Georges Chodron de Courcel président du conseil d’administration est directeur délégué de BNP Paribas, Michel Pébereau est dirigeant historique et président d’honneur de la banque. Dominique Rémy, administrateur jusqu’en décembre 2013, est par ailleurs responsable mondial du métier Financements structurés de BNP Paribas CIB. Il a été désigné en juillet 2012 à la direction de BNP Paribas Fortis CIB. Votre adjoint Alain Papiasse a, à cette occasion, souligné ses compétences et sa réputation personnelle.

Si l’une ou l’autre de ces personnalités faisait partie de ceux qui n’ont pas respecté les décisions de la Direction générale ce serait évidemment extrêmement grave. Or vous ne donnez aucune information sur les sanctions disciplinaires prises et sur leurs motifs. Elle est pourtant nécessaire.

En tout état de cause, si, comme vous le dites, la vigilance et la réactivité de telles personnalités ont été mise en défaut, quatre ans durant, c’est très grave aussi. Cela ne démontre pas seulement que vos dispositifs de contrôles internes étaient défaillants. Il me semble, en fin de compte, que cette affaire venant après d’autres, dans d’autres banques, démontre que des banques comme BNP Paribas sont non seulement trop grosses pour faire faillite – ce qui tend à générer des prises de risques inconsidérés – mais aussi trop complexes pour être correctement contrôlées.

C’est pourquoi, comme client et comme citoyen, il me parait nécessaire de renforcer la loi de séparation bancaire de juillet 2013.

Sur les conséquences de la condamnation

 

6. BNP Paribas a été condamnée à payer des pénalités de 8,97 milliards de dollars soit environ 6,6 milliards d’euros. C’est l’équivalent du résultat net annuel 2012 (part du groupe) et 1,8 milliard d’euros de plus que le résultat net de 2013.

Vous vous engagez à ce que « ce sujet spécifique n’ait absolument aucun impact » pour les clients de BNP Paribas, ni en ce qui concerne la politique tarifaire, ni en ce qui concerne votre capacité à accompagner vos clients dans leurs projets personnels ou professionnels, c’est-à-dire notamment en matière de crédit. Mais tout de même, une année de résultat net, ce n’est pas une petite somme et cela ne peut pas être sans conséquences. Ou alors cela veut-il dire que, précédemment, vous avez fait trop de bénéfices, ce qui signifierait que votre politique tarifaire et votre accompagnement des projets de vos clients aurait pu être plus favorables ?

La question « Qui va payer ? » reste donc entière. Quelle sera la part prise par les actionnaires sous la forme de non-paiement de dividendes ou sous celle d’augmentation du capital ? Par les dirigeants et les traders, sous la forme de non versement de bonus ? Par les personnels salariés sous la forme de non distribution d’intéressements ou de moindre évolution des salaires ? Par les contribuables sous la forme de diminution des impôts sur les sociétés payés par BNP Paribas ? Et aussi, malgré tout, par les clients sous la forme de diminution du programme d’investissements de BNP Paribas ?

Vous devez à cet égard aux clients et aux citoyens davantage d’informations que celles contenues dans votre lettre.

7. Enfin, vous n’évoquez nullement un des points très importants de « l’accord signé par BNP Paribas avec les autorités américaines », selon la si jolie formulation du site bnpparibas.net : BNP Paribas est placé sous surveillance de la justice américaine et du FBI pendant cinq ans. Selon le journal Le Monde (5 juillet 2014), « il s’agit en somme de la mise sous tutelle par la justice et l’administration américaines d’une entreprise stratégique, qui traitant avec de grands groupes industriels et avec les États manipule d’importants secrets d’affaires. » « Une mise sous tutelle judicaire, rappelle ce journal, qui s’ajoute à la création, à New York, par BNP Paribas, d’un département dit de la sécurité financière, chargé de contrôler la bonne application des lois américaines, et à la localisation, toujours à New York, de tous les flux financiers de la banque, en dollars ».

 

 

La BNP paye cash dans ses résultats ses erreurs aux Etats-Unis

La BNP paye cash dans ses résultats ses erreurs aux Etats-Unis

L’amende payée aux Etats–Unis se retrouve dans les résultats de la BNP, pas vraiment une bonne nouvelle pour les clients, le personnel et les actionnaires (qui devront payer la note d’une manière ou d’une autre).   BNP Paribas a fait état jeudi de résultats trimestriels grevés par une lourde perte liée au règlement de son contentieux aux Etats-Unis mais soutenus par la reprise de ses activités de banque de financement et d’investissement. La première banque de la zone euro a accepté le 30 juin de s’acquitter d’une amende record de 8,97 milliards de dollars et de plaider coupable de deux chefs d’accusation dans le cadre d’un accord avec les autorités américaines, qui lui reprochent d’avoir contourné pendant plusieurs années des règles d’embargo s’appliquant aux transactions en dollar, notamment au Soudan et en Iran.  Le montant de cette amende est le plus élevé qu’ait jamais eu à acquitter une banque européenne dans ce type d’affaire. La banque française devra également suspendre pendant un an, à partir du 1er janvier 2015, des opérations de compensation en dollar, principalement liées à des financements sur les marchés du pétrole et du gaz.  Pour la période avril-juin, BNP Paribas affiche une perte nette part du groupe de 4,32 milliards d’euros.  Les comptes intègrent une charge exceptionnelle de 5,95 milliards d’euros, dont 5,75 milliards liés aux pénalités que BNP a accepté de payer et 200 millions de coûts associés à un plan destiné à remédier aux défaillances constatées déjà annoncé le 30 juin.  Hors éléments exceptionnels, le résultat net ressort en hausse de 23,2% sur un an à 1,92 milliard d’euros. Six analystes interrogés par Thomson Reuters anticipaient en moyenne un résultat net de 1,53 milliard. Le produit net bancaire du groupe baisse toutefois de 2,3%, à 9,57 milliards d’euros et reflète l’atonie de la conjoncture en Europe

 

 

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