Archive pour le Tag 'bluff'

Expulsion du numéro 2 de l’ambassade des Etats-Unis à Moscou: Nouveau coup de bluff ?

Expulsion du numéro 2 de l’ambassade des Etats-Unis à Moscou: Nouveau coup de bluff ?

 

La question se pose de savoir si cette expulsion du numéro deux de l’ambassade des États-Unis n’est pas nouveau coup de bluff de Poutine.

Pour l’instant des deux côtés de la frontière de l’Ukraine aussi bien côté Russie que côté Biélorussie , chacun montre ses muscles et se fait menaçant dans des déclarations faites à des fins surtout médiatiques en tout cas pour l’instant.

On peut sans doute qu’un un incident puis un engrenage qui pourrait conduire à une véritable guerre. Ceci étant la Russie n’a jamais annoncé avant ses intentions d’envahir un pays. Le scénario le plus probable pour l’instant c’est que Poutine mais aussi Biden se veulent menaçants pour faire également oublier certaines difficultés intérieures liées en particulier à leur baisse de popularité

Bart Gorman, qui exerçait les fonctions de chef de mission adjoint, a donc quitté la Russie la semaine dernière, a précisé un haut responsable du département d’Etat.

« L’action de la Russie à l’encontre de notre chef de mission adjoint est injustifiée, nous considérons qu’elle constitue une escalade et nous examinons notre réponse », a déclaré un porte-parole du département d’Etat.

Cet incident diplomatique, qui survient dans un contexte de très fortes tensions autour de l’Ukraine, est le dernier épisode en date d’une série d’expulsions de diplomates entre Washington et Moscou ces derniers mois.

La décision de renvoyer Bart Gorman aux Etats-Unis est une réponse à l’expulsion d’un chef de mission adjoint à l’ambassade de Russie à Washington, alors que Moscou avait demandé qu’il ne quitte les Etats-Unis qu’à l’arrivée de son remplaçant.

 

Conflit Ukraine : du bluff confirmé ?

Conflit Ukraine : du bluff confirmé ? 

 

 

Tandis que le ton avait fortement monté entre Poutine et Biden à propos de l’Ukraine, certains se demandent si la tension ne correspond pas en faiteà des coups  politiques qui servent les intérêts intérieurs des protagonistes ( Biden et Poutine qui connaissent une sérieuse baisse de crédibilité et de popularité dans leuer pays respectifs). « C’est un coup de bluff bilatéral », a estimé samedi 12 février sur franceinfo Florent Parmentier, secrétaire général du CEVIPOF-Sciences Po. Aussi sans doute pour Macron qui se sert de l’Ukraine pour sa campagne électorale et qui intervient dans un conflit en faisant semblant d’être le médiateur. Un médiateur d’ailleurs aussitôt contredit par les autorités russes quand il attribue à Poutine des propos qui n’a pas prononcés.Ce qui fait croire aussi croire à une grande opération de bluff, c’est que les Russes n’ont pas pour habitude de prévenir quand ils investissent militairement un territoire.

 

Comment expliquez-vous les récents propos de Joe Biden sur une possible « attaque imminente » de la Russie en Ukraine ?

Florent Parmentier : Joe Biden n’a pas une opinion publique derrière lui qui est pro-guerre. L’opinion publique américaine est assez indifférente à la question de l’Ukraine donc Joe Biden doit vendre à son opinion publique et à ses alliés une victoire qui passerait par le fait de ne pas avoir d’invasion russe en Ukraine. Pour cela, il doit accentuer la pression, la tension. Plus elle est élevée plus le fait de ne pas avoir de conflit sera vécu comme une victoire : Joe Biden en faiseur de paix face à une Russie qui avait foncièrement envie d’en découdre avec l’Ukraine. Par ailleurs, Joe Biden doit rassurer les Européens les plus inquiets. Les Polonais, les Etats baltes. Il doit montrer que c’est lui qui est à la tête du leadership entre les Etats-Unis d’un côté et les Européens de l’autre. Rien ne serait pire, pour ces pays, que de voir que les Américains sont indifférents au sort de ce qu’il se passe à leurs frontières. Et puis, il s’agit de garantir la crédibilité de l’Otan et la clause de solidarité en cas d’attaque prévue par l’article 5.

C’est un coup de bluff ?

C’est un coup de bluff bilatéral. De l’autre côté on peut aussi penser que le fait, pour la Russie, de mettre autant d’hommes dans les troupes n’est pas rationnel si vous n’attaquez pas tout de suite. Si vous attendez avant d’attaquer, vous vous privez de 50% de l’efficacité d’une attaque, de l’effet de surprise. Ce qui fait dire que du côté de la Russie, l’enjeu n’est pas prioritairement d’envahir l’Ukraine. Peut-être que ce n’est même pas l’enjeu du tout. L’enjeu c’est d’obtenir une forme de garantie de sécurité, une remise en cause de l’architecture de sécurité en Europe. C’est probablement ce que vient chercher Vladimir Poutine et c’est là-dedans que la France s’est engouffrée avec l’idée d’essayer de faire des propositions qui pourraient convenir aux deux, confirmer l’engagement américain sur le sol européen et correspondre aux attentes de la Russie. La question qui se pose, c’est de savoir si ça conviendra aussi aux Ukrainiens.

Donc Vladimir Poutine n’est pas en train de préparer une invasion ?

Vladimir Poutine, à ce stade, est le maître des horloges. Il n’a pas d’élection, d’enjeux de politique intérieure, à se poser. Donc il peut faire durer cette position très inconfortable pour les Européens et les Etats-Unis et cette pression sur l’Ukraine. Attaquer ne serait pas rationnel. En revanche, la question que chacun doit se poser c’est, que se passe-t-il le jour d’après pour la Russie si elle attaque l’Ukraine ? De ce point de vue-là, il n’y a pas grand-chose à gagner pour la Russie. Il y a plus à gagner si la Russie arrive à faire accepter aux Ukrainiens les conclusions des accords de Minsk de 2014 et 2015 qui sont aujourd’hui jugés à Kiev comme étant très défavorables aux intérêts ukrainiens.

Géopolitique–Conflit Ukraine : du bluff ?

Géopolitique–Conflit Ukraine : du bluff

 

 

Tandis que le ton monte entre Poutine et Biden à propos de l’Ukraine, certains se demandent si la tension ne correspond pas en faite à des coups  politiques qui servent les intérêts intérieurs des protagonistes ( Biden et Poutine qui connaissent une sérieuse baisse de crédibilité et de popularité dans leuer pays respectifs). « C’est un coup de bluff bilatéral », a estimé samedi 12 février sur franceinfo Florent Parmentier, secrétaire général du CEVIPOF-Sciences Po. Aussi sans doute pour Macron qui se sert de l’Ukraine pour sa campagne électorale et qui intervient dans un conflit en faisant semblant d’être le médiateur. Un médiateur d’ailleurs aussitôt contredit par les autorités russes quand il attribue à Poutine des propos qui n’a pas prononcés.Ce qui fait croire aussi croire à une grande opération de bluff, c’est que les Russes n’ont pas pour habitude de prévenir quand ils investissent militairement un territoire.

 

Comment expliquez-vous les récents propos de Joe Biden sur une possible « attaque imminente » de la Russie en Ukraine ?

Florent Parmentier : Joe Biden n’a pas une opinion publique derrière lui qui est pro-guerre. L’opinion publique américaine est assez indifférente à la question de l’Ukraine donc Joe Biden doit vendre à son opinion publique et à ses alliés une victoire qui passerait par le fait de ne pas avoir d’invasion russe en Ukraine. Pour cela, il doit accentuer la pression, la tension. Plus elle est élevée plus le fait de ne pas avoir de conflit sera vécu comme une victoire : Joe Biden en faiseur de paix face à une Russie qui avait foncièrement envie d’en découdre avec l’Ukraine. Par ailleurs, Joe Biden doit rassurer les Européens les plus inquiets. Les Polonais, les Etats baltes. Il doit montrer que c’est lui qui est à la tête du leadership entre les Etats-Unis d’un côté et les Européens de l’autre. Rien ne serait pire, pour ces pays, que de voir que les Américains sont indifférents au sort de ce qu’il se passe à leurs frontières. Et puis, il s’agit de garantir la crédibilité de l’Otan et la clause de solidarité en cas d’attaque prévue par l’article 5.

C’est un coup de bluff ?

C’est un coup de bluff bilatéral. De l’autre côté on peut aussi penser que le fait, pour la Russie, de mettre autant d’hommes dans les troupes n’est pas rationnel si vous n’attaquez pas tout de suite. Si vous attendez avant d’attaquer, vous vous privez de 50% de l’efficacité d’une attaque, de l’effet de surprise. Ce qui fait dire que du côté de la Russie, l’enjeu n’est pas prioritairement d’envahir l’Ukraine. Peut-être que ce n’est même pas l’enjeu du tout. L’enjeu c’est d’obtenir une forme de garantie de sécurité, une remise en cause de l’architecture de sécurité en Europe. C’est probablement ce que vient chercher Vladimir Poutine et c’est là-dedans que la France s’est engouffrée avec l’idée d’essayer de faire des propositions qui pourraient convenir aux deux, confirmer l’engagement américain sur le sol européen et correspondre aux attentes de la Russie. La question qui se pose, c’est de savoir si ça conviendra aussi aux Ukrainiens.

Donc Vladimir Poutine n’est pas en train de préparer une invasion ?

Vladimir Poutine, à ce stade, est le maître des horloges. Il n’a pas d’élection, d’enjeux de politique intérieure, à se poser. Donc il peut faire durer cette position très inconfortable pour les Européens et les Etats-Unis et cette pression sur l’Ukraine. Attaquer ne serait pas rationnel. En revanche, la question que chacun doit se poser c’est, que se passe-t-il le jour d’après pour la Russie si elle attaque l’Ukraine ? De ce point de vue-là, il n’y a pas grand-chose à gagner pour la Russie. Il y a plus à gagner si la Russie arrive à faire accepter aux Ukrainiens les conclusions des accords de Minsk de 2014 et 2015 qui sont aujourd’hui jugés à Kiev comme étant très défavorables aux intérêts ukrainiens.

Conflit Ukraine : du bluff

Conflit Ukraine : du bluff

 

 

Tandis que le ton monte entre Poutine et Biden à propos de l’Ukraine, certains se demandent si la tension ne correspond pas en faite à des coups  politiques qui servent les intérêts intérieurs des protagonistes ( Biden et Poutine qui connaissent une sérieuse baisse de crédibilité et de popularité dans leuer pays respectifs). « C’est un coup de bluff bilatéral », a estimé samedi 12 février sur franceinfo Florent Parmentier, secrétaire général du CEVIPOF-Sciences Po. Aussi sans doute pour Macron qui se sert de l’Ukraine pour sa campagne électorale et qui intervient dans un conflit en faisant semblant d’être le médiateur. Un médiateur d’ailleurs aussitôt contredit par les autorités russes quand il attribue à Poutine des propos qui n’a pas prononcés.Ce qui fait croire aussi croire à une grande opération de bluff, c’est que les Russes n’ont pas pour habitude de prévenir quand ils investissent militairement un territoire.

 

Comment expliquez-vous les récents propos de Joe Biden sur une possible « attaque imminente » de la Russie en Ukraine ?

Florent Parmentier : Joe Biden n’a pas une opinion publique derrière lui qui est pro-guerre. L’opinion publique américaine est assez indifférente à la question de l’Ukraine donc Joe Biden doit vendre à son opinion publique et à ses alliés une victoire qui passerait par le fait de ne pas avoir d’invasion russe en Ukraine. Pour cela, il doit accentuer la pression, la tension. Plus elle est élevée plus le fait de ne pas avoir de conflit sera vécu comme une victoire : Joe Biden en faiseur de paix face à une Russie qui avait foncièrement envie d’en découdre avec l’Ukraine. Par ailleurs, Joe Biden doit rassurer les Européens les plus inquiets. Les Polonais, les Etats baltes. Il doit montrer que c’est lui qui est à la tête du leadership entre les Etats-Unis d’un côté et les Européens de l’autre. Rien ne serait pire, pour ces pays, que de voir que les Américains sont indifférents au sort de ce qu’il se passe à leurs frontières. Et puis, il s’agit de garantir la crédibilité de l’Otan et la clause de solidarité en cas d’attaque prévue par l’article 5.

C’est un coup de bluff ?

C’est un coup de bluff bilatéral. De l’autre côté on peut aussi penser que le fait, pour la Russie, de mettre autant d’hommes dans les troupes n’est pas rationnel si vous n’attaquez pas tout de suite. Si vous attendez avant d’attaquer, vous vous privez de 50% de l’efficacité d’une attaque, de l’effet de surprise. Ce qui fait dire que du côté de la Russie, l’enjeu n’est pas prioritairement d’envahir l’Ukraine. Peut-être que ce n’est même pas l’enjeu du tout. L’enjeu c’est d’obtenir une forme de garantie de sécurité, une remise en cause de l’architecture de sécurité en Europe. C’est probablement ce que vient chercher Vladimir Poutine et c’est là-dedans que la France s’est engouffrée avec l’idée d’essayer de faire des propositions qui pourraient convenir aux deux, confirmer l’engagement américain sur le sol européen et correspondre aux attentes de la Russie. La question qui se pose, c’est de savoir si ça conviendra aussi aux Ukrainiens.

Donc Vladimir Poutine n’est pas en train de préparer une invasion ?

Vladimir Poutine, à ce stade, est le maître des horloges. Il n’a pas d’élection, d’enjeux de politique intérieure, à se poser. Donc il peut faire durer cette position très inconfortable pour les Européens et les Etats-Unis et cette pression sur l’Ukraine. Attaquer ne serait pas rationnel. En revanche, la question que chacun doit se poser c’est, que se passe-t-il le jour d’après pour la Russie si elle attaque l’Ukraine ? De ce point de vue-là, il n’y a pas grand-chose à gagner pour la Russie. Il y a plus à gagner si la Russie arrive à faire accepter aux Ukrainiens les conclusions des accords de Minsk de 2014 et 2015 qui sont aujourd’hui jugés à Kiev comme étant très défavorables aux intérêts ukrainiens.

Macron chez Poutine: du bluff ?

Macron chez Poutine: du bluff ?

 Comme c’était prévisible Macron n’a strictement rien obtenu de Poutine. Ce dernier n’a voulu faire aucune promesse. Il s’est d’ailleurs peu exprimé à propos de la rencontre avec Macron qui s’est lui-même chargé du service après-vente en survalorisant sa démarche.

 

Il est clair que Macron était fondé à rencontrer Poutine mais le problème est que les chances d’aboutir à des décisions concrètes étaient à peu près nulles car le vrai débat a lieu entre Biden et Poutine et passe largement au-dessus de la tête de l’Europe et de la France.

Cette rencontre a pu servir Poutine pour tenter de rendre les Européens plus bienveillants que Biden vis-à-vis de la Russie. Elle a aussi certainement eu pour objectif de servir la campagne de Macron qui veut toujours se donner l’image d’un leader mondial sur la scène internationale.

«La diplomatie, c’est le dialogue. Je reproche à la diplomatie française de ne pas avoir entretenu un dialogue exigeant avec la Russie», a également déclaré le chef de file des sénateurs LR, Bruno Retailleau sur Europe 1. «Fallait-il le faire ? (se rendre sur place, NDLR) Je pense que oui. (…) Maintenant je me méfie toujours des coups de bluff, d’esbroufe, d’Emmanuel Macron. Je pense qu’il fallait y aller, mais il revient bredouille avec une mise en scène à la Poutine extraordinaire – une salle froide comme la Sibérie et une table très longue pour ajouter de la distance physique», a-t-il encore fustigé.Notons que Macron a fait aussi encore une fois dans le en même temps en affirmant à Moscou que la Russie n’avait pas l’intention belliqueuse tandis que lorsqu’il était à Kiev il encourageait les ukrainiens à se montrer très sécurisant vis-à-vis de la politique agressive de la Russie

Macron en Russie : du bluff ?

Macron en Russie : du bluff ?

 Comme c’était prévisible Macron n’a strictement rien obtenu de Poutine. Ce dernier n’a voulu faire aucune promesse. Il s’est d’ailleurs peu exprimé à propos de la rencontre avec Macron qui s’est lui-même chargé du service après-vente en survalorisant sa démarche.

 

Il est clair que Macron était fondé à rencontrer Poutine mais le problème est que les chances d’aboutir à des décisions concrètes étaient à peu près nulles car le vrai débat a lieu entre Biden et Poutine et passe largement au-dessus de la tête de l’Europe et de la France.

Cette rencontre a pu servir Poutine pour tenter de rendre les Européens plus bienveillants que Biden vis-à-vis de la Russie. Elle a aussi certainement eu pour objectif de servir la campagne de Macron qui veut toujours se donner l’image d’un leader mondial sur la scène internationale.

«La diplomatie, c’est le dialogue. Je reproche à la diplomatie française de ne pas avoir entretenu un dialogue exigeant avec la Russie», a également déclaré le chef de file des sénateurs LR, Bruno Retailleau sur Europe 1. «Fallait-il le faire ? (se rendre sur place, NDLR) Je pense que oui. (…) Maintenant je me méfie toujours des coups de bluff, d’esbroufe, d’Emmanuel Macron. Je pense qu’il fallait y aller, mais il revient bredouille avec une mise en scène à la Poutine extraordinaire – une salle froide comme la Sibérie et une table très longue pour ajouter de la distance physique», a-t-il encore fustigé.Notons que Macron a fait aussi encore une fois dans le en même temps en affirmant à Moscou que la Russie n’avait pas l’intention belliqueuse tandis que lorsqu’il était à Kiev il encourageait les ukrainiens à se montrer très sécurisant vis-à-vis de la politique agressive de la Russie

Brexit: toujours le bluff de Boris Johnson

Brexit: toujours le bluff de Boris Johnson

 

Boris Johnson menace toujours d’une rupture des négociations et refuse de prolonger les discussions au-delà de la fin de l’année. Il indique que les règles de l’OMC seraient plus intéressantes qu’un accord avec l’union économique.

 

Une manière pour lui d’exercer sans doute les dernières pressions sur l’Union économique afin qu’elle fasse sauter en particulier ses exigences en matière de concurrence mais aussi sur la pêche.

 

Théoriquement on s’oriente vers un brexit  dur mais avec Boris Johnson tout est possible tellement dans sa vie politique il a changé de position. Faut-il rappeler qu’au départ Boris Johnson était contre le brexit . Il n’y a adhéré que pour prendre la place de premier ministre avec ses manœuvres. Dans toutes les hypothèses, Boris Johnson aura sans doute été l’auteur du plus grand chaos économique de la Grande-Bretagne.

 

On a déjà un exemple Covid qui crée un véritable blocage routier à la frontière. Un Covid au départ d’ailleurs négligé par Boris Johnson mais qui en a été lui-même victime. La position de Boris Johnson est essentiellement idéologique alors que celle de l’union économique est technique et économique. L’impréparation de l’équipe gouvernementale britannique est flagrante tant lors  des négociations que pour l’après brexit .

Boris Johnson a déclaré lundi que des difficultés persistaient dans les négociations entre la Grande-Bretagne et l’Union européenne sur leurs futures relations, tout en assurant que son pays surmonterait aisément les difficultés liées à une absence d’accord.

Le Brexit sera pleinement effectif le 1er janvier et, en l’absence d’accord, les relations commerciales entre la Grande-Bretagne et l’UE seront régies par les règles de l’Organisation mondiale du Commerce, avec la possibilité de droits de douane et de quotas.

“Les conditions de l’OMC seraient plus que satisfaisantes pour le Royaume-Uni. Et nous pouvons assurément surmonter toutes les difficultés qui surgiraient sur notre route. Non pas que nous ne voulions pas d’accord mais les conditions de l’OMC seraient pleinement satisfaisantes”, a déclaré Boris Johnson.

Le Premier ministre britannique a dit s’être entretenu avec le président français Emmanuel Macron, qui fête ses 43 ans ce lundi, mais il a rapporté que leur discussion avait porté sur la question des frontières, pas du Brexit.

Au sujet du Brexit, le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes, Clément Beaune, a déclaré que “des difficultés importantes, dont la pêche”, demeuraient dans les négociations mais que cette question de la pêche ne devait pas être isolée du reste des discussions.

Trump -Corée du Nord : bluff ou risque de guerre

Trump -Corée du Nord : bluff ou risque de guerre

La plupart des experts considèrent que l’affrontement verbal entre les deux présidents fous à savoir Donald Trump d’une part, Kim Jong-un d’autre part ne constitue pas en soi un réel risque de guerre. Il est qu’il est clair en effet qu’un affrontement nucléaire entre les deux pays serait de nature à engager le monde entier dans une guerre incontrôlable et destructrice. Mais il s’agit d’avis d’experts politiques et militaires qui ne contrôlent pas la psychologie de deux présidents, une psychologie notoirement dérangée fondée sur  la provocation permanente. Le risque tient au fait que ces deux présidents sont finalement relativement impopulaires dans leurs deux pays respectifs. En Corée du nord,  c’est la dictature conjuguée avec la misère, aux États-Unis c’est la contestation de la plupart des mesures populistes du président américain. Du coup, chacun pourrait utiliser le conflit pour redorer son image interne. Donald Trump a donc lancé vendredi une nouvelle mise en garde à la Corée du Nord en la prévenant que les armes américaines étaient prêtes à l’emploi, alors que la Chine et la Russie s’efforcent d’intervenir pour empêcher la guerre des mots entre Washington et Pyongyang de dégénérer en conflit armé.  Le régime nord-coréen a de son côté accusé le président des Etats-Unis de conduire la péninsule coréenne au bord d’une guerre nucléaire. Alors que le ton n’a cessé de monter cette semaine entre Washington et Pyongyang, la Chine a fait comprendre qu’elle n’interviendrait pas pour soutenir la Corée du Nord si elle prenait une initiative susceptible d’être considérée comme une agression par les Etats-Unis, allusion au projet nord-coréen de tirs de missiles en direction de l’île de Guam. La Russie a quant à elle fait état d’un plan sino-russe de sortie de crise. Il consisterait en un gel des essais de missiles de la Corée du Nord et un arrêt des manœuvres militaires conjointes des Etats-Unis et de la Corée du Sud. Le Pentagone a cependant déclaré vendredi que ces manœuvres annuelles conjointes débuteraient comme prévu le 21 août. De son lieu de villégiature dans le New Jersey, Donald Trump a lancé un nouvel avertissement direct à la Corée du Nord et à son dirigeant Kim Jong-un. « Les solutions militaires sont totalement en place, verrouillées et chargées, si la Corée du Nord agit de manière imprudente. Espérons que Kim Jong-un choisira une autre voie », a écrit le président américain sur son compte Twitter.

Grèce: coup de bluff de la BCE

Grèce: coup de bluff de la BCE

 

La BCE a décidé hier de fermer un des robinets permettant de financer la Grèce. En fait il s’agit d’un coup de bluff pour atténuer l’enthousiasme qui semblait se dégager en faveur des solutions grecques pour sortir de la crise. La vérité c’est qu’il faut faire les gros yeux à la Grèce pour satisfaire Berlin qui a du mal à avaler la position de la BCE sur le rachat d’actifs. Résumons, la BCE fait semblant d’afficher sa fermeté, une posture pour mieux négocier un compromis qui paraît inévitable sauf clash de l’Allemagne. Une décision technique, mais lourde de sens. La Banque Centrale Européenne a décidé hier de couper un des canaux de financement majeurs du secteur bancaire grec, à savoir les liquidités qu’elle lui met à disposition. Depuis la crise de 2011, et le premier règlement des problèmes de dette grecque, la BCE avait autorisé les banques du pays a lui apporter en garantie des obligations d’Etat grecques pour pouvoir obtenir de l’argent frais, et ainsi continuer à financer l’économie en évitant une paralysie du système financier. Mais la BCE vient donc de décider d’en finir avec cette facilité exceptionnelle.  Elle ne laisse pas pour autant le système bancaire grec sans aucune source de liquidité supplémentaire, celui-ci peut toujours avoir recours à un autre circuit, appelé ELA. Il est alimenté directement, et à discrétion, par la Banque Centrale Grecque, et reste disponible pour gérer les cas d’urgence. La BCE a la possibilité de décider d’en réduire l’accès, ou même de l’interrompre, mais elle ne l’a pas fait hier. Reste qu’elle a tout de même retiré la plus directe et la plus efficace des perfusions. La décision peut sembler sévère, mais la BCE l’argumente en revenant strictement à ses règles de fonctionnement. Impossible d’accepter plus longtemps les titres de dette d’un pays en négociation sur son rééchelonnement, tant que la question n’est pas réglée définitivement. En clair, pas possible de charger son bilan avec des actifs d’un pays qui ne sait pas encore de manière certaine où il va.  Un coup de force sans doute nécessaire d’une BCE préoccupée par le ballet diplomatique qui a lieu en ce moment, cette forme de Road-Show organisée par le nouveau pouvoir grec, qui a tendance à euphoriser un peu la sphère économique et les marchés financiers.  Le message est clair : au-delà des messages apaisants, il y a des échéances à tenir (le système de reversement des retraites sera à court d’argent fin mars, entre autre exemple) et un nouveau calendrier de dette à fixer précisément. Au-delà des belles images apaisantes, un nouveau deal doit être trouvé, avec l’économie et ses lois comme priorité, plus que la diplomatie ou la tactique politique.​

 




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