Archive pour le Tag 'Bitcoin'

Bitcoin : un plongeon de 5.000 dollars

Bitcoin : un plongeon de 5.000 dollars

Alors que le Salvador vient d’adopter la cryptomonnaie comme monnaie officielle., le bitcoin a brutalement plongé de 5000 $. Il faut dire que des interrogations sur la crédibilité de la politique monétaire du Salvador peut légitimer cette baisse.

Bitcoin: Amazon sème aussi la pagaille

Bitcoin: Amazon c’est aussi la pagaille

Après le fantasque Elon Musk , c’est au tour du patron d’Amazon de semer la pagaille et de favoriser la spéculation autour des cryptos et particulièrement du Bit coin. Il serait grand temps que les autorités monétaires américaines se penchent sur une régulation d’un système destiné à travers des cryptos à s’affranchir des règles monétaires. En attendant Amazon, comme Tesla , fait rebondir le bitcoin et et repartir la spéculation.

 Selon CityAM, le géant Amazon envisagerait même d’autoriser les paiements en Bitcoin  et de lancer sa propre crypto.

Amazon a déclaré qu’il « était inspiré par l’innovation dans le monde des cryptos et explore ce qui pourrait en être pour Amazon ». « Le futur se construira sur des technologies qui permettent des paiements modernes, rapides et bon marché ».

En octobre dernier, l’annonce par PayPal de l’autorisation des paiements en cryptos et bitcoin avait fait bondir tout le marché. Un mois après, le bitcoin avait gagné 70 %.

Bitcoin: FMI et Banque mondiale contre

Bitcoin:  FMI et  Banque mondiale contre 

Banque mondiale, FMI… les autorités mondiales ont ouvertement désapprouvé la récente initiative du Salvador de faire du bitcoin une monnaie légale. Ces nouvelles formes d’échanges, permis par la cryptomonnaie développée sur la technologie de la blockchain, permettra ainsi à cet Etat d’Amérique centrale de prendre, dès le mois de septembre, un début d’indépendance vis-à-vis de son ancienne monnaie de référence, le dollar sur des transactions et des transferts entre individus. Ce qui n’est pas du goût de la Banque mondiale, dont les financements proviennent notamment des quotes-parts de ses Etats membres, au premier rang desquels les Etats-Unis.

« Bien que le gouvernement nous ait approché pour obtenir de l’aide sur le bitcoin, ce n’est pas quelque chose que la Banque mondiale peut soutenir étant donné les lacunes en matière d’environnement et de transparence », a déclaré à l’AFP un responsable de la Banque mondiale par courrier électronique. La Banque a rejeté une demande d’assistance du Salvador.

Même son de cloche du côté du FMI : « l’adoption du bitcoin comme devise légale soulève un certain nombre de problèmes macroéconomiques, financiers et juridiques, qui requièrent une analyse très détaillée », a affirmé le porte-parole Gerry Rice à la presse jeudi.

« Ce que nous avons dit par le passé, en général, c’est que les actifs crypto peuvent poser des risques importants. Des mesures de régulation efficaces sont cruciales pour les traiter », a-t-il déclaré.

Le bitcoin est régulièrement critiqué par les régulateurs pour ses usages illégaux, notamment le blanchiment d’argent provenant d’activités criminelles, le financement du terrorisme et le manque de protection de ses utilisateurs.

 

 

Bitcoin et cryptomonnaies : quel avenir

Un article dePaul Vigna Dans le Wall Street Journal qui s’interrogent sur l’avenir du bitcoins et plus généralement des cryptomonnaies (Extrait)

Pour beaucoup d’investisseurs, en annonçant sur le réseau social à l’oiseau que Tesla n’accepterait plus le bitcoin pour le paiement de ses voitures électriques, le milliardaire a provoqué la plus forte baisse subie cette année par la cryptomonnaie. Début juin, Elon Musk en a remis une couche en publiant un tweet dans lequel figuraient un mème évoquant une rupture amoureuse, #bitcoin et un émoji « cœur brisé ». Le bitcoin a perdu 30 % depuis le tweet du 12 mai.

Dimanche, Elon Musk a déclaré que Tesla accepterait les paiements en bitcoin quand le data mining se mettrait davantage aux énergies renouvelables.

Lundi, la cryptomonnaie s’est adjugé quelque 8 % par rapport à son cours de vendredi, à environ 39 816 dollars. Le milliardaire a également indiqué que Tesla n’avait cédé qu’environ 10 % de son stock de bitcoins en fin de premier trimestre et que l’objectif était de prouver que la cryptomonnaie « pouvait être liquidée facilement, sans perturber le marché ».

Fin mars, le constructeur automobile détenait l’équivalent de 1,3 milliard de dollars en bitcoins ; les achats annoncés en février avaient pour but « de diversifier et optimiser le rendement de la trésorerie », a-t-il précisé.

Rares sont les entreprises qui se ruent sur le bitcoin. D’après un sondage réalisé en février dernier par le cabinet Gartner, seuls 5 % des directeurs financiers interrogés prévoyaient d’acheter du bitcoin pour leur entreprise cette année

Le spécialiste des logiciels MicroStrategy et une poignée d’autres sociétés, dont le fournisseur d’applications de paiement Square, ont réalisé des investissements similaires. Certains affirment qu’ils ont choisi le bitcoin comme réserve de valeur, dépeignant la cryptomonnaie en version moderne de l’or.

Mais détenir du bitcoin peut constituer un risque comptable : la cryptomonnaie et les autres actifs numériques sont considérés comme des « actifs incorporels à durée de vie indéfinie », et non comme des devises. Si leur valeur passe en dessous du prix d’achat, même de façon temporaire, l’entreprise doit passer une dépréciation.

Il faut aussi réaliser un test de dépréciation au moins une fois par an (ou dès que le cours passe en dessous de la valeur comptable). Le bitcoin était du genre volatil, les revalorisations trimestrielles sont devenues la règle. Une fois la charge comptable passée, la juste valeur de l’actif est ajustée. En revanche, si le cours monte, l’entreprise ne peut pas enregistrer de gain, elle doit pour cela attendre de céder l’actif.

Tesla, qui n’a pas répondu aux demandes de commentaire, devrait enregistrer un bénéfice de 96 cents par action au deuxième trimestre, selon les analystes interrogés par FactSet.

Conjuguée à ce type de traitement comptable, la volatilité du bitcoin complique la tâche des responsables qui veulent gérer les avoirs en cryptomonnaies comme on gère de la trésorerie, ce qui les rend moins pertinentes comme actifs de réserve, souligne Jennifer Stevens, professeur de comptabilité à l’université d’Ohio.

« La comptabilisation ne cadre pas tellement avec l’objectif sous-jacent », indique-t-elle.

De toute façon, rares sont les entreprises qui se ruent sur le bitcoin. D’après un sondage réalisé en février dernier par le cabinet Gartner, seuls 5 % des directeurs financiers interrogés prévoyaient d’acheter du bitcoin pour leur entreprise cette année. Et 84 % des responsables sondés indiquaient qu’ils n’avaient jamais envisagé d’en détenir.

Tesla a annoncé un premier investissement de 1,5 milliard de dollars en bitcoin le 8 février, sans préciser combien le constructeur en avait acheté ni à quel cours moyen. Sa politique d’investissement avait été modifiée en janvier et, entre le 1er janvier et le 8 février, le bitcoin valait en moyenne autour de 35 400 dollars, selon CoinDesk, ce qui signifie qu’après réduction de la position, Tesla détient probablement autour de 37 000 bitcoins.

Lundi soir, la cryptomonnaie valait un peu moins de 40 000 dollars, après être tombée à 30 202 dollars en mai.

Selon Dan Ives, analyste chez Wedbush Securities, il est donc fort probable que Tesla passe une dépréciation sur son portefeuille de bitcoins ce trimestre.

Pour lui, les achats ont probablement été réalisés en janvier et sont donc aujourd’hui détenus à perte.

« Si le bitcoin vaut autour ou moins de 30 000 dollars [à la fin du deuxième trimestre], la dépréciation risque d’être importante », prévient-il. Elle pourrait être du même ordre que la plus-value de 101 millions de dollars que Tesla a enregistrée au premier trimestre sur des cessions d’actifs, selon lui.

« Ce qui était un atout pour le groupe est devenu un frein », résume-t-il.

De fait, ces derniers temps, les résultats de Tesla ont été dopés par des gains non récurrents. Outre la plus-value sur la cession des bitcoins au premier trimestre, le groupe a gagné 518 millions de dollars en vendant des crédits aux autres constructeurs automobiles pour leur permettre d’atteindre leurs objectifs d’émissions.

Ces opérations lui ont permis d’enregistrer un bénéfice net de 438 millions de dollars, soit 93 cents par action.

Si tel devait être le cas, Tesla ne serait pas la première entreprise contrainte de passer une dépréciation importante sur son portefeuille de bitcoins.

 

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Marion Issard)

La chasse de Chine au bitcoin et aux cryptomonnaies

La chasse de Chine au bitcoin et aux cryptomonnaies

Un article de Claude Leblanc dans l’Opinion explique la chasse engagée contre les cryptomonnaies s par la Chine (Extraits)

Profitant de la visite de Xi Jinping dans la province, les autorités du Qinghai, à l’ouest du pays, ont annoncé, le 9 juin, une série de mesures visant à mettre un terme au « minage » de cryptomonnaies, au premier rang desquelles le bitcoin. Deux semaines après celle de la Mongolie intérieure, cette nouvelle décision confirme la volonté du gouvernement chinois de sévir contre l’extraction de bitcoins.

La Chine est le plus grand site de « minage » de cryptomonnaies au monde. Elle représente 65 % du taux de hachage du bitcoin, l’unité de mesure de la puissance de traitement utilisée par le réseau pour vérifier les transactions et extraire de nouveaux jetons de la cryptomonnaie, selon les estimations du Cambridge Bitcoin Electricity Consumption Index. Compte tenu de sa faible part dans le « minage » en Chine, à peine 0,3 % du taux de hachage national, loin derrière le Xinjiang (35,8 %), le Sichuan (9,7 %) et la Mongolie intérieure (8 %), les restrictions décrétées au Qinghai n’auront pas le même impact sur le cours de la principale « cyber devise ».

Néanmoins, si toutes les activités d’extraction finissent par être interdites dans le pays, l’avenir de la cryptomonnaie deviendra plus incertain, car elle aura perdu une grande partie de sa puissance de traitement. Il semble bien que ce soit l’orientation voulue au sommet de l’Etat et la diligence avec laquelle le Qinghai a pris ses mesures, alors que le Président et secrétaire général du Parti communiste (PCC) y faisait une tournée d’inspection, laisse penser que d’autres provinces suivront.

Neutralité carbone. A l’approche du 20e Congrès du PCC en 2022, à l’issue duquel beaucoup de responsables locaux espèrent être promus, il faut s’attendre à une certaine célérité, voire à une anticipation des souhaits de Pékin en la matière. En effet, la dernière déclaration gouvernementale n’évoquait pas l’interdiction pure et simple de l’extraction des cryptomonnaies, et ne fournissait aucun détail sur les mesures à prendre. Il était seulement dit que le gouvernement « sévirait contre le “minage” et le commerce de bitcoins ».

En revanche, le communiqué de la province du Qinghai ne laisse aucune place au doute. « Il est strictement interdit d’approuver toutes sortes de projets de “minage” de monnaie virtuelle dans l’ensemble de la région et les projets existants doivent être définitivement suspendus », peut-on lire dans le document émis par le département régional en charge de l’Industrie et des Technologies de l’information.

En concentrant ses efforts sur des objectifs propres, Pékin tente de créer les conditions proches de celles qui lui ont permis, au cours de deux dernières décennies, de se doter d’un secteur Internet puissant et indépendant des entreprises américaines

Au-delà du désir de se faire bien voir de Pékin, les responsables provinciaux répondent aussi à la nécessité de réduire la consommation d’énergie, au moment où la Chine s’est engagée à atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2060. L’extraction de cryptomonnaies nécessitant en effet des quantités massives d’électricité dans un pays où les centrales thermiques au charbon représentent encore près de 57 % de la production, il s’agit aussi de satisfaire à la « transformation verte du développement », comme l’avait aussi évoqué, le 21 mai, le Comité de stabilité financière et de développement du Conseil d’Etat présidé par le vice-Premier ministre Liu He, l’un des plus proches conseillers de Xi Jinping.

Secteur de pointe. La dernière motivation des autorités chinoises dans leur bataille contre le « minage » du bitcoin n’entame pas la volonté revendiquée par Pékin de devenir leader dans le domaine de la blockchain, technologie à la base des cryptomonnaies. Cette dernière est aussi adaptée pour d’autres utilisations, comme le traçage de documents et le suivi de la propriété de biens numériques. Cela a récemment favorisé l’essor des jetons non fongibles, autrement dit non interchangeables comme le bitcoin.

Le gouvernement chinois prévoit de mettre en place des normes industrielles, des incitations fiscales et des protections en matière de propriété intellectuelle pour soutenir l’industrie de la blockchain, dont il veut devenir un leader mondial d’ici à 2025, a indiqué, le 7 juin, le ministère de l’Industrie et des Technologies de l’information et l’Administration du cyberespace de Chine. A aucun moment, dans le communiqué publié, il n’est fait mention des cryptomonnaies, mettant ainsi en évidence une cohérence entre le nouveau tour de vis annoncé à leur encontre et le souhait de jouer un rôle prédominant dans ce secteur de pointe.

Bitcoin et cryptomonnaies: La Chine fait le ménage

Bitcoin et cryptomonnaies: La Chine fait le ménage

Après avoir largement favoriser le développement des cryptomonnaies  notamment Bitcoin  la Chine change complètement de stratégie et fait le ménage pour contrôler complètement les monnaies virtuelles . La banque centrale chinoise envisage en outre de créer une cryptomonnaie  chinoise officielle qui ne peut donc être concurrencée par d’autres. La conséquence directe sur l’ensemble des marchés pourrait être un nouveau plongeon de ces valeurs très spéculatives.

Opération «cartes coupées» accomplie! C’est un vaste coup de filet que vient de réaliser la police chinoise en arrêtant simultanément plus de 1 100 personnes accusées d’avoir utilisé des cryptodevises pour blanchir de l’argent provenant d’escroqueries sur internet.

Grâce à ces arrestations, le ministère de la Sécurité publique a annoncé mercredi avoir démantelé 170 «gangs» qui facturaient aux criminels une commission de 1,5 % à 5 % pour

Cette campagne de lutte contre le blanchiment d’argent et la fuite de capitaux n’est qu’une facette de la reprise en main des autorités chinoises à l’encontre des cryptomonnaies. Jusqu’à hier encore, l’empire du Milieu aurait pu être surnommé l’«empire des cryptos». Fin 2016, 99 % des transactions mondiales en bitcoins provenaient de Chine! C’était avant que Pékin ne décide de bannir toute plateforme d’échange sur son territoire, en 2017.

Bitcoin: la fortune pour le patron de Tesla, la ruine pour les petits boursicoteurs

Bitcoin: la fortune pour le patron de Tesla, la ruine pour les petits boursicoteurs

 

 

 

Un article du Monde qui démontre que si certains profitent des énormes mouvements de yo-yo des cryptomonnaies, d’autres les petits boursicoteurs connaissent la ruine.

 

Après des mois de hausse continue, le bitcoin a perdu 40 % de sa valeur, pour chuter à 30 000 dollars (24 660 euros) le mercredi 19 mai . e. Il y a six mois, je ne connaissais rien à son fonctionnement, son intérêt, son prix écrit une journaliste du monde. Entre-temps, j’ai acheté une centaine de cryptomonnaies différentes, consulté mes comptes jour et nuit, je me suis même offert une formation de trading pour devenir cryptomillionnaire écrit une journaliste du monde. Et il a suffi d’un tweet d’Elon Musk pour tout faire capoter.

En 2008, un mystérieux internaute qui se fait appeler Satoshi Nakamoto publie sur un forum un livre blanc décrivant le fonctionnement d’un nouveau système de paiement pair à pair qui permettrait de s’affranchir des « institutions financières sur lesquelles repose tout le commerce en ligne ». L’idée n’est pas totalement nouvelle. A la fin des années 1980, le mouvement des cypherpunks, une communauté d’anarchistes, ambitionne de mettre en place un système d’échanges informatiques anonymes et chiffrés afin de préserver la vie privée en ligne.Sur cette confusion entre la blochain  et les monnaies virtuelles se développent une vaste spéculation des bitcoins et autres.

 

Résulta,t le patron de tesla a réalisé lui de substantiels bénéfices après avoir investi presque 2 milliards dans le bitcois puis surtout après s’en être débarrassé en le critiquant. Les payeurs sont évidemment les petits boursicoteurs.

Recul des taux et…. du bitcoin

Recul des taux et…. du bitcoin

 

Un recul du taux obligataire à 10 ans, qui est tombé mardi sous le plafond des 1,60%, s’établissant à 1,56%. Le dollar index, qui mesure la valeur du billet vert face à un panier d’autres devises, cédait de son côté 0,20%.

Par ailleurs, le bitcoin reculait un peu (-3,18% à 37.784,71 dollars) après avoir rebondi de 15% la veille. La volatile cryptomonnaie, qui a connu un week-end chaotique, a perdu plus de 30% de sa valeur depuis le début du mois.

La Chine attaque le bitcoin

La Chine attaque le bitcoin

Plusieurs raisons à cette attaque de la Chine contre la cryptomonnaie. D’abord la Chine envisage de créer une cryptomonnaie officielle contrôlée par l’État. Elle veut aussi lutter contre la spéculation et des conditions de production. Pékin envisage donc de réprimer les activités de production et de trading du bitcoin pour lutter contre les risques notamment financiers, selon une déclaration vendredi du Comité de développement de la stabilité financière rapportée par l’agence Reuters. La Chine veut donc s’attaquer à la fois au trading mais aussi au minage(conditions de production du bitcoin.

Pour la deuxième économie mondiale, il est désormais nécessaire de « sévir sur les activités de minage et de trading du bitcoin et de prévenir le risque de transmission sur le champ social », ont écrit dans un communiqué le vice Premier ministre Liu He et le Conseil des affaires de l’Etat dans la soirée vendredi, heure chinoise, précise également la chaîne américaine CNBC. 

Au-delà de l’impact sur le cours, cette restriction, voire interdiction, de l’activité de minage est un coup de frein d’un point de vue technique pour la cryptomonnaie qui a besoin de milliers d’ordinateurs en réseaux pour valider ses échanges de pair-à-pair. Aussi pour être produit, il requiert une importante quantité d’électricité, produite à bas coûts possibles. Des conditions avantageuses via l’énergie du charbon ou des énergies renouvelables que propose la Chine, avec, 65% des opérations de minage qui sont menées depuis l’Empire du Milieu, d’après une carte établie par l’Université de Cambridge.

. Mercredi, le département du Trésor américain a également annoncé vouloir reprendre la main sur les transferts d’argent – notamment pour lutter contre l’évasion fiscale – en contraignant les détenteurs de cryptomonnaies à déclarer tout transfert de plus de 10.000 dollars.

Spéculation : Elon Musk fait chuter le bitcoin !

Spéculation : Elon Musk fait chuter le bitcoin !

Curieusement le patron de Tesla avait contribué à faire grimper la valeur du bitcoin  en déclarant en avoir acquis presque 2 milliards et qu’on pourrait même acheter des voitures électriques Tesla avec les bitcoins.

Brutalement le sulfureux patron de tesla change de position en déclarant notamment que cette cryptomonnaie n’est pas assez respectueuse de l’environnement ( l’énergie énorme qu’il faut pour faire tourner les ordinateurs. Du coup, le cours plonge de 10 %.

Un changement de stratégie à caractère environnemental qui pourrait bien cacher en fait une grosse opération de spéculation. De ce point de vu e,il serait temps que les autorités monétaires commencent à réguler sérieusement les cryptomonnaies d’autant qu’elle ne repose sur aucun actif réel. Elon Musk tente de se justifier en déclarant : « Tesla a suspendu les achats de voitures avec des bitcoins. Nous sommes inquiets du recours de plus en plus important aux combustibles riches en carbone pour miner des bitcoins, surtout le charbon, qui a les pires émissions (de gaz à effet de serre) de tous les combustibles ».

Spéculation : Elon Musk fait chuter le bitcoin !

Spéculation : Elon Musk fait chuter le bitcoin !

Curieusement le patron de Tesla avait contribué à faire grimper la valeur du bitcoin  en déclarant en avoir acquis presque 2 milliards et qu’on pourrait même acheter des voitures électriques Tesla avec les bitcoins.

Brutalement le sulfureux patron de tesla change de position en déclarant notamment que cette cryptomonnaie n’est pas assez respectueuse de l’environnement ( l’énergie énorme qu’il faut pour faire tourner les ordinateurs. Du coup, le cours plonge de 10 %.

Un changement de stratégie à caractère environnemental qui pourrait bien cacher en fait une grosse opération de spéculation. De ce point de vu e,il serait temps que les autorités monétaires commencent à réguler sérieusement les cryptomonnaies d’autant qu’elle ne repose sur aucun actif réel. Elon Musk tente de se justifier en déclarant : « Tesla a suspendu les achats de voitures avec des bitcoins. Nous sommes inquiets du recours de plus en plus important aux combustibles riches en carbone pour miner des bitcoins, surtout le charbon, qui a les pires émissions (de gaz à effet de serre) de tous les combustibles ».

Après avoir spéculé Elon Musk torpille le bitcoin

Après avoir spéculé Elon Musk torpille le bitcoin

 

 

Le fantasque patron de Tesla, Elon Musk, après avoir spéculé torpille le bitcoin. Il y a quelques semaines il avait vanté les mérites de la cryptomonnaie et empoché un joli bénéfice suite à la nouvelle envolée du bitcoin. Il avait même indiqué que les consommateurs pourraient acheter un véhicule électrique de Tesla avec le bitcoin;

 

Changement de discours mercredi :  «Tesla a suspendu les achats de voitures avec des bitcoins. Nous sommes inquiets du recours de plus en plus important aux combustibles riches en carbone pour miner des bitcoins, surtout le charbon, qui a les pires émissions (de gaz à effet de serre) de tous les combustibles», a tweeté le fantasque milliardaire.

 

 «La cryptomonnaie est une bonne idée à plein de niveaux et nous pensons qu’elle a un avenir prometteur, mais cela ne doit pas compromettre l’environnement», a expliqué Elon Musk. «Tesla ne vendra pas de bitcoins et nous l’utiliserons pour des transactions dès que les mines seront alimentées par des énergies plus durables», a-t-il ajouté.

L’écroulement prévisible du bitcoin

L’écroulement prévisible du bitcoin

 

 

Le bitcoin est passé sous la barre d’un dollar, raconte Philippe Brassac, directeur général du Crédit Agricole, qui, avec 50 autres personnalités, a imaginé à quoi ressemblerait l’actualité du n° 3000 du journal l’Opinion, le 30 avril 2025.

 

Tribune

 

 

Deux ans jour pour jour après le passage du bitcoin sous la barre d’un dollar, de nombreux articles s’étonnent encore de la cécité collective dont nous avons pu faire preuve. Les impacts désastreux de ce que l’on a ironiquement appelé « la crise des crypto-passifs » sont encore bien présents. Nous nous sommes heureusement bien remis de l’effet perte de « richesse » qui n’avait en réalité jamais existé dans l’économie réelle. Il reste néanmoins de façon très pesante, et c’est sans doute la spécificité la plus singulière de cet évènement, une crise de nature politique et morale ressentie sur toute la planète.

Comment exiger des comptes à des responsables, puisque nous savions dès le départ qu’il n’y en avait pas ? Quelles mesures corriger, là où il n’y a pas de régulation ? Comment injecter de la liquidité de secours dans un système non monétaire et hors de tout contrôle ? Comment avoir imaginé une valeur durable en absence d’utilité objective autre que le caractère spéculatif ? Comment tant de personnes informées, sensées et éduquées ont pu se convaincre que la valeur du bitcoin ne pouvait que monter dès lors que le moindre doute provoquerait inéluctablement une prophétie autoréalisatrice inverse ? Comment ne pas avoir vu plus simplement que le masque de la nouveauté technologique dissimulait le visage millénaire de l’appât du gain ?

Toutes ces questions feront couler encore beaucoup d’encre. Economistes, historiens, philosophes et politiciens identifieront sans aucun doute rétrospectivement les signes avant-coureurs dans le but de nous éviter de tomber à nouveau dans un tel travers. Serons-nous pour autant immunisés contre la spéculation ? Je ne le parierais pas, même pour 1 bitcoin.

Bitcoin : une première chute de 10 %

Bitcoin : une première chute de 10 %

 

Il fallait évidemment s’attendre à cette chute du bitcoin  et autres crypto monnaies dans la valeur ne pouvait évidemment monter jusqu’au ciel. C’est pourtant ce qu’espéraient les spéculateurs encouragés il est vrai par de grandes entreprises comme celle de Tesla et d’autres . Plus que d’autre valeur monétaire, le bitcoin repose essentiellement sur la confiance.

Le bitcoin ne s’appuie en effet sur aucun actif et peu varier au gré des humeurs du marché et dans des proportions considérables. Le marché des cryptomonnaies  libres est aujourd’hui aussi influencé par les perspectives de création de crypto menée officielle en Chine, en Grande-Bretagne mais aussi dans l’Union européenne. Après avoir atteint plus de 64.000 dollars la semaine dernière, à la suite de l’entrée en Bourse de la plateforme d’achats et de ventes Coinbase, la plus ancienne des cryptomonnaies a traversé un trou d’air ce week-end, retombant à 51.708 dollars dimanche.

Au final, la doyenne des cryptomonnaies a perdu plus de 14% en cours de séance, pour se reprendre quelque peu ce lundi matin 19 avril à 57.490 dollars, avec une légère baisse dans la soirée (autour de 55.000 dollars), note le site Bitstamp. Les autres crypto-actifs que sont l’ethereum et le XRP chutaient aussi dimanche de plus de 10%.

 

Bitcoin : Une perspective de développement?

Bitcoin : Une perspective de développement?

Etienne Descure,Président de la société d investissement Magellan  explique, dans une tribune au « Monde », qu’en raison de la multiplication par quinze des cours du bitcoin en un an, les cryptomonnaies tendent à devenir un poids lourd de la finance mondiale, mais que la compétition reste ouverte entre la Chine et les Etats-Unis pour dominer le marché.

Une tribune qui reste cependant assez neutre sur l’avenir et la maîtrise des crytomonnaies NDLR

 

Tribune. Deux mille milliards de dollars (environ 1 670 milliards d’euros) : c’est désormais la capitalisation de l’ensemble des cryptomonnaies en avril 2021. A titre de comparaison, cela représente deux fois la valeur de la totalité de l’immobilier parisien, cinq fois celle de la société LVMH, qui est la plus grosse capitalisation européenne, ou… l’ensemble des crédits subprimes qui avaient provoqué une des plus grandes crises financières de l’histoire.

S’il faut se garder de toute extrapolation hâtive (l’ampleur de la crise des subprimes avait en grande partie été causée par la titrisation des créances), le chiffre donne le vertige et illustre le poids que prennent les actifs virtuels dans la finance mondiale.

Institutionnalisation

Historiquement, la majorité des usages de cryptomonnaies se situait en Asie. Cependant, l’évolution des réglementations et des mentalités tend à penser qu’une inversion est en cours : la détention de cryptodevises est encore tolérée en Chine, mais les échanges y sont d’ores et déjà interdits, tandis qu’une institutionnalisation du bitcoin menée par des influenceurs de renom (Elon MuskJack Dorsey) et des acteurs financiers de poids (JP Morgan, PayPal, Visa, Blackrock) est en cours à l’ouest.


L’introduction en Bourse de Coinbase, seconde plate-forme d’échange dans le monde, pour une valeur voisine de celle de BNP Paribas, marque également la confiance des investisseurs dans le développement de ce marché auprès du grand public.

La détention de cryptodevises est encore tolérée en Chine, mais les échanges y sont d’ores et déjà interdits, tandis qu’une institutionnalisation du bitcoin est en cours à l’Ouest

Le bitcoin est le doyen et le roi incontesté des actifs virtuels. Sa valeur représente encore près de 60 % de la capitalisation totale du secteur et l’évolution de son cours oriente majoritairement l’ensemble du marché. L’infrastructure informatique de son réseau reste cependant majoritairement chinoise : on estime qu’environ 65 % à 75 % de la puissance de calcul y résidaient en 2020.

L’immense majorité des serveurs spécialisés pour effectuer les opérations qui régulent le réseau (communément appelées « minage ») est fabriquée en Chine, et l’Etat applique sur ceux-ci des taxes à l’export de 25 %. Les coûts d’électricité qui sont la première charge variable des « mineurs », y sont aussi très compétitifs. L’amortissement du matériel et l’énergie représentant 90 % des coûts des industriels spécialisés dans cette activité peu complexe, le pays y conserve un avantage concurrentiel durable.

Musk spécule sur GameStop et le bitcoin

Musk spécule sur GameStop et le bitcoin 

 

 

Musk  est sans doute un entrepreneur innovant et dynamique mais ses pratiques sont contestées quand il intervient pour spéculer sur des valeurs boursières ou sur ou le bitcoin. Sans parler de son exhibitionnisme permanent et ses promesses illusoires (le voyage prochain sur mars ouvert au public). Des postures qui permettent de gonfler considérablement la valeur d’une entreprise bien au-delà de sa valeur réelle.

 

Récemment masque avait fait savoir qu’il investissait 1,5 milliards de bitcoins et qu’on pouvait payer ses voitures électriques avec cette crypto monnaie. Cette déclaration avait contribué à faire envoler le bitcoin. Autre exemple ! ‘investisseur David Einhorn a déclaré jeudi que l’éminent capital-risqueur Chamath Palihapitiya et l’entrepreneur Elon Musk avaient jeté du «carburéacteur» sur la frénésie commerciale de GameStop Corp (GME.N) en janvier lorsque les actions du détaillant de vidéos ont augmenté de 2000% et ont ensuite déclenché une audience aux États-Unis Congrès.

 

Einhorn, qui dirige le fonds spéculatif Greenlight Capital (GLRE.O) , a également déclaré que les législateurs américains cherchant des réponses sur la façon dont les day traders ont pu arracher le contrôle du cours de l’action GameStop à des fonds spéculatifs établis devraient sonder les régulateurs plutôt que les investisseurs.

Les investisseurs amateurs organisés sur des sites de médias sociaux tels que Reddit ont organisé une virée d’achat obstinée il y a trois mois, remportant les fonds spéculatifs de Wall Street qui avaient court-circuité les actions de GameStop ou pariaient que le prix baisserait.

Les fluctuations sauvages des prix ont causé de lourdes pertes au fonds spéculatif Melvin Capital, entre autres. Les législateurs américains ont réagi en organisant une audition de la Chambre des représentants américaine en février au cours de laquelle ils ont interrogé des fonds spéculatifs, un day trader et le chef de l’application de trading en ligne Robinhood.

 

Einhorn a blâmé jeudi le PDG de Palihapitiya et de Tesla Inc (TSLA.O) , Musk, pour avoir jeté ce qu’il a appelé «du carburéacteur sur la pression du GME». Ses commentaires sont apparus dans une lettre trimestrielle aux investisseurs de Greenlight Capital qui a été vue par Reuters.

Les représentants de Palihapitiya et Musk n’ont pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires.

Einhorn a déclaré qu’il était approprié pour les investisseurs de discuter des actions.

« Les investisseurs qui discutent des raisons pour lesquelles ils pensent que GameStop (ou toute autre action) devrait augmenter ou diminuer devraient être encouragés », a-t-il écrit.  »Il n’y a aucune raison de traîner qui que ce soit devant le Congrès pour avoir fait une sélection de titres.

 

Einhorn a déclaré que Palihapitiya, qui est apparue à la télévision fin janvier et a rejeté les critiques des day traders, aurait peut-être tenté de nuire à Robinhood parce qu’elle était en concurrence avec la start-up de fintech SoFi, qui était soutenue par Palihapitiya.

Et Musk, contre qui Einhorn partage Tesla a longtemps parié, s’est lancé dans le drame en tweetant « Gamestonk !! » et l’ajout d’un lien vers le forum Reddit où les day traders discutaient de GameStop.

« Si les régulateurs voulaient qu’Elon Musk arrête de manipuler les actions, ils auraient dû le faire avec plus qu’une légère gifle au poignet lorsqu’ils l’ont accusé de manipuler les actions de Tesla en 2018″, a écrit Einhorn.

Einhorn a déclaré que si les législateurs voulaient comprendre « pourquoi GameStop a fait ce qu’il a fait … il serait préférable de demander des comptes aux régulateurs absents et à leurs soutiens philosophiques. »

Une mise en cause claire du laxisme des autorités boursières américaines mais aussi internationales.

Bitcoin: une spéculation potentiellement explosive

Bitcoin: une spéculation potentiellement explosive

 

Philippe Boyer, directeur relations institutionnelles et innovation à Covivio explique dans la Tribune les dangers de la spéculation incontrôlable aujourd’hui sur le bitcoin.

 

Dans son roman «Les Faux-Monnayeurs », André Gide fait dire à l’un des personnages que, « dans un monde où chacun triche, c’est l’homme vrai qui fait figure de charlatan ». Bien que l’intrigue de ce roman soit d’abord centrée sur l’hypocrisie et le mensonge bien plus que sur l’histoire d’experts en fausses monnaies, ce titre de 1927 acquiert une résonance particulière en ce début de XXIe siècle où s’épanouissent toutes sortes de crypto-devises. Outre le bitcoin, de loin la plus connue, il existe plus de 1.500 « devises numériques » parmi lesquelles cohabitent Ethereum, Ripple ou encore Litecoin…

Il ne se passe pas un jour sans que ces crypto-monnaies, et singulièrement la plus médiatisée d’entre toutes, le Bitcoin, ne défraient la chronique : ici, une équipe de basket, les « Kings » de Sacramento qui se propose de payer ses salariés dans cette « monnaie[1] », là, l’annonce qu’il sera bientôt possible d’acquérir une Tesla[2] en la payant en Bitcoins… Tout cela avec, en arrière-plan, l’envolée de son cours lorsque, il y a quelques semaines, le Bitcoin a atteint 59.000 dollars pièce, huit fois sa valeur d’il y a un an. Et d’ailleurs, à en croire certains fonds, l’hypothèse que le Bitcoin puisse dépasser les 110.000 dollars pièce pourrait devenir une réalité au cours des prochains mois[3]. Au cours des 3 dernières années (2017-2020), le prix d’un Bitcoin a été multiplié par 19,5. Une progression spectaculaire pour un actif numérique qui, à sa création en janvier 2009, au pire moment de la plus importante crise financière de l’après-guerre, valait à peine 0,001 dollar américain.

Valeur refuge incertaine

Si plusieurs raisons objectives expliquent cette flambée du cours de cette cryptomonnaie - quantité limitée d’unités : 21 millions de Bitcoin au maximum (il y en a déjà 18,5 millions sur le marché), alternatives aux contrôles de tiers de confiance que sont les banques centrales et les Etats, propriétés techniques qui reposent sur la technologie de la blockchain c’est-à-dire sans contrôle central, anonymat des transactions, etc. - il n’empêche, la « Bitcoin-mania » cristallise une intense spéculation qui fait de cette devise une machine à se faire des frayeurs : 15.000 dollars l’unité au mois de décembre 2017 contre moins de 3.000 dollars une année plus tard.

Sans doute est-ce pour cette raison-là que le fondateur de Tesla s’est récemment empressé de spécifier à ses clients qui voudraient s’offrir une de ses voitures en utilisant leurs Bitcoins que s’ils venaient ensuite à demander un remboursement de cet achat, il se pourrait qu’ils reçoivent en retour une somme moindre que celle de leur versement initial[4]. Sorte de rappel du fameux proverbe populaire : « Un homme averti en vaut deux » …

En dépit de ses caractéristiques hautement volatiles, la finance commence à convertir certains de ses placements en Bitcoins, sans parler d’autres tentatives destinées à rendre accessible ce moyen de paiement au grand public. Il y a quelques semaines, la plate-forme de paiement PayPal [5] a offert à ses clients la possibilité de régler leurs achats « en crypto», aux côtés d’autres méthodes de paiement beaucoup plus classiques. A terme, PayPal a pour ambition de rendre l’usage du Bitcoin accessible à des millions d’entreprises en ligne dans le monde.

Effet « Mary Poppins »

Outre le fait d’être une valeur hautement spéculative, le Bitcoin a peu à voir avec ce qui fait une « monnaie », au sens où les économistes l’entendent. Si la seconde possède ses caractéristiques propres en tant que bien public émanant d’une souveraineté politique tout en étant une unité de compte reconnue, les fondements de la crypto-devise ne reposent sur aucune de ces caractéristiques essentielles. Si un jour le marché venait à se convaincre que le Bitcoin n’avait plus aucune valeur du fait de l’inexistence de sous-jacents réels non garantis par un tiers de confiance (un État, une banque centrale…), il se pourrait que l’on revive la fameuse scène de la panique bancaire dans le film « Mary Poppins[6] » lorsque le directeur d’une agence tente de persuader un petit garçon qu’il doit investir dans sa banque. Lorsque ce dernier refuse catégoriquement en le suppliant qu’il lui rendre son argent, tous les autres clients qui assistent à la scène sont persuadés de vivre le début d’une débâcle financière et, à leur tour, exigent que leurs avoirs leur soient rendus séance tenante.

Lien social

Pour comprendre ce qui fait qu’une monnaie est dite « de référence », c’est-à-dire pérenne, solide et digne de confiance en tant que réserve de valeur, il faut lire l’ouvrage « Le Futur de la monnaie[7] », essai rédigé par deux économistes : Michel Aglietta et Natacha Valla. Remarquablement pédagogique, les auteurs s’attachent à rappeler qu’au-delà de ses caractéristiques intrinsèques, la monnaie est d’abord un élément du lien social. Depuis les Sumériens, l’ordre monétaire et l’ordre politique ont un but commun: d’une part, l’acceptation des règles monétaires par les sujets de l’échange marchand et, d’autre part, l’adhésion des citoyens à la loi. Dit autrement, en matière de gouvernement comme de monnaie, ce qui est recherché, c’est le fait d’être capable de réduire les incertitudes et d’instaurer la confiance sur la durée. Il suffit que la confiance soit ébranlée pour qu’une monnaie cesse d’être légitime.

Rappelant que la capitalisation boursière combinée des cryptoactifs a plus que quintuplé depuis juillet 2017 pour atteindre un pic de 480 milliards d’euros avant de dévisser peu après, les auteurs Michel Aglietta et Natacha Valla se montrent plus que sceptiques à l’idée que le Bitcoin et quelques autres crypto-monnaies puissent se substituer aux monnaies officielles. Et d’avertir qu’il faut avoir les idées claires car « c’est une question démocratique, au sens le plus noble, qui se cache derrière une évolution apparemment technique, celle de la délégation d’un bien public sur lequel un contrôle démocratique est indispensable : le système de paiement ».

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Et d’ajouter : « En affirmant qu’il s’agit d’une monnaie, les promoteurs du Bitcoin veulent s’affranchir de tout pouvoir monétaire central, donc de la souveraineté politique qui le légitime. »

D’inspiration libertaire et ayant une valeur qui repose sur la seule confiance que ses acquéreurs lui accordent, on comprend les raisons pour lesquelles le Bitcoin fascine. Mais comprendre ne signifie pas approuver, et encore moins se laisser bercer par quelques promesses de futures valeurs, forcément haussières. Y croire benoîtement c’est, à coup sûr, faire sien le titre du roman d’André Gide.

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NOTES

[1] https://www.lepoint.fr/economie/etats-unis-une-grande-equipe-sportive-propose-de-payer-ses-joueurs-en-bitcoin-06-04-2021-2421092_28.php

[2] https://www.cnbc.com/2021/03/24/elon-musk-says-people-can-now-buy-a-tesla-with-bitcoin.html

[3] https://in.investing.com/news/bitcoin-to-hit-115000-by-mid-summer-2021-predicts-pantera-capital-in-latest-investor-report-2651305

[4] https://www.fastcompany.com/90618478/elon-musk-announces-teslas-can-now-be-bought-with-bitcoin

[5] https://www.businessinsider.fr/us/more-companies-accepting-bitcoin-cryptocurrency-paypal-starbucks-2021-4

[6] https://youtu.be/r8jTPocY1Y8

[7] https://www.odilejacob.fr/catalogue/sciences-humaines/economie-et-finance/futur-de-la-

La folie du bitcoin continue à plus de 60.000 dollars

La folie du bitcoin continue à plus de 60.000 dollars

il se confirme de plus en plus que les énormes masses de liquidités déversées par les banques centrales ne sont pas toutes  orientées vers le soutien socio-économique. Une partie non négligeable qui transite par les banques sert aussi à alimenter la spéculation sur les marchés boursiers. Les valeurs ne cessent en effet de grimper en contradiction avec le résultat des entreprises et les tendances globales de l’économie.

Pour le bitcoin, c’est une véritable folie Le cours du bitcoin a de nouveau dépassé 60.000 dollars (50.420 euros) dimanche, confirmant le regain d’intérêt des investisseurs pour la plus connue des cryptomonnaies, dont l’offre reste limitée.  Le pire c’est que cette monnaie virtuelle ne repose sur aucun actif mais uniquement sur la confiance. Le pire aussi c’est que des institutions et de grandes entreprises nationales sont aussi engagées dans cette spéculation particulièrement dangereuse. En cas d’éclatement de la bulle la contamination avec d’autres secteurs financiers pourrait être dramatique.

La valeur du bitcoin a progressé de 116% depuis son plus bas du 4 janvier à 27.734 dollars, profitant notamment de l’annonce par le président américain, Joe Biden, d’un plan de relance de 1.900 milliards de dollars, qui a incité des investisseurs à acheter des cryptomonnaies pour se protéger contre une éventuelle poussée inflationniste.

Bitcoin: la souveraineté des Etats en cause

Bitcoin: la souveraineté des Etats en cause

 

 

André Loesekrug-Pietri, président de la Joint European Disruptive Initiative (JEDI), la Darpa européenne, décrypte dans le JDD les enjeux de légitimé et d’autonomie d’action des Etats derrière le bitcoin et les cryptomonnaies.

 

 

 Tribune :  »En achetant pour 1,5 milliard de dollars de bitcoins, Tesla ne rehausse pas seulement le crédit des cryptomonnaies : elle légitime la désintermédiation des transferts financiers et, au-delà, une logique post-nationale qui mine la capacité d’action des États sur les leviers fondamentaux de leur souveraineté.

Elon Musk s’inscrit dans l’histoire longue de l’ »idéologie californienne », fondée sur le solutionnisme technologique, l’aversion pour l’intervention des Etats dans la sphère économique et privée, tout en vivant en grande partie des subsides de l’Etat fédéral – les contrats passés par Tesla avec la Nasa en témoignent.

Pour autant, est-ce à dire que le bitcoin, en lui-même, est un instrument d’abrasion de l’autorité des Etats, censés être les seuls acteurs légitimes pour battre monnaie? La question appelle une réponse nuancée. Dans les faits, nombre d’Etats n’ont pas ce monopole. L’Europe s’est construite, avec le traité de Maastricht, sur la délégation de cette fonction régalienne à la Banque centrale européenne, qui partage cette prérogative avec les banques privées, dès qu’elles concèdent, par exemple, un prêt à une entreprise ou que la BCE leur rachète des bons du Trésor.

La technologie qui sous-tend le bitcoin, la blockchain, lance effectivement un défi à l’autorité politique des Etats

Reste que la technologie qui sous-tend le bitcoin, la blockchain, lance effectivement un défi à l’autorité politique des Etats. Certaines initiatives affichent clairement leur ambition de les dépasser. C’est le cas, par exemple, de Bitnation. Cette start-up, animée par des « hacktivistes » (activistes hackers) libertariens, se présente comme une plateforme de gouvernance collaborative et open source, fondée sur un idéal techniciste d’autorégulation opposé au modèle de l’Etat-nation.

Au total, faut-il interdire le bitcoin, les cryptomonnaies et, finalement, toutes les initiatives fondées sur la technologie blockchain? Non, bien entendu. En revanche, le fait que des acteurs dotés d’une telle force de frappe financière, comme Tesla, prennent une part active dans le développement de ces outils doit attirer l’attention des décideurs publics, à l’heure où les technologies émergentes entament plus que jamais la légitimité et l’autonomie d’action des Etats.

Bitcoin et guerre des monnaies

Bitcoin  et  guerre des monnaies

 

Pour le professeur émérite à l’Université de Paris I Christian de Boissieu, il se profile une nouvelle guerre des monnaies aux enjeux éminemment politiques et elle opposera des monnaies officielles (comme l’euro numérique) aux monnaies privées (comme le Bitcoin). Tribune dans le Figaro.

 

Christian de Boissieu est Professeur émérite à l’Université de Paris I (Panthéon-Sorbonne), vice-Président du Cercle des économistes, ancien Président du Conseil d’Analyse Economique.

 

Jusqu’à présent, la guerre des monnaies désigne surtout les dévaluations compétitives, le désir de certains pays d’améliorer leur compétitivité grâce à la sous-évaluation de leur taux de change. Se profile une nouvelle guerre des monnaies, celle qui oppose monnaies publiques (ou officielles) et monnaies privées et dont les enjeux, éminemment politiques, touchent au pouvoir, au contrôle et à la souveraineté nationale. Car, comme le disait l’économiste britannique Roy Harrod, «la monnaie est pouvoir», et pas seulement pouvoir d’achat…Le monopole public de l’émission monétaire, déjà tombé avec l’essor des banques commerciales, risque de perdre ce qui lui reste avec l’essor de monnaies privées.

Le succès du bitcoin illustre l’essor des cryptomonnaies, ces monnaies digitales d’initiative privée, aux cours instables pour beaucoup d’entre elles, et dépourvues de banques centrales à même de servir de «prêteur de dernier ressort» en cas de coup de tabac. Certes, le bitcoin et les autres cryptomonnaies ne remplissent pas toutes les fonctions d’une monnaie complète, mais elles viennent quand même concurrencer les monnaies officielles pour certains usages. L’arrivée annoncée de Facebook en 2021 avec sa monnaie Libra, récemment rebaptisée Diem, donnerait une énorme impulsion à l’essor des cryptomonnaies privées puisque le géant américain compte 2,5 milliards d’utilisateurs!

Face à la privatisation de la monnaie, qui nous ramène loin en arrière dans l’histoire, les pouvoirs publics ne sont pas en reste. Un peu partout, les banques centrales travaillent sur le lancement de monnaies digitales publiques. La BCE est totalement sur cette ligne, avec le projet d’un euro numérique évoqué à plusieurs reprises par Christine Lagarde.

Les banques centrales veulent reprendre la main face à des initiatives monétaires privées, en particulier celle de Facebook.

Pourquoi un tel engouement? Les banques centrales ne font que mettre en œuvre, chacune dans sa sphère de contrôle, les nouvelles technologies du digital qu’il s’agisse de la blockchain, de l’intelligence artificielle… Des technologies qui relèvent au départ d’initiatives privées et décentralisées, comme en témoigne le travail pionnier de S. Nakamoto en 2009 qui liait d’emblée la technologie (la blockchain) et la cryptomonnaie (en l’espèce le bitcoin). Une seconde raison est stratégique: les banques centrales veulent reprendre la main face à des initiatives monétaires privées, en particulier celle de Facebook.

Prenons l’exemple de l’euro numérique. Il sera émis par la BCE, comme le sont aujourd’hui les billets en euros, et à ce titre, comme les billets ou comme les réserves des banques commerciales auprès de la banque centrale, il représentera une créance de ceux qui le détiendront vis-à-vis de la BCE. Sous cet angle-là, essentiel, il diffère des cryptomonnaies (bitcoin, ethereum,…) qui sont des dettes pour des émetteurs privés. L’euro numérique viendrait compléter le cash, souvent sans doute se substituer pour partie à lui.

Partout, la part du cash dans le total des moyens de paiement baisse tendanciellement, sous l’effet des vagues successives d’innovations technologiques: cartes de paiement et de crédit, Internet, IA,… Je ne crois pas à la disparition du cash. Une partie des transactions courantes va continuer à se faire en cash pour des raisons d’habitude et de commodité, sans oublier que l’économie informelle, présente même dans les pays les plus avancés, fonctionne, pour des raisons faciles à comprendre, avec le cash.

L’euro numérique s’échangera à la parité 1/1 contre toutes les autres formes de l’euro, ce qui paraît évident. Il sera donc un «stable coin», tout comme le Diem est prévu comme étant un «stable coin» par rapport au dollar. Cette propriété évitera la volatilité des cours inhérente à de nombreuses cryptomonnaies qui ne sont pas ancrées sur une ou plusieurs monnaies publiques.

Le digital élargit le champ des possibles, en même temps qu’il peut se prêter à des intrusions malveillantes sous forme de cyberattaques

L’euro numérique sera non seulement une mise à jour technologique de la monnaie unique européenne. Pour tous, les entreprises et les ménages comme pour les institutions financières, il va réduire les coûts de transaction, accélérer et sécuriser les règlements. Le digital élargit le champ des possibles, en même temps qu’il peut se prêter à des intrusions malveillantes sous forme de cyberattaques.

Avec les monnaies digitales des banques centrales, l’articulation entre monnaies publiques et monnaies privées deviendra essentielle. Le bitcoin et les autres cryptomonnaies-que les banques centrales préfèrent appeler crypto-actifs car elles contestent leur caractère pleinement monétaire-sont livrées pour leur prix au jeu permanent de la loi de l’offre et de la demande. Ce qu’il faut bien appeler «la folie bitcoin», avec des prix astronomiques, l’illustre amplement en ce moment.

Par définition l’euro numérique aura, lui, la BCE comme prêteur de dernier ressort. Monnaies digitales publiques et privées seront concurrentes. Je renverrai volontiers ici aux travaux de Hayek sur la concurrence monétaire et les déterminants de celle-ci, en particulier sur ce qui fait la qualité d’une monnaie: la stabilité de sa valeur, la profondeur des marchés financiers auxquels elle est adossée et la quantité de ladite devise n’étant qu’un élément de qualité parmi d’autres.

Mais monnaies digitales publiques et privées seront aussi complémentaires. La convertibilité entre elles, dans les deux sens et avec des points de passage nombreux, sera une information cruciale pour la lutte contre l’évasion fiscale, contre le blanchiment de l’argent sale et contre le financement du terrorisme.

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