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Agriculture : « La filière bio française victime de la nouvelle PAC

Agriculture : « La filière bio française victime de la nouvelle PAC

Loïc Madeline, secrétaire national chargé de la PAC à la Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab), annonce au JDD que « la filière bio en sera la grande perdante » de la nouvelle PAC. « Le ministre annoncera que les aides nous concernant vont passer de 80 à 70 euros par hectare et par an pour 2023-2027″, déplore-t-il.

Qu’attendez-vous des arbitrages rendus vendredi par le ministre de l’Agriculture?
Julien Denormandie va faire la promotion de la HVE [la certification "Haute valeur environnementale" qui garantit une agriculture protégeant la biodiversité sans pour autant être biologique, NDLR] en la mettant au même niveau que le bio, avec une aide, qui sera confirmée vendredi, de 70 euros par hectare et par an. Non seulement tout le monde va y perdre – les exploitants bio touchaient 80 euros par hectare et par an – mais l’incitation de passer au bio, et non pas seulement à la HVE, sera plus faible.

 

Dans le cadre de la nouvelle PAC, le « paiement vert », qui devait inciter à la conversion au bio, va être supprimé pour un « éco-régime ». Concrètement, qu’est-ce que cela change?
Cela ne va rien changer et c’est là le gros risque. Le « paiement vert », créé pour la PAC de 2016 à 2022, est un situation d’échec : ce dispositif n’est pas très sélectif et n’encourage pas beaucoup d’exploitations à passer au bio. « L’éco-régime » s’inscrit dans le « green deal » promu par la commission européenne qui milite pour une stratégie en faveur de la biodiversité avec des engagements forts. Mais, passé les grands mots, les arbitrages autour de cet « éco-régime » vont faire de la filière bio la grande perdante.

 

Pourquoi?
Il y a d’abord l’abaissement de 80 à 70 euros par hectare et par an. Mais il y a aussi l’abandon progressif de l’aide au maintien au sein du bio. Aujourd’hui, il y a deux leviers pour effectuer sa transformation : l’aide à la conversion à l’agriculture biologique pour cinq ans et, ensuite, l’aide au maintien. Car un exploitant, une fois qu’il a réalisé la conversion, doit pouvoir amortir les lourds investissements qu’il a effectués. Et cela se fait souvent sur dix ans. Pour remplacer l’aide au maintien abandonnée, la Fnab avait imaginé un « paiement pour service environnemental » qui rentrerait dans le cadre du futur « éco-régime » de la PAC. Mais cette idée a été complètement écartée par le gouvernement.

 

Julien Denormandie a assuré que la future PAC permettrait à la filière bio d’obtenir non plus 250 millions d’euros mais 340 millions d’euros entre 2023 et 2027…
Il faut décrypter ce chiffre. Il s’agit d’une somme maximale atteinte en 2027 si 18% des surfaces agricoles en France sont converties en biologique. Aujourd’hui, nous sommes autour des 10% et le ministère de l’Agriculture estimait un objectif à 12 ou 13% en 2022, quand Emmanuel Macron, en 2017, promettait d’atteindre les 15%. Les 18%, nous en sommes donc bien loin!

 

Y a-t-il un risque qu’une proportion non négligeable d’agriculteurs arrêtent de faire du bio?
Je ne me risquerai à aucun pronostic. Ce qui est sûr, c’est qu’aujourd’hui, la plupart des agriculteurs qui passent du conventionnel au bio établissent un plan de conversion sur dix ans. Mais, avec une aide à la conversion qui s’arrête au bout de cinq ans, beaucoup vont au devant de difficultés financières sans l’existence d’un mécanisme de soutien tel que celui-ci que nous proposions.

 

L’avenir de la filière est-il menacé?
Absolument pas. Le secteur restera toujours dynamique, avec, aujourd’hui, 47.000 exploitations. Mais nous nous dirigeons vers une possible stagnation. D’abord, environ 17.000 fermes émargent au crédit d’impôt du gouvernement mais sont trop petites, dans leurs dimensions, pour obtenir les aides de la PAC. Ces petites exploitations sont très souples et bénéficient des circuits courts, avec de la vente directe par exemple. Ce modèle va continuer de proliférer. Le problème vient plutôt des grosses exploitations – des fermes de plus de 80-100 hectares – , qu’il faut convaincre pour parvenir à l’objectif de 18% en 2027. C’est celles-ci qui hésitent à passer au bio sans aide au maintien.

Environnement–transport aérien: Du bio kérosène ? Un contresens écologique !

Environnement–transport aérien: Du bio kérosène ? Un contresens écologique !

 

Total ou Boeing annonce la venue du bio kérosène, un vrai contresens énergétique et environnemental. La réalité, c’est que les avions se proposent de voler avec du biocarburant qui bien souvent est contre productif par rapport à la problématique écologique.

En effet si toute la flotte aérienne mondiale devait utiliser les bio carburants cela ne ferait qu’encourager la production massive et industrielle de carburant qui bouleverse totalement la biodiversité.

Cette annonce de l’utilisation de biocarburants par le transport aérien n’est pas très rassurante. Certes la production de biocarburants à partir de déchets agricoles notamment mérite d’être encouragée mais cette production doit être distinguée de celle qui résulte d’une industrialisation de la filière à partir de plantes spécialement cultivées pour produire des huîles, du pétrole et du carburant ou pour recycler des vieilles huiles  comme l’une des frites par exemple !

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“C’est le défi de notre époque”, a déclaré à Reuters le directeur de la stratégie du développement durable de Boeing, Sean Newsum. L’aviation commerciale représente actuellement environ 2% des émissions mondiales de dioxyde de carbone et environ 12% des émissions du secteur des transports, selon les données de l’ATAG (Air Transport Action Group), groupement d’experts du secteur aéronautique.

Boeing n’a concrètement qu’une décennie pour atteindre cet objectif car les avions de ligne qui entreront en service en 2030 devraient continuer à voler jusqu’en 2050.En 2018, l’avionneur américain a inauguré le premier vol d’un appareil utilisant 100% de biocarburants. Il s’agissait d’un cargo 777 utilisé par la société de messagerie FedEx.Jusqu’à présent, les biocarburants peuvent être mélangés à du kérosène jusqu’à un niveau maximal de 50%, a précisé Boeing.Les annonces de Total dans ce domaine sont tout aussi illusoires. Notons que sur le strict plan énergétique pour produire 1 l de carburant il faut aussi entre . 0,3 et 0,6 l de pétrole (il faut un litre  de pétrole pour fabriquer 1 kg d’engrais azotés par exemple)

Alimentation : le bio à la mode… et à toutes les sauces

Alimentation : le bio à la mode… et à toutes les sauces

L’envie du bio, le besoin et même la demande ne cessent d’augmenter. Reste que se posent  de nombreuses questions sur le vrai caractère bio d’autant que la moitié de ces produits sont importés de l’étranger. Se pose aussi la question du prix qui n’est pas toujours justifié . Et il y a ce discours surdimensionné à l’égard des produits dits naturels

 

Leclerc a fait très fort dans une  pub : « on peut manger bio, boire bio, goûter bio, se laver bio sourire bio, s’hydrater bio, presser bio, assaisonner, picorer bio, mélanger bio etc. »  ne manque plus que respirer, penser, pisser bio.  Bref c’est la grande vague un taxe de la mode bio. Notons que sur la photo de la pub figurent des bananes lisses comme du plastique et qui ont dû échapper au traitement de DTT encore en vigueur dans de nombreuses exploitations bananières industrielles.

Subitement tout est devenu bio, même les prix qui ont pris un petit coup au passage. Certes on ne peut que ce réjouir sans doute de la tendance à vouloir manger et utiliser des produits plus naturels. Reste que le vrai bio constitue sauf rares exceptions une fumisterie ;  exemple quand des animaux sont élevés avec du soja au OGM provenant du Brésil ou d’ailleurs. Une partie non négligeable des engrais et autres pesticides s’évaporent avec l’eau et viennent arroser toutes les plantes sans distinction. Sans parler de la pollution  des nappes profondes.

Peut-on considérer qu’un produit est bio quand,  par exemple, il a effectué des milliers et des milliers de kilomètres, subi aussi des transformations sans parler de ses conditions réelles de production. Le vrai bio n’existe sans doute pas car tout est plus ou moins contaminé y compris par les l’emballage et les manipulations. Dans le bio encore plus qu’ailleurs les références constituent une véritable jungle et  sont complètement bidons. L’idéal est encore, quand c’est possible, de consommer des produits locaux dont on connaît les producteurs et ce n’est pas toujours une garantie suffisante. Pour un peu les grandes marques nous vendraient l’amour bio si elle pouvait !

Doublement des surfaces bio en France ?

Doublement des surfaces bio  en France ?

Le bio est évidemment à la mode en France mais les productions sont encore bien insuffisantes pour satisfaire la demande. Environ la moitié des productions bio viennent  de l’étranger en raison de conditions économiques et sociales plus favorables. Un problème de conversion des mentalités mais aussi d’établissement de conditions économiques équitables par rapport aux importations.

 

C’était l’objectif fixé par le gouvernement pendant le quinquennat de passer de 6,5% à 15% de surfaces agricoles en bio entre 2017 et 2022. Un objectif impossible à atteindre

Fin 2019, 8,5% des terres étaient consacrées à une production en conversion ou déjà certifiée agriculture biologique (AB). « On sera probablement autour de 9,5 ou 10% pour l’année 2020″, prédit Guillaume Riou, le président de la Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab), lui aussi pessimiste. Au regard des dynamiques en cours, un rapport sénatorial publié l’an dernier invitait d’ores et déjà le gouvernement à renommer son plan Ambition bio 2022 « Ambition bio (au mieux) 2026″. 

Après l’échec du Grenelle de l’environnement de 2008, qui visait les 15% de surfaces en bio dès 2013, la France risque une nouvelle fois de manquer sa cible.

Bio et santé , quel rapport ?

Bio et  santé , quel rapport ?

 

La crise sanitaire aura eu notamment pour conséquence de remettre en débat les questions de qualité des produits, de relocalisation, de conditions de production et de lien avec la santé. Des liens particuliers entre bio et santé qui ne sont pas aussi automatiques et aussi mécaniques qu’on pourrait l’imaginer. Il y a certes moins de chimie et moins d’eau dans la plupart des produits bio mais la question de la relation avec la santé mérite encore de nombreux approfondissements comme en témoigne une étude déjà diffusée par le Figaro. Emmanuelle Kesse-Guyot, épidémiologiste à l’Institut national de la recherche agroalimentaire (Inra), «il est compliqué aujourd’hui d’apporter une réponse ferme sur les bienfaits comparés de l’alimentation biologique et de l’alimentation traditionnelle».

Un constat partagé par Denis Corpet, professeur à l’École nationale vétérinaire de Toulouse et spécialiste en nutrition: «Cela ne signifie pas que manger bio n’est pas meilleur pour la santé, mais que cela reste difficile à prouver pour le moment.» De fait, les études menées sur la qualité nutritionnelle des aliments issus de l’agriculture biologique sont encore peu probantes. «Il en est ressorti qu’il y avait assez peu de différences au niveau des nutriments, indique Emmanuelle Kesse-Guyot. Ainsi, l’agriculture conventionnelle est plus riche en protéines, alors que l’agriculture biologique est plus riche en matière sèche [autrement dit ce qui reste du produit lorsque l'eau est retirée, NDLR] ou en micro-nutriments comme la vitamine C ou le phosphore

 

Mais elle ajoute: «Cela ne permet pas de tirer des conclusions plus larges, car ces études sont réalisées sur quelques aliments spécifiques.» Denis Corpet la rejoint sur ce point: «Le problème avec le bio, c’est qu’il est difficile de généraliser: selon le produit, on peut aussi bien montrer que c’est meilleur ou que c’est moins bon.»

Ce dernier tient aussi à relativiser les données sur la qualité nutritionnelle des produits biologiques. «Cueillis plus tard, ils sont aussi cultivés plus près du consommateur qui reçoit donc des produits plus frais, donc moins déshydratés et plus riches en matière sèche. Mais cela n’a pas de lien avec le fait qu’ils sont biologiques. C’est un peu comme lorsqu’on cultive son propre jardin, ajoute-t-il. Les tomates du potager sont meilleures, qu’elles soient biologiques ou pas.»

 

En revanche, les aliments bio ont sans conteste l’avantage de ne pas contenir de pesticides issus de l’industrie phytosanitaire. Or la dangerosité de ces derniers ne fait pas débat. «Il est établi que les pesticides organochlorés qui sont interdits en France, sont extrêmement nocifs, souligne Emmanuelle Kesse-Guyot. D’autres familles de pesticides, comme les organophosphorés, le plus connu étant le Roundup, ont certes un impact moins important mais moins bien identifié. Ils sont par ailleurs toxiques à haute dose. Des études ont prouvé qu’il existait un lien entre pesticides et cancers, notamment chez les agriculteurs qui les manipulent.» On peut souligner en outre que la maladie de Parkinson est aussi plus fréquente chez les exploitants en contact avec les pesticides.

Denis Corpet souhaite toutefois nuancer ce constat: «Les doses auxquelles sont exposés les agriculteurs n’ont rien à voir avec celles, encadrées par la loi, que l’on absorbe en mangeant un fruit ou un légume traité. Pour relativiser, rappelons qu’un verre de vin qui contient 13 grammes d’alcool est aussi cancérigène que 25 millions de pommes traitées au Captan [un pesticide utilisé contre la tavelure, un champignon, NDLR], qui en contiennent en tout 2,9 grammes.»

 

Mais manger bio est plus qu’un choix alimentaire, c’est un mode de vie. «Les personnes consommant ces produits font plus de sport, mangent plus sainement. Elles ont souvent un niveau d’études plus élevé et donc une meilleure prise en charge médicale», pointe Emmanuelle Kesse-Guyot. Difficile alors de faire la part des choses entre les bénéfices de l’alimentation biologique stricto sensu et ceux du mode de vie qui y est généralement associé.

Pour tenter d’y voir plus clair Emmanuelle Kesse-Guyot coordonne l’étude BioNutrinet qui a commencé en février dernier dans le cadre du programme Nutrinet-Santé lancé en 2009 pour évaluer les relations entre la nutrition et la santé. «L’objectif est d’abord de mieux identifier la population qui consomme des aliments biologiques, puis de déterminer la part de ces aliments dans l’alimentation générale, détaille-t-elle. C’est sur le long terme, en fonction des données recueillies, qu’il sera possible de faire un lien entre alimentation biologique et santé.» Il va donc falloir patienter encore un peu…

 

La grande distribution met la main sur le bio

La grande distribution met la main sur le bio

 

 un chiffre d’affaires de près de 12 milliards en 2019 et une progressions de 14 %. Désormais la grande distribution a pris la plus grande part de marché ( 55 % parenthèse. En cause les efforts faits par les industriels ont multiplié les références bio. Une avancée certaine vers une plus grande qualité des produits. Reste cependant à vérifier le caractère réellement bio de certaines productions. Comme par exemple les œufs nourris en partie avec des farines plus ou moins de synthèse dont la composition peut être douteuse. Ceci étant dans toutes les grandes surfaces la plupart des œufs  sont présentés comme bio. En fait,  cela correspond surtout au caractère d’élevages en plein air ( 3000 poules maxi) et à des critères d’alimentation. On n’impose  pourtant seulement 50 % de matières végétales dans la nourriture supposée elle aussi bio mais et le reste ?

D’après  Philippe Henry, le président de l’agence en charge de la promotion de l’agriculture bio en France des œufs bios qui sont le produit le plus consommé en AB».

Notons que d’une façon générale pas confondre produit bio et produits français car il y a au moins 40 % du bio qui vient de l’étranger

Certains puristes du secteur, qu’ils soient distributeurs ou fabricants, comme Biocoop ou Jardin Bio, déplorent ainsi une démocratisation du label et un développement à marche forcée défavorable à la philosophie initiale du concept. «Le modèle de magasin spécialisé progresse toujours autant, tempère-t-on à l’Agence Bio. N’oublions pas que s’il n’y avait pas la grande distribution, nous n’en serions pas là. Il faut juste être attentif à ne pas avoir le même rapport de force qu’en conventionnel, pour garder un modèle durable». Et cela en privilégiant notamment les circuits courts et les productions réellement hexagonales

 

Le bio remis en cause pendant le confinement

Le bio remis en cause pendant le confinement

Paradoxalement c’est le plastique qui aura été vainqueur de la lutte des emballages l’heure du confinement. Il s’agissait en effet de favoriser des mesures barrière. Si aucun emballage ne remplit totalement cette fonction barrière, cette ruée a fait exploser de 30 %, fin mars, la demande de plastique chez les industriels notamment agroalimentaires. Certes, la demande s’est depuis tassée avec la fin du stockage, mais elle reste en croissance. Et si les plasturgistes regroupés au sein de la fédération Elipso assurent qu’il n’y aura pas de hausse de l’emballage plastique en 2020, cette non-inflation ne sera due qu’à la dégringolade dans d’autres secteurs, comme la restauration hors domicile ou l’automobile.

 

 

 

15% de terres agricoles en bio d’ici 2022 : même pas la moitié

15% de terres agricoles en bio d’ici 2022 : même pas la moitié

E n dépit d’une demande constante, des problèmes se posent particulièrement à la France d’une part quant à  la capacité de l’offre mais aussi la réalité bio. Sur le plan quantitatif de toute manière, les objectifs ne seront pas atteints. Et quand on va continuer d’apporter une grande partie de produits bio de l’étranger. Dans son plan Ambition Bio 2022, le gouvernement vise 15% de surfaces agricoles utiles cultivées en bio. Deux ans avant l’échéance, la France agricole n’en est qu’à la moitié. Par exemple Au total, 57% des fruits et 25% des légumes bio sont des importations,.

 

Les produits labellisés bios sont absolument partout. Plébiscités par des consommateurs en quête d’une alimentation plus saine et respectueuse de l’environnement, ils connaissent un véritable boom avec une hausse à deux chiffres des ventes depuis plusieurs années, frôlant en 2018 les 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires (+15,7%). Un bond incontestable, mais qui ne se fait pas sans heurts, notamment en amont de la filière.

Car si 20 fermes se convertissent tous les jours à ce mode de production sans pesticides selon l’Agence Bio, la production a du mal à suivre. Et les objectifs du gouvernement pour développer les terres bios tricolores et accompagner la demande en produits AB sont loin d’être tenus. C’est en tout cas le constat fait par plusieurs sénateurs, dans un rapport rendu public mercredi sur les financements publics consacrés à l’agriculture

La mode du bio à toutes les sauces

 

La mode du  bio à toutes les sauces

 

La percée du bio a été largement prise en compte par la grande distribution dont les parts de marché représentent  à peu près 50 %. Cette grande distribution en profite pour faire des marges substantielles de  20 % au-dessus des commerces spécialisés. Globalement, le budget des ménages consacrés aux produits bio est presque le double de celui des produits classiques. Avec la pomme de terre et la tomate, la pomme est l’un des trois produits bio frais les plus achetés en grande surface. Mais comme le montre l’enquête d’ UFC-Que Choisir, qui porte sur un panier de 24 fruits et légumes, le phénomène s’observe largement sur ces produits. En plus des pommes, les sur-marges les plus fortes sont appliquées sur les produits les plus consommés tels que les pommes de terre (+83%) et les tomates (+109%).  Résultat : sur les 24 fruits et légumes pris en compte, le budget annuel d’un ménage français s’élève à 657 euros en bio contre 379 euros en conventionnels. Et 41% de cet écart est directement imputable aux surmarges. L’association de défense des consommateurs, qui avait déjà épinglé la grande distribution pour ce même motif il y a deux ans, observe que les sur-marges n’ont baissé en moyenne que de 6%.  Comme d’habitude, Leclerc fait très fort avec en première page de sa pub : « on peut manger bio, boire bio, goûter bio, se laver bio, sourire bio, s’hydrater bio, presser bio, assaisonner, picorer bio, mélanger bio etc. »  ne manque plus que respirer, penser, pisser bio.  Bref, c’est la grande vague de la mode bio. Notons que sur la photo de la pub figurent des bananes lisses comme du plastique et qui n’ont dû échapper au traitement de pesticides interdits en Europe mais encore en vigueur dans de nombreuses exploitations bananières industrielles. Subitement tout est devenu bio, même les prix qui ont pris un coup au passage. Certes on ne peut que se réjouir sans doute de la tendance à vouloir manger et utiliser des produits plus naturels. Reste que le vrai bio constitue sauf rares exceptions une fumisterie ;  exemple quand des animaux sont élevés avec du soja au OGM provenant du Brésil ou d’ailleurs. Même chose pour les œufs élevés en plein air mais nourries avec des farines aux pesticides voire aux OGM  venant d’Ukraine par exemple . Une partie non négligeable des engrais et autres pesticides s’évaporent avec l’eau et viennent arroser toutes les plantes sans distinction. Sans parler de la pollution  des nappes profondes. Peut-on considérer qu’un produit est bio quand,  par exemple, il a effectué des milliers et des milliers de kilomètres, subi aussi des transformations sans parler de ses conditions réelles de production. Le vrai bio n’existe sans doute pas car tout est plus ou moins contaminé y compris par les l’emballage et les manipulations. Dans le bio encore plus qu’ailleurs les références constituent une véritable jungle et  sont complètement bidons. L’idéal est encore, quand c’est possible, de consommer des produits locaux dont on connaît les producteurs et ce n’est pas toujours une garantie suffisante. Pour un peu les grandes marques nous vendraient l’amour bio si elle pouvait ! ceci étant d’autres enquêtes ont démontré que certains produits de grande surface étaient davantage bios que ceux parfois vendus dans d’autres commerces. Bref, il serait temps de faire le ménage et de décider notamment d’un référencement compréhensible . 

Bio: de plus en plus importé

 Bio:  de plus en plus importé

Non seulement c’est la grande confusion quant aux labels bio qui recouvrent tout et n’importe quoi mais en plus nombre de produits dits bio sont importés sans qu’on connaisse exactement les conditions de production. La demande de produits bios vise  évidemment à obtenir des produits de qualité et à préserver l’environnement. Or de plus en plus de produits bios sont importés. Du coup, l’empreinte carbone de ces produits est évidemment plus importante que celle d’une production locale en raison notamment du transport mais pas seulement. L’autre interrogation concerne le véritable caractère bio de produits vendus comme tels. La consommation de produits bios relève d’une tendance heureusement structurelle mais aussi d’un effet de mode qui autorise certaines contrefaçons compte tenu du déséquilibre offre demande. Pour la  Coface, le leader tricolore de l’assurance-crédit. «La consommation du bio augmente plus vite que l’offre depuis 2016 et la France a recommencé à importer», soulignent, Sarah N’Sondé, responsable des analyses sectorielles, et Bruno de Moura Fernandes, économiste. En 2016,  l’Hexagone a importé en effet plus de la moitié des fruits, des boissons et des produits d’épicerie bio qu’il a consommés, plus du quart des légumes et moins de 10 % des produits laitiers. La France est actuellement le troisième marché mondial du bio avec un chiffre d’affaires en croissance de près de 13 %, à 8 milliards d’euros pour l’année en cours. Elle se situe derrière les États-Unis (11 milliards) et l’Allemagne (9 milliards) mais devant la Chine et le Canada. Avec 6,5 % des surfaces agricoles dédiées au bio en France, contre 8 % en moyenne en Europe, la marge de progression est importante. Du coup compte tenu du déséquilibre offre demande, la France importe y compris des produits qui n’ont de bios que le nom. Un exemple celui des carottes qui a fait l’objet d’une enquête de France 3.  Certaines carottes non bios afficheraient des taux de pesticides inférieurs à celles des produits bio. La vérité c’est que le marché en croissance exponentielle constitue une véritable foire à l’esbroufe. Certes certaines productions bios sont assurées dans des conditions qui respectent les critères  de qualité. Mais d’autres un peu moins voire  même pas du tout notamment quand certaines productions ont transité pour partie par certains  pays étrangers. De plus le 100 % bio est à peu près impossible dans le cas de proximité géographique avec des lieux  de production industrielle, sans parler de l’eau souvent contaminée par les pesticides et autres produits chimiques. Tout doit être revu, les conditions de travail du sol, l’origine des graines (ou des animaux), l’origine de l’alimentation, les amendements, les traitements, les circuits de commercialisation, les labels et les contrôles.  Cela ne condamne pas les productions à caractère bio mais il serait temps de faire le ménage dans ce secteur boosté de façon inconsidérée par les médias et les bobos. L’étude menée par France 3 n’est sans doute pas scientifique mais elle révèle cependant les carences voir l’escroquerie de certains produits affichés comme bio.  L’équipe de France 3 a fait tester en laboratoire plusieurs marques de carottes. Quatre d’entre elles sont certifiées bio, les quatre autres sont issues de l’agriculture conventionnelle. Les carottes conventionnelles de chez Carrefour et Leader Price ne contiennent aucune trace de pesticide. En revanche, celles de Lidl et du primeur contiennent des traces, toutefois « inférieures aux limites autorisées ». Mais c’est du côté du bio que le bât blesse. Si les carottes vendues par Carrefour, Naturalia et la Vie Claire sont propres, celles vendues par Bio c’Bon présentent « des résidus de trois produits phytosanitaires », qui sont « totalement interdits dans la culture biologique », précise la journaliste de France 3. Les carottes non-bio à 0,89 euros contiennent finalement moins de pesticides que les carottes bio à 2,10 euros. Les mêmes tricheries peuvent être constatées sur d’autres produits.

Alimentation- Du bio de plus en plus importé

Alimentation- Du bio de plus en plus importé

 

Non seulement c’est la grande confusion quant aux labels bio qui recouvrent tout et n’importe quoi mais en plus nombre de produits dits bio sont importés sans qu’on connaisse exactement les conditions de production. La demande de produits bios vise  évidemment à obtenir des produits de qualité et à préserver l’environnement. Or de plus en plus de produits bios sont importés. Du coup, l’empreinte carbone de ces produits est évidemment plus importante que celle d’une production locale en raison notamment du transport mais pas seulement. L’autre interrogation concerne le véritable caractère bio de produits vendus comme tels. La consommation de produits bios relève d’une tendance heureusement structurelle mais aussi d’un effet de mode qui autorise certaines contrefaçons compte tenu du déséquilibre offre demande. Pour la  Coface, le leader tricolore de l’assurance-crédit. «La consommation du bio augmente plus vite que l’offre depuis 2016 et la France a recommencé à importer», soulignent, Sarah N’Sondé, responsable des analyses sectorielles, et Bruno de Moura Fernandes, économiste. En 2016,  l’Hexagone a importé en effet plus de la moitié des fruits, des boissons et des produits d’épicerie bio qu’il a consommés, plus du quart des légumes et moins de 10 % des produits laitiers. La France est actuellement le troisième marché mondial du bio avec un chiffre d’affaires en croissance de près de 13 %, à 8 milliards d’euros pour l’année en cours. Elle se situe derrière les États-Unis (11 milliards) et l’Allemagne (9 milliards) mais devant la Chine et le Canada. Avec 6,5 % des surfaces agricoles dédiées au bio en France, contre 8 % en moyenne en Europe, la marge de progression est importante. Du coup compte tenu du déséquilibre offre demande, la France importe y compris des produits qui n’ont de bios que le nom. Un exemple celui des carottes qui a fait l’objet d’une enquête de France 3.  Certaines carottes non bios afficheraient des taux de pesticides inférieurs à celles des produits bio. La vérité c’est que le marché en croissance exponentielle constitue une véritable foire à l’esbroufe. Certes certaines productions bios sont assurées dans des conditions qui respectent les critères  de qualité. Mais d’autres un peu moins voire  même pas du tout notamment quand certaines productions ont transité pour partie par certains  pays étrangers. De plus le 100 % bio est à peu près impossible dans le cas de proximité géographique avec des lieux  de production industrielle, sans parler de l’eau souvent contaminée par les pesticides et autres produits chimiques. Tout doit être revu, les conditions de travail du sol, l’origine des graines (ou des animaux), l’origine de l’alimentation, les amendements, les traitements, les circuits de commercialisation, les labels et les contrôles.  Cela ne condamne pas les productions à caractère bio mais il serait temps de faire le ménage dans ce secteur boosté de façon inconsidérée par les médias et les bobos. L’étude menée par France 3 n’est sans doute pas scientifique mais elle révèle cependant les carences voir l’escroquerie de certains produits affichés comme bio.  L’équipe de France 3 a fait tester en laboratoire plusieurs marques de carottes. Quatre d’entre elles sont certifiées bio, les quatre autres sont issues de l’agriculture conventionnelle. Les carottes conventionnelles de chez Carrefour et Leader Price ne contiennent aucune trace de pesticide. En revanche, celles de Lidl et du primeur contiennent des traces, toutefois « inférieures aux limites autorisées ». Mais c’est du côté du bio que le bât blesse. Si les carottes vendues par Carrefour, Naturalia et la Vie Claire sont propres, celles vendues par Bio c’Bon présentent « des résidus de trois produits phytosanitaires », qui sont « totalement interdits dans la culture biologique », précise la journaliste de France 3. Les carottes non-bio à 0,89 euros contiennent finalement moins de pesticides que les carottes bio à 2,10 euros. Les mêmes tricheries peuvent être constatées sur d’autres produits.

L’urine humaine comme engrais bio ?

L’urine humaine comme engrais bio ? 

Pour l’instant l’urine n’est pas autorisée dans la culture bio mais nombre de jardiniers s’en servent  déjà (notons qu’elle a été utilisée pendant des siècles !).  Les scientifiques s’intéressent au rôle de l’urine dans la fertilisation.  D’après un jardin bio

  • l’urine est notre déchet quotidien le plus important en poids et en volume : 2 litres/personne/jour
  • Ce déchet pollue 10 à 20 fois ce volume en eau potable
  • La totalité des minéraux contenus dans l’urine sont assimilables très rapidement par les plantes
  • Le sol amendé en compost permet de traiter efficacement l’urine, de compléter ses apports et de dégrader les résidus médicamenteux (alors que les stations de traitement de l’eau ne traitent pas ces mêmes résidus qui finalement peuvent être absorbés par les poissons)
  • En Suisse l’urine (stabilisée naturellement) est commercialisée : http://vuna.ch/aurin/index_fr.html
  • l’urine d’une personne peut fertiliser 400 m² et assurer une autonomie alimentaire à base de végétaux
  • C’est un geste écologique simple, à comprendre et mettre en œuvre.
  •  Dans un litre d’urine classique on trouve en effet, 6 g d’azote, élément essentiel à la croissance du feuillage, 1g de phosphore et 2 g de potassium, éléments qui favorisent les fleurs et la fructification. Partant de ce constat, l’urine peut effectivement constituer un excellent engrais naturel au jardin.
  • En se penchant sur le côté écologique de la chose, on constate que grâce à ce procédé, les économies d’eau potable partant avec chaque chasse d’eau sont conséquentes et qu’au passage, on évite son retraitement.
  • Unepersonne produit en moyenne 1,5 l. d’urine par jour ce qui correspond à une surface de jardin fertilisé de 2,5m².
  • En association dans le sols avec des amendements organiques (compostfumier décomposé…) qui vont favoriser sa minéralisation, l’urine constitue un excellent engrais, tout aussi efficace que la corne broyée ou le sang séché.
  • Pour détériore l’odeur, un peu de vinaigre suffit.

 

 

L’urine serait une alternative aux produits chimiques et les rendements équivalents : « entre une parcelle fertilisée à l’engrais chimique et une parcelle fertilisée à l’urine humaine, il n’y a aucune différence », explique Tristan Martin, ingénieur à l’Ecole des Ponts Paris Tech. « 

Les intérêts de cette technique sont multiples. L’utilisation d’urine permet de réduire les importations de pétrole pour fabriquer les engrais de synthèse, de réduire l’exploitation de mines de phosphate très polluantes. Egalement, alors que l’on connait des périodes de sécheresse de plus en plus longues : récupérer les urines permet de réduire la consommation d’eau potable. Bon à noter lorsque l’on sait que 30% de notre consommation d’eau potable part dans les toilettes.

Et pourquoi miser sur de l’urine humaine ? D’abord parce que la matière première est gratuite et rapidement disponible. Un être humain produit plus de 500 litres d’urine par an ! Les scientifiques expliquent également qu’elle est bien moins chargée en antibiotiques (100 à 10 000 fois moins) que l’urine des animaux d’élevage utilisée couramment dans les engrais organiques.

Mais ce n’est pas tout. Après analyse, les ingénieurs ont trouvé dans l’urine de l’azote (N), du phosphore (P), et du potassium (K) : NPK ! C’est la recette connue de tous les agriculteurs pour fertiliser leurs cultures. Avec en bonus d’autres composants nécessaires à la bonne croissance des plantes.

« Si on envoie l’urine dans les toilettes à chasse d’eau, puis dans les égouts et en station d’épuration, on envoie les nutriments dans les rivières ! C’est de la nourriture pour les plantes. Dans les rivières, ça va faire pousser les algues, et entraîner une pollution. Alors que sur les champs, ça fait pousser les cultures », expose Fabien Esculier. C’est d’ailleurs en travaillant sur la pollution de l’eau que les ingénieurs suisses se sont penchés sur l’urine.

En France, Renaud de Looze, pépiniériste en Isère utilise le produit suisse. Depuis des années, ce professionnel expérimente l’urine au jardin. « Les plantes adorent ça », affirme-t-il. Mais il a aussi sa recette maison :  »Pour un terreau gratuit, je verse l’urine dans un récipient puis 20 fois la dose de composte dessus et je laisse le produit imbiber le composte sans mélanger pendant 15 jours. » Et pour enlever l’odeur, il suffit de verser l’équivalent d’un bouchon de vinaigre dans l’urine. Ensuite, attention au dosage. « Si on prend le produit maison, on prend un verre de 25 cl et on met deux verres dans un arrosoir de 10 litres. Avec ça, on arrose les plantes tous les 15 jours. Ça suffit car tout engrais, quel qu’il soit, brûle quand il est trop concentré et trop fréquemment appliqué ! »

Pour cet ingénieur de formation, l’urine est une alternative crédible aux engrais chimiques de synthèse. Elle est d’ailleurs expérimentée à grande échelle en Suède et en Allemagne.

Bio : la grande distribution exploite honteusement le filon

Bio : la grande distribution exploite honteusement  le filon

La percée du bio a été largement prise en compte par la grande distribution dans les parts de marché représentent  à peu près 50 %. Cette grande distribution en profite pour faire des marges substantielles de  20 % au-dessus des commerces spécialisés. Globalement le budget des ménages consacrés aux produits bio est presque le double de celui des produits classiques.

 

Avec la pomme de terre et la tomate, la pomme est l’un des trois produits bio frais les plus achetés en grande surface. Mais comme le montre l’enquête rendue publique ce 22 août par UFC-Que Choisir, qui porte sur un panier de 24 fruits et légumes, le phénomène s’observe largement sur ces produits. En plus des pommes, les sur-marges les plus fortes sont appliquées sur les produits les plus consommés tels que les pommes de terre (+83%) et les tomates (+109%).  Résultat : sur les 24 fruits et légumes pris en compte, le budget annuel d’un ménage français s’élève à 657 euros en bio contre 379 euros en conventionnels. Et 41% de cet écart est directement imputable aux surmarges. L’association de défense des consommateurs, qui avait déjà épinglé la grande distribution pour ce même motif il y a deux ans, observe que les sur-marges n’ont baissé en moyenne que de 6%.

Les pommes –surtout bio –bonnes pour la santé

Les pommes –surtout bio –bonnes pour la santé

 

 

Pourquoi ? En raison de son rôle bénéfique sur le microbiote.  (Article sciences avenir)

Selon une étude autrichienne, une pomme contient des millions de bactéries, qu’elle soit bio ou pas. Mais les pommes bio ont une plus grande variété de bactéries, ce qui pourrait avoir des effets positifs sur notre santé.

 

En plus de ses vitamines, sa pectine et son phosphore, un autre composant des pommes est aussi très bénéfique pour la santé… ce sont ses microbes ! « Les pommes sont une grande source de bactéries, et avec les bactéries, plus il y en a, mieux c’est », lance Birgit Wasserman, doctorante à l’Institut de biotechnologie environnementale de l’Université de technologie de Graz (Autriche). Dans une étude publiée dans le journal scientifique Frontiers in Microbiology en juillet 2019, elle a mis en évidence le fait qu’une pomme contient environ 100 millions de bactéries et que la composition bactérienne des pommes est très différente entre les pommes bio et celles cultivées conventionnellement.

« La peau des pommes est l’endroit contenant le moins de bactéries« . Birgit Wasserman nous révèle que contrairement aux idées reçues, la plupart des microbes dans une pomme ne sont pas dans la peau mais dans la pulpe et les pépins. En mesurant le matériel génétique bactérien dans les différentes parties des pommes, la chercheuse a trouvé que la pulpe contient plus de 30 millions de bactéries, alors que la peau en contient dix fois moins (environ 3 millions).

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Ensuite, elle a comparé des pommes issues de l’agriculture conventionnelle et d’autres issues de l’agriculture biologique. Alors que la quantité totale de bactéries était similaire, les pommes bio affichaient une plus grande diversité bactérienne : « Les pommes conventionnelles ont moins de diversité au niveau des bactéries, probablement à cause des produits comme les pesticides qui rendent la terre moins riche, explique la chercheuse. Les bactéries viennent du sol, et si ce dernier est affecté, les fruits le seront aussi. »

Cette diversité bactérienne peut avoir un impact sur notre santé. « Les fruits et les légumes nous apportent des microbes qui aident à avoir un microbiote plus varié et plus protecteur« , affirme Birgit Wasserman. « Les pommes bio ont un microbiote plus équilibré, ce qui nous aide nous aussi à avoir un microbiote équilibré », poursuit la chercheuse.

 

MICROBIOTE. Le microbiote désigne l’ensemble des microbes qui vivent dans notre corps, notamment dans nos intestins, et qui jouent un rôle très important dans notre protection immunitaire en nous protégeant des « mauvais » microbes.

En plus de leur manque de diversité microbienne, les pommes conventionnelles ont plus de bactéries potentiellement nuisibles, comme les enterobacterialis, qui peuvent causer des gastro-entérites. Une information à laquelle vous penserez (peut-être) la prochaine fois que vous vous rendrez au rayon « fruits et légumes ».

Le bio et le local à toutes les sauces

Le bio et le local à toutes les sauces

 

 

On vient d’apprendre que de façon assez conséquente, des fraises du Lot-et-Garonne venaient en fait d’Espagne. C’est vrai pour de nombreux fruits et légumes. C’est même vrai pour les truffes du Périgord dont une grande partie vient aussi d’Espagne. Les produits français sont-ils pour autant meilleurs ? Sans doute pas forcément, tout dépend de la dose d’engrais et de pesticides qu’avalent les plantes. Il semblerait toutefois que les contrôles sanitaires français soient un peu plus sérieux qu’en Espagne au Maroc ou dans des zones encore plus exotiques. Pour les produits locaux c’est un peu la jungle. On peut très bien produire de la viande locale avec du soja aux OGM. Pas sûr donc que les aliments soient produits à proximité, sans excès chimique. Le bio existe bien sûr et se développe même à un rythme en France qui contraint à en importer massivement. S’agit-il alors vraiment de bio quand le produit justifie des transports et des emballages particulièrement polluants. Comme d’habitude, Leclerc fait très fort avec en première page de sa dernière pub : « on peut manger bio, boire bio, goûter bio, se laver bio sourire bio, s’hydrater bio, presser bio, assaisonner, picorer bio, mélanger bio etc. »  ne manque plus que respirer, penser, pisser bio.  Bref c’est la grande vague un taxe de la mode bio. Notons que sur la photo de la pub figurent des bananes lisses comme du plastique et qui ont dû échapper au traitement de DTT encore en vigueur dans de nombreuses exploitations bananières industrielles. Subitement tout est devenu bio, même les prix qui ont pris un petit coup au passage. Certes on ne peut que ce réjouir sans doute de la tendance à vouloir manger et utiliser des produits plus naturels. Reste que le vrai bio constitue sauf rares exceptions une fumisterie ;  exemple quand des animaux sont élevés avec du soja au OGM provenant du Brésil ou d’ailleurs. Une partie non négligeable des engrais et autres pesticides s’évaporent avec l’eau et viennent arroser toutes les plantes sans distinction. Sans parler de la pollution  des nappes profondes. Peut-on considérer qu’un produit est bio quand,  par exemple, il a effectué des milliers et des milliers de kilomètres, subi aussi des transformations sans parler de ses conditions réelles de production. Le total bio n’existe sans doute pas car tout est plus ou moins contaminé y compris par les l’emballage et les manipulations. Dans le bio encore plus qu’ailleurs les références constituent une véritable jungle et  sont complètement bidons. L’idéal est encore, quand c’est possible, de consommer des produits locaux dont on connaît les producteurs (et ce n’est pas toujours une garantie suffisante). Pour un peu les grandes marques nous vendraient l’amour bio si elles pouvaient ! A quand les capotes bio ?

 

 

 

Le bio à toutes les sauces

Le bio à toutes les sauces

Comme d’habitude, Leclerc fait très fort avec en première page de sa dernière pub : « on peut manger bio, boire bio, goûter bio, se laver bio sourire bio, s’hydrater bio, presser bio, assaisonner, picorer bio, mélanger bio etc. »  ne manque plus que respirer, penser, pisser bio.  Bref c’est la grande vague un taxe de la mode bio. Notons que sur la photo de la pub figurent des bananes lisses comme du plastique et qui ont dû échapper au traitement de DTT encore en vigueur dans de nombreuses exploitations bananières industrielles. Subitement tout est devenu bio, même les prix qui ont pris un petit coup au passage. Certes on ne peut que ce réjouir sans doute de la tendance à vouloir manger et utiliser des produits plus naturels. Reste que le vrai bio constitue sauf rares exceptions une fumisterie ;  exemple quand des animaux sont élevés avec du soja au OGM provenant du Brésil ou d’ailleurs. Une partie non négligeable des engrais et autres pesticides s’évaporent avec l’eau et viennent arroser toutes les plantes sans distinction. Sans parler de la pollution  des nappes profondes. Peut-on considérer qu’un produit est bio quand,  par exemple, il a effectué des milliers et des milliers de kilomètres, subi aussi des transformations sans parler de ses conditions réelles de production. Le vrai bio n’existe sans doute pas car tout est plus ou moins contaminé y compris par les l’emballage et les manipulations. Dans le bio encore plus qu’ailleurs les références constituent une véritable jungle et  sont complètement bidons. L’idéal est encore, quand c’est possible, de consommer des produits locaux dont on connaît les producteurs et ce n’est pas toujours une garantie suffisante. Pour un peu les grandes marques nous vendraient l’amour bio si elle pouvait !

Santé -Alimentation : Attention au bio pipeau !

Santé -Alimentation : Attention au bio pipeau !

 

La plus grande sensibilité à la problématique environnementale et le souci d’une alimentation de meilleure qualité • provoque la  hausse la demande de produits bio. Le problème est d’abord de distinguer ce qui est bio de ce qui ne l’est pas. Or souvent dans ce domaine, c’est un peu la jungle avec aussi bien des références scientifiques que des normes purement marketing. Il faut aussi être vigilant sur les différents labels et mentions autorisés dans l’alimentation bio, très bien résumé par l’Association nationale de défense des consommateurs et usagers (CLCV), sur la page de son site « Dans la jungle des labels bio ». Il convient par ailleurs d’être prudent vis-à-vis de produits bio à 100 %. En effet en France 5 % seulement des terres agricoles sont occupés par du bio, 95 % des autres terres sont donc cultivés avec des engrais le plus souvent chimiques, des pesticides et autres produits de synthèse. Une partie de ces produits se retrouvent  d’ailleurs de plus en plus dans les nappes y comprit les nappes phréatiques profondes. Le prix du bio est aussi à prendre en considération dans la mesure où nécessairement les rendements des productions à caractère artisanal sans apport chimique sont notoirement moins productifs. D’après l’association des familles rurales, les légumes bios coûtent en moyenne 75% plus cher que les non bios ; quant aux fruits bios, ils sont en moyenne 66% plus chers que les fruits issus de l’agriculture conventionnelle.

Un rapport rapport sur les résidus de pesticides dans les aliments de l’EFSA (European Food Safety Authority), indique que 97% des 81 000 échantillons alimentaires analysés en Europe contiennent des résidus de pesticides dans la limite légale ., on peut parler d’innocuité d’un pesticide dans le cas d’une exposition en dessous d’un certain seuil, mais l’on sait que le danger vient du fait que nous y sommes exposés tous les jours de notre vie, et qu’en outre, l’effet « cocktail » de ces multiples pesticides n’est certainement pas sans conséquence sur notre santé. Pour la « Semaine pour les alternatives aux pesticides », le distributeur bio Biocoop a lancé une campagne de vente d’un jus de pomme « militant » présenté comme « sans pesticides » sur les réseaux sociaux. Or, on ne sait pas cultiver des pommes sans pesticides, « naturels » ou conventionnels. L’enseigne a dû préciser qu’elle parlait de « pesticides de synthèse ». Ce marketing flou pourrait se retourner contre son promoteur et le secteur du bio, d’autant que le produit de la vente doit financer une association militante anti-pesticides. La confusion des genres atteint des sommets, puisque le patron de l’enseigne, Claude Gruffat, a rejoint lundi la liste écologiste EELV aux européennes. Certes des produits presque totalement bio existent mais il convient d’être attentif à la confusion entre les normes scientifiques affichées et les indications purement marketing.

 

Alimentation : Attention au bio pipeau !

Alimentation : Attention au bio pipeau !

 

La plus grande sensibilité à la problématique environnementale et le souci d’une alimentation de meilleure qualité • provoque la  hausse la demande de produits bio. Le problème est d’abord de distinguer ce qui est bio de ce qui ne l’est pas. Or souvent dans ce domaine, c’est un peu la jungle avec aussi bien des références scientifiques que des normes purement marketing. Il faut aussi être vigilant sur les différents labels et mentions autorisés dans l’alimentation bio, très bien résumé par l’Association nationale de défense des consommateurs et usagers (CLCV), sur la page de son site « Dans la jungle des labels bio ». Il convient par ailleurs d’être prudent vis-à-vis de produits bio à 100 %. En effet en France 5 % seulement des terres agricoles sont occupés par du bio, 95 % des autres terres sont donc cultivés avec des engrais le plus souvent chimique, des pesticides et autres produits de synthèse. Une partie de ces produits se retrouvent  d’ailleurs de plus en plus dans les nappes y comprit les nappes phréatiques profondes. Le prix du bio est aussi à prendre en considération dans la mesure où nécessairement les rendements des productions à caractère artisanal sans apport chimique sont notoirement moins productifs. D’après l’association des familles rurales, qui publie chaque année son « Observatoire des prix des fruits et légumes » qui contredira ce constat. D’après le dernier rapport de l’association, les légumes bios coûtent en moyenne 75% plus cher que les non bios ; quant aux fruits bios, ils sont en moyenne 66% plus chers que les fruits issus de l’agriculture conventionnelle.

Un rapport rapport sur les résidus de pesticides dans les aliments de l’EFSA (European Food Safety Authority), indique que 97% des 81 000 échantillons alimentaires analysés en Europe contiennent des résidus de pesticides dans la limite légale ., on peut parler d’innocuité d’un pesticide dans le cas d’une exposition en dessous d’un certain seuil, mais l’on sait que le danger vient du fait que nous y sommes exposés tous les jours de notre vie, et qu’en outre, l’effet « cocktail » de ces multiples pesticides n’est certainement pas sans conséquence sur notre santé. Pour la « Semaine pour les alternatives aux pesticides », le distributeur bio Biocoop a lancé une campagne de vente d’un jus de pomme « militant » présenté comme « sans pesticides » sur les réseaux sociaux. Or, on ne sait pas cultiver des pommes sans pesticides, « naturels » ou conventionnels. L’enseigne a dû préciser qu’elle parlait de « pesticides de synthèse ». Ce marketing flou pourrait se retourner contre son promoteur et le secteur du bio, d’autant que le produit de la vente doit financer une association militante anti-pesticides. La confusion des genres atteint des sommets, puisque le patron de l’enseigne, Claude Gruffat, a rejoint lundi la liste écologiste EELV aux européennes. Certes des produits presque totalement bio existent mais il convient d’être attentif à la confusion entre les normes scientifiques affichées et les indications purement marketing.

Alimentation bio moins cancérigène

Alimentation  bio moins cancérigène

25% du risque de cancer en moins chez les consommateurs réguliers d’aliments issus de l’agriculture biologique, selon une étude publiée lundi dans la revue médicale américaine JAMA Internal Medicine. La baisse est même est 34% pour les cancers du sein chez les femmes ménopausées et de 76% pour les lymphomes, d’après cette étude menée sur un vaste échantillon par une équipe mêlant notamment des chercheurs de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) et de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).“Bien que le lien de cause à effet ne puisse être établi sur la base de cette seule étude, les résultats suggèrent qu’une alimentation riche en aliments bio pourrait limiter l’incidence des cancers”, est-il précisé dans un communiqué de presse. Les scientifiques avancent deux hypothèses : la présence de résidus de pesticides à des doses plus élevées dans les aliments issus de l’agriculture conventionnelle et des teneurs potentiellement plus élevées en certains micronutriments bénéfiques pour la santé dans les aliments bio. Ces résultats, obtenus en étudiant un échantillon de 68.946 participants, dont une majorité de femmes, doivent encore être confirmés par de nouvelles enquêtes, précisent toutefois les chercheurs. Le Centre de recherche en épidémiologie et statistiques Sorbonne Paris Cité, à qui on doit l’étude, est composé de membres de l’Inra et de l’Inserm mais aussi du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) et de l’université Paris XIII.

Mousline : du bio….venu d’Allemagne

Mousline : du bio….venu d’Allemagne

La mode du bio déferle et c’est sans doute tant mieux pour la santé et l’environnement mais parfois avec des contradictions. Comme la purée mousline dont les pommes de terre bio viennent d’Allemagne. Un transport qui évidemment a un impact négatif sur les conditions de production du produit et qui pose aussi la question de la relation à l’économie circulaire. Quel est en effet par exemple l’intérêt de produire des tomates bio au Maroc si c’est ensuite pour leur faire subir des milliers de kilomètres. Sans parler de l’intérêt de manger des produits hors saison ajoutons à cela une  anarchie et une confusion quant à l’origine réelle de produits qualifiés français qui ne sont réellement français que dans la phase finale parfois du mode de production et de distribution Depuis début septembre, de nouveaux paquets Mousline se sont glissés dans les rayons des supermarchés, labellisés « agriculture biologique », avec des pommes de terre cultivées et transformées …en Basse-Saxe et Saxe-Anhalt, avant d’être ramenées dans le nord la France pour être conditionnées.  Au risque de brouiller les cartes pour les consommateurs. « On peut se demander l’avantage d’un produit qui a fait des milliers de kilomètres. C’est un nouvel exemple absurde qui risque de nuire à l’image du bio », estime Robert Bréhon, président de l’UFC-Que Choisir des Hauts-de-France, d’autant que l’origine des pommes de terre n’apparaît pas sur l’emballage.

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