Archive pour le Tag 'Bilan'

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Croissance, déficit, chômage : le bilan noir de Hollande

Croissance, déficit, chômage : le bilan noir de Hollande

 

Hollande aura tout raté, il voulait inverser la courbe du chômage, celui-ci ne fait que progresser. Il voulait relancer la croissance alors que la France est engluée dans la quasi stagnation (0.5% au mieux en 2014), il voulait réduire les déficits (les 3%¨sont maintenant repoussés à 2016). Hollande souhaitait bousculer l’Europe en fait c’est Merkel qui commande et impose avec la BCE l’austérité. Le pacte de responsabilité devait tout sauver mais il s’enlise dans les cathédrales administratives et les bavardages de la pseudo concertation. Un bilan très noir pour le cher de l’Etat qui prévoit même une rentrée très agitée. Vals a d’ailleurs prévenu, la situation est catastrophique. C’était il y a à peine une semaine, au dîner des journalistes de la presse présidentielle. François Hollande rompait avec l’optimisme qu’il affichait jusqu’alors sur la croissance - il n’hésitait pas dire quelques jours auparavant que «la reprise» était là -, pour admettre que les choses étaient finalement plus compliquées. Grave, il avait admis qu’un ralentissement économique n’était «pas impossible» et que la croissance pouvait encore «s’affaiblir». La croissance sera au cœur des priorités de la rentrée. Entre-temps, le 14 août, l’Insee aura publié les estimations de l’activité au deuxième trimestre, et donc de la première moitié de l’année. Au sommet de l’État, on craint que les résultats ne soient pas bien élevés, après un premier trimestre marqué par une croissance nulle. De fait, les signes négatifs se sont multipliés ces dernières semaines. «Les prévisions de croissance en zone euro sont inférieures à ce que nous prévoyions en début d’année», a reconnu hier le ministre des Finances, Michel Sapin, lors d’un déplacement en Italie. Pour l’heure, le gouvernement ne tient pas à revoir sa prévision de croissance de 1 % en 2014 et 1,7 % en 2015. Une estimation à laquelle plus personne ne croit : les économistes s’accordent sur 0,7 % et 1,2 % respectivement. Mais nul doute qu’il tirera les conséquences en septembre, dans le cadre de la préparation de la loi de finances (PLF) pour l’an prochain. Face à une situation qui semble lui échapper, l’exécutif affichera un certain volontarisme. Le ministre de l’Économie, Arnaud Montebourg, prévoit même de présenter une loi qui sera consacrée à la croissance. Pierre Moscovici, qui sera le commissaire européen français à Bruxelles à la rentrée, ne cesse également de le répéter: il faut une «réorientation de l’Europe vers la croissance et l’emploi», ce qui passe notamment par la relance de grands programmes d’investissements. En attendant, une croissance moins importante que prévu, c’est un casse-tête budgétaire en vue (un écart de 0,1 point de croissance équivaut à 2 milliards d’euros en moins dans les caisses). Et la préparation du budget 2015 risque d’être plus compliquée que prévu pour le gouvernement  La loi de finances (PLF) pour 2015 va permettre à François Hollande de tenir un discours dans lequel les baisses d’impôts font leur retour. Le premier ministre, Manuel Valls, a déjà indiqué qu’une réduction fiscale supplémentaire pour les ménages modestes viendrait prolonger celle qui avait été décidée pour cette année, afin notamment de faire sortir de l’impôt ou d’empêcher d’y entrer 1,9 million de ménages. Tous les arbitrages ne sont pas encore rendus, mais le coup de pouce pourrait cette fois-ci concerner les revenus inférieurs à deux smic. Ce seraient alors près de 2 milliards d’euros qui seraient restitués aux Français. Mais le PLF et le PLFSS (projet de budget pour la Sécu) commenceront aussi à traduire l’enveloppe de 50 milliards d’euros d’économies dans les dépenses - quelque 21 milliards sont prévus pour 2015, d’après les dernières estimations de Bercy. Une enveloppe qui paraît aujourd’hui insuffisante pour compenser à la fois le manque de croissance, donc de moindres recettes fiscales, et les divers gestes (pas de gel des retraites de moins de 1200 euros, annulation du gel prévu de certaines prestations sociales…) annoncés ces dernières semaines pour calmer la grogne dans la majorité. Paris s’est engagé à ramener son déficit public à 3 % du PIB en 2015. Le gouvernement a donc l’été pour réfléchir à la stratégie qui sera la sienne à la rentrée face à un engagement qu’il risque de ne pas pouvoir tenir - même s’il affirme encore aujourd’hui qu’il n’en est pas question. François Hollande a d’ores et déjà admis que «s’il devait y avoir un ralentissement de l’économie, nous utiliserions à ce moment-là les marges de flexibilité» offertes par le pacte de stabilité européen. Car le chef de l’État ne compte pas modifier totalement ses plans sur l’autel des finances publiques. Au PS, on estime qu’on est «au maximum de l’effort qui peut être demandé» aux Français. «50 milliards d’économies sur trois ans, c’est ce que je pense être le bon dosage (…) pour à la fois réduire le déficit, permettre aux entreprises d’être plus compétitives et faire un certain nombre de baisses d’impôts», rappelait récemment le chef de l’État.  «J’avais dit qu’on allait inverser la courbe du chômage ; c’était toute la passion qu’on avait mise, toute la volonté qui était la nôtre, et puis ce n’est pas venu»: dans son interview du 14 Juillet, François Hollande a fini par admettre son échec sur le front de l’emploi. Difficile de faire autrement tant les chiffres sont mauvais. Mois après mois, le chômage n’a cessé de monter (sauf en octobre 2013 et lors du bug SFR d’août de la même année), si bien que, depuis l’élection présidentielle, la France compte 475.000 chômeurs supplémentaires rien qu’en catégorie A (personnes sans aucune activité). Après la nouvelle hausse de juin, près de 3,4 millions de Français pointaient à Pôle emploi en A. Le recours aux contrats aidés n’a pu compenser la chute de l’emploi dans le secteur privé (100.000 postes détruits rien qu’en 2013). Désormais, le ministère du Travail ne vise plus qu’un retour aux 3 millions de chômeurs en… 2017. Mais si la croissance ne redémarre pas en 2015 et 2016, même un tel objectif sera inatteignable. Le gouvernement le sait, et cherche donc à relancer la confiance des acteurs économiques. Il compte pour cela sur les 40 milliards d’euros de baisse d’impôts et de charges sociales accordées aux entreprises dans le cadre du pacte de responsabilité. Et met la pression sur le patronat: en septembre, un point sera fait sur l’avancée des négociations sur les contreparties dans les branches (à ce jour, seule la chimie a signé).

 

Soldes d’été : mauvais bilan

Soldes d’été : mauvais bilan

Conséquence de la crise et du manque de confiance en l’avenir, l’Institut français de la mode a constaté un recul de 4% en valeur des ventes dès début juillet. Et à l’issue des cinq semaines réglementaires, 56% des commerçants parisiens concluaient à un résultat «peu ou pas satisfaisant», selon la Chambre de commerce (CCIP). Le phénomène était encore plus marqué au niveau national chez les indépendants, avec 66% (+20 points) d’insatisfaits, dont 71% ont enregistré une chute de plus de 10% de leur chiffre d’affaires, a indiqué Bernard Morvan de la Fédération nationale de l’habillement. Le bilan «n’est pas bon du tout, quels que soient les secteurs ou les régions», a-t-il déclaré. Seules les Galeries Lafayette, aidées par la clientèle touristique, ont terminé la période sur des ventes stables (+0,3%).  Si les Français sont aussi nombreux à faire les soldes (entre 75 et 80%), ils dépensent moins. Selon un sondage Radins.com auprès de 2.420 internautes, 80% ont déclaré avoir dépensé moins cette année pour les soldes. Une tendance confirmée, bien que dans une moindre mesure (46%), par un second sondage mené par Promise Consulting auprès de 4.635 personnes. Cette enquête note une baisse de 5,4% des achats (210 euros contre 222 en 2013), avec un repli notable chez ceux qui étaient traditionnellement de «gros acheteurs». Et cette «tendance alarmante se vérifie depuis plusieurs années», souligne Philippe Jourdan, fondateur du cabinet d’études. Quel que soit le canal d’achat, ce qui manque vraiment pour faire redécoller les soldes, c’est d’abord une certaine confiance dans l’avenir, estime M. Jourdan. Ce qui a toujours fait «les volumes et le succès des soldes, ce sont les achats plaisir, impulsifs, les coups de cœur, ces vêtements ou ces produits achetés dont on n’a pas vraiment besoin… mais tellement envie», explique-t-il. Mais un comportement que l’on n’observe qu’en période de croissance.

 

Mondial foot : bilan économique mitigé pour le Brésil

Mondial foot : bilan économique mitigé pour le  Brésil

Trois questions se posent après le Mondial pour le Brésil, le retour économique sera-t-il à la hauteur des énormes dépenses engagées, la  croissance vat-elle en profiter  assez, enfin cela ne s’est il pas fait en accroissant les inégalités sociales ? Visiblement le Brésil aura du mal à rentrer dans ses frais  et du coup les dépenses pour le foot n’iront pas à la réduction d’inégalités sociales déjà dramatiques. L’édition 2014 du Mondial aura été la plus chère de tous les temps. Et la facture sera réglée par les Brésiliens, puisque 90% des dépenses seront essuyées avec de l’argent public. A titre de comparaison, la construction du CERN, l’accélérateur de particules n’a coûté (que) 4,9 milliards d’euros et la Coupe du Monde en Afrique du Sud 3,5 milliards d’euros. Alors qu’ils étaient plus de 79% à soutenir la compétition en 2009, moins de la moitié des Brésiliens y étaient favorables début 2014. Même avec la promesse d’une croissance de 0,4% pour les 5 prochaines années directement liée à l’événement et la création de 600.000 emplois, les Brésiliens ne seront pas les premiers bénéficiaires du Mondial.  La FIFA sort grande gagnante de la compétition. Avec plus de 3,3 milliards d’euros de chiffres d’affaires, principalement grâce à la vente des droits de retransmission des matchs à la télé, la fédération se place en tête des bénéficiaires du Mondial. Les grands chantiers de la Coupe du Monde et le manque d’infrastructures ont également permis à des multinationales telles que Siemens de profiter de l’ « effet Mondial »». D’après une enquête menée par Mastercard, les ventes d’articles sportifs au Brésil auraient également explosé depuis juin (+600%), faisant le bonheur de l’équipementier Adidas, sponsor officiel de l’événement, et des géants brésiliens du e-commerce Netshoes et Dafiti. Ce dernier aurait vendu sur la période 10 fois plus de tee-shirts de la Seleção et 5 fois plus de ballons qu’un mois normal. Le pays, qui accueille près de 300 congrès et salons internationaux par an et à peine 6 millions de touristes étrangers, présente un réel potentiel. Avec une image redorée, le Brésil devrait également voir les investissements étrangers augmenter. Seulement, le jeu en valait-il la chandelle par rapport notamment à la tension sociale mise entre parenthèses pendant la compétition ? Peut-on mettre un prix sur la disparition des enfants des rues en prévention de l’arrivée des touristes ? Des déplacements des populations des favelas pour la construction de stades ? Ou encore de l’abandon de projets sociaux ?

 

Bilan social Hollande –syndicats : des broutilles

Bilan social Hollande –syndicats : des broutilles

 

En fait le bilan social de Hollande est plus que maigre. Evidemment rien de significatif sur l’emploi puisqu’au contraire depuis l’élection de  2012 ; c’est 500 000 chômeurs en plus, loin de l’inversion promise. Ce qui n’est pas surprenant avec une croissance presque inexistante.  Pour le reste, les réformes structurelles ont été très minces, témoin par exemple la mise en lace du compte personnel formation qui ne s’attaque pas à la véritable gabegie de la formation permanente (35 milliards par an et surtout qui ne cible pas assez les chômeurs). Traditionnellement pour le PS la concertation avec les syndicats demeure formelle puis que le parti « socialiste » e est supposé représenter les travailleurs. Un  détail toutefois, il y a longtemps que les couches les p lus défavorisées ne votent plus pur le PS ; Un  PS par ailleurs composés pour l’essentiel  dans sa direction par des bobos , des tecnocrates des petites bourgeois. De leur coté les syndicats ont pas manifesté un grand enthousiasme pour des évolutions significatives (exemple sur le code du travail°).  

 

 Les contrats de travail à temps partiel encadrés. Le 11 janvier 2013, les partenaires sociaux se sont mis d’accord sur un texte de «sécurisation de l’emploi». En contrepartie d’une plus grande souplesse pour les entreprises en cas de difficultés économiques, les syndicats ont obtenu plusieurs mesures favorables aux salariés, dont l’encadrement du temps partiel. Le texte interdit les contrats de moins de 24 heures par semaine, sauf dans quelques cas particuliers – les étudiants de moins de 26 ans, les particuliers employeurs ou lorsque le salarié est d’accord. Des dérogations restent cependant possibles en cas d’accords de branche.  Ce que cette mesure est devenue : initialement applicable dès le 1er janvier 2014, la mise en œuvre de cette mesure a finalement été reportée au 30 juin dernier, le temps que les branches professionnelles signent des accords dérogatoires, comme le permet la loi. Surtout, le premier ministre a annoncé la semaine dernière qu’il souhaitait «compléter la législation sur le temps partiel, afin d’éviter tout risque juridique quand des contrats de moins de 24 heures par semaine sont établis avec l’accord individuel du salarié». De fait, de multiples solutions existeront pour contourner l’interdiction de principe de temps partiels de moins de 24 heures hebdomadaires.  •

 

 Le compte pénibilité. C’est le casus belli le plus grave pour les syndicats. Cette mesure, réclamée depuis des années par la CFDT, a finalement été adoptée dans le cadre de la réforme des retraites. En échange d’un allongement de la durée de cotisation à partir de 2020, les syndicats ont obtenu que les salariés exerçant leur métier dans des conditions de travail pénibles puissent accumuler des points pour partir au maximum deux ans plus tôt à la retraite, se reconvertir ou travailler à temps partiel. Ce que cette mesure est devenue : Manuel Valls a annoncé un report partiel du compte pénibilité de 2015 à 2016. Constatant que la mesure, qui effraie les entreprises par sa complexité, cristallise les tensions, Manuel Valls souhaite «aller plus loin dans la simplification du dispositif». Concrètement, seuls quatre critères de pénibilité sur dix, les plus faciles à cerner, donneront droit à des points dès 2015. «Un mauvais coup porté aux salariés qui sont exposés chaque jour à des situations pénibles», a tranché Laurent Berger, de la CFDT. •

 

 Des droits rechargeables à l’assurance-chômage. C’est une mesure issue de la renégociation récente de la convention d’assurance-chômage. A l’issue de cette négociation, dont l’un des enjeux était de réduire le déficit de l’assurance-chômage, les partenaires sociaux se sont mis d’accord pour réduire légèrement les allocations, durcir le régime spécifique dont bénéficient les intermittents, mais aussi accorder des droits rechargeables aux chômeurs, comme le souhaitaient les syndicats. Il s’agit de permettre aux demandeurs d’emplois de conserver les droits au chômage pour lesquels ils ont cotisé lorsqu’ils retrouvent un emploi. Ils peuvent ainsi les réutiliser plus tard, s’ils se retrouvent à nouveau au chômage. Ce que cette mesure est devenue : alors que les règles issues de la nouvelle convention d’assurance-chômage sont toutes entrées en vigueur le 1er juillet, les droits rechargeables attendront le 1er octobre. Le temps pour Pôle emploi, en charge de l’indemnisation des chômeurs, de s’adapter à ces nouvelles règles et de former ses agents.

 

• Le compte personnel de formation, la représentation des salariés dans les conseils d’administration des grandes entreprises ou encore la surtaxation des contrats courts, également adoptées à l’initiative des syndicats, sont en revanche entrés en vigueur comme prévu, ou le seront bientôt (le compte personnel de formation naîtra le 1er janvier 2015).

 

Valls: après 100 jours, un bilan très maigre

Valls: après 100 jours, un bilan très maigre

 

Valls devait changer la donne politique mais surtout économique. En fait Valls est surtout prisonnier des orientations de Hollande et ses  marges de manouvre sont à peu près inexistantes. Sur le pan économique,  la croissance est toujours absente et le chômage continue d’augmenter. La popularité de Valls encore importante subit cependant une  érosion régulière car les résultats ne sont pas au rendez-vous ; reste limage de l’homme décidé – parfois autoritaire mais qui doit s’inscrire dans un cadre obsolète. L’exemple le plus caractéristique set sans doute la fameuse réforme territoriale  qui ne changera pas grand chose en matière d’économies des structures. (Sans parler de son incohérence économique, sociale voire culturelle).  Certes Manuel Valls a fait passer jusqu’à présent les réformes qu’il souhaite, y compris les baisses de charges des entreprises et les économies budgétaires. Le chef du gouvernement n’a pas hésité à brandir la menace d’une dissolution qui serait fatale à nombre de députés PS frondeurs…  Malgré le CICE et les annonces de baisses de charges, la croissance n’a toujours par repris en France. Après l’Insee, le FMIa même revu à la baisse, le 3 juillet, sa prévision pour la France à 0,7% pour 2014 contre 1% précédemment.  Les propos pro-entreprises de Matignon relayés par l’Elysée n’ont pas encore redonné confiance. Manuel Valls semble pourtant avoir entendu les entreprises: coup sur coup, il a annoncé un report de la nouvelle législation sur le temps partiel, un étalement du compte-pénibilité, évoqué un allégement du Code du travail et plaidé pour une remise à plat des seuils sociaux.  C’est sans doute la principale déception de ces 100 jours: le chômage continue de progresser alors que Valls a fait de l’emploi « la priorité des priorités ». Il y a eu en mai 24.800 demandeurs d’emploi supplémentaires. « Avec un premier trimestre marqué par une croissance et une activité atone, il ne faut pas s’étonner que les chiffres du chômage soient mauvais », a-t-il concédé.  Plus généralement sur le front social, Valls n’a pas réussi à convaincre les syndicats de la volonté d’accroître la compétitivité. A preuve la grogne de ceux-ci à la veille de la conférence sociale des 7 et 8 juillet. La CGT et FO lui reprochent ouvertement une trop grande proximité avec le patronat.  Même si Arnaud Montebourg a été à la manœuvre et l’a bien fait savoir, le bouclage du dossier Alstom, le 21 mai, constitue l’un des temps forts de ce début de gouvernement. Le 15 mai, Manuel Valls a signé également le décret instaurant un mécanisme de protection pour les secteurs industriels stratégiques. L’opinion a visiblement apprécié selon les sondages.  En revanche, le gouvernement Valls n’est pas parvenu obtenir la consolidation du secteur des télécoms.  Le geste fiscal en direction de 3,7 millions de ménages modestes dès septembre constitue incontestablement la principale réforme des débuts de Manuel Valls. Par ce geste, l’exécutif a voulu montrer qu’il se préoccupait de l’électorat de gauche qui a boudé le PS lors des municipales.  Mais le Premier ministre est désormais attendu au tournant puisqu’il a promis des baisses d’impôts pour les classes moyennes dès 2015. Il a même annoncé des initiatives « d’ici quelques semaines ». Mais il n’a pas voulu dévoiler l’ampleur des marges de manœuvre financières qui y seront affectées dans le prochain budget.  La fusion des régions et la mort programmée des départements constituaient l’un des temps forts de la déclaration de politique générale du Premier ministre, en avril. Mais depuis, l’Elysée a voulu reprendre la main en présentant seul la carte des nouvelles régions.

 

L’ex-Spanghero en dépôt de bilan : merci Hamon !

L’ex-Spanghero en dépôt de bilan : merci Hamon !

 

La société La Lauragaise, l’ex-société Spanghero de Castelnaudary n’aura pas réussi à surmonter le discrédit dont elle fait l’objet de la part de Hamon, l’ancien ministre de la consommation. Si le PS est inefficace pour développer l’emploi il est par contre compétent pour les fermer. La société, va demander donc son placement en redressement judiciaire. Il s’agit de « sauver l’entreprise et ses 100 emplois » avec un repreneur, a annoncé mardi son patron Laurent Spanghero. L’ancien rugbyman Laurent Spanghero a expliqué que sa société connaissait de grosses difficultés de trésorerie à cause du refus des banques d’accompagner le redressement de la société de plats cuisinés. « Je vais demander au tribunal de commerce de Carcassonne l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire avec continuation de l’activité parce que j’ai du mal à convaincre la Banque publique d’investissement (BPI) et les autres banques qu’il faut qu’elles révisent leurs positions », a-t-il dit au téléphone. Laurent Spanghero a souligné que la demande de redressement (communément appelée le dépôt de bilan) qu’il va déposer vise à une poursuite de l’activité avec un ou des repreneurs. Il a indiqué avoir « trouvé deux candidats à la reprise, des Français, des partenaires solides, mais qui mettent des conditions pour un problème de crédit-bail ». La reprise de la société avait fait l’objet d’un financement par une opération de crédit-bail calculée à partir d’un chiffre d’affaires de 200 millions d’euros, a précisé Laurent Spanghero. « Mais aujourd’hui on réalise un chiffre d’affaires bien inférieur et ce loyer est insupportable pour l’entreprise actuelle », a-t-il dit. « On demande un plan de continuité pour permettre aux repreneurs potentiels de faire valoir leurs propositions. L’aventure est difficile mais je continue à garder l’espoir qu’on sauvera l’entreprise et ses 100 emplois », a-t-il dit. Laurent Spanghero avait repris en juillet 2013 l’entreprise qu’il avait lui-même créée en 1970.

SNCM: dépôt de bilan reporté après les municipales ?

SNCM ; dépôt de bilan reporté après les municipales ?

 

Pour les actionnaires principaux (Véolia et caisse de dépots), le dépôt de bilan ne fait pas de doute. Il est impossible de sortir la SNCF du bourbier financier. Surtout depuis que Bruxelles exige que la compagnie rembourse 440 millions d’euros. 220 millions d’euros au titre d’une recapitalisation contestée et 220 autres millions pour non-conformité de la délégation de service public. Et comme par ailleurs la SNCM perd 15 à20 millions pan, on voit mal comment éviter ce dépôt de bilan qui permettrait de faire repartir une compagnie en s’affranchissant de ces remboursements ; Enfin la SNCM  doit investir pour mieux rentabiliser son activité : environ 600 millions mais à ce jour on ne sait pas comment les financer. L’Etat (25%) et les actionnaires principaux   (66%) semblent d’accord sur ce dépôt de bilan mais reste la question politique et notamment la proximité des municipales. une telle opération avant les municipales pourrait avoir des impacts tant à Marseille qu’en Corse. Dès lors il est vraisemblable qu’on va attendre d’avoir passé cette échéance électorale pour donner une suite à l’actuelle SNCM qui, par ailleurs, ne détient plus que de l’ordre de 30% de parts de marché. . L’occasion aussi de revoir les conditions de sa gouvernance.

« Colère, désespoir et résignation des français » : le bilan du député marcheur

« Colère, désespoir et résignation des français » : le bilan du député marcheur

 

5000 kms de marche pour l’atypique député Lassalle au cours de son tour de France. Bilan, un constat sans concession : il a observé colère, désespoir et résignation chez les français rencontrés. Rien ne changera pour autant sans doute, les députés toujours aussi coupés des réalités économiques et sociales vont continuer d’empiler les lois contradictoires, de pratiquer le centralisme napoléonien et de plomber économie et consommation avec de nouvelles fiscalités. Qu’un député (au demeurant sympathique) ait éprouvé le besoin de faire une tour de France pour découvrir l’évidence en dit long sur la coupure entre les élites et la population.   »Je n’aurais jamais autant communiqué de ma vie ! » Jean Lassalle, le « député qui marche », est arrivé mercredi à Paris bouclant un tour de France entamé en avril dernier. Durant ces neuf mois, il a baladé ses presque deux mètres de haut et sa voix chantante sur plus de 5.000 km et parlé à des centaines de personnes.  Il a fini son périple par la Bretagne, « à la bonne période, au moment des +Bonnets Rouges+ » raconte-t-il à l’AFP, puis la Normandie et l’Ile-de-France. Député atypique qui a fait résonner l’hymne béarnais dans l’hémicycle, il a aussi défrayé la chronique avec sa grève de la faim à l’Assemblée en 2006 pour défendre l’usine Toyal installée dans sa vallée.  Mardi soir, le député a posé son béret à Neuilly. Il a franchi le périphérique mercredi et continuera de se déplacer dans Paris jusqu’à la fin de la semaine. Il ira notamment à la rencontre des habitants du XIIIe arrondissement.  Laissant largement place à l’improvisation, son programme évolue souvent d’heure en heure au gré des rencontres, qui seront très médiatisées cette semaine avec plus d’une douzaine d’interviews prévues…  Il fêtera symboliquement son retour samedi en regagnant l’Assemblée nationale, qu’il retrouvera donc en janvier. S’en suivra un week-end de travail autour des « cahiers de l’Espoir », variante des cahiers de doléances de la Révolution française.  D’ici fin février, il voudrait rencontrer le président de la République, le Premier ministre, ainsi que les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat pour rendre compte de son périple.  Le costume cravate sous un grand manteau noir, sans oublier la prothèse des temps modernes qu’est l’oreillette du téléphone, Jean Lassalle est parti à la rencontre du peuple, au rythme d’une vingtaine de kilomètres par jour. Et il répète qu’il y a vu « colère, désespoir, et résignation ».  « On est à la croisée des chemins, il est minuit moins 5″, prévient-il, un tantinet mystique.  Inquiet de la crise de confiance entre les Français et les politiques, racontant avoir traversé des villages où régnait « une ambiance à la Zola », le béarnais a aussi noté « une très grande perte d’identité » chez les Français.  Depuis neuf mois, il n’a fait que quelques pauses, pour participer au débat sur la Syrie à l’Assemblée ou pour rendre compte de ce qu’il constatait sur le terrain.  Dans son bureau de l’Assemblée, ses assistants veillent, et son trajet sur la carte Michelin est tracé non pas au crayon… mais punaisé avec l’un de ses lacets.  Malgré un rhume la semaine dernière, ce père de 4 enfants, âgé de 58 ans, assure « être en plein forme ». « C’est un ancien berger, il a la peau dure », commente François Briot qui s’occupe bénévolement de sa permanence à Oloron-Saint-Marie.  D’un point de vue personnel, ce « résistant » et « éveilleur de conscience » comme il se définit lui-même dit « tirer une grande fierté » d’avoir bouclé son « ouvrage ». Elu en 2002, ce député va maintenant pouvoir retrouver ses proches, « reconstituer le nid », explique-t-il, une famille « mise à rude épreuve » depuis son départ.

 

Bilan de la tournée emploi de Hollande : un emploi à 500 euros pour une chômeuse et un bon mot

Bilan de la tournée emploi de Hollande : un emploi à 500 euros pour une chômeuse et un bon mot

 

L’inversion du chômage ce n’est pas pour demain avec Hollande ;  le bilan de la tournée électorale est maigre, un bon mot (de potache) «  le chômage ne chôme pas » et un emploi à 500 euros trouvé pour une femme qui l’a publiquement  interpellé sur l’inertie actuelle de Pôle emploi. Cette personne  a trouvé, malgré elle, un bon soutien dans sa quête d’emploi. Nathalie Michaud, la chômeuse d’une cinquantaine d’années qui a interpellé mardi François Hollande sur le chômage des séniors lors de sa visite au Pôle Emploi de La-Roche-sur-Yon, devrait se voir proposer un emploi. Selon Libération, Le président de la République aurait en effet demandé à la préfecture de Vendée de s’assurer que cette sénior, chômeuse de longue durée, se verrait proposer des emplois adaptés. Selon Le Lab d’Europe 1, elle aurait accepté « faute de mieux » un contrat à mi-temps dans un lycée de La-Roche-sur-Yon, rémunéré 500 euros. Interrogée sur Europe 1 vendredi matin, Nathalie Michaud était surprise que le président de la République suive son cas. Ce coup de pouce dans sa recherche d’emploi ne la réjouit qu’à moitié, car ce n’était pas le but recherché. « Je ne vais pas dire que ça ne me fait pas plaisir. Si ça peut me sortir de l’embarras où je suis, tant mieux. Mais le but est quand même qu’on parle des séniors qui sont sans emploi », a-t-elle indiqué. L’offre d’emploi a été faite avant sa rencontre avec le président, a précisé vendredi à l’AFP Nathalie Michaud. « On a dit que j’avais signé un contrat le 6 août, mais ce n’est pas vrai. Si tout se passe comme prévu, le contrat devrait être signé le 26 août, comme cela était prévu », a-t-elle dit.  »C’est un poste d »assistante d’éducation’, ce que l’on appelait avant le ‘pionicat’, ce que je faisais quand j’étais étudiante. En fait, je renoue avec le boulot de mes études », a-t-elle commenté. Priée de dire si Pôle Emploi lui avait proposé un travail complémentaire, comme l’Elysée en avait évoqué la possibilité, Nathalie Michaud a répondu : « pour l’instant, on ne m’a rien proposé », précisant n’avoir eu « aucun contact avec l’Elysée ou avec des officiels », depuis son intervention devant le chef de l’Etat. Mardi, devant le Pôle Emploi de La-Roche-sur-Yon, elle a pris le président à partie en indiquant que le gouvernement, en concentrant ses efforts sur le chômage des jeunes, oubliait les actifs les plus âgés : « On sera de plus en plus à revenir vivre chez nos parents, qui ont plus de 70 ans, et qui n’ont pas besoin de ces soucis-là en plus. Et on a des enfants à élever, aussi. Qu’est-ce que vous pensez faire pour nous? (…) Pour l’instant, il n’y a rien de concret. » Le chef de l’Etat, qu’elle a senti « gêné », s’était contenté d’une réponse vague.

Soldes: bilan mitigé et une mauvaise année

Soldes: bilan mitigé et une mauvaise année

 

Chez les commerçants, le bilan est contrasté, mais reste globalement positif ou en tout cas meilleur qu’attendu, sur l’ensemble de l’année les résultats seront mauvais.  Seuls les indépendants font grise mine. Les soldes « auraient pu nous redonner un petit peu d’oxygène » mais « patatras, on est à -2,5%. Ce qui veut dire que pour nous la saison est pourrie », déclare Bernard Morvan de la Fédération nationale de l’habillement.  Mais pour la majorité, les clients ont été au rendez-vous. 80,9% des Français ont effectué au moins un achat en solde, soit un peu plus que prévu, indique l’institut Toluna.  Près de 7 commerçants sur dix (67%) jugent le bilan de ces cinq semaines de rabais « satisfaisant », grâce notamment au retour de fortes chaleurs, qui ont dopé les achats de pièces de plein été (shorts, robes légères, débardeurs…).  Ce chiffre est supérieur de 15 points à celui de l’an dernier. Côté parisien, deux tiers des vendeurs constatent des hausses de +20% par rapport à un mois normal, tandis que 38% sont à +10%.  Une embellie à laquelle personne ne s’attendait en juin, après un début de saison calamiteux (ventes en recul de -2 à -15% selon les enseignes) en raison d’une météo automnale.   »On était déjà tellement en retard, que la saison sera de toutes façons mauvaise voire très mauvaise », prédisait mi-juillet Jean-Marc Génis de la Fédération des enseignes de l’habillement (grandes chaînes).  De fait, les 300 commerçants interrogés par la CCI Paris sont 58% à juger la saison peu ou pas satisfaisante. En cause, la météo mais également la crise économique qui a conduit les consommateurs à réduire leurs achats vestimentaires au strict minimum.  Cette tendance à l’économie s’est ressentie aussi pendant les soldes. « L’engouement pour les bonnes affaires est là, mais ce n’est pas non plus le rush », ont constaté nombre de magasins.  De plus, « avec la crise, ils (les clients, ndlr) recherchent surtout les petits prix », ajoutent-ils.  Résultat: ils achètent « moins mais utile. Il n’y a plus d’achats coups de coeur » et les paniers moyens sont en baisse.  Près de la moitié des Français (48,8%) ont dépensé moins de 150 euros pendant ces soldes, alors que leur budget prévisionnel moyen était de 203,5 euros, remarque Toluna.   »En plus, on note que les clients contrairement aux autres années, ne reviennent pas plusieurs fois faire les soldes », souligne Philippe Guilbert de Toluna.  Donc au final, les soldes n’ont pas été mauvaises, mais « n’ont pas non plus été géniales », résume M. Génis.  Cette tendance est également constatée sur internet. Les sites interrogés par la Fevad enregistrent certes une progression positive (+4%), mais qui reste moins importante que les autres années.  Spartoo.com réalise des ventes en hausse de 5%, contre +40% en 2012. Idem chez Brandalley, qui après un bon début (+10%), terminera la période au même niveau que l’an dernier.  Par ailleurs, pour faire venir les clients, tous les commerçants ont consenti à des rabais conséquents (-40 à -50% dès le départ) et se sont très vite lancés dans des deuxièmes démarques, souvent dès le premier lundi, voyant fleurir les -60 à -70%. Conséquence: « on atteint des niveaux de marges historiquement bas », constate Aude de Moussac.   »Nous avons bien vendu, mais comme nous avons fait de fortes démarques, le chiffre d’affaires stagne », déclare un commerçant parisien.  En définitive, même si « les soldes d’été ne sont pas si mal, on restera sur une tendance négative sur la saison, et même sur l’ensemble de l’année », note Gildas Minvielle, de l’Institut français de la mode.

 

Alerte sur le bilan des banques centrales ( BRI)

Alerte sur le bilan des banques centrales ( BRI)

 

Depuis le début de la crise financière, les banques centrales ont été contraintes de trouver des solutions pour assouplir leurs politiques monétaires, en abaissant leurs taux d’intérêt directeurs et en alourdissant considérablement leurs bilans, a fait valoir l’institution basée à Bâle, en Suisse, à l’occasion de la publication de son rapport annuel.  Mais les banques centrales n’ont pas vocation à résoudre les problèmes structurels qui font obstacle au retour d’une croissance économique forte et durable, a insisté l’institution considérée comme la banque centrale des banques centrales.   »La politique accommodante des banques centrales durant la phase de reprise n’a, en vérité, octroyé qu’une période de répit », a déclaré Stephen Ceccheti, responsable de la division économique et monétaire de la BRI, lors d’une conférence téléphonique.   »Mais ce temps doit être utilisé avec discernement », a-t-il ajouté, d’autant que le rapport entre le coût et les bénéfices de ces mesures se dégrade.  Dans son rapport annuel, la BRI a fait valoir que les bilans des banques centrales ont pratiquement triplé par rapport à leur niveau d’avant la crise et continuent de grimper.  Ce sursis doit être utilisé par les gouvernements pour engager des réformes, a martelé Stephen Ceccheti. Bien que quelques efforts aient été consentis, les progrès ont été lents et épars, a-t-il estimé, regrettant que les taux d’intérêt durablement bas aient surtout abouti à retarder le désendettement du secteur privé, et permis aux gouvernements de financer leurs déficits et remettre à plus tard les réformes nécessaires.   »Malheureusement, le stimulus monétaire à lui seul ne peut pas ramener les économies sur la voie d’une croissance robuste et autonome puisque les racines des problème empêchant une telle croissance ne sont pas monétaires », a-t-il affirmé.

 

Dépôt de bilan pour les Chantiers navals Baudet de Saint-Nazaire

Dépôt de bilan pour les Chantiers navals Baudet de Saint-Nazaire

Nouveau dépôt de bilan, cette fois à St Nazaire. Les Chantiers Baudet à Saint-Nazaire, sous-traitant historique de STX et spécialisés dans l’agencement naval haut de gamme (80 salariés), s’apprêtent à déposer le bilan, a-t-on appris vendredi auprès du conseil régional des Pays de la Loire. Une audience se tiendra le jeudi 13 juin au tribunal de commerce de Paris, a ajouté la même source, en précisant que la société souhaitait contribuer à trouver un repreneur.  Les Chantiers Baudet, placés en redressement judiciaire en février 2012, avaient été repris en avril de la même année par la société d’investissement française IPE (Investors in private equity).   »Nous savions les chantiers Baudet dans une situation très fragile », a affirmé dans un communiqué Christophe Clergeau, vice-président du conseil régional chargé de l’économie et de l’innovation.   »Ils ont subi, comme l’ensemble des sous-traitants de la navale, la baisse d’activité actuelle des chantiers STX, sans parvenir à s’inscrire sur de nouveaux marchés, tels l’aménagement de boutiques ou d’hôtels de luxe », a-t-il expliqué, en soulignant que la région travaillerait « sur les conditions de reprise » des chantiers « dans une perspective industrielle durable

 

Bilan Hollande: « médiocre » selon la presse

Bilan Hollande: « médiocre » selon la presse

Un bilan médiocre pour Holande selon la presse et rejeté par plus de 75% des français. La première année de François Hollande à l’Elysée est commentée par plusieurs quotidiens nationaux et régionaux qui constatent un bilan « médiocre » du président « normal » et attendent un « changement de braquet » du chef de l’Etat. « Un an après l’élection de François Hollande, la France se vit en crise. Politique, économique, sociale, morale », déplore Fabrice Rousselot dans Libération. Et l’éditorialiste d’affirmer : « Le président ‘normal’ n’a pas su, pour l’instant, gagner la confiance de ses compatriotes ». « Un an plus tard, nous voilà à rebours de nos rêves », relève de son côté Jean-Claude Souléry pour la Dépêche du Midi.

Sondage bilan Hollande : les français insatisfaits à 76%

Sondage bilan Hollande : les  français insatisfaits à 76%

Plus des trois-quarts (76%) des Français jugent le bilan de l’action de François Hollande plutôt négatif un an après son élection à la présidence de la République, selon un sondage TNS Sofres pour ITélé publié lundi. Ils sont seulement 15% à estimer ce bilan plutôt positif, selon le sondage. 9% des sondés sont sans opinion. Plus spécifiquement, ils sont 56% ayant voté pour François Hollande au premier et second tour de l’élection présidentielle de 2012, à juger négativement son bilan. Par ailleurs, 76% des personnes sondées se déclarent déçues par l’action du président de la République depuis son élection en mai 2012. Ils ne sont que 13% à être satisfaits, toujours selon le sondage. 11% sont sans opinion.

Bilan Hollande un an après : chômage record et mariage pour tous

Bilan Hollande un an après : chômage record et  mariage pour tous

 

Ce que retiendra l’histoire ce n’est sans doute pas la liste des mesures contradictoires prises par Hollande mais seulement deux faits majeurs, d’une part le chômage record atteint sous sa gouvernance  et la mesure phare : le mariage pour tous. Deux faits qui n’ont hélas aucun rapport et d’une certaine manière assez surréalistes. En fait Hollande a essayé de porter sur la scène médiatique des questions de société simplement parce qu’il était incapable de répondre à l’enjeu majeur qu’est la croissance et donc aussi le chômage. Il y avait évidemment d’autres priorités que le mariage pour tous ; seulement Hollande lui-même a reconnu qu’il avait sous-estimé la crise, il était sans doute le seul. Il la sous-estime encore quand il affirme que la courbe du chômage sera inversée d’ici fin 2013 ; il faudra au contraire compter 300 à 40 000 chômeurs supplémentaires. IL n’y aura aucune croissance en 2013, à la place : une récession. Or il faudrait au moins 1.5% de croissance pour commencer à recréer de l’emploi. Ce n’est pas pour demain, même pas pour 2014.Hollande ne sait pas où il va, dans le mur, mais il y va. Pas seulement sur le plan économique et social mais aussi sur le plan politique. A peine un an et déjà complètement discrédité ; 90% des français rejettent sa politique. En cas d’élection présidentielle il serait loin derrière Lepen. En fait lui et le PS n’ont rien compris, c’est Rocard qui le dit. Rien compris de la situation de la France, de l’Europe et du monde. Ils ont promis tout, n’importe quoi. Maintenant ils payent la facture en termes d’impopularité et demain en termes de déroute électorale. A ce rythme il faut prévoir une fin pitoyable pour Hollande qui va faire du bricolage politique après le bricolage économique (un coup on fiscalise, un coup on défiscalise mais globalement les prélèvements obligatoires progressent et tue ce qui reste de la compétitivité). On va faire du neuf avec du vieux, avec un changement de gouvernement en Juin, un gouvernement par avance condamné lui aussi sans changement de cap. Sil ne veut pas démissionner Hollande n’aura plus ensuite qu’à remettre les clés de la gouvernance à d’autres (dissolution assemblée, gouvernement d’union et ou d’experts). Non le mariage pour tous n’était vraiment pas la réponse aux problèmes de Florange, d’Aulnay, de Petroplus et aux 1000 chômeurs supplémentaire par jour. Hollande s’est trompé de logiciel politique.

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