Archive pour le Tag 'Bilan'

Le bilan Macron : négatif pour 55%

Le bilan Macron : négatif pour 55%

 

 

Un sondage hier de BVA montrait que 57% des Français considéraient le bilan de Macron comme négatif, un chiffre presque confirmé par une grande enquête du  Centre de recherche de Sciences Po (Cevipof), où  55% des personnes interrogées pensent que le bilan du chef de l’Etat est aussi négatif. Un an après sa victoire, le 7 mai 2017, Emmanuel Macron conserve toutefois la confiance de ses électeurs d’alors : 68 % de ceux qui ont voté pour lui au premier tour jugent son bilan positif, de même que 56% de ceux du second tour, où Emmanuel Macron était opposé à la présidente du Front national, Marine Le Pen. Dans son propre camp majoritaire à l’Assemblée nationale, 93% des sondés proches du parti présidentiel La République en marche (LaRem) et 66% des sympathisants du MoDem, son principal allié au Parlement, considèrent que son bilan est positif.

Ce sondage a été réalisé via Internet du 25 avril au 2 mai auprès de 13.540 personnes composant le panel électoral suivi par le Cevipof depuis décembre 2015.

Les 35 heures : le coup final au manque de compétitivité , deux économistes font le bilan

Les 35 heures : le coup final au manque de compétitivité ,  deux économistes font le bilan

 

Deux économistes Éric Meyer keynésiens plutôt de gauche et Nicolas Bouzou économiste libéral font le bilan des 35 heures dans un échange sur le Figaro. Pour l’homme de gauche le bilan lui semble « partagé » (nuance sémantique pour indiquer quand même que les 35 heures ne sont pas parvenues à créer l’emploi espéré), à l’inverse Nicolas Bouzou ou considère que cette mesure a constitué le dernier fatal porté au manque de compétitivité. Les deux experts pensent cependant que d’autres facteurs explicatifs sont à prendre en compte. Un détail cependant, l’économiste Eric Meyer reprend à son compte la conséquence immédiate de 300 à 400 000 emplois mais ne parle pas des emplois ensuite supprimés du fait des 35 heures( autour d’un million)

Les 35 heures ont-elles été positives pour l’économie française? Ont-elles créé des emplois?

 

Eric Heyer - Il faut d’abord faire une précision. Quand on parle des 35 heures, on parle des lois Aubry I et II, c’est-à-dire de la baisse de la durée légale du temps de travail mais aussi – en contrepartie – de l’annualisation du temps de travail, de la baisse des cotisations sociales pour les entreprises, du forfait jours et de la réorganisation de la production. Dire «les 35 heures», c’est réducteur, car la France n’a pas fait que baisser la durée du temps de travail. Pour moi les lois Aubry – si on se base sur les bilans officiels de l’Insee et de la Dares (le service statistiques du ministère du Travail, NLDR) – ont créé entre 300.000 et 400.000 emplois. Ça a créé des emplois mais ça n’a pas permis de faire baisser durablement le chômage. Le bilan des 35 heures est mitigé, ce n’est ni la catastrophe comme le disent certains mais ça n’a pas non plus créé 2 millions d’emplois comme d’autres l’espéraient. En revanche, il est vrai que les 35 heures ont dégradé les finances publiques: il restait un surcoût car les baisses de cotisations n’ont pas été financées par le surplus de croissance attendu.

 

Nicolas Bouzou - Économiquement, les 35 heures n’ont pas permis de créer d’emplois. Certains se basent sur des études, notamment de l’Insee, mais ils les lisent mal. Ce que disent ces études, c’est que ce sont les mesures d’accompagnement et d’allégement de charges qui ont créé des emplois. Mais les 35 heures en elles-mêmes n’ont pas eu d’impact positif avéré sur l’emploi. Je pense que globalement, on tend à exagérer l’impact des 35 heures, qui sont avant tout une mesure politique. La gauche pense que c’est une mesure emblématique qu’il ne faut surtout pas attaquer pendant que la droite dit que c’est un drame.

 

Certains disent que les 35 heures ont dégradé la compétitivité de la France, êtes-vous d’accord?

 

Eric Heyer - Non, c’est faux. Les chiffres montrent que les parts de marché françaises ont commencé à diminuer à partir de 2001 et 2002. Certains disent que c’est à cause des 35 heures mais en 2001 les économies européennes ont connu plusieurs chocs, notamment l’entrée de la Chine dans l’OMC (Organisation mondiale du commerce, NLDR) et la forte appréciation de l’euro par rapport au dollar. Le troisième choc, c’est que l’Allemagne a mis en place l’agenda Schröder de baisse du coût du travail quand la France a mis en œuvre les 35 heures. Avec tout cela, la France a perdu en compétitivité et a perdu des parts de marché, tout comme d’autres pays européens tels que l’Espagne ou l’Italie. Si on regarde l’évolution des coûts salariaux unitaires en France entre 1997 et 2002, ils ont d’ailleurs progressé dans la moyenne et n’ont pas augmenté plus que la moyenne de la zone euro.

 

Nicolas Bouzou - Les 35 heures ne sont pas responsables du manque de compétitivité de la France, qui date de la fin des années 1990. Lorsque les 35 heures ont été mises en œuvre, il y a eu une accélération de la baisse de nos parts de marché à l’international et une accélération de la désindustrialisation. Mais c’est surtout lié à la montée en puissance de pays émergents, comme la Chine, et au fait que l’Allemagne ait renforcé sa compétitivité. Les 35 heures n’ont pas été positives pour l’économie française mais ce n’est pas un drame, comme certains le disent. Ça a un peu contribué à dégrader notre compétitivité mais ce n’est pas le seul élément: on n’a pas assez investi dans l’innovation, notre industrie n’a pas réussi à monter en gamme et la grille salariale a beaucoup augmenté dans l’industrie car on revalorisait le Smic tous les ans.

 

Dans quels secteurs ont été appliquées les 35 heures et quel a été leur impact? Certains observateurs évoquent une forte hausse de la productivité…

 

Eric Heyer - Les grandes entreprises industrielles y ont gagné mais les petites boîtes moins, car pour être gagnant il fallait pouvoir se réorganiser et avoir beaucoup de salariés au niveau du Smic. Certains secteurs ont aussi été complètement désorganisés. La loi Aubry I était facultative mais est devenue une réalité en 2000. On a dit aux entreprises «vous avez 2 ans et demi pour vous préparer à ce choc» mais l’administration ne s’est pas préparée. L’hôpital a par exemple été complètement désorganisé: manque d’infirmières, heures supplémentaires gigantesques non payées…. Ça été très mal géré, il a même fallu aller chercher des infirmières en Espagne. Selon les secteurs, la baisse du temps de travail n’a pas eu la même incidence. Dans l’industrie on est passé au travail en 3×8: on a augmenté le temps de travail des machines et on a augmenté la durée d’utilisation des équipements. Les 35 heures, c’était surtout pour l’industrie. Il faut aussi noter que les 35 heures payées 39 ont été compensées par une hausse de la productivité horaire. Les cadres, qui étaient au forfait jours, ont vu une hausse de leurs jours de congé. Ils sont passés de 220 jours à 210 jours de travail par an mais avec une réaffirmation de la durée journalière de travail de 13 heures. Globalement, on a dit aux cadres «tu as 10 jours de repos en plus mais tu dois faire la même tâche qu’avant». Pour un cadre, la réduction du temps de travail a été difficilement compréhensible.

 

Nicolas Bouzou - Les 35 heures ont surtout été appliquées dans certains secteurs, comme dans les industries à faible et moyenne valeur ajoutée. Avec la diminution du temps de travail, le coût horaire du travail dans l’industrie a augmenté malgré les allégements de charges. La mise en place a été catastrophique dans la fonction publique hospitalière, les gens ont fait des heures supplémentaires qu’on ne pouvait plus leur payer. Au niveau de la productivité ça n’a pas été bon car ça a contraint les gens à faire beaucoup de travail dans un temps diminué. Or il faut aujourd’hui des modes de travail plus flexibles, avec la possibilité de travailler un peu chez soi ou le week-end. Finalement, les 35 heures ont conduit à «charger la barque». Sans s’avancer, on peut imaginer que ça a eu une responsabilité dans l’augmentation des burn-out.

 

Vingt ans après, que reste-t-il des 35 heures?

 

Eric Heyer - Les 35 heures n’ont en réalité duré que de 1998 à 2002. Elles ont été progressivement détricotées dès janvier 2003: les lois Fillon de 2003 ont donné des baisses de cotisations à tout le monde et augmenté le contingent d’heures supplémentaires qui était jusqu’alors de 130 heures par an et par salarié. Ce qu’il reste, c’est la durée légale de 35 heures, c’est-à-dire qu’à partir de 35 heures, on fait des heures supplémentaires. Il y a aussi de plus en plus de salariés qui sont au forfait annuel de 1607 heures. Il reste aussi un peu les baisses de cotisations puisque Martine Aubry avait rajouté 12 milliards de baisses de cotisations pour les entreprises qui font les 35 heures. On peut aussi dire que ça a changé le rapport des Français au travail car ça les a incités à travailler moins.

Nicolas Bouzou - Ce qu’il reste des 35 heures, c’est un cadre rigide en matière de temps de travail: soit vous êtes au forfait, soit on comptabilise le nombre d’heures que vous faites et vous devez pointer le matin et le soir. C’est un management d’outre-tombe. Le management doit aujourd’hui être plus flexible, notamment dans les entreprises de services, il faut valoriser l’intelligence et laisser les gens travailler de chez eux, dans les transports… Plutôt que de garder les gens enfermés dans l’entreprise. Il reste aussi des choses qui n’étaient pas stupides dans les lois Aubry comme l’annualisation du temps de travail. Les 35 heures ont été assouplies et contournées ces dernières années car les négociations de branches et d’entreprises ont permis d’avoir plus de latitude mais il y a un aspect symbolique qui reste: cet aspect est très fort vis-à-vis des investisseurs étrangers. Les 35 heures ont aussi participé à valider dans le débat public l’idée selon laquelle la baisse du temps de travail était bonne pour l’économie, dans la lignée du livre de Jeremy Rifkin en 1996 sur la «Fin du travail». Sa grande théorie était de dire que la technologie baissait le nombre d’emplois et qu’il fallait partager le travail. Pour ma part, je pense que plus on travaille, plus il y a de travail.

Serait-il souhaitable de mettre fin aux 35 heures? Les entreprises le veulent-elles?

 

Eric Heyer - On est resté à une durée légale à 35 heures car beaucoup d’accords ont été signés durant cette période. Personne ne veut revenir à la situation de 1997 – en réaugmentant la durée légale sans compensation – car aujourd’hui il y a la baisse des cotisations, l’annualisation du temps de travail et la possibilité de réorganiser la production. Les lois Aubry, c’est un tout.

Nicolas Bouzou - Je ne suis pas sûr que les entreprises veuillent sortir du cadre des 35 heures. Ce serait stupide de passer à 39 heures, tout comme ce serait stupide de passer à 32 heures. Le vrai enjeu, c’est d’appréhender autrement le temps de travail car nous sommes dans une économie servicielle. Le débat devrait notamment porter sur le télétravail. Aujourd’hui, la technologie fait que le temps de travail est très difficile à appréhender.

Sondage bilan Macron : 52% pour

Sondage  bilan Macron : 52% pour  

 

Efficace, cohérent mais pas très sympa, ni modeste, ce qui se dégage d’un sondage par rapport à) Macron.  selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro 52% des Français approuvent le bilan des 7 premiers mois de Macron.  7% des sondés se disent très satisfaits, 45% plutôt satisfaits, 34% plutôt mécontents et 14% très mécontents de l’action d’Emmanuel Macron. Le président est plébiscité par les sympathisants de la République en marche (96%), et largement soutenu par ceux de droite (63%). Les sympathisants du FN ne sont en revanche que 25% à approuver son action, ceux de gauche 41%. Dans le détail, les Français sont majoritairement satisfaits de l’action du président à propos de l’Europe et l’international (61%), l’éducation (57%), la sécurité (55%).Ils sont en revanche 56% à être mécontents de son action s’agissant des questions économiques et sociales, au centre de leurs préoccupations.  Les sondés reconnaissent au président d’être dynamique (78%), de savoir où il va (63%), d’incarner le renouveau (63%), d’être compétent (59%) et sympathique (58%).Ils lui trouvent aussi des défauts, le jugeant « pas humble » (72%), « pas proche des gens » (62%). Pour deux tiers d’entre eux (67%), l’étiquette de « président des riches » correspond assez bien à M. Macron. Alors que le président de la République fête jeudi ses 40 ans, 74% des Français estiment que « son âge est plutôt un atout pour occuper la fonction présidentielle car il incarne le renouvellement de la classe politique». Enquête réalisée auprès d’un échantillon de 999 personnes représentatif de la population française, interrogées sur internet les 19 et 20 décembre

Bilan Hollande : une fiscalité qui a tué la croissance

  • Bilan  Hollande : une fiscalité qui a tué la croissance
  • une  politique a tué la croissance et l’emploi puisqu’il a manqué  près de 1 % au PIB (0.8% exactement)  en moyenne par an pendant le quinquennat de Hollande. .C’est à dire ce supplément d’activité qui précisément aurait permis non seulement de stabiliser le chômage par rapport à 2012 mais même de le faire reculer. En clair la politique du gouvernement a tué le potentiel de croissance qui pouvait commencer à résoudre la crise du chômage. On aurait pu ainsi avec une politique moins hasardeuse réduire le chômage d’environ 1 million par rapport au chiffre actuel. Au lieu de cela la courbe du chômage peinera  à se stabiliser  surtout si on tient compte des transferts de catégorie de pôle emploi et donc du bricolage statistique. En cause l’incompétence de responsables de la politique économique tous fonctionnaire, ancien fonctionnaires ou assimilés (Hollande, Moscovici, Sapin, Ayrault etc.) qui n’entretiennent avec l’économie réelle que des rapports approximatifs. Le rythme trop élevé de la consolidation budgétaire a en effet plombé la croissance et l’emploi en France dans les premières années du quinquennat de François Hollande mais l’inflexion vers une politique de l’offre à partir de 2014 lui permet de terminer sur une note plus positive, estime l’OFCE. Dans un bilan publié lundi, l’Observatoire français des conjonctures économiques estime que l’assainissement des finances publiques françaises aura eu un effet récessif de 0,8 point de PIB en moyenne par an entre 2012 et 2016, un niveau d’autant plus élevé que plusieurs autres pays européens étaient engagés simultanément dans des efforts similaires. L’objectif était de ramener le déficit public sous 3% du PIB (contre 5,1% fin 2011) pour stabiliser la dette de la France, avec un échéancier que la Commission européenne a accepté de repousser de deux ans jusqu’en 2017, dans le but d’éviter qu’elle n’atteigne 100% du PIB. Dans un premier temps, le gouvernement a choisi d’agir par la seule hausse des prélèvements obligatoires, une politique lancée dans les derniers mois du quinquennat de Nicolas Sarkozy.  L’impact total des mesures votées en 2012 et 2013, qui a porté le taux de prélèvements obligatoires à des niveaux record (44,8% du PIB) est estimé par l’OFCE à 52 milliards d’euros (16 milliards sur les entreprises et 32 milliards pour les ménages). Alors que François Hollande évoquait la possibilité d’une inversion de la courbe du chômage dès 2013, l’institut de conjoncture estime que l’ampleur de ce choc fiscal « n’était pas compatible avec une baisse du chômage au cours de la première moitié du quinquennat ». « Une stabilisation de la dette publique était nécessaire, mais la question c’était le rythme de réduction des déficits », a déclaré Xavier Ragot, président de l’OFCE, lors de la présentation de l’étude. « Une hausse des prélèvements obligatoires plus faible aurait maintenu l’activité économique, augmenté le PIB et l’emploi et aurait permis de stabiliser la dette sans avoir cette hausse importante du chômage à court terme », a-t-il ajouté. A partir de 2014, la mise en place d’une politique de l’offre, incarnée par le crédit d’impôt compétitivité emploi et le pacte de responsabilité, s’est accompagnée d’une nouvelle stratégie de lutte contre les déficits concentrée sur la maîtrise de la dépense. Et les baisses de charges et de fiscalité en faveur des entreprises ont permis de plus que compenser la hausse de début de quinquennat, alors que la fiscalité des ménages a continué de progresser, notamment sous la forme de la hausse de la TVA. Au total, l’OFCE estime que, sur l’ensemble du quinquennat, les nouveaux prélèvements représenteraient 28 milliards d’euros : +35 milliards pour les ménages, dont le pouvoir d’achat est aujourd’hui inférieur de 350 euros par rapport à 2012, -20 milliards pour les entreprises et +13 milliards qui ne peuvent être répartis entre ménages et entreprises. Leur atténuation, combinée aux premiers effets positifs de la politique de l’offre, a permis à la croissance française de se rapprocher des niveaux de la zone euro depuis la fin 2015, après deux années à la traîne. « Les politiques de compétitivité et de soutien aux entreprises ont des effets faibles à court terme et importants à long terme, tandis que les politiques de hausse d’impôt ont des effets importants à court terme, pour décroître progressivement », explique l’OFCE. Côté entreprises, cette politique s’est traduite par un rétablissement de leur taux de marge, qui a retrouvé cette année ses plus hauts du début des années 2000, et un redémarrage de l’investissement. En intégrant le sous-emploi, les chômeurs découragés et le temps partiel subi, ce sont près de six millions de personnes qui sont aujourd’hui fragilisées vis-à-vis de l’emploi, soit 440.000 de plus qu’au début du quinquennat, ajoute-t-il. En conclusion, il juge que « la France de 2017 devrait se retrouver dans une dynamique économique plus positive qu’en 2012, même si la fragile reprise ne doit pas occulter les difficultés persistantes du pays, en matière de commerce extérieur et de chômage ».
  • (Avec Reuters)

 

Sondage bilan Hollande : la loi Taubira c’est tout

Sondage bilan Hollande : la loi Taubira c’est tout

Selon un sondage OpinionWay pour Le Figaro, seule la loi Taubira recueille le soutien d’une majorité des Français (58%) (Aussi la création de la BPI (55%)). Il ne restera donc pas grand-chose de positif dans le bilan de François Hollande. 78% des Français jugent le bilan de François Hollande négativement. La sévérité à son égard traverse l’ensemble du corps électoral. Les électeurs de Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle de 2012 sont ainsi 81% à juger de façon négative son bilan et 94% pour ceux de Nicolas Sarkozy. Plus grave: ses propres électeurs émettent eux aussi majoritairement (51%) un jugement défavorable. «Ce résultat explique l’impasse de François Hollande face à une candidature en vue de 2017, analyse Bruno Jeanbart, directeur général d’OpinionWay. Ce sera aussi un élément important pour les candidats à la primaire. Manuel Valls, Arnaud Montebourg ou Benoît Hamon ont été premier ministre ou ministres de François Hollande. Ils devront régler la question du bilan du quinquennat devant l’opinion.». De la même manière, 81% des sondés interrogés par OpinionWay estiment que Hollande n’a pas été fidèle à ses promesses de campagne. Là aussi, ses électeurs du premier tour sont majoritaires (57%) à ne pas juger leur candidat fidèle. Et pour expliquer ce jugement, les Français imputent ce non-respect des promesses au fait qu’elles étaient «non réalisables» pour 40% d’entre eux, que le candidat Hollande «n’avait pas l’intention de les tenir» (38%) et 21% seulement parce que «la situation économique l’en a empêché». «Ce résultat peut être vu comme une alerte aux différents candidats de la gauche, prévient Bruno Jeanbart. Les Français, comme l’a montré la primaire de la droite, sont très attentifs à la faisabilité des programmes.». Dans le détail, seule la lutte contre le terrorisme recueille l’approbation de 50% des Français. L’environnement (48%), la sécurité (41%), l’immigration (21%), la lutte contre le chômage (16%) ou le pouvoir d’achat (13%) sont en revanche loin de faire l’unanimité. Plus ennuyeux pour Hollande qui en a tiré les conséquences, certains domaines où la gauche est censée être la plus crédible comme la protection sociale, la justice ou l’éducation sont jugés très négativement. Finalement, la mesure qui réunit une large majorité large de Français (58%) est la loi Taubira sur le mariage pour tous

 

Bilan de santé de François Hollande : un président normal

Bilan de santé de François Hollande : un président normal

On est rassuré, le bilan de santé du président de la république confirme sa normalité. Bref une santé normale pour un président normal. Normal, c’est-à-dire représentatif d’une classe politique incompétente et impuissante. C’est vrai qu’au regard des autres Hollande a du mal à se distinguer. En gros il suit le cours des décisions contradictoires des technocrates, un coup on augmente la fiscalité, un coup on la diminue par exemple (même si globalement le taux de prélèvement obligatoire progresse encore). La France n’a pas besoin d’un président normal encore moins sans doute d’un président anormal du type de celui qui a précédé Hollande. Le pays a besoin d’un président compétent et déterminé. La normalité de François Hollande ne constitue pas une tare médicale mais bien une maladie sur le plan politique. Cette normalité aurait mieux été adaptée pour un poste de sous-préfet en province ou de curé de campagne. François Hollande a donc subi à sa demande une série d’examens médicaux dont le résultat s’est révélé « normal », a fait savoir vendredi l’Elysée dans un communiqué. Un examen clinique et paraclinique ainsi qu’une analyse biologique ont été pratiqués par le service médical de l’Elysée et un bilan cardiologique a été réalisé à l’hôpital d’instruction des armées de Percy, près de Paris, précise la présidence. « L’ensemble des résultats de ces différents examens s’est révélé normal », peut-on lire dans le communiqué signé par le médecin-chef de l’Elysée. Depuis 2012, les services de François Hollande publient régulièrement ce type de bulletins. Le précédent remontait au mois de septembre 2015.

Environnement : bilan insuffisant pour la France (OCDE)

Environnement : bilan insuffisant pour la France (OCDE)

 

 

En matière d’environnement l’OCDE constate quelques progrès pour la France mais souligne de nombreuses contradictions « L’agriculture intensive, l’urbanisation, l’artificialisation des sols et l’expansion des infrastructures de transport continuent de produire des effets néfastes sur la pollution de l’eau, de l’air et sur les écosystèmes », note le rapport, qui pointe de « nombreuses pressions » sur l’environnement.Et d’égrener que la France est « l’un des plus gros consommateurs de produits phytosanitaires du monde », que les concentrations d’ozone, de dioxyde d’azote et de particules fines dans l’air « dépassent régulièrement » les normes de protection pour la santé humaine, ou encore que l’artificialisation des sols « s’est accélérée », appauvrissant la biodiversité. En matière énergétique, la France « n’est pas sur la bonne voie «pour atteindre ses objectifs de développement des énergies renouvelables et de maîtrise de la consommation d’énergie. En cause, selon l’OCDE, à la fois des carences dans la gouvernance des questions environnementales et un manque de volontarisme sur la fiscalité écologique. « Il reste une marge de progression pour verdir plus largement la fiscalité française », et « la modernisation de l’organisation territoriale et la simplification des réglementations environnementales sont d’autres évolutions bienvenues qui devraient être poursuivies », juge le rapport.

(Avec AFP)

 

Refondation de l’école : quel bilan

Refondation de l’école : quel bilan

Les journées de la refondation de l’école seront surtout l’occasion de faire un bilan à caractère politique des réformes de l’enseignement ;  en fait on va surtout parler de ces réformes et pas tellement de l’évaluation des niveaux scolaires. Et pour cause car le classement internationaux dans ce domaine nous placent vers la 25e place au plan international et montre également de fortes de ces inégalités. Pas sûr d’ailleurs que ces réformes constituent une vraie Refondation mais plutôt une addition de mesures pas forcément cohérentes comme les rythmes scolaires, l’éducation prioritaire, la réforme des collèges ou encore la généralisation des outils informatiques. Pourtant d’après le classement international  Pisas la France a tout intérêt à se remettre en question sur sa manière d’éduquer ses enfants. En effet, le pays de Jules Ferry n’est hélas ! Pas un exemple en matière d’efficacité éducative. C’est du moins ce qui ressort du fameux classement Pisa. Le «Program for International Student Assessment» en anglais, et pour «Programme international pour le suivi des acquis des élèves» en français, est un ensemble d’études menées par l »organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui réunit les pays développés.  Pisa mesure les performances des systèmes éducatifs tous les trois ans, et la dernière a été rendue publique en décembre 2013. Que constate-t-on ? Que la France est perdue dans le marais des classements, quelque part du côté de la 20e place. Les pays où les enfants ont les meilleurs résultats sont la Finlande, la Corée du Sud, Hong-Kong, le Liechtenstein… On peut se consoler en constatant que les États-Unis ou la Grande-Bretagne font moins bien que nous, mais beaucoup de pays européens, Allemagne, Belgique, Pays-Bas… font nettement mieux. Ces études sont bien entendu diversement reçues dans les différents pays, selon le classement auxquels ils ont droit. En France, on souligne par exemple que les objectifs ne sont pas les mêmes pour les professeurs, selon les traditions éducatives. On reproche aussi à Pisa de n’évaluer que les élèves scolarisés. Dans les pays peu développés, beaucoup d’enfants ne vont pas du tout à l’école, et l’on ne peut donc pas avoir une photographie réelle de l’état d’éducation d’une classe d’âge. Et puis, Pisa ne considère que la lecture, les maths et les sciences, excluant les «humanités». L’un des derniers résultats d’une étude Pisa a surpris beaucoup d’observateurs : les pays où l’on investit le plus sur le numérique dans le domaine de l’éducation, n’ont enregistré aucune amélioration notable des résultats de leurs élèves en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences. À l’occasion de ces journées de la Refondation De l’école Certains sujets qui fâchent ne sont pas à l’ordre du jour, déplore sur France Info Frédérique Rolet, la secrétaire générale du SNES-FSU. « Nous souhaitions un bilan d’étape sincère et contradictoire alors qu’il s’agit là d’une opération de propagande, déplore encore Frédérique Rolet. Les sujets conflictuels comme les rythmes scolaires dans le 1er degré, la réforme du collège, l’absence de revalorisation des enseignants, sont soigneusement évités », selon elle.

Bilan gaz à effet de serre obligatoire dans les entreprises et collectivités au 1er janvier 2016

Bilan gaz à effet de  serre obligatoire  dans les entreprises et collectivités au 1er janvier 2016

 

Les entreprises et les administrations publiques pourront bientôt encourir jusqu’à 1.500 euros d’amende si elles manquent à leur obligation de réaliser un bilan de leurs émissions de gaz à effet de serre, selon une ordonnance parue samedi 26 décembre au Journal officiel, qui entrera en vigueur au 1er janvier 2016. « La mise en place d’un dispositif de sanction a pour objectif d’inciter les entreprises, les collectivités territoriales et les établissements publics à réaliser leur bilan d’émission de gaz à effet de serre aux échéances prévues par la réglementation », explique le texte Les entreprises de plus de 500 salariés, les établissements publics employant plus de 250 personnes, l’État, les régions, les départements et les collectivités territoriales de plus de 50.000 habitants sont en effet tenues de réaliser un bilan d’émission de gaz à effet de serre (GES). Ces bilans doivent être accompagnés, sauf pour les collectivités territoriales, d’un plan d’action visant à réduire ces émissions. La première échéance pour la réalisation de ces bilans était fixée au 31 décembre 2012. Cependant, selon un rapport accompagnant cette ordonnance, au 30 juin 2014 « seules 52% des personnes concernées avaient satisfait à cette obligation » - 56% des entreprises, 60% des collectivités et 39% des établissements publics. Une sanction n’excédant pas 1.500 euros « serait suffisante pour augmenter de façon significative le nombre d’assujettis répondant à l’obligation », selon le texte. Ainsi désormais, en cas de manquement constaté, après avoir mis « en demeure l’auteur de ce manquement de satisfaire à son obligation dans un délai qu’il détermine », le préfet peut ordonner, en cas d’inaction à l’expiration de ce délai, le paiement de l’amende. « Le préfet peut en outre décider de rendre publique cette sanction », précise un décret publié en même temps que l’ordonnance. Les bilans devront désormais être renouvelés tous les quatre ans et non plus tous les trois ans pour les entreprises de plus de 500 salariés, afin de s’aligner sur la périodicité des audits énergétiques. Les informations recueillies pourront être exploitées par l’administration pour « vérifier la conformité vis-à-vis de l’obligation de réalisation de bilans d’émission de gaz à effet de serre et d’audit énergétique », ainsi qu’« à des fins d’études statistiques ». La loi sur la transition énergétique adoptée par la France en juillet a fixé l’objectif de diviser par deux la consommation totale d’énergie d’ici à 2050. Elle prévoit aussi de diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre à la même date.

 

FRAM reprise après dépôt de bilan

FRAM reprise après dépôt de bilan

 

 

Le voyagiste français Fram, qui emploie 670 salariés, a confirmé aujourd’hui travailler sur une cession de l’entreprise au groupe de vente de voyages en ligne Karavel-Promovacances, avec le souhait de sauvegarder « la très grande majorité des emplois ».  »La direction générale de Fram travaille à une procédure de cession avec le management de Karavel et son actionnaire LBO France », précise un communiqué de la société en difficulté, qui avait annoncé la veille qu’elle déposerait son bilan jeudi, pour faciliter une éventuelle reprise. Depuis une semaine et le retrait de l’offre du conglomérat chinois HNA, la seule offre sur la table était celle de Karavel-Promovacances mais la direction n’avait jamais confirmé officiellement qu’elle travaillait à un projet en ce sens.  Selon la direction, la cession permettrait « l’adossement de Fram à un opérateur industriel expérimenté capable d’assurer la poursuite de l’activité, la sauvegarde de la très grande majorité des emplois ainsi que la préservation des intérêts des clients, des fournisseurs et des différents acteurs de la profession ». Fram précise que ce projet devra être soumis au tribunal de commerce de Toulouse, auprès de qui l’entreprise doit déposer le bilan jeudi. Un comité d’entreprise extraordinaire (CEE) est convoqué le même jour pour faire un point de situation du groupe avec les représentants du personnel. Créé en 1949, fort d’une cinquantaine d’agences en propre, Fram, acronyme de Fer-Route-Air-Mer, reste un des plus gros voyagistes nationaux. Il a transporté plus de 50.000 personnes cet été. Très implanté dans le bassin méditerranéen, le tour-opérateur toulousain a subi de plein fouet les conséquences du printemps arabe et tente depuis de se redresser. Selon le quotidien régional La Dépêche du Midi, sa trésorerie serait exsangue et il aurait un besoin immédiat de 20 millions d’euros.  Son racheteur potentiel, Karavel, a été créé en 2000 et est détenu à 75% par le fonds LBO France depuis mai 2011. Spécialisé dans la vente de séjours sur internet, il avait racheté en 2001 Promovacances, qui est désormais sa marque phare.

 

Bilan Rebsamen  » entre deux » !!! ( Bartolone)

Bilan Rebsamen  » entre deux » !!! ( Bartolone)

Pas très sympa mais lucide le président de l’assemblée nationale Claude Bartolone qui fait le bilan du ministre du travail démissionnaire, Rebsamen. Pour lui le bilan est « entre deux ». Un  euphémisme car on sait que le chômage a augmenté de 500 000 depuis l’arrivée de Hollande. Or s’il y a un jour inversion du chômage d’abord elle se produira de manière peu significative. Sans doute quelque dizaines de milliers d’emplois d’ici fin 2016. On sera donc loin d’avoir apuré le chômage créé pendant le quinquennat de Hollande et encore moins le chômage antérieur déjà considérable. Par ailleurs l’environnement international n’est pas très favorable à une reprise d’ampleur de la croissance surtout en France du fait notamment du ralentissement économique général en Chine, au Japon et même en Allemagne (l’Allemagne qui enregistre même une baisse de sa production industrielle en juin). Mais Claude Bartolone se veut optimiste. « Il part sur un travail qu’il a accompli avec beaucoup de volonté, avec des résultats qui sont ceux que l’on connaît », explique-t-il. Et si les Français attendent toujours l’inversion de la courbe du chômage, le député socialiste reste confiant. « Nous n’avons pas encore réussi à inverser cette courbe mais ça viendra compte tenu des différentes dispositions qui ont été présentées par François Rebsamen, votées par l’Assemblée nationale, qui permettent de muscler nos entreprises et qui doivent maintenant permettre la création d’emplois. », rassure la tête de liste PS aux élections régionales en Île-de-France.  Le bilan n’est donc pas décevant, « il est entre deux », pondère Claude Bartolone. « Il est entre le moment où nous avons voté des textes pour relancer la machine française pour en finir avec la politique qui a été menée pendant 5 ans, d’endettement et de découragement des forces productives de ce pays, d’absence d’investissement », précise-t-il. « Aujourd’hui Rebsamen a présenté un certain nombre de textes, mais nous ne sommes pas encore au moment du résultat. Je le regrette mais je suis sûr que ça va venir« .

Hollande :dépôt de bilan sur Canal + ?

Hollande :dépôt de bilan sur Canal + ?

Hollande va une  nouvelle fois utiliser le petit écran , cette fois pour faire un bilan des trois ans. Une sorte de dépôt de bilan car la vérité c’est qu’il a échoué dans tous les domaines et sil n’y avait pas eu les événements du 7 janvier, il aurait même pu être contraint à la démission avant 2017. Ce sont les événements tragiques qui l’ont remis en scène. C’est le seul moment où li a su adopter une  posture de président. Sur le reste, économie, social, politique c’est le fiasco complet. En matière d’économie, il n’a jamais été capable de réaliser les reformes nécessaire pour redonner de la compétitivité ;Un bilan qui se résume à  des réformettes , aussi de cathédrales administratives. Sur le plan social, c’est le chômage qui plombe ses trois premières années. Seulement 14% de la population pensent encore qu’il peut gérer cette question stratégique. Enfin du fait de sa politique très contradictoire , le PS est en voie de disparition ? Non seulement il a perdu u grande partie de ses élus mais il n’a plus la moindre doctrine, peut-être même plus aucun espace politique. On ne peut rien attendre de cette énième intervention télévisée.  Au chapitre économique, François Hollande pourrait donner des précisions sur la loi sur le travail et le dialogue social que le gouvernement compte adopter avant l’été, objet de délicates tractations avec les partenaires sociaux et la gauche du PS, en délicatesse avec les choix politiques de l’exécutif. En fait uen réformette de plus. Hollande va bien sûr réparler de la lutte contre le terrorisme, à peu près le sel thème fédérateur. Il tentera d’évoquer les problèmes de la jeunesse mais sans doute en vain tellement sa politique est complètement stérile et confuse. Une intervention vraisemblablement peu suivie et qui lassera peu de traces. En fait une sorte de dépôt de bilan politique mais qui annonce une liquidation en 2017.

Le bilan économique catastrophique de Hollande

Le bilan économique catastrophique de Hollande

 

Près de 80% des Français n’ont pas été convaincus par Hollande lors de sa dernière intervention télévisée. En cause, surtout son bilan économique catastrophique caractérisée notamment par une croissance atone, un chômage record et des déficits abyssaux. La progression du PIB ne devrait pas dépasser 0,4 % cette année. L’Insee anticipe une toute petite progression de l’activité de 0,1 % aux troisième et quatrième trimestres, après la stagnation de la première moitié de l’année. Ni l’investissement, ni la consommation ne repartent. Au mieux, la croissance atteindrait 1% l’an prochain. Les prévisions de campagne de François Hollande ne se sont jamais réalisées. Elles prévoyaient en effet 2% de croissance cette année, puis 2 à 2,25% à partir de l’an prochain et jusqu’à la fin du quinquennat.  Il devrait encore y avoir quelque 62.000 faillites de sociétés en 2014. Le coût des défaillances s’élève à 4,7 milliards sur un an, ce qui représente 0,25 point de PIB et quelque 181.000 emplois menacés.  Le nombre de chômeurs inscrits en catégorie A à Pôle emploi a dépassé le demi-million de personnes à la fin du mois de septembre: +508.600 exactement, en 29 mois de mandat.  Si l’on en croit les prévisions plutôt fiables de l’Unedic, l’inversion de la courbe du nombre de chômeurs inscrits en catégorie A ne devrait pas intervenir avant la fin 2015. Le régime d’assurance chômage anticipe en effet 96.000 chômeurs de plus en catégorie A l’année prochaine, après une hausse de 150.000 attendus cette année. En 2012, le pouvoir d’achat du revenu disponible brut a reculé de 0,9%. L’an dernier, il n’a pas progressé. En matière de comptes publics   La France se débat avec un déficit en hausse par rapport à l’an dernier, à 4,4 % du PI B. Il sera à peine amélioré l’an prochain, à 4,3%. Paris, qui avait été obligé de négocier une première fois avec Bruxelles le report de son engagement en 2015, va être obligé de réitérer sa démarche.  Depuis l’élection de François Hollande, la dette a encore enflé de 158,9 milliards (donnée au 30 juin 2014). Selon le rythme actuel de progression, la hausse pourrait avoisiner les 400 milliards sur l’ensemble du quinquennat, soit le même montant que celui enregistré sous les cinq années du second mandat de Jacques Chirac.  Dans le domaine de la fiscalité, L’actuel exécutif a massivement augmenté les impôts, alors que le seuil d’exaspération était déjà atteint. Les mesures nouvelles ont représenté 18 milliards en 2011, 22 en 2012 et 29 en 2013. Soit 69 milliards de hausses d’impôts en 3 ans! Quant aux ménages, 9 millions de foyers fiscaux bénéficieront en 2015 de la suppression de la première tranche de l’impôt sur le revenu. Le taux de prélèvements obligatoires, lui, ne devrait que stagner l’an prochain, aux alentours de 44,7% du PIB. Les mesures décidées en 2013 et en 2014 ont entraîné cette année une hausse de près de 8 milliards d’euros de l’impôt sur le revenu, dont près de 6 milliards est supportée par 20% des Français, les plus aisées. Et près de 5 milliards par les 10% de hauts revenus.

Télé- Hollande à mi-mandat : bilan nul et présidence décadente

Télé- Hollande à mi-mandat : bilan nul et présidence décadente

Hollande représente sûrement l’archétype du responsable politique  décadent d’un système et d’une  démocratie obsolètes ; Non seulement ses résultats sont nuls et dramatiques mais il se complaît dans cette posture désuète de monarque républicain ; sa prochaine intervention à la télé sera un bide complet d’une part en matière d’audience mais aussi en ce qui concerne le contenu. Hollande n’a strictement plus rien à dire mais la haute idée qu’il se fait de sa fonction (et surtout  de lui-même)  lui impose de le dire quand même. Un président pitoyable produit du système de formation de nos élites, sorte de vieille noblesse décatie qui s’accroche aux branches de la légitimité républicaine pour durer et se reproduire. François Hollande est l’invité ce jeudi soir, pile à mi-mandat, d’une émission spéciale d’une heure trente sur TF1 et RTL, exercice au cours duquel il entend annoncer « de nouveaux chantiers » pour tenter de rebondir. Le point sur ceux déjà entamés. Président le plus impopulaire de la Ve République, François Hollande s’exprime jeudi soir pendant une heure trente, dans un rendez-vous intitulé « En direct avec les Français ». Il doit tenter de lancer de nouveaux projets pour convaincre en espérant rebondir dans les sondages. François Hollande avait bénéficié du soutien de toute la gauche pour son élection en 2012, notamment à cause de la campagne très à droite de Nicolas Sarkozy. Mais une partie de la gauche l’a, depuis, lâché. A mi-mandat, l’entourage du président se réduit à des socialistes divisés.  François Hollande s’était engagé à réduire le déficit de la France, une promesse qu’il peine à tenir. Ramener le déficit à 3% de la richesse nationale, ce devait être fait en 2013, avait promis le candidat Hollande. Une échéance repoussée à  2015, puis à 2017. La priorité de François Hollande, c’est l’emploi. Et pourtant le chômage est à un niveau record, plus de 3 millions 400.000 demandeurs d’emploi sans aucune activité.  L’une de ses priorités, c’est de faire repartir l’activité économique. Mais sa politique de l’offre à l’égard des entreprises suscite d’importantes critiques. Il se traduit par 41 milliards d’euros d’allègements de charges et de fiscalité consentis aux entreprises d’ici 2017. Francois Hollande semble plus à l’aise hors de France. A mi- mandat,  il a déjà trois conflits à gérer : le Mali en janvier 2013, la Centrafrique en décembre et l’Irak. Et à chaque fois le président se rend sur le terrain pour assurer   »le service après vente »  et pour bien marquer l’action militaire et diplomatique de la France.

 

SNCM : un dépôt de bilan pour sauver ce qui peut l’être

SNCM : un dépôt de bilan pour sauver ce qui peut l’être

Il est clair que la SNCM qui n’en finit pas d’agoniser n’avait d’autre solution. Le dépôt de bilan permettra  peut-être de sauver l’entreprise. D’abord cela évitera sans doute de régler la facture du remboursement de 400 millions de subventions indument touchées que veut l’Europe, auusi de rembourser les 100 millions de prêt que lui réclamé Transdev ; de remettre enfin cette entreprise sur les rails d’une gestion plus rigoureuse. Un entreprise portée à bout de bras par la collectivité et qui pourtant additionne les catastrophes financières. En cause évidemment la direction sous influence des « particularismes locaux et des syndicaux super corpos qui ont failli tuer complètement l’entreprise. Cette annonce a été faite à l’issue d’un comité d’entreprise exceptionnel, ce lundi 3 novembre. La direction n’a toutefois pas précisé la date exacte du dépôt de bilan, a ajouté le syndicaliste, qui indique toutefois qu’elle pourrait survenir « dès lundi ». « La direction engage un dépôt de bilan alors même qu’elle reconnaît que ‘le chemin est étroit’ entre le redressement judiciaire et la liquidation », a-t-il regretté, s’exprimant au sortir de ce comité.   Interrogé sur France Info, Jean-Marc Janaillac, PDG de Transdev, actionnaire principal de la SNCM, a affirmé que « cinq ou six » repreneurs potentiels sont d’ores et déjà intéressés par l’entreprise.  Ces « compagnies sérieuses, venues de différents pays européens, regardent actuellement le dossier de la SNCM », a-t-il ajouté. De son côté, le secrétaire d’Etat au Transports Alain Vidalies a déclaré, dans un communiqué, que « le gouvernement prend acte de la décision » de la direction de la SNCM, en rappelant que « l’objectif est de sauvegarder le plus grand nombre d’emplois autour des activités qui pourront être reprises.  Le dépôt de bilan avait les faveurs de la direction de l’entreprise et du gouvernement car elle doit permettre à l’entreprise de renaître de ses cendres en étant délestée d’un peu plus de 400 millions d’euros d’aides dont la Commission européenne exige le remboursement.  En outre, cette procédure doit permettre de faciliter la recherche d’un nouvel actionnaire pour reprendre cette société déficitaire.  Ainsi, la direction de la SNCM fait valoir que le dépôt de bilan, suivi de la procédure de redressement judiciaire est la seule solution pour empêcher « la disparition pure et simple » de l’entreprise.  Cette issue ne faisait de toute façon plus grand doute. La société maritime faisait en effet face à une impasse financière après la décision prise vendredi par Transdev et Veolia, ses actionnaires majoritaires.  Tous deux avaient exigé le remboursement anticipé de deux prêts, l’un de 103 millions d’euros, l’autre de 14 millions. La SNCM, qui aurait dû rembourser ces prêts dès ce lundi n’a évidemment pas les finances nécessaires pour répondre à cette demande. Cette situation mettait de facto l’entreprise en cessation de paiement. Les syndicats, eux, ont une toute autre lecture du dossier et redoutent que le dépôt de bilan n’amène l’entreprise à perdre la délégation de service public (DSP) de la desserte de la Corse. Ce contrat, qui court jusqu’en 2023 et que la SNCM partage avec une autre société, la Méridionale, constitue la principale source de revenus de l’entreprise.  De plus, les syndicats craignent que ce dépôt de bilan ne permette à la direction de faire un plan social à moindre frais. Actuellement, la SNCM compte 2.000 postes dont 1.508 CDI. Début octobre, la direction de la compagnie avait défini « un périmètre d’équilibre » qui comprenait entre 800 et 1.000 emplois.

 

Croissance, déficit, chômage : le bilan noir de Hollande

Croissance, déficit, chômage : le bilan noir de Hollande

 

Hollande aura tout raté, il voulait inverser la courbe du chômage, celui-ci ne fait que progresser. Il voulait relancer la croissance alors que la France est engluée dans la quasi stagnation (0.5% au mieux en 2014), il voulait réduire les déficits (les 3%¨sont maintenant repoussés à 2016). Hollande souhaitait bousculer l’Europe en fait c’est Merkel qui commande et impose avec la BCE l’austérité. Le pacte de responsabilité devait tout sauver mais il s’enlise dans les cathédrales administratives et les bavardages de la pseudo concertation. Un bilan très noir pour le cher de l’Etat qui prévoit même une rentrée très agitée. Vals a d’ailleurs prévenu, la situation est catastrophique. C’était il y a à peine une semaine, au dîner des journalistes de la presse présidentielle. François Hollande rompait avec l’optimisme qu’il affichait jusqu’alors sur la croissance - il n’hésitait pas dire quelques jours auparavant que «la reprise» était là -, pour admettre que les choses étaient finalement plus compliquées. Grave, il avait admis qu’un ralentissement économique n’était «pas impossible» et que la croissance pouvait encore «s’affaiblir». La croissance sera au cœur des priorités de la rentrée. Entre-temps, le 14 août, l’Insee aura publié les estimations de l’activité au deuxième trimestre, et donc de la première moitié de l’année. Au sommet de l’État, on craint que les résultats ne soient pas bien élevés, après un premier trimestre marqué par une croissance nulle. De fait, les signes négatifs se sont multipliés ces dernières semaines. «Les prévisions de croissance en zone euro sont inférieures à ce que nous prévoyions en début d’année», a reconnu hier le ministre des Finances, Michel Sapin, lors d’un déplacement en Italie. Pour l’heure, le gouvernement ne tient pas à revoir sa prévision de croissance de 1 % en 2014 et 1,7 % en 2015. Une estimation à laquelle plus personne ne croit : les économistes s’accordent sur 0,7 % et 1,2 % respectivement. Mais nul doute qu’il tirera les conséquences en septembre, dans le cadre de la préparation de la loi de finances (PLF) pour l’an prochain. Face à une situation qui semble lui échapper, l’exécutif affichera un certain volontarisme. Le ministre de l’Économie, Arnaud Montebourg, prévoit même de présenter une loi qui sera consacrée à la croissance. Pierre Moscovici, qui sera le commissaire européen français à Bruxelles à la rentrée, ne cesse également de le répéter: il faut une «réorientation de l’Europe vers la croissance et l’emploi», ce qui passe notamment par la relance de grands programmes d’investissements. En attendant, une croissance moins importante que prévu, c’est un casse-tête budgétaire en vue (un écart de 0,1 point de croissance équivaut à 2 milliards d’euros en moins dans les caisses). Et la préparation du budget 2015 risque d’être plus compliquée que prévu pour le gouvernement  La loi de finances (PLF) pour 2015 va permettre à François Hollande de tenir un discours dans lequel les baisses d’impôts font leur retour. Le premier ministre, Manuel Valls, a déjà indiqué qu’une réduction fiscale supplémentaire pour les ménages modestes viendrait prolonger celle qui avait été décidée pour cette année, afin notamment de faire sortir de l’impôt ou d’empêcher d’y entrer 1,9 million de ménages. Tous les arbitrages ne sont pas encore rendus, mais le coup de pouce pourrait cette fois-ci concerner les revenus inférieurs à deux smic. Ce seraient alors près de 2 milliards d’euros qui seraient restitués aux Français. Mais le PLF et le PLFSS (projet de budget pour la Sécu) commenceront aussi à traduire l’enveloppe de 50 milliards d’euros d’économies dans les dépenses - quelque 21 milliards sont prévus pour 2015, d’après les dernières estimations de Bercy. Une enveloppe qui paraît aujourd’hui insuffisante pour compenser à la fois le manque de croissance, donc de moindres recettes fiscales, et les divers gestes (pas de gel des retraites de moins de 1200 euros, annulation du gel prévu de certaines prestations sociales…) annoncés ces dernières semaines pour calmer la grogne dans la majorité. Paris s’est engagé à ramener son déficit public à 3 % du PIB en 2015. Le gouvernement a donc l’été pour réfléchir à la stratégie qui sera la sienne à la rentrée face à un engagement qu’il risque de ne pas pouvoir tenir - même s’il affirme encore aujourd’hui qu’il n’en est pas question. François Hollande a d’ores et déjà admis que «s’il devait y avoir un ralentissement de l’économie, nous utiliserions à ce moment-là les marges de flexibilité» offertes par le pacte de stabilité européen. Car le chef de l’État ne compte pas modifier totalement ses plans sur l’autel des finances publiques. Au PS, on estime qu’on est «au maximum de l’effort qui peut être demandé» aux Français. «50 milliards d’économies sur trois ans, c’est ce que je pense être le bon dosage (…) pour à la fois réduire le déficit, permettre aux entreprises d’être plus compétitives et faire un certain nombre de baisses d’impôts», rappelait récemment le chef de l’État.  «J’avais dit qu’on allait inverser la courbe du chômage ; c’était toute la passion qu’on avait mise, toute la volonté qui était la nôtre, et puis ce n’est pas venu»: dans son interview du 14 Juillet, François Hollande a fini par admettre son échec sur le front de l’emploi. Difficile de faire autrement tant les chiffres sont mauvais. Mois après mois, le chômage n’a cessé de monter (sauf en octobre 2013 et lors du bug SFR d’août de la même année), si bien que, depuis l’élection présidentielle, la France compte 475.000 chômeurs supplémentaires rien qu’en catégorie A (personnes sans aucune activité). Après la nouvelle hausse de juin, près de 3,4 millions de Français pointaient à Pôle emploi en A. Le recours aux contrats aidés n’a pu compenser la chute de l’emploi dans le secteur privé (100.000 postes détruits rien qu’en 2013). Désormais, le ministère du Travail ne vise plus qu’un retour aux 3 millions de chômeurs en… 2017. Mais si la croissance ne redémarre pas en 2015 et 2016, même un tel objectif sera inatteignable. Le gouvernement le sait, et cherche donc à relancer la confiance des acteurs économiques. Il compte pour cela sur les 40 milliards d’euros de baisse d’impôts et de charges sociales accordées aux entreprises dans le cadre du pacte de responsabilité. Et met la pression sur le patronat: en septembre, un point sera fait sur l’avancée des négociations sur les contreparties dans les branches (à ce jour, seule la chimie a signé).

 

Soldes d’été : mauvais bilan

Soldes d’été : mauvais bilan

Conséquence de la crise et du manque de confiance en l’avenir, l’Institut français de la mode a constaté un recul de 4% en valeur des ventes dès début juillet. Et à l’issue des cinq semaines réglementaires, 56% des commerçants parisiens concluaient à un résultat «peu ou pas satisfaisant», selon la Chambre de commerce (CCIP). Le phénomène était encore plus marqué au niveau national chez les indépendants, avec 66% (+20 points) d’insatisfaits, dont 71% ont enregistré une chute de plus de 10% de leur chiffre d’affaires, a indiqué Bernard Morvan de la Fédération nationale de l’habillement. Le bilan «n’est pas bon du tout, quels que soient les secteurs ou les régions», a-t-il déclaré. Seules les Galeries Lafayette, aidées par la clientèle touristique, ont terminé la période sur des ventes stables (+0,3%).  Si les Français sont aussi nombreux à faire les soldes (entre 75 et 80%), ils dépensent moins. Selon un sondage Radins.com auprès de 2.420 internautes, 80% ont déclaré avoir dépensé moins cette année pour les soldes. Une tendance confirmée, bien que dans une moindre mesure (46%), par un second sondage mené par Promise Consulting auprès de 4.635 personnes. Cette enquête note une baisse de 5,4% des achats (210 euros contre 222 en 2013), avec un repli notable chez ceux qui étaient traditionnellement de «gros acheteurs». Et cette «tendance alarmante se vérifie depuis plusieurs années», souligne Philippe Jourdan, fondateur du cabinet d’études. Quel que soit le canal d’achat, ce qui manque vraiment pour faire redécoller les soldes, c’est d’abord une certaine confiance dans l’avenir, estime M. Jourdan. Ce qui a toujours fait «les volumes et le succès des soldes, ce sont les achats plaisir, impulsifs, les coups de cœur, ces vêtements ou ces produits achetés dont on n’a pas vraiment besoin… mais tellement envie», explique-t-il. Mais un comportement que l’on n’observe qu’en période de croissance.

 

Mondial foot : bilan économique mitigé pour le Brésil

Mondial foot : bilan économique mitigé pour le  Brésil

Trois questions se posent après le Mondial pour le Brésil, le retour économique sera-t-il à la hauteur des énormes dépenses engagées, la  croissance vat-elle en profiter  assez, enfin cela ne s’est il pas fait en accroissant les inégalités sociales ? Visiblement le Brésil aura du mal à rentrer dans ses frais  et du coup les dépenses pour le foot n’iront pas à la réduction d’inégalités sociales déjà dramatiques. L’édition 2014 du Mondial aura été la plus chère de tous les temps. Et la facture sera réglée par les Brésiliens, puisque 90% des dépenses seront essuyées avec de l’argent public. A titre de comparaison, la construction du CERN, l’accélérateur de particules n’a coûté (que) 4,9 milliards d’euros et la Coupe du Monde en Afrique du Sud 3,5 milliards d’euros. Alors qu’ils étaient plus de 79% à soutenir la compétition en 2009, moins de la moitié des Brésiliens y étaient favorables début 2014. Même avec la promesse d’une croissance de 0,4% pour les 5 prochaines années directement liée à l’événement et la création de 600.000 emplois, les Brésiliens ne seront pas les premiers bénéficiaires du Mondial.  La FIFA sort grande gagnante de la compétition. Avec plus de 3,3 milliards d’euros de chiffres d’affaires, principalement grâce à la vente des droits de retransmission des matchs à la télé, la fédération se place en tête des bénéficiaires du Mondial. Les grands chantiers de la Coupe du Monde et le manque d’infrastructures ont également permis à des multinationales telles que Siemens de profiter de l’ « effet Mondial »». D’après une enquête menée par Mastercard, les ventes d’articles sportifs au Brésil auraient également explosé depuis juin (+600%), faisant le bonheur de l’équipementier Adidas, sponsor officiel de l’événement, et des géants brésiliens du e-commerce Netshoes et Dafiti. Ce dernier aurait vendu sur la période 10 fois plus de tee-shirts de la Seleção et 5 fois plus de ballons qu’un mois normal. Le pays, qui accueille près de 300 congrès et salons internationaux par an et à peine 6 millions de touristes étrangers, présente un réel potentiel. Avec une image redorée, le Brésil devrait également voir les investissements étrangers augmenter. Seulement, le jeu en valait-il la chandelle par rapport notamment à la tension sociale mise entre parenthèses pendant la compétition ? Peut-on mettre un prix sur la disparition des enfants des rues en prévention de l’arrivée des touristes ? Des déplacements des populations des favelas pour la construction de stades ? Ou encore de l’abandon de projets sociaux ?

 

Bilan social Hollande –syndicats : des broutilles

Bilan social Hollande –syndicats : des broutilles

 

En fait le bilan social de Hollande est plus que maigre. Evidemment rien de significatif sur l’emploi puisqu’au contraire depuis l’élection de  2012 ; c’est 500 000 chômeurs en plus, loin de l’inversion promise. Ce qui n’est pas surprenant avec une croissance presque inexistante.  Pour le reste, les réformes structurelles ont été très minces, témoin par exemple la mise en lace du compte personnel formation qui ne s’attaque pas à la véritable gabegie de la formation permanente (35 milliards par an et surtout qui ne cible pas assez les chômeurs). Traditionnellement pour le PS la concertation avec les syndicats demeure formelle puis que le parti « socialiste » e est supposé représenter les travailleurs. Un  détail toutefois, il y a longtemps que les couches les p lus défavorisées ne votent plus pur le PS ; Un  PS par ailleurs composés pour l’essentiel  dans sa direction par des bobos , des tecnocrates des petites bourgeois. De leur coté les syndicats ont pas manifesté un grand enthousiasme pour des évolutions significatives (exemple sur le code du travail°).  

 

 Les contrats de travail à temps partiel encadrés. Le 11 janvier 2013, les partenaires sociaux se sont mis d’accord sur un texte de «sécurisation de l’emploi». En contrepartie d’une plus grande souplesse pour les entreprises en cas de difficultés économiques, les syndicats ont obtenu plusieurs mesures favorables aux salariés, dont l’encadrement du temps partiel. Le texte interdit les contrats de moins de 24 heures par semaine, sauf dans quelques cas particuliers – les étudiants de moins de 26 ans, les particuliers employeurs ou lorsque le salarié est d’accord. Des dérogations restent cependant possibles en cas d’accords de branche.  Ce que cette mesure est devenue : initialement applicable dès le 1er janvier 2014, la mise en œuvre de cette mesure a finalement été reportée au 30 juin dernier, le temps que les branches professionnelles signent des accords dérogatoires, comme le permet la loi. Surtout, le premier ministre a annoncé la semaine dernière qu’il souhaitait «compléter la législation sur le temps partiel, afin d’éviter tout risque juridique quand des contrats de moins de 24 heures par semaine sont établis avec l’accord individuel du salarié». De fait, de multiples solutions existeront pour contourner l’interdiction de principe de temps partiels de moins de 24 heures hebdomadaires.  •

 

 Le compte pénibilité. C’est le casus belli le plus grave pour les syndicats. Cette mesure, réclamée depuis des années par la CFDT, a finalement été adoptée dans le cadre de la réforme des retraites. En échange d’un allongement de la durée de cotisation à partir de 2020, les syndicats ont obtenu que les salariés exerçant leur métier dans des conditions de travail pénibles puissent accumuler des points pour partir au maximum deux ans plus tôt à la retraite, se reconvertir ou travailler à temps partiel. Ce que cette mesure est devenue : Manuel Valls a annoncé un report partiel du compte pénibilité de 2015 à 2016. Constatant que la mesure, qui effraie les entreprises par sa complexité, cristallise les tensions, Manuel Valls souhaite «aller plus loin dans la simplification du dispositif». Concrètement, seuls quatre critères de pénibilité sur dix, les plus faciles à cerner, donneront droit à des points dès 2015. «Un mauvais coup porté aux salariés qui sont exposés chaque jour à des situations pénibles», a tranché Laurent Berger, de la CFDT. •

 

 Des droits rechargeables à l’assurance-chômage. C’est une mesure issue de la renégociation récente de la convention d’assurance-chômage. A l’issue de cette négociation, dont l’un des enjeux était de réduire le déficit de l’assurance-chômage, les partenaires sociaux se sont mis d’accord pour réduire légèrement les allocations, durcir le régime spécifique dont bénéficient les intermittents, mais aussi accorder des droits rechargeables aux chômeurs, comme le souhaitaient les syndicats. Il s’agit de permettre aux demandeurs d’emplois de conserver les droits au chômage pour lesquels ils ont cotisé lorsqu’ils retrouvent un emploi. Ils peuvent ainsi les réutiliser plus tard, s’ils se retrouvent à nouveau au chômage. Ce que cette mesure est devenue : alors que les règles issues de la nouvelle convention d’assurance-chômage sont toutes entrées en vigueur le 1er juillet, les droits rechargeables attendront le 1er octobre. Le temps pour Pôle emploi, en charge de l’indemnisation des chômeurs, de s’adapter à ces nouvelles règles et de former ses agents.

 

• Le compte personnel de formation, la représentation des salariés dans les conseils d’administration des grandes entreprises ou encore la surtaxation des contrats courts, également adoptées à l’initiative des syndicats, sont en revanche entrés en vigueur comme prévu, ou le seront bientôt (le compte personnel de formation naîtra le 1er janvier 2015).

 

Valls: après 100 jours, un bilan très maigre

Valls: après 100 jours, un bilan très maigre

 

Valls devait changer la donne politique mais surtout économique. En fait Valls est surtout prisonnier des orientations de Hollande et ses  marges de manouvre sont à peu près inexistantes. Sur le pan économique,  la croissance est toujours absente et le chômage continue d’augmenter. La popularité de Valls encore importante subit cependant une  érosion régulière car les résultats ne sont pas au rendez-vous ; reste limage de l’homme décidé – parfois autoritaire mais qui doit s’inscrire dans un cadre obsolète. L’exemple le plus caractéristique set sans doute la fameuse réforme territoriale  qui ne changera pas grand chose en matière d’économies des structures. (Sans parler de son incohérence économique, sociale voire culturelle).  Certes Manuel Valls a fait passer jusqu’à présent les réformes qu’il souhaite, y compris les baisses de charges des entreprises et les économies budgétaires. Le chef du gouvernement n’a pas hésité à brandir la menace d’une dissolution qui serait fatale à nombre de députés PS frondeurs…  Malgré le CICE et les annonces de baisses de charges, la croissance n’a toujours par repris en France. Après l’Insee, le FMIa même revu à la baisse, le 3 juillet, sa prévision pour la France à 0,7% pour 2014 contre 1% précédemment.  Les propos pro-entreprises de Matignon relayés par l’Elysée n’ont pas encore redonné confiance. Manuel Valls semble pourtant avoir entendu les entreprises: coup sur coup, il a annoncé un report de la nouvelle législation sur le temps partiel, un étalement du compte-pénibilité, évoqué un allégement du Code du travail et plaidé pour une remise à plat des seuils sociaux.  C’est sans doute la principale déception de ces 100 jours: le chômage continue de progresser alors que Valls a fait de l’emploi « la priorité des priorités ». Il y a eu en mai 24.800 demandeurs d’emploi supplémentaires. « Avec un premier trimestre marqué par une croissance et une activité atone, il ne faut pas s’étonner que les chiffres du chômage soient mauvais », a-t-il concédé.  Plus généralement sur le front social, Valls n’a pas réussi à convaincre les syndicats de la volonté d’accroître la compétitivité. A preuve la grogne de ceux-ci à la veille de la conférence sociale des 7 et 8 juillet. La CGT et FO lui reprochent ouvertement une trop grande proximité avec le patronat.  Même si Arnaud Montebourg a été à la manœuvre et l’a bien fait savoir, le bouclage du dossier Alstom, le 21 mai, constitue l’un des temps forts de ce début de gouvernement. Le 15 mai, Manuel Valls a signé également le décret instaurant un mécanisme de protection pour les secteurs industriels stratégiques. L’opinion a visiblement apprécié selon les sondages.  En revanche, le gouvernement Valls n’est pas parvenu obtenir la consolidation du secteur des télécoms.  Le geste fiscal en direction de 3,7 millions de ménages modestes dès septembre constitue incontestablement la principale réforme des débuts de Manuel Valls. Par ce geste, l’exécutif a voulu montrer qu’il se préoccupait de l’électorat de gauche qui a boudé le PS lors des municipales.  Mais le Premier ministre est désormais attendu au tournant puisqu’il a promis des baisses d’impôts pour les classes moyennes dès 2015. Il a même annoncé des initiatives « d’ici quelques semaines ». Mais il n’a pas voulu dévoiler l’ampleur des marges de manœuvre financières qui y seront affectées dans le prochain budget.  La fusion des régions et la mort programmée des départements constituaient l’un des temps forts de la déclaration de politique générale du Premier ministre, en avril. Mais depuis, l’Elysée a voulu reprendre la main en présentant seul la carte des nouvelles régions.

 

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