Archive pour le Tag 'Bilan'

Sondage sécurité Macron: Bilan négatif pour 75 % des Français

Sondage sécurité Macron: Bilan négatif pour 75 % des Français

 

D’après l’IFOP : les trois quarts des Français jugent négativement le bilan sécuritaire du chef de l’État. Un chiffre en nette hausse par rapport au début de son premier quinquennat. « En 2018, 41 % des Français jugent positif le bilan sécurité d’Emmanuel Macron. En 2022, ils sont 31 % avant la campagne présidentielle. Ce mois d’août, on descend à 25 %. C’est un score plancher ! », relève Frédéric Dabi directeur général du département Opinion de l’Ifop.

Il remarque également que « dans toutes les catégories de population, le jugement positif du bilan de Macron est devenu minoritaire ». Y compris dans son socle électoral, où plus d’un tiers de ceux qui ont voté pour Macron à la présidentielle de 2022 estiment que le compte n’y est pas.

Dans le détail, les Français ne créditent au Président réélu un bilan positif qu’en matière de terrorisme. Sur la lutte contre les rodéos urbains (21 %), la délinquance et la criminalité (25 %), le maintien de l’ordre au quotidien (30 %), seule une (très) petite minorité des Français donne quitus au chef de l’État. Et Dabi de conclure : « La sécurité reste un sujet talon d’Achille pour le président et le gouvernement ».

 

Energies- Gaz et bilan carbone

Energies- Gaz et  bilan carbone

 

 

Comme l’Europe, la France consomme beaucoup de gaz… mais en produit peu. Or, les importations massives ont un coût environnemental important. Pourtant, il existe des gisements en France. Par Jacques Pironon, Université de Lorraine et Philippe de Donato, Université de Lorraine.

Tribune 

L’invasion russe en Ukraine et les tensions internationales qui en découlent nous rappellent qu’un quart de l’énergie mondiale est assurée par la combustion du gaz naturel. Une part qui reste à peu près constante dans les projections mondiales à l’échéance 2040, même pour des scénarios de transition énergétique optimistes.

Le gaz est d’ailleurs considéré comme une énergie de transition indispensable pour pallier l’intermittence du renouvelable, même si le contexte international actuel met en évidence les besoins de diversification d’approvisionnement en gaz naturel et la réduction de la consommation (-30 % en 2030). En effet, le gaz est une énergie fossile dont l’Europe veut se débarrasser pour atteindre la fin des émissions nettes de gaz à effet de serre d’ici à 2050 dans le cadre du « pacte vert pour l’Europe ».

Cet objectif de réduction se trouve néanmoins confronté à la réalité du marché. D’une part, par sa forte consommation : en 2019, l’Europe a consommé 123 Gigajoules d’énergie par habitant, alors que la moyenne mondiale est de 75 Gigajoules par habitant. D’autre part, l’Europe est un acteur mineur en termes de production d’énergie fossile (1,7 % des réserves mondiales).

La situation de l’UE s’applique également à la France. La production de gaz en France (gaz de mine et biogaz) était de 2,4 TWh PCS (milliards de kWh en pouvoir calorifique supérieur) en 2020, ce qui ne représente qu’environ 1 % de sa consommation. La majeure partie du gaz consommé par la France est donc importé, et provient de Norvège (36 %), de Russie (17 %), d’Algérie (8 %), du reste de l’UE (8 %), du Nigeria (7 %), du Qatar (2 %) mais également de sources dont l’état français ne précise pas la provenance (22 %).

Une situation qui ne va pas s’arranger. La France a en effet adopté en 2017 une loi mettant fin à la recherche et à la production de pétrole et de gaz d’ici 2040… sans pour autant interdire sa consommation.

La France se retrouve dès lors en pleine contradiction. Elle s’interdit depuis 2017 de produire des gaz de schistes, mais est devenue la première destination mondiale du gaz naturel liquéfié (ou GNL) américain.

Cette contradiction se retrouve aussi dans les mouvements associatifs, qui s’opposent fortement aux projets de production de gaz sur le territoire, mais sont très discrets sur nos importations. Ainsi, en Lorraine, un projet d’exploitation de gaz de charbon suscite la controverse, alors que le pipeline acheminant le gaz russe n’alimente pas d’oppositions. Ce comportement s’inscrit dans le réflexe NIMBY (« not in my backyard », ou « pas dans mon arrière-cour »), prédominant en Europe à l’échelle locale comme nationale.

Or, ces importations ont un coût environnemental et un bilan carbone loin d’être négligeables.

En effet, entre les phases exploratoires et de mises en production et l’utilisation finale, un certain nombre d’opérations viennent alimenter le budget carbone de la filière gazière. Ainsi, avant sa livraison au consommateur, le gaz subit des traitements pour le purifier, le pressuriser et le transporter (déshydratation, élimination des gaz pénalisants, traitement des résidus, pompage, compression, transport, liquéfaction…). Dans certains cas, viennent s’ajouter des fuites de gaz liées à des défaillances techniques et des manques de surveillance des installations.

Le calcul montre que pour une consommation française, un gaz hollandais conventionnel présente un bilan carbone 13 fois moins élevé qu’un gaz liquéfié provenant du Qatar, et 15 fois moins élevé qu’un gaz russe acheminé sur une très longue distance. Comme pour le secteur alimentaire, le choix du locavorisme s’impose donc.

Face à ce constat et à la crise ukrainienne qui rebat les cartes, face aussi au pragmatisme que nous impose la dépendance européenne aux énergies fossiles, les opportunités de production nationale de gaz doivent être considérées en imposant des technologies de surveillance et de traitement du CO2 émis. Trop vite oubliés, ce sont les objectifs que s’était fixée l’Europe à l’horizon 2020, à savoir un marché énergétique transfrontalier, une plus grande indépendance des régulateurs nationaux et une compétitivité accrue en faveur d’un marché de l’énergie intracommunautaire !

Le gaz de charbon lorrain : une solution locale ?

C’est dans cette optique que l’Université de Lorraine, le CNRS et La Française de l’Énergie se sont associés au sein du projet REGALOR. Ce projet vise à quantifier la ressource en gaz de charbon du bassin carbonifère lorrain, et à développer des technologies de surveillance, de récupération et de valorisation du méthane, tout en réduisant l’impact carbone en piégeant le CO2 émis. Cela doublé d’une absence de recours à la fracturation hydraulique, et à la production d’un méthane quasiment pur (97 %).

Les enjeux de REGALOR prennent tout leur sens dans le cadre de l’indépendance énergétique française. La ressource gazière en Lorraine est ainsi estimée comme étant équivalente à 370 milliards de m³, ce qui correspond à 8 ans de consommation nationale. Couplé à une réduction des émissions de CO2, ce gaz lorrain aurait de plus un bilan carbone bien inférieur à celui d’un gaz importé.

Oui, les pays européens, dont la France, ont des ressources pour contribuer à une indépendance énergétique à faible impact carbone. Cependant, la réorientation actuelle du marché gazier continue de maintenir notre dépendance extraeuropéenne, avec un bilan carbone encore plus défavorable.

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Par Jacques Pironon, Directeur de recherche au CNRS, Université de Lorraine et Philippe de Donato, Directeur de recherche au CNRS, Université de Lorraine.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Élisabeth Borne : un bilan insignifiant

Élisabeth Borne : un bilan insignifiant

.Franceinfo dresse péniblement  le bilan de son action aux ministères Transports et de la Transition écologique . Un bilan très mince pour ne pas dire insignifiant

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Avant d’être nommée Première ministre, lundi 16 mai, Elisabeth Borne a fait partie du défilé de ministres de la Transition écologique lors du dernier quinquennat d’Emmanuel Macron. Entre Nicolas Hulot, François de Rugy et Barbara Pompili, elle a occupé les postes de ministre chargée des Transports, de mai 2017 à juillet 2019, puis elle a remplacé François de Rugy à la tête du ministère de la Transition écologique et solidaire de juillet 2019 à juillet 2020, pour ensuite être relayée par Barbara Pompili.

Emmanuel Macron l’a affirmé pendant la campagne présidentielle : elle sera désormais en charge de la planification écologique. Mais qu’a-t-elle accompli entre 2017 et 2020 ? « Grande connaisseuse des dossiers et ouverte au dialogue avec les parties prenantes, elle a pourtant obtenu peu d’avancées mémorables dans le domaine de la lutte contre le changement climatique », répond pour sa part le Réseau action climat dans un communiqué. Franceinfo fait le bilan.

Lors de ses deux mandats aux Transports et à la Transition écologique, les aides publiques en faveur des mobilités bas carbone et les dépenses globalement « favorables au climat » ont augmenté, suivant une tendance générale lors de la décennie, note un rapport de l’I4CE, l’Institut de l’économie pour le climat. L’organisme liste une série de dépenses telles que  »l’augmentation rapide des aides à l’acquisition des véhicules propres depuis 2018″ ou le soutien du ferroviaire au travers du « rachat de 20 milliards d’euros de la dette de SNCF Réseau en 2020« 

Toutefois, ces investissements n’ont pas permis de faire baisser suffisamment les émissions de gaz à effet de serre, responsables du dérèglement climatique, en 2017, 2018 et 2019. Sur les trois années pendant lesquelles Elisabeth Borne a joué un rôle dans la politique écologique du pays, les émissions de CO2 de la France n’ont pas atteint les objectifs de baisse fixés par la première Stratégie nationale bas carbone, la feuille de route française pour respecter l’accord de Paris.

Déjà sermonné en 2017, le gouvernement a de nouveau été contraint de prendre des mesures pour réduire la pollution de l’air, sous astreinte de 10 millions d’euros par semestre de retard. Peu après la fin du mandat d’Elisabeth Borne au ministère de la Transition écologique en juillet 2020, le Conseil d’Etat a constaté « que le gouvernement [n'avait] toujours pas pris les mesures demandées pour réduire la pollution de l’air dans huit zones en France »avait dénoncé la haute juridiction.

Durant ses mois en charge de ces enjeux, la ministre a mis un point final à des projets controversés. Le 7 novembre 2019, elle a annoncé l’abandon d’EuropaCity, vaste complexe de loisirs, d’hôtels et de commerces qui devait ouvrir à Gonesse (Val-d’Oise) et devenu le symbole de l’urbanisation des surfaces agricoles. Quelques jours avant de passer la main à Barbara Pompili, Elisabeth Borne a également acté l’arrêt définitif de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin). « Avec l’arrêt des deux réacteurs de Fessenheim, nous engageons à 50% la réduction de la part du nucléaire d’ici 2035 tout en développant massivement les énergies renouvelables. Pourquoi ? Parce qu’un système électrique plus diversifié est un système plus résilient »avait-elle alors défendu devant l’Assemblée nationale.

Pendant ses mandats, Elisabeth Borne a également mené à bien trois projets de loi initiés avant son arrivée. Il s’agit tout d’abord de la loi Energie-climat, adoptée le 8 novembre 2019. Le texte a fixé l’objectif d’une baisse de 40% de la consommation d’énergies fossiles d’ici à 2030 en France – contre 30% précédemment –, la fermeture des dernières centrales à charbon en 2022, mais aussi le report de 2025 à 2035 de la réduction à 50% de la part du nucléaire dans la production électrique. Toutefois, « elle n’a pas pu imprimer sa marque sur un texte dont les principaux objectifs avaient déjà été annoncés par Nicolas Hulot dès 2017″, notait Le Monde.

Quelques semaines plus tard, elle a également porté la loi d’Orientation des mobilités jusqu’à sa publication au Journal officiel, le 26 décembre 2019.  »En France, cela faisait plus de trente ans qu’on n’avait pas eu de loi sur les enjeux transports et mobilité », a salué auprès de franceinfo David Zambon, directeur chargé des infrastructures au sein du Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema). Clément Sénéchal, porte-parole de Greenpeace, modère de son côté la portée de la loi, auprès de franceinfo : « Elle ne comportait pas de mesures structurantes pour ramener ce secteur dans les clous des accords de Paris. Preuve en est, il déroge toujours aux objectifs. »

Enfin, elle était en poste lors de la promulgation, le 10 février 2020, de la loi relative à la Lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire. Mais cette « loi plutôt ambitieuse, qui encourage la réparation des produits, interdit la destruction des invendus non alimentaires, lutte contre les dépôts sauvages dans la nature ou renforce l’application du principe pollueur-payeur » a davantage été « préparée et portée par sa secrétaire d’Etat Brune Poirson », analyse Libération.

Un plan en faveur de la pratique du vélo !

Fin avril 2020, peu avant la sortie du premier confinement, Elisabeth Borne a annoncé un plan de 20 millions d’euros pour faciliter la pratique du vélo. « Pour encourager ce mouvement [vers le vélo], nous renforçons la sécurité des cyclistes en soutenant le développement des pistes cyclables temporaires et nous incitons le plus grand nombre à utiliser le vélo en prenant en charge des réparations, l’installation de places de stationnement ou encore des formations »a-t-elle alors défendu.

La vérité c’est que la plupart des mesures un peu importantes sont passées largement au-dessus de la tête d’Élisabeth Borne qui a toujours su naviguer pour pratiquer en même temps la langue de bois et l immobilisme.

 

Gaz et bilan carbone

Gaz et  bilan carbone

 

Tribune

Comme l’Europe, la France consomme beaucoup de gaz… mais en produit peu. Or, les importations massives ont un coût environnemental important. Pourtant, il existe des gisements en France. Par Jacques Pironon, Université de Lorraine et Philippe de Donato, Université de Lorraine.

 

L’invasion russe en Ukraine et les tensions internationales qui en découlent nous rappellent qu’un quart de l’énergie mondiale est assurée par la combustion du gaz naturel. Une part qui reste à peu près constante dans les projections mondiales à l’échéance 2040, même pour des scénarios de transition énergétique optimistes.

Le gaz est d’ailleurs considéré comme une énergie de transition indispensable pour pallier l’intermittence du renouvelable, même si le contexte international actuel met en évidence les besoins de diversification d’approvisionnement en gaz naturel et la réduction de la consommation (-30 % en 2030). En effet, le gaz est une énergie fossile dont l’Europe veut se débarrasser pour atteindre la fin des émissions nettes de gaz à effet de serre d’ici à 2050 dans le cadre du « pacte vert pour l’Europe ».

Cet objectif de réduction se trouve néanmoins confronté à la réalité du marché. D’une part, par sa forte consommation : en 2019, l’Europe a consommé 123 Gigajoules d’énergie par habitant, alors que la moyenne mondiale est de 75 Gigajoules par habitant. D’autre part, l’Europe est un acteur mineur en termes de production d’énergie fossile (1,7 % des réserves mondiales).

La situation de l’UE s’applique également à la France. La production de gaz en France (gaz de mine et biogaz) était de 2,4 TWh PCS (milliards de kWh en pouvoir calorifique supérieur) en 2020, ce qui ne représente qu’environ 1 % de sa consommation. La majeure partie du gaz consommé par la France est donc importé, et provient de Norvège (36 %), de Russie (17 %), d’Algérie (8 %), du reste de l’UE (8 %), du Nigeria (7 %), du Qatar (2 %) mais également de sources dont l’état français ne précise pas la provenance (22 %).

Une situation qui ne va pas s’arranger. La France a en effet adopté en 2017 une loi mettant fin à la recherche et à la production de pétrole et de gaz d’ici 2040… sans pour autant interdire sa consommation.

La France se retrouve dès lors en pleine contradiction. Elle s’interdit depuis 2017 de produire des gaz de schistes, mais est devenue la première destination mondiale du gaz naturel liquéfié (ou GNL) américain.

Cette contradiction se retrouve aussi dans les mouvements associatifs, qui s’opposent fortement aux projets de production de gaz sur le territoire, mais sont très discrets sur nos importations. Ainsi, en Lorraine, un projet d’exploitation de gaz de charbon suscite la controverse, alors que le pipeline acheminant le gaz russe n’alimente pas d’oppositions. Ce comportement s’inscrit dans le réflexe NIMBY (« not in my backyard », ou « pas dans mon arrière-cour »), prédominant en Europe à l’échelle locale comme nationale.

Or, ces importations ont un coût environnemental et un bilan carbone loin d’être négligeables.

En effet, entre les phases exploratoires et de mises en production et l’utilisation finale, un certain nombre d’opérations viennent alimenter le budget carbone de la filière gazière. Ainsi, avant sa livraison au consommateur, le gaz subit des traitements pour le purifier, le pressuriser et le transporter (déshydratation, élimination des gaz pénalisants, traitement des résidus, pompage, compression, transport, liquéfaction…). Dans certains cas, viennent s’ajouter des fuites de gaz liées à des défaillances techniques et des manques de surveillance des installations.

Le calcul montre que pour une consommation française, un gaz hollandais conventionnel présente un bilan carbone 13 fois moins élevé qu’un gaz liquéfié provenant du Qatar, et 15 fois moins élevé qu’un gaz russe acheminé sur une très longue distance. Comme pour le secteur alimentaire, le choix du locavorisme s’impose donc.

Face à ce constat et à la crise ukrainienne qui rebat les cartes, face aussi au pragmatisme que nous impose la dépendance européenne aux énergies fossiles, les opportunités de production nationale de gaz doivent être considérées en imposant des technologies de surveillance et de traitement du CO2 émis. Trop vite oubliés, ce sont les objectifs que s’était fixée l’Europe à l’horizon 2020, à savoir un marché énergétique transfrontalier, une plus grande indépendance des régulateurs nationaux et une compétitivité accrue en faveur d’un marché de l’énergie intracommunautaire !

Le gaz de charbon lorrain : une solution locale ?

C’est dans cette optique que l’Université de Lorraine, le CNRS et La Française de l’Énergie se sont associés au sein du projet REGALOR. Ce projet vise à quantifier la ressource en gaz de charbon du bassin carbonifère lorrain, et à développer des technologies de surveillance, de récupération et de valorisation du méthane, tout en réduisant l’impact carbone en piégeant le CO2 émis. Cela doublé d’une absence de recours à la fracturation hydraulique, et à la production d’un méthane quasiment pur (97 %).

Les enjeux de REGALOR prennent tout leur sens dans le cadre de l’indépendance énergétique française. La ressource gazière en Lorraine est ainsi estimée comme étant équivalente à 370 milliards de m³, ce qui correspond à 8 ans de consommation nationale. Couplé à une réduction des émissions de CO2, ce gaz lorrain aurait de plus un bilan carbone bien inférieur à celui d’un gaz importé.

Oui, les pays européens, dont la France, ont des ressources pour contribuer à une indépendance énergétique à faible impact carbone. Cependant, la réorientation actuelle du marché gazier continue de maintenir notre dépendance extraeuropéenne, avec un bilan carbone encore plus défavorable.

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Par Jacques Pironon, Directeur de recherche au CNRS, Université de Lorraine et Philippe de Donato, Directeur de recherche au CNRS, Université de Lorraine.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Poutine: Un bilan catastrophique pour la Russie

 Poutine: Un bilan catastrophique pour la Russie

Pour rendre à la Russie son statut de grande puissance militaire, le chef du Kremlin a sacrifié tout le reste. Il règne aujourd’hui sur une économie bloquée et un pays en guerre dont il a étouffé l’innovation et la créativité, observe dans sa chronique Sylvie Kauffmann, éditorialiste au « Monde ».

 

Chronique.

Fut un temps où la Russie, par l’intermédiaire de l’URSS, régnait sur une partie du monde : le temps de la guerre froide, lorsque deux superpuissances, l’américaine et la soviétique, s’affrontaient pour rivaliser d’influence. Lorsque l’URSS s’est effondrée, en 1991, la Russie s’est présentée comme l’héritière logique des attributs de sa puissance. Elle a gardé la capitale, Moscou, « ville des héros », et l’hymne triomphal. Elle a récupéré les têtes nucléaires déployées en Ukraine, en Biélorussie et au Kazakhstan, désormais indépendants. Elle s’est installée dans le siège permanent au Conseil de sécurité des Nations unies.

Vladimir Poutine dirige cette nouvelle Russie en autocrate depuis vingt-deux ans. Qu’a-t-il fait de cette puissance ? Le bilan de cet homme qui, de son propre aveu, n’aspire qu’à rétablir la « grandeur » de l’Union soviétique, est désastreux. Il n’est pas un domaine dans lequel il n’ait pas présidé au déclin de son pays. Hormis celui de l’armement, grâce auquel il peut se payer le luxe d’envahir aujourd’hui l’Ukraine voisine pour l’asservir, faute d’avoir réussi à la séduire.

La Russie, ironisait à la mi-février un dirigeant européen en marge de la conférence sur la sécurité de Munich alors que montait la tension sur la frontière ukrainienne, « c’est une station d’essence avec des missiles nucléaires ». Hydrocarbures et puissance militaire : ce sont les deux piliers sur lesquels Vladimir Poutine a pu s’appuyer après avoir succédé à Boris Eltsine au terme d’une décennie de chaos économique. Du hard power brut. Il a, au début de son règne, rétabli l’ordre et remis l’économie russe sur les rails – tout en refermant progressivement les espaces de liberté ouverts par Gorbatchev et Eltsine.

Mais le vent a rapidement tourné. L’impact de la crise financière mondiale de 2008 a coïncidé avec celui du premier épisode de conquête poutinienne, celle de la Géorgie. L’intervention dans cette république ex-soviétique du Caucase a révélé à Poutine le mauvais état de son aviation et de l’équipement militaire hérités de l’URSS. Il a alors engagé une bonne partie de ses vastes ressources à la modernisation de ses forces armées. La dynamique était lancée : désormais, la reconstitution de la puissance militaire primerait sur le reste.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés « Le scénario ukrainien avait été écrit en Géorgie en 2008. Il suffisait de vouloir lire »

Le reste, en effet, a gravement souffert de cette folie des grandeurs et de la logique politique qui l’a guidée. La liberté, l’économie, la société, le niveau de vie, l’innovation, la culture… tout a été sacrifié. Le bilan de Vladimir Poutine à la tête de la Russie n’est qu’une longue descente aux enfers d’un pays qui se retrouve aujourd’hui plongé malgré lui dans une guerre contre un peuple revendiqué comme le sien.

 

Environnement : un bilan très décevant de Macron

Environnement : un bilan très décevant de Macron

 

 

Entre les différents ministres qui se sont succédé au poste, la communication sur le sujet, les avancées et les renoncements, franceinfo remonte le fil. ( extrait)

L’écologie n’est pas dans l’ADN d’Emmanuel Macron. « C’est un ancien inspecteur des finances qui croit en l’Etat, un Etat productiviste », rappelle Bruno Cautrès, chercheur au CNRS. « Il a un côté Saint-Simonien. Il croit dans l’industrie, le progrès et la technique. » Pourtant, Emmanuel Macron va vite se rendre compte de l’importance de la question écologique et de son intérêt politique. « On voit bien dans son parcours et dans sa campagne que ce sujet n’est pas au premier plan, mais une fois à l’Elysée, il se rend compte que c’est un enjeu important, relève le politologue Daniel Boy. Surtout qu’une partie des écolos a voté pour lui, il faut donc dorloter cet électorat-là. »

« L’écologie est le combat du siècle »martèle-t-on à l’Elysée. Emmanuel Macron veut afficher son leadership sur le sujet et s’oppose, par exemple, à Donald Trump en 2017, après l’annonce du retrait américain de l’accord de Paris, en lançant « Make Our Planet Great Again » (« Rendre sa grandeur à notre planète ») pour attirer les chercheurs étrangers en France.

« Du simple affichage », accuse-t-on chez EELV. « Il n’a fait que la com’ : le ‘Make Our Planet Great Again’, le One Planet Summit ou le conseil de défense écologique créé à quelques jours des élections européennes pour envoyer des clins d’œil à l’électorat écolo… », fustige le patron des Verts, Julien Bayou. « Il utilise l’écologie pour alimenter sa stratégie politique. Il aurait pu être un Kennedy du climat et il ne l’a pas été du tout », renchérit le député écologiste Matthieu Orphelin, ex-LREM.

 

« C’était un coup politique assez habile », estime Daniel Boy. En mai 2017, Nicolas Hulot entre au gouvernement comme ministre de la Transition écologique et solidaire. Une grosse prise pour Emmanuel Macron, qui donne un visage médiatique et populaire à la lutte contre le dérèglement climatique. L’écologiste, ancien animateur de l’émission « Ushuaia », avait pourtant refusé toutes les offres que lui avaient faites les anciens présidents. Sa nomination suscite beaucoup d’espoirs, qui seront vite déçus.

« Malheureusement, sur l’écologie, cette valse des ministres, c’est assez habituel, on a souvent une instabilité chronique », remarque Matthieu Orphelin.

Les avancées enregistrées lors du quinquennat sont totalement éclipsées par les reculades et les loupés, accuse Greenpeace, qui dénonce un  »bilan catastrophe »« Un pas en avant, deux pas en arrière », juge de son côté Réseau action climat (document en PDF). Du côté des promesses non tenues, on peut citer le doublement de la capacité des énergies éolienne et solaire, la définition d’un calendrier prévoyant l’élimination progressive des pesticides ou l’interdiction des perturbateurs endocriniens.

La volte-face sur l’interdiction du glyphosate est également considérée comme un renoncement majeur du quinquennat. Fin 2017, Emmanuel Macron avait assuré que la France interdirait le glyphosate au plus tard fin 2020.

Le quinquennat d’Emmanuel Macron est également marqué par des condamnations de l’Etat français dans des dossiers environnementaux. Dans l’ »Affaire du siècle », la France a été condamnée en 2021 pour son inaction climatique. En octobre de cette même année, l’Etat a été condamné à prendre  »toutes les mesures utiles », d’ici le 31 décembre 2022, pour réparer le préjudice causé par le non-respect de ses engagements pour le climat.

Les condamnations judiciaires pointent toutes dans une même direction : le non-respect de l’accord de Paris, signé lors de la COP21, en 2015. Avec ce texte, l’Hexagone s’est doté d’une feuille de route pour le climat : la Stratégie nationale bas carbone (SNBC). L’objectif principal est de réduire les émissions de gaz à effet de serre afin de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C par rapport à l’ère pré-industrielle, et de parvenir à la neutralité carbone en 2050. Mais la France est loin du compte. Emmanuel Macron l’a concédé lui-même, lors d’une déclaration à l’occasion des cinq ans du texte.

« Il faut regarder les choses en face : pour ce qui est des émissions de CO2, nous ne sommes pas aujourd’hui au rendez-vous. »

Après la COP26, qui s’est tenue à l’automne 2021, le HCC s’est penché sur les décisions prises lors du sommet et leurs implications pour la France. L’organisme indépendant a dressé un bilan sévère des engagements climatiques.

« La somme des nouvelles ambitions ne permet pas de limiter le réchauffement [selon les objectifs de l'accord de Paris]. »

Pour compenser ce retard, le HCC estime que la France devra « pratiquement doubler » la réduction de ses émissions de gaz à effet de serre. Pour rectifier le tir, Emmanuel Macron, qui défend à la fois l’atome et les énergies renouvelables, a récemment annoncé plusieurs mesures : l’implantation de 50 parcs éoliens en mer d’ici 2050, la construction de six nouveaux EPR de nouvelle génération (EPR 2) et l’étude de la mise en chantier de huit autres, ainsi que la prolongation au-delà de 50 ans de « tous les réacteurs qui peuvent l’être ».

Au total, seules 10 des 149 propositions de la CCC, Une convention au demeurant assez confuse ,ont été reprises telles quelles dans le projet de loi « Climat et résilience ». Face à ce constat, les participants présents au moment de tirer le bilan de cette CCC ont attribué des notes catastrophiques au travail du gouvernement sur la prise en compte de leurs propositionsLe Parlement a finalement adopté le texte le 20 juillet 2021. Si le gouvernement a vanté un « tournant écologique », les ONG et la gauche l’ont critiqué pour son « manque d’ambition ».

Macron : un bilan économique médiocre

Macron : un bilan économique médiocre 

L’économiste Bruno Alomar constate, dans une tribune au « Monde », que la présidence d’Emmanuel Macron avait bien commencé avant que les crises des « gilets jaunes », de la réforme des retraites et celle due au Covid-19 ne surviennent.

Tribune.

 

A quelle aune juger de la performance économique du quinquennat qui s’achève ? La question est d’importance, car, si certains candidats ont décidé de mettre les sujets économiques au second plan, le président de la République et ses soutiens estiment que l’économie a toujours été son point fort. Si le sujet est complexe, quatre grandeurs macroéconomiques sont suffisamment partagées pour permettre de porter un jugement : le commerce extérieur, le chômage, les prélèvements obligatoires et les finances publiques.

Naturellement, avant toute évaluation, certaines précautions s’imposent. La première, la plus évidente, est que la France de 2017 se trouvait en un certain état, et que, une fois dissipées les illusions d’une campagne électorale, l’économie connaît une inertie qu’il faut admettre. La seconde, c’est la crise liée au Covid-19, dont il faut rappeler qu’elle aura été pour la France en 2020 deux fois plus grave (8,8 % de récession en année glissante) que la crise financière de 2008 (3,9 % de récession en 2009), et qu’elle a très gravement perturbé tous les indicateurs économiques, rendant encore plus difficile un bilan « toutes choses étant égales par ailleurs ».

 

De telles précautions appellent elles-mêmes des nuances. Car, hélas, les crises reviennent de plus en plus souvent. Plus encore, si les crises sont exogènes, tous les pays ne réagissent pas avec le même sérieux. Enfin, si l’on considère les deux dernières grandes crises (2008 et 2020), les quinquennats de Nicolas Sarkozy et d’Emmanuel Macron avaient bien commencé avant qu’elles ne surviennent. Il ne faut donc pas craindre de regarder les faits et les chiffres tels qu’ils sont. Et ils sont têtus. 

En matière de compétitivité, le constat est sévère. En 2017, le solde de la balance commerciale était déficitaire à hauteur de 58,5 milliards d’euros, selon l’Insee. Les données les plus récentes de l’administration des douanes font état d’un déficit de 77,6 milliards entre décembre 2020 et novembre 2021, venant confirmer les prévisions de la plupart des observateurs : le déficit de notre commerce extérieur excédera en 2021 les 85 milliards, soit le plus dégradé que la France a eu depuis plusieurs décennies, et le plus élevé, de très loin, de toute la zone euro.

Si la compétitivité d’un pays se juge largement à l’aune de son commerce extérieur, la situation déjà peu brillante de la France ne s’est pas améliorée. L’excédent allemand en 2021 sera de l’ordre de 200 milliards, selon Destatis, l’homologue allemand de l’Insee.

Bilan Monde 2021: année de ruptures

Bilan Monde 2021:  année de ruptures

 

 Le Bilan du monde consacre une grande partie de son édition 2022 à la pandémie et aux effets de la vaccination. Cette publication annuelle, préparée par les journalistes du Monde, propose un panorama géopolitique, économique et écologique de l’année écoulée et dresse l’état des lieux des 198 pays du globe. Outre cet atlas, l’édition comprend également trois cahiers – « International », « France » et « Planète » –, un portfolio, des infographies et des tribunes marquantes publiées dans les pages « Idées » du journal mais aussi des points de vue inédits ; soit différents décryptages pour faire le tour de l’année 2021, riche en rebondissements.

A l’échelle de la planète, l’impact de cette crise sans précédent sur l’humanité a accéléré le changement de nos sociétés, elles-mêmes en proie à plusieurs ruptures dans la marche du monde. Rupture sanitaire : le coronavirus et ses variants résistent et le retour à la vie « normale » n’est pas pour demain. Rupture géopolitique : le retrait des Etats-Unis d’Afghanistan marque la fin du siècle américain et le basculement vers l’Indo-Pacifique du nouveau centre de gravité de l’ordre mondial. Rupture politique : l’abstention record aux scrutins électoraux, notamment en France, creuse le déficit de confiance entre gouvernants et gouvernés. Rupture écologique, enfin : l’année 2021 a battu des records de chaleur.

Même si l’épidémie n’a pas encore attaqué les fondements des relations internationales, de nouveaux rapports de force et une nouvelle grammaire ont surgi, ouvrant la voie à un climat d’incertitude générale à travers huit défis (sanitaire, géopolitique, politique, économique, social, technologique, anthropologique, écologique) à relever pour les Etats et leurs populations. Ces défis, parce qu’ils s’interconnectent et agissent simultanément, compliquent davantage leur lisibilité.

« Le Bilan du monde », édition 2022, 220 pages, 14 euros.

Sondage sécurité : un mauvais bilan de Macron pour 62 % des Français

Sondage sécurité : un mauvais bilan de Macron pour 62 % des Français

 

La sécurité est de loin le champ d’action qui mécontente le plus l’opinion publique. Macron est très sévèrement jugé sur cette question. D’après le baromètre Fiducial-Odoxa pour Le Figaro  62 % des Français considèrent comme «mauvais» le bilan de son quinquennat.

Déçus, ils jugent que son action n’a pas été à la hauteur en particulier en matière de lutte contre la délinquance (74 %) contre laquelle, pourtant, avait été déployée la «police de sécurité du quotidien» au début de la mandature. Considérée comme un «marqueur» pour lutter contre les délits et les incivilités pourrissant la vie des administrés, cette réforme est ressentie comme un échec total.

En cause sans doute le manque de moyens notamment de policiers sur le terrain mais aussi le laxisme de la justice.

Des bilans neutralité carbone très théoriques

Des bilans neutralité carbone  très théoriques

En autorisant finalement les firmes à se prévaloir, pour leurs produits, d’un « zéro carbone » pourtant considéré comme une « allégation sans aucun fondement scientifique », le Sénat induit l’idée que cet objectif est atteignable « sans repenser notre structure socio-économique », s’indigne l’avocat Paul Dalmasso dans une tribune pour « Le Monde ».

 

Bref à défaut de méthodologie reconnue et indiscutable, tout peut être mis en cause dans les fameux bilans de neutralité carbone : la mesure, la réduction et la pseudo compensation

 

Tribune. 
Le Groupe d’experts international sur l’évolution du climat (GIEC) définit la neutralité carbone comme l’équilibre, à l’échelle mondiale, entre les émissions et les absorptions de CO2 anthropiques sur une période donnée.En cohérence avec la définition du GIEC, l’Agence de la transition écologique (Ademe) rappelle que le concept de neutralité carbone n’a « réellement de sens qu’à l’échelle de la planète » et « ne peut pas s’appliquer à une autre échelle – territoire infranational, organisation [entreprises, associations, collectivités, etc.], produit ou service, etcIndividuellement ou à leur échelle, les acteurs économiques, collectivités et citoyens qui s’engagent pour la neutralité carbone ne sont, ni ne peuvent devenir, ou se revendiquer, neutres en carbone, l’atteinte d’une neutralité carbone arithmétique n’ayant pas de sens à leur échelle. » 

En dépit de la définition qu’en donne le GIEC, et ignorant la position de l’Ademe, certaines entreprises revendiquent pourtant, dans leurs annonces publicitaires, la neutralité carbone de leurs produits. A supposer même que le concept ait un sens à leur échelle, le mode opératoire utilisé par ces entreprises pour afficher la neutralité carbone de leurs biens ou services repose sur le triptyque « mesurer, réduire, compenser », éminemment critiquable.

 

« Mesurer » : les standards et protocoles existant sur le marché laissent aux entreprises une grande marge de manœuvre concernant le périmètre des émissions à intégrer dans leur évaluation, et n’incluent pas systématiquement les émissions les plus significatives de leur chaîne de valeur. La neutralité ainsi revendiquée ne concerne donc jamais la totalité des émissions de l’entreprise. 

« Réduire » : les réductions d’émissions annoncées sont autodéclaratives, estimées sur la base d’actions souvent peu ambitieuses et difficilement vérifiables.

« Compenser » : le procédé consiste à financer, par l’achat de « crédits-carbone », le développement de puits de carbone ayant vocation à absorber les émissions que l’entreprise n’a pu éviter ou réduire. Ne disposant pas actuellement de technologies efficientes pour absorber des quantités significatives de CO2, ces crédits financent principalement le développement de puits biologiques (projets de forestation ou de reforestation).

Viser une neutralité carbone par compensation, en recourant au développement de projets de (re)forestation, revient donc à postuler une équivalence parfaite entre une émission immédiate et certaine de l’entreprise – entraînant des conséquences physiques directes sur le dérèglement climatique –, et une absorption future – en raison de la durée de croissance des arbres, sur plusieurs décennies – et incertaine – ces projets sont soumis à de nombreux aléas : leur annulation, incendies, sécheresse, etc.

Macron à la télé: pandémie et éloge du bilan

Macron à la télé: pandémie et éloge du bilan

 

À nouveau le président de la république va enfiler sa blouse d’infirmière en chef pour décrire l’évolution de l’épidémie et les nouvelles conditions de la maîtrise. De ce point de vue ,il n’aura pas grand-chose à rajouter par rapport à ce qu’on connaît. La seule question étant de savoir si l’on Intègre la question de la troisième dose dans le passe sanitaire. Pour le reste ,ce sera du bla-bla à la mode Véran. Une intervention sur la Covid  par ailleurs un peu prématurée car si la France peut se féliciter d’une situation moins grave qu’ailleurs, les données statistiques pourraient rapidement évoluer comme c’est le cas au Royaume-Uni avec plus de 40 000 contaminations par jour ou encore en Allemagne avec autour de 30 000 contaminations. La France en quelques semaines est passée d’une moyenne de 5000 à près de 10 000 et surtout le taux d’incidence ne cesse de progresser dangereusement.

L’objectif réel de l’intervention télévisée est en  fait de valoriser le bilan politique du chef de l’État dont  la tonalité générale sera : tout va bien madame la marquise. Pour l’instant effectivement les indicateurs économiques sont bien orientés étant entendu qu’il faut préciser qu’il s’agit surtout de l’effet rattrapage par rapport à 2019. Dès 2022 l, a France va retrouver, comme d’autres pays la croissance molle autour de 2 %. Pour le quatrième trimestre en décèle déjà un être tassements de l’activité On voit mal quel type de réforme pourrait décider Emmanuel Macron d’ ici les élections présidentielles. Tout au plus, il annoncera son intention d’engager de grandes transformations sitôt qu’il sera réélu. En-tête figure l’éternelle question des retraites repoussée pour des problèmes d’impréparation technique, de manque de concertation et d’immobilisme politique.

Programmes d’investissement : bilan mitigé pour la Cour des Comptes

Programmes d’investissement  : bilan mitigé pour  la Cour des Comptes

 

Dans la perspective du plan de 30 milliards annoncé par Emmanuelle Macon il est intéressant de prendre connaissance du bilan que fait la Cour des Comptes des quatre plans précédents  (PIA).

Pour faire simple, reconnaissons que ce bilan est assez mitigé. La Cour des Comptes admet qu’il est difficile de mesurer l’efficacité de ces plans en raison de leur complexité et de l’articulation avec d’autres formes d’aide.

La question reste donc de savoir si ces plans d’investissement participent de la modernisation de l’appareil de production ou si ils ne permettent pas souvent des effets d’aubaine.

De toute manière reste le problème fondamental de la comparaison avec une période de référence. C’est-à-dire la comparaison entre une situation avec plan d’investissement et une situation sans plan d’investissement. Un questionnement éternel vis-à-vis de toutes les mesures de soutien.

Les quatre PIA successifs ont mobilisé quelque 57 milliards d’euros au bénéfice de la recherche et de l’enseignement supérieur, de l’innovation dans les entreprises, de la diffusion d’outils numériques et de la transition écologique, notamment dans l’habitat et les transports,

Le référé relève aussi des « effets positifs » du dispositif PIA sur « la compétition entre les porteurs de projets », ainsi que des effets de « structuration » et « d’entraînement », notant toutefois que « l’effet de levier affiché doit être fortement relativisé » à cause du poids des co-financeurs publics comme Bpifrance ou la Banque européenne d’investissement (BEI).

La Cour critique surtout le « caractère tardif et encore limité de la démarche d’évaluation des actions financées »« Les évaluations conduites jusqu’ici sont essentiellement micro-économiques mais les particularités de chaque investissement en rendent les conclusions peu généralisables », constate-t-elle. « L’appréciation des effets macro-économiques du PIA reste très limitée, les complexités méthodologiques et les interactions avec une multitude de dispositifs publics (fiscaux, subventionnels, réglementaires, etc.) rendant l’exercice particulièrement délicat », ajoute-elle.

Avec « la crise de la Covid-19, la Cour estime que le moment est venu pour ouvrir une réflexion de fond sur le devenir » du PIA. Enfin, le référé envoyé fin juillet demandait déjà au gouvernement de réfléchir à une meilleure articulation entre le PIA et les autres programmes d’investissement, deux mois et demi avant la présentation du plan France 2030, intervenue mardi.

« Investissements d’avenir » (PIA) : bilan mitigé pour la Cour des Comptes

« Investissements d’avenir » (PIA) : bilan mitigé pour la Cour des Comptes

 

Dans la perspective du plan de 30 milliards annoncé par Emmanuelle Macron, il est intéressant de prendre connaissance du bilan que fait la Cour des Comptes des quatre plans précédents  (PIA).

Pour faire simple, reconnaissons que ce bilan est assez mitigé. La Cour des Comptes admet qu’il est difficile de mesurer l’efficacité de ces plans en raison de leur complexité et de l’articulation avec d’autres formes d’aide.

La question reste donc de savoir si ces plans d’investissement participent de la modernisation de l’appareil de production ou si ils ne permettent pas souvent des effets d’aubaine.

De toute manière reste le problème fondamental de la comparaison avec une période de référence. C’est-à-dire la comparaison entre une situation avec plan d’investissement et une situation sans plan d’investissement. Un questionnement éternel vis-à-vis de toutes les mesures de soutien.

Les quatre PIA successifs ont mobilisé quelque 57 milliards d’euros au bénéfice de la recherche et de l’enseignement supérieur, de l’innovation dans les entreprises, de la diffusion d’outils numériques et de la transition écologique, notamment dans l’habitat et les transports,

Le référé relève aussi des « effets positifs » du dispositif PIA sur « la compétition entre les porteurs de projets », ainsi que des effets de « structuration » et « d’entraînement », notant toutefois que « l’effet de levier affiché doit être fortement relativisé » à cause du poids des co-financeurs publics comme Bpifrance ou la Banque européenne d’investissement (BEI).

La Cour critique surtout le « caractère tardif et encore limité de la démarche d’évaluation des actions financées »« Les évaluations conduites jusqu’ici sont essentiellement micro-économiques mais les particularités de chaque investissement en rendent les conclusions peu généralisables », constate-t-elle. « L’appréciation des effets macro-économiques du PIA reste très limitée, les complexités méthodologiques et les interactions avec une multitude de dispositifs publics (fiscaux, subventionnels, réglementaires, etc.) rendant l’exercice particulièrement délicat », ajoute-elle.

Avec « la crise de la Covid-19, la Cour estime que le moment est venu pour ouvrir une réflexion de fond sur le devenir » du PIA. Enfin, le référé envoyé fin juillet demandait déjà au gouvernement de réfléchir à une meilleure articulation entre le PIA et les autres programmes d’investissement, deux mois et demi avant la présentation du plan France 2030, intervenue mardi.

Programmes d’investissement d’avenir : bilan mitigé pour Cour des Comptes

Programmes d’investissement d’avenir : bilan mitigé pour Cour des Comptes

 

Dans la perspective du plan de 30 milliards annoncé par Emmanuelle Macon il est intéressant de prendre connaissance du bilan que fait la Cour des Comptes des quatre plans précédents  (PIA).

Pour faire simple, reconnaissons que ce bilan est assez mitigé. La Cour des Comptes admet qu’il est difficile de mesurer l’efficacité de ces plans en raison de leur complexité et de l’articulation avec d’autres formes d’aide.

La question reste donc de savoir si ces plans d’investissement participent de la modernisation de l’appareil de production ou si ils ne permettent pas souvent des effets d’aubaine.

De toute manière reste le problème fondamental de la comparaison avec une période de référence. C’est-à-dire la comparaison entre une situation avec plan d’investissement et une situation sans plan d’investissement. Un questionnement éternel vis-à-vis de toutes les mesures de soutien.

Les quatre PIA successifs ont mobilisé quelque 57 milliards d’euros au bénéfice de la recherche et de l’enseignement supérieur, de l’innovation dans les entreprises, de la diffusion d’outils numériques et de la transition écologique, notamment dans l’habitat et les transports,

Le référé relève aussi des « effets positifs » du dispositif PIA sur « la compétition entre les porteurs de projets », ainsi que des effets de « structuration » et « d’entraînement », notant toutefois que « l’effet de levier affiché doit être fortement relativisé » à cause du poids des co-financeurs publics comme Bpifrance ou la Banque européenne d’investissement (BEI).

La Cour critique surtout le « caractère tardif et encore limité de la démarche d’évaluation des actions financées »« Les évaluations conduites jusqu’ici sont essentiellement micro-économiques mais les particularités de chaque investissement en rendent les conclusions peu généralisables », constate-t-elle. « L’appréciation des effets macro-économiques du PIA reste très limitée, les complexités méthodologiques et les interactions avec une multitude de dispositifs publics (fiscaux, subventionnels, réglementaires, etc.) rendant l’exercice particulièrement délicat », ajoute-elle.

Avec « la crise de la Covid-19, la Cour estime que le moment est venu pour ouvrir une réflexion de fond sur le devenir » du PIA. Enfin, le référé envoyé fin juillet demandait déjà au gouvernement de réfléchir à une meilleure articulation entre le PIA et les autres programmes d’investissement, deux mois et demi avant la présentation du plan France 2030, intervenue mardi.

Non aux entreprises sans bilan carbone (maire de Bordeaux )

Non aux entreprises sans bilan carbone (maire de  Bordeaux )

« Le bilan carbone sera désormais un critère décisif pour les entreprises qui souhaitent s’installer à Bordeaux », déclare le maire de Bordeaux..( intreview La Tribune (extrait)

 

Nous voulons attirer des entreprises bas carbone, celles qui ont un impact positif sur le territoire y compris sur le plan environnemental. Et pour attirer ces entreprises vertueuses nous devons bien sûr montrer l’exemple en matière de transition écologique, de végétalisation, d’accessibilité. Je veux notamment développer les activités portuaires qui sont en pleine transition en abandonnant les activités pétrolières pour des métiers comme le retrofit, la remotorisation au gaz naturel liquéfié, ou encore la production d’hydrogène vert. L’économie sociale et solidaire (ESS) est aussi un secteur que nous promouvons activement activement par une convention avec trois autres collectivités, une feuille de route votée le 8 juin dernier et trois appels à projets en cours sur la coopération, les formes innovantes d’emploi, et l’économie circulaire et la low tech. Nous avons soutenu Citiz et nous soutenons le projet ïkos et le développement de la monnaie locale, la MIEL. Vous savez, je préfère l’ESSisation de l’économie que l’Uberisation de l’économie ! Je défends l’idée de Gaël Giraud de « l’économie du bien commun » qui s’inspire des principes de l’ESS, de l’économie circulaire et de gestion sobre des ressources.

On comprend donc que, par exemple, une entreprise du secteur pétrolier ou du type d’Amazon n’est pas la bienvenue à Bordeaux…

Oui, tout à fait ! Je ne veux pas qu’on attire des entreprises polluantes ou qui ne s’interrogent pas sur leur bilan carbone. Ce n’est pas à nous d’encourager ce type d’activités même si on ne pourra bien évidemment pas les interdire. Nous ne pourrons pas réussir la transition écologique du territoire sans les entreprises. J’ajouterai que le monde économique a compris qu’il n’y a pas de salut en dehors d’un changement de modèle radical. J’étais au Medef cet été et eux-mêmes parlent de « la nécessaire conversion de nos modes de production ». La RSE et les coûts climatiques sont aujourd’hui de vrais sujets pour et dans les entreprises !

Donc, je le dis : le bilan carbone sera désormais un critère décisif pour les entreprises qui souhaitent s’installer à Bordeaux et nous allons également l’intégrer dans nos marchés publics. L’emploi reste évidemment un critère important et il est compatible avec le bilan carbone parce qu’il faut se poser les bonnes questions : pourquoi attirer à Bordeaux des entreprises qui n’ont pas compris que le sens de l’histoire c’est la décarbonation de l’économie et qui sont donc condamnées ?

Depuis votre élection vous n’avez pas souhaité incarner en tant que maire un rôle économique. Avez-vous changé d’avis ?

Oui, j’ai évolué là-dessus, je le reconnais ! Quand un chef d’entreprise bordelais vient me voir, c’est mon rôle de l’écouter, de lui répondre et de l’accompagner, y compris dans ses démarches de décarbonation. Ce n’est pas de ma compétence mais, oui, c’est bien ma responsabilité et je n’ai pas l’intention de m’y dérober, sans me renier ! Et, en, tant qu’ancien avocat à mon compte, je comprends mieux le langage et les enjeux de l’entreprise que bien d’autres responsables politiques.

Qu’est-ce qui a changé dans le quotidien des habitants et des salariés bordelais ?

Je trouve amusant que ceux qui nous disent qu’on n’en fait pas assez pour le climat sont précisément ceux qui n’ont rien fait pendant des années ! Mais, soyons honnêtes, je suis le premier à être convaincu qu’on n’en fait pas suffisamment. Nous travaillons pour adapter le territoire à la transition climatique et nous allons insister dans les prochains mois sur les mobilités pour rééquilibrer le partage de l’espace public qui est aujourd’hui trop favorable à la voiture. Nous parlons d’une ville apaisée en passant la ville à 30 km/h, pas seulement l’hyper-centre, en rendant la rue aux enfants près des écoles bordelaises et en continuant à développer le vélo. L’autre sujet c’est l’urbanisme avec notre politique de zéro artificialisation des sols et le label du bâtiment frugal bordelais.

Quel est l’état de vos relations avec les professionnels de l’immobilier qui dénoncent le volume trop faible de nouveaux logements ?

On est beaucoup dans la négociation parce que tant qu’on n’a pas révisé le plan local d’urbanisme on ne peut pas imposer ce label. Mais on constate qu’il y a de l’adhésion avec des promoteurs qui ont accepté de remettre en jeu leurs permis de construire. Par ailleurs, nous n’avons pas décrété de gel et nous continuons à construire à Bordeaux ! Mes prédécesseurs considéraient que construire partout et n’importe comment allait faire baisser les prix et les loyers… On voit bien que c’est une posture idéologique qui n’a pas fonctionné ! Aujourd’hui, on cherche à construire mieux.

Au risque de surenchérir encore le coût des logements neufs…

Ce qui coûte le plus cher dans une opération à Bordeaux aujourd’hui c’est le coût du foncier, notamment parce que Bordeaux est rentrée trop tardivement dans l’établissement public foncier régional à cause du refus d’Alain Juppé. On travaille aussi beaucoup avec l’office foncier solidaire sur les baux réels solidaires (BRS) qui permettent de dissocier le logement et le foncier et donc de réduire le coût du logement de 20 % à 30 %. Et c’est en plus un dispositif anti-spéculation à la revente. Enfin, on va rattraper le retard hérité de la précédente majorité sur le logement social.

Il y a malgré un tout à risque à Bordeaux, ou à La Rochelle, de surenchérir encore des prix déjà inabordables pour les classes populaires et moyennes

Mais cette réalité est déjà là ! On ne peut plus acheter à Bordeaux à cause de ces prix astronomiques. On hérite de ce fléau et, contrairement à nos prédécesseurs, on essaye des choses, y compris des mesures un peu coercitives. C’est la logique de l’expérimentation de l’encadrement des loyers que nous mettrons en place en 2022. Le mot important c’est expérimentation. On nous dit que ça ne fonctionnera pas… Et bien si c’est le cas on ne s’entêtera pas, mais si on arrive à faire baisser le prix des loyers à Bordeaux, alors tant mieux ! Cette logique d’expérimentation doit être notre nouvelle manière de faire de la politique.

Soutenez-vous l’un des cinq canditats aux primaires des écologistes pour la présidentielle de 2022 ?

Je voterai et je sais pour qui je vais voter mais je ne souhaite pas prendre position publiquement. Je le ferai peut-être avant le second tour. J’insiste simplement sur le fait qu’il ne faut pas élire un chef de parti mais un candidat capable de rassembler le plus largement possible, bien au-delà de l’électorat écolo. Il ne faut donc pas chercher nécessairement l’écologie la plus partisane mais celui ou celle qui pourra fédérer suffisamment pour réaliser un très bon score et même réunir une majorité des Français

SÉISME HAÏTI : Le bilan s’alourdit, 1.419 MORTS ET 6.900 BLESSÉS

SÉISME  HAÏTI : 1.419 MORTS ET 6.900 BLESSÉS

Un séisme de magnitude 7,2 a secoué Haïti samedi matin, vers 8h30 heure locale (12h30 GMT), a annoncé le centre américain de sismologie (USGS). Un nouveau bilan fait désormais état de 1.419 morts, et plus de 6.900 blessés.

«Les premières interventions, menées tant par les sauveteurs professionnels que par les membres de la population ont permis d’extraire de nombreuses personnes des décombres. Les hôpitaux continuent de recevoir des blessés» a ajouté la protection civile haïtienne. Une longue secousse a été ressentie sur l’ensemble du pays. Le tremblement de terre s’est produit à plus de 160 km au sud-ouest de la capitale Port-au-Prince, selon l’USGS. Une alerte au tsunami a été décrétée avant d’être rapidement levée.

Le séisme a fait plusieurs morts, avait indiqué à l’AFP le directeur de la protection civile du pays, Jerry Chandler, qui n’avait pas encore de «bilan précis» à fournir. Le Premier ministre Ariel Henry s’est rendu au centre d’opération d’urgence national, à Port-au-Prince. Le 12 janvier 2010, un  tremblement de terre d’une magnitude de 7 sur l’échelle de Richter avait ravagé la capitale haïtienne et plusieurs villes de province. Plus de 200.000 personnes avaient été tuées et plus de 300.000 autres avaient été blessées lors de la catastrophe qui avait mis à la rue 1,5 millions d’habitants. 

Depuis 2019, Haïti est enfoncée dans une crise économique et politique. Le président, Jovenel Moïse, a été assassiné le 7 juillet dernier.

Macron : un bilan de gauche ?

Macron : un bilan de gauche ?

 

C’est Alain Savary Ancien député PS, le délégué général de Territoires de progrès (TdP, membre de la majorité) qui défend la politique menée par Emmanuel Macron qui l’ affirme : « Macron un bilan de gauche ».

la question qu’on pourrait poser est de savoir de quelle gauche il s’agit, de celle du PS  qui a discrédité le concept de démocratie sociale pour retomber dans les errements de l’ancienne SFIO, de la gauche bobo dure dans les mots molle dans l’action comme Hollande ou de la gauche de Mitterrand qui rapidement a enterré le programme socialiste ? Alain Savary et son micro parti reconnaissent cependant qu’il ne joue qu’un rôle très marginal et forcément ambigu.

(Interview dans le Figaro)

 

Gilles SAVARY. - Nous sommes aujourd’hui 1800 adhérents. Nous avons une centaine de candidats aux élections régionales, dont trois têtes de liste. Nous avons réussi en très peu de temps une percée politique non négligeable. Nous avons préparé ce scrutin avec loyauté et en très grande confiance avec Stanislas Guerini, Franck Riester et Marc Fesneau. Mais il faut admettre que sur le terrain, ça n’a pas toujours été le cas. Le MoDem et Agir ont parfois un pied à droite et un pied dans la majorité.

Et nous, on a tenté parfois de jouer de notre double appartenance parlementaire pour nous imposer des candidatures plus proches de LREM que de notre mouvement. Il faudra en évaluer les résultats à l’aune des élections régionales, mais si l’on observe un retour des identités politiques, il faudra que la maison commune soit revisitée et loyale avec toutes ses composantes.

Insécurité routière: faute de circulation bilan très bas

Insécurité routière: faute de circulation bilan très bas

Un bilan qui s’explique essentiellement par l’écroulement de la circulation pendant la crise sanitaire. 2541 personnes sont décédées au total sur les routes de France métropolitaine en 2020 : le bilan le plus bas enregistré depuis l’après-Guerre sous l’effet de la crise sanitaire, selon les statistiques définitives publiées lundi par la Sécurité routière.

.Le nombre annuel de morts n’était jamais passé depuis 1945 sous la barre symbolique des 3000 (3244 en 2019, -22%), mais ce bilan est à relativiser en raison de la réduction de la circulation causée par l’épidémie de Covid-19.

Carbone : le bilan de la forêt amazonienne devient négatif

Carbone : le bilan de la forêt amazonienne devient négatif

 

Depuis 10 ans le bilan carbone de la  forêt amazonienne est devenu négatif, la forêt émet davantage de carbone qu’elle n’en absorbe.

Selon une étude, les pertes de carbone de l’Amazonie brésilienne sont environ 18% supérieures aux gains, a précisé dans un communiqué l’Institut français de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae). «C’est la première fois qu’on a des chiffres qui montrent qu’on a basculé et que l’Amazonie brésilienne est émettrice» nette de carbone, explique à l’un des auteurs, Jean-Pierre Wigneron, chercheur à l’Inrae.

 

 

L’étude met d’autre part en avant la responsabilité méconnue, mais majeure, des «dégradations» de la forêt. Contrairement à la déforestation qui fait disparaître la surface boisée, les dégradations incluent tout ce qui peut l’abîmer, sans pour autant la détruire totalement : arbres fragilisés en bordure des zones déforestées, coupes sélectives, petits incendies, mortalité des arbres liée à la sécheresse. Des atteintes moins facilement décelables que de grandes étendues rasées.

Coronavirus France : dérives inquiétantes et un bilan de 70000 morts

Coronavirus France : dérives inquiétantes et un bilan de 70000 morts

69949 lundi depuis le début de la pandémie en France . Lundi la France a enregistré 280 décès dans les hôpitaux, contre 282 jeudi, et 356 décès dans les maisons de retraite.

L’Institut national des statistiques, l’INSEE, a déclaré que le taux de mortalité global de la France en 2020 – gonflé par la pandémie – était de 9% plus élevé que les deux années précédentes, avec un total de 667400 décès toutes causes confondues, soit 53900 de plus qu’en 2019.

Le ministère de la Santé a également signalé 21271 nouveaux cas confirmés de COVID-19 au cours des dernières 24 heures, après 21228 jeudi et 19814 vendredi dernier.

La moyenne mobile sur sept jours des nouveaux cas s’établit désormais à près de 18000, contre un peu plus de 13000 à la fin de 2020.

Le nombre de personnes hospitalisées atteintes du COVID-19 a augmenté de 26 à 25 043 et le nombre de personnes en soins intensifs a augmenté de 14 à 2 740, bien dans l’objectif du gouvernement de 2 500 à 3 000.

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