Archive pour le Tag 'Bilan'

Coronavirus France : dérives inquiétantes et un bilan de 70000 morts

Coronavirus France : dérives inquiétantes et un bilan de 70000 morts

69949 lundi depuis le début de la pandémie en France . Lundi la France a enregistré 280 décès dans les hôpitaux, contre 282 jeudi, et 356 décès dans les maisons de retraite.

L’Institut national des statistiques, l’INSEE, a déclaré que le taux de mortalité global de la France en 2020 – gonflé par la pandémie – était de 9% plus élevé que les deux années précédentes, avec un total de 667400 décès toutes causes confondues, soit 53900 de plus qu’en 2019.

Le ministère de la Santé a également signalé 21271 nouveaux cas confirmés de COVID-19 au cours des dernières 24 heures, après 21228 jeudi et 19814 vendredi dernier.

La moyenne mobile sur sept jours des nouveaux cas s’établit désormais à près de 18000, contre un peu plus de 13000 à la fin de 2020.

Le nombre de personnes hospitalisées atteintes du COVID-19 a augmenté de 26 à 25 043 et le nombre de personnes en soins intensifs a augmenté de 14 à 2 740, bien dans l’objectif du gouvernement de 2 500 à 3 000.

Bilan Macron sur l’environnement: le délire verbal, l’incohérence et l’immobilisme

Bilan Macron sur l’environnement: le délire verbal, l’incohérence et l’immobilisme

 

C’est sans doute en matière d’environnement que Macron présentera le bilan le plus contrasté. En effet le président de la république n’a pas été avare de mots et de prestations médiatiques. Chaque fois qu’il le peut , il  glisse un couplet intégrant la problématique environnementale. Le problème c’est que l’action suit difficilement.

 

En outre, elle comporte de nombreuses contradictions avec des mesures gadgets le plus souvent mais aussi des mesures contre-productives non seulement sur le plan environnemental mais aussi sur le plan économique.

 

Ne parlons pas de ses relations tendues avec la commission dite citoyenne de 150 zozos choisis au hasard et qui ont débouché sur un magnifique programme qui aurait pu être élaboré dans un bistrot après quatre tournées l’apéritif. Une vraie auberge espagnole où les participants ont été savamment manipulés par les lobbies et les experts très orientés.

 

La pire hypocrisie consiste sans doute à continuer l’incontournable politique énergétique nucléaire mais  à la masquer avec d’inutiles éoliennes complètement improductives et qui engraissent  certains propriétaires de terrains souvent copains des responsables locaux qui aménagent en conséquence les plans locaux d’urbanisme et autre Scot.

 

Greenpeace juge «catastrophique» le bilan du chef de l’État, écrivant même : «Comment s’y prend-il pour toujours faire le contraire de ce qu’il dit ?» «Personne n’a fait autant que nous depuis trois ans ! Moi, je n’ai pas pris des lois pour dans dix ans», avait rétorqué le chef de l’État. Avant l’examen en mars du projet de loi climat, qu’a fait Emmanuel Macron pour l’environnement ?

 

 Il y a eu quand même quelques avancées avec la suppression des pailles en plastique, des cuillères en plastique et des coton-tige en plastique ! Mais rien évidemment sur le problème fondamental du scandaleux business de l’eau en bouteille plastique qui pollue toute la planète. «D’ici à 2022, nous avons pour objectif de doubler la capacité en éolien et en solaire photovoltaïque», avait annoncé Emmanuel Macron. Le parc solaire photovoltaïque affichait une capacité de 7660 MW en 2017, et de 10.072 MW en 2020. Pour tenir la promesse, elle devra s’élever à plus de 15.000 MW en 2022. Concernant le parc éolien, il affichait une puissance de 12.121 MW en mars 2017 et de 16.897 MW en mars 2020. Une capacité doublée signifierait plus de 24.000 MW en 2022. «Je m’engage à tenir l’objectif de 32% en termes d’énergies renouvelables» d’ici 2030, en faite on est tout juste à 17 18 %. Et la perspective c’est évidemment ce qui a toujours été prévu à savoir la construction de six réacteurs nucléaires EPR « la perspective d’une réduction de l’énergie nucléaire à 50 % en 2025 constitue une véritable escroquerie.

Trump : un bilan dramatique pour l’emploi

Trump : un bilan dramatique pour l’emploi

Comme l’a rapporté vendredi le ministère du Travail, l’emploi total aux États-Unis a chuté de 140000 à 142,6 millions en décembre, soit environ 10 millions d’emplois de moins qu’avant le déclenchement de la pandémie de coronavirus.

On constate un écart d’environ 3 millions d’emplois entre le niveau de décembre 2020 et celui de janvier 2017, lorsque Trump a pris ses fonctions.

La dernière année au pouvoir de Trump a été ponctuée de superlatifs économiques, tous provoqués par le COVID-19 et la vague de restrictions sur les affaires et l’activité imposées pour essayer de contenir sa propagation rapide et mortelle.

L’épidémie – qui a maintenant infecté près de 21,5 millions de résidents américains et tué plus de 365 000 personnes – a déclenché la récession la plus rapide et la plus profonde de l’après-guerre.

Le taux de chômage est passé d’un creux d’un demi-siècle de 3,5% en février 2020 à 14,8% en seulement deux mois, alors que plus de 22 millions de personnes ont été mises au chômage. Bien qu’il soit descendu depuis à 6,7%, il est de 2 points de pourcentage plus élevé qu’il ne l’était lors de son assermentation.

Sur ce front, au moins, Trump a de la compagnie: il est le troisième président républicain d’affilée à quitter ses fonctions avec un taux de chômage plus élevé que lors de son investiture. Le président George W. Bush et le président George HW Bush ont supervisé la hausse des taux de chômage pendant leur mandat.

Analyse-«Bilan politique Giscard: libéral et interventionniste»

Analyse-«Bilan politique Giscard:  libéral et  interventionniste»

 

 

Jean-Marc Daniel, professeur d’économie à l’ESCP Europe, fait  le bilan politique de Giscard d’Estaing (dans l’Opinion)

Pour l’économiste Jean-Marc Daniel, les deux ancres libérales de Valéry Giscard d’Estaing furent l’équilibre des comptes publics et le refus d’un impôt sur la fortune.

 

Valéry Giscard d’Estaing a été le seul président de la Ve République à se revendiquer ouvertement libéral. L’était-il vraiment ?

Valéry Giscard d’Estaing était comme beaucoup de hauts fonctionnaires : libéral par principe et interventionniste par habitude. Il a voulu libéraliser l’économie, mais ses deux seules véritables ancres libérales ont été le retour systématique à l’équilibre budgétaire, y compris après le plan de relance de 1975, et le refus de l’impôt sur les grandes fortunes qui aurait pénalisé l’économie. Pour le reste, c’est un ministre des Finances qui a gardé le contrôle des prix et des salaires alors que son administration lui conseillait l’inverse. Il a refusé en 1967 la création de fonds de pension dans les ordonnances de réforme de la Sécurité sociale. Et il avait une vision plutôt conservatrice de l’entreprise. C’est lui qui a enterré le rapport Sudreau de 1975 qui, quarante ans avant le rapport Notat-Sénard, proposait déjà de renforcer la participation ou d’instaurer une forme de cogestion à l’allemande. Giscard était un inspecteur des finances, persuadé qu’il y a une sorte de raison et d’efficacité dans l’Etat.

Quand on lui demandait ce qu’était le « giscardisme », l’ancien Président répondait : « le libéralisme avancé ». Comment définir ce « libéralisme avancé » ?

Valéry Giscard d’Estaing le définit dans Démocratie française : « Une société démocratique moderne, libérale par la structure pluraliste de tous ses pouvoirs, avancée par un haut degré de performance économique, d’unification sociale et de développement culturel. » L’idée, c’est qu’il est possible de dégager en permanence une majorité centriste face aux extrêmes, notamment, pour Giscard, l’extrême-gauche. C’est aussi une attaque contre le conservatisme de De Gaulle. De Gaulle, dont Giscard, vexé après avoir été expulsé de la rue de Rivoli, dénonçait « l’exercice solitaire du pouvoir ». Le « libéralisme avancé » cumulait une composante économique et une réponse aux attentes de la société, qui ont débouché sur la légalisation de l’avortement, le divorce par consentement mutuel — pour lequel il s’est impliqué personnellement —, où bien encore la création d’un secrétariat d’Etat aux Femmes, où il nomma Françoise Giroud. J’ajouterai aussi la fin de l’ORTF pour introduire de la concurrence entre les chaînes et avoir une modalité d’expression plus en conformité avec les attentes de la société.

« Très contesté à ses débuts, le SME est finalement accepté, y compris par Mitterrand, qui le conforte en 1983. Il fut la condition pour créer l’union économique et monétaire »

Que reste-t-il de l’héritage industriel des années Giscard ?

Sur les grands projets industriels, Giscard s’est beaucoup mis dans les traces de ses prédécesseurs. Le développement du nucléaire, par exemple, est lancé par Pompidou et Mesmer. Ingénieur diplômé de l’Ecole polytechnique, il a toujours défendu l’importance du maintien d’une politique industrielle dont l’Etat, et lui-même, étaient l’incarnation. L’administration plaidait plutôt pour libéraliser à l’époque. Lui a gardé la logique des grands corps. Il s’est beaucoup impliqué dans le développement du téléphone. Il a lancé le TVG en 1975. Mais il a aussi stoppé certains grands projets, pas toujours pour le meilleur. Comme le « plan calcul », lancé par de Gaulle dans les années 1960, qui devait permettre à la France de produire ses propres ordinateurs, sans dépendre des Américains. Giscard a décidé de retirer le financement public de la Compagnie internationale pour l’informatique (CII), qui avait racheté Honeywell et Bull, juste au moment où l’on commençait à avoir des retombées positives. Parallèlement, il s’est laissé embarquer dans le minitel, « que le monde nous envie mais que personne n’achète », dira plus tard Mitterrand. Si l’Etat avait persévéré avec la CII, l’Internet que nous connaissons aujourd’hui serait peut-être plus français, plus européen.

L’euro et la Banque centrale européenne nous permettent aujourd’hui de nous endetter sans douleur. C’est aussi ça, l’héritage de Giscard ?

L’Europe a été le domaine où il a été le plus efficace. Au sommet de Brême de 1978, il crée avec le chancelier allemand Helmut Schmidt le système monétaire européen (SME) et l’Ecu, qui déboucheront un quart de siècle plus tard sur l’euro, qui nous a apporté une stabilité monétaire incontestablement. A Brême, on négocie jusqu’au dernier moment avec les Britanniques qui finalement refusent. Trois semaines plus tard se tient à Bonn un G7. France et Allemagne se mettent d’accord pour dire que pour le SME dure, il faut lutter contre l’inflation. Jimmy Carter ferme le débat en affirmant que « l’inflation est un outil » (« Inflation is a tool »). Le chancelier allemand ose reprendre la parole après le président américain pour réaffirmer la volonté européenne. Il se tourne alors vers Giscard pour chercher son soutien. Giscard s’est tu. Très contesté à ses débuts, le SME est finalement accepté, y compris par Mitterrand, qui le conforte en 1983. Il fut la condition pour créer l’union économique et monétaire.

«Son mandat est marqué par une hausse sensible des prélèvements, passés de 33,5 % à 39,4 % du PIB durant son mandat. En 1974, Giscard avait indiqué qu’“au-delà de 40 % de prélèvements obligatoires, nous basculerons dans le socialisme”»

Les années Giscard, ce sont aussi celles de l’entrée dans la crise après le premier choc pétrolier, les premiers déficits…

Après la relance de 1975, la France affiche un déficit de 2,75 % de son PIB. Raymond Barre remplace Jacques Chirac à Matignon et s’attaque au redressement des comptes publics. En 1980, il laisse une inflation de 13 % et deux millions de chômeurs (5,5 %), mais les comptes, au sens de Maastricht, sont rétablis. Le déficit de l’Etat est compensé par les excédents de la Sécu. Un équilibre qui a été atteint par une hausse sensible des prélèvements, passés de 33,5 % à 39,4 % du PIB durant son mandat. En 1974, Giscard avait indiqué qu’« au-delà de 40 % de prélèvements obligatoires, nous basculerons dans le socialisme ».

Valéry Giscard d’Estaing a-t-il laissé un héritage fiscal aux Français ?

Il a poursuivi la modernisation de la fiscalité française. Maurice Lauré a créé la TVA en 1954. Peu convaincu, Pierre Mendès France fait d’abord tester cette nouvelle taxe en Algérie. Quand il arrive aux Finances en 1959, Giscard, contre l’avis de son administration, qui appelle à la modération fiscale après la révolte poujadiste, impose la TVA en France. Il la fait même adopter au niveau européen. Il s’est aussi débarrassé de la patente pour la remplacer par la taxe professionnelle.

 

«Bilan politique Giscard: libéral et interventionniste»

 «Bilan politique Giscard:  libéral et  interventionniste»

 

 

Jean-Marc Daniel, professeur d’économie à l’ESCP Europe, fait  le bilan politique de Giscard d’Estaing (dans l’Opinion)

Pour l’économiste Jean-Marc Daniel, les deux ancres libérales de Valéry Giscard d’Estaing furent l’équilibre des comptes publics et le refus d’un impôt sur la fortune.

 

Valéry Giscard d’Estaing a été le seul président de la Ve République à se revendiquer ouvertement libéral. L’était-il vraiment ?

Valéry Giscard d’Estaing était comme beaucoup de hauts fonctionnaires : libéral par principe et interventionniste par habitude. Il a voulu libéraliser l’économie, mais ses deux seules véritables ancres libérales ont été le retour systématique à l’équilibre budgétaire, y compris après le plan de relance de 1975, et le refus de l’impôt sur les grandes fortunes qui aurait pénalisé l’économie. Pour le reste, c’est un ministre des Finances qui a gardé le contrôle des prix et des salaires alors que son administration lui conseillait l’inverse. Il a refusé en 1967 la création de fonds de pension dans les ordonnances de réforme de la Sécurité sociale. Et il avait une vision plutôt conservatrice de l’entreprise. C’est lui qui a enterré le rapport Sudreau de 1975 qui, quarante ans avant le rapport Notat-Sénard, proposait déjà de renforcer la participation ou d’instaurer une forme de cogestion à l’allemande. Giscard était un inspecteur des finances, persuadé qu’il y a une sorte de raison et d’efficacité dans l’Etat.

Quand on lui demandait ce qu’était le « giscardisme », l’ancien Président répondait : « le libéralisme avancé ». Comment définir ce « libéralisme avancé » ?

Valéry Giscard d’Estaing le définit dans Démocratie française : « Une société démocratique moderne, libérale par la structure pluraliste de tous ses pouvoirs, avancée par un haut degré de performance économique, d’unification sociale et de développement culturel. » L’idée, c’est qu’il est possible de dégager en permanence une majorité centriste face aux extrêmes, notamment, pour Giscard, l’extrême-gauche. C’est aussi une attaque contre le conservatisme de De Gaulle. De Gaulle, dont Giscard, vexé après avoir été expulsé de la rue de Rivoli, dénonçait « l’exercice solitaire du pouvoir ». Le « libéralisme avancé » cumulait une composante économique et une réponse aux attentes de la société, qui ont débouché sur la légalisation de l’avortement, le divorce par consentement mutuel — pour lequel il s’est impliqué personnellement —, où bien encore la création d’un secrétariat d’Etat aux Femmes, où il nomma Françoise Giroud. J’ajouterai aussi la fin de l’ORTF pour introduire de la concurrence entre les chaînes et avoir une modalité d’expression plus en conformité avec les attentes de la société.

« Très contesté à ses débuts, le SME est finalement accepté, y compris par Mitterrand, qui le conforte en 1983. Il fut la condition pour créer l’union économique et monétaire »

Que reste-t-il de l’héritage industriel des années Giscard ?

Sur les grands projets industriels, Giscard s’est beaucoup mis dans les traces de ses prédécesseurs. Le développement du nucléaire, par exemple, est lancé par Pompidou et Mesmer. Ingénieur diplômé de l’Ecole polytechnique, il a toujours défendu l’importance du maintien d’une politique industrielle dont l’Etat, et lui-même, étaient l’incarnation. L’administration plaidait plutôt pour libéraliser à l’époque. Lui a gardé la logique des grands corps. Il s’est beaucoup impliqué dans le développement du téléphone. Il a lancé le TVG en 1975. Mais il a aussi stoppé certains grands projets, pas toujours pour le meilleur. Comme le « plan calcul », lancé par de Gaulle dans les années 1960, qui devait permettre à la France de produire ses propres ordinateurs, sans dépendre des Américains. Giscard a décidé de retirer le financement public de la Compagnie internationale pour l’informatique (CII), qui avait racheté Honeywell et Bull, juste au moment où l’on commençait à avoir des retombées positives. Parallèlement, il s’est laissé embarquer dans le minitel, « que le monde nous envie mais que personne n’achète », dira plus tard Mitterrand. Si l’Etat avait persévéré avec la CII, l’Internet que nous connaissons aujourd’hui serait peut-être plus français, plus européen.

L’euro et la Banque centrale européenne nous permettent aujourd’hui de nous endetter sans douleur. C’est aussi ça, l’héritage de Giscard ?

L’Europe a été le domaine où il a été le plus efficace. Au sommet de Brême de 1978, il crée avec le chancelier allemand Helmut Schmidt le système monétaire européen (SME) et l’Ecu, qui déboucheront un quart de siècle plus tard sur l’euro, qui nous a apporté une stabilité monétaire incontestablement. A Brême, on négocie jusqu’au dernier moment avec les Britanniques qui finalement refusent. Trois semaines plus tard se tient à Bonn un G7. France et Allemagne se mettent d’accord pour dire que pour le SME dure, il faut lutter contre l’inflation. Jimmy Carter ferme le débat en affirmant que « l’inflation est un outil » (« Inflation is a tool »). Le chancelier allemand ose reprendre la parole après le président américain pour réaffirmer la volonté européenne. Il se tourne alors vers Giscard pour chercher son soutien. Giscard s’est tu. Très contesté à ses débuts, le SME est finalement accepté, y compris par Mitterrand, qui le conforte en 1983. Il fut la condition pour créer l’union économique et monétaire.

«Son mandat est marqué par une hausse sensible des prélèvements, passés de 33,5 % à 39,4 % du PIB durant son mandat. En 1974, Giscard avait indiqué qu’“au-delà de 40 % de prélèvements obligatoires, nous basculerons dans le socialisme”»

Les années Giscard, ce sont aussi celles de l’entrée dans la crise après le premier choc pétrolier, les premiers déficits…

Après la relance de 1975, la France affiche un déficit de 2,75 % de son PIB. Raymond Barre remplace Jacques Chirac à Matignon et s’attaque au redressement des comptes publics. En 1980, il laisse une inflation de 13 % et deux millions de chômeurs (5,5 %), mais les comptes, au sens de Maastricht, sont rétablis. Le déficit de l’Etat est compensé par les excédents de la Sécu. Un équilibre qui a été atteint par une hausse sensible des prélèvements, passés de 33,5 % à 39,4 % du PIB durant son mandat. En 1974, Giscard avait indiqué qu’« au-delà de 40 % de prélèvements obligatoires, nous basculerons dans le socialisme ».

Valéry Giscard d’Estaing a-t-il laissé un héritage fiscal aux Français ?

Il a poursuivi la modernisation de la fiscalité française. Maurice Lauré a créé la TVA en 1954. Peu convaincu, Pierre Mendès France fait d’abord tester cette nouvelle taxe en Algérie. Quand il arrive aux Finances en 1959, Giscard, contre l’avis de son administration, qui appelle à la modération fiscale après la révolte poujadiste, impose la TVA en France. Il la fait même adopter au niveau européen. Il s’est aussi débarrassé de la patente pour la remplacer par la taxe professionnelle.

 

Environnement-Le bilan carbone caché des traités commerciaux

Environnement-Le bilan carbone caché des traités commerciaux 

Le mécanisme d’ajustement à la frontière proposé par la Commission européenne, MAC, entre en conflit avec les négociations commerciales menées par la même Commission. Estime dans la Tribune Stefan Ambec et Claude Crampes, Toulouse School of Economics.

 

 

La Commission européenne a lancé une consultation publique sur le mécanisme d’ajustement carbone (MAC). Tous les citoyens européens sont invités à donner leur avis sur cet élément central du pacte vert en remplissant un questionnaire sur le site de la Commission d’ici au 28 octobre. En France, le Président Macron compte sur le MAC pour financer le plan de relance. Est-ce une manière de faire resurgir la taxe carbone balayée par les gilets jaunes dans le débat politique français ? Il s’agit bien d’une mesure qui a la saveur de la taxe carbone puisqu’elle est adossée à la même assiette fiscale, l’empreinte carbone. Néanmoins, contrairement à la taxe carbone, le MAC ne grève pas les émissions de CO2 lors de l’utilisation du produit (par exemple, le carburant automobile) mais le volume de CO2 émis lors de sa production. De plus, seuls les produits importés au sein de l’Union européenne (UE) sont éligibles.

Dans MAC, le terme « ajustement » fait référence à la différence de coût entre les produits fabriqués à l’intérieur des frontières de l’UE et les produits importés, différence imputable au contrôle des émissions de CO2 plus restrictif au sein de l’UE du fait du système de quota d’émissions (EU ETS). Dans un esprit de juste concurrence entre producteurs localisés de part et d’autre des frontières de l’UE, il s’agit de réduire cette différence par une surtaxe sur les produits importés en provenance de pays moins regardant en matière de réchauffement climatique. L’objectif est d’éviter des « fuites de carbone », c’est-à-dire la délocalisation des industries les plus émettrices de CO2 dont les produits nous reviennent plus carbonés que s’ils étaient fabriqués au sein de l’UE. Ces produits importés altèrent notre bilan carbone au moment où ils sont consommés. Comme l’a souligné le Haut Conseil pour le Climat dans son dernier rapport, si le bilan carbone de la France a globalement diminué depuis 2005, les émissions importées n’ont pas cessé d’augmenter de sorte que près de la moitié des émissions attribuable à la France ont lieu hors de ses frontière. Avant d’appliquer de nouveaux tours de vis réglementaires à la machine économique européenne, il paraît judicieux de colmater les fuites de carbones en s’attaquant à ces importations.

Comme souvent en économie, les solutions fondées sur des raisonnements relativement simples s’avèrent compliquées à mettre en pratique. Le MAC n’échappe pas à la règle. Les économistes ont identifié plusieurs écueils sur le chemin de son application.[1] Le premier est la mesure de l’empreinte carbone d’un bien, c’est-à-dire des émissions de gaz à effet de serre générées par sa production. Cette information est difficile à obtenir sur notre sol, a fortiori hors de nos frontières. L’empreinte carbone est généralement estimée sur la base d’hypothèses techniques discutables appliquées à des processus de production plus ou moins standardisés.

Deuxième écueil, l’empreinte carbone d’un même bien varie selon la technologie de production, la localisation, et les entrants de productions. L’acier n’émet pas la même quantité de CO2 selon qu’il est produit par réduction du minerai de fer avec du coke ou par recyclage de ferrailles dans un four électrique. Il faut prendre en compte le mix énergétique (la part de sources d’énergie renouvelables versus fossiles) du pays d’origine, les éventuelles politiques environnementales adoptées pour en estimer les coûts afin d’apprécier le différentiel d’ajustement. Cela nécessite non seulement de différencier les produits selon ces critères mais également d’assurer leur traçabilité le long de la chaine de valeur jusqu’à nos frontières.

Troisième écueil, le colmatage de certaines fuites de carbone peut accélérer le débit des émissions importées dans d’autres secteurs. La Commission propose d’imposer un MAC pour les seuls secteurs obligés du système de quotas d’émissions de CO2 EU ETS comme l’acier et le ciment. Mais cela aura pour effet d’augmenter le coût de ces produits quand ils sont utilisés par les producteurs européens sans affecter leurs concurrents extérieurs. Les constructeurs automobiles américains ou japonais auront accès à un acier dont l’empreinte carbone n’est pas taxée contrairement aux constructeurs européens. Les émissions de la production d’acier hors UE pourraient alors re-franchir la frontière sous forme de véhicules, de carrosseries et de pièces automobiles, des biens exemptés de MAC car non soumis à l’EU ETS. Au final, les fuites colmatées en amont de la chaîne de valeur se déplaceraient vers l’aval.

Dans sa réponse à la consultation publique mis en place par la Commission, le Gouvernement français a fait des propositions pour rendre le MAC opérationnel. Il s’agit, comme préconisé par la Commission, de se limiter à quelques secteurs impliqués dans l’EU ETS. Le MAC prendrait la forme de quotas d’émissions virtuels que les entreprises devraient acheter à hauteur de l’empreinte carbone importée au prix de marché de l’EU ETS.

Le problème de mesure serait réglé en prenant une moyenne des émissions européenne du secteur d’activité considéré. La différenciation par mode de production et pays d’origine pourrait se faire en transférant le fardeau de la preuve aux producteurs. Ceux-ci devraient démontrer que leur produit à une empreinte carbone moindre ou qu’ils sont soumis à des politiques publiques à des coûts significatifs, voire comparable à ceux de l’EU ETS, dans leur pays d’origine.

L’adossement à l’EU ETS a l’avantage de réduire les risques de contentieux juridique à l’OMC au titre de la clause de la nation la plus favorisée puisque les importateurs font face aux mêmes coûts que les entreprises au sein de l’UE tant pour le prix de la tonne de CO2 que pour le calcul de l’empreinte carbone de leur produit. Néanmoins, la différenciation des produits ouvre la porte à un activité de lobby intense de la part des industriels et des pays partenaires commerciaux de l’UE.

 

La Commission européenne a le mandat de négocier des traités commerciaux dont l’objectif principal est de libéraliser les échanges en réduisant les droits de douane et les barrières non-tarifaires. Des accords avec le Canada et la zone Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) ont été signés et sont en phase de ratification, d’autres avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande sont encore en négociation.[2] La baisse inconditionnelle des droits de douane prévue par ces traités tranche avec le MAC qui, au contraire, vise à une hausse différenciée des charges appliquées aux importations. Même si les traités commerciaux contiennent des dispositions sur le climat (comme le rappel des engagements pris par les pays signataires dans le cadre de l’Accord de Paris), ceux-ci ne conditionnent pas la libéralisation des échanges.

Ainsi, le traité avec le Mercosur prévoit une baisse progressive des droits de douanes sur 99.000 tonnes équivalent carcasse de viande bovine importée en Europe. Ce faisant, ce traité ouvre une nouvelle fuite de carbone puisque produire un kilo de viande bovine émet près de trois fois plus de gaz à effet de serre s’il est produit en Amérique Latine plutôt qu’en Europe selon les calculs de la FAO. Remplacer le bœuf français par le bœuf brésilien dans son assiette augmente le bilan carbone de la France via la déforestation importée. Selon les estimations du rapport Ambec, le risque de déforestation induit par le contingent tarifaire de viande bovine libéralisé aurait un impact important sur le bilan carbone du traité. Sa contribution en terme émissions de gaz à effet de serre serait telle que le coût climatique de l’accord Mercosur deviendrait supérieur aux gains économiques.

Le pacte vert remet en cause la cohérence des actions de la Commission européenne. Alors que son bras droit cherche à colmater les fuites de carbones, son bras gauche en ouvre d’autres en éliminant des droits de douane dans les traités commerciaux. La Commission lance une consultation sur un mécanisme qui vise à ériger des barrières tarifaires en fonctions de l’empreinte carbone des produits importés tout en continuant à négocier une libéralisation des échanges avec des pays connus pour leur bilan carbone désastreux, par exemple l’Australie. C’est à se demander si cette consultation n’est pas un écran de fumée pour cacher le bilan carbone des traités commerciaux. Si sa conversion à la cause climatique est sincère, la Commission devrait plutôt utiliser les accords commerciaux comme levier pour colmater les fuites carbones. Une solution, préconisée par le rapport Ambec et une initiative commune des Pays-Bas et de la France, consiste à conditionner la baisse des droits de douanes à des engagements concrets des pays signataires visant à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

________

[1] Voir par exemple : Cosbey, A., S. Droege, C. Fischer and C. Munnings (2019) « Developing Guidance of Implementing Border Carbon Adjustments : Lessons, Cautions, and Research Needs from the Literature, » Review of Environmental Economics and Policy, 13(1): 3-22.

[2] Pour une liste exhaustive de ces accords négociés, voir https://ec.europa.eu/trade/policy/countries-and-regions/negotiations-and-agreements/

Le bilan carbone caché des traités commerciaux

Le bilan carbone caché des traités commerciaux 

Le mécanisme d’ajustement à la frontière proposé par la Commission européenne, MAC, entre en conflit avec les négociations commerciales menées par la même Commission. Estime dans la Tribune Stefan Ambec et Claude Crampes, Toulouse School of Economics.

 

 

La Commission européenne a lancé une consultation publique sur le mécanisme d’ajustement carbone (MAC). Tous les citoyens européens sont invités à donner leur avis sur cet élément central du pacte vert en remplissant un questionnaire sur le site de la Commission d’ici au 28 octobre. En France, le Président Macron compte sur le MAC pour financer le plan de relance. Est-ce une manière de faire resurgir la taxe carbone balayée par les gilets jaunes dans le débat politique français ? Il s’agit bien d’une mesure qui a la saveur de la taxe carbone puisqu’elle est adossée à la même assiette fiscale, l’empreinte carbone. Néanmoins, contrairement à la taxe carbone, le MAC ne grève pas les émissions de CO2 lors de l’utilisation du produit (par exemple, le carburant automobile) mais le volume de CO2 émis lors de sa production. De plus, seuls les produits importés au sein de l’Union européenne (UE) sont éligibles.

Dans MAC, le terme « ajustement » fait référence à la différence de coût entre les produits fabriqués à l’intérieur des frontières de l’UE et les produits importés, différence imputable au contrôle des émissions de CO2 plus restrictif au sein de l’UE du fait du système de quota d’émissions (EU ETS). Dans un esprit de juste concurrence entre producteurs localisés de part et d’autre des frontières de l’UE, il s’agit de réduire cette différence par une surtaxe sur les produits importés en provenance de pays moins regardant en matière de réchauffement climatique. L’objectif est d’éviter des « fuites de carbone », c’est-à-dire la délocalisation des industries les plus émettrices de CO2 dont les produits nous reviennent plus carbonés que s’ils étaient fabriqués au sein de l’UE. Ces produits importés altèrent notre bilan carbone au moment où ils sont consommés. Comme l’a souligné le Haut Conseil pour le Climat dans son dernier rapport, si le bilan carbone de la France a globalement diminué depuis 2005, les émissions importées n’ont pas cessé d’augmenter de sorte que près de la moitié des émissions attribuable à la France ont lieu hors de ses frontière. Avant d’appliquer de nouveaux tours de vis réglementaires à la machine économique européenne, il paraît judicieux de colmater les fuites de carbones en s’attaquant à ces importations.

Comme souvent en économie, les solutions fondées sur des raisonnements relativement simples s’avèrent compliquées à mettre en pratique. Le MAC n’échappe pas à la règle. Les économistes ont identifié plusieurs écueils sur le chemin de son application.[1] Le premier est la mesure de l’empreinte carbone d’un bien, c’est-à-dire des émissions de gaz à effet de serre générées par sa production. Cette information est difficile à obtenir sur notre sol, a fortiori hors de nos frontières. L’empreinte carbone est généralement estimée sur la base d’hypothèses techniques discutables appliquées à des processus de production plus ou moins standardisés.

Deuxième écueil, l’empreinte carbone d’un même bien varie selon la technologie de production, la localisation, et les entrants de productions. L’acier n’émet pas la même quantité de CO2 selon qu’il est produit par réduction du minerai de fer avec du coke ou par recyclage de ferrailles dans un four électrique. Il faut prendre en compte le mix énergétique (la part de sources d’énergie renouvelables versus fossiles) du pays d’origine, les éventuelles politiques environnementales adoptées pour en estimer les coûts afin d’apprécier le différentiel d’ajustement. Cela nécessite non seulement de différencier les produits selon ces critères mais également d’assurer leur traçabilité le long de la chaine de valeur jusqu’à nos frontières.

Troisième écueil, le colmatage de certaines fuites de carbone peut accélérer le débit des émissions importées dans d’autres secteurs. La Commission propose d’imposer un MAC pour les seuls secteurs obligés du système de quotas d’émissions de CO2 EU ETS comme l’acier et le ciment. Mais cela aura pour effet d’augmenter le coût de ces produits quand ils sont utilisés par les producteurs européens sans affecter leurs concurrents extérieurs. Les constructeurs automobiles américains ou japonais auront accès à un acier dont l’empreinte carbone n’est pas taxée contrairement aux constructeurs européens. Les émissions de la production d’acier hors UE pourraient alors re-franchir la frontière sous forme de véhicules, de carrosseries et de pièces automobiles, des biens exemptés de MAC car non soumis à l’EU ETS. Au final, les fuites colmatées en amont de la chaîne de valeur se déplaceraient vers l’aval.

Dans sa réponse à la consultation publique mis en place par la Commission, le Gouvernement français a fait des propositions pour rendre le MAC opérationnel. Il s’agit, comme préconisé par la Commission, de se limiter à quelques secteurs impliqués dans l’EU ETS. Le MAC prendrait la forme de quotas d’émissions virtuels que les entreprises devraient acheter à hauteur de l’empreinte carbone importée au prix de marché de l’EU ETS.

Le problème de mesure serait réglé en prenant une moyenne des émissions européenne du secteur d’activité considéré. La différenciation par mode de production et pays d’origine pourrait se faire en transférant le fardeau de la preuve aux producteurs. Ceux-ci devraient démontrer que leur produit à une empreinte carbone moindre ou qu’ils sont soumis à des politiques publiques à des coûts significatifs, voire comparable à ceux de l’EU ETS, dans leur pays d’origine.

L’adossement à l’EU ETS a l’avantage de réduire les risques de contentieux juridique à l’OMC au titre de la clause de la nation la plus favorisée puisque les importateurs font face aux mêmes coûts que les entreprises au sein de l’UE tant pour le prix de la tonne de CO2 que pour le calcul de l’empreinte carbone de leur produit. Néanmoins, la différenciation des produits ouvre la porte à un activité de lobby intense de la part des industriels et des pays partenaires commerciaux de l’UE.

 

La Commission européenne a le mandat de négocier des traités commerciaux dont l’objectif principal est de libéraliser les échanges en réduisant les droits de douane et les barrières non-tarifaires. Des accords avec le Canada et la zone Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) ont été signés et sont en phase de ratification, d’autres avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande sont encore en négociation.[2] La baisse inconditionnelle des droits de douane prévue par ces traités tranche avec le MAC qui, au contraire, vise à une hausse différenciée des charges appliquées aux importations. Même si les traités commerciaux contiennent des dispositions sur le climat (comme le rappel des engagements pris par les pays signataires dans le cadre de l’Accord de Paris), ceux-ci ne conditionnent pas la libéralisation des échanges.

Ainsi, le traité avec le Mercosur prévoit une baisse progressive des droits de douanes sur 99.000 tonnes équivalent carcasse de viande bovine importée en Europe. Ce faisant, ce traité ouvre une nouvelle fuite de carbone puisque produire un kilo de viande bovine émet près de trois fois plus de gaz à effet de serre s’il est produit en Amérique Latine plutôt qu’en Europe selon les calculs de la FAO. Remplacer le bœuf français par le bœuf brésilien dans son assiette augmente le bilan carbone de la France via la déforestation importée. Selon les estimations du rapport Ambec, le risque de déforestation induit par le contingent tarifaire de viande bovine libéralisé aurait un impact important sur le bilan carbone du traité. Sa contribution en terme émissions de gaz à effet de serre serait telle que le coût climatique de l’accord Mercosur deviendrait supérieur aux gains économiques.

Le pacte vert remet en cause la cohérence des actions de la Commission européenne. Alors que son bras droit cherche à colmater les fuites de carbones, son bras gauche en ouvre d’autres en éliminant des droits de douane dans les traités commerciaux. La Commission lance une consultation sur un mécanisme qui vise à ériger des barrières tarifaires en fonctions de l’empreinte carbone des produits importés tout en continuant à négocier une libéralisation des échanges avec des pays connus pour leur bilan carbone désastreux, par exemple l’Australie. C’est à se demander si cette consultation n’est pas un écran de fumée pour cacher le bilan carbone des traités commerciaux. Si sa conversion à la cause climatique est sincère, la Commission devrait plutôt utiliser les accords commerciaux comme levier pour colmater les fuites carbones. Une solution, préconisée par le rapport Ambec et une initiative commune des Pays-Bas et de la France, consiste à conditionner la baisse des droits de douanes à des engagements concrets des pays signataires visant à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

________

[1] Voir par exemple : Cosbey, A., S. Droege, C. Fischer and C. Munnings (2019) « Developing Guidance of Implementing Border Carbon Adjustments : Lessons, Cautions, and Research Needs from the Literature, » Review of Environmental Economics and Policy, 13(1): 3-22.

[2] Pour une liste exhaustive de ces accords négociés, voir https://ec.europa.eu/trade/policy/countries-and-regions/negotiations-and-agreements/

Wirecard : dépôt de bilan

Wirecard : dépôt de  bilan

L’énorme scandale de la société allemande de transfert financier fini par un dépôt de bilan. Presque 100 % de la capitalisation boursière de l’entreprise s’est envolée. Une dette de 3,5 milliards d’euros qui ne leur sera pour l’essentiel probablement jamais remboursée, dont 1,75 milliard empruntés à quinze banques et 500 millions auprès d’investisseurs obligataires, a déclaré une source proche des discussions avec les créanciers.

“Cet argent s’est envolé”, a déclaré une source proche d’un créancier. “On pourra peut-être récupérer quelques euros dans quelques années, mais on passe la perte dans nos comptes dès maintenant.”

La cotation du titre a été provisoirement suspendue à la Bourse de Francfort juste avant cette annonce. A la reprise, son cours a plongé de près de 80%.

Au total, depuis que les auditeurs d’EY (Ernst & Young) ont refusé il y a une semaine de certifier les comptes de l’entreprise pour l’année 2019, 97% de la capitalisation boursière de Wirecard s’est envolée.

Le scandale a conduit à la démission de Markus Braun, président du directoire de l’entreprise depuis 2002, soupçonné par la justice allemande d’avoir gonflé le bilan du groupe afin de le rendre plus attractif aux yeux des investisseurs et des clients. Il a été remis en liberté conditionnelle contre une caution de 5 millions d’euros.

Jan Marsalek, ancien directeur général adjoint, est lui aussi soupçonné. Il serait aux Philippines, où se joue une partie du scandale Wirecard.

Les services du procureur de Munich, qui ont annoncé avoir effectué une perquisition au siège de l’entreprise le 5 juin, se disent prêts à examiner “tous les délits possibles”.

Dans un communiqué, Wirecard explique avoir entamé cette procédure de dépôt de bilan devant un tribunal de Munich “en raison d’une insolvabilité imminente et d’un surendettement”. La société ajoute étudier l’opportunité de lancer des procédures similaires pour ses filiales.

Coronavirus Royaume-Uni : Le bilan grimpe à 40.465

Coronavirus Royaume-Uni : Le bilan grimpe à 40.465

 

204 morts en 24 heures pour un total de 40.465 décès, montrent les données gouvernementales publiées samedi sur la base de chiffres arrêtés la veille à 16h00 GMT.

En incluant les cas suspects, le bilan au Royaume-Uni a dépassé cette semaine les 50.000 morts, selon un décompte de Reuters effectué à partir de données officielles. Le Royaume-Uni est un des pays les plus touchés il est aussi l’un de ceux qui a  le plus tardivement réagi  à la crise sanitaire.

 

Bilan politique de Macron: catastrophique depuis deux ans

Bilan politique de Macron: catastrophique  depuis deux ans

 

 

Pour résumer, la première année de Macron a été marquée par l’affaire Benalla, immédiatement suivie l’année suivante par le mouvement des gilets jaunes et la période 2019 2020 se révélera comme un nouvelle chienlit sociale avec la grève des retraites voire d’autres en mouvement sur d’autres revendications. Quand on fait l’analyse de l’action de Macron, force est de constater qu’il n’a cessé d’ajouter des bavures aux bavures. Chaque année a apporté son lot d’agitations, de scandales et de révoltes. Tout a très vite commencé puisque quelques mois seulement après son élection, Macron s’est complètement embourbé dans l’affaire Benalla qui témoignait des approximations du pouvoir et des tolérances dont certains familiers pouvaient bénéficier. De ce point de vue,  la protection dont a bénéficié Benalla demeure toujours suspecte. Ensuite l’année suivante, la France a connu l’une des plus grandes mobilisations de terrain avec les gilets jaunes. Une sorte de révolte populiste aux revendications assez contradictoires mais qui témoignait du ras-le-bol du centralisme, de l’abandon de nombre de territoires et des injustices sociales. La France a été la risée de nombre de commentateurs internationaux. Là aussi ,Macron a manqué d’envergure, il s’est enfoncé dans la crise en refusant d’organiser une médiation avec les corps intermédiaires. Une attitude monarchique autant que théocratique qu’il a répété pour  la réforme des retraites qui aboutit un triste bilan dans la mesure où cela risque de paralyser le pays pendant des semaines voire des mois. En effet, pourquoi tant de précipitation, pourquoi tant d’impréparation pour une réforme qui n’entrera vraiment en fonction que lorsque Macron ne sera plus président de la république ( y compris s’il est réélu en 2022 ). Une réforme qui n’aura des effets significatifs que dans des  dizaine d’années  compte tenu des incertitudes économiques et des mutations de tous ordres. Le bilan de Macron et assez maigre pour ne pas dire davantage. il n’est plus soutenu que par environ 30 % de l’opinion et 70 % condamnent sa politique dans le champ socio économique. Même bilan à l’international où Macron s’est cru un peu trop vite le nouveau leader du monde. Il a vite déchanté car son arrogance et sa méconnaissance l’on fait tomber de son piédestal. Aujourd’hui les relations dans jamais été détestable aussi bien avec les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’ Italie, les pays de l’Est et bien d’autres. Comme les Français , nombre de pays  supportent plus la suffisance et l’arrogance de ce  monarque républicain qui a tendance à se prendre pour Napoléon. Témoin lors de  son investiture: cette  de cérémonie grandiose et ridicule au Louvres. Macron a confondu la république avec l’ancien régime.

Bilan politique de Macron depuis deux ans : Benalla, gilets jaunes, grève des retraites

Bilan politique de Macron depuis deux ans : Benalla, gilets jaunes, grève des retraites

 

 

Quand on fait l’analyse de l’action de Macron, force est de constater qu’il n’a cessé d’ajouter des bavures aux bavures. Chaque année a apporté son lot d’agitations, de scandales et de révoltes. Tout a très vite commencé puisque quelques mois seulement après son élection, Macron s’est complètement embourbé dans l’affaire Benalla qui témoignait des approximations du pouvoir et des tolérances dont certains familiers pouvaient bénéficier. De ce point de vue,  la protection dont a bénéficié Benalla demeure toujours suspecte. Ensuite l’année suivante, la France a connu l’une des plus grandes mobilisations de terrain avec les gilets jaunes. Une sorte de révolte populiste aux revendications assez contradictoires mais qui témoignait du ras-le-bol du centralisme, de l’abandon de nombre de territoires et des injustices sociales. La France a été la risée de nombre de commentateurs internationaux.

Là aussi ,Macron a manqué d’envergure, il s’est enfoncé dans la crise en refusant d’organiser une médiation avec les corps intermédiaires. Une attitude monarchique autant que théocratique qu’il a répété pour  la réforme des retraites qui aboutit un triste bilan dans la mesure où cela risque de paralyser le pays pendant des semaines voire des mois. En effet, pourquoi tant de précipitation, pourquoi tant d’impréparation pour une réforme qui n’entrera vraiment en fonction que lorsque Macron ne sera plus président de la république ( y compris s’il est réélu en 2022 ). Une réforme qui n’aura des effets significatifs que dans des  dizaine d’années  compte tenu des incertitudes économiques et des mutations de tous ordres.

Le bilan de Macron et assez maigre pour ne pas dire davantage. il n’est plus soutenu que par environ 30 % de l’opinion et 70 % condamnent sa politique dans le champ socio économique. Même bilan à l’international où Macron s’est cru un peu trop vite le nouveau leader du monde. Il a vite déchanté car son arrogance et sa méconnaissance l’on fait tomber de son piédestal. Aujourd’hui les relations dans jamais été détestable aussi bien avec les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’ Italie, les pays de l’Est et bien d’autres. Comme les Français , nombre de pays  supportent plus la suffisance et l’arrogance de ce  monarque républicain qui a tendance à se prendre pour Napoléon. Témoin lors de  son investiture: cette  de cérémonie grandiose et ridicule au Louvres. Macron a confondu le mandat de président avec celui de monarque républicain.

« Que restera-t-il de du bilan de Macron sans les retraites » E. Philippe ?

« Que restera-t-il de du bilan de Macron sans les retraites » E. Philippe  ?

Cette déclaration d’Édouard Philippe a été peu reprise par les médias pourtant elle témoigne du clivage inévitable voire du divorce possible entre Macron et le premier ministre. D’une certaine manière, Édouard Philippe qui a imposé son âge de la retraite à 64 ans sent  bien qu’en fonction du niveau de mobilisation sociale, il risque d’être renvoyé à ses chères études par Macron qui ne manquera pas de le sacrifier pour sauver les apparences. Édouard Philippe prend ainsi les devants et interroge publiquement :o ù serait la volonté réformatrice du président de la république si on devait aussi abandonner cette réforme ou  la vider de son sens. Une déclaration qui s’adresse surtout au président de la république. Une sorte de mise en garde en même temps. Pas sûr cependant que Macron soit très réceptif à ce genre d’avertissement. Pour Macron ce qui compte, encore davantage que la réforme des retraites, c’est son devenir politique personnel. Et s’il faut sacrifier Édouard Philippe, il n’hésitera pas. Sans doute ce que pense aussi le Premier ministre avec cette sorte de mise en garde pas forcément très opportune.

 

Bilan Macron depuis deux ans : Benalla, gilets jaunes, grève des retraites

Bilan Macron depuis deux ans : Benalla, gilets jaunes, grève des retraites

 

 

Quand on fait l’analyse de l’action de Macron, force est de constater qu’il n’a cessé d’ajouter des bavures aux bavures. Chaque année a apporté son lot d’agitations, de scandales et de révoltes. Tout a très vite commencé puisque quelques mois seulement après son élection, Macron s’est complètement embourbé dans l’affaire Benalla qui témoignait des approximations du pouvoir et des tolérances dont certains familiers pouvaient bénéficier. De ce point de vue,  la protection dont a bénéficié Benalla demeure suspecte. Ensuite l’année suivante, la France a connu l’une des plus grandes mobilisations de terrain avec les gilets jaunes. Une sorte de révolte populiste aux revendications assez contradictoires mais qui témoignait du ras-le-bol du centralisme, de l’abandon de nombre de territoires et des injustices sociales. La France a été la risée de nombre de commentateurs internationaux. Là aussi ,Macron a manqué d’envergure, il s’est enfoncé dans la crise en refusant d’organiser une médiation avec les corps intermédiaires. Une attitude monarchique autant que théocratique qu’il a répété pour  la réforme des retraites qui aboutit un triste bilan dans la mesure où cela risque de paralyser le pays pendant des semaines voire des mois. En effet, pourquoi tant de précipitation, pourquoi tant d’impréparation pour une réforme qui n’entrera vraiment en fonction que lorsque Macron ne sera plus président de la république ( y compris s’il est réélu en 2022 ). Une réforme qui n’aura des effets significatifs que dans des  dizaine d’années  compte tenu des incertitudes économiques et des mutations de tous ordres. Le bilan de Macron et assez maigre pour ne pas dire davantage. il n’est plus soutenu que par environ 30 % de l’opinion et 70 % condamnent sa politique dans le champ socio économique. Même bilan à l’international où Macron s’est cru un peu trop vite le nouveau leader du monde. Il a vite déchanté car son arrogance et sa méconnaissance l’on fait tomber de son piédestal. Aujourd’hui les relations dans jamais été détestable aussi bien avec les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’ Italie, les pays de l’Est et bien d’autres. Comme les Français , nombre de pays  supportent plus la suffisance et l’arrogance de ce  monarque républicain qui a tendance à se prendre pour Napoléon. Témoin lors de  son investiture: cette  de cérémonie grandiose et ridicule au Louvres. Macon a confondu le mandat de président avec celui de monarque républicain.

Chirac: bilan économique douteux

Chirac: bilan économique douteux

 

D’après Jean-Marc Daniel, économiste et professeur à ESCP Europe, qui s’exprime dans Le Monde, Chirac aura été une sorte de caméléon économique et aura incarné les paradoxes d’un pays bousculé par le passage d’un siècle à l’autre. On se souvient que Chirac a gagné la bataille électorale de 95 en promettant mettre fin à la «la fracture sociale». Une promesse enterrée dès sa prise de fonction. Tout cela a d’ailleurs très mal commencé avec les grands conflits de 95. Des réformes étaient sans doute nécessaires mais Juppé les a conduites un peu à la manière de Macron, sabre au clair,  sans discernement et sans concertation. Sur le dossier essentiel, à savoir la bataille de l’emploi, Chirac a totalement échoué comme d’ailleurs la plupart de ses prédécesseurs et de ses successeurs. «Notre bataille principale a un nom: la lutte contre le chômage», martelait  Jacques Chirac à la tribune, face à ses militants, lors d’un meeting de campagne. La France est enferrée, depuis le milieu des années 70, dans un chômage devenu structurel. En 1995, il est élevé: 9,60%.

En 2004, Chirac, face à Patrick Poivre d’Arvor, admet que le chômage n’a pas vraiment baissé: «c’est évidemment un remords permanent».

De même, les inégalités ont augmenté au fil des mandats de Jacques Chirac, en dépit de ses promesses de 1995. Le moral des classes moyennes, qui n’ont pas vraiment bénéficié des réformes fiscales, évolue lui aussi à la baisse.

La présidence de Jacques Chirac s’ouvre sur un coup manqué pour réformer en profondeur l’économie. Le premier gouvernement Juppé veut étendre à la fonction publique les mesures Balladur, adoptées deux ans plus tôt, pour réformer les retraites. Le gouvernement annonce sans ambages sa volonté de supprimer les régimes spéciaux de retraites et de réformer la sécurité sociale. Ce «plan Juppé», peu explicité pendant la campagne présidentielle, est mal compris et déclenche un vaste mouvement de grève. En novembre-décembre, la contestation va paralyser la France. Au plus fort de la mobilisation, le 12 décembre, on compte deux millions de grévistes. Le gouvernement est poussé à rétropédaler: la réforme est retirée en décembre, et la perte de confiance va durer. L’l’échec est tellement patent échec est tellement patent que Jacques Chirac est contraint de dissoudre l’assemblée nationale est de rendre le pouvoir aux socialistes

 

.L’échec est tellement patent que Jacques Chirac est contraint de dissoudre l’assemblée nationale et de repasser le pouvoir au parti socialiste qui évidemment ne fera pas mieux. Chirac promet aussi des baisses d’impôts, la relance de la croissance et la diminution des déficits. Rien de tout cela ne sera réalisé au lieu d’une croissance de 3 % on atteindra au mieux 2,3 % en 2004. La baisse des impôts aura surtout pour essai d’accentuer les inégalités, profitant d’abord aux ménages ayant le plus de ressources, selon une étude de l’Institut des politiques publiques, un organisme dépendant de PSE-École d’économie de Paris et du Crest (Centre de recherche du groupe des écoles nationales d’économie et de statistique). La dette publique elle continue d’augmenter pour atteindre 64 % fins 2006. Pas étonnant pour peser sur le chômage on a créé presque 1 million d’emplois entre 95 et 2007. On objectera à juste titre que les successeurs de Chirac pour l’instant n’ont guère fait mieux. Le temps est la nostalgie, il n’est donc pas anormal qu’on considère maintenant que Chirac a été un bon président, en tout cas pas plus mauvais que  les autres.

Jacques Chirac: bilan économique nul

Jacques Chirac: bilan économique nul

 

On se souvient que Chirac a gagné la bataille électorale de 95 en promettant mettre fin à la «la fracture sociale». Une promesse enterrée dès sa prise de fonction. Tout cela a d’ailleurs très mal commencé avec les grands conflits de 95. Des réformes étaient sans doute nécessaires mais Juppé les a conduites un peu à la manière de Macron, sabre au clair,  sans discernement et sans concertation. Sur le dossier essentiel à savoir la bataille de l’emploi Chirac a totalement échoué comme d’ailleurs la plupart de ses prédécesseurs et de ses successeurs. «Notre bataille principale a un nom: la lutte contre le chômage», martelait  Jacques Chirac à la tribune, face à ses militants, lors d’un meeting de campagne. La France est enferrée, depuis le milieu des années 70, dans un chômage devenu structurel. En 1995, il est élevé: 9,60%.

En 2004, Chirac, face à Patrick Poivre d’Arvor, admet que le chômage n’a pas vraiment baissé: «c’est évidemment un remords permanent».

De même, les inégalités ont augmenté au fil des mandats de Jacques Chirac, en dépit de ses promesses de 1995. Le moral des classes moyennes, qui n’ont pas vraiment bénéficié des réformes fiscales, évolue lui aussi à la baisse.

La présidence de Jacques Chirac s’ouvre sur un coup manqué pour réformer en profondeur l’économie. Le premier gouvernement Juppé veut étendre à la fonction publique les mesures Balladur, adoptées deux ans plus tôt, pour réformer les retraites. Le gouvernement annonce sans ambages sa volonté de supprimer les régimes spéciaux de retraites et de réformer la sécurité sociale. Ce «plan Juppé», peu explicité pendant la campagne présidentielle, est mal compris et déclenche un vaste mouvement de grève. En novembre-décembre, la contestation va paralyser la France. Au plus fort de la mobilisation, le 12 décembre, on compte deux millions de grévistes. Le gouvernement est poussé à rétropédaler: la réforme est retirée en décembre, et la perte de confiance va durer. L’l’échec est tellement patent échec est tellement patent que Jacques Chirac est contraint de dissoudre l’assemblée nationale est de rendre le pouvoir aux socialistes

.L’échec est tellement patent que Jacques Chirac est contraint de dissoudre l’assemblée nationale et de repasser le pouvoir au parti socialiste qui évidemment ne fera pas mieux. Chirac promet aussi des baisses d’impôts, la relance de la croissance et la diminution des déficits. Rien de tout cela ne sera réalisé au lieu d’une croissance de 3 % on atteindra au mieux 2,3 % en 2004. La baisse des impôts aura surtout pour essai d’accentuer les inégalités, profitant d’abord aux ménages ayant le plus de ressources, selon une étude de l’Institut des politiques publiques, un organisme dépendant de PSE-École d’économie de Paris et du Crest (Centre de recherche du groupe des écoles nationales d’économie et de statistique). La dette publique elle continue d’augmenter pour atteindre 64 % fins 2006. Pas étonnant pour peser sur le chômage on a créé presque 1 million d’emplois entre 95 et 2007. On objectera à juste titre que les successeurs de Chirac pour l’instant n’ont guère fait mieux. Le temps est la nostalgie, il n’est donc pas anormal qu’on considère maintenant que Chirac a été un bon président, en tout cas pas plus mauvais que  les autres.

Macron, leader climatique au bilan négatif

Macron, leader climatique au bilan négatif

Le problème de Macron sait qu’il a bien du mal à être crédible pour incarner le  défenseur mondial de l’environnement. En effet, si ses discours sont toujours aussi tonitruants par contre sa pratique est particulièrement décevante (on le voit actuellement concernant le débat des emballages qui semblent privilégier le recyclage au lieu de leur suppression ou de leur consignation). Macron peut être ambitieux en 2050, date à laquelle il n’exercera sans doute plus de responsabilités. Mais on l’attend surtout depuis 2017 car  il n’a jamais été capable d’envisager un plan climat à la hauteur des les enjeux. Pour preuve, les résultats en matière d’émissions polluantes sont très en dessous des objectifs s. Le seul argument positif qu’utilise Macron,  c’est la performance des centrales nucléaires vis-à-vis du CO2. Un programme décidé bien avant lui. Ce que pratique Macron,  c’est une sorte de fuite en avant. On aimerait en effet que la neutralité carbone visée en 2050 s’appuie sur des résultats actuels concluants. Cela supposerait notamment de mettre en œuvre une politique des transports un peu plus cohérente et favorisant davantage d’une part les transports collectifs, d’autre part l’usage davantage mutualisé des automobiles. Au cours de son intervention, le président français a pourtant essayé d’apparaître comme le chef de file de la défense de l’environnement, appelant, par exemple, tous les pays à « aller vers la neutralité carbone en 2050″, comme l’ont annoncé le Chili et le Japon. Selon lui, l’Europe « doit faire plus » sur ce sujet et « prendre des décisions très claires dès 2020″. Il s’est aussi félicité de la récente ratification de l’accord de Paris par la Russie.

Mais ce costume de leader mondial sur la question climatique qu’endosse Emmanuel Macron n’est pas vraiment du goût des ONG. Clément Sénéchal, porte-parole de Greenpeace France, affirme ce lundi sur notre plateau que, par rapport à tout ce qu’a évoqué le président français pendant son discours, « la France est en contradiction avec ces belles paroles au niveau domestique ».

Il prend l’exemple de la volonté du chef d’Etat d’avoir un agenda commercial compatible avec l’accord de Paris, à savoir réduire les négociations commerciales avec les pays qui ne le respecterait pas. Pour Clément Sénéchal, la signature du CETA, le traité de libre-échange conclu entre l’Union européenne et le Canada, a été faite « sans garde-fou climatique ». Or, il s’agit selon lui d’un pays « qui ne respecte pas ses objectifs climatiques et qui n’est donc pas dans les clous de l’accord de Paris ».

« Emmanuel Macron a parlé de rehausser les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030 pour atteindre 55%. Or, on vient de voter une loi en France qui entérine une réduction d’au moins 40% en 2030, donc on défend le statu quo. On s’était pourtant engagés à rehausser ces engagements avant la mise en œuvre de l’accord de Paris, qui interviendra l’année prochaine », a également dénoncé le porte-parole de Greenpeace. Ce dernier fait référence au projet de loi relatif à l’énergie et au climat, adopté en juin dernier par l’Assemblée nationale, et examiné cette semaine au Sénat. Le texte prévoit ainsi une baisse de 40% de la consommation d’énergies fossiles d’ici à 2030.

 

Macron : le bilan d’un président liquidateur de l’industrie, de l’économie et du patrimoine

Macron : le bilan  d’un liquidateur de l’industrie, de l’économie et du patrimoine

Il y a plus   de deux ans que Macron assume les responsabilités présidentielles. Un délai suffisant pour commencer à faire un bilan d’autant plus que Macron occupait déjà des fonctions importantes dès 2014 auprès de Hollande. D’un point de vue macro économique, l’échec est patent. Si on relève un petit rebond de la croissance en 2018, on le doit surtout à la politique de Hollande. Pour 2019, la croissance ne devrait pas dépasser beaucoup 1 %. Le nombre de chômeurs évoluera très peu, les comptes de public sont encore plus dégradés. Dans l’opinion publique, ils sont 70 % à ne pas croire à l’efficacité de la politique menée. On objectera que certaines réformes ont été engagées mais souvent des réformes qui ne vont pas jusqu’au bout ou même auxquelles on renonce. Voir par exemple le nombre de fonctionnaires. Macron avait annoncé la suppression de 50 000 postes pendant son quinquennat or en 2020, on  ne prévoit que la suppression de 2. 000. Un renoncement évidemment à la réforme de l’État. Un État plombé par ses couts de fonctionnement notamment ses couts salariaux mais aussi par la technocratie qui pour des motifs existentiels ne cesse de paralyser l’initiative. Macron de ce point de vue est prisonnier de ses origines de technocrate comme il est aussi dépendant des intérêts financiers qui ont soutenu sa campagne. Macron est un libéral étatiste, une curiosité politique.   Il a ainsi accordé 40 milliards d’allègements fiscaux peut-être nécessaires mais sans aucune contrepartie et sans aucune évaluation. La plus grande insuffisance de Macron est son manque de vision économique en particulier dans le domaine de l’industrie 5Macron est un littéraire,  pas un économiste).  Pour Macron,  la stratégie se résume à des affaires d’achat et de vente comme on les mène dans les banques d’affaires sans tenir compte des perspectives à long terme. L’exemple le plus catastrophique est sans doute celui d’Alstom. On notera d’ailleurs qu’il n’y a pas de ministre responsable de l’industrie, tout simplement parce qu’on considère qu’il n’y a pas besoin de vision et que seul le marché se chargera de définir le futur paysage. Avec de tels raisonnements on aurait jamais créé et vendu les produits phares que sont les TGV, les centrales électriques  et l’aéronautique. Faute de réflexion, on est par exemple passé à côté de la technologie 5G  totalement aux mains des Américains et des Chinois. La vision de Macron est uniquement à court terme et embrasse seulement des startups qui naissent et se vendent dans les cinq ans. Des délais bien insuffisants pour des enjeux stratégiques qui exigent des dizaines d’années ; par exemple,  la filière hydrogène, la filière des batteries électriques, l’intelligence artificielle etc. il n’y a guère que dans le domaine de l’armement qu’on tente  de voir un peu plus loin que son nez ; peut-être pour la bonne raison que la France n’a plus les moyens financiers d’une grande puissance. Une partie de l’économie est aussi en voie de liquidation du fait de la multiplication d’accords commerciaux qui vont favoriser des pays beaucoup plus concurrentiels et qui s’assoient notamment sur les normes sociales, environnementales et sanitaires. Une économie qu’on laisse se placer sous la tutelle des géants du numérique américain notamment alors que la France a été pendant longtemps un des leaders de l’innovation en matière de grande distribution. La liquidation concerne aussi le patrimoine avec par exemple la vente des aéroports, infrastructures stratégiques s’il en est, la vente de la très lucrative activité des jeux. Enfin parallèlement la démocratie n’aura guère progressé puisqu’à la république monarchique on aura substitué une forme de monarchie absolue où seul le président décide de tout, partout  et tout le temps. Y compris pour la désignation des candidats aux municipales comme lorsque les anciens souverains distribuaient les charges aux courtisans.

 

Quel bilan économique 2018 : catastrophique

Quel bilan économique  2018 : catastrophique  

Le bilan économique pour l’année 2018 est catastrophique. Il y a d’abord l’écroulement de la croissance, le chômage qui stagne, la balance commerciale qui ne cesse de se détériorer et les déficits publics qui s’amplifient ; un bilan encore pire que celui de François Hollande qui avait terminé sur une bonne note relative en 2017. Le plus grave c’est sans doute cet affaiblissement de la croissance qui prépare peut-être pour 2019 et 2020 une stagnation voir une crise plus grave. Pari perdu donc pour Macron concernant la croissance. Les experts attendaient en début d’année autour de 2,3 % pour la croissance du PIB. Le gouvernement avait retenu 2 % puis a revu à la baisse ses prévisions avec une perspective de 1,7 %. En réalité,  on parviendra péniblement à un niveau de croissance de 1,5 %. Une perspective de 1.3% est envisagée pour 2019. Un niveau qui fait redémarrer la hausse du chômage et menace les équilibres financiers déjà fragiles. Sur le plan du chômage, concret simplement quelque dizaines de milliers d’emplois quand il y a près de 6 millions de chômeurs un phénomène ne peut attribuer entièrement à l’évolution démographique mais qui découle directement de la faiblesse de la croissance. En matière de déficit et de dette la situation s’est encore détériorée. La dette atteinte aujourd’hui à peu près un taux de 100 % du PIB et n’a cessé de ce détériorer du faîte de l’amplification des déficits publics. Le seul côté positif dont se vante à tort le gouvernement concerne le pouvoir d’achat des ménages dans l’INSEE pense qu’il a augmenté de 1,7 % au cours de l’année. La vérité est moins rose car l’INSEE se fonde sur un indicateur des prix à la consommation obsolète qui ne rend pas compte du faîte que la structure de consommation ce transforme. Pour parler simplement les couches moyennes et défavorisées consacrent de plus en plus de dépenses contraintes entre parenthèses le logement, assurance, abonnement, carburant, chauffage transport etc.) et de moins en moins aux dépenses ajustables. Sinon comment expliquer l’atonie de la consommation ? Parmi les points positifs il faut noter un nombre d’entreprises en hausse notamment auto entrepreneur mais dont on connaît la fragilité économique. Aussi une certaine reprise des investissements qui étaient liés à l’optimisme économique de 2017. Concernant les perspectives de 2019 comme on l’a indiqué la croissance ne devrait pas dépasser 1,3 % : un niveau particulièrement inquiétant pour le chômage et les équilibres financiers. Il faut aussi souligner l’écroulement aussi bien du moral des ménages que des entreprises qui d’une certaine manière annonce une année 2019 encore plus catastrophique qu’en 2018.

 

Sondage Macron : un bilan positif pour seulement 19%

Sondage  Macron : un bilan positif pour seulement 19% 

 

Inutile de tourner autour du pot, le rapport qu’entretient Macron à l’opinion publique devient catastrophique ; au point un jour de remettre en cause sa légitimité non pas  Juridique puisque indiscutablement il est élu pour cinq ans mais sa légitimité politique. Cette descente aux enfers des sondages risque en effet très rapidement de créer une crise de confiance très préjudiciable pour l’avenir du pays. Macron sera dans l’impossibilité de conduire les réformes qu’il veut imposer et le doute des ménages, des investisseurs et des entreprises va saper la croissance et l’emploi. D’après un sondage OnePoint pour RTL, Le Figaro et LCI seuls 19% des Français interrogés jugent le bilan de son action positif contre 60% qui l’estiment négatif. Le Recul est très net puisque la chute par rapport à la même enquête publiée en janvier 2018 fait état d’une baisse de 19 points d’avis positifs et d’un bond de 23 points d’avis négatifs. Même chez les sympathisants de La République en Marche qui ont voté Macron au premier tour de la présidentielle, c’est l’impatience qui domine devant l’absence de résultats. Le bilan est certes toujours positif pour 46% des électeurs macronistes mais en recul de 26 points entre les deux vagues de sondage. Les engagements d’Emmanuel Macron pris pendant sa campagne ne sont pas respectés par le gouvernement aux yeux de 49% (+18 points) des Français contre 40% (-15 points) qui estiment le contraire. D’ailleurs, pour les Français, le gouvernement est désormais estampillé comme plutôt de droite (50%, +11points). Il n’est plus au centre que pour 20% des personnes interrogées (-7pounts) et à gauche pour 7%. De quoi encore alimenter un peu plus l’image de président des riches qui est attribuée au chef de l’État.

 

 

Bilan Hulot : surtout du pipeau

Bilan  Hulot : surtout du pipeau

 

 

Hulot s’était déjà converti d’écolo en businessman, cette fois  l’écolo opère une deuxième conversion en devenant politicard. Comme Macron, il a compris que l’enflure du discours doit masquer l’indigence de la pratique. Hulot laisse faire les pseudos bruits de démission et entend bien s’installer dans le paysage politique à défaut de vraiment défendre l’environnement. Sur le nucléaire il a évidemment perdu et a renoncé aux objectifs illusoires de la fantaisiste Ségolène Royal laquelle prévoyait de réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50 % d’ici 2025. Il n’est même pas certain qu’on y soit à l’échéance de 2050 ! Pour preuve le gouvernement a été incapable de fermer une seule centrale. Même la centrale de Fessenheim voit son extinction prolongée dans le temps puisque le relais ne pourra pas être pris par  l’EPR de Flamanville avant 2020 voire davantage. Pour masquer  le nucléaire et les faillites de sa réduction, Hulot ne cesse de lancer des gadgets comme les éoliennes par exemple qui constituent une énorme arnaque énergétique et financière. En attendant quelques margoulins et quelques propriétaires rapaces s’en mettent plein les poches grâce aux subventions que paye l’usager d’EDF.  Il sera toujours temps de faire payer à ces mêmes usagers la destruction de pylône de 200 m de haut et leurs blocs de d’un coût unitaire 200 000 € par éolienne. Voir par exemple ce qui se passe à cet égard aux États-Unis avec les friches d’éoliennes.  L’accord sur le climat reste virtuel mais pour montrer qu’il existe Hulot a donné quelques primes pour la conversion automobile avec assez peu de succès d’ailleurs car le vrai problème est celui de la solvabilité des acheteurs potentiels de véhicules électriques réservés pour l’essentiel au plus favorisés.  L’action de Nicolas Hulot est donc finalement assez indigente  pour la défense de l’environnement ;  pire,  Nicolas Hulot n’a rien dit quand la France a décidé d’autoriser la société Total a importé de huile de palme pour en faire du carburant ou encore quand des spéculateurs ont décidé d’éventrer des montagnes de Guyane pour exploiter l’or,  détruisant au passage les écosystèmes.  «Le changement n’est pas à l’échelle», reconnaissait Hulot en juillet dernier, pas étonnant quand on est monté sur un tabouret ! «Hormis les discours, il n’y a rien», conclut Julien Bayou, responsables des verts (EELV).


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