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L’Insee prévoit une inversion du chômage bien virtuelle

L’Insee prévoit une inversion du chômage bien virtuelle

L’INSEE se montre délibérément optimiste en prévoyant la création d’environ 60 000 emplois pour le premier semestre qui viendront compenser l’augmentation de 50 000 nouveaux demandeurs d’emploi. En clair l’INSEE prévoit l’inversion de la courbe du chômage. Une inversion pourtant bien hypothétique qui se fonde sur la reprise de la consommation, la baisse de fiscalité pour les entreprises et la hausse du pouvoir d’achat. Pourtant la reprise ne semble pas vraiment au rendez-vous puisque l’activité du secteur privé sera encore dans le rouge en février et que la Banque de France ne prévoit que 1,2 % d’augmentation du PIB. Quant à l’augmentation du pouvoir d’achat elle est aussi très virtuelle puisqu’elle est justifiée par l’INSEE par le différentiel entre l’inflation et l’évolution des revenus. Or la mesure de l’inflation est faussée  par la modification de la structure de consommation. En effet les dépenses contraintes sont sous-estimées par rapport aux dépenses ajustables. Le solde d’emploi positif de 10 000 emplois pour le premier trimestre repose sur des méthodologies très approximatives destinées surtout à soutenir la posture de volontarisme économique du gouvernement. Selon l’Insee, avec un total de 63.000 postes créés au premier semestre, l’augmentation attendue de la population active (50.000) serait absorbée et le chômage diminuerait. L’Insee pronostique l’éclaircie sur le front de l’emploi, avec la création attendue de 37.000 postes dans le secteur marchand au premier semestre 2016. Dans ces conditions, le taux de chômage baisserait de 0,1 point à 10,2%. Dans sa dernière note de conjoncture, l’Institut table sur une création nette de 37.000 emplois dans le secteur marchand. Soit, grosso modo, le même rythme de progression qu’au dernier trimestre 2015 (32.000). D’ailleurs, pour la première fois depuis 2011, le secteur marchand a créé des emplois en 2015 avec 82.000 nouveaux postes. Et ce essentiellement dans le tertiaire où la hausse des effectifs a permis de compenser les reculs dans l’industrie et la construction. Selon l’Insee, ce qui est positif pour la première partie de 2016 c’est que l’emploi continuerait donc de progresser, alors même que l’effet « montée en charge » du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) est terminé – son taux reste fixé à 6% comme en 2015 – et que la nouvelle salve d’allégements de cotisations patronales, qui va intervenir à compter du 1er avril, aura un effet limité car elle n’est pas ciblée sur les bas salaires mais sur ceux compris entre 1,6 et 3,5 Smic. Ce qui expliquerait donc la progression de l’emploi, c’est l’accélération de l’activité (le PIB devrait atteindre 0,4% au premier trimestre) et, tout de même, les effets du plan d’urgence pour l’emploi avec notamment la prime annuelle de 2.000 euros accordée aux PME de moins de 250 salariés qui recrutent. Si on rentre dans le détail des secteurs, l’Insee s’attend à la création de 36.000 postes dans le tertiaire, hors intérim. Bonne nouvelle, les pertes d’emplois dans l’industrie se tasseraient, avec 16.000 emplois perdus d’ici la fin juin. En 2015, sur l’ensemble de l’année, le secteur avait détruit 38.000 emplois. Même constat dans la construction où l’emploi salarié décroît presque de façon continue depuis… 2008. Le secteur a encore perdu 36.000 postes en 2015 et ces pertes seraient limitées à 9.000 sur les six premiers mois 2016, du fait d’un frémissement dans l’activité des artisans du bâtiment et dans les travaux publics. In fine, en tenant compte de l’emploi non marchand, de l’emploi non salarié et des salariés agricoles, l’Insee s’attend à 63.000 créations d’emploi au premier semestre. Dans ce contexte, et si les créations d’emploi sont bien au rendez-vous, le chômage diminuerait légèrement de 0,1 point au premier semestre pour atteindre 10,2% (9,9% en France métropolitaine), contre 10,3% à la fin 2015. L’accroissement de la population active attendue (50.000 personnes) serait donc absorbé par le nombre des créations d’emploi escomptées. Une éclaircie qui demeure tout à fait hypothétique.

 

Les réformes des institutions (Bartolone)….bien tardif !

Les Réformes des institutions (Bartolone)….bien tardif !

Des réformes intéressantes (d’autres surréalistes comme le rôle du président de la République ;  mais bien tardives car faites en fin de mandature. Il est vraisemblable que Claude Bartolone n’occupera plus de fonctions électorales nationales importantes lorsque le moment sera venu d’appliquer ces propositions. D’une certaine manière c’est toujours un peu le même scénario avec les politiques : pour l’avenir lointain on envisage des réformes structurelles d’ampleur mais si tôt arriver au pouvoir on ne change pas grand-chose. Les 17 propositions avancées vendredi par le groupe de travail sur l’avenir des institutions présidé par Claude Bartolone :

– Limitation à trois du nombre de mandats successifs

- Mise en place d’un véritable statut de l’élu

- Election d’au moins la moitié des députés à la proportionnelle

- Elargissement du champ du référendum et instauration d’un véritable référendum d’initiative populaire

- Révision des procédures d’inscription sur les listes électorales

On suggère  par exemple que soit mise en place une base de données centralisée et qu’au moment de l’immatriculation d’un véhicule, d’une demande de prestation sociale ou de l’établissement de papiers d’identité, l’électeur puisse s’inscrire en cochant simplement une case « je souhaite être inscrit sur les listes électorales ».

- Réorienter l’action du président de la République vers « les enjeux de long terme » !!!!!!!

- Instauration du septennat non renouvelable pour le président de la République ou, a minima, inversion du calendrier électoral pour placer les législatives avant la présidentielle

- Renforcer la responsabilité de l’exécutif et le contrôle sur les questions européennes

Les auteurs du rapport proposent de rendre obligatoire le principe d’un vote d’investiture par l’Assemblée nationale lors de la formation d’un nouveau gouvernement. Ils veulent aussi instaurer un débat à l’Assemblée, avec le président de la République, suivi d’un vote, avant tout sommet européen.

- Réduction du nombre de parlementaires

Le nombre de députés passerait à 400, au lieu de 577 actuellement. Le nombre de sénateurs passerait à 200 sénateurs au lieu de 348 actuellement

- Réforme du Sénat

Les auteurs du rapport suggèrent de fusionner le Sénat et le Conseil économique, social et environnemental (CESE). L’action du Sénat serait davantage orientée vers « l’évaluation et le contrôle ». « Tout pouvoir de blocage en matière constitutionnelle » lui serait retiré. Les sénateurs seraient élus à l’échelle régionale.

- Réforme du parlement

Les auteurs du rapport veulent supprimer la limitation du nombre de commissions, libérer le droit d’amendement des députés en abrogeant l’article 40 de la Constitution qui leur interdit tout amendement qui « aurait pour conséquence soit une diminution des ressources publiques, soit la création ou l’aggravation d’une charge publique ». Ils suggèrent aussi d’interdire au gouvernement d’amender ses propres projets de lois.

- Réforme de la « fabrique de la loi »

Les auteurs du rapport veulent limiter la procédure accélérée à un ou deux textes par session et instaurer une nouvelle procédure accélérée dont l’usage ne serait pas contingenté. Ils réclament aussi une plus stricte séparation entre le domaine de la loi et celui du règlement et proposent d’écarter de la discussion en séance publique tout amendement déjà discuté en commission.

- Améliorer les instruments de contrôle et les droits de l’opposition

Les auteurs du rapport proposent d’instituer un « contre-rapporteur de l’opposition » lors de l’examen d’un texte et d’instaurer un « droit de réplique » pour les auteurs d’une question au gouvernement, qui leur permettrait de répondre à la réponse du ministre. Ils souhaitent aussi obliger le gouvernement à s’expliquer devant les commissions parlementaires compétentes en cas de non-publication des décrets d’application d‘une loi dans un délai de 6 mois.

- Donner une place plus large aux citoyens.

Les auteurs du rapport veulent notamment expérimenter le dépôt d’amendements citoyens

- Renforcement de l’indépendance de la justice

Les auteurs du rapport veulent consacrer l’indépendance de la justice en modifiant le titre VIII de la Constitution pour faire du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) le garant de cette indépendance, en lieu et place du président de la République.  Ils proposent de « rompre le lien de subordination hiérarchique » entre le parquet et le garde des Sceaux et de réviser la composition du CSM pour qu’il compte autant de magistrats que de personnalités qualifiées. Les pouvoirs de nomination du CSM seraient par ailleurs étendus à l’ensemble des magistrats du siège.

- « Etudier la proposition tendant à la création d’un véritable ordre des juridictions sociales »

- Modernisation du Conseil constitutionnel

Les auteurs du rapport veulent soumettre la nomination des membres du Conseil constitutionnel à l’approbation d’une majorité des 3/5 des commissions parlementaires compétentes et mettre un terme à la présence des anciens présidents de la République.

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Fillon vend bien son nouveau livre « Faire »

Fillon vend bien son nouveau livre « Faire »

Le nouveau livre de Fillon se vend très bien peut-être en raison des propositions qu’il avance sans doute les plus radicales que celles de ses collègues candidats à la primaire mais vraisemblablement aussi parce qu’il dévoile la nature de ses rapports avec Sarkozy. Il révèle notamment que Sarkozy sous des dehors volontaristes et relativement prisonnier de l’opinion publique « un plébéien hargneux » a déclaré Fillon à propos de Sarkozy. En vente depuis le 16 septembre dernier, le dernier livre de François Fillon cartonne en librairie. Faire se classe en cette première semaine d’octobre à la 8e place des meilleures ventes du classement tous genres confondus établi dans le Top 20 GFK/Livres Hebdo. L’éditeur Albin Michel assure même que 52.000 des 58.000 exemplaires du tirage ont été vendus. Sur son blog, François Fillon s’est félicité de cette popularité.  »Ce succès me touche profondément. Il révèle, chez les Français, une véritable volonté d’agir. (…) Le public se presse avec une amitié et une espérance qui me vont droit au cœur. Sur mon bureau, affluent des centaines d’exemplaires que je me dois de dédicacer. Chaque lectrice et chaque lecteur sont comme des compagnons qui m’encouragent à défendre mon projet pour libérer les énergies françaises et me renforcent encore dans ma volonté de FAIRE ! Merci à vous tous », a-t-il commenté. Dans Faire, l’ancien Premier ministre revient sur son parcours mais aussi sur sa relation contrastée avec Nicolas Sarkozy. Il s’agit surtout d’un livre-programme pour le candidat à la primaire de la droite et du centre en vue de l’élection présidentielle de 2017. L’autre ex-chef du gouvernement et concurrent direct de François Fillon, Alain Juppé, occupe quant à lui la 29e place des meilleures ventes, mais seulement dans la catégorie essais, avec son livre Mes Chemins pour l’école (éditions JC Lattès) qui en est à sa cinquième semaine.

 

Christine Lagarde ne pense pas refaire de la politique en France : ça tombe bien elle n’en a jamais fait !

Christine Lagarde ne pense pas refaire de la politique en France : ça tombe bien elle n’en a jamais fait !

 

 

Bizarres certains sondages puisque 50 % des Français considèrent que Christine Lagarde ferait une bonne présidente de la république. Sans doute un résultat lié à sa posture lisse mais sans intérêt de l’intéressée. Comme disait Alain mannequin la principale qualité de Christine Lagarde « c’est  très bien lire les communiqués du tréso »r (ministère des fiances). . Maintenant elle se contente de lire les communiqués du FMI mais sans la moindre originalité, la moindre analyse personnelle mais avec un accent anglais qui fait envie à la plupart de nos politiques restés  eux avec l’accent britannique appris en sixième. Bref en l’état actuel de la nullité de la classe politique,  ce sont les muets ou ce qui parlent  pour ne rien dire qui deviennent  les plus populaires. En France aujourd’hui même un âne pourrait devenir président de la république, ce sera d’ailleurs vraisemblablement le cas comme au cours des précédents quinquennats ;  on risque en effet de choisir encore un président à l’encéphalogramme culturel complètement plat. Bref plutôt un personnage au profil de camelot. La directrice du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde assure donc  ne pas penser « refaire de politique en France », assurant ne pas avoir de « plan de carrière », dans un entretien à paraître lundi 28 septembre dans le quotidien Les Echos.  »Très sincèrement, non, je ne pense pas refaire de politique en France », assure dans cette interview l’ancienne ministre de l’Économie de Nicolas Sarkozy, qui a pris la succession de Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI en juillet 2011.  Dans un sondage rendu public début septembre par l’institut Harris Interactive, 50% des Français avaient estimé qu’elle ferait une bonne présidente de la République, 16% des sondés assurant même qu’elle remplirait très bien ce rôle.  « Les résultats de ce sondage m’ont profondément touchée », assure Christine Lagarde. Mais « je n’ai jamais fait de plan de carrière, je ne vais pas commencer maintenant », ajoute-t-elle. La directrice du FMI a vu son horizon judiciaire et donc politique s’éclaircir cette semaine, un non-lieu ayant été requis à son encontre dans l’enquête sur l’arbitrage controversé à plus de 400 millions d’euros dont a bénéficié Bernard Tapie en 2008.  Christine Lagarde avait été mise en examen le 27 août 2014 pour « négligence » dans cette affaire, les juges lui reprochant notamment de ne pas avoir formellement contesté l’arbitrage une fois qu’il a été rendu. Si les magistrats instructeurs de la Cour de Justice de la République, seule instance habilitée à enquêter sur les membres du gouvernement pour les faits commis dans l’exercice de leur fonction, suivaient cette réquisition de non-lieu, les poursuites visant l’ancienne ministre de l’Économie seraient abandonnées.

Frappes militaires françaises: la Syrie vaut bien une messe ! (Hollande)

La Syrie vaut bien une messe ! (Hollande)

La Syrie vaut bien une messe ou la formule d’Henri IV revisitée par Hollande. Hollande qui avait toujours déclaré qui n’interviendrait pas en Syrie. Mais empêtré dans une politique intérieure contradictoire et inefficace, il tente de refaire le coup de l’homme providentiel sur le théâtre international, en même temps de remonter dans les sondages l. Il s’agit bien de théâtre car ce ne sont pas quelques bombes françaises qui vont changer la situation. Les frappes françaises en Irak ont d’ailleurs montré leurs limites puisque cela n’a pas empêché l’avancée de l’État islamique. Il s’agit pour Hollande de faire une opération de com pour montrer ses muscles et opérer aussi  un virage diplomatique afin d’accepter cette alliance internationale comprenant toutes les parties qu’il refusait jusque-là. Le motif de légitime défense avancée par Paris est évidemment illusoire. La France a donc mené dimanche un premier raid aérien contre des « sanctuaires » de l’Etat islamique en Syrie, détruisant un camp d’entraînement dans l’est du pays, et a annoncé qu’elle poursuivrait son action autant que nécessaire. La France est désormais engagée sur deux fronts contre l’EI : l’Irak, où elle a mené quelque 200 frappes depuis septembre 2014 dans le cadre de l’opération Chammal, et la Syrie, où elle précise agir en autonomie. Paris explique intervenir « en légitime défense », en vertu de l’article 51 de la Charte des Nations unies, contre les « sanctuaires de Daech d’où partent, d’où sont formés ceux qui s’en prennent à la France », selon les mots du Premier ministre Manuel Valls. Le premier objectif visé dimanche matin était un camp d’entraînement au sud de Deir ez-Zor, ville située à 450 kilomètres à l’est de Damas, sur les deux rives de l’Euphrate. Des combats entre islamistes et forces du régime syrien se poursuivaient dans cette localité, où se trouve un aéroport. « Nos forces ont atteint leurs objectifs : le camp a été en totalité détruit », a annoncé François Hollande en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York. François Hollande entend mettre à profit ce tournant militaire pour faire avancer les discussions sur un règlement politique du conflit syrien, après plus de quatre ans d’une guerre qui a fait 240.000 morts. « C’était le bon moment pour envoyer un message », explique une source diplomatique française. « C’était important de frapper pour se mettre à la table des discussions sur la Syrie », ajoute une autre. Bref le virage diplomatique est engagé !

10 000 réfugiés syriens pour les États-Unis : c’est bien peu

10 000 réfugiés syriens pour les États-Unis : c’est bien peu

Le moins que l’on puisse dire c’est que les États-Unis n’ont pas manifesté un enthousiasme excessif pour accueillir les migrants : ce n’est que très récemment que Obama s’est décidé à accepter 10 000 réfugiés d’ici la fin 2016. Des réticences qui sont liées à des questions de sécurité qu’on peut comprendre mais aussi à des considérations géopolitiques assez hésitantes de la part d’Obama concernant le proche et Moyen-Orient. Or même si Obama n’est pas le seul responsable il n’empêche que ce sont les États-Unis qui ont commencé à déstabiliser le proche et le Moyen-Orient  en  commençant par l’Irak. Le chiffre de 10 000 réfugiés qui seront accueillis aux États-Unis paraient par ailleurs assez ridicule au regard des chiffres attendus en Europe (160 000 réfugiés officiellement attendus en deux ans mais en réalité près d’un million de migrants !). À l’évidence Obama s’intéresse peu aux questions internationales et la décision de lui octroyer de manière prématurée le prix Nobel de la paix a plutôt constitué un handicap pour lui. D’une certaine manière il se trouve coincé entre cette étiquette  de paix et la nécessité pour un pays leader comme les États-Unis d’assumer sa responsabilité dans le maintien de la stabilité mondiale. De toute manière ces réfugiés ne sont pas prêts de fouler le sol des États-Unis puisqu’il faut environ deux ans de procédure. L’annonce de l’Europe vis-à-vis des réfugiés était déjà insignifiante au regard de la réalité des flux mais l’annonce des États-Unis elle est carrément ridicule. En effet une fois que le dossier d’un demandeur syrien atterrit sur le bureau du département d’État, il est transmis à des ONG dans les pays du Proche-Orient pour une présélection. Des premiers examens de santé sont pratiqués. Dans la région, les États-Unis disposent de bureaux et centres relais pour les demandeurs d’asile au Caire, à Bagdad, à Istanbul et à Beyrouth.  En matière de sécurité, pour éviter que des « menteurs, criminels ou terroristes » ne passent entre les mailles du filet, des fonctionnaires du département de la Sécurité intérieure vont régulièrement interviewer les candidats à l’exil, rappelle un diplomate américain.  Chaque cas est ensuite examiné à la loupe par des ministères et agences gouvernementales, comme le FBI, le département de la Sécurité intérieure ou le Pentagone. « Les réfugiés sont soumis aux niveaux de sécurité les plus élevés de toutes les catégories de candidats à l’entrée aux États-Unis », reconnaît le haut fonctionnaire du département d’État. De fait, depuis les attentats du 11-Septembre, l’Amérique a érigé sa « sécurité nationale » en « priorité numéro 1″. Mais depuis la crise des migrants en Europe, des voix diplomatiques et humanitaires reprochent aux Américains de ne pas en faire assez pour les Syriens et d’imposer un processus administratif d’admission bien trop lent: de neuf mois à un an par le passé, les autorités ont dorénavant besoin de 18 mois à deux ans entre le premier dépôt d’une demande d’asile et l’exil vers les États-Unis. Dès l’annonce de l’accueil d’au moins 10.000 Syriens, des critiques ont souligné qu’aucun d’entre eux ne foulerait le territoire des Etats-Unis avant le départ de la Maison Blanche du président Obama en janvier 2017. Mais le département d’Etat assure que des milliers de dossiers sont déjà bien avancés et qu’ils font tous partie des 18.000 cas recommandés par le HCR. S’il est vrai, a reconnu le haut fonctionnaire américain, qu’ »un petit nombre de réfugiés syriens a été réinstallé depuis 2011, le HCR a commencé en juin 2014 à référer beaucoup plus de dossiers, au rythme de 500 à 1.000 par mois ». « Le département d’Etat a déjà préparé les cas de plus de 10.000 personnes », a assuré ce cadre du ministère.

G20 : toujours bien vain

G20 : toujours bien vain

 

Lutter contre l’instabilité et relancer la croissance, les deux thèmes presque permanents qui comme à son habitude ne fera toutefois pas de recommandations encore moins d’exhortations. Du coup de G20 risque d’être encore bien vain. De toute manière le G20 n’a juridiquement aucun pouvoir juridique mais on pourrait imaginer qu’une  réunion des dirigeants des plus grands puissances puissent être davantage utile au moment où la croissance mondiale se tasse sérieusement, que la volatilité des marchés augmente sans parler évidemment des conflits et des migrations. En fait on va se limiter à prier les Etats Unis de ne pas remonter tout de suite les taux afin de ne pas jeter encore davantage de sable sur la flamme de la croissance déjà bien vacillante. On va donc se montrer très poli vis-à-vis des Etats Unis pour qu’ils diffèrent leur remontée des taux. En effet La Réserve fédérale américaine subit une pression grandissante des marchés émergents pour ne pas relever trop tôt ses taux d’intérêt mais les ministres des Finances et les banquiers centraux du G20 réunis à Ankara n’appelleront pas explicitement la banque centrale américaine à prendre son temps, ont déclaré des délégués. On aussi va gentiment interroger la Chine sur les moyens qu’elle prévoit pour sortir de sa crise économique et surtout financière.  Le Fonds monétaire international (FMI) a évoqué dans une note rédigée en vue de la réunion du G20 des risques accrus pour l’économie mondiale en raison du ralentissement brutal de la croissance chinoise et de la volatilité des marchés. Les pays émergents ont exprimé des craintes concernant la possibilité d’un resserrement par la Fed de sa politique monétaire mais le communiqué du G20, dont la réunion dans la capitale turque se tient jusqu’à dimanche, ne mentionnera pas spécifiquement la Réserve fédérale, a déclaré vendredi un délégué. « Il n’y aura pas d’élément de langage stipulant que la Fed ne doit pas agir », a déclaré le délégué à Reuters. Les membres du G20 chercheront parallèlement pendant la réunion à en savoir plus sur ce que compte faire Pékin pour relancer la croissance de la deuxième économie du monde. « L’accent sera mis sur la manière de lutter contre l’instabilité et de ramener la croissance », a déclaré à Reuters le ministre canadien des Finances, Joe Oliver, au début de la réunion. Le G20 ne devrait toutefois pas proposer de mesures concrètes pour lutter contre l’instabilité des marchés. Il ne devrait pas non plus appeler directement la Chine à des réformes structurelles pour régler les plus criants de ses problèmes, notamment l’accumulation des créances douteuses, selon une source au sein du G20. Les 20 puissances économiques réunies en Turquie ne diront pas non plus à la Fed ce qu’elle doit faire. Bref encore uen réunion pour pas grand-chose.

Crise européenne : » je l’avais bien dit » ! (Jean-Claude Trichet) …bens voyons !

Crise européenne : » je l’avais bien dit » ! (Jean-Claude Trichet) …bens voyons !

 

Pendant les vacances du mois d’aout la bébête show continue et comme les grands leaders d’opinion sont en vacances, on ressort des placards les momies. L’inénarrable Jean Claude Trichet sait parler pour ne rien dire sinon de grandes banalités. Il a  pratiqué cette méthode quand il était président de la BCE et continue.i I affirme qu’il avait tout prévu dès 2005. Pour autant il n’apporte guère de solution nouvelle en particulier sur la relance de la croissance, l’emploi ou la gestion de la dette. En fait comme il l’ a fait pendant des années il répète -et mal- ce que pense les allemands. Heureusement Draghi, actuel présidenet de la BCE.  s’est montré beaucoup plus inventif même si des progrès sosnt encore à faire. (Extrait de l’interview à BFM)

Secouée par la crise, l’Europe a tenu bon jusqu’ici en évitant le Grexit…

Je rappelle que la crise financière a commencé aux États-Unis avec les subprimes en 2007 et qu’elle est devenue dramatique avec le dépôt de bilan de Lehman Brothers, le 15 septembre 2008. Mais, à partir de début 2010, elle s’est muée en crise des risques souverains, c’est-à-dire en crise des signatures des États eux-mêmes. L’Europe en est devenue l’épicentre avec le problème grec, mais aussi le problème irlandais, le problème portugais, le problème espagnol… La crise gravissime apparue en 2006-2007 résulte dans une grande mesure de l’oubli que nous avons effectivement besoin de règles pour discipliner l’ensemble de l’économie financière mondialisée dans laquelle nous sommes et qui a révélé des propriétés nouvelles émergentes dont certaines très dangereuses. Je pense notamment à la rapidité de la contagion des chocs financiers dans le monde.

On est en 2015 et ce n’est pas fini…

Cinq ans après, et comme on l’a vu avec la Grèce, la zone euro fait toujours les grands titres dans le monde.  Or, non seulement la monnaie unique n’a pas disparu mais la principale critique qu’on a formulée contre l’euro, c’était qu’il était trop fort. Ce qui est paradoxal pour une monnaie censée être précaire. La confiance mondiale dans l’euro est demeurée très importante.

Dans la zone euro aussi et c’est encore plus étonnant…

Oui, parce que six pays de la zone euro ont été dans une situation difficile à un moment ou à un autre. Vu de l’extérieur, les observateurs s’attendaient à ce qu’un ou plusieurs pays sortent, un peu comme on effeuille une marguerite. Or, si je prends les quinze pays qui étaient dans la zone euro au moment du dépôt de bilan de Lehman Brothers, début de la pire crise financière depuis la deuxième guerre mondiale, ils sont toujours là…

Y compris la Grèce !

On a vu à quel point le peuple grec était attaché à rester dans l’euro. C’est quelque chose qui doit nous amener à réfléchir en France comme dans les autres pays européens ! Le pays qui a connu la crise économique la plus grave et qui a exprimé dans les élections récentes que ses difficultés lui paraissaient presque insupportables, a massivement voulu rester dans la zone euro. Je note aussi que quatre nouveaux pays souverains ont voulu entrer dans la zone euro, en pleine crise, depuis septembre 2008 : la Slovaquie, l’Estonie, la Lituanie, la Lettonie. Tout cela exprime une résilience qui à mon avis est due à la force de l’entreprise historique sous-jacente.

L’Europe doit donc se doter d’une gouvernance économique commune ?

Je crois que la gouvernance économique, budgétaire et financière de la zone euro doit encore faire de très grands progrès selon trois dimensions qui ont été renforcées ou créées dans la crise et que j’identifie comme étant d’abord le Pacte de stabilité et de croissance, dont accessoirement je déplore qu’il ne soit pas considéré dans notre pays comme étant une dimension absolument fondamentale de la gouvernance dans la zone euro. On n’aurait pas eu une crise aussi grave s’il n’y avait pas eu de problèmes budgétaires dans certains pays !

D’où l’importance d’une telle gouvernance.

Oui. Ensuite, la procédure de surveillance des grands déséquilibres macro-économiques qui est nouvelle et consiste à surveiller les évolutions des compétitivités relatives des pays de la zone et de leurs déséquilibres externes et internes.

Et la création de l’union bancaire…

En effet. Enfin, l’Union bancaire, qui n’existait pas non plus avant la crise, et qu’il faut d’ailleurs achever et compléter. Ces trois dimensions de la gouvernance sont toutes trois essentielles. Mais je crois profondément qu’il faut aller plus loin. En particulier vers plus de démocratie. Je recommande la création d’une « fédération économique et budgétaire par exception ».

C’est-à-dire ?

Lorsqu’il y a un désaccord entre un pays membre et les institutions de la zone euro, ce pays, la Grèce par exemple, pourrait demander au Parlement européen, dans une formation zone euro, de dire le dernier mot. Les décisions ultimes étant ainsi prises au niveau central, on aurait bien là l’activation d’un processus de décision fédéral. J’y vois plusieurs avantages : ce serait démocratique, les décisions ultimes étant prises par les représentants du peuple élus au suffrage universel ; le processus respecterait le principe de subsidiarité puisqu’il ne fonctionnerait que dans des cas extrêmes ; enfin le processus de décision serait opérationnel et éviterait les multiples réunions des chefs d’États et de gouvernement, qualifiées à chaque fois de réunion de la dernière chance…

Vous plaidez pour un budget plus important de la zone euro.

En effet. Il n’y a pas de budget de la zone euro à proprement parler aujourd’hui. Il faut en effet qu’il y ait un budget. Dans ce domaine aussi, le Parlement européen, dans sa formation zone euro, serait appelé à prendre les grandes décisions sur le budget de la zone euro. En somme, il faut renforcer à la fois la fonction législative et la fonction exécutive dans la zone euro. Quand j’étais à la tête de la BCE, j’ai été le premier à suggérer qu’on crée un ministre des Finances de la zone euro.

Grèce : l’ancien ministre des finances Varoufakis a bien été viré

Grèce : l’ancien ministre des finances Varoufakis a bien été viré

Officiellement, il a jeté l’éponge parce que les créanciers ne l’aimaient pas et que le Premier ministre Alexis Tsipras jugeait son départ « utile » pour un accord. Mais dans un entretien au magazine britannique New Statesman, réalisé juste avant l’accord de lundi matin pour négocier une nouvelle aide à l’économie grecque, il révèle avoir en fait perdu à deux contre quatre lors d’une réunion de cabinet après la victoire du non, au cours de laquelle il prônait une ligne dure. Les banques grecques sont fermées depuis le 29 juin, pour éviter une hémorragie de l’épargne, alors que la Banque centrale européenne a cessé d’ajuster le plafond de son aide d’urgence à ces établissements.  M. Varoufakis, persuadé d’avance que cette situation « voulue par la BCE pour sceller un accord » allait se produire, avait prévu « un triptyque » d’actions pour y répondre : « émettre des IOUs » (phonétiquement « I owe you », « je vous dois », des reconnaissances de dettes en euros); « appliquer une décote sur les obligations grecques » détenues par la BCE depuis 2012, pour réduire d’autant la dette, et « prendre le contrôle de la Banque de Grèce des mains de la BCE ». Cela laissait, selon lui, entrevoir une possible sortie de la Grèce de l’euro mais avec la certitude, explique-t-il, qu’il n’y avait de toute façon aucun moyen légal de la pousser dehors. Le tout pour faire peur et obtenir un meilleur accord des créanciers, selon lui. M. Varoufakis éreinte le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble. Selon lui, le groupe des ministres des Finances de la zone euro est « complètement, totalement » dominé par lui. « C’est comme un orchestre extrêmement bien dirigé, dont il serait le chef », raconte M. Varoufakis.  Selon lui, « il n’y a que le ministre des Finances français (Michel Sapin, ndlr) qui émettait une tonalité différente de la ligne allemande, et c’était très subtil. (…) Dans l’analyse finale, quand Doc (sic) Schäuble répondait et déterminait la ligne officielle, le ministre français finissait toujours par plier et accepter« , assure-t-il.  Enfin M. Varoufakis, universitaire de carrière, s’en prend à l’absence de débat de fond au sein des instances européennes: « Il y avait un refus pur et simple d’engager des débats économiques. » Et d’assurer que lorsqu’il exposait un argument économique à ses homologues européens, il était confronté à « des regards vides ». « J’aurais pu tout aussi bien chanter l’hymne national suédois, j’aurais obtenu la même réponse », assène-t-il.

Il y aura bien des impôts en 2017 : ouf on est rassuré !

Il y aura bien des impôts en 2017 : ouf on est rassuré !

 

Une vraie question quasi existentielle ou plutôt un fantasme : l’absence d’impôt en 2017 du fait du projet de prélèvement à la source. Ouf on est rassuré, Macron et Sapin ont affirmé qu’il y aurait bien un impôt sur le revenu en 2017. Enfin une promesse qui pourra être tenue !  Emmanuel Macron est catégorique: la mise en place du prélèvement de l’impôt sur le revenu à la source (c’est-à-dire sur la fiche de paie pour les salariés) pour 2018 n’est pas « un cadeau électoral ». Interviewé par BFMTV ce mercredi 17 juin, le ministre de l’Economie a ainsi tenu à dissiper les doutes: « il n’y aura pas de cadeau fiscal avec cette réforme ».  « C’est une transition purement technique », a-t-argué, assurant que les Français paieront bien leurs impôts en 2017. Le ministre fait ainsi référence à « l’année blanche », cette fameuse année qui ne servira de base à aucun moment pour calculer le montant de l’impôt sur le revenu. Tel que l’exécutif le prévoit à l’heure actuelle, les Français paieront en 2017, les impôts sur les revenus perçus en 2016, et en 2018 ceux sur les revenus de 2018.  2017 sera donc cette fameuse « année blanche ». « La réalité c’est qu’aujourd’hui on a un impôt sur le revenu qui est décalé », a-t-il ensuite rappelé. Or le problème « quand vous payez de manière décalée vos impôts et que vous changez de statut (chômage, retraite) vous vous retrouvez dans des situations qui peuvent être illisibles », a-t-il expliqué. En ce sens « la réforme du prélèvement à la source est une bonne chose mais il faut l’organiser techniquement », a-t-il poursuivi. « Il faut que sur les comptes bancaires ou auprès de l’employeur on puisse prélever l’impôt et donc cette transition technique va s’étaler sur deux ans », a développé Emmanuel Macron.

 

Des consommateurs rationnels …. quand tout va bien !

Des consommateurs rationnels …. quand tout va bien !

C’est  la conclusion d’uen jeune économiste, Xavier Gabaix a remporté vendredi le prix Maurice Allais, ,  qui démontre que les consommateurs sont beaucoup moins bien armés, moins rationnels   en cas d’imprévus, de crise, comme les Etats ! Or si la science économique a vraiment une  utilité  c’est précisément en cas de crise. Reste cependant à définir ce qui est rationnel ou pas ( une question pas seulement économique mais aussi philosophique).  Alors que les modèles économiques traditionnels privilégient un consommateur omniscient et totalement rationnel, le jeune économiste l’envisage, lui, moins éclairé sur toutes les réalités du monde. « On apprend très tôt à l’université comment le consommateur décide, comment il existe un équilibre général dans l’économie avec plein de consommateurs qui prennent des décisions de manière optimale: c’est le modèle traditionnel », alors que les choix s’opèrent « de manière non complètement optimale dans mon modèle alternatif », dit-il  Il convoque un consommateur « myope » ou « naïf » qui « ne fait pas attention » ou « oublie qu’il peut arriver un certain nombre d’événements rares ». Et dans ce cas, ce consommateur est « impréparé » et risque de trop s’endetter ou de ne pas assez épargner. Là, intervient « dans le modèle un rôle pour le gouvernement, la société de faire ou des régulations ou des politiques d’éducation pour que les gens prennent mieux leurs décisions ». « Au lieu de supposer que tout le monde réfléchit à tout ce qui va se passer, dans ce modèle les gens réfléchissent seulement à une partie de ce qui va se passer: par exemple, ils vont planifier pour le cas moyen mais pas pour les cas extrêmes », comme une crise. Bonne nouvelle, cela signifie qu’en moyenne « ils vont plutôt bien se débrouiller ». En revanche, ils seront « sous-préparés pour les événements rares ». Ses recherches doivent permettre « de refonder une partie de l’économie avec des agents supposés être moins rationnels que dans le modèle standard, plus réalistes, plus proches de la réalité », détaille l’économiste. Considérant ses travaux comme un « prélude » à d’autres, transposable à l’ensemble des agents économiques, Xavier Gabaix observe que « ça marche aussi bien au niveau de l’individu qui est au chômage qu’au niveau de l’Europe qui s’était sous-préparée pour des événements qui avaient l’air rares comme la crise des dettes souveraines ». Ce brillant économiste diplômé d’Harvard et qui a fait toute sa carrière aux Etats-Unis se veut « dans l’esprit de Maurice Allais », qui était jusqu’à cette année et le sacre de Jean Tirole, le seul économiste français à avoir remporté le prix Nobel. « C’est un des pionniers de l’économie comportementale qui essaie de faire attention à la manière dont les gens prennent réellement des décisions », décrit-il, évoquant des liens forts avec la psychologie. Il explique d’ailleurs que cette idée d’un consommateur insuffisamment protégé contre le système ou d’entreprise, de banque, d’Etat, censés être plus rationnels qu’ils ne peuvent l’être en réalité ne lui est pas venue « à cause de la crise » des dernières années.  « C’est vrai que la crise a donné beaucoup plus de légitimité à ce genre d’approche hétérodoxe », reconnaît-il. Mais selon lui, beaucoup d’économistes s’accordaient déjà auparavant à reconnaître que « l’économie suppose trop de rationalité des agents ». « La question est de savoir comment modéliser ça d’une manière utilisable », poursuit l’économiste dont la première spécialité étaient les mathématiques. « J’aimais beaucoup les mathématiques mais je voulais faire des choses plus concrètes », se rappelle-t-il. Du coup, à peine sorti de l’Ecole normale supérieure, il suit des cours d’économie, frappé par une matière où les « questions intéressantes » posées donnent lieu à des « réponses insatisfaisantes ». (AFP)

Croissance : après le french bashing, la chanson « tout va très bien madame la marquise »

Croissance : après le french bashing, la chanson « tout va très bien madame la marquise »

 

La  plupart des grands médias reprennent à leur compte la prochaine sortie de crise promise par Hollande. Il faut redonner le moral aux troupes. Les lobbies et les grands médias soulignent  tout ce qui est favorable :  taux d’intérêt très bas, absence d’inflation, baisse de l’euro et du pétrole. Ils soulignent e la remontée du moral des consommateurs ( tu parles,  1 point en mars et toujours nettement sous la barre de la moyenne de longue durée). C’est le discours de  Hollande, de Valls mais aussi des groupes de pression économiques et des médias qui vivent de la pub. Evidemment tout le monde souhaite cette reprise. Pour autant force est de constater que les investissements ne sont pas dynamiques et que la production industrielle ne reprend pas non plus contrairement à la zone euro. Au mieux on fera un tout petit peu plus de 1% pour la progression du PIB. Pas encore certain car l’environnement interational n’est pas brillant ( en Chine surtout avec le recul de la production manufacturière). Même aux Etats Unis on  revu en baisse  les projections. L’incantation se substitue à la prévision ainsi Manuel Valls a déclaré sur i-Télé qu’il pensait que la France pourrait atteindre «avant 2016» le taux de croissance nécessaire pour faire baisser le chômage, soit 1,5 %. «La reprise est là, encore fragile, mais nous devons la conforter», a renchéri François Hollande, en visite sur un site de PSA en Lorraine. En attendant le chômage a encore augmenté en février. Et de toute manière il faut autour de 1.5% de croissance pour vraiment inverser la tendance.  «La baisse des cours du pétrole conduit à un recul des prix à la pompe de 15 à 20 centimes par litre depuis la mi-2014. Cela soutient le pouvoir d’achat des ménages et leur moral. Le pétrole est un élément clé de perception de l’environnement économique par les Français», souligne Philippe Waechter, chef économiste chez Natixis AM. Les dépenses de consommation, qui ont rebondi en décembre et en janvier, devraient donc poursuivre sur leur lancée. «Du côté des entreprises, le taux de marge, qui a cessé de se dégrader en 2014, devrait augmenter en 2015 grâce au recul des cours du pétrole et aux allégements de prélèvements liées au pacte de responsabilité», ajoute Hélène Baudchon, économiste chez BNP Paribas. On oublie cependant que les prix à la production baissent.  Par ailleurs, les PME comme les grands groupes peuvent espérer des ventes meilleures, entre le rebond de la consommation en France, la reprise en Europe et le coup de pouce que leur donnera sur les marchés extérieurs la baisse de l’euro. «Comme en outre les taux d’intérêt sont bas, les conditions sont réunies pour que les entreprises se remettent à investir», estime Philippe Waechter. Qui voit la croissance du PIB s’accélérer et atteindre 1,5 % au dernier trimestre 2015. «Grâce à cette reprise, le taux de chômage, qui était de 10,4 % fin 2014, diminuera en deuxième partie d’année, pour terminer à 10,2 %», ajoute même Hélène Baudchon. Mais si ces économistes estiment plausibles les déclarations de Manuel Valls, d’autres sont plus sceptiques. Marc Touati, du cabinet Acdefi, juge que les handicaps de l’économie française - rigidité du marché du travail, pression fiscale forte - limiteront la croissance entre 0,8 % et 1 %. De toute façon, une reprise à 1,5 % n’a rien de fabuleux. La France faisait bien mieux par le passé. Et le redémarrage de 2015 reste poussif.

Investissements : fin du french bashing, « tout va très bien madame la marquise !

 

Investissements : fin du french bashing, «  tout va très bien madame la marquise !

La France est à peine manichéenne, un poil seulement. Il  ya encore quelques mois c’était la déprime générale. Désormais la mode est au retour de l’ optimisme. Les investissements étrangers sosnt meilleurs, le chômage diminuent ( pas vraiment en fait), les français retrouvent du pouvoir d’achat, l’euro diminue, , les taux baissent comme le prix du pétrole. Bref les indicateurs sont presque au vert ? c’est en tout cas le discours du gouvernement, des grands  acteurs économiques et autres lobbys qui veulent repeindre en rose le gris du moral des ménages et des entreprises. Dernier exemple en date , le titre de nombre de grands médias sur la hausse des investissements étrangers en France ( dont il faut se réjouir mais sans exagérer). « La France a fait l’objet de toutes les convoitises en 2014. Les investissements étrangers créateurs d’emplois en France sont repartis à la hausse l’année passée. Ils ont connu un sursaut de 8%, après trois années de stabilisation, a annoncé dimanche Business France, l’agence chargée de promouvoir les investissements internationaux et l’exportation. En tout, 1.014 décisions d’investissement l’an dernier sont liées à la création de plus de 20.300 emplois et le maintien de plus de 9.500, faisant de 2014 la 2e meilleure année en 10 ans. La hausse de 8% est à périmètre constant, le mode de calcul ayant changé. Business France comptabilise cet année les décisions d’emplois dès le 1e emploi, au lieu de les prendre en compte à partir de 10 emplois. Selon les critères en vigueur jusqu’en 2013, le nombre de projets est passé de 685 en 2013 à 740 l’an dernier. » source BFM TV.  « Il faut rester prudent avec les chiffres, mais je constate que le ‘French bashing‘ a perdu du terrain depuis le milieu de l’année dernière. Et cela se constatera sans doute davantage en 2015. Je voyage toute l’année et je le vois: le regard sur la France n’est plus le même », a commenté dans Les Echos le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius. En fait grâce au petit bricolage méthodologqiue ,on déduit que les investissements de 2014 ont crée 20 000 emplois et en ont sauvé 10 000. Mais c’est l’agence officielle du gouvernement ( piloté par Fabius et Macron) qui le dit. Curieux quand même car globalement le chômage a augmenté surtout dans l’ industrie, la production industrielle ne repart en 2015, pas plus que la création globale d’emplois. Mais l’essentiel c’est d’y croire, exit le french bashing «  tout va très bien madame la marquise »

Classement des départements plus moins bien gérés

Classement des départements plus moins bien gérés

 

Un étude intéressante de BFM qui classe les départements en fonction de leur gestion ; . Les départements disposent de 80 milliards par an à gérer ! En tête des départements plutôt bien gérés :le Morbihan, l’Indre, les Landes, l’Eure, la Haute Savoie, la Haute Marne, en queue le Cher, l’Yonne, la Corrèze, la Seine St Denis et le Tarn et Garonne. A noter surtout le niveau d’endettement: l’ lndre à  60 euros par habitant, l’Ariège 61, l’Isère 103, la Haute vienne à 103, Les Yvelines à 126 ;  à l’inverse  les alpes Maritimes à 801, le V al d’Oise à 818, le Tarn et Garonne à 845, la Nièvre à 848, la Meuse à 858, la Seine maritime à 976, la Dordogne à 999, le Cantal à 1100, les Hautes Alpes à  1179 et la Corrèze à 1448 !.  . BFM Business a donc passé au crible les budgets primitifs 2014 des départements publiés par le ministère de l’Intérieur, les derniers actuellement disponibles en totalité. Sept critères ont été retenus: dépenses de fonctionnement, de personnel, fiscalité, investissements, dépenses pour les collèges, pour les routes, et l’endettement, le tout ramené en euros par habitant.  Les dépenses d’aide sociale (RSA, allocation d’autonomie pour les personnes âgées..) qui représentent pourtant un poste important pour les départements n’ont pas été prises en compte en tant que tel : les conseils généraux n’ont en effet aucune liberté pour financer ces prestations décidées par l’Etat.  Paris, qui est à la fois une commune et un département, n’a pas été pris en compte dans notre classement. En raison de la spécificité de leur situation. Il en va de même pour les départements d’outre-mer ainsi que Mayotte, le dernier des départements français.  Au bout du compte, le Morbihan, l’Indre et les Landes montent sur les trois premières marches du  podium. La Corrèze, L’Yonne et le Cher ferment le ban. En terme politique, les départements gérés par la droite s’en sortent légèrement mieux que ceux administrés par la gauche.

 

Terrorisme : les frères Kouachi bien connus aux Etats-Unis

Terrorisme : les  frères  Kouachi bien connus   aux Etats-Unis

 

C’est la preuve  que le dispositif français de renseignements n’est pas à la hauteur et que rien de réellement efficace ne peut se faire sans étroite collaboration internationale. L’un des frère Kouachi, l’ainé,  était sur la liste noire du terrorisme aux Etats Unis. Pas en France où il était simplement surveillé. A l’inverse de son frère cadet impliqué dans des filières djihadistes et condamné.   Selon les médias américains, les deux principaux suspects de l’attaque de Charlie Hebdo avaient été repérés depuis longtemps par les autorités anti-terroristes américaines.  Saïd et Chérif Kouachi étaient inscrits au fichier Tide depuis des années selon un responsable américain. Une base de données colossale, elle contient plus d’un million de noms. Toutes les personnes soupçonnées d’être des terroristes y figurent. Essentiellement des étrangers puisque 20.000 Américains seulement y sont répertoriés. Les frères Kouachi étaient aussi inscrit apprend-on sur la « no fly list », la fameuse liste des passagers indésirables sur tous les vols intérieurs ou à destination des Etats Unis. Une liste mise en place après les attentats du 11-Septembre.  L’autre information de la nuit révélée par CNN et le New York Times concerne le parcours de Saïd, l’ainé des frères Kouachi. Selon le quotidien américain, il aurait passé plusieurs mois au Yémen en 2011. Il aurait là-bas été formé au maniement des armes par des membres d’Al-Qaïda au Yémen. Cette information ne nous a pas été confirmée. Ce que l’on sait de façon certaine concernant Saïd Kouachi, c’est qu’il était sous surveillance en France, qu’il n’a jamais été condamné contrairement à son petit frère pour des affaires liées au terrorisme. Le passage par un camp d’entrainement au Yemen pourrait expliquer la maitrise de l’attaque contre Charlie Hebdo.

G20 : encore bien vain !

G20 : encore bien vain !

 

Assainissement de la finance, croissance et environnement trois thèmes de ce G 20 encore bien vain ! Le G20 salue les réformes en cours dans le secteur bancaire, pour imposer des règles de capital plus strictes pour les banques mondiales d’importance systémiques. Malheureusement depuis la crise de 2007 le secteur bancaire est encore davantage concentré et les risques systémiques accrus. Le surdimensionnement de la sphère financière par rapport à l’économie réelle n’est régulé par rien (exemple les bulle immobilière prévisible sur le marché des actions, les obligations ou encore dans l’immobilier). En matière de fiscalité la responsabilité est renvoyé à chaque Etat, ce qui ne permettra pas de ralentir l’évasion fiscale.  Pour la croissance c’est un vœu pieux.  Le G20 veut obtenir une «croissance forte, durable, équilibrée et qui crée des emplois», et propose un «plan d’action Brisbane» qui passe par des réformes structurelles. Mais là encore des réformes structurelles dont l’essentiel dépend de chaque Etat.  L’objectif affiché est d’augmenter la valeur du PIB des pays du G20 de 2,1% supplémentaires par rapport à la trajectoire qu’elle suivrait d’ici à 2018. Pour l’énergie  Le G20 veut une coopération renforcée dans le secteur de l’énergie, dont les modalités seront définies en 2015, pour garantir des marchés énergétiques plus stables, alors que le prix du pétrole évolue actuellement très bas, à des niveaux inédits depuis 2010. Le G20 veut aussi améliorer le fonctionnement du marché du gaz. Au terme d’échanges très âpres, malgré l’implication des Etats-Unis, le G20 promet une «action forte et efficace» pour le climat. En fait ceux qui sont responsables d’environ 50% de la pollution, la Chine et les Etats -Unis ont décidé de la réduire mais qu’à partir de 2025-2030. «Nous réaffirmons notre soutien à la mobilisation de moyens financiers pour l’adaptation (des pays victimes des changements climatiques), tel le Fonds vert» des Nations unies, destiné à aider les pays pauvres les plus exposés.

Hidalgo recadre Hollande : » les rêves c’est bien, les réaliser c’est mieux !

Hidalgo recadre Hollande : » les rêves c’est bien, les réaliser c’est mieux !  

 

Anne Hidalgo a sèchement répondu à Hollande sur les propositions des jeux olympiques pour 2023 ; Et pour cause, Hollande aura disparu de la circulation d’ici là et elle risque d’assumer les risques financiers d’une telle aventure. «Je voudrais vous dire que rien ni personne ne me fera changer de calendrier et de méthode en ce qui concerne, notamment, la candidature de Paris aux Jeux olympiques.» La véhémence de la réplique ne pouvait que trancher brutalement avec la déclaration enthousiaste du chef de l’État. Dans son émission télévisée de mi-mandat, tout en annonçant la candidature de Paris pour l’Exposition universelle en 2025, il avait vivement plaidé pour celle de Paris aux JO. «Pour les Jeux olympiques en 2024, je suis favorable à ce que la Ville de Paris, si elle en décide, présente sa candidature» a-t-il dit en ajoutant immédiatement, en guise d’arguments: «C’est très important parce que ce sera un moment de ferveur et, surtout, cela fera plein d’équipements, plein d’emplois, plein d’industries…» Et lorsque le journaliste Yves Calvi lui fait observer qu’il faudra encore convaincre Anne Hidalgo, le président acquiesce en répondant: «Oui, parce qu’elle ne veut pas prendre de risques, dans la vie on veut toujours être prudent, mais elle sait que c’est une chance pour sa ville.» «Il n’est pas question, pour Paris et pour  la France, d’avoir une candidature de témoignage.» Anne Hidalgo  C’est bien là où le bât blesse. Car la principale intéressée n’est pas du tout convaincue, notamment en raison des dépenses induites d’un tel projet. Pour la Ville, qui doit déjà faire face à un déficit de 400 millions d’euros, la maire de Paris à surtout rappelé le coût de la candidature mais aussi les risques d’endettement qui, selon elle, «ne sont plus acceptables».. À l’évidence, Anne Hidalgo a très mal pris les remarques du président. Sa réponse, cinglante, a été lâchée d’un trait vendredi, et de manière solennelle. Lisant à peine ses notes, la maire a opposé une véritable leçon de méthode au chef de l’État. «Avoir des rêves, c’est magnifique, a-t-elle ironisé, les réaliser, c’est encore mieux.»

Hollande : « Je suis toujours là », c’est bien dommage !

Hollande : « Je suis toujours là », c’est bien dommage !

 

 

 

« Je suis toujours là »: curieuse déclaration de Hollande lors d’un déplacement plutôt discret à Angoulême. Il est vrai qu’il est tellement incompétent, impopulaire et inconséquent qu’il était sans doute nécessaire pour Hollande de rappeler une présence insipide. En fait, hollande a déserté le champ intérieur où il multiplie les erreurs pour se manifester à l’échelle infranationale. Là où il  ne rencontre pas non plus beaucoup de succès puisque ses fanfaronnades vis-à-vis de l’Europe sont usées jusqu’à la corde et Merkel ne l’écoute même plus. Sur l’Ukraine, même succès, il ne parvient même pas à s’entretenir directement avec Poutine, il est contraint de passer par un intermédiaire. Reste l’alliance contre l’Etat islamique où les quelques frappes de 2 ou 3 avions confirment  que le France joue un rôle de supplétif anecdotique vis-à-vis des américains. Après le fiasco de sa dernière conférence de presse ; Hollande paraît complètement perdu et les résultats économiques catastrophiques ne lui donnent guère l’occasion de redorer un blason bien défraichi. Il est donc toujours là et c’est bien le problème. Encore trois ans avec un personnage complètement à coté de ses baskets de président. Incapable désormais d’engager la moindre reforme structurelle un peu significative. En fait la campagne électorale est déjà lancée pour 2017, une campagne interminable qui ne va pas faire avancer le « smilblick » d’un pouce. De retour en province après une longue parenthèse, François Hollande s’est donc voulu jeudi 9 octobre à l’écoute des Français et de leurs préoccupations sociales lors d’un déplacement à Angoulême sur le thème de l’autisme. « Oui, c’est un retour, si tant est qu’il y avait eu un départ avant. Je suis toujours là », a-t-il lancé, après un court bain de foule devant le groupe scolaire Ronsard d’Angoulême, qui accueille six enfants autistes dans une classe de maternelle spécialisée. Accaparé tout au long de l’été par les crises internationales, de l’Ukraine à l’Irak, le président Hollande n’avait plus arpenté les provinces françaises, du moins publiquement, depuis un déplacement sur l’Ile de Sein, le 25 août, pour commémorer la Libération de la France. Il est « toujours passionnant d’entendre les professionnels » tout comme les jeunes ou les « attentes » de la population, a souligné le chef de l’Etat, enchaînant: « C’est donc ce que je fais et c’est ce que je ferai de plus en plus. » Son entourage l’assure: « Il y aura d’autres déplacements dans les jours et les semaines à venir, toujours sur des préoccupations quotidiennes, sociales, éducatives des Français avec des formats différents, adaptés à chacune des situations et des territoires. » En attendant, le président de la République, dont la cote de popularité bat toujours des records négatifs, a donc choisi l’autisme, domaine dans lequel la France accuse un retard criant mais qui fait l’objet depuis mai 2013 d’un nouveau plan

 

Après le scandale Thévenoud, un énarque pour le remplacer, socialiste bien sûr !

Après le scandale Thévenoud, un énarque pour le remplacer, socialiste bien sûr !

Encore un vrai socialiste, représentatif de la sociologie du PS, le nouveau ministre Mathias Fekl a fait Sciences-Po et l’ENA. Soit un énarque de plus au gouvernement, il y en avait déjà 13 sur 18. Bref les copains de Hollande et les copains des copains. Tous des gens qui comme Hollande aiment les pauvres évidemment. En fait plutôt des personnages qui font carrière, c’est le cas du nouveau ministre 36 ans qui a surtout fréquenté les cabinets ministériels avant d’être élu.  Il est donc nommé au commerce extérieur, au fait il y connait quoi au commerce extérieur? Rien sans doute ou autant que Hollande sur les réalités économiques et sociales. Fekl a été magistrat administratif pendant 5 ans.  Élu en 2012 à l’Assemblée nationale, Matthias Fekl est sorti de l’ombre il y a un an avec l’affaire Cahuzac, l’ex-ministre du Budget étant à l’époque lui-même élu du Lot-et-Garonne. Le premier secrétaire fédéral (depuis novembre 2012) avait dû gérer localement sa succession compliquée. Ce pur produit des grandes écoles françaises (Normale sup, Sciences Po et ENA), qui a exercé comme magistrat administratif entre 2005 et 2010, maîtrise les rouages politiques : il a été entre 2010 et 2011 directeurs de cabinet de Jean-Pierre Bel, alors président du groupe PS au Sénat, puis son conseiller à la présidence de la Haute assemblée jusqu’en 2012. Membre du Parti socialiste depuis 2001, Matthias Fekl a aussi soigné son ancrage local : un temps maître de conférences à Sciences Po Bordeaux, il s’est implanté sur une terre proche, devenant adjoint au maire de Marmande de 2008 à 2012. Il est resté conseiller régional d’Aquitaine. Au Parti socialiste, il est secrétaire national aux institutions, à la réforme et à la modernisation de l’État. Membre de la commission des Lois à l’Assemblée nationale, il est spécialiste des sujets d’immigration. Il a ainsi été l’auteur en mai 2013 d’un rapport remis à Jean-Marc Ayrault, qui préconisait notamment de généraliser les titres de séjour de quatre ans pour faciliter la vie des étrangers et désengorger les préfectures. Son engagement dans le think tank « A gauche en Europe » à partir de 2003 l’avait rapproché de Dominique Strauss-Kahn et Pierre Moscovici. Avec Olivier Ferrand et sa fondation Terra Nova, il avançait dès 2008 l’idée de primaires socialistes. Initialement pro-DSK, il avait choisi de soutenir François Hollande dans sa candidature à la primaire. Matthias Fekl avait accompagné le Président lors de sa visite d’État aux États-Unis en février dernier.

 

Sondage : Sarkozy moins bien que Hollande !! C’est pas possible !

Sondage : Sarkozy moins bien que Hollande !! ‘C’est pas possible !

 

Ce n’est pourtant pas facile mais Sarkozy ferait moins bien que Hollande s’il était président. pour 50% des Français Autant dire alors qu’on serait alors  proche de la nullité totale. Mais  45% pense nt au contraire qu’il ferait « plutôt mieux », selon un sondage BVA publié ce dimanche dans Le Parisien- . En fait ce sondage traduit surtout le discrédit des responsables politiques ; Il donne auusi une image correcte  de Hollande globalement sympathique mais incompétent. Selon ce baromètre, seuls 24% des personnes interrogées ont une bonne opinion de François Hollande (contre 76% en ayant une mauvaise) et 22% trouvent qu’il est un bon président (contre 77%). A la veille de sa troisième interview du 14 juillet, le chef de l’Etat reste « un homme sympathique » pour 51% des Français et 42% le jugent « proche des gens » et « ayant des convictions profondes ». Mais ils ne sont que 31% à le trouver « courageux » et 26% « compétent », 22% à juger qu’il « dit la vérité aux Français », 20% à penser qu’il « sait où il va » et 19% qu’il est « capable de prendre les décisions qui s’imposent ». Seuls 12% jugent qu’il est « solide » et « ayant de l’autorité », 11% le trouvent « dynamique » et 9% « charismatique ». Deux Français sur trois (66%) considèrent que François Hollande ne va pas assez loin dans les réformes (contre 19%) et 71% (contre 26%) pensent qu’à la fin de son mandat en 2017, la situation de la France sera encore moins bonne qu’aujourd’hui. Pour autant, les Français pensent que la plupart des personnalités politiques, de droite comme de gauche, feraient « plutôt moins bien » que lui si elles étaient actuellement à l’Elysée à sa place. C’est le cas notamment de son prédécesseur Nicolas Sarkozy (50% contre 45% qui jugent qu’il ferait « plutôt mieux »), de François Bayrou (50% contre 44%), de François Fillon (53% contre 42%), de Martine Aubry (60% contre 33%), de Marine Le Pen (65% contre 30%), de Ségolène Royal (65% contre 28%), d’Arnaud Montebourg (71% contre 22%) et de Jean-Luc Mélenchon (76% contre 18%). Seuls Manuel Valls et Alain Juppé feraient « plutôt mieux » (respectivement 56% et 55%) que François Hollande, selon les personnes interrogées. Ce sondage a été réalisé par téléphone et internet les 10 et 11 juillet auprès d’un échantillon de 1.050 personnes représentatif de la population de 18 ans et plus (méthode des quotas).

 

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