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Croissance : seulement 0.5% en 2014 (BFM Business)

Croissance : seulement 0.5% en 2014 (BFM Business)

 

L’observatoire de BFM business est plus pessimiste que Bercy, il prévoit seulement 0.5% de croissance au lieu de 0.9% en 2014. En cause, l’absence de rebond de l’investissement, une consommation poussive, un manque de compétitivité et un climat général ‘. Le gouvernement a présenté, mercredi 11 septembre, son budget 2014, appuyé sur une prévision de croissance de 0,9% l’an prochain. Ce n’est pas une prévision exagérément optimiste puisqu’elle suppose une croissance de 0,2% à 0,3% « seulement » au cours de chaque trimestre jusqu’à la fin de 2014. Un rythme sensiblement inférieur à celui enregistré lors des sorties de récession de 1975, 1980, 1992, 2009. Et pourtant, ce diagnostic nous paraît bien optimiste car il suppose que, même si la reprise est modeste, reprise il y ait. C’est le principal point de divergence entre Bercy et l’Observatoire de BFM Business. Oui la récession est bel et bien finie, mais non, les conditions d’une véritable reprise ne sont pas réunies. C’est ce qu’indique par exemple « social Ecorama », le baromètre élaboré par BFM business, Sas et Inbox, qui nous avait permis d’annoncer la fin de la récession dès le printemps: si l’on sent un certain soulagement du côté des ménages, les patrons restent très inquiets  Nos autres indicateurs exclusifs indiquent de leur côté qu’il y a bien une reprise dite « technique » provoquée par un arrêt du déstockage, voire une reconstitution des stocks des entreprises, mais qu’au-delà, la consommation continue de reculer et que l’investissement ne repart pas. Et pour la suite ? le premier paramètre à prendre en compte est notre capacité à rebondir. Or la France est victime de l’effet édredon : l’importance des filets sociaux empêche un véritable effondrement dans les périodes de récession, mais elle limite l’ampleur des rebonds. Nous redémarrerons donc moins vite que le reste de l’Europe. Le deuxième paramètre à intégrer est notre croissance potentielle : or compte tenu des savoir-faire détruits pendant la crise et du sous-investissement passé, celle-ci ne dépasse plus guère 0,5%. C’est un rythme qui nous paraît difficilement dépassable aujourd’hui. D’abord parce que l’ampleur du chômage, la hausse de la pression fiscale, la rigueur salariale et la préférence pour l’épargne limiteront à presque rien la contribution de la consommation à la croissance. L’investissement sera de son côté contraint par la fragilité de la situation financière des entreprises (leur rentabilité est la plus faible de toute l’Europe) alors que les capacités de production restent globalement sous utilisées. L’environnement international ne sera pas très porteur, avec des pays émergents moins en appétit d’un côté, et des concurrents d’Europe du Sud de plus en plus redoutables de l’autre. Et puis il y a la politique économique: son manque de lisibilité est un obstacle réel à la reprise, notamment pour les entreprises : on leur dit plus de hausse de la fiscalité, mais il y a la pénibilité, et puis quid de l’écotaxe, de la formation professionnelle, de l’assurance chômage ?  Enfin ce scénario est un scénario central qui comporte bien plus d’aléas à la baisse qu’à la hausse. Difficile, du côté des bonnes surprises, de tabler sur autre chose qu’une chute des matières premières ou de l’euro.  La liste des mauvaises surprises potentielles est bien plus longue : crise des pays émergents, conflit au Moyen orient, contrecoup du resserrement monétaire américain, regains de difficultés dans les pays du sud de la zone euro. Au final, c’est plus de consolidation que de reprise qu’il faudra parler en 2014.

 




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