Archive pour le Tag '(Bertrand)'

Page 2 sur 3

Sondage Présidentielle 2022 : Bertrand vient talonner Macron et Le Pen

Sondage Présidentielle 2022 : Bertrand vient talonner Macron et Le Pen

 

selon un sondage Ipsos-Sopra Steria pour Radio France et France Télévisions paru ce dimanche, et une étude OpinionWay pour CNews, Macon et Le Pen sont toujours en tête mais désormais talonnés par Xavier Bertrand qui est crédité de 18 à 20 %. En tête figurent toujours Emmanuel Macron (24% à 27% ; 26% à 31%) et Marine Le Pen (24% à 26% ; 24% à 25%)

Xavier Bertrand, est le mieux placé à droite, devant Valérie Pécresse (12% ou 13%) et Laurent Wauquiez (13%).

Derrière, la gauche se divise en trois blocs à peu près équivalents. Yannick Jadot arrive tantôt en tête (10%), tantôt deuxième (8% à 9%). L’écologiste est dans un mouchoir avec la socialiste Anne Hidalgo (8% à 9% ; 7%), mais aussi l’Insoumis Jean-Luc Mélenchon (7% ; 9% à 10%). Le communiste Fabien Roussel plafonne quant à lui à 2,5%.

FACE à BERTRAND, KARIMA DELLI (gauche) LAMENTABLE

FACE à BERTRAND, KARIMA DELLI (gauche) LAMENTABLE 

Lors du débat sur BFMTV et BFM Grand Lille entre les trois candidats en lice pour le second tour des élections régionales dans les Hauts-de-France, Karima Delli a montré toute l’insignifiance de sa candidature et la pauvreté de son programme. À la question centrale du développement économique, elle  simplement répondu : « c’est simple on fait un audit des entreprises, ensuite comme ça on sait ce qu’il faut dépenser pour les sauver ».

Dans les hauts de France comme dans nombre d’autres régions la gauche n’en finit pas de mourir du faîte surtout de son incompétence totale et de sa démagogie. Il y a encore des exceptions heureusement comme en Occitanie où la candidate socialiste s’intéresse réellement à l’économie recueillant d’ailleurs le soutien de certains patrons

Candidate à la tête d’une liste alliant socialistes, écologistes, communistes et insoumis, Karima Delli témoigne de la pauvreté lamentable de la gauche dont les programmes contradictoires se réduisent à quelques slogans complètement éculés.

Hauts-de-France: Xavier Bertrand à plus de 42 %

Hauts-de-France: Xavier Bertrand à plus de 42 %

 

C’est évidemment une double victoire Xavier Bertrand d’une part parce qu’il a les plus grandes chances de l’emporter ayant réalisé plus de 40 % au premier tour. Ensuite c’est aussi une dynamique sur la voie de l’investiture pour les présidentielles de 2022. En effet dans sa région Xavier Bertrand a complètement écrasé lui aussi la république en marche pourtant des ténors de la majorité comme le ministre de la justice s’étaient engagés.

.Avec plus de 42,5 % des suffrages selon les premières estimations Ifop-Fiducial pour Le Figaro, le président sortant des Hauts-de-France devance largement le candidat du Rassemblement national au premier tour des élections régionales. Avec seulement 24 % des voix, le candidat fait 20 points de moins par rapport au score obtenu par Marine Le Pen en 2015 (40,64 % des suffrages).

Suez: Bertrand Camus débarqué

Suez: Bertrand Camus débarqué

 

Officiellement le président actuel de Suez a décidé lui-même de partir : « J’ai beaucoup réfléchi et j’ai décidé de ne pas faire partie de l’aventure du nouveau Suez », a déclaré dans un entretien au quotidien « Le Figaro » publié mardi soir l’actuel directeur général du groupe, Bertrand Camus.

 

En fait il a été débarqué puisque le président de Veolia qui a fait éclater chaises ne souhaitait pas que Bertrand Camus demeure à son poste.  Suez faite de l’action de Veolia est désormais cantonnée pratiquement à l’Hexagone.

le groupe pèsera 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires – contre 17,2 milliards en 2020 -, après l’acquisition par son assaillant de la plupart des activités internationales.

 

Bertrand Camus restera cependant jusqu’à la fin des deux opérations en cours que sont l’OPA de Veolia et le rachat d’actifs de Suez par le consortium Meridiam-GIP-CDC. « Celles-ci doivent se finaliser entre mi-novembre et mi-décembre, afin que leur mise en oeuvre se fasse dans le respect de toutes les parties prenantes », a-t-il précisé. Reste aussi à connaître la position définitive de Bruxelles qui pourrait bien mettre son grain de sel pour excès de position dominante de Veolia. Dans ce cas, il conviendrait de ce débarrasser de certaines activités y comprises en les cédant à des entreprises étrangères.

2022 :Xavier Bertrand reçoit le soutien déterminant du président du Sénat

  • 2022 :Xavier Bertrand reçoit le soutien déterminant du président du Sénat
  • Le soutien et le déplacement du président du Sénat dans l’honneur en faveur de Xavier Bertrand constitue sans doute l’onction qui manquait pour rendre la candidature de Xavier Bertrand officielel dans le camp des républicains. Certes le président du Sénat, Gérard Larcher venait soutenir dans le nord le candidat aux élections régionales des hauts de France. Mais cette présence du président du Sénat va bien au-delà, elle apporte ce soutien officiel d’une des principales autorités du parti des républicains en faveur de Xavier Bertrand pour les élections présidentielles de 2022.

Régionales : Xavier Bertrand en pôle position, mais….

Régionales : Xavier Bertrand en pôle position, mais….

 

Le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand est en pôle position pour les régionales avec une belle avance. Reste que le second tour n’est pas encore joué tout dépendra aussi du maintien éventuel d’une liste en marche (10 % d’intentions de vote) et d’une autre liste des écolos d’Europe écologie les Verts;  Ces derniers réalisant 20 % dans les sondages.

Xavier Bertrand serait égalité (35%) avec le député Sébastien Chenu, candidat du parti de Marine Le Pen. «Il faut rester prudent, car les dynamiques de second tour ne sont pas connues», explique Frédéric Dabi, directeur général de l’Ifop. 

 

Pour être certain d’être élu Xavier Bertrand aurait besoin d’un soutien affiché de Macron. Revers de la médaille, ce soutien pourrait être négocié contre un autre soutien cette fois aux présidentielles. Bref la classique cuisine politique électorale !

SONDAGE PRÉSIDENTIELLE: BERTRAND en tête à droite et possible vainqueur au second tour

SONDAGE  PRÉSIDENTIELLE: BERTRAND en tête à droite et possible vainqueur au second tour

Xavier Bertrand obtiendrait le meilleur score au premier tour de la prochaine présidentielle parmi les candidats potentiels de la droite, derrière Marine Le Pen et Emmanuel Macron, selon un sondage Ifop-Fiducial pour LCI et Le Figaro ce lundi. Selon cette enquête, le premier tour serait nettement dominé par Marine Le Pen (27 à 30%) et Emmanuel Macron (25 à 28%) dans chacun des cinq scénarios testés par l’institut.

Pour le premier tour, Ifop-Fiducial évalue d’abord les intentions de vote de quatre candidats possibles pour la droite. Le président de la région Hauts de France Xavier Bertrand (15%) serait le candidat qui prendrait le plus de voix à Emmanuel Macron (25%) comme à Marine Le Pen (27%), devant la présidente de l’Île-de-France Valérie Pécresse (10%), celui d’Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez et l’ancien négociateur européen du Brexit Michel Barnier qui remporteraient tous les deux 8% des suffrages, et enfin le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau (6%).

Au deuxième tour, le duel entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron serait remporté, selon ce sondage, par le président sortant à 54% des voix contre 46% pour la président du RN, comme lors du sondage précédent de l’Ifop, réalisé en avril.

Dans l’hypothèse d’un second tour face à Emmanuel Macron, Xavier Bertrand obtiendrait 49% contre 51% pour le président sortant. Mais, dans l’hypothèse d’un second tour face à Marine Le Pen, le meilleur score serait réalisé par Xavier Bertrand qui obtiendrait 60% contre 40% pour la présidente du Rassemblement national.

Enquête menée suivant la méthode des quotas auprès d’un échantillon de 1.363 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d’un échantillon de 1.529 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1%.

Macron : »un calculateur froid » (Xavier Bertrand)

Macron : »un calculateur froid » (Xavier Bertrand)

 

Xavier Bertrand explique le piège tendu par Macron dans lequel tombe les républicains-dans une déclaration Figaro.

 

Comment comprenez-vous l’accord électoral qui devait se nouer en Paca? Renaud Muselier s’est-il fait piéger selon vous?

 

Xavier BERTRAND. - Emmanuel Macron est un calculateur froid, un destructeur. Il est parfaitement lucide sur le rejet dont il est l’objet. Il pense que sa seule chance de l’emporter - il se trompe en cela - c’est de n’avoir en face de lui que Marine Le Pen. Pour cela, il lui faut briser la droite. Sous couvert de pseudo-front républicain, c’est ce qui sous-tend cet accord. Il ne s’agit pas de tactique politique. C’est jouer avec le feu sur l’essentiel et au regard de ce dont le chef de l’État est le garant: les valeurs de la République. En instituant Marine Le Pen comme seule opposante, il met en place les conditions objectives de la victoire de l’extrême droite. C’est un danger mortel. C’est pourquoi, dimanche, j’ai sonné l’appel à la résistance en disant à mes amis qu’un tel accord ne pouvait nous conduire qu’au déshonneur et à la défaite.

 

 

« Déconstruction ou reconstruction d’une cohésion nationale » ? (Xavier Bertrand)

«  Déconstruction ou  reconstruction d’une cohésion nationale » ? (Xavier Bertrand)

 

Le président de la région Hauts-de-France et candidat à l’élection présidentielle juge, dans une tribune au « Monde », « injustes » les propos récents d’Emmanuel Macron sur la chaîne américaine CBS. Prétendre qu’il faut « déconstruire » notre histoire instille, selon lui, un « poison mortel » dans l’unité de la France.

 

Tribune. 

 

L’histoire est à une nation ce que la mémoire est à un individu. Elle fonde son identité : elle est donnée, tout entière, en héritage à ceux qui naissent sur le sol de France, et en partage à ceux qui veulent devenir français. Elle éclaire notre action. Elle nous permet de nous projeter vers l’avenir. Avec ses dimensions de grandeur et sa part d’ombre, notre histoire nous définit et forme le socle de nos valeurs.

Pourtant, sans même mesurer l’atteinte portée à notre dignité nationale, le chef de l’Etat, sur un média étranger [sur CBS News, dans l’émission « Face the Nation », dimanche 18 avril], en anglais, vient d’affirmer qu’il fallait « déconstruire » notre histoire. Au-delà de l’inconséquence sur la forme, cette position est d’une profonde naïveté. Elle est injuste au regard de ce qu’est la France. Elle instille un poison mortel dans notre unité nationale.

 

Naïveté. Monsieur le Président, ce qui est en jeu aujourd’hui, ce n’est pas le nécessaire devoir de mémoire et la lutte indispensable contre toutes les formes de discriminations. C’est un combat à mort qui est engagé contre nos valeurs, contre notre modèle de société. En instrumentalisant le débat sur la colonisation et l’esclavage, les démolisseurs de notre civilisation cherchent à imposer l’idée que l’Occident se serait construit sur l’asservissement et le crime, et qu’il continuerait aujourd’hui, dans le fonctionnement même de nos sociétés, à obéir à ces logiques. Ils gangrènent l’esprit de tant de nos enfants : vous ne pouvez pas, vous ne pouvez plus l’ignorer.

 

Ce qui est à l’œuvre, c’est une nouvelle guerre idéologique, sans merci, dans laquelle ont fait leur jonction les ennemis jurés de l’humanisme : l’islamisme radical et l’ultragauche. Comment vous, le chef de l’Etat, garant de l’unité nationale, pouvez-vous être assez aveugle pour prêter la main à cette entreprise de destruction de ce que nous sommes ?

Injustice. Loin de moi l’idée de réfuter la nécessité de faire retour sur notre histoire, d’engager les débats nécessaires, de nommer les choses afin que nous puissions tous ensemble, unis, nous projeter vers l’avenir. Mais il est hors de question de laisser penser, de laisser dire, que notre société serait fondée sur une logique de domination et de discrimination institutionnalisée. C’est une insulte à la vérité et à l’honneur de notre nation qui, dans l’histoire, a porté, dans une logique universelle, des valeurs qui ont permis l’émancipation de chacun. Une nation qui, aujourd’hui encore, est sans doute la plus solidaire au monde.

« Pour une peine de prison automatique» pour les agresseurs de policiers « (Xavier Bertrand)

  •   »Pour une peine de prison automatique» pour les agresseurs de policiers « (Xavier Bertrand)
  • Sur Europe 1 s’est prononcé pour des peines automatiques de prison concernant les agresseurs de policiers.. «Nous sommes un des rares pays au monde où tous les jours, il y a des agressions contre l’État, une mise en cause des forces de l’ordre, et qu’il n’y a pas de riposte», a-t-il regretté, avant d’annoncer une mesure concrète qu’il mettrait en place s’il arrivait au pouvoir.
  •  «On s’attaque à un policier, un gendarme, un pompier, un maire, il y a une peine de prison automatique, minimum d’un an non aménageable», propose-t-il. Et de préciser qu’il mettrait en place un «texte constitutionnel» et qu’il demandera «aux Français de se prononcer dessus dès l’automne qui va suivre les élections».
  • Selon le président de la région Hauts-de-France, les peines actuelles ne dissuadent pas les potentiels auteurs d’agressions.
  • «Aujourd’hui, ceux qui s’en prennent aux forces de l’ordre se disent qu’ils vont avoir un rappel à la loi», argue-t-il, avant d’ajouter qu’«on ne s’en prend pas à ceux qui nous protègent».
  • Il déplore ce «sentiment d’impunité» et estime par ailleurs que les 10.000 policiers supplémentaires n’endigueront pas le phénomène.

Présidentielle 2022 : officiellement candidat, Xavier Bertrand refuse toute primaire

Présidentielle 2022 : officiellement candidat, Xavier Bertrand refuse toute primaire

 

Il est clair que Xavier Bertrand a une carte à jouer face à des républicains complètement écartelés entre d’une part l’envie de désigner un candidat, d’autre part de se rallier à Macron en 2022. Xavier Bertrand dispose déjà d’un potentiel de voix respectable. Il vient de déclarer sa candidature ce qui coupe un peu les pieds à son ancien parti les républicains.

Xavier Bertrand est crédité de 14 à 16% des intentions de vote, selon un sondage Ipsos-Sopra Steria pour Franceinfo et L’Obs. Le président de la région Hauts-de-France arrive en troisième position, derrière Emmanuel Macron et Marine Le Pen qui arrivent largement en tête avec environ 25% des intentions de vote.

Le président de la région Hauts-de-France souffre d’un déficit de notoriété au niveau national : 33% des sondés affirment ne pas le connaître suffisamment pour dire s’il ferait ou non un bon chef d’Etat. Mais il reste tout de même la troisième personnalité la plus présidentiable parmi  celles testées dans le sondage. 29% des personnes interrogées estiment qu’il ferait un bon président de la République mais 38% estiment le contraire. En ce qui concerne Emmanuel Macron, ils sont 38% à affirmer qu’il ferait un bon président, 56% affirment le contraire. Pour ce qui est de Marine Le Pen, 30% des sondés pensent qu’elle serait une bonne présidente, 62% estiment qu’elle serait une mauvaise présidente.

Ce sondage a été réalisé par Ipsos-Sopra Steria, via internet, entre les 27 et 28 janvier 2021 et sur un échantillon de 1000 personnes inscrites sur les listes électorales et constituant un échantillon national représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

 

Dans une longue interview au Point, cette semaine, Xavier Bertrand se déclare officiellement «candidat» à la présidentielle. «Oui je serai candidat. Je suis totalement déterminé. Dans la situation actuelle de la France, j’estime que c’est mon devoir», répond-il en déroulant son projet et sa vision. Si le calendrier peut surprendre, «il est temps, juge un de ses proches, que la politique reprenne ses droits».

Comme il l’avait déjà laissé entendre par le passé, Xavier Bertrand indique clairement qu’il ne participera pas à une primaire organisée par LR car ne «souhaite plus (s)’inscrire dans la logique d’un seul parti».

 

Pour le candidat à la présidentielle, Emmanuel Macron n’a «jamais pris la mesure de ce qu’il arrive» ni de la «France Orange Mécanique» qui s’installe. Un concept que Xavier Bertrand avait déjà utilisé dans Le Figaro dès août 2020 pour expliquer que la sécurité serait, à ses yeux, la grande faillite du quinquennat d’Emmanuel Macron. Dans Le Point, Xavier Bertrand entend durcir la loi en matière de terrorisme pour porter la période de sûreté à 50 ans, plaider pour l’instauration de peines minimales automatiques en cas de condamnation, prôner la révocation du sursis en cas de récidive ou encore demander l’abaissement de la majorité pénale à 15 ans.

 

 

Surtout, pour le candidat à la présidentielle, «l’identité de la France n’est pas négociable». «Je veux que nous soyons fiers d’être Français, de notre histoire, de nos valeurs. Nous devons l’affirmer haut et fort parce que nous avons de bonnes raisons d’être fiers. À ceux qui dénoncent notre modèle, je dis ça suffit !», poursuit-il dans Le Point en s’engageant à «défendre les valeurs de la France». Raison pour laquelle «tout étranger condamné à une peine de prison ferme doit être expulsé automatiquement, aussitôt après l’avoir purgée», précise-t-il.

, Xavier Bertrand entend défendre «l’ordre et la justice». Et face à Emmanuel Macron et Marine Le Pen, le candidat à la présidentielle rappelle ses racines populaires. « Je viens du peuple». «Je n’oublie pas d’où je viens. Agent d’assurances à Flavy-le-Martel, ce n’est pas la même chose que banquier d’affaires à Paris ou héritière !», décrit-il.

Xavier Bertrand contre les projets d’éoliennes

Xavier Bertrand contre les projets d’éoliennes

 

Xavier  Bertrand le possible candidat de la droite s’affiche clairement comme un pro nucléaire et condamne sans ambiguïté les projets d’éoliennes. « Je le dis sans ambages : moi je suis pronucléaire », a-t-il lancé, en raillant ces écologistes pour qui « le risque nucléaire devient plus important que le risque climatique ». D’ailleurs, a-t-il dit, « la Région est candidate à l’implantation des futurs EPR », la nouvelle génération de réacteurs.

Dans la foulée, ­Bertrand a redit tout le mal qu’il pensait des éoliennes, un « scandale national », en dénonçant une « méthode de développement anarchique qui méprise les ­populations », « une filière qui est tout sauf nationale » et « un sabordage des paysages français ». Il agite la menace de poursuites judiciaires ­contre les futurs projets. « Se ­constituent dans la Région des associations départementales, voire une fédération régionale, que nous allons financer, a-t-il annoncé. Derrière, ces ­associations engageront certainement des actions en justice si c’est la seule façon de se faire entendre ? »

Pour un référendum sur la laïcité, la protection des Français et l’immigration» (Xavier Bertrand)

Pour un référendum sur la laïcité, la protection des Français et l’immigration» (Xavier Bertrand)

 

Xavier Bertrand, candidat à la présidentielle, propose un référendum visant à définir une stratégie globale. (Déclaration dans le Figaro )

Xavier Bertrand, mercredi à Paris. «À force de vouloir ménager tout le monde, le ” en même temps ” est une impasse», assure le président des Hauts-de-France. 

 

 

La majorité présidentielle souhaite «réécrire» l’article 24 du projet sur la sécurité globale, aujourd’hui en discussion au Sénat. Comment sort-on de cet imbroglio?

 

Xavier BERTRAND. -Le sommet de l’État, aux abois, essaye de sortir d’une crise politique et institutionnelle dans laquelle il s’est mis tout seul. Vu la situation du pays, on aurait pu s’en passer! On ne peut pas faire de l’Assemblée nationale et du Sénat des chambres d’enregistrement! L’esprit de l’article 24 est nécessaire et répond à un impératif: protéger les forces de l’ordre. Mais pourquoi une telle précipitation et impréparation du gouvernement et une telle fragilité juridique? Cet amateurisme révèle aussi les fractures idéologiques dans la majorité présidentielle.

N’y a-t-il pas eu d’erreur commise par le ministre de l’Intérieur?

Depuis 2017, rien ne se décide sans que cela ne passe par Emmanuel Macron. Son mode de fonctionnement crée des crises: vouloir tout centraliser, ne pas faire confiance, ne pas trancher.

«Schumpeter est mort » ? (Bertrand Jacquillat)

  • «Schumpeter est mort » ?  (Bertrand Jacquillat)
  • Schumpeter  revu  par Albion et analysé par Bertrand Jacquillat ,vice-président du Cercle des économistes ,senior advisor de J. de Demandolx Gestion dans l’Opinion
  •  « Le Roi est mort, vive le Roi ». Cette expression de la fin du Moyen-Age qui signifie « l’ancien Roi est mort, vive le nouveau Roi » inspire le titre de cette chronique. Philippe Aghion a repris le flambeau laissé en jachère par Joseph Schumpeter. A quelque soixante ans d’intervalle, tous deux furent professeurs d’économie à Harvard, le premier étant né quelques années seulement après la mort de son lointain prédécesseur.
  • Ce ne sont pas ces informations de nature biométrique qui suffisent à les rapprocher, mais leur domaine commun de recherche et la filiation intellectuelle du Français à l’égard de l’Autrichien. Ce sont deux économistes hors normes qui mettent toute leur énergie et leur talent à la compréhension du monde à l’aide d’une grille de lecture très parcimonieuse, l’innovation et la destruction créatrice.
  • Ces deux concepts désignent le processus continuellement à l’œuvre dans les économies, et qui voit se produire de façon simultanée la disparition de secteurs économiques et d’entreprises conjointement à l’apparition de nouvelles activités économiques et de nouvelles entreprises portées par des entrepreneurs. Cette filiation est revendiquée par Philippe Aghion dont les travaux sont regroupés sous la double dénomination de « modèle de croissance par destruction créatrice » et de « modèle de croissance schumpetérien ».
  • Enigmes ontologiques. Un modèle ou un paradigme en économie se juge par sa capacité à éclairer certains phénomènes, pour mieux les comprendre. De ce seul point de vue, l’œuvre de Philippe Aghion apporte aussi bien des réponses à des énigmes quasi ontologiques, comme celle du décollage économique après des millénaires de stagnation séculaire (pourquoi ce phénomène s’est-il produit en 1820, et pourquoi en Grande-Bretagne et en France et non pas en Chine ?) qu’à d’importantes questions sociétales auxquelles le monde contemporain est confronté : la mondialisation, les vagues technologiques et leur impact sur l’emploi, la transition énergétique, etc.
  • Outre qu’elle n’accroît pas nécessairement l’inégalité globale proprement mesurée, l’innovation encourage la mobilité sociale et stimule la croissance de la productivité
  • Ce faisant, Aghion tord le cou à nombre d’idées reçues, comme on pourra s’en rendre compte à la lecture de son ouvrage avec Cécile Antonin et Simon Bunel Le pouvoir de la destruction créatrice. Celui-ci regroupe ses leçons au Collège de France, il est l’aboutissement de ses travaux de recherche qu’il commença en 1987 avec Peter Howitt, son complice et collègue de l’époque au MIT, et dont la collaboration accoucha au siècle dernier d’un ouvrage monumental sur la croissance endogène.
  • Son modèle de croissance par destruction créatrice s’inspire de trois idées émises par Schumpeter, mais que celui-ci n’avait jamais pu modéliser, ni tester, parce que le savoir économique cumulatif de l’époque était trop peu avancé pour ce faire. La première idée, c’est que l’innovation et la diffusion du savoir sont au cœur du processus de croissance. Ceci fait écho à la conclusion d’un autre théoricien de la croissance, Robert Solow, dont le modèle néoclassique fondé sur l’accumulation du capital se heurtait au phénomène des rendements décroissants. Il ne pouvait donc y avoir de croissance à long terme sans progrès technique, comme l’avait pressenti Jean Fourastié.
  • Droits de propriété. La deuxième idée, c’est l’importance des institutions, à commencer par les droits de propriété pour protéger les rentes de l’innovation, et plus généralement pour inciter à l’innovation, sans pour autant faire obstacle à l’arrivée de nouveaux innovateurs. Difficile équilibre à établir, mais qui a plusieurs conséquences. Ainsi, l’innovation contribue à l’augmentation de l’inégalité au sommet. C’est le fameux accroissement de la part des revenus et des patrimoines dans l’ensemble de la population des 0,1 % les plus riches constatée depuis les années 1980, notamment aux Etats-Unis.
  • Outre qu’elle n’accroît pas nécessairement l’inégalité globale proprement mesurée, l’innovation n’en possède pas moins plusieurs vertus. Elle encourage la mobilité sociale, surtout lorsque celle-ci est liée à l’entrée de nouveaux entrepreneurs sur le marché motivés par la perspective de rentes de monopole, et par ailleurs elle stimule la croissance de la productivité.
  • Il y a en quelque sorte une bonne inégalité, c’est celle de Bill Gates (Microsoft) ou de Steve Jobs (Apple) et une mauvaise inégalité, celle de Carlos Slim, dont la fortune provient de la privatisation sans régulation de la société de télécommunications mexicaine Telmex, ou celle aussi mal acquise des oligarques russes.
  • La république de Venise, première Cité-Etat d’Europe, a semé les germes de sa décadence au XVIIsiècle lorsqu’elle décida de placer les privilèges de ses élites au-dessus des entreprises de ses innovateurs
  • D’où la troisième idée, ce sont les bienfaits de la concurrence qui permet à la destruction créatrice d’opérer, pour lutter contre les barrières à l’entrée érigées par les entreprises et gouvernements en place pour contrer le processus de destruction créatrice. Ainsi la république de Venise, première Cité-Etat d’Europe, a semé les germes de sa décadence au XVIIsiècle lorsqu’elle décida de placer les privilèges de ses élites au-dessus des entreprises de ses innovateurs. Les innovations font de la destruction créatrice le moteur du capitalisme, avec un conflit permanent entre l’ancien et le nouveau.
  • Levier fiscal. Les solutions préconisées par Aghion pour faciliter au mieux ce passage de témoin permanent vont à l’encontre de bien des idées reçues. Ainsi, face à la montée des inégalités, Aghion dénonce la fausse solution de l’emploi inconditionnel du levier fiscal, toujours avec justifications empiriques à l’appui, issues de ses propres travaux ou de ceux auprès desquels il a fait école. Pour surmonter les craintes qu’ont certains d’une stagnation séculaire des économies occidentales due à une certaine anémie de la concurrence, Aghion recommande que les organismes antitrust revoient leur critère d’appréciation du bien-fondé des fusions et acquisitions quant à leur seul impact sur les prix, en prenant davantage en compte la dynamique concurrentielle.
  • Tout en vantant les mérites de la destruction créatrice comme force motrice de la croissance, Schumpeter s’était montré très pessimiste sur l’avenir du capitalisme dont il prévoyait la disparition pure et simple, à la suite de l’élimination des entreprises de taille moyenne par les conglomérats. Ce n’est manifestement pas la thèse d’Aghion. Certes, « le capitalisme est un cheval fougueux : il peut facilement s’emballer, échappant à tout contrôle. Mais si on lui tient fermement les rênes, alors il va où l’on veut ».
  • Plutôt que de vouloir dépasser le capitalisme qui génère effectivement des risques et des bouleversements, il convient de pouvoir contrôler, orienter, réguler ceux-ci par l’action intelligente de l’Etat et l’intervention active de la société civile, tout en préservant le pouvoir de la destruction créatrice à générer de la croissance. Car c’est bien la destruction créatrice qui a hissé nos sociétés à des niveaux de prospérité inimaginables il y a à peine deux cents ans.
  • Bertrand Jacquillat est vice-président du Cercle des économistes et senior advisor de J. de Demandolx Gestion.

Politique-Sondage Présidentielles 2022 : Macron 24 % et Marine Le Pen 26 %, les autres très loin sauf Bertrand

Politique-Sondage Présidentielles 2022 : Macron 24 % et Marine Le Pen 26 %, les autres très loin sauf Bertrand

 

On risque de refaire le match de 2017 lors des prochaines élections avec les qualifications de Macron et de Marine le Pen. Le seul trouble-fête serait en l’état Xavier Bertrand . La gauche elle serait automatiquement éliminée du premier tour en raison de ses divisions. Selon le sondage de l’IFOP Macron serait crédité de 23 à 26% des suffrages. Il conserve un socle solide chez les personnes âgées et les catégories supérieures. Selon l’identité du candidat de droite testé, Macron attire à lui un quart à un tiers de l’électorat de François Fillon de 2017, signe que « la martingale de son quinquennat, son déport à droite, fonctionne bien », souligne Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP.

 

Créditée de 24 à 27% des voix, la présidente du Rassemblement national ferait dans tous les cas un meilleur score qu’en 2017 (21,3%). Elle garde une assise solide chez les jeunes, les commerçants et dans les catégories populaires, et 80 à 90% de son électorat de 2017 lui reste fidèle. Au coude-à-coude avec ­Macron, « elle peut émerger en tête au premier tour de la présidentielle », souligne Dabi.

 

Derrière ce duel émerge un troisième homme : Xavier Bertrand. Le président de la Région ­Hauts-de-France, qui s’est récemment multiplié afin que nul n’ignore son ambition présidentielle, est crédité selon les hypothèses de 15,5% à 19% des suffrages. Pour la première fois, il creuse l’écart avec ses rivaux de droite. Alors qu’il faisait en juin jeu égal avec François Baroin dans une étude de l’IFOP, avec 12% des voix, il le devance désormais de deux points, à 16%. S’il n’a pas officiellement renoncé, le maire (LR) de Troyes pâtit peut-être des doutes sur sa volonté de se lancer dans la course.

Bertrand surclasse largement les autres champions potentiels de la droite : Valérie Pécresse (11%), Bruno Retailleau (8%) comme Rachida Dati (8%). S’il n’apparaît pas pour l’heure en mesure de décrocher un ticket pour le second tour, « il est susceptible d’être le chamboule-tout de ce jeu électoral », selon Dabi. Nul doute que l’Élysée va le surveiller de près, alors que Xavier Bertrand a justement rendez-vous jeudi à Calais avec l’ex-président Nicolas Sarkozy, pour une remise de décoration à la maire Natacha Bouchart.

La gauche quant à elle serait éliminée en discussion dès le premier tour. Si le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon réalise les meilleurs scores, avec 10 à 15% des voix selon les cas, il est loin de son résultat de 2017 (19,58%).

L’eurodéputé EELV Yannick Jadot est crédité 6 à 8% des voix – 13% s’il est le candidat unique de la gauche, derrière Mélenchon..

Les socialistes ne détiennent pas non plus la solution. Il n’y a pas pour l’heure de miracle Anne Hidalgo : avec 9% des voix, la maire de Paris ferait mieux que François Hollande (7%) ou Ségolène Royal (5%), mais ne franchirait pas la barre des 10%. Encore loin, très loin d’un ticket d’une qualification pour la finale.

 

* Sondage Ifop-Fiducial pour le JDD et Sud Radio, réalisé du 28 septembre au 1er octobre 

Sondage Présidentielles 2022 : Macron 24 % et Marine Le Pen 26 %, les autres très loin sauf Bertrand

Sondage Présidentielles 2022 : Macron 24 % et Marine Le Pen 26 %, les autres très loin sauf Bertrand

 

On risque de refaire le match de 2017 lors des prochaines élections avec les qualifications de Macron et de Marine le Pen. Le seul trouble-fête serait en l’état Xavier Bertrand . La gauche elle serait automatiquement éliminée du premier tour en raison de ses divisions. Selon le sondage de l’IFOP Macron serait crédité de 23 à 26% des suffrages. Il conserve un socle solide chez les personnes âgées et les catégories supérieures. Selon l’identité du candidat de droite testé, Macron attire à lui un quart à un tiers de l’électorat de François Fillon de 2017, signe que « la martingale de son quinquennat, son déport à droite, fonctionne bien », souligne Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP.

 

Créditée de 24 à 27% des voix, la présidente du Rassemblement national ferait dans tous les cas un meilleur score qu’en 2017 (21,3%). Elle garde une assise solide chez les jeunes, les commerçants et dans les catégories populaires, et 80 à 90% de son électorat de 2017 lui reste fidèle. Au coude-à-coude avec ­Macron, « elle peut émerger en tête au premier tour de la présidentielle », souligne Dabi.

 

Derrière ce duel émerge un troisième homme : Xavier Bertrand. Le président de la Région ­Hauts-de-France, qui s’est récemment multiplié afin que nul n’ignore son ambition présidentielle, est crédité selon les hypothèses de 15,5% à 19% des suffrages. Pour la première fois, il creuse l’écart avec ses rivaux de droite. Alors qu’il faisait en juin jeu égal avec François Baroin dans une étude de l’IFOP, avec 12% des voix, il le devance désormais de deux points, à 16%. S’il n’a pas officiellement renoncé, le maire (LR) de Troyes pâtit peut-être des doutes sur sa volonté de se lancer dans la course.

Bertrand surclasse largement les autres champions potentiels de la droite : Valérie Pécresse (11%), Bruno Retailleau (8%) comme Rachida Dati (8%). S’il n’apparaît pas pour l’heure en mesure de décrocher un ticket pour le second tour, « il est susceptible d’être le chamboule-tout de ce jeu électoral », selon Dabi. Nul doute que l’Élysée va le surveiller de près, alors que Xavier Bertrand a justement rendez-vous jeudi à Calais avec l’ex-président Nicolas Sarkozy, pour une remise de décoration à la maire Natacha Bouchart.

La gauche quant à elle serait éliminée en discussion dès le premier tour. Si le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon réalise les meilleurs scores, avec 10 à 15% des voix selon les cas, il est loin de son résultat de 2017 (19,58%).

L’eurodéputé EELV Yannick Jadot est crédité 6 à 8% des voix – 13% s’il est le candidat unique de la gauche, derrière Mélenchon..

Les socialistes ne détiennent pas non plus la solution. Il n’y a pas pour l’heure de miracle Anne Hidalgo : avec 9% des voix, la maire de Paris ferait mieux que François Hollande (7%) ou Ségolène Royal (5%), mais ne franchirait pas la barre des 10%. Encore loin, très loin d’un ticket d’une qualification pour la finale.

 

* Sondage Ifop-Fiducial pour le JDD et Sud Radio, réalisé du 28 septembre au 1er octobre 

« L’opération proposée par Veolia sur Suez : funeste « (Bertrand Camus )

 «L’opération proposée par Veolia sur Suez : funeste « (Bertrand Camus )

Une interview sans concession de Bertrand Camus dirigeant de Suez sur la tentative d’OPA de Veolia.

 

 

Vous avez été surpris par l’offre de Veolia. Pourtant, vous n’ignoriez ni le projet d’Engie de céder sa part dans Suez, ni la volonté de Veolia de prendre le contrôle du groupe.

Bertrand CAMUS. - Quand vous lancez un raid hostile comme c’est le cas, vous ne prévenez pas la planète entière. Les éléments de l’équation étaient posés, et nous nous préparions à la sortie d’Engie. Ce qui est le plus surprenant, c’est le moment choisi par Veolia: l’activité de traitement des eaux et des déchets est un secteur essentiel, et la France est encore dans la crise sanitaire, avec des enjeux prioritaires d’emplois et de relance économique. Au-delà de ces circonstances, l’opération proposée par Veolia est aberrante pour Suez et funeste pour la France. Il s’agit d’une tentative de déstabilisation majeure d’une entreprise phare de notre pays. C’est une opération financière opportuniste, avec une démarche baroque. Elle sous-valorise les actifs de Suez: Les cours de Bourse sont affectés .

On attend quoi pour la relance ? (Bertrand)

On attend quoi pour la relance ? (Bertrand)

Le  président de la région Nord « (» les Hauts de France ») s’étonne de la lenteur du plan de relance promis par le gouvernement dans une interview au JDD.

« C’est maintenant qu’il faut un plan de relance : qu’est-ce qu’on attend?! » Dans un entretien au Journal du DimancheXavier Bertrand accuse Emmanuel Macron de trop tarder à prendre des mesures face à la crise économique. « L’urgence absolue, c’est l’emploi, l’emploi, l’emploi! » martèle le président des Hauts-de-France. La semaine dernière, il a présenté un plan de relance pour sa région d’1,3 milliard d’euros. Xavier Bertrand détaille ses propositions et défie le chef de l’Etat de les reprendre à son compte. « Au bout d’un moment, y en a marre des beaux discours! » s’emporte l’élu. Il réclame des exemptions de charges et des baisses de TVA, « quoi qu’il en coûte ».

 

Selon Emmanuel Macron, la « rentrée sera difficile ». Êtes-vous d’accord?
Qu’il dise la vérité. Ce ne sera pas seulement « difficile ». Nous n’aurons jamais connu une telle rentrée économique et sociale. Quand Bruno Le Maire parle de 800.000 demandeurs d’emploi de plus d’ici à la fin de l’année, il dit la vérité. Le combat que nous aurons à mener à partir de la rentrée, c’est contre le chômage de masse. Je ne comprends pas qu’on attende plusieurs mois pour préparer un plan de relance.

Si on attend la rentrée, nous ne serons pas prêts au moment où nous encaisserons le premier choc de la crise

Bruno Le Maire en prépare un pour la fin août…
Pourquoi attendre fin août? C’est beaucoup trop tard! On nous avait promis un plan massif pour l’emploi des jeunes pour début juillet. Il n’y a toujours rien. Une fois que des mesures sont votées, il faut toujours du temps pour qu’elles s’appliquent de façon efficace. Dans les Hauts-de-France, nous avons voté un plan de relance de 1,3 milliard d’euros la semaine dernière. Si on attend la rentrée, nous ne serons pas prêts au moment où nous encaisserons le premier choc de la crise. Il faut aller beaucoup plus vite.

Est-ce vraiment possible?
Un projet de loi de finances rectificatif [PLFR] est en cours de discussion au Parlement. Des premières mesures pour l’emploi peuvent, et doivent être votées dès ce mois de juillet. Ce n’est pas quand un tsunami arrive sur la plage qu’il faut dire « on va se préparer ». C’est maintenant qu’il faut un plan de relance : qu’est-ce qu’on attend?! L’État se doit de protéger les Français, un chef de l’État doit les rassurer et leur inspirer confiance. C’est une des clefs de la reprise.

Qu’attendez-vous de l’intervention d’Emmanuel Macron, le 14 juillet?
Qu’il dise la vérité sur les deux principales préoccupations des Français : l’emploi et la crise sanitaire. Aucun plan de relance ne tiendra s’il n’y a pas cette fois-ci une bonne anticipation d’une nouvelle vague de l’épidémie. Je veux donc que le chef de l’État soit très clair : où en est-on de la préparation face à une deuxième vague? Qu’est-ce qui est prévu cette fois-ci pour nous protéger? Quelles sont les consignes claires pour les gestes barrière et le port du masque? Quels sont les stocks actuels de masques? Aura-t-on assez de tests? A-t-on refait des stocks suffisants de médicaments en réanimation? Les règles de continuité de l’activité des entreprises et des collectivités doivent être précises. J’attends aussi que le Président nous confirme mardi que la France sera bien le premier pays au monde servi avec le vaccin de Sanofi, entreprise française. Certains pays ont déjà fait des préréservations de vaccins. Emmanuel Macron est allé le 16 juin chez Sanofi : j’espère qu’il n’a pas parlé que de la relocalisation du Doliprane…

Les gens n’attendent pas des envolées lyriques mais des mesures concrètes. L’urgence absolue, c’est l’emploi, l’emploi, l’emploi!

Emmanuel Macron a affirmé que la reconstruction économique était une priorité. En doutez-vous?
Les grands mots d’Emmanuel Macron n’intéressent plus grand monde. Les gens n’attendent pas des envolées lyriques mais des mesures concrètes. L’urgence absolue, c’est l’emploi, l’emploi, l’emploi! À situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles.

Lesquelles?
Je fais des propositions précises. Pour ne pas avoir une génération sacrifiée, mettons en place un contrat d’accès à l’emploi pour les jeunes. Jusqu’à 30 ans et un salaire de deux smics, un CDD d’au moins six mois donnerait droit pour l’employeur à une prime de 5.000 euros et à une exonération des charges patronales et salariales. Si c’est un CDI, la prime s’élèverait à 10.000 euros, avec là aussi une exonération totale de charges. Ainsi, parce qu’on aura allégé considérablement le coût du travail des jeunes, les entreprises n’attendront pas pour embaucher. Et je vais plus loin. Pour les précaires, ceux qui sont en fin d’intérim et les contrats courts, il faut mettre en place le même dispositif pour le premier CDI.

L’effondrement économique et social est un péril beaucoup plus grave et plus imminent que la dette. Le « Quoi qu’il en coûte », c’est toujours d’actualité!

Combien coûteraient ces mesures à l’échelle nationale?
Environ 10 milliards d’euros. C’est important, mais l’effondrement économique et social est un péril beaucoup plus grave et plus imminent que la dette. Le « Quoi qu’il en coûte », c’est toujours d’actualité!

Quid des commerçants et des indépendants ?
Je ne veux pas qu’ils soient les grands oubliés. Commerçants, artisans, autoentrepreneurs, professions libérales… Beaucoup n’auront plus d’activité, plus de revenu et donc rien pour vivre, manger, ou habiller leurs enfants. La pseudo-réforme de l’assurance chômage dont ils devaient bénéficier a fait pschitt. Les conditions sont telles que quasiment personne n’en bénéficiera. Pour ces indépendants sans revenus, je propose une garantie revenu-formation. Je préfère qu’ils soient en formation avec une indemnisation plutôt qu’au RSA. C’est ce que je mets en place dans les Hauts-de-France.

Comment soutenir les entreprises?
Baissons la TVA dans la restauration à 5,5%. Mais pas dans trois mois : tout de suite, dès le 1er août et pour douze mois. Il suffit d’inclure cette mesure dans le PLFR. C’est une mesure de soutien simple et massive pour sauver des emplois qui ne sont pas délocalisables. Abaissons aussi la TVA dans le bâtiment à 5,5%. Ainsi, on évitera le travail au noir et on aidera puissamment le secteur de l’artisanat et du bâtiment. Par ailleurs, je demande depuis deux mois à Bercy de transformer les PGE [prêts garantis par l'État] en fonds propres pour les PME et les ETI. Pour les TPE, la seule solution, c’est l’annulation des charges.

Tout cela coûte très cher…
Et si Bercy sortait de ses raisonnements traditionnels? Si l’économie s’effondre, l’État perdra toutes ses recettes fiscales, et pour longtemps. Il lui faudra en plus financer des dépenses sociales considérables. Sans compter le gâchis humain, la casse économique et sociale. À une époque, on nous disait que l’exonération des heures supplémentaires coûtait cher. Mais Bercy ne calculait pas ce que la consommation supplémentaire générait comme recettes de TVA en plus. Il y a des dépenses plus intelligentes que d’autres : celles qui recréent de l’activité et de la cohésion sociale.

Je m’opposerai à la mise en œuvre de la réforme de l’assurance chômage

Faut-il renoncer à la réforme de l’assurance chômage ou la reporter, comme l’envisage le gouvernement?
Je m’opposerai à la mise en œuvre de cette réforme, dont l’objectif n’est pas de ramener vers l’emploi, mais de faire des économies. Elle va précariser les chômeurs. Par temps calme, elle était vicieuse car, d’après les partenaires sociaux, 850.000 personnes allaient perdre jusqu’à 200 euros par mois. Je sais bien que la politique du Président n’est pas faite pour les Français qui ont des problèmes de fin de mois, mais appliquer aujourd’hui une telle réforme est impensable.

Faut-il réduire les impôts de production comme le prône Bruno Le Maire?
Bruno Le Maire dit cela depuis mai 2019, Emmanuel Macron depuis octobre 2019. Ils veulent le faire? Pourquoi alors avoir rejeté à l’Assemblée nationale, cette semaine, l’amendement que j’avais coécrit avec des députés des Hauts-de-France? J’y proposais que toute implantation nouvelle ou extension d’activité d’une entreprise industrielle ou artisanale donne droit à une exonération de CVAE [cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises] de la part du Conseil régional. Depuis un an que je le propose, on me dit toujours : « Il faut attendre. » Au bout d’un moment, y en a marre des beaux discours! Ça fait aussi deux ans que j’ai proposé au président de la République, qui m’avait dit « oui », de créer une zone franche à Calais pour attirer les entrepreneurs britanniques. Je lui ai fait plusieurs courriers depuis. Aucune nouvelle.

Emmanuel Macron n’aime que les grands discours!

Comment l’expliquez-vous?
Emmanuel Macron n’aime que les grands discours! À moins qu’il ne veuille pas aider les Hauts-de-France? Mais alors il faut le dire clairement! Je ne lâcherai pas cette idée, d’autant que les entrepreneurs y sont favorables. Le gouvernement a dit non à l’Assemblée, mais il peut encore dire oui au Sénat.

Vous prônez un système de prêt de main-d’œuvre. Comment ça marche?
L’idée est de pouvoir transférer beaucoup plus facilement, avec leur accord, des salariés d’un secteur d’activité à un autre pour un temps donné. Ma Région est prête à cofinancer leur formation. Un exemple : le secteur aéronautique est à la peine, alors que le ferroviaire a des carnets de commandes bien remplis. Si les salariés de sous-traitants aéronautiques vont travailler chez Bombardier et Alstom Transport, les trains seront livrés à temps et les salariés ne connaîtront pas le chômage. Je demande de la souplesse. Et qu’on nous fasse confiance.

La relance doit-elle être écologique?
Dans les Hauts-de-France, nous avons déjà mis en place Rev3, la troisième révolution industrielle, qui accélère sur la rénovation thermique ou les nouvelles énergies comme l’hydrogène et le photovoltaïque. Nous avons aussi postulé pour être Région pilote du « Green new deal » de la Commission européenne. Je suis convaincu que l’écologie sera un fer de lance de la relance économique et sociale. Portons des grands projets d’infrastructure à neutralité carbone : comme le canal Seine-Nord-Europe, faisons le Lyon-Turin et une liaison ferroviaire bassin minier-Lille.

Emmanuel Macron dit aussi qu’il faut travailler plus…
Qu’on fasse déjà travailler plus… de monde!

 

Faut-il remettre en chantier la réforme des retraites? Les partenaires sociaux y sont hostiles…
Pour une fois, Emmanuel Macron a réussi à rassembler patronat et syndicats… contre lui! C’est irresponsable de rouvrir maintenant ce dossier des retraites, surtout pour faire une réforme comme celle-là : ni claire, ni courageuse, ni juste. S’il fait cela, c’est pour faire croire qu’il est réformateur, pour avoir encore des chances d’être candidat à sa réélection en 2022. C’est au moment de la présidentielle que ce sujet devra être tranché. Risquer à nouveau un blocage complet du pays juste pour pouvoir dire « j’ai fait ma réforme », c’est irresponsable. Les priorités sont ailleurs.

Avez-vous parlé de vos propositions au nouveau Premier ministre, Jean Castex, votre ancien directeur de cabinet?
C’est quelqu’un de bien, qui révèle tout ce qu’Emmanuel Macron n’est pas. Jean Castex a un ancrage local et les pieds sur terre, quand le Président préfère les envolées lyriques… J’aimerais que mes propositions soient reprises par le président de la République et le gouvernement. Si c’est le cas, je n’hésiterai pas à le saluer, et ma Région sera partenaire. Toute la question est de savoir si, pour le chef de l’État, nous sommes un partenaire efficace ou encombrant…

Ou plutôt en opposant?
S’opposer à une politique qui n’est pas faite pour les gens aux fins de mois difficiles, alors oui, j’assume! La théorie macroniste du ruissellement, ça ne marche déjà pas par temps calme, mais en temps de crise c’est une faute. Et je ne laisserai pas à la gauche la plus radicale le monopole de la lutte contre les inégalités. C’est un gaulliste social qui vous le dit.

 

« Les émissions carbone continuent d’augmenter » ( Bertrand Piccard)

 « Les émissions carbone continuent d’ augmenter » ( Bertrand Piccard)

Bertrand Piccard, aéronaute et psychiatre suisse constate que les émissions de carbone augmentent  en dépit des déclarations , il propos un concept de   »croissance qualitative » à la place à la fois de la croissance quantitative et de la décroissance. (interview Europe 1)

« La décroissance est une aberration et la croissance comme aujourd’hui l’est également. Ce qu’il faut, c’est une troisième voie : celle de la croissance qualitative », martèle Bertrand Piccard qui est aussi président de la fondation Solar Impulse. Ce qui consiste selon lui à créer « des emplois en remplaçant ce qui pollue avec ce qui protège l’environnement. C’est le chantier industriel du siècle [...] Isoler les bâtiments, changer les chauffages, les éclairages, les climatisations, mettre des systèmes de stockage des énergies renouvelables… C’est un marché industriel fantastique ». 

Mais lors de la COP 25, sommet auquel il participe jusqu’à la semaine prochaine, il semble avoir été déçu. « Ce qui me rend très pessimiste, c’est de voir que dans ces COP ce sont des négociations sur des détails, sur des stratégies. Ce ne sont pas des pays qui osent s’engager de manière très claire – à part la communauté européenne, qui est très ambitieuse », constate-t-il. « Il y a un certain nombre de pays qui ont envie d’avancer, mais il y en a beaucoup qui s’en fichent complètement. C’est vis-à-vis de ceux-là qu’il faut avoir une réglementation ».

« les émissions carbone continuent à augmenter malgré les solutions qui existent » déjà. Mieux d’après lui, on pourrait « diviser par deux les émissions carbone aujourd’hui sans innovation technologique additionnelle. Mais il faut les utiliser, ces solutions ! », poursuit l’aéronaute qui donne quelques exemples.

Côté transports, « l’hydrogène est une très bonne solution pour les longs trajets et les véhicules lourds : les grosses voitures, les trains, les péniches, peut-être les avions. C’est une manière de stocker de l’énergie dans un liquide qui ensuite restitue de l’énergie et de l’eau », précise Bertrand Piccard.  »Aujourd’hui les énergies renouvelables commencent à coûter moins cher que le pétrole, moins cher que le charbon et le gaz et c’est nouveau ». 

En résumé selon lui, pour faire changer le monde : « Il faut que des solutions soient reconnues comme rentables. Il faut des accords internationaux ambitieux mais c’est difficile à obtenir. Donc quand les jeunes descendent dans la rue, c’est positif : il faut que la population exige des dirigeants un leadership environnemental. »

Climat- COP 25 : « Les émissions carbone continuent à augmenter » ( Bertrand Piccard)

Climat- COP 25 : « Les émissions carbone continuent à augmenter » ( Bertrand Piccard)

  •  

Bertrand Piccard, aéronaute et psychiatre suisse constate que les émissions de carbone augmentent  en dépit des déclarations , il propos un concept de   »croissance qualitative » à la place à la fois de la croissance quantitative et de la décroissance. (interview Europe 1)

« La décroissance est une aberration et la croissance comme aujourd’hui l’est également. Ce qu’il faut, c’est une troisième voie : celle de la croissance qualitative », martèle Bertrand Piccard qui est aussi président de la fondation Solar Impulse. Ce qui consiste selon lui à créer « des emplois en remplaçant ce qui pollue avec ce qui protège l’environnement. C’est le chantier industriel du siècle [...] Isoler les bâtiments, changer les chauffages, les éclairages, les climatisations, mettre des systèmes de stockage des énergies renouvelables… C’est un marché industriel fantastique ». 

Mais lors de la COP 25, sommet auquel il participe jusqu’à la semaine prochaine, il semble avoir été déçu. « Ce qui me rend très pessimiste, c’est de voir que dans ces COP ce sont des négociations sur des détails, sur des stratégies. Ce ne sont pas des pays qui osent s’engager de manière très claire – à part la communauté européenne, qui est très ambitieuse », constate-t-il. « Il y a un certain nombre de pays qui ont envie d’avancer, mais il y en a beaucoup qui s’en fichent complètement. C’est vis-à-vis de ceux-là qu’il faut avoir une réglementation ».

« les émissions carbone continuent à augmenter malgré les solutions qui existent » déjà. Mieux d’après lui, on pourrait « diviser par deux les émissions carbone aujourd’hui sans innovation technologique additionnelle. Mais il faut les utiliser, ces solutions ! », poursuit l’aéronaute qui donne quelques exemples.

Côté transports, « l’hydrogène est une très bonne solution pour les longs trajets et les véhicules lourds : les grosses voitures, les trains, les péniches, peut-être les avions. C’est une manière de stocker de l’énergie dans un liquide qui ensuite restitue de l’énergie et de l’eau », précise Bertrand Piccard.  »Aujourd’hui les énergies renouvelables commencent à coûter moins cher que le pétrole, moins cher que le charbon et le gaz et c’est nouveau ». 

En résumé selon lui, pour faire changer le monde : « Il faut que des solutions soient reconnues comme rentables. Il faut des accords internationaux ambitieux mais c’est difficile à obtenir. Donc quand les jeunes descendent dans la rue, c’est positif : il faut que la population exige des dirigeants un leadership environnemental. »

123



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol