Archive pour le Tag '(Bertrand)'

« Reculer l’âge de la retraite » (Xavier Bertrand)

  »Reculer l’âge de la retraite » (Xavier Bertrand)

Xavier Bertrand, qui avait conduit la réforme des régimes spéciaux de 2008, propose son projet et considère que les orientations du pouvoir visent à réduire le montant de toutes les retraites.  Pour l’ancien ministre du Travail de Nicolas Sarkozy, une évidence s’impose : « Reculer l’âge de départ [à la retraite] est la seule voie. Dire autre chose, c’est mentir aux Français. » Et pour l’actuel président de la région Hauts-de-France, il faut fixer cet âge de départ à 65 ans. Selon lui, cela représenterait « 15 à 18 milliards d’euros en plus ».

En échange d’un départ à la retraite plus tardif, Xavier Bertrand souhaite en garantie une hausse de la minimum vieillesse, aujourd’hui fixé à 868,20 euros. « Je propose que, à terme, aucune pension ne puisse être inférieure à 1.000 euros », estime-t-il ainsi, avant de souhaiter que « quelqu’un qui a fait toute sa carrière au smic ne touche pas moins en retraite ».

Alignement des régimes du public et du privé, réforme de la dépendance, pénibilité… celui qui a mis en œuvre la réforme des régimes spéciaux en 2008 détaille ainsi son contre-projet, tout en critiquant les propositions avancées par l’exécutif. Et notamment l’idée d’un système unique par points qu’il qualifie de « piège » et de « vaste opération hypocrite de baisse généralisée des retraites ». Il revient également sur la méthode du gouvernement et réclame le maintien du dialogue entre l’Etat et les partenaires sociaux. « Il y a toujours plus d’idées dans deux têtes que dans une, et même si le dialogue ne permet pas d’aller au bout, il faut le tenter, plaide-t-il. Des syndicats (comme la CFDT) peuvent être plutôt favorables à l’allongement de la durée de cotisation. Mais il faut arrêter de les prendre de haut, travailler avec eux et les respecter. »

« Taxer le carburant, c’est aussi taxer le travail »(Xavier Bertrand)

« Taxer le carburant, c’est aussi taxer le travail »(Xavier Bertrand)

« Taxer le carburant, c’est aussi taxer le travail » pour quelqu’un qui a besoin de sa voiture afin de se rendre au travail a déclaré Xavier Bertrand sur Europe 1. Pour ces gens-là, justement, Xavier Bertrand a mis en place un système d’aide aux transports pour les particuliers dans la région des Hauts-de-France, qu’il préside. « C’est une façon pour moi de compenser une partie » des frais supplémentaires dus aux transports pour aller au travail. Cette aide, de 20 euros par mois, n’est toutefois pas sans conditions. Pour en bénéficier, il faut habiter à plus de 30 kilomètres de son lieu de travail, ne pas avoir d’autre option de transport, être en CDI ou en CDD depuis plus d’un an et gagner moins de deux fois le Smic.  Ce sont « des économies importantes sur le train de vie de la région » qui lui ont permis de trouver les « 2 millions-2,6 millions » d’euros par an nécessaires pour financer ce système. De plus, « c’est de l’argent que l’on retrouve dans l’économie » : « Ces 240 euros (par an), les gens ne les épargnent pas. C’est de l’argent qu’ils dépensent, qu’ils consomment et ça fait du bien à la machine régionale. »Finalement ce matin, Macron sur Europe   a repris à son compte la proposition.

Wauquiez «pire que du Trump» (Xavier Bertrand)

Wauquiez «pire que du Trump» (Xavier Bertrand)

 

Vauquiez «C’est du Trump, c’est pire que Trump. »  a déclaré Xavier Bertrand à propos de Vauquiez. Xavier Bertrand qui ajoute que ces mots pourraient être ceux des Le Pen.  La guerre pour représenter la droite en 2022 est évidemment lancée (avec en plus Pécresse, un peu le cul entre deux chaises actuellement).  Vauquiez.  «Vous prenez les mots qui ont été dits là, [si] vous ne savez pas que c’est Laurent Wauquiez qui parle, ça pourrait être un des membres de la famille Le Pen». Quand il s’agit de Laurent Wauquiez, Xavier Bertrand a pour habitude de ne pas mâcher ses mots. Invité de BFM Politique ce dimanche, le président du conseil régional des Hauts-de-France a réagi aux propos polémiques tenus par son homologued’Auvergne-Rhône-Alpes dans le cadre d’un cours dispensé à l’École de Management de Lyon. D’après l’ancien ministre du Travail, ils recèlent «la même tonalité, la même violence» que ceux des leaders du Front national.  «Vous avez là (…) l’une des raisons pour lesquelles j’ai quitté Les Républicains», a déclaré Xavier Bertrand en rappelant son départ du parti en décembre 2017. Au-delà des positions ambiguës de certains cadres LR lors du duel Macron-Le Pen au second tour de la présidentielle, l’ex-sarkozyste évoque la «violence» et le «cynisme politique» dont il estime Laurent Wauquiez porteur. «D’aboyer en permanence, de sauter à la gorge, de démolir l’autre, c’est une stratégie électorale, [il ne] faut pas s’y tromper», a tancé Xavier Bertrand avant d’ajouter: «C’est du Trump, c’est pire que Trump. Certains veulent ‘trumpiser’ la vie politique française.» Dans l’enregistrement diffusé par «Quotidien» où l’on entend Laurent Wauquiez critiquer ses adversaires, il y a parmi eux Gérald Darmanin, qui fut un temps le bras droit de Xavier Bertrand. D’où son regret que certains hommes politiques préfèrent «abattre» leurs adversaires, «les mettre à terre, plutôt que de faire le combat d’idées». «C’est plus difficile de faire un projet pour la France et pour les Français. C’est plus facile de démolir matin, midi et soir», estime l’ancien maire de Saint-Quentin.

 

Républicains de Vauquiez : nouvelle démission Xavier Bertrand

Républicains de Vauquiez : nouvelle démission  Xavier Bertrand

Première claque Laurent Wauquiez après l’annonce du départ de Xavier Bertrand l’ancien secrétaire général de l’UMP. Départ qui  pourrait être suivi par bien d’autres tellement l’orientation du parti est incompatible avec la vision libérale, européenne de nombre de responsables des républicains par ailleurs également en désaccord avec la vision sociétale de Wauquiez. Une posture de plus en plus proche du front national. Xavier Bertrand a jugé qu’il y avait «une dérive» au sein des Républicains. «Le front républicain contre l’extrême droite paraît si loin! Je ne reconnais plus mal famille politique alors j’ai décidé de la quitter».  «  Regardez comment 2002 est si loin aujourd’hui. Jamais Nicolas Sarkozy, jamais Alain Juppé n’auraient permis une telle dérive.  » . Lionel Jospin, battu au premier tour de la présidentielle de 2002, avait appelé à voter Jacques Chirac au second tour contre Jean-Marie Le Pen. «  Un vrai front républicain contre l’extrême droite.  »  La dérive des Républicains ne me plait pas, je n’aime pas cette politique du bouc-émissaire. La droite à laquelle j’ai adhéré, c’est la filiation de De Gaulle, Séguin, Chirac, Juppé, Sarkozy.  Le Saint-Quentinois dénonce également chez LR «  la dérive face à l’Europe et une politique de l’agressivité et des boucs-émissaires  ». Il divorce d’avec son parti, mais pas seulement. «  Je ne crois plus aux partis politiques à l’ancienne. Je n’ai pas l’intention de rejoindre un parti ou d’en créer un, mon parti c’est la Région  », assène celui qui dirige depuis deux ans le nouveau conseil régional des Hauts-de-France, fonction au sein de laquelle il se sent «  utile  ».

Non à une nouvelle taxe régionale (Xavier Bertrand)

Non à une nouvelle taxe régionale (Xavier Bertrand)

 

Un élu qui s’oppose à une nouvelle taxe, une position assez rare dans le personnel politique. Cette fois il s’agit de Xavier Bertrand qui refuse la nouvelle taxe régionale envisagée par le gouvernement et soutenue par l’association des régions de France. Xavier Bertrand en profite pour interroger les candidats à l’élection présidentielle de 2017. « Dénoncez-vous la mise en place de cette taxe si le gouvernement décidait malgré tout de la faire voter à l’automne, et prenez-vous l’engagement alors, si vous êtes élu(e) président(e) de la République, de revenir sur celle-ci ? ». La question, posée par Xavier Bertrand dans une lettre ouverte adressée aux candidats de la primaire à droite, a le mérite d’être claire. Le président de la région des Hauts-de-France leur demande, dans ce document que s’est procuré RTL, de se positionner sur une taxe qu’il a lui-même décidé de rejeter. L’heure de l’ouverture du grand bal des promesses de campagne ? Après avoir fait savoir, jeudi 21 juillet, qu’il quittait l’Association des Région de France (ARF) sur fond de différends à propos de la fameuse nouvelle taxe dite « d’équipement régional », le président de la région des Hauts-de-France interpelle désormais les candidats à la primaire de la droite et du centre dans une lettre ouverte. Ce dernier veut connaître leur position quant à la mise en place de cette nouveauté, à laquelle il est formellement opposé. « Je regrette que cette mesure soit aujourd’hui soutenue par des Présidents de Région de tendances politiques différentes, parmi lesquels des membres de notre famille politique. J’ai personnellement affiché ma totale opposition à cette taxe nouvelle », rappelle-t-il dans sa lettre.  Cette taxe, inscrite dans le projet de loi de finances 2017, a pour but de rendre « l’autonomie fiscale » aux régions. Elle permettrait « aux régions de disposer d’une recette supplémentaire annuelle de 600 millions d’euros », selon un communiqué publié par l’ARF.  »Moi, je n’ai pas été élu à la tête de la Région des Hauts-de-France pour créer des impôts, pour mettre en place des impôts ou pour augmenter les impôts », avait alors réagi Xavier Bertrand sur BFMTV.   »Les 60 millions d’euros, à peu près, que ça rapporterait à la région, je préfère m’en passer plutôt que de les prendre dans la poche des ménages et des entreprises », avait alors lancé Xavier Bertrand. Celui-ci a formulé le souhait, dans le cas où cette taxe serait effectivement instaurée, que le gouvernement « laisse les régions fixer le taux », auquel cas les Hauts-de-France fixeraient le taux « à zéro »..

(Avec RTL et BFM)

 

Sarkozy ridiculise Bertrand et Estrosi

Sarkozy ridiculise Bertrand et Estrosi

 

Sarkozy aurait changé, c’est lui qui l’affirme ;  peut-être mais sans doute en pire, comme en témoigne les critiques qu’il adresse à Xavier Bertrand et Christian est aussi. Ces anciens proches ont pris leurs distances vis-à-vis du sarkozysme et se sont opposés à sa politique du ni-ni lors  des élections régionales (ce qui leur a permis d’être élus avec les voix de la gauche). Il faut dire que cette alliance gauche-droite pour battre le front national a fortement contrarié la stratégie de Sarkozy lequel dans un premier temps et en perspective des primaires de la droite doit afficher des positions très droitières pour l’emporter. Il sera toujours temps lors des élections présidentielles de courtiser la gauche si Sarkozy se qualifie pour le second tour. Finalement c’est la même démarche que ceux qu’il critique mais le calendrier diffère. Du coup,  Sarkozy retombe dans ses vieux travers et utilise l’invective pour argument. Il traite Xavier Bertrand et Christian Estrosi de chefs de train qui se prennent  pour des présidents. Une référence au champ de compétence des nouveaux présidents de région qui effectivement ont en responsabilité la gestion des transports ferroviaires régionaux. Une manière aussi de minimiser l’importance de la réforme régionale qui pourrait éventuellement faire émerger des barons locaux  susceptibles de nuire à l’autorité centrale du chef de parti des républicains. Sarkozy qui s’est récemment excusé dans un livre de ses excès verbaux retombe évidemment dans ses travers. L’insulte fait décidément partie de sa dialectique ordinaire. Pas étonnant que sa personnalité soit si peu appréciée des Français comme en témoigne les sondages exemple le sondage  de YouGov pour Le HuffPost et iTélé, qui montre que Nicolas Sarkozy est l’homme politique le plus détesté des Français justes avant Jean-Marie Le Pen. . Seulement 15% des Français disent avoir une bonne image de lui, soit une chute de 6 points en un mois. C’est aussi son plus faible score depuis son retour sur la scène politique à la fin de l’été 2014; il était alors à 26%.Si l’on s’intéresse aux opinions négatives, le président du parti Les Républicains est le seul (avec Jean-Marie Le Pen et Marine Le Pen) à dépasser les 50%, marquant ainsi un niveau conséquent de rejet. Conséquence, son score net (-38) est le plus faible enregistré pour lui; il est deux fois moins bon qu’au moment de son retour (-17).  Ce qui est sans doute plus préoccupant encore pour Nicolas Sarkozy, c’est l’érosion de sa popularité auprès des sympathisants Les Républicains, dans la droite ligne de la remise en cause de sa ligne par plusieurs ex-dirigeants. Pour la première fois, ils sont plus nombreux à avoir une bonne image d’Alain Juppé (58%) que de Nicolas Sarkozy (55%). Jamais l’ancien président de la République n’avait eu une cote aussi peu élevée auprès des siens.

Une vraie réforme de l’ENA : sa fermeture (Bertrand Venard)

Une vraie réforme de l’ENA : sa fermeture (Bertrand Venard)

Bertrand Venard, professeur de management,  a raison, la seule réforme pertinente pour l’ENA, c’est sa fermeture. Pourquoi ? Parce que l’ENA est un outil de reproduction de l’élite en place qui noyaute l’administration, l’économie, les partis politiques mais surtout parce que l’ENA ne forme en réalité qu’à la maîtrise d’une dialectique bureaucratique pseudo scientifique, bref à la langue de bois politico- administrative qui tue la pensée comme l’action. Or  le pays  a besoin de  rebelles  et de créatifs, de courageux qui ne peuvent être formés par une institution comme l’ENA qui ne produit que des élites  dociles et stéréotypés.  Interview de Bertrand Venard dans la Tribune :

 

« Quelles sont les compétences et les qualités des candidats que l’on veut recruter à l’ENA? Cette question est fondamentale quand il s’agit de recruter des futurs fonctionnaires qui ont vocation à rester dans la fonction publique pendant 30 ou 40 ans. Il vaut mieux ne pas se tromper. Or, j’ai été surprise de ne pas trouver de réponse à cette question dans les documents dont dispose le jury, ni dans ceux remis aux candidats ». Cet extrait du rapport de l’ENA fut écrit en 2010 par la Présidente du jury du concours et suffit à montrer les lacunes importantes dans le fonctionnement de l’ENA. Pendant longtemps, l’école a considéré que le jury était souverain dans ses critères de décision. Sans consigne, sans grille d’évaluation, l’objectif était pour certains uniquement de sélectionner sans se soucier du savoir prodigué. En effet, une des attaques les plus acerbes a été portée par des énarques eux-mêmes comme Adeline Baldacchino, soulignant que « l’ENA exclut complètement le volet théorique et universitaire, elle se conçoit comme une école dépendante de la fonction publique, complètement coupée du monde universitaire et intellectuel au sens large ». Cette situation de désert intellectuel à l’ENA avait poussé les étudiants désespérés de la promotion 2001 à signer une pétition en dénonçant une scolarité aussi « médiocre que conformiste ». Ce désert provient peut-être de l’absence de corps professoral permanent à l’ENA, mise à part les deux enseignants esseulés de français et de sport. Mettre en avant ses 1000 vacataires comme le fait l’ENA dans sa communication, c’est totalement méconnaître ce qui fait l’enseignement supérieur : une masse critique d’enseignants-chercheurs, de doctorants et d’étudiants dont l’aboutissement est une combinaison de création de connaissance, de débats scientifiques, d’innovation pédagogique et d’initiatives intellectuelles. A l’inverse, la Kennedy School of Government, créée aux Etats-Unis seulement 5 ans avant l’ENA, affiche 275 professeurs, qui se confondent avec leurs 2400 enseignants chercheurs de Harvard. Cette faiblesse de la faculté ne peut pas être le fruit d’un manque de moyens. Joyau de la République, l’ENA bénéficie d’un budget de 42 millions d’euros en 2014, en très grande partie financé par l’État. Comme la vocation essentielle de l’ENA est de former des hauts fonctionnaires pour l’État français, on peut considérer que l’ENA coûte 262.500 euros par an par étudiant permanent français. Habilement, l’école a multiplié les formations continues courtes, les cycles de spécialisation, les préparations aux concours, faisant grimper le nombre d’étudiants de passage, certains pour une semaine. Le coût réel de la scolarité d’un énarque est donc au minimum de 100 000 euros et certainement plus proche des 160 000 euros. Dans une période économique difficile, cette dépense peut apparaître superflue d’autant qu’un autre dénigrement porte sur l’échec patent de démocratisation du recrutement. En 1979, Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron avaient dénoncé la mainmise des héritiers, bénéficiant d’un instrument idéal de reproduction de l’élite avec l’ENA. Plus récemment, en septembre 2015, Luc Rouban a publié une étude sur le devenir des énarques de différentes promotions qui montre que les enfants d’énarques avaient 8 fois plus de chance que les autres de sortir dans les meilleurs, de monopoliser les grands corps de l’Etat et donc les meilleures carrières. Par ailleurs, les étudiants ayant un père exerçant une profession supérieure représentent 70%, des promotions de l’ENA, un pourcentage 5 fois supérieur à celui de la population active. La forte concentration des enfants de l’élite dans les « meilleurs » établissements est une constante. Il est illusoire d’accuser ici l’ENA car le système de reproduction élitiste ne trouve pas sa source dans l’enseignement supérieur mais bien en amont dès le primaire et le secondaire. De plus, on ne pourra jamais empêcher les parents des classes supérieures de contribuer plus fortement par leurs capacités cognitives, des incitations intellectuelles répétées et leurs réseaux sociaux à la réussite de leur progéniture. Cependant, cette faiblesse démocratique de l’ENA pose la question plus fondamentale d’une hypothèse qui constitue la raison d’être de cette école : est-il nécessaire de repérer vers 25 ans moins d’une vingtaine de personnes dans une génération qui, rentrant dans cet établissement, vont accéder aux grands corps de l’Etat et régner sur la fonction publique? La réponse est négative. D’une part car les effectifs de l’enseignement supérieur sont passés de 97 000 en 1945 (année de création de l’ENA) à 2 430 000 en 2015, soit 25 fois plus. L’État peut largement puiser dans ce vivier de jeunes en mal d’emplois. D’autre part, les hauts fonctionnaires devraient être uniquement recrutés sur la base des résultats obtenus durant leurs carrières et non à cause d’un passe-droit (un concours) leur accordant un statut quasi aristocratique. Enfin, si le bénéfice de l’accélération de carrière est patent pour attirer certains talents avides et ambitieux vers l’Etat, on ne considère jamais l’effet de cet élitisme sur les millions de fonctionnaires démotivés qui savent par principe que le sommet de leur hiérarchie n’est pas pour eux. En soufflant ses 70 bougies, les supporteurs de l’ENA ont l’âme chagrinée par ses critiques récurrentes à l’encontre de leur établissement. Les réponses aux légions de réquisitoires féroces sont depuis des années des colmatages précaires comme la refonte du recrutement et de la scolarité. La seule réforme nécessaire ne devrait-elle pas être sa fermeture ?

Marine Le Pen:l’incarnation du système qu’elle dénonce (Xavier Bertrand)

Marine Le Pen:l’incarnation du système qu’elle dénonce (Xavier Bertrand)

 

C’était très chand sur le plateau d’ITélé avec Marine, le pen, xavier bertrand et Pierre de Saintignon. Xavier Bertrand s’en est pris à la fortune des Le Pen acquise grâce à la politique. : «Vous êtes le pire du système, vous êtes l’incarnation du système. La famille Le Pen, depuis cinquante ans, elle vit de l’argent public, elle spécule sur la misère des gens. Les gens qui sont en colère dans cette région, ils doivent savoir que, quand ils votent pour vous, à chaque fois c’est quelques euros que ça donne au financement d’une famille qui, depuis des années et des années, tel un vampire, profite du système», pilonne l’élu de l’Aisne. «Et vous allez dénoncer le système? Vous êtes l’incarnation du système», martèle-t-il. Avant de tenter un coup de grâce porté au CV de la présidente du FN: «Vous n’avez jamais bossé autrement. Si, comme avocate, à l’époque pour des sans-papiers vous l’avez oublié. Alors arrêtez de nous bassiner et de nous donner des leçons. Vous n’êtes pas de la région vous ne serez jamais le visage de cette région.» »Vous êtes le système que vous dénoncez, vous en profitez matin midi et soir», assène-t-il. «Et même avec monsieur Philippot, vous avez fait les poches de votre père pour lui prendre le magot! Et vous allez nous donner des leçons? Ça va les leçons de la famille Le Pen», conclut-il dans un clin d’œil à l’exclusion du fondateur du FN.

Migrants à Calais : » l ‘hypocrisie britannique » (Bertrand)

Migrants à Calais : » l ‘hypocrisie britannique » (Bertrand)

 

Il n’a pas tort Xavier Bertrand de souligner l’hypocrisie britannique qui d’un coté accuse la France de laxisme mais qui d’un autre côté se réjouit de pouvoir bénéficier d’une main-d’œuvre immigrée à bon marché. Comme lindique  Xavier Bertrand il ne s’agit pas d’un problème seulement français ou  seulement Franco britannique mais européen. En effet la plupart des immigrés avant de parvenir à Calais en France entrnte par d’autres pays de l’union européenne (Italie, Grèce, pays de l’Est.). Par contre Xavier Bertrand ne traite pas de la question fondamentale relative aux causes de cette immigration liée à la déstabilisation d’un  certain nombre de pays soit par la guerre, soit par la famine. (Interview JDD).

 

Pourquoi considérez-vous que la Grande-Bretagne a une responsabilité majeure dans le drame des migrants à Calais?
S’il y a autant de migrants à Calais, ce n’est pas parce qu’ils veulent y vivre : ils viennent pour passer en Angleterre. Et il est temps de mettre un terme à cette hypocrisie, parce que tant que les Anglais ne prendront pas leur part au règlement de ce problème, il n’y aura pas de vraie bonne solution. Calais n’est pas un problème franco-français. C’est un problème européen, c’est un problème franco-britannique. Les Anglais doivent changer leurs règles sur le travail des migrants parce qu’en Angleterre, même si, en théorie, il faut certains papiers, la réalité est qu’il est possible d’y travailler sans papiers, et que beaucoup de patrons en profitent pour payer ces travailleurs-là moins chers. Messieurs les Anglais, cessez votre dumping social et mettez de l’ordre dans votre réglementation du travail illégal! Car, tant que cela ne changera pas, les migrants penseront qu’ils peuvent trouver du travail en Angleterre sans avoir de papiers en règle. Il faut absolument que les Anglais bougent. Ou alors il faudra bouger la frontière.

C’est-à-dire?
Géographiquement, la frontière anglaise se situe à Douvres. Nous avons été bien bons, lors de la signature des accords franco-britanniques du Touquet en 2003, d’accepter que la frontière soit à Calais, avec seulement une micro-aide britannique. Mais, aujourd’hui, le problème des migrants est d’une toute autre ampleur. Alors je le dis clairement : si les Anglais ne veulent rien entendre, rien comprendre, s’ils ne veulent pas prendre leur part au règlement de ce dossier, les accords du Touquet doivent être revus.

[...]

La Grande-Bretagne a pourtant annoncé qu’elle débloquait 10 millions d’euros supplémentaires pour renforcer la sécurisation du site Eurotunnel…
David Cameron n’a pas pris la mesure de l’ampleur et de la gravité du problème. Les dernières mesures qu’il a annoncées sont décalées et dérisoires. S’il continue à ne rien proposer d’autre, laissons partir les migrants et que Monsieur Cameron gère sa politique à sa façon, mais sur son île. Ce n’est pas une question d’argent. Ce ne sont pas quelques millions de plus qui vont régler le problème.

 

Droit de vote des étrangers : pour un référendum (Xavier Bertrand)

Droit de vote des étrangers : pour un  référendum (Xavier Bertrand)

Hollande s’est piégé tout seul en se prononçant pour le droit de vote des étrangers, surtout en affirmant qu’il convenait de prendre ses responsabilités. Il a en fait renvoyé cette responsabilité au parlement alors que c’est impossible en ‘état du rapport de forces droite-gauche. Du coup il n’y a que le referendum pour statuer ; ce que vient de lui rappeler  Xavier Bertrand. Mais Hollande ne la pas évoqué car il sait qu’il perdrait cette consultation populaire.  Invité de France Info ce mardi, le député-maire UMP de Saint-Quentin, a donc appelé François Hollande à consulter les Français sur le droit de vote des étrangers. Et prôné un départ à la retraite à 65 ans.  « Ce n’est pas aux partis politiques de prendre leurs responsabilités (sur le droit de vote des étrangers). C’est au président de la République. Moi pour ma part je suis totalement contre. Et je demande à François Hollande de se tourner vers les Français et qu’ils disent une fois pour toutes » ce qu’ils veulent a déclaré Xavier Bertrand. Ce lundi, François Hollande a appelé les « forces républicaines » à prendre leurs responsabilités sur le droit de vote des  étrangers. Lui y est « favorable ». Mais « rien ne peut se faire sans une révision de la Constitution, ce qui suppose une majorité des 3/5e » au Parlement. Une majorité qu’il n’a pas.

Retour Sarkozy 2017 : ‘ « revanchard ? non ! » (Xavier Bertrand)

Retour Sarkozy 2017 : ‘  « revanchard ? non ! » (Xavier Bertrand)

 

Interview sur RTL xavier bertrand a sans doute voulu répondre au sondage qui faiat apparaître que73 % des Français estiment que Sarkozy est revanchard.  (Un sondage qui montre auusi que 66% des Français ne souhaitent pas le retour de Sarkozy). « Nicolas Sarkozy veut-il une revanche avec les Français ? Je suis sûr que non ». Ancien ministre du nouveau président de l’UMP, Xavier Bertrand ne doute pas des intentions de Nicolas Sarkozy. « Qu’il ait envie d’un match retour (contre François Hollande, ndlr), c’est humain mais (…) La revanche, elle  n’est pas bonne », estime-t-il. Selon lui, « les Français ne veulent plus de ceux qui pensent plus à eux qu’à leur pays (…) Les Français leur tourneront le dos ». Xavier Bertrand reproche par ailleurs aux socialistes de réclamer de Nicolas Sarkozy l’abandon de ses avantages d’ancien président de la République. « Ils ne s’indignent pas à propos des 36.000 euros de retraite de François Hollande (un chiffre que l’Élysée conteste, ndlr) ni du fait qu’il cotise à la Cour des comptes », reproche-t-il.

 

Sarkozy, il aime qui à part lui ? (Bertrand)

Sarkozy,  il aime qui à part lui ? (Bertrand)

 

 

Sarkozy méprise à peu près la plupart de ses proches, c’est bien connu ; la première victime du président Sarkozy fut Fillon. De ce point de vue le livre consacré à ses phrases assassines ne fait que confirmer le surdimensionnement de l’ego de Sarkozy. L’UMP Xavier Bertrand a vivement réagi vendredi 7 novembre aux propos cinglants prêtés Nicolas Sarkozy sur lui-même, se demandant qui aime l’ex-président, « à part lui ». Dans « Ca reste entre nous, hein? », deux journalistes du Parisien-Aujourd’hui en France livrent ce qu’ils présentent comme le contenu de conversations régulières avec l’ancien chef de l’État, ce dernier qualifiant notamment Bertrand de « petit assureur », « médiocre » et « bon à rien ». Le député de l’Aisne croit-il que l’ancien président a tenu de tels propos?  »Oui évidemment », a répondu Bertrand sur Europe 1, « je suis sûr et certain qu’il les a prononcés ». « Je crois aussi qu’il l’a pensé au moment où il l’a dit », a poursuivi le candidat à la primaire UMP pour la prochaine présidentielle.  »Ces phrases méchantes, cruelles, assassines sur tout le monde (…), il en est capable, mais je crois qu’à force de critiquer tout le monde comme ça, il y a une question qui se pose: qui est-ce qu’il aime, à part lui? ». Pour l’ancien ministre, « ce n’est pas la première fois que des propos comme ça sont rapportés, c’est peut-être la première fois qu’ils sont condensés dans un livre. Ça traduit aussi une différence supplémentaire entre lui et moi: le respect ». « J’ai du respect pour l’ancien chef de l’État, mais je pense aussi qu’en politique si on veut inspirer confiance, il faut de l’exemplarité. Comment voulez-vous qu’il y ait du respect entre les Français quand il n’y a pas de respect entre les responsables politiques d’une même famille? », a interrogé Bertrand, déterminé à ne plus « s’aligner », se « mettre au service de quelqu’un – de Nicolas Sarkozy, d’autres ». Dans un livre de 271 pages publié mercredi et intitulé « Ça reste entre nous, hein ? » (Flammarion), Nathalie Schuck et Frédéric Gerschel rapportent un florilège de propos prononcés par l’ancien président, qui n’épargne pas François Hollande, mais guère davantage ses camarades de l’UMP.

 

Manif Gaza : « mettre les casseurs « hors d’état de nuire »(Bertrand)

Manif Gaza : «  mettre les casseurs « hors d’état de nuire »(Bertrand)

 

« Je suis prêt à soutenir le gouvernement s’il est présent et efficace ». Face aux violences enregistrées lors de deux manifestations pro-palestiniennes durant le week-end du 20 juillet à Paris et Sarcelles, Xavier Bertrand exige de la fermeté.  Le député UMP soutient Manuel Valls. « Je me reconnais dans ses propos, d’une extrême fermeté. Il a eu raison de parler d’antisémitisme ». Xavier Bertrand regrette toutefois qu’il n’y ait pas eu de réaction plus rapide face à la formation d’un rassemblement pourtant interdit. « Il ne faut pas attendre pour procéder à des interpellations, estime-t-il. Et je suis d’accord pour qu’une manifestation soit interdite quand on sait qu’elle n’aura aucun caractère pacifique ». Rappelant qu’ »il n’y a pas eu de débordements en province », Xavier Bertrand juge que le France « n’a pas à vivre au rythme de ce qui se passe ailleurs ». Et l’ancien ministre de craindre pour l’unité républicaine. « Quand on attaque une synagogue, demain ça peut être une mosquée ou une église ». S’il reconnaît que les violences ne sont le fait que d’une « minorité », l’élu de l’Aisne réclame qu’elle soit mise « hors d’état de nuire ». Xavier Bertrand espère, enfin, une intervention de François Hollande : « J’attends qu’il s’exprime, qu’il soit clair, ferme et qu’il montre que la République ne se laissera pas faire ».

 

UMP : Non à Sarkozy (Xavier Bertrand)

UMP : Non à Sarkozy (Xavier Bertrand)

C’est pas gagné pour Sarkozy, de plus en plus de leader de l’UMP ne veulent pas le voir revenir à l’UMP, cette fois c’est Xavier Bertrand (lui auusi candidat à la candidature pour 2017). Refus catégorique de Xavier Bertrand pour le retour  de Sarkozy dans une interview au JDD : « La présidence de l’UMP pourrait, si l’ex-Président se présente, se transformer en primaire à la place de la primaire… Vouloir conduire l’UMP n’est pas la même chose que vouloir conduire la France. J’ai toujours été persuadé que personne ne remettrait en cause le principe de la primaire, car c’est un principe démocratique. Nos adhérents l’ont voulu et voté. Tout le monde peut constater qu’il n’y a pas d’homme providentiel aujourd’hui à droite. Personne n’est incontestable. Il faut donc que notre famille politique évolue et épouse une certaine modernité dans le choix de ceux qui doivent porter un projet pour la France. La primaire est un moyen efficace de choisir sans contestation possible de légitimité notre candidat, de mobiliser nos électeurs bien au-delà de nos adhérents et de confronter des idées et des projets. Personne ne devrait en avoir peur. Sarkozy veut « tout changer ». Est-ce crédible après cinq ans à la tête de la France? Lui ne changera donc jamais! Tout changer, la rupture, c’était déjà la promesse de 2007. Et c’est parce que cette promesse n’a pas été tenue que nous avons perdu en 2012. ».

Fonctionnaires : « plus d’emploi à vie » (Bertrand)

Fonctionnaires : « plus d’emploi à vie » (Bertrand)

 

Xavier Bertrand veut révolutionner le statut de fonctionnaire, il aura du mal car la grosse majorité de la classe politique en bénéficie. D’où sans doute la réforme impossible des dépenses de l’Etat et des procédures qui plombent compétitivité et initiative. « Le statut de la fonction publique ne sera plus garanti à l’avenir aux nouveaux entrants », à part dans les services publics qui remplissent les « missions régaliennes de l’Etat », a proposé, lors de l’émission C Politique sur France 5, Xavier Bertrand, qui a réaffirmé sa volonté d’être candidat à la primaire UMP pour la présidentielle de 2017.   »Les policiers, les magistrats doivent garder ce statut. Les agents administratifs dans les différents ministères doivent-ils garder ce statut? Je ne le pense pas » a lancé M. Bertrand, qui a été ministre du Travail de 2007 à 2009.  Selon M. Bertrand, « du jour où vous n’avez plus l’emploi à vie, vous faites une économie immédiate sur les engagements de l’Etat », sur les retraites des fonctionnaires et les pensions de réversion versées à son conjoint.  Le maire de Saint-Quentin (Aisne) a donné l’exemple d’infirmières à qui on donnerait le choix de renoncer à leur statut de fonctionnaire pour gagner plus.  Xavier Bertrand a aussi qualifié de « totalement artificielle » la baisse du nombre de chômeurs annoncée jeudi, en regrettant que « le chômage de longue durée et le chômage des seniors explosent ».   »Le gouvernement est en train de siphonner les crédits pour l’apprentissage » pour financer les emplois aidés, essentiels selon M. Bertrand dans cette dernière évolution des chiffres du chômage.  Considérant qu’il est impossible « d’inverser la courbe du chômage avec une croissance aussi faible », Xavier Bertrand a envisagé des évolutions majeures du code du travail: une simplification des licenciements pour pouvoir « se séparer d’un salarié plus rapidement, plus facilement », avec des garanties pour le salarié. Il a également demandé une baisse « massive » des charges pour les entreprises, et l’accompagnement des chômeurs, pour « sortir du système où celui qui ne veut pas travailler peut dire non, et il ne se passe rien pour lui ».

 




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