Archive pour le Tag 'Berlin'

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Berlin: énorme manif l’accord commercial UE-USA

Berlin: énorme manif  l’accord  commercial UE-USA

Pendant que les Français se regardent le nombril, passent leur temps dans des querelles Franco françaises de bas étage, les Allemands se saisissent d’une question fondamentale concernant l’évolution des échanges entre l’Europe et les États-Unis. Un traité stratégique car il remet en cause la souveraineté des Etats et concernera différents aspects notamment économiques bien sûr et aussi sociaux environnemenaux. Un traité par ailleurs antidémocratique puisque négocié dans le plus grand secret avec surtout les multi nationales. Une manifestation monstre a donc eu lieu hier à Berlin pour protester contre le projet d’accord de libéralisation des échanges entre l’Europe et les Etats-Unis. Selon les organisateurs, une alliance d’associations caritatives et de défense de l’environnement et de partis d’opposition, 250.000 personnes ont participé au rassemblement, soit davantage que ce qu’ils avaient anticipé. La police parle de 100.000 participants.  »Il s’agit de la manifestation la plus importante que ce pays ait vu depuis de nombreuses années », a lancé aux manifestants Christoph Bautz, directeur de Campact, un mouvement de citoyens. L’opposition au Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (PTCI, TTIP en anglais) ne cesse de croître en Allemagne. Ses adversaires estiment qu’il donnera trop de pouvoir aux grandes multinationales aux dépens des consommateurs et des salariés. Dans une lettre pleine page publiée dans plusieurs journaux allemands samedi, le vice-chancelier (SPD) et ministre de l’Economie Sigmar Gabriel met en garde contre les « alarmistes ».  »Nous avons la chance de fixer de nouvelles et bonnes normes pour développer le commerce mondial. Avec des règles ambitieuses pour l’environnement et les consommateurs et avec des conditions justes pour l’investissement et les salariés. Cela doit être notre objectif », écrit Sigmar Gabriel.

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Voyage à Berlin : les bobos défendent Valls !

Voyage à Berlin : les bobos défendent Valls !

 

Curieux cette sorte d’ unanimité  sur les grands médias de la part des bobos qui minimisent l’affaire Valls. Pour résumer «  il a fait une   erreur de communication mais ce n’est pas une  affaire d’Etat » ou  « il a fait un erreur,  il a remboursé,  passons à autre chose de plus sérieux ».  Les soutiens-directs ou indirects pour enterrer l’affaire à Valls- viennent t vraiment de nombreux horizons, mais ce qui les réunît c’est  l’appartenance à cette caste qui détient le pouvoir ( médiatique, économique, politique etc.)  complètement déconnectée  des réalités sociales et économiques. Car cet épisode est significatif  de ce qu’est le décalage entre les élites et le peuple. Valls a gaspillé 20 000 euros de fonds publics ( un minimum car il faudrait intégrer le coût des 10 accompagnateurs) alors par exemple que la moyenne des pensions du privé est de l’ordre de 1000 euros mensuels  et le salaire moyen de 1500 euros. Que les charges contraintes ne cessent augmenter et que le pouvoir achat est quasiment bloqué. Savent-t-ils ce que c’est de vivre avec 1000 ou 1500 euros ( voire moins) ceux qui décrètent que finalement cette affaire est anecdotique. Bref qu’il ne faut pas en faire un fromage. Au-delà de la somme en cause c’est le rapport au pouvoir, le rapport à la démocratie, le rapport aux promesses ( la république exemplaire par exemple) qui sont en cause. Valls est en faiat un pur produit de l’oligarchie ,il n’a pratiquement jamais travaillé dans  la production. Fonctionnaire, puis conseiller parlementaire enfin élu, il appartient à cette oligarchie qui a transformé le mandat politique en métier. Du coup remettre en cause sa pratique c’est aussi s’ interroger sur les privilèges des autres castes. D’où ces réactions pour minimiser cet événement.  Valls comme beaucoup d’autres n’est en fait qu’un produit médiatique coaché par la com. Sans grande intelligence, sans vision et même sans grande conviction.  Sa posture de Clémenceau d’opérette ne doit pas faire illusion, comme ses colères, son ton martial à la limite du ridicule.  Valls ne sait pas où, il va, il suite la ligne imposé par les nouveaux idéologue de la com., en l’ occurrence «  la gauche RSCG »,  marchands de savonnettes. «  plus c’est gros, plus ça passe » «  ce qui compte c’est l’emballage pas reproduit ». Bref le vide politique sidéral. La mauvaise foi aussi. Et même la malhonnêteté. Grâce à la com. Valls s ‘est forgé uen image de père la rigueur, de Clémenceau d’opérette mais  il est pris les mains dans le pot de confiture. Le masque tombe. Malheureusement derrière ce masque il n’y a rien, comme Hollande ( Sarko avant) on gouverne avec les sondages, un coup, à gauche, un coup à  droite et finalement un slalom entre des gadgets. Des grandes réformes annoncées presque toutes les semaines qui se révèlent être des mi mesures ( la simplification par exemple). Mais l’apparence suffit aux médias dans un univers politique caractérisé par la nullité politique et intellectuelle. Et les bobos sont tout étonnés de la sévérité des Français ; sils défendent Valls,  en tout cas minimisent les faits, c’est autant pour se défendre eux mêmes , défendre le système dont ils sont le produit et qu’ils alimentent.

 

Sondage Valls Berlin : 67% des Français condamnent toujours

Sondage Valls Berlin : 67% des Français condamnent toujours

 

 

Les bobos des grands médias qui commentent l’actualité chaque jours sont étonnés de constater que l’affaire Valls ne passent pas auprès de l’opinion. La preuve s’il en était que le décalage avec la société n’affecte pas seulement les politiques mais aussi les grands médias. Pa étonnant beaucoup de journalistes ont estimé que ce n’était pas vraiment une  « affaire » cette histoire de  qui a coûté 20 000 euros.  Pour eux peut-être, mais pas pour ceux pour lesquels cela représente par exemple le montant de la retraite annuelle. Selon un sondage Odoxo diffusé vendredi soir sur iTélé, 67% des personnes interrogées qualifient le sujet comme « grave ». Si les sympathisants de droite réprimandent nécessairement plus l’affaire à hauteur de 80%), les sympathisants de gauche, eux, sont plus partagés. Cependant, prêt d’un sympathisant de gauche sur deux et 30% de sympathisants socialistes estiment cette affaire comme « grave ». Plus compliqué pour le Premier ministre, son mea culpa, jeudi matin depuis l’Ile de la Réunion, ne semble pas être passé. Pour six Français sur dix, les propos de Manuel Valls, qui a reconnu « une erreur mais pas une faute », n’a pas clos la polémique. Plus généralement, une majorité des Français (68%) considèrent que la polémique a détériorée l’image du locataire de Matignon.

 

Voyage Berlin-Valls : aveuglement, déconnexion, stupidité

Voyage Berlin-Valls : aveuglement, déconnexion, stupidité

Il est clair que ce n’est pas fait en lui-même qui constitue uen faute politique bien que 15 à 20 000 euros représente une somme scandaleusement élevée mais plutôt ce que cette faire révèle de la personnalité de Valls et au-delà des politiques. Première observation Valls a refusé de s’expliquer sur cette escapade comme si on avait des comptes à demander à un monarque ! Ensuite sous la pression il s’est embrouillé dans ses explications. En bref il menti ;  menti quand il a dit surtout qu’il s’agissait d’uen rencontre officielle avec Platini alors que l’intéressé avait un rendez vous deux jours après en France avec Hollande. Une explication qui ne tient pas debout. Il a ensuite menti car il a fallu que la presse découvre la présence de ses enfants pour que Valls  avoue le caractère familial du déplacement. En fait Valls marche sur l’eau depuis des mois et devient complètement sourd à tous les conseils ou observations qui peuvent être faites. En la circonstance son entourage lui avait même déconseillé ce voyage. C’est bien connu le pouvoir rend fou et par moment on a vraiment l’impression que Valls perd toute notion d’équilibre mental notamment quand par exemple il hurle à l’assemblée au point d’être agité de tremblements curieux comme s’il ne parvenait plus à se maitriser. De toute évidence Valls , comme d’autres, est  déconnecté des réalités. Pas seulement lui-même, nombre d’hommes politiques et de médias qui estiment  que ce n’est quand même pas une  « affaire » mais simplement uen erreur de communication. Près de 20 000 euros pourtant ont été dépensés , ce qui représente autant que la retraite annuelle de nombre de Français. Dans Certaisn milieux , on jongle avec les milliers d’euros comme dans d’autres avec les centimes. Dernier élément de cette affaire ,l’ attitude complètement stupide de Valls et au demeurant qui continue dans la même voie. Il continue affirmer que ce voyage personnel avait un caractère officiel ; Du coup il ne rembourse que le coût du voyage des enfants. En fait il s’enferre et cette histoire va lui couter très cher car lui qui se voulait le père la rigueur et adoptait  en permanence une  posture de Clémenceau d’opérette va être atteint dans la représentation qu’il voulait donner de lui-même. Il faut même prévoir pour le court terme une très forte perte de popularité ;  pour le plus long terme il trainera sans doute toujours comme un boulet le fait d’avoir menti et abusé de son pouvoir. Ce que ne pardonne plus une société à laquelle on impose l’austérité . Un pardon d’autant plus difficile à accorder que cette politique set un  échec complet.

 

 

 

Berlin : Valls va rembourser ( une partie) mais le mal est fait

Berlin : Valls va rembourser ( une  partie) mais le mal est fait

Valls a la tête dure mais il va rembourser la part de ses enfants pour son escapade pour le match de foot Barcelone –Turin. Il aura quand même fallu 5 jours pour que Valls ( tancé aussi par Hollande) comprenne qu’il était à coté de ses pompes. Ceci étant il s’enferre quand même quand il décide de ne rembourser la part de ses enfants ; ce qui signifie qu’il ne rembourse pas sa part et qu’il maintient donc son invraisemblable rencontre avec Platini. La preuve sans doute de son entêtement ridicule et de sa difficulté à écouter. . Ceci étant le mal est faat et 77% des Français ont été choqués d’après un sondage BFM. L’affaire va donc se tasser mais Valls va en payer le prix en terme de popularité car c’est un sérieux accroc à limage du « père la rigueur ».  « Si c’était à refaire, je ne le referais pas. » Les mots viennent de Manuel Valls. A son arrivée à La Réunion dans le cadre d’un déplacement de trois jours dans les départements de l’océan Indien, le Premier ministre est revenu sur la polémique qui le touche depuis samedi et la finale de la Ligue des Champions opposant, à Berlin, les équipes de Barcelone et de la Juventus de Turin. Il s’y était rendu dans un avion de la République accompagné de ses deux enfants. « Dans le cadre de ce déplacement officiel, j’ai utilisé les moyens mis normalement à la disposition du Premier ministre (…) Mais je suis sensible, bien sûr, à la réaction des Français, je me dois d’incarner un comportement parfaitement rigoureux », a déclaré Manuel Valls jeudi matin, tentant de mettre un terme à la polémique. « Si c’était à refaire, je ne le referais pas. Et pour lever tout doute, j’ai décidé d’assumer la prise en charge pour mes deux enfants, soit 2.500 euros », a complété le Premier ministre face à la presse.

 

Berlin-Valls : grosses conséquences pour sa popularité

Berlin-Valls :  grosses conséquences pour sa popularité

 

Dans cette affaire de voyage pour aller voir un match de foot, on retiendra sans doute le fait mais surtout le coup de couteau dans ‘limage de celui qui voulait incarner rigueur , volonté et  honnêteté. De ce point de vue les prochains sondages de popularité devraient sanctionner sévèrement Valls pris à son propre piège de la posture de père la rigueur ; Valls s’est planté trois fois. D’abord en effectuant ce déplacement privé avec les moyens de l’Etat . Deuxièmement en s’ enfermant dans des explications contradictoires et incomppréhensibles.il a d’abord affirmé qu’i avait droit lui aussi à des loisirs, ensuite qu’il avait uen rencontre avec Platini .D’autres comme Bartolone affirme que c’était pour défendre la candidature de la France au CIO ( alors qu’il n’y avait pas de membres du CIO présent à Berlin !). C’est le mensonge qui va être sanctionné et cette incapacité de Valls à se remmener en cause , à admettre qu’il s’est trompé. Un Valls incapable de la moindre introspection, de la moindre excuse au-delà de la moindre sensibilité. Car ce qui choque dans cette affaire c’est le décalage entre le regard des politiques et ce que vivent de nombreux français affrontés à l’austérité. La preuve ou tout au moins le décalage énorme entre ces politiques, oligarques enfermés dans leur système et coupés des réalités économiques et sociales. 

Valls-voyage à Berlin : 77% choqués

Valls-voyage à Berlin : 77% choqués

 

 

Selon un sondage de l’institut Elabe pour BFMTV rendu public mercredi, 77% des Français se disent « choqués » par ce déplacement du Premier ministre et la presse s’est encore largement fait l’écho mercredi de la controverse, qui n’a fait qu’enfler depuis quatre jours. Le Parisien évoque une « grosse gaffe ». Libération, classé à gauche, accuse : « Valls marque contre son camp. » Le Monde barre sa première page d’un « Manuel Valls, la mauvaise passe ». Des observateurs doutent de la réalité du tête-à-tête Valls-Platini et les explications du chef de l’Etat et du Premier ministre, pas plus que celles du président de l’UEFA, n’ont éteint un incendie attisé par l’opposition de droite.   »Les justifications de ce voyage sont de plus en plus embrouillées », a dit à la presse parlementaire la députée du parti Les Républicains (LR), Valérie Pécresse, selon qui Manuel Valls devrait rembourser ce voyage aux frais de l’Etat. Un avis partagé par l’ancien Premier ministre François Fillon, qui parle d’ »erreur », le centriste François Bayrou ou la députée Front national Marion Maréchal Le Pen, laquelle a jugé « scandaleux » le voyage à Berlin de Manuel Valls.  Dans Le Parisien, l’ancienne ministre LR Nathalie Kosciusko-Morizet, ironise : « On apprend que Valls est allé soutenir le Barça aux frais du contribuable, heureusement qu’il n’est pas fan des All Blacks (les rugbymen néo-zélandais-NDLR) ! » L’affaire embarrasse le gouvernement et le Parti socialiste, dont Manuel Valls a quitté le congrès samedi après-midi pour cet aller-retour Poitiers-Berlin – Poitiers où, déjà, des ministres et des dirigeants du PS critiquaient en privé cette escapade.   »Ce voyage en Falcon de Valls est une connerie », a déclaré sans ambages mercredi sur Europe 1 le député du Parti radical de gauche Olivier Falorni. « Disons que c’est maladroit », a concédé une ministre en privé. « Je pense qu’il aurait sans doute gagné en image s’il avait regardé le match de foot en bras de chemise au milieu des militants socialistes », a pour sa part estimé la députée Karine Berger au Talk Orange-Le Figaro

Voyage à Berlin :Valls le moraliste pris les mains dans le pot de confiture

Voyage à Berlin :Valls le moraliste pris les mains dans le pot de confiture

 

Il fallait bien que cela arrive, Valls a tellement donné de leçons de morale qu’on pouvait se douter qu’un jour ou l’autre il serait pris à son propre piège de père la vertu ( en fait le type même d’oligarque). On apprend en effet que le fameux voyage à Berlin n’avait bien entendu rien d’officiel mais qu’en plus Valls était accompagné par ses enfants. Manuel Valls était accompagné par deux de ses fils lors de l’aller-retour à Berlin samedi pour assister à la finale de la Ligue des Champions de football, a indiqué mardi l’entourage du Premier ministre, confirmant une information de BFMTV. Un petit voyage personnel et familial à 1400 euros qui constitue un sérieux coup de canif dans la posture de celui qui veut incarner la rigueur. Hollande lui même a sérieusement tansé son Premier ministre car les conséquences sur la popularité de Hollande comme de Valls ne tarderont pas à se faire sentir. D’autant que Valls est complètement incapable d’introspection .  Outre la « délégation incompressible » d’officiers de sécurité et conseillers qui accompagnent le chef du gouvernement, deux des fils de Manuel Valls ont aussi pris place dans le Falcon gouvernemental entre Poitiers et Berlin samedi. « La présence des enfants dans l’avion n’ajoute strictement rien au coût de l’affrètement » de l’appareil, a assuré à l’AFP l’entourage du chef du gouvernement. Mais cette ligne de défense ne convainc pas plus l’opposition que celle adoptée par le couple exécutif depuis samedi. Manuel Valls puis François Hollande avaient justifié ce déplacement par la tenue d’une réunion avec Michel Platini, président de l’UEFA pour préparer l’Euro 2016 qui aura lieu en France.

 

Manuel Valls à Berlin : « une connerie » (Hollande)

Manuel Valls à Berlin : « une connerie » (Hollande)

Officiellement Hollande a bien défendu Valls mais en privé a tansé Valls. Ce Voyage était uen connerie aurait dit Hollande bien conscient que cet incident aura des conséquences néfastes sur la popularité de l’un comme de l’autre. D’autant plus que Platini est aujourd’hui à paris précisément pour rencontre Hollande ! La polémique autour du voyage de Manuel Valls à Berlin ne faiblit pas. Le Premier ministre, accompagné de ses deux fils, s’est rendu dans la capitale allemande pour assister à la finale de la Ligue des champions de football, samedi 6 juin, avec un avion de la République. Le Parisien parle d’une « grosse gaffe » et Libération titre ce mercredi 10 juin : « Valls marque contre son camp ». Son entourage insiste sur le fait qu’il était invité par Michel Platini, le président de l’UEFA. Selon les informations de RTL, un proche de François Hollande affirme que le chef de l’État est « tombé de l’armoire » après cet épisode.  Le Président a donc été très clair avec son premier ministre mardi midi lors d’un tête-à-tête à l’Élysée : « Ce qui est fait est fait mais à l’avenir il faudra être toujours plus vigilant »François Hollande ajoute que Manuel Valls   »en tirera les leçons ». Un message à son premier ministre pour lui signifier que cette première fois devait aussi être la dernière. Selon un porte-parole de l’UEFA, Manuel Valls est venu à Berlin pour parler de l’Euro 2016 avec Michel Platini et le président du comité d’organisation de la compétition, Jacques Lambert.

 

Nouvelle humiliation de la France à Berlin

Nouvelle humiliation de la France à Berlin

 

Encore une novelle humiliation de la France à Berlin qui comme les bourgeois de Calais vient faire allégeance à Merkel mais repart bredouille. Au départ c’était un pacte de croissance (encore un) visant à investir 50 milliards en France et 50 milliards en Allemagne mais 50 milliards financés par les budgets respectifs. Finalemenet ce ne sera pas un euro public en Allemagne et la France, elle, fiancerait bien mais elle n’a pas les moyens. Un fiasco retentissant mais dont le bruit est renvoyé à plus tard, en décembre sans doute dans un document insipide qui va enterrer la question. Lundi matin, l’existence d’un « deal » franco-allemand pour relancer l’investissement en Europe faisait la une des quotidiens économiques. Interrogé par le journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung (le FAZ), le ministre français des Finances, Michel Sapin, évoquait même un plan de 50 milliards d’euros d’investissement outre-Rhin. Le responsable, en déplacement à Berlin avec Emmanuel Macron, l’autre locataire de Bercy, a toutefois vu ses espoirs doucher. Les ministres français sont repartis avec la promesse de propositions communes sur l’investissement, mais qui ne doivent rien coûter ou presque à Berlin. D’ici le 1er décembre, « nous avons convenu d’élaborer une proposition commune sur les possibilités d’investissement dans les deux pays », a d’abord déclaré Wolfgang Schäuble, responsable des Finances dans le gouvernement d’Angela Merkel. Au côté de son homologue de l’Economie, Sigmar Gabriel, il s’est ensuite empressé d’indiquer que chez eux, l’essentiel des investissements nécessaires viendraient du secteur privé, écartant la proposition française d’un programme allemand de dépenses publiques dont profiteraient par ricochet les autres pays européens.

 

Relance : Macron et Sapin à Berlin pour rien ?

Relance : Macron et Sapin à Berlin pour rien ?

 

Sapin et Macron veulent que Berlin investissent 50 milliards,  comme la France (mais qui les empruntera). Du coup, ils risquent de revenir avec rien. L’Allemagne refuse en effet de faire du déficit budgétaire et considère que la France va encore financer à crédit sa relance. Sans doute pour des raisons diplomatiques le refus de Berlin ne sera pas auusi tranché mais la position allemande va sans doute signifier à la France qu’il lui faut d’abord faire des réformes structurelles.  Sigmar Gabriel et Wolfgang Schäuble attendent donc de pied Sapin et Macron.  Au menu de cette rencontre avec les ministres français de l’Économie et des Finances, Emmanuel Macron et Michel Sapin: les moyens de redynamiser les investissements et la croissance dans les deux pays et l’Europe toute entière. En amont de la visite, les quatre protagonistes ont réaffirmé des positions très éloignées. Pour Berlin, la clé de la guérison de la zone euro est la confiance, qui passe par un assainissement des finances publiques et des réformes structurelles. Wolfgang Schäuble ne conteste pas que son pays ait besoin d’investissements, il l’a redit dans une interview dimanche 19 octobre. « Mais nous ne voulons pas de croissance à crédit« , a-t-il martelé. Son objectif premier reste le « zéro pointé » du déficit fédéral l’an prochain. « C’est le seul moyen de générer la confiance« , pour lui. L’investissement devra être pour l’essentiel privé, la tâche de l’État est simplement d’en favoriser les conditions. Paris voudrait quant à lui que le partenaire allemand utilise ses marges de manœuvre budgétaires pour investir dans le soutien de l’économie, ce dont tous les Européens profiteraient par ricochet. Avant de faire le voyage, Emmanuel Macron a chiffré la requête, pour la première fois. « 50 milliards d’euros d’économies chez nous, 50 milliards d’investissements chez eux, ce serait un bon équilibre« , a jugé le ministre dans une interview conjointe avec Michel Sapin au quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) à paraître lundi 20 octobre. Pour l’Allemagne, qui affiche depuis 2012 des comptes publics à l’équilibre (tous niveaux confondus, État fédéral, Länder et communes), 50 milliards d’euros de dépenses supplémentaires « seraient compatibles avec une politique budgétaire sérieuse », juge le ministre français de l’Économie.

 

Libre échange : Berlin contre le traité avec le Canada

Libre échange : Berlin contre le  traité avec le Canada

Les objections de Berlin reposent sur une clause de protection juridique offerte aux entreprises investissant sur le territoire des Vingt-Huit. Pour ses détracteurs, ces dispositions contreviennent à la souveraineté des Etats. Le gouvernement allemand, écrit le journal citant des diplomates allemands à Bruxelles, ne peut pas signer l’accord « telle qu’il a été négocié ». En octobre dernier, le Premier ministre canadien, Stephen Harper, et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, avaient pourtant annoncé que les négociations entamées en mai 2009 étaient quasiment bouclées et qu’il ne restait plus à régler que « des aspects techniques et juridiques » avant que l’Accord économique et commercial global (CETA) puisse être soumis à ratification par les Vingt-Huit. Réunis à Bruxelles, les deux dirigeants avaient alors vanté « une réalisation historique pour le marché transatlantique » censée générer des milliards d’euros d’activités supplémentaires. Mais les discussions finales se sont révélées plus ardues que prévu notamment sur ces dispositions qui permettraient à des entreprises étrangères de poursuivre des Etats si elles considèrent qu’un gouvernement enfreint un accord commercial. L’Allemagne considère que ce mécanisme permettrait aux entreprises de contourner les lois; à Bruxelles, la Commission estime que sans ces clauses, les entreprises canadiennes n’investiraient pas en Europe. Or ce mécanisme d’arbitrage et de règlement des différends entre les entreprises et les Etats est aussi au cœur du traité en cours de négociation entre l’Union européenne et les Etats-Unis. « L’accord de libre-échange est un test de l’accord avec les Etats-Unis », reconnaît un haut fonctionnaire de la Commission cité par la Süddeutsche Zeitung. S’il est rejeté, alors l’accord avec les Etats-Unis sera également mort, ajoute-t-il. Le texte du traité, écrit encore la Süddeutsche Zeitung, devrait être transmis dans le courant de la semaine aux capitales européennes afin qu’elles puissent l’examiner dans le détail. A Ottawa, une porte-parole d’Ed Fast, le ministre canadien du Commerce, n’a pas fait de commentaire direct sur l’article du quotidien allemand mais a assuré que les deux parties faisaient d’ »immenses progrès » sur la voie d’une finalisation du texte.

 

Commission européenne: Moscovici contesté par Berlin

Commission européenne: Moscovici contesté par Berlin  

C’est pas gagné pour Moscovici ! Témoin cet échange significatif entre le ministre des finances français et le ministre allemand à propos de la candidature de Moscovici comme commissaire aux affaires économiques. Dans les Echos du  21 juillet « Il est légitime que la France occupe un poste important à la Commission Européenne ! », place Michel Sapin en visant les affaires économiques. « Plus on en parle, plus la décision est difficile à prendre », lui répond Wolfgang Schäuble, pour qui, clairement, la candidature de Pierre Moscovici n’est pas la seule option. Et pourtant, tente Michel Sapin, un Français à ce poste voudra tellement être irréprochable qu’il sera d’autant plus dur avec son pays, ce qui devrait rassurer l’opinion allemande.  La teneur de ces échanges entre les ministres des Finances français et allemand en dit long sur les négociations en cours. Elles sont très serrées. François Hollande, qui depuis sa campagne présidentielle milite pour une réorientation de l’Europe vers plus de croissance, veut que ce portefeuille très stratégique au sein de la Commission revienne à la France. Mais si cette thèse de Paris sur un meilleur équilibre entre croissance et austérité a gagné du terrain, l’Allemagne craint aussi qu’un ancien ministre des finances socialistes aux affaires économiques renvoie l’image d’une Commission qui se montrerait plus souple sur la discipline budgétaire.

 

Berlin pour une alliance Siemens Alstom

Berlin pour une alliance  Siemens Alstom

Siemens, qui avait raté une première tentative avec Alstom voici une dizaine d’années en raison de l’opposition du gouvernement français à l’époque, serait prêt à échanger la moitié de sa division ferroviaire plus du cash contre la division turbines électriques du groupe français. Le ministère allemand de l’Economie s’est dit convaincu qu’un rapprochement entre Siemens et Alstom serait une belle opportunité aussi bien pour l’Allemagne que pour la France. « Une reprise partielle représente d’importantes opportunités aussi bien pour l’Allemagne que pour la France, que ce soit d’un point de vue industriel ou politique », a dit un porte-parole du ministère. « Nous pensons qu’il est pertinent de faire son possible pour la coopération avec la France dans le domaine de l’énergie ». Le ministre, Sigma Gabriel, est en contact étroit avec toutes les parties concernées et tient la chancelière Angela Merkel informée de la progression des discussions, a ajouté le porte-parole, se refusant toutefois à dire si Paris avait sollicité une intervention de Berlin. Une source gouvernementale a par ailleurs dit à Reuters que Siemens avait informé ce week-end des hauts fonctionnaires à Berlin de son intérêt pour Alstom et que des discussions avaient également pris place entre Berlin et Paris. « Du point de vue français, Siemens est un moindre mal », dit-on. « Cela montre combien les choses sont devenues difficiles pour l’industrie française dans son ensemble ». General Electric a, selon des sources proches du dossier, proposé à Alstom de lui racheter sa branche énergie pour 13 milliards de dollars environ (9,4 milliards d’euros). Siemens s’est dit prêt « à échanger sur les questions stratégiques soulevées par une coopération future » avec le groupe français, qui subit de plein fouet la crise européenne du secteur de l’électricité et du marché des nouvelles centrales. Le conseil de surveillance de Siemens discutera mardi lors d’une réunion extraordinaire d’un éventuel accord avec Alstom, a-t-on appris lundi auprès de trois sources proches du dossier. Le groupe allemand a fait savoir qu’il déciderait lundi, à l’issue d’une rencontre de son président du directoire, Joe Kaeser, avec le président François Hollande, s’il y avait lieu de faire une offre sur son concurrent français. Siemens doit par ailleurs dévoiler le 7 mai une nouvelle stratégie comportant des milliers de suppressions d’emplois, rapporte lundi Manager Magazin Online, citant plusieurs responsables du conglomérat industriel allemand. L’hebdomadaire ajoute que Siemens annoncera également une acquisition dans le secteur de l’énergie pour au moins un milliard d’euros, achat distinct d’un éventuel accord avec Alstom. Vers 14h15 GMT, le titre Siemens recule de 2,15% à 93,91 euros, accusant la plus forte baisse de l’indice Euro Stoxx 50. La cotation d’Alstom est suspendue depuis vendredi matin à Paris.

 

Croissance : Berlin et Londres, petite reprise

Croissance : Berlin et Londres, petite reprise

Tandis que que l’activité recule en France en août, l’Allemagne et la Grande Bretagne enregistre chacun 0.7% de croissance sur six mois. L’Allemagne a confirmé vendredi qu’elle avait enregistré au deuxième trimestre sa plus forte croissance en plus d’un an, tandis que la Grande-Bretagne a revu en hausse sa propre croissance au même taux que celui de l’Allemagne. Tirée par la consommation des ménages, le produit intérieur brut (PIB) allemand a augmenté de 0,7% sur la période avril-juin par rapport aux trois premiers mois de l’année. De son côté, la Grande-Bretagne a enregistré une croissance économique équivalente sur la même période, grâce à une reprise générale de l’activité. Au sein de la première économie de la zone euro, la demande intérieure a contribué à hauteur de 0,5 point à la croissance et le commerce extérieur de 0,2 point, donnant un taux qui a égalé celui du premier trimestre. Un regain d’activité dans le secteur du BTP, après un hiver rude, a également contribué à cette croissance. « Les éléments de cette croissance sont très bons. Elle s’appuie plus nettement sur des facteurs internes , ce qui est de bon augure pour l’Allemagne et la zone euro », note Holger Sandte, économiste de Nordea. « Ce qui est positif également, c’est que les firmes investissent plus dans le matériel et n’hésitent plus autant qu’auparavant ». « La croissance est solide – deux tiers proviennent de la demande intérieure et un tiers du commerce (…) Cela pourrait marquer le début d’une longue période de reprise des investissements », ajoute Christian Schulz (Berenberg Bank).

Rome, Berlin, Paris et Madrid d’accord pour ne pas faire grand-chose sur l’emploi

Rome, Berlin, Paris et Madrid d’accord pour ne pas faire grand-chose sur l’emploi

 

 

Encore une réunion d’affichage sur l’emploi qui débouche sur des mesurettes pas du tout à la hauteur de l’enjeu. La question de la croissance n’a pas été évoquée au cours de la rencontre entre les ministres des Finances italien, français, allemand et espagnol ; ils ont seulement  affiché vendredi à Rome leur volonté commune de mobiliser la Banque européenne d’investissement (BEI) et de grands établissements financiers publics pour combattre le chômage des jeunes sans remettre en cause la réduction des déficits. Cette réunion de quatre heures, à laquelle participaient leurs collègues du Travail, visait à préparer le Conseil européen prévu à Bruxelles à la fin du mois, au cours duquel l’emploi des jeunes devrait être largement évoqué. Si la réunion de Rome n’a débouché sur aucune mesure concrète, les ministres ont débattu des moyens d’augmenter les flux de crédit en faveur des petites et moyennes entreprises (PME) en conjuguant les moyens de la BEI et des grands établissements publics nationaux. Le ministre italien de l’Economie, Fabrizio Saccomanni, a expliqué que la BEI coopérerait notamment avec la Cassa Depositi e Prestiti italienne, la Caisse des dépôts et consignations (CDC) française et la KfW allemande pour canaliser les crédits à long terme vers les PME embauchant des jeunes. Il a précisé que l’augmentation de capital de 10 milliards d’euros réalisée par la BEI l’an dernier pourrait être « démultipliée » à hauteur de 60 milliards pour lutter contre la pénurie de crédit dont souffrent les PME. Il n’a toutefois pas donné davantage de précisions. Le Conseil européen du 27 juin devrait être l’occasion d’un débat entre chefs d’Etat et de gouvernement sur les moyens de débloquer le crédit aux PME, l’une des priorités actuelles des dirigeants politiques et économiques européens. Pour autant, rien ne permet de penser que les 27 vont alléger les contraintes en terme de consolidation budgétaire. « Nous sommes tous d’accord sur le fait que la consolidation est un fondement nécessaire de la croissance future », a dit Fabrizio Saccomanni.

 

Budget Europe : François Hollande se couche devant Londres et Berlin

Budget Europe : François Hollande se couche  devant Londres et Berlin

L’histoire set connue, avant un sommet européen, la France montre ses muscles, elle finit  par céder et se justifie en se félicitant du accord d’elle ne voulait pas. Élu président de la République, François Hollande se ferait fort de «réorienter l’Europe». De la faire dévier de ses inclinations par trop libérales pour la remettre sur les rails du soutien à la croissance. Trois rencontres au sommet plus tard, force est de constater que l’opération se présente nettement moins bien qu’espéré.  En juin 2012, la renégociation du traité européen, que François Hollande s´était targué d’avoir obtenu de ses partenaires, avait pu faire un moment illusion. Mais des doutes s’étaient assez vite exprimés sur la réalité des 120 milliards d’euros arrachés par la France. Vendredi, à l’issue du sommet européen sur le budget, la vérité est crûment apparue: la France n’a pas réussi à défendre ses positions face aux exigences de David Cameron, soutenu par Angela Merkel. Au sortir d’une nuit complète de négociations, la tonalité générale se résumait ainsi dans les couloirs du Conseil européen: «La France s’est couchée.» Et il fallait toute la force de persuasion des membres de la délégation française pour convaincre les observateurs de la position «responsable» qu’avait su adopter le président français dans les discussions. Notamment parce que la France aurait eu un intérêt objectif à l’échec du sommet. Dans un tel cas, le pays aurait conservé le même niveau d’aides agricoles que dans le dernier budget, alors qu’il s’agissait de les réduire. En acceptant le compromis, donc une baisse de la PAC, François Hollande se serait donc montré «responsable». «C’est vrai qu’il y a une diminution», a reconnu le président de la République, tout en se félicitant que la PAC ait été «pour l’essentiel préservée». Mais, quel que soit l’habillage destiné à lui donner des allures de victoire française, la lecture politique du sommet européen reste cruelle pour le chef de l’État. Le budget européen va baisser et ce pour la première fois de son histoire. La ligne de rigueur défendue par Cameron et Merkel l’a emporté. La réorientation vers le soutien à la croissance n’a pas eu lieu. Pour François Hollande, c’est un échec, même s’il s’en défend. «En réalité, si nous dépensons tout ce qui est prévu pour les sept prochaines années, nous dépenserons plus que durant les sept dernières», a assuré le chef de l’État en distinguant les paiements réels des crédits programmés (pas forcément dépensés). Bref, le budget européen baisse mais, en réalité, les dépenses augmenteraient. La démonstration est subtile, et François Hollande lui-même n’en semble pas très convaincu. D’ailleurs, qualifiant l’accord de «bon compromis», le chef de l’État ajoute aussitôt une nuance: un bon compromis «dans les conditions que l’on sait et les circonstances que l’on connaît». Soit la crise et la rigueur. Au bout du compte, en forme d’aveu, François Hollande l’a déploré: «L’Europe n’a pas forcément gagné autant qu’elle aurait pu.»

 

Réforme bancaire : durcissement à Londres et Berlin mais pas en France !

Réforme bancaire : durcissement à Londres et Berlin mais pas en France !

Alors qu’en France le Credit agricole et la Société générale intervenaient encore la semaine dernière au parlement pour défendre le modèle de la banque française dit modèle universel pour limiter au minimum la reforme bancaire (une filiale peut-être sur les produits a risques et encore pas sur tous), à Berlin et Londres, on durcit la réforme. Haro sur les banques! En Grande-Bretagne, le gouvernement muscle sa réforme bancaire et en Allemagne, Berlin veut emprisonner les banquiers imprudents. Les responsables politiques veulent mettre le secteur au pas. « Nous n’allons pas répéter les erreurs du passé (…) nous allons électrifier la cloison‘ ». Le chancelier de l’échiquier (l’équivalent du ministre des Finances au Royaume-Uni, en charge du Trésor), a prévenu les banques: leurs activités de détail et d’investissement si elles ne respectent pas les nouvelles règles. Le chancelier de l’échiquier a dû durcir sa réforme qui prévoyait initialement un simple décloisonnement des activités, au sein de la même entité. Georges Osborne a dû composer avec une opinion publique excédée par le scandale du Libor et par les milliards de livres dépensés depuis 2008 pour sauver les banques britanniques. Au cours de la crise financière 2007-2009, Londres a en effet consacré 65 milliards de livres (75 milliard d’euros) au sauvetage de Lloyds Banking Group et de Royal Bank of Scotland, aujourd’hui contrôlées par l’Etat. En Allemagne aussi, l’heure est à la réforme du système bancaire. Le gouvernement veut contraindre les grandes banques à isoler leurs activités de trading de la collecte des dépôts. C’est d’ailleurs l’objet d’un projet de loi. Par ailleurs, si celui-ci est adopté, les banquiers coupables de prises de risques inconsidérées risqueront désormais jusqu’à cinq ans d’emprisonnement.

 

Europe : le chantage de Londres déplaît à Berlin

Europe : le chantage de Londres déplaît à Berlin

Un avertissement très diplomatique et sans frais mais u avertissement quand même de l’Allemagne en Direction de la Grande Bretagne. Le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble a déconseillé au Royaume-Uni de faire du « chantage » à ses partenaires européens dans l’objectif de recouvrer certains pouvoirs transférés à Bruxelles, dans une interview publiée dimanche. « Nous souhaitons garder le Royaume-Uni dans l’UE et non le pousser dehors », a dit M. Schäuble au Frankfurter Allgemeine Zeitung, dans son édition du dimanche. « Mais je dirai aussi que cela ne signifie pas que n’importe qui puisse nous faire du chantage. » Interrogé sur le danger que pourrait présenter le débat qui fait rage au Royaume-Uni sur l’éventualité d’un référendum sur l’appartenance du pays à l’Union européenne, M. Schäuble a déclaré que l’UE devait envoyer un signal clair au reste du monde. « Nos amis britanniques ne sont pas dangereux. Mais un référendum créerait de l’incertitude », a-t-il jugé. Il a dit ne se « fâcher » avec les Britanniques qu’à propos de football, ajoutant qu’il espérait de leur part « plus d’engagement en Europe, pas moins ».

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