Archive pour le Tag 'Berlin'

Taxation Gafa, Berlin met la pédale douce

Taxation Gafa, Berlin met la pédale douce

 

 

 

Surtout soucieuse de ses intérêts économiques, l’Allemagne en quelque sorte botte en touche concernant l’éventuel taxation des GAFA. Sous l’impulsion de la France, l’union européenne veut en effet imposer une fiscalité forfaitaire sur les chiffres d’affaires des grandes plates-formes numériques qui pour l’instant profite par excès de l’optimisation fiscale pour payer le moins d’impôts possibles ou n’ont pas payé du tout. En proposant une taxation mondiale l’Allemagne renvoie aux calendes grecques cette fiscalité sur les plates-formes. En cause, le faite que l’Allemagne craint les sanctions que pourraient prendre les États-Unis à l’égard des importations allemandes déjà menacées par TRUMP. La proposition de la Commission de taxer les Gafa, inspirée et soutenue par la France, est aussi  combattue par l’Irlande où siègent certains groupes visés, ou des pays nordiques comme la Finlande et la Suède qui redoutent les effets sur les secteurs de l’innovation ainsi que d’éventuelles représailles commerciales américaines.  L’Allemagne, initialement du côté de la France, a fait montre d’états d’âme début septembre. Or, les réformes touchant à la fiscalité dans l’Union européenne doivent être approuvées à l’unanimité des États membres. Bruno Le Maire s’est dit «favorable à la proposition de Berlin», d’instaurer «un système mondial plus harmonieux» sur le plan fiscal. «Mais ne rêvons pas, ce n’est pas demain la veille» a-t-il ajouté, sur le plateau de l’émission Dimanche en politique sur France 3. En attendant, le ministre de l’Économie a rappelé qu’il allait se rendre mardi au Parlement européen, à Strasbourg «pour appeler tous les États européens à s’engager sans délai pour conclure sur cette taxation des géants du numérique». Reprenant des idées hexagonales, la Commission européenne a proposé en mars d’instaurer une taxe de 3% sur le chiffre d’affaires généré par les services numériques des entreprises (dont le chiffre d’affaires annuel mondial dépasse 750 millions d’euros et dont les revenus dans l’Union européenne excèdent 50 millions d’euros). Au total, environ 200 groupes pourraient être concernés par une telle taxation, dont le rendement s’élèverait à près de cinq milliards d’euros à l’échelle européenne.

Bruno Le Maire s’est fixé l’objectif d’une adoption du texte au plus tard début 2019

Corée du Nord : achat clandestins de matériels balistiques via son ambassade à Berlin

Corée du Nord : achat clandestins de matériels balistiques via son ambassade à Berlin

Le chef des services de renseignements intérieurs allemands (BfV), Hans-Georg Maassen le déclare dans une émission qui sera diffusée lundi par la chaîne de télévision NDR  que les autorités allemandes ont bloqué l‘acquisition de matériel balistiques  par les nord-coréens lorsqu‘elles ont pris connaissance de ces activités. Mais, souligne-t-il, “nous ne pouvons pas garantir que nous puissions détecter et empêcher ces activités à chaque fois”, ajoutant que la matériel en question peut être d‘usage civil comme militaire. La Corée du Nord développe depuis des années, au mépris des résolutions de l‘Onu, un programme nucléaire et de missiles balistiques devenu source de vives tensions avec les Etats-Unis et plusieurs membres de la communauté internationale.

Pollution diesel : Berlin ne veut pas d’interdiction en ville

Pollution diesel : Berlin ne veut pas d’interdiction en ville

 

Après avoir envisagé une simple modification des logiciels qui contrôlent la pollution des véhicules diesels, l’État allemand ce résout à imposer une évolution mécanique des moteurs eux-mêmes. En fait il s’agit d’une parade pour éviter l’interdiction pure et simple dans les agglomérations. Pas sûr cependant que cette parade soit suffisante  pour convaincre les défenseurs de l’environnement de la légitimité du diesel en ville Le gouvernement allemand veut donc maintenant que les constructeurs automobiles proposent des modifications mécaniques sur les moteurs et pots d’échappement de certains de leurs modèles, écrit Der Spiegel samedi. Cette décision de Berlin a l’appui d’experts et de fonctionnaires du ministère des Transports et vise à empêcher l’interdiction des véhicules diesel dans certaines villes allemandes. Elle constituerait une rupture vis-à-vis de la solution moins onéreuse d’une révision logicielle agréée voici quelque mois. Le gouvernement et les constructeurs ont passé un compromis début août visant à modifier les logiciels des moteurs de 5,3 millions de véhicules diesel pour les rendre moins polluants, s’abstenant de toucher au matériel lui-même, ce qui serait revenu plus cher. Les écologistes jugent ce compromis, intervenu près de deux ans après le scandale des tests d’émissions polluantes de Volkswagen aux Etats-Unis, trop peu ambitieux et comptent bien obtenir l’interdiction des véhicules polluant par la voie des tribunaux.

Défense : coopération renforcée entre Paris et Berlin

Défense : coopération renforcée entre Paris et Berlin

 

Sans doute pour convaincre l’Allemagne de faire un effort un peu plus substantiel en matière de défense de l’union européenne, Macron a proposé à Angela Merkel un plan de coopération pour le choix et la construction de matériel militaire. Un argument sans doute autrement convaincant que l’appel à la générosité de l’Allemagne pour les dépenses de défense de la France. En clair il s’agit de faire dans le domaine militaire ce qui a été fait dans le domaine civil par exemple avec Airbus. La France et l’Allemagne ont donné jeudi un grand coup d’accélérateur à leur coopération dans le domaine de la Défense en convenant de se doter des mêmes avions de combat de prochaine génération, chars, hélicoptères et autres matériels. Lors d’un conseil des ministres conjoint à l’Elysée, Emmanuel Macron et Angela Merkel ont également annoncé un plan d’action pour les entreprises de haute technologie et mis l’accent sur les convergences, notamment fiscale. « Nous sommes prêts à donner un nouvel élan à la coopération franco-allemande », a déclaré la chancelière allemande lors d’une conférence de presse avec le président français. Paris et Berlin ont affirmé leur volonté de développer une politique européenne de Défense commune et noué une série d’accords ouverts aux autres pays de l’Union qui le souhaitent. Les deux pays ont exprimé leur intention de concevoir ensemble un futur avion de combat, le prochain modèle d’hélicoptère Tigre, des chars, des systèmes d’artillerie, des drones et de lancer un programme commun de missiles air-sol. Une impulsion inédite qui tranche avec l’inertie de ces dernières années en la matière. Un avion commun, « c’est une révolution profonde mais nous n’avons pas peur des révolutions quand elles sont menées de manière pacifique, construite et dans la durée », a plaidé Emmanuel Macron en écho aux premières inquiétudes des industriels. Des industriels comme Dassault un peu trop shootés par les commandes françaises de matériel de défense depuis des dizaines d’années La France et l’Allemagne appellent également de leurs voeux une solution européenne pour de nouveaux systèmes de patrouille maritime et coopération structurée entre leurs commandements cyber. Les deux pays veulent s’appuyer sur les deux avancées actées lors du dernier Conseil européen – le lancement de la coopération structurée permanente par laquelle des pays pourront coopérer davantage et la création d’un fonds pour la défense. Outre les futurs matériels, ils désigneront dans ce cadre « des missions à entreprendre » ensemble, a dit Angela Merkel.

Attentat Berlin: une politique « irresponsable »(douanes UNSA)

Attentat Berlin: une politique « irresponsable »(douanes UNSA)

  »Ce qui est surprenant c’est que certains soient surpris de la facilité avec laquelle le tueur présumé a franchi les frontières », écrit le syndicat de douaniers dans un communiqué, au lendemain de la mort de l’auteur présumé de l’attentat de Berlin, Anis Amri, tué à Milan dans le nord de l’Italie. « Aujourd’hui nous payons au prix fort une politique irresponsable visant à détruire chaque jour un peu plus l’administration par excellence de protection de notre territoire », estime l’Unsa, soulignant que « les différents gouvernements successifs, de droite comme de gauche, ont méthodiquement détruit les capacités opérationnelles de la douane, supprimant un douanier par jour depuis 10 ans ». Pour le syndicat, « attentat après attentat, les différents plans de destruction de la douane continuent: cette année ce sont encore des dizaines de décisions de fermeture qui ont été prises pour 2017″. Après les attentats de Charlie Hebdo en janvier 2015, « nous étions en droit d’espérer une réaction à la hauteur de la menace », avec de « vraies mesures pour +réarmer+ les services de protection, dont la douane », et « pas les traditionnelles déclarations visant à rassurer nos concitoyens, en leur faisant croire après chaque crise que les contrôles aux frontières ont été renforcés, comme l’a fait le ministre de l’Intérieur hier », conclut-il.

Attentat de Berlin : encore l’acte délinquant, d’un violent et d’un fou

Attentat de Berlin : encore l’acte délinquant, d’un violent et d’un fou

Des experts vont sans doute tenter de trouver des explications complexes pour comprendre l’attentat de Berlin. Pourtant les facteurs explicatifs sont simples. Comme la plupart du temps, l’auteur est un délinquant et un  violent qui grâce à l’idéologie fondamentaliste a trouvé une légitimité à ses actes fous. Le monde est rempli de ces marginaux mal dans leur peau qui ont à peu près tout raté dans leur vie et qui d’un coup ce convertissent  à l’islamisme radical sans d’ailleurs bien comprendre les fondements théologiques. Des individus souvent incultes, agressifs, des marginaux dans les crimes sont sublimés par une théorie religieuse démente.  Petit délinquant, le Tunisien se serait radicalisé en prison avant d’adhérer aux théories les plus fondamentalistes de l’Islam et de faire de l’Allemagne sa cible. Voici ce que l’on sait de cet homme à partir des éléments de portraits publiés dans la presse internationale ou dans les fils d’agences. Né en 1992 en Tunisie, il a grandi dans un milieu religieux conservateur, affirme Die Welt. Issu d’une famille modeste, il passe une partie de sa jeunesse à Oueslatia, ville de 8000 habitants dans le centre du pays. Elle est située à 60 km de Kairouan, quatrième ville sainte de l’Islam. Il aurait quitté l’école à 15 ans, avant d’enchaîner les petits boulots, toujours selon le quotidien allemand. Peu à peu, le jeune homme tombe dans la petite délinquance. En 2008, il est condamné une première fois à un an de prison pour consommation de cannabis, rapporte Le Monde. En 2010, alors qu’il a 18 ans, Anis Amri a de nouveau affaire à la justice. Cette fois-ci, il est condamné à quatre ans de prison pour vol et cambriolage. Mais en pleine «révolution du Jasmin», il profite du désordre ambiant pour quitter le pays, après la chute de Zine el-Abidine Ben Ali. Début 2011, le jeune homme embarque sur un bateau clandestin pour rejoindre la petite île italienne de Lampedusa, en Italie. Là, il ment sur son âge et se fait passer pour un mineur non accompagné avant d’être transféré en Sicile. Outre sa condamnation, «Anis est aussi parti pour fuir la misère. Il n’avait aucun avenir en Tunisie et il voulait améliorer la situation financière de notre famille», plaide l’un de ses frères Abdelkader, interrogé par l’AFP. Mais en Italie, il bascule de nouveau dans la délinquance. Il est arrêté et condamné pour des actes de violence, incendie criminel, agression et vol. Il écope de quatre ans de prison. C’est sans doute derrière les barreaux qu’il s’est radicalisé, selon la presse italienne. À sa sortie, les autorités italiennes cherchent à le renvoyer dans son pays d’origine. En vain. Faute de papiers, la Tunisie refuse de le reprendre. L’Italie lui ordonne quand même de quitter le territoire et celui-ci rejoint l’Allemagne en juillet 2015.

Fitch abaisse la note souveraine de la Belgique

Paris, Berlin et Rome : un front commun pour l’immobilisme

 Paris, Berlin et Rome : un front commun pour l’immobilisme

 

D’après la plupart des médias La France, l’Allemagne et l’Italie ont affiché lundi un front commun sur la crise politique créée par le référendum afin de relancer la construction européenne. François Hollande, Angela Merkel et Matteo Renzi ont en réalité fait  une déclaration très ambigüe qui affirme d’une part qu’il convient de régler dans les meilleurs délais les conséquences du brexit  mais qui d’un autre côté considère qu’il n’est pas nécessaire d’engager des négociations tant que le Royaume-Uni n’aura pas demandée l’application de l’article 50 du traité de Lisbonne qui prévoit la séparation avec l’union européenne. Mais  premier ministre britannique David Cameron a affirmé qu’il n’était pas pressé de demander l’application de ce fameux article 50, que la responsabilité en incomberait à son successeur qui ne sera désigné que vers le 2 septembre. En réalité la divergence entre Paris et Berlin est importante Hollande veut en effet aller vite tandis que Merkel tergiverse et semble s’orienter vers la recherche d’un compromis qui ne serait pas un véritable divorce de la Grande Bretagne. L’Allemagne ménage en effet comme d’habitude c’est les intérêts économiques. En outre et surtout par Merkel n’est pas pressée de se retrouver avec des pays comme la France, l’Italie ou encore l’Espagne qui lui imposeraient une ligne moins libérale et une solidarité financière. Grâce en partie à la Grande-Bretagne, l’Allemagne a réussi à imposer à l’Europe une ligne très libérale et l’union européenne s’est réduite pour l’essentiel comme le voulait la Grande-Bretagne à un seul marché de libre-échange sans règles réellement communes. Du coup le front commun officiel affiché par Paris, Berlin et Rome est un front pour l’immobilisme cela d’autant plus que personne ne s’attendait à un vote favorable au Brexit  et qu’il y a donc une impréparation totale pour la négociation du divorce avec la Grande-Bretagne (à noter la même impréparation côté britannique dont les élites  même celles qui ont milité pour le brexit  ne s’attendaient pas un tel résultat. Cette impréparation ajoutée au délai que semble vouloir imposer l’Allemagne comme la Grande-Bretagne risque cependant d’amplifier les incertitudes quant à l’avenir de l’union européenne. Des incertitudes qui risquent de coûter cher à la croissance britannique mais aussi à l’union européenne dont l’activité sortait à peine la tête de l’eau. De toute manière les oppositions demeurent fondamentales entre Berlin et Paris sur les modalités de redynamiser relancer l’Europe

Berlin: énorme manif l’accord commercial UE-USA

Berlin: énorme manif  l’accord  commercial UE-USA

Pendant que les Français se regardent le nombril, passent leur temps dans des querelles Franco françaises de bas étage, les Allemands se saisissent d’une question fondamentale concernant l’évolution des échanges entre l’Europe et les États-Unis. Un traité stratégique car il remet en cause la souveraineté des Etats et concernera différents aspects notamment économiques bien sûr et aussi sociaux environnemenaux. Un traité par ailleurs antidémocratique puisque négocié dans le plus grand secret avec surtout les multi nationales. Une manifestation monstre a donc eu lieu hier à Berlin pour protester contre le projet d’accord de libéralisation des échanges entre l’Europe et les Etats-Unis. Selon les organisateurs, une alliance d’associations caritatives et de défense de l’environnement et de partis d’opposition, 250.000 personnes ont participé au rassemblement, soit davantage que ce qu’ils avaient anticipé. La police parle de 100.000 participants.  »Il s’agit de la manifestation la plus importante que ce pays ait vu depuis de nombreuses années », a lancé aux manifestants Christoph Bautz, directeur de Campact, un mouvement de citoyens. L’opposition au Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (PTCI, TTIP en anglais) ne cesse de croître en Allemagne. Ses adversaires estiment qu’il donnera trop de pouvoir aux grandes multinationales aux dépens des consommateurs et des salariés. Dans une lettre pleine page publiée dans plusieurs journaux allemands samedi, le vice-chancelier (SPD) et ministre de l’Economie Sigmar Gabriel met en garde contre les « alarmistes ».  »Nous avons la chance de fixer de nouvelles et bonnes normes pour développer le commerce mondial. Avec des règles ambitieuses pour l’environnement et les consommateurs et avec des conditions justes pour l’investissement et les salariés. Cela doit être notre objectif », écrit Sigmar Gabriel.

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  • site poèmes-chansons-théâtre de l’auteur

Voyage à Berlin : les bobos défendent Valls !

Voyage à Berlin : les bobos défendent Valls !

 

Curieux cette sorte d’ unanimité  sur les grands médias de la part des bobos qui minimisent l’affaire Valls. Pour résumer «  il a fait une   erreur de communication mais ce n’est pas une  affaire d’Etat » ou  « il a fait un erreur,  il a remboursé,  passons à autre chose de plus sérieux ».  Les soutiens-directs ou indirects pour enterrer l’affaire à Valls- viennent t vraiment de nombreux horizons, mais ce qui les réunît c’est  l’appartenance à cette caste qui détient le pouvoir ( médiatique, économique, politique etc.)  complètement déconnectée  des réalités sociales et économiques. Car cet épisode est significatif  de ce qu’est le décalage entre les élites et le peuple. Valls a gaspillé 20 000 euros de fonds publics ( un minimum car il faudrait intégrer le coût des 10 accompagnateurs) alors par exemple que la moyenne des pensions du privé est de l’ordre de 1000 euros mensuels  et le salaire moyen de 1500 euros. Que les charges contraintes ne cessent augmenter et que le pouvoir achat est quasiment bloqué. Savent-t-ils ce que c’est de vivre avec 1000 ou 1500 euros ( voire moins) ceux qui décrètent que finalement cette affaire est anecdotique. Bref qu’il ne faut pas en faire un fromage. Au-delà de la somme en cause c’est le rapport au pouvoir, le rapport à la démocratie, le rapport aux promesses ( la république exemplaire par exemple) qui sont en cause. Valls est en faiat un pur produit de l’oligarchie ,il n’a pratiquement jamais travaillé dans  la production. Fonctionnaire, puis conseiller parlementaire enfin élu, il appartient à cette oligarchie qui a transformé le mandat politique en métier. Du coup remettre en cause sa pratique c’est aussi s’ interroger sur les privilèges des autres castes. D’où ces réactions pour minimiser cet événement.  Valls comme beaucoup d’autres n’est en fait qu’un produit médiatique coaché par la com. Sans grande intelligence, sans vision et même sans grande conviction.  Sa posture de Clémenceau d’opérette ne doit pas faire illusion, comme ses colères, son ton martial à la limite du ridicule.  Valls ne sait pas où, il va, il suite la ligne imposé par les nouveaux idéologue de la com., en l’ occurrence «  la gauche RSCG »,  marchands de savonnettes. «  plus c’est gros, plus ça passe » «  ce qui compte c’est l’emballage pas reproduit ». Bref le vide politique sidéral. La mauvaise foi aussi. Et même la malhonnêteté. Grâce à la com. Valls s ‘est forgé uen image de père la rigueur, de Clémenceau d’opérette mais  il est pris les mains dans le pot de confiture. Le masque tombe. Malheureusement derrière ce masque il n’y a rien, comme Hollande ( Sarko avant) on gouverne avec les sondages, un coup, à gauche, un coup à  droite et finalement un slalom entre des gadgets. Des grandes réformes annoncées presque toutes les semaines qui se révèlent être des mi mesures ( la simplification par exemple). Mais l’apparence suffit aux médias dans un univers politique caractérisé par la nullité politique et intellectuelle. Et les bobos sont tout étonnés de la sévérité des Français ; sils défendent Valls,  en tout cas minimisent les faits, c’est autant pour se défendre eux mêmes , défendre le système dont ils sont le produit et qu’ils alimentent.

 

Sondage Valls Berlin : 67% des Français condamnent toujours

Sondage Valls Berlin : 67% des Français condamnent toujours

 

 

Les bobos des grands médias qui commentent l’actualité chaque jours sont étonnés de constater que l’affaire Valls ne passent pas auprès de l’opinion. La preuve s’il en était que le décalage avec la société n’affecte pas seulement les politiques mais aussi les grands médias. Pa étonnant beaucoup de journalistes ont estimé que ce n’était pas vraiment une  « affaire » cette histoire de  qui a coûté 20 000 euros.  Pour eux peut-être, mais pas pour ceux pour lesquels cela représente par exemple le montant de la retraite annuelle. Selon un sondage Odoxo diffusé vendredi soir sur iTélé, 67% des personnes interrogées qualifient le sujet comme « grave ». Si les sympathisants de droite réprimandent nécessairement plus l’affaire à hauteur de 80%), les sympathisants de gauche, eux, sont plus partagés. Cependant, prêt d’un sympathisant de gauche sur deux et 30% de sympathisants socialistes estiment cette affaire comme « grave ». Plus compliqué pour le Premier ministre, son mea culpa, jeudi matin depuis l’Ile de la Réunion, ne semble pas être passé. Pour six Français sur dix, les propos de Manuel Valls, qui a reconnu « une erreur mais pas une faute », n’a pas clos la polémique. Plus généralement, une majorité des Français (68%) considèrent que la polémique a détériorée l’image du locataire de Matignon.

 

Voyage Berlin-Valls : aveuglement, déconnexion, stupidité

Voyage Berlin-Valls : aveuglement, déconnexion, stupidité

Il est clair que ce n’est pas fait en lui-même qui constitue uen faute politique bien que 15 à 20 000 euros représente une somme scandaleusement élevée mais plutôt ce que cette faire révèle de la personnalité de Valls et au-delà des politiques. Première observation Valls a refusé de s’expliquer sur cette escapade comme si on avait des comptes à demander à un monarque ! Ensuite sous la pression il s’est embrouillé dans ses explications. En bref il menti ;  menti quand il a dit surtout qu’il s’agissait d’uen rencontre officielle avec Platini alors que l’intéressé avait un rendez vous deux jours après en France avec Hollande. Une explication qui ne tient pas debout. Il a ensuite menti car il a fallu que la presse découvre la présence de ses enfants pour que Valls  avoue le caractère familial du déplacement. En fait Valls marche sur l’eau depuis des mois et devient complètement sourd à tous les conseils ou observations qui peuvent être faites. En la circonstance son entourage lui avait même déconseillé ce voyage. C’est bien connu le pouvoir rend fou et par moment on a vraiment l’impression que Valls perd toute notion d’équilibre mental notamment quand par exemple il hurle à l’assemblée au point d’être agité de tremblements curieux comme s’il ne parvenait plus à se maitriser. De toute évidence Valls , comme d’autres, est  déconnecté des réalités. Pas seulement lui-même, nombre d’hommes politiques et de médias qui estiment  que ce n’est quand même pas une  « affaire » mais simplement uen erreur de communication. Près de 20 000 euros pourtant ont été dépensés , ce qui représente autant que la retraite annuelle de nombre de Français. Dans Certaisn milieux , on jongle avec les milliers d’euros comme dans d’autres avec les centimes. Dernier élément de cette affaire ,l’ attitude complètement stupide de Valls et au demeurant qui continue dans la même voie. Il continue affirmer que ce voyage personnel avait un caractère officiel ; Du coup il ne rembourse que le coût du voyage des enfants. En fait il s’enferre et cette histoire va lui couter très cher car lui qui se voulait le père la rigueur et adoptait  en permanence une  posture de Clémenceau d’opérette va être atteint dans la représentation qu’il voulait donner de lui-même. Il faut même prévoir pour le court terme une très forte perte de popularité ;  pour le plus long terme il trainera sans doute toujours comme un boulet le fait d’avoir menti et abusé de son pouvoir. Ce que ne pardonne plus une société à laquelle on impose l’austérité . Un pardon d’autant plus difficile à accorder que cette politique set un  échec complet.

 

 

 

Berlin : Valls va rembourser ( une partie) mais le mal est fait

Berlin : Valls va rembourser ( une  partie) mais le mal est fait

Valls a la tête dure mais il va rembourser la part de ses enfants pour son escapade pour le match de foot Barcelone –Turin. Il aura quand même fallu 5 jours pour que Valls ( tancé aussi par Hollande) comprenne qu’il était à coté de ses pompes. Ceci étant il s’enferre quand même quand il décide de ne rembourser la part de ses enfants ; ce qui signifie qu’il ne rembourse pas sa part et qu’il maintient donc son invraisemblable rencontre avec Platini. La preuve sans doute de son entêtement ridicule et de sa difficulté à écouter. . Ceci étant le mal est faat et 77% des Français ont été choqués d’après un sondage BFM. L’affaire va donc se tasser mais Valls va en payer le prix en terme de popularité car c’est un sérieux accroc à limage du « père la rigueur ».  « Si c’était à refaire, je ne le referais pas. » Les mots viennent de Manuel Valls. A son arrivée à La Réunion dans le cadre d’un déplacement de trois jours dans les départements de l’océan Indien, le Premier ministre est revenu sur la polémique qui le touche depuis samedi et la finale de la Ligue des Champions opposant, à Berlin, les équipes de Barcelone et de la Juventus de Turin. Il s’y était rendu dans un avion de la République accompagné de ses deux enfants. « Dans le cadre de ce déplacement officiel, j’ai utilisé les moyens mis normalement à la disposition du Premier ministre (…) Mais je suis sensible, bien sûr, à la réaction des Français, je me dois d’incarner un comportement parfaitement rigoureux », a déclaré Manuel Valls jeudi matin, tentant de mettre un terme à la polémique. « Si c’était à refaire, je ne le referais pas. Et pour lever tout doute, j’ai décidé d’assumer la prise en charge pour mes deux enfants, soit 2.500 euros », a complété le Premier ministre face à la presse.

 

Berlin-Valls : grosses conséquences pour sa popularité

Berlin-Valls :  grosses conséquences pour sa popularité

 

Dans cette affaire de voyage pour aller voir un match de foot, on retiendra sans doute le fait mais surtout le coup de couteau dans ‘limage de celui qui voulait incarner rigueur , volonté et  honnêteté. De ce point de vue les prochains sondages de popularité devraient sanctionner sévèrement Valls pris à son propre piège de la posture de père la rigueur ; Valls s’est planté trois fois. D’abord en effectuant ce déplacement privé avec les moyens de l’Etat . Deuxièmement en s’ enfermant dans des explications contradictoires et incomppréhensibles.il a d’abord affirmé qu’i avait droit lui aussi à des loisirs, ensuite qu’il avait uen rencontre avec Platini .D’autres comme Bartolone affirme que c’était pour défendre la candidature de la France au CIO ( alors qu’il n’y avait pas de membres du CIO présent à Berlin !). C’est le mensonge qui va être sanctionné et cette incapacité de Valls à se remmener en cause , à admettre qu’il s’est trompé. Un Valls incapable de la moindre introspection, de la moindre excuse au-delà de la moindre sensibilité. Car ce qui choque dans cette affaire c’est le décalage entre le regard des politiques et ce que vivent de nombreux français affrontés à l’austérité. La preuve ou tout au moins le décalage énorme entre ces politiques, oligarques enfermés dans leur système et coupés des réalités économiques et sociales. 

Valls-voyage à Berlin : 77% choqués

Valls-voyage à Berlin : 77% choqués

 

 

Selon un sondage de l’institut Elabe pour BFMTV rendu public mercredi, 77% des Français se disent « choqués » par ce déplacement du Premier ministre et la presse s’est encore largement fait l’écho mercredi de la controverse, qui n’a fait qu’enfler depuis quatre jours. Le Parisien évoque une « grosse gaffe ». Libération, classé à gauche, accuse : « Valls marque contre son camp. » Le Monde barre sa première page d’un « Manuel Valls, la mauvaise passe ». Des observateurs doutent de la réalité du tête-à-tête Valls-Platini et les explications du chef de l’Etat et du Premier ministre, pas plus que celles du président de l’UEFA, n’ont éteint un incendie attisé par l’opposition de droite.   »Les justifications de ce voyage sont de plus en plus embrouillées », a dit à la presse parlementaire la députée du parti Les Républicains (LR), Valérie Pécresse, selon qui Manuel Valls devrait rembourser ce voyage aux frais de l’Etat. Un avis partagé par l’ancien Premier ministre François Fillon, qui parle d’ »erreur », le centriste François Bayrou ou la députée Front national Marion Maréchal Le Pen, laquelle a jugé « scandaleux » le voyage à Berlin de Manuel Valls.  Dans Le Parisien, l’ancienne ministre LR Nathalie Kosciusko-Morizet, ironise : « On apprend que Valls est allé soutenir le Barça aux frais du contribuable, heureusement qu’il n’est pas fan des All Blacks (les rugbymen néo-zélandais-NDLR) ! » L’affaire embarrasse le gouvernement et le Parti socialiste, dont Manuel Valls a quitté le congrès samedi après-midi pour cet aller-retour Poitiers-Berlin – Poitiers où, déjà, des ministres et des dirigeants du PS critiquaient en privé cette escapade.   »Ce voyage en Falcon de Valls est une connerie », a déclaré sans ambages mercredi sur Europe 1 le député du Parti radical de gauche Olivier Falorni. « Disons que c’est maladroit », a concédé une ministre en privé. « Je pense qu’il aurait sans doute gagné en image s’il avait regardé le match de foot en bras de chemise au milieu des militants socialistes », a pour sa part estimé la députée Karine Berger au Talk Orange-Le Figaro

Voyage à Berlin :Valls le moraliste pris les mains dans le pot de confiture

Voyage à Berlin :Valls le moraliste pris les mains dans le pot de confiture

 

Il fallait bien que cela arrive, Valls a tellement donné de leçons de morale qu’on pouvait se douter qu’un jour ou l’autre il serait pris à son propre piège de père la vertu ( en fait le type même d’oligarque). On apprend en effet que le fameux voyage à Berlin n’avait bien entendu rien d’officiel mais qu’en plus Valls était accompagné par ses enfants. Manuel Valls était accompagné par deux de ses fils lors de l’aller-retour à Berlin samedi pour assister à la finale de la Ligue des Champions de football, a indiqué mardi l’entourage du Premier ministre, confirmant une information de BFMTV. Un petit voyage personnel et familial à 1400 euros qui constitue un sérieux coup de canif dans la posture de celui qui veut incarner la rigueur. Hollande lui même a sérieusement tansé son Premier ministre car les conséquences sur la popularité de Hollande comme de Valls ne tarderont pas à se faire sentir. D’autant que Valls est complètement incapable d’introspection .  Outre la « délégation incompressible » d’officiers de sécurité et conseillers qui accompagnent le chef du gouvernement, deux des fils de Manuel Valls ont aussi pris place dans le Falcon gouvernemental entre Poitiers et Berlin samedi. « La présence des enfants dans l’avion n’ajoute strictement rien au coût de l’affrètement » de l’appareil, a assuré à l’AFP l’entourage du chef du gouvernement. Mais cette ligne de défense ne convainc pas plus l’opposition que celle adoptée par le couple exécutif depuis samedi. Manuel Valls puis François Hollande avaient justifié ce déplacement par la tenue d’une réunion avec Michel Platini, président de l’UEFA pour préparer l’Euro 2016 qui aura lieu en France.

 

Manuel Valls à Berlin : « une connerie » (Hollande)

Manuel Valls à Berlin : « une connerie » (Hollande)

Officiellement Hollande a bien défendu Valls mais en privé a tansé Valls. Ce Voyage était uen connerie aurait dit Hollande bien conscient que cet incident aura des conséquences néfastes sur la popularité de l’un comme de l’autre. D’autant plus que Platini est aujourd’hui à paris précisément pour rencontre Hollande ! La polémique autour du voyage de Manuel Valls à Berlin ne faiblit pas. Le Premier ministre, accompagné de ses deux fils, s’est rendu dans la capitale allemande pour assister à la finale de la Ligue des champions de football, samedi 6 juin, avec un avion de la République. Le Parisien parle d’une « grosse gaffe » et Libération titre ce mercredi 10 juin : « Valls marque contre son camp ». Son entourage insiste sur le fait qu’il était invité par Michel Platini, le président de l’UEFA. Selon les informations de RTL, un proche de François Hollande affirme que le chef de l’État est « tombé de l’armoire » après cet épisode.  Le Président a donc été très clair avec son premier ministre mardi midi lors d’un tête-à-tête à l’Élysée : « Ce qui est fait est fait mais à l’avenir il faudra être toujours plus vigilant »François Hollande ajoute que Manuel Valls   »en tirera les leçons ». Un message à son premier ministre pour lui signifier que cette première fois devait aussi être la dernière. Selon un porte-parole de l’UEFA, Manuel Valls est venu à Berlin pour parler de l’Euro 2016 avec Michel Platini et le président du comité d’organisation de la compétition, Jacques Lambert.

 

Nouvelle humiliation de la France à Berlin

Nouvelle humiliation de la France à Berlin

 

Encore une novelle humiliation de la France à Berlin qui comme les bourgeois de Calais vient faire allégeance à Merkel mais repart bredouille. Au départ c’était un pacte de croissance (encore un) visant à investir 50 milliards en France et 50 milliards en Allemagne mais 50 milliards financés par les budgets respectifs. Finalemenet ce ne sera pas un euro public en Allemagne et la France, elle, fiancerait bien mais elle n’a pas les moyens. Un fiasco retentissant mais dont le bruit est renvoyé à plus tard, en décembre sans doute dans un document insipide qui va enterrer la question. Lundi matin, l’existence d’un « deal » franco-allemand pour relancer l’investissement en Europe faisait la une des quotidiens économiques. Interrogé par le journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung (le FAZ), le ministre français des Finances, Michel Sapin, évoquait même un plan de 50 milliards d’euros d’investissement outre-Rhin. Le responsable, en déplacement à Berlin avec Emmanuel Macron, l’autre locataire de Bercy, a toutefois vu ses espoirs doucher. Les ministres français sont repartis avec la promesse de propositions communes sur l’investissement, mais qui ne doivent rien coûter ou presque à Berlin. D’ici le 1er décembre, « nous avons convenu d’élaborer une proposition commune sur les possibilités d’investissement dans les deux pays », a d’abord déclaré Wolfgang Schäuble, responsable des Finances dans le gouvernement d’Angela Merkel. Au côté de son homologue de l’Economie, Sigmar Gabriel, il s’est ensuite empressé d’indiquer que chez eux, l’essentiel des investissements nécessaires viendraient du secteur privé, écartant la proposition française d’un programme allemand de dépenses publiques dont profiteraient par ricochet les autres pays européens.

 

Relance : Macron et Sapin à Berlin pour rien ?

Relance : Macron et Sapin à Berlin pour rien ?

 

Sapin et Macron veulent que Berlin investissent 50 milliards,  comme la France (mais qui les empruntera). Du coup, ils risquent de revenir avec rien. L’Allemagne refuse en effet de faire du déficit budgétaire et considère que la France va encore financer à crédit sa relance. Sans doute pour des raisons diplomatiques le refus de Berlin ne sera pas auusi tranché mais la position allemande va sans doute signifier à la France qu’il lui faut d’abord faire des réformes structurelles.  Sigmar Gabriel et Wolfgang Schäuble attendent donc de pied Sapin et Macron.  Au menu de cette rencontre avec les ministres français de l’Économie et des Finances, Emmanuel Macron et Michel Sapin: les moyens de redynamiser les investissements et la croissance dans les deux pays et l’Europe toute entière. En amont de la visite, les quatre protagonistes ont réaffirmé des positions très éloignées. Pour Berlin, la clé de la guérison de la zone euro est la confiance, qui passe par un assainissement des finances publiques et des réformes structurelles. Wolfgang Schäuble ne conteste pas que son pays ait besoin d’investissements, il l’a redit dans une interview dimanche 19 octobre. « Mais nous ne voulons pas de croissance à crédit« , a-t-il martelé. Son objectif premier reste le « zéro pointé » du déficit fédéral l’an prochain. « C’est le seul moyen de générer la confiance« , pour lui. L’investissement devra être pour l’essentiel privé, la tâche de l’État est simplement d’en favoriser les conditions. Paris voudrait quant à lui que le partenaire allemand utilise ses marges de manœuvre budgétaires pour investir dans le soutien de l’économie, ce dont tous les Européens profiteraient par ricochet. Avant de faire le voyage, Emmanuel Macron a chiffré la requête, pour la première fois. « 50 milliards d’euros d’économies chez nous, 50 milliards d’investissements chez eux, ce serait un bon équilibre« , a jugé le ministre dans une interview conjointe avec Michel Sapin au quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) à paraître lundi 20 octobre. Pour l’Allemagne, qui affiche depuis 2012 des comptes publics à l’équilibre (tous niveaux confondus, État fédéral, Länder et communes), 50 milliards d’euros de dépenses supplémentaires « seraient compatibles avec une politique budgétaire sérieuse », juge le ministre français de l’Économie.

 

Libre échange : Berlin contre le traité avec le Canada

Libre échange : Berlin contre le  traité avec le Canada

Les objections de Berlin reposent sur une clause de protection juridique offerte aux entreprises investissant sur le territoire des Vingt-Huit. Pour ses détracteurs, ces dispositions contreviennent à la souveraineté des Etats. Le gouvernement allemand, écrit le journal citant des diplomates allemands à Bruxelles, ne peut pas signer l’accord « telle qu’il a été négocié ». En octobre dernier, le Premier ministre canadien, Stephen Harper, et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, avaient pourtant annoncé que les négociations entamées en mai 2009 étaient quasiment bouclées et qu’il ne restait plus à régler que « des aspects techniques et juridiques » avant que l’Accord économique et commercial global (CETA) puisse être soumis à ratification par les Vingt-Huit. Réunis à Bruxelles, les deux dirigeants avaient alors vanté « une réalisation historique pour le marché transatlantique » censée générer des milliards d’euros d’activités supplémentaires. Mais les discussions finales se sont révélées plus ardues que prévu notamment sur ces dispositions qui permettraient à des entreprises étrangères de poursuivre des Etats si elles considèrent qu’un gouvernement enfreint un accord commercial. L’Allemagne considère que ce mécanisme permettrait aux entreprises de contourner les lois; à Bruxelles, la Commission estime que sans ces clauses, les entreprises canadiennes n’investiraient pas en Europe. Or ce mécanisme d’arbitrage et de règlement des différends entre les entreprises et les Etats est aussi au cœur du traité en cours de négociation entre l’Union européenne et les Etats-Unis. « L’accord de libre-échange est un test de l’accord avec les Etats-Unis », reconnaît un haut fonctionnaire de la Commission cité par la Süddeutsche Zeitung. S’il est rejeté, alors l’accord avec les Etats-Unis sera également mort, ajoute-t-il. Le texte du traité, écrit encore la Süddeutsche Zeitung, devrait être transmis dans le courant de la semaine aux capitales européennes afin qu’elles puissent l’examiner dans le détail. A Ottawa, une porte-parole d’Ed Fast, le ministre canadien du Commerce, n’a pas fait de commentaire direct sur l’article du quotidien allemand mais a assuré que les deux parties faisaient d’ »immenses progrès » sur la voie d’une finalisation du texte.

 

Commission européenne: Moscovici contesté par Berlin

Commission européenne: Moscovici contesté par Berlin  

C’est pas gagné pour Moscovici ! Témoin cet échange significatif entre le ministre des finances français et le ministre allemand à propos de la candidature de Moscovici comme commissaire aux affaires économiques. Dans les Echos du  21 juillet « Il est légitime que la France occupe un poste important à la Commission Européenne ! », place Michel Sapin en visant les affaires économiques. « Plus on en parle, plus la décision est difficile à prendre », lui répond Wolfgang Schäuble, pour qui, clairement, la candidature de Pierre Moscovici n’est pas la seule option. Et pourtant, tente Michel Sapin, un Français à ce poste voudra tellement être irréprochable qu’il sera d’autant plus dur avec son pays, ce qui devrait rassurer l’opinion allemande.  La teneur de ces échanges entre les ministres des Finances français et allemand en dit long sur les négociations en cours. Elles sont très serrées. François Hollande, qui depuis sa campagne présidentielle milite pour une réorientation de l’Europe vers plus de croissance, veut que ce portefeuille très stratégique au sein de la Commission revienne à la France. Mais si cette thèse de Paris sur un meilleur équilibre entre croissance et austérité a gagné du terrain, l’Allemagne craint aussi qu’un ancien ministre des finances socialistes aux affaires économiques renvoie l’image d’une Commission qui se montrerait plus souple sur la discipline budgétaire.

 

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