Archive pour le Tag 'Benalla'

Le vol du coffre-fort de Benalla: une affaire rocambolesque confiée à la justice

Le vol du  coffre-fort de Benalla: une affaire rocambolesque confiée à la justice

 

 

Une affaire totalement rocambolesque comme laisse cette affaire de coffre-fort de Benalla  disparu dans la nuit du 20 juillet 2018 et dont on ne sait pas s’il s’agit d’un vol ou d’une mise en sécurité pointe. Sans doute une mesure de prudence car sinon pu enquêtait au domicile de Ben à la que le lendemain de la disparition du coffre. Un comme un coffre contenant des armes et peut-être des documents compromettants. Une nouvelle information judiciaire a donc été ouverte cette semaine par le parquet de Paris dans le cadre de l’affaire Benalla, a-t-on appris ce jeudi. Celle-ci porte sur le coffre-fort disparu d’Alexandre Benalla, l’ancien collaborateur de la présidence. Une enquête préliminaire avait été ouverte en février 2018 pour « entrave à la manifestation de la vérité », concernant un coffre-fort qui avait disparu le 20 juillet 2018. L’enquête a désormais été confiée à un juge d’instruction.

Au mois de juillet 2018, alors que l’ancien chargé de mission de l’Élysée est en garde à vue, les policiers se retrouvent coincés devant le domicile d’Alexandre Benalla à Issy-les-Moulineaux alors qu’ils sont venus le perquisitionner. La porte et la serrure résistent à leurs assauts.

Quand ils y parviennent enfin, il est plus de 21 heures, heure au-delà de laquelle on en peut plus pratiquer de perquisition. Ils attendent donc le lendemain matin, 6 heures, pour pénétrer dans l’appartement des Hauts-de-Seine. À leur entrée, le coffre-fort dans lequel sont entreposées les armes d’Alexandre Benalla n’est plus là.

Benalla dépose plainte contre Anticor !

Benalla dépose plainte contre  Anticor !

 

Plus gonflé que  Benalla tu meurs ! L’intéressé a le culot de porter plainte contre l’association Anticor (qui lutte contre la corruption). En cause,  le contrat négocié en douce (par lui et  son complice delà bastonnade du premier mai) avec un oligarque russe ; et cela   pendant qu’il était à l’Elysée. Il reconnaît cependant  reconnait avoir été impliqué mais « n’a pas négocié entièrement le contrat ». On peut réellement se demander si Benalla ne jouit pas d’une certaine protection pour se monter aussi provocateur. (Au fait on en est où juridiquement à propos du garde du corps de Macron,).   Au mois de juillet dernier, l’association de lutte contre la corruption avait déposé plainte à son encontre pour « corruption, corruption passive, blanchiment et entrave à la justice ». Anticor s’appuyait sur des articles de Mediapart évoquant un contrat passé entre un oligarque russe et une société par l’intermédiaire de Vincent Crase, un proche d’Alexandre Benalla.

Tout en partageant l’article du Journal du dimanche, l’ancien adjoint au chef de cabinet d’Emmanuel Macron a dénoncé sur Twitter l’action judiciaire d’Anticor, qualifiée d’« atteinte inadmissible à [son] honneur ». Il juge par ailleurs cette affaire  »ignominieuse ». Mon avocate Me Laffont a déposé une plainte en « dénonciation calomnieuse » contre l’association « politique » @anticor_org. En effet dans le « délire » des pseudos-affaires Benalla, l’affaire dite des contrats russes est la plus ignominieuse, une atteinte inadmissible à mon honneur.

« Le dépôt d’une plainte est révélateur de la mauvaise foi de l’association Anticor », a écrit son avocate Jacqueline Laffont au procureur de la République, selon les informations du Journal du dimanche. Elle estime en effet que l’association n’a pas tenu compte des corrections apportées sur le site Mediapart. Celui-ci avait d’abord écrit dans un premier temps qu’Alexandre Benalla avait négocié  »de bout en bout » l’accord avant d’évoquer par la suite une simple « implication » de sa part.

 

 

 

Benalla : une nouvelle affaire !

Benalla : une nouvelle affaire !

Le feuilleton pénal  n’est peut-être pas complètement terminé d’autant que la procédure judiciaire semble traîner en longueur comme d’ailleurs la plupart des affaires politiques. En attendant,  l’association anticorruption Anticor déposée une plainte contre Benalla le 12 juillet au motif qu’il participait à du business pendant qu’il était encore chargé de mission à l’Élysée. Il a ainsi utilisé sa posture élyséenne pour aider à la conclusion d’un contrat avec des proches de Poutine. L’association anticorruption a déposé une plainte, vendredi 12 juillet, contre l’ancien chargé de mission de l’Elysée auprès du parquet national financier pour « corruption », « corruption passive », de son copain Vincent écrase impliquer avec lui dans l’affaire du 14 juillet.  L’association demande de faire la lumière sur la conclusion de contrats de sécurité avec des oligarques russes et le rôle joué par Alexandre Benalla et «tout autre intervenant ». Elle s’appuie sur les révélations de Mediapart concernant ces contrats passés par les sociétés Mars et France Close Protection avec Iskander Makhmudov et Farkhad Akhmedov, réputés proches du président russe. Mars était alors dirigée par son ami Vincent Crase, ex-responsable de la sécurité de La République en marche.

De Rugy : une nouvelle affaire Benalla

De Rugy : une nouvelle affaire Benalla

Les frasques de Rugy,  ministre de l’écologie pourraient bien se transformer en nouvelle affaire Benalla. D’abord parce que cette histoire intervient encore en plein été ;  les informations économiques et sociales sont plus rares et les Français peut-être aussi plus friands de faits divers. Ensuite et surtout parce qu’il semble bien que Macron ait  décidé justement comme dans l’affaire Benalla  de ne rien décider prenant ainsi le risque d’un pourrissement de la situation. Pourtant,  le Premier ministre a sérieusement sermonné François de Rugy  en plus en lui infligeant des enquêtes concernant les repas organisés pour des amis mais aussi à propos de la réfection de son appartement de fonction comme ministre (coût des travaux 63 000 €). On le sait comme monarque, Macron refuse de céder dans un premier temps sous la pression quitte d’ailleurs après à lâcher beaucoup de choses. En renouvelant la confiance à de Rugy Macron commet encore une grave faute politique car ce feuilleton va alimenter la chronique durant la période estivale. On va forcément trouver de nouvelles accusations concernant de Rugy. C’est déjà fait avec sa mise en cause pour  un appartement loué à Nantes à prix préférentiel. Concernant les repas entre amis, François de rugi a pratiquement reconnu sa responsabilité. Il s’est engagé à rembourser si nécessaire “chaque euro contesté”.François de Rugy sera “invité à s’expliquer dans le cadre de cette démarche dans les prochains jours”, précise la présidence de l’Assemblée nationale, où le ministre a cédé son fauteuil à Richard Ferrand l’an dernier. (Notons que ce dernier a lui aussi permit à sa compagne de faire un sérieux bénéfice de leur de 800 000 € dans l’histoire de l’immeuble des mutuelles de Bretagne dont Ferrand était président).Dans un nouvel article paru jeudi, Mediapart fait état de “travaux de confort” d’un montant total de plus de 63.000 euros, aux frais du contribuable, réalisés dans les appartements privés du ministère de la Transition écologique.

Benalla : Macron ne regrette rien

Benalla : Macron ne regrette rien

 

 

“C’est trop facile de regretter”, a estimé le chef de l’Etat lors d’une conférence de presse à l’Elysée. “Est-ce que je pense qu’au moment où j’ai été élu, connaissant ce jeune garçon, qui avait vraiment du talent, qui s’était engagé dans ma campagne (….), est-ce que je regrette de l’avoir embauché à l’Elysée ? Non”. “Je pense que c’était extrêmement cohérent avec les valeurs que je porte, c’est sans doute pour cela que je lui en veux encore plus”, a-t-il ajouté. “Il a fait des fautes très graves (…) mais il a le droit à la présomption d’innocence”. “Quoique n’ayant jamais été protégé par l’Elysée, qui l’a sanctionné, qui l’a ensuite licencié, qui n’a jamais cherché à le protéger à l’égard de quelque service administratif (…), il n’a pas donné une bonne image”, a poursuivi Emmanuel Macron. “Donc je le regrette pour cela mais je ne regrette pas les choix qui ont été faits à d’autres moments, où je ne savais pas tout”. “Quand vous décidez d’employer quelqu’un, il y a une part de risque”, a-t-il ajouté, estimant qu’”on en avait sans doute trop fait” sur cette affaire. L’affaire Benalla a éclaté en juillet dernier avec la diffusion d’une vidéo dans laquelle l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron apparaît en train de molester des manifestants le 1er-mai 2018 à Paris.

 

Affaire Benalla: une enquête ouverte concernant le directeur de cabinet de Macron

Affaire Benalla: une enquête ouverte concernant le directeur de cabinet de Macron

 

 

Ce n’est pas un procès des barbouzes à proprement parler mais une affaire judiciaire qui concerne l’entourage très sulfureux de Macron. Ce qui a amené d’ailleurs plusieurs conseillers à démissionner sans parler aussi de l’autre affaire du secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, accusé par l’association Anticor de conflit d’intérêts.Le parquet de Paris a ouvert lundi deux nouvelles enquêtes préliminaires, dont une pour « faux témoignages », dans l’affaire Benalla, à la suite d’un signalement du Sénat par lettre du 27 mars dernier. Les suspicions de faux témoignages visent l’ancien chargé de mission de l’Elysée Alexandre Benalla et l’ancien employé de La République en Marche (LaREM) Vincent Crase, mais également le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Patrick Strzoda.  Le président du Sénat, Gérard Larcher, a saisi par lettre le procureur de la République de Paris le 27 mars 2019 de soupçons de faux témoignages devant la mission d’information sénatoriale sur les conditions dans lesquelles l’ancien chargé de mission de l’Elysée Alexandre Benalla a malmené des manifestants le 1er mai 2018, rappelle le parquet dans un communiqué. Ces suspicions visent l’ex-homme de confiance du chef de l’Etat, son ami Vincent Crase, chef d’escadron de la réserve opérationnelle de la gendarmerie et ex-employé de La République en Marche (LaREM), et le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron. Patrick Strzoda est soupçonné d’avoir menti sur le périmètre des missions confiées à Alexandre Benalla et ce dernier sur la nature de ses fonctions à l’Elysée, la restitution de passeports diplomatiques et son rôle dans la conclusion d’un contrat de sécurité avec l’oligarque russe Iskander Makhmudov, alors même qu’il travaillait encore à la présidence de la République. Vincent Crase est soupçonné d’avoir menti sur les conditions de sa participation à la conclusion de ce contrat. Selon le parquet de Paris, le Sénat a joint à son signalement une “liste des incohérences et contradictions” dans les déclarations de Patrick Strzoda, du secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, et du chef de la sécurité de la présidence, Lionel Lavergne, devant la mission d’information. Cette liste a été transmise à la demande du bureau du Sénat dans la perspective d’éventuelles investigations complémentaires et suites judiciaires, précise le parquet. La deuxième enquête préliminaire vise “l’absence d’accomplissement par M. Alexandre Benalla de ses obligations déclaratives auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP)”. Selon la mission sénatoriale, Alexandre Benalla et sept autres chargés de mission à la présidence de la République échappaient à toute transparence. “Alors qu’ils exerçaient des missions importantes ainsi qu’une influence certaine sur la réflexion et les décisions du chef de l’État, ces chargés de mission (…) n’ont pas rempli ni déposé de déclaration d’intérêts ni de déclaration patrimoniale”, lit-on dans son rapport. Cette affaire a également créé des tensions au sommet de l’Etat et éclaboussé certains des plus proches collaborateurs d’Emmanuel Macron.

Affaire Benalla : Le Premier ministre s’assoit aussi sur la séparation des pouvoirs en dénonçant le Sénat

Affaire Benalla : Le Premier ministre s’assoit aussi sur la séparation des pouvoirs en dénonçant le Sénat

Il est assez paradoxal que le Premier ministre Édouard Philippe reproche principalement au rapports du Sénat sur l’affaire Benalla de ne pas respecter la séparation des pouvoirs. Il considère en effet que le Sénat n’a aucune autorité pour intervenir sur les dysfonctionnements de l’Élysée. En réalité ce qu’il fait c’est une critique du Sénat par le gouvernement, une sorte d’inversion des pouvoirs puisque précisément le rôle du Parlement est de contrôler le gouvernement. On pourrait donc côté Sénat lui retourner complètement l’argument en indiquant qu’au nom de la séparation des pouvoirs il n’appartient pas au gouvernement d’intervenir sur le fonctionnement du Parlement. L’argumentation du Premier ministre apparaît un peu spécieuse ; par ailleurs il ne répond pas aux questions de fond qui sont posés sur le rôle de pénal à auprès de Macron.

Édouard estime que le rapport de la commission d’enquête entrave la séparation des pouvoirs. «J’observe que, dans les recommandations qui sont formulées par la commission d’enquête, un certain nombre concernent explicitement et implicitement la présidence de la République et l’Élysée. J’en suis un peu surpris car traditionnellement, la séparation des pouvoirs fait qu’il n’appartient pas, ni à l’Assemblée nationale, ni au Sénat, de se prononcer sur le fonctionnement interne de la présidence de la République. (…) De même que la présidence de la République ne se mêle pas de l’organisation interne du Parlement», a voulu souligner le Premier ministre. Une affirmation un peu curieuse quand on sait que le président de la république ne se gêne pas de donner immédiatement son avis à chaque proposition d’un député du parti en marche.

Dans un communiqué, le président et les corapporteurs de la commission d’enquête du Sénat ont répliqué aux critiques du premier ministre. Philippe Bas (LR), Muriel Jourda (LR) et Jean-Pierre Sueur (PS) rappellent «leur profond attachement au principe de séparation des pouvoirs» et soulignent que «la mission fondamentale du Parlement dans ses pouvoirs de contrôle» doit être «pleinement respectée». «L’exécutif donne le sentiment de perdre les pédales après la publication du résultat de la commission d’enquête du Sénat», écrit le chef de file des Républicains au Sénat, Bruno Retailleau, dans un communiqué. «Les déclarations partent dans tous les sens. Quel triste spectacle donné aux Français!»

 

Benalla en prison ! Pourquoi ?

Benalla en prison ! Pourquoi ?

Cette fois Benalla  semble bien lâché par Macron qui n’est sans doute pas pour rien dans la décision des juges de placer l’ancien garde du corps du président de la république en détention provisoire. Cela au nom de plusieurs motifs d’inculpation auxquels s’ajoute maintenant des soupçons de commerce effectué par Benalla avec des Russes alors qu’il exerçait des activités à l’Élysée. Par ailleurs un enregistrement d’une conversation entre Benalla  et Vincent Crase, ancien salarié de la république en marche semble démontrer que les deux intéressés ont tenté de dissimuler des preuves. Cependant Benalla et Vincent Crase ont porté plainte à propos des enregistrements sonores évoqués sous le prétexte qu’ils ont été effectués sans leur consentement et volontairement diffusé sur les médias. On ne connaît d’ailleurs pas les auteurs de cet enregistrement et l’identité de ceux qui l’ont  diffusé. Cela démontre à l’évidence une lutte de clans aussi bien à l’intérieur de l’Élysée qu’au niveau du Premier ministre. Visiblement on a du conseiller à Macron de se libérer totalement des liens particuliers qu’il entretenait avec son garde du corps. Encore récemment Benalla se  vantait  d’entretenir des relations avec certains membres de l’Élysée. Mais cette affaire pourrait mal tourner car il est clair que Benalla connaît un certain nombre de choses concernant la république en marche et même Macron. Peut-être la justice va-t-elle se montrer magnanime pour éviter que Benalla  se livre un grand déballage. Si ce n’est pas le cas on pourrait assister à quelques surprises car l’intéressé ne manque ni de talent, ni de culot et il pourrait faire payer cher le lâchage laçage officiel du pouvoir à son égard. Un seul exemple les conditions de financement du parti en marche dans la moitié sur environ 12 millions ont été essentiellement apportés par des financiers et de grandes entreprises. Une information judiciaire sur ce point est en cours mais pourrait bien être enterrée comme d’autres affaires politico-financières.

En poste à l’Élysée, Benalla faisait aussi son business !

En poste à l’Élysée, Benalla  faisait aussi son business !

 

 

Il y en a qui dans l’entourage de Macron ont adhéré concrètement à sa  philosophie du business incontrôlé. C’est le cas de son garde du corps Benalla qui a développé ses affaires alors qu’il était en poste à l’Élysée. Plus l’enquête avance et plus il est démontré que Benalla parallèlement à sa responsabilité auprès de macro développait son business. Cela sans doute en utilisant les relations internationales de sa fonction. Il est quand même curieux que l’Élysée n’ait pas été au courant des différentes activités lucratives de Benalla. La vérité c’est qu’il bénéficie est sans doute d’une grande bienveillance de la part de Macron avec lequel il avait développé des relations privilégiées. On se souvient que Mediapart avait déjà révélé que Benalla s’était converti en organisateur de voyages d’affaires internationaux en Afrique. Ensuite Mediapart avait révélé un contrat passé entre Benalla et un proche de Poutine. Mediapart vient aussi de dévoiler que Benalla avait aussi passé un autre contrat avec un autre oligarque  russe. Les deux contrats portants sur un montant de leurs deux 2,2 millions d’euros. Selon le média d’investigation, qui cite notamment le dirigeant du groupe Velours choisi comme prestataire, «les deux contrats russes négociés par l’ancien collaborateur du chef de l’État français, avant et après son départ de l’Élysée, s’élèvent à 2,2 millions d’euros». Le nom de cette société, qui a employé Alexandre Benalla entre octobre 2014 et novembre 2015, est apparu avec les révélations en décembre de Mediapart à propos d’un contrat signé entre Mars, la société de Vincent Crase – ex-employé de LREM mis en examen avec Alexandre Benalla pour les violences du 1er-Mai – et le sulfureux oligarque russe Iskander Makhmoudov. Jeudi, le parquet national financier (PNF) a confirmé avoir ouvert une enquête pour «corruption» sur ce contrat, dans lequel serait en outre impliqué Chokri Wakrim, ex-membre des services spéciaux et compagnon de la commissaire de police alors responsable de la sécurité du premier ministre.

Macron et Benalla : « des gamins sans limites, » (le sénateur Grosdidier)

Macron et Benalla : « des gamins sans limites, » (le sénateur Grosdidier)

Suite aux nouvelles révélations de Mediapart qui montre les relations particulières entre Benalla et Macron, , le sénateur Les Républicains de la Moselle et membre de la commission d’enquête sur l’affaire Benalla, François Grosdidier, estime que ces révélations sont « la confirmation de tous les mensonges » d’Alexandre Benalla qu’il qualifie, au même titre qu’Emmanuel Macron, de « gamins sans limites, animés par un sentiment de surpuissance, qui s’exonèrent de toutes les règles de la République ». (Interview sur France Info

Que vous inspirent ces nouveaux éléments révélés par Mediapart ?

François Grosdidier : C’est la confirmation de tous les mensonges. C’est d’abord une infraction supplémentaire, puisque messieurs Crase et Benalla restent en contact alors que cela leur est interdit par leur contrôle judiciaire. Ensuite, c’est un nouveau parjure de monsieur Benalla, puisqu’il a participé à la rédaction des contrats russes alors qu’il était censé ne pas interférer dans ces contrats. Ensuite, nous avons une révélation qui est plutôt une confirmation, qui est le lien continu entre le président de la République et Alexandre Benalla, dans une période toute récente. Et surtout la révélation d’un sentiment de surpuissance à la fois d’Alexandre Benalla et du président de la République, qui sont comme des adolescents qui défient la République, qui se sentent en dehors de toutes règles, puisque Emmanuel Macron aurait dit selon monsieur Benalla, ’de toutes façons tu les boufferas tous. Tu es meilleur qu’eux’, en parlant des sénateurs ou des magistrats. C’est absolument surréaliste. On a des gamins sans limites, animés par un sentiment de surpuissance, qui s’exonèrent de toutes les règles de la République et qui méprisent tant les sénateurs que les forces de sécurité intérieure. Monsieur Benalla se sentait en capacité de commander les généraux et colonels de la gendarmerie et les plus hauts gradés de la police nationale. Monsieur Benalla était bien de fait le patron de la sécurité à l’Élysée, alors que le secrétaire général de la présidence, le directeur du cabinet, le chef du cabinet du président de la République nous ont expliqué exactement le contraire.

Pensez-vous qu’Alexandre Benalla puisse inventer, imaginer cela ?

Monsieur Benalla n’avait pas besoin d’inventer cela, dans une discussion confidentielle avec monsieur Crase qui était son homme de confiance. Autant monsieur Benalla peut avoir des raisons de mentir publiquement pour essayer de se disculper, autant il n’a aucune raison de mentir à huis clos.

Quelle valeur accordée aux différentes auditions d’Alexandre Benalla, en commission des lois au Sénat ?

Le travail du Sénat a pour mérite d’établir la vérité, là où les personnes entendues ont essayé de nous balader.

Benalla botte en touche !

Benalla botte en touche !

 

 

Les chevronnés et futés sénateurs n’ont pas réussi à avoir la peau de Benalla, une nouvelle fois très brillant mais qui a esquivé les pièges tendus par le Sénat devant la commission d’enquête. De toute manière pour l’essentiel, les questions portaient  sur les conditions d’utilisation de passeports diplomatiques après le licenciement de l’intéressé. Or finalement cette question est assez accessoire. Il s’agit certes d’une infraction mais l’utilisation de passeports diplomatiques ne confère aucune immunité, il permet simplement de passer plus rapidement les douanes. La vraie question qui n’a pas été posée, c’est comment un ancien garde du corps, certes spécialiste des questions de sécurité, peut se transformer en quelques semaines en businessman capable de conduire des délégations de chefs d’entreprise dans de nombreux pays y compris en rencontrant les chefs d’État. Cela suppose bien entendu que Benalla  utilise un carnet d’adresses avec des contacts qui dépassaient  et de très loin ses attributions à l’Elysée. Durant l’audition, sa deuxième depuis le début de cette affaire à tiroirs, les sénateurs se sont la plupart du temps heurtés à un mur, l’ex-homme de confiance d’Emmanuel Macron refusant de répondre à de nombreuses questions au nom du respect des institutions et des enquêtes judiciaires en cours. Deux heures durant, les échanges ont tourné autour des passeports diplomatiques et de service d’Alexandre Benalla, qui lui ont été délivrés dans le cadre de ses fonctions à l’Elysée. “On m’a fait savoir que ces passeports n’étaient pas désactivés, sinon je n’aurais pas voyagé avec ces passeports”, a encore dit Alexandre Benalla, qui en aurait fait usage 23 fois de son propre aveu. “Et je reconnais là une faute de ma part, un manque de discernement peut-être.” L’affaire dite Benalla a démarré avec des révélations sur ses agissements en marge des cortèges du 1er-Mai puis a connu de nouveaux développements en décembre, avec des révélations dans la presse sur ses passeports mais aussi sur ses activités post-Elysée et sur ses contacts persistants avec Emmanuel Macron. L’ancien chargé de mission a affirmé n’avoir plus eu d’échanges avec la présidence ou La République en marche (LaREM) depuis le 24 décembre. “Je ne détiens aucun secret sur qui que ce soit, je ne fais aucun chantage”, a assuré Alexandre Benalla, qui a dit souhaiter le succès du chef de l’Etat.

Affaire Benalla : guerre ouverte avec l’Elysée

Affaire Benalla : guerre ouverte avec l’Elysée

On assiste à une hystérisation de l’affaire Benalla avec maintenant une guerre ouverte qui s’engage entre le directeur de cabinet de l’Élysée et Benalla. Le directeur de cabinet Patrick Strzoda, accuse en effet maintenant Benalla d’avoir utilisé un faux pour obtenir ces passeports. On avait noté ces dernières semaines un net durcissement des propos de Benalla a l’égard de certains membres du cabinet de Macron et notamment vis-à-vis du directeur de cabinet. Compte tenu de la personnalité de Ben alla, il est fort pour probable qu’il n’en restera pas là et il fera d’autres révélations. Récemment il avait d’ailleurs indiqué qu’il avait continué d’échanger avec le chef de l’État après son licenciement. Mais l’interrogation la plus fondamentale ne concerne pas la question des passeports diplomatiques, à ne pas confondre avec l’immunité diplomatique, mais le fait que Benalla est passé du statut d’ancien garde du corps à celui d’organisateur de relations économiques internationales comme le démontre la vingtaine de voyages qu’il a effectués depuis l’été dans les pays étrangers. On se demande effectivement de quels soutiens bénéficie Benalla pour une conversion aussi réussie et aussi rapide.

Affaire Benalla: suite du feuilleton au Sénat

Affaire Benalla: suite du feuilleton au Sénat

Le feuilleton Benalla va  reprendre avec de nouvelles auditions au Sénat, aussi de nouvelles informations par exemple sur le nombre de passeports diplomatiques qu’il possédait encore sur le téléphone crypté défense dont il serait encore en possession en tout cas qu’il n’a pas rendu sitôt son licenciement. Un feuilleton forcément intéressant non  pas seulement à cause de l’utilisation de passeports diplomatiques qui ne confèrent d’ailleurs pas davantage exorbitant (et sûrement pas l’immunité) mais surtout sur la personnalité et le rôle de Benalla sein de l’Élysée. On peut en effet s’étonner que celui qu’on a qualifié comme un simple garde du corps du président puisse organiser à l’étranger des rencontres avec des responsables gouvernementaux et des chefs d’entreprise français. Certes Benalla n’est  sans doute pas sans qualités mais on ne passe pas d’un statut d’agent de sûreté même qualifiée à celui de businessman international. À moins évidemment de bénéficier de certaines protections. Justement ce que le Sénat aura à approfondir  Pour tenter d’éclaircir les conditions de détention et d’utilisation des passeports diplomatiques d’Alexandre Benalla, la commission d’enquête du Sénat va donc auditionner Christophe Castaner. Le désormais ministre de l’intérieur avait déjà été interrogé par les sénateurs - tout comme le directeur de cabinet de la présidence Patrick Sztroda - mais dans le cadre de ses fonctions de délégué général du parti présidentiel de La République en Marche. Le ministre des Affaires étrangères devrait répondre aux interrogations sur la remise ou non des documents diplomatiques à ses services. Comme lors de la première salve d’auditions, les sénateurs vont veiller à ne pas empiéter sur la procédure judiciaire en cours alors que le parquet de Paris a ouvert en décembre dernier une enquête préliminaire pour notamment « abus de confiance », après un signalement du Quai d’Orsay sur « la non restitution et l’usage » de passeports diplomatiques. Si ce dernier a remis ces documents aux enquêteurs le 9 janvier dernier, Alexandre Benalla, comme Vincent Crase – également mis en cause dans le volet des violences du 1er-Mai – va être réauditionné lundi prochain par les sénateurs. Ils pourraient tous deux être interrogés sur leurs éventuelles activités privées, notamment dans le domaine de la sécurité privée.

Benalla –Macron : les échanges continuent ?

Benalla –Macron : les échanges continuent ?

L’affaire Benalla pourrait à nouveau occuper l’actualité après les déclarations de l’intéressé concernant les échanges qu’il continuerait d’entretenir avec le chef de l’État par messagerie sur Instagram. Des faits qui n’ont pas forcément été démentis par l’Élysée. En effet Interrogé par Reuters sur ces propos, l’Elysée a répliqué ne pas vouloir “poursuivre un dialogue par presse interposée avec M. Benalla qui se venge de son licenciement pour faute grave en entretenant tout un faisceau de contre-vérités et d’approximations”. Lors d’un entretien dimanche avec Mediapart, l’ancien collaborateur du chef de l’Etat affirme avoir eu des échanges avec Emmanuel Macron depuis son licenciement de l’Elysée, en juillet dernier. “Ça va être très dur de le démentir parce que tous ces échanges sont sur mon téléphone portable”, dit-il. Alexandre Benalla décrit par ailleurs un président de la République entouré de “technocrates” qui “appartiennent à une famille pire que la mafia où tout le monde se tient, où tout le monde doit sa carrière à l’autre”. “Vous avez un système qui est pris en otage par une haute fonction publique qu’on appelle aussi les technocrates ou les énarques, plus un certain nombre de personnes qui errent dans les couloirs et qui font de l’influence sans qu’on sache bien quels intérêts ils servent si ce n’est les leurs”, dit-il. Le président de Mediapart, Edwy Plenel, a déclaré lundi sur BFM TV que les échanges entre le chef de l’Etat et l’ancien chargé de mission avaient été authentifiés. Selon lui, Alexandre Benalla est “totalement catégorique” quand il raconte “comment on sollicite son avis au plus haut sommet de l’Etat – le président lui-même, y compris sur une crise comme celle des ‘Gilets jaunes’ – et comment il échange régulièrement avec le président et certains de ses collaborateurs”.

Benalla : le faux débat des passeports diplomatiques

Benalla : le faux débat des passeports diplomatiques

Par paresse, par incompétence ou par intérêt politicien, les médias se sont surtout concentrés sur la question de l’utilisation de passeport diplomatique par l’ancien garde du corps de Macron,  considérant qu’il s’agissait d’un nouveau scandale d’État. Or l’utilisation de ce passeport ne confère aucun privilège et surtout pas l’immunité diplomatique. Il permet au mieux de franchir plus facilement les frontières mais pas forcément les contrôles. La vraie question n’est donc pas l’utilisation de passeport diplomatique qui constitue une faute finalement mineure mais pourquoi et comment Benalla, considéré même comme un simple bagagiste par  Castaner a pu conduire de nombreuses délégations économiques en Afrique. Bref passait du statut de bagagiste ou de garde du corps à celui de businessman international en quelques semaines. Grâce à qui ? Avec quel soutien économique et politique ? Et se pose surtout la nature des vraies fonctions qu’il occupait à l’Élysée et la nature des relations y compris avec le chef de l’État. Le reste est finalement accessoire. Même avec un passeport diplomatique les demandes de visas restent nécessaires pour la plupart des pays et parfois les contrôles des douaniers sont plus pointilleux. Enfin, ce document « ne confère à son titulaire aucune immunité, que ce dernier se trouve sur le territoire français ou à l’étranger », a précisé le ministère des Affaires étrangères. Reste le prestige du passeport diplomatique, qui porte la mention: « Nous, ministre des Affaires étrangères (…) prions les autorités des pays amis et alliés de laisser passer librement le titulaire du présent passeport et de lui donner aide et protection ».

 

Passeports de Benalla : le Drian en fait une affaire d’Etat

 Passeports de Benalla : le Drian en fait une affaire d’Etat

Le gouvernement fait encore une grave erreur de communication en se mobilisant sur l’affaire Benalla. En procédant ainsi ce gouvernement et l’Élysée risquent  de transformer l’épisode de Ben Allah en nouvelle affaire d’État. Si le ministère des affaires étrangères avait réellement voulu récupérer attend les passeports de Benalla, il aurait pu le faire lorsque ces derniers étaient à l’Élysée. Puisque semble-t-il Benalla n’a pas répondu aux lettres du ministère des affaires étrangères, il était possible de récupérer ces documents par voie d’huissier. En fait le ministère des affaires étrangères par la voix de Jean-Yves le Drian (comme d’ailleurs le directeur de cabinet de l’Elysée) tire le parapluie. Ils n’éviteront cependant pas certaines interrogations peut-être pas celle de l’ »indépendante » justice mais celle en tout cas des médias. La question des pas de savoir si Benalla a utilisé des passeports diplomatiques, cette utilisation méritera sans doute une peine symbolique. La question est de savoir pour quoi faire. Comment celui que Castaner  désignait récemment comme bagagiste employé de seconde zone de l’Élysée peut-il aujourd’hui conduire des délégations d’hommes d’affaires. Quel était donc son rôle à l’Élysée et quel type de relation entretient-il encore avec le pouvoir. Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères n’estime que les agissements de l’ex-chargé de mission “paraissent susceptibles de caractériser un comportement contraire à la loi pénale”, dans son courrier au procureur, transmis à Reuters. Dans sa lettre au procureur, Jean-Yves Le Drian écrit que le ministère a demandé à Alexandre Benalla de rendre ces passeports par lettres recommandées des 26 juillet et 10 septembre 2018. Malheureusement pour le ministre des affaires étrangères ce n’est que fin décembre qu’une plainte a été déposée en raison des informations parues dans le monde. Cela démontre à l’évidence un fonctionnement assez aléatoire des services de l’État car toute utilisation de passeports diplomatiques et immédiatement signalés au ministère.

Benalla : le scotch qui colle aux pattes de Macron

Benalla : le scotch qui colle aux pattes de Macron

 

 

 

L’affaire Benalla  ressemble à une sorte de lessiveuse où les différents courants de l’Élysée sont en train de laver leur linge sale. La question n’est pas tellement de savoir l’intéressé à utilisé son passeport diplomatique après son départ de la présidence mais plutôt qu’elle peut-être la nature du business international d’un homme qui jusque-là était garde du corps. Cela pose le problème de la nature des relations entre Macron et Benalla. Curieux comme démarche, certains à l’Élysée auraient pu s’apercevoir plutôt que l’intéressé utilisait son statut pour faire business personnel. Certes il est loin d’être idiot mais il n’a quand même pas la stature pour conduire des délégations économiques à l’étranger comme c’est semble-t-il le cas pour le Tchad et ailleurs Tout cela donne l’impression que certains à l’Élysée ouvrent le parapluie pour le cas de nouvelles révélations apparaîtraient dans la presse. Sans doute pourquoi sur un ton ferme, le directeur de cabinet du président, Patrick Strzoda, affirme dans une lettre que l’Élysée ne pourrait « laisser sans réaction l’existence de relations d’affaires en France ou à l’étranger avec des intérêts privés, tout à fait incompatibles » avec les fonctions de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron remercié en août. Des activités « que vous n’avez jamais révélées avant votre prise de fonctions ou qui auraient été nouées ou qui se seraient perpétuées alors que vous étiez en fonctions », insiste le directeur de cabinet. Patrick Strzoda demande aussi à l’ancien chargé de mission de l’Elysée de fournir « toutes informations pertinentes à ce sujet ainsi que sur les rémunérations que vous auriez reçues directement ou par personnes interposées au titre de ces missions ». La lettre type d’un haut fonctionnaire qui se met à l’abri. L’Élysée aurait  peut-être intérêt à mettre la pédale douce sur cette affaire car Benalla n’est pas du genre à se laisser faire comme un vulgaire haut fonctionnaire. Il pourrait bien révéler des affaires un peu ennuyeuses pour le pouvoir en place. S’estimant accusé à tort, l’ancien chargé de mission a dénoncé jeudi des propos « diffamatoires » et « calomnieux », « sous-entendant » qu’il ait pu se « prévaloir d’une fonction, d’un titre, ou d’un pouvoir aux fins de démarchages professionnels ». Selon lui, « certaines personnes de l’entourage d’Emmanuel Macron » veulent « saccager » ses vies familiale et professionnelle. « Je ne me tairai plus », a-t-il menacé. Alexandre Benalla a été limogé de l’Elysée cet été et mis en examen pour « violences volontaires », accusé d’avoir outrepassé ses fonctions en participant à une interpellation musclée en marge des manifestations du 1er mai à Paris.

Le retour de la réforme constitutionnelle : ou Benalla saison 2 ?

Le retour de la réforme constitutionnelle : ou  Benalla saison 2 ?

 

 

Ce qui aux yeux de Macron peut légitimer la priorité donnée à la réforme constitutionnelle. Certes avant l’affaire Benalla, on  pouvait comprendre que cette  question trouve sa place dans l’agenda présidentiel mais d’une part l’affaire Benalla  est passée par là, d’autre part la conjoncture économique et politique a changé. Première observation la résurgence de la réforme constitutionnelle pourrait bien se transformer en affaire Benalla saison 2. En effet l’une des priorités de cette réforme et de renforcer encore le rôle du président alors que visiblement ce président dispose déjà de moyens exorbitants qui étouffent le gouvernement et le parlement. Pour preuve cette affaire Benalla qui n’a pu être possible que grâce pouvoir absolu du président de nommer n’importe qui à n’importe quelle place. Dernier exemple, la nomination dans le corps diplomatique de l’écrivain Besson qui a transformé macro en héros dan son dernier ouvrage. Le retour de cette réforme constitutionnelle est d’autant plus surprenant qu’elle a peu de chances à aboutir dans sa totalité puisqu’il faudrait l’accord des trois cinquièmes du Parlement. Le président de la République l’annoncera jeudi devant le Conseil. Ce qui politiquement est aujourd’hui impossible. On pourra toujours faire une réformette mais sûrement pas cadenasser encore davantage le parlement au profit des prérogatives du président. Macron a prévu de faire la pédagogie de sa réforme pour la relancer. Le président de la République veut dresser un parallèle entre 1958 et 2018. «Il part du constat que la France d’aujourd’hui souffre des mêmes maux que la France de 1958 avec une crise de légitimité et d’efficacité», explique-t-on dans l’entourage du chef de l’État.  En faite ce ne sont pas les institutions qui sont en cause mais ceux qui les servent. De ce point de vue, le costume de président parait un peu grand pour macro,  qui ne parvient pas à trouver le juste équilibre entre une posture monarchique et un débat direct avec les Français ; un Macron  arrogant dans certains cas, sulfureux dans d’autres. Il y a sans doute des améliorations à opérer dans le fonctionnement de nos institutions mais ce n’est plus vraiment la priorité. La donne a changé, Macron s’est beaucoup fragilisé lui-même. En outre et surtout, la conjoncture économique est marquée par un net  tassement de la croissance qui va faire repartir le chômage.  La responsabilité en incombe en partie à Macron qui a bloqué le pouvoir d’achat et tué la consommation des ménages qui représentent 60 % du PIB. La priorité aujourd’hui ce n’est pas  les institutions mais la relance de l’activité notamment pour faire diminuer le chômage.

Benalla : les plus grands avocats pénalistes pour le défendre

Benalla : les plus grands avocats pénalistes pour le défendre

 

Jacqueline Laffont et Pierre Haïk deux avocats célèbres qui sont intervenus  dans les grandes affaires politico-financières des 20 à 30 dernières années vont défendre Benalla. : A eux deux, ils comptent ainsi comme clients les plus prestigieux l’ex-président français Nicolas Sarkozy, l’ex-ministre de l’Intérieur Charles Pasqua, l’ex-industriel Serge Dassault et des hauts dirigeants étrangers comme le président du Gabon Ali Bongo ou l’ex-dirigeant de Côte d’Ivoire Laurent Gbagbo. Ben à la va sans doute va bénéficier de l’appui des plus grands avocats parmi les pénalistes. Des avocats spécialisés notamment dans les affaires politico-financières. Sans doute pas un choix uniquement personnel mais guidé par la main de l’Élysée. On peut légitimement se demander qui paiera la facture car la médiation de ses avocats n’est pas gratuite même s’il revendique de défendre de temps en temps des fiables des justiciables ordinaires. Comme dans toutes les affaires politiques ou financières, on va forcément solliciter le droit pour donner du temps au temps. En clair pour tenter d’enterrer l’affaire comme c’est le cas certains dossiers qui traînent depuis 10 20 ou 30 ans. Par exemple comme dans l’affaire de Richard Ferrand classé sans suite notamment pour dépassement des délais d’instruction ! Pour le bonheur de mobylette évidemment les délais sont plus rapides !Le dossier Benalla, ce couple à la ville le connaît déjà puisqu’il assurait jusque-là la défense de Vincent Crase, le salarié de La République en marche qui se trouvait en compagnie d’Alexandre Benalla le 1er mai. Ils vont se désaisir de son dossier pour prendre en main celui du garde du corps. Ces derniers mois, Jacqueline Laffont a également assuré, dans les tribunaux ou dans les médias, la défense de l’ex-ministre de l’Ecologie Nicolas Hulot, après les révélations du magazine Ebdo portant sur d’anciennes accusations de violences sexuelles, du présentateur vedette de la Chaîne parlementaire (LCP) Frédéric Haziza, qui a fait l’objet d’un rappel à la loi, après des accusations d’agression sexuelle, ou bien encore du milliardaire russe Souleïman Kerimov, dont la mise en examen pour blanchiment de fraude fiscale a été annulée en juin. Mais ses principaux faits d’armes restent d’avoir obtenu la relaxe en 2015 de Patrice de Maistre, gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, et celle de Charles Pasqua en 2013 dans l’affaire Pétrole contre nourriture et celle. Son époux, spécialisé aussi dans les affaires africaines, avait également obtenu la relaxe de Pasqua dans le procès dit de l’Angolagate en 2011.

Affaire Benalla : ras le bol

Affaire Benalla : ras le bol

 

 

Sans doute à juste titre, les Français commencent à considérer à exprimer leur ras-le-bol par rapport à l’affaire Benalla qui occupe les « une » depuis l’été il est clair que l’été constitue une certaine période de diète pour les médias et que tout événement même mineur peut prendre un certain relief pour remplir la ligne éditoriale. On a donc reproché aux médias d’en faire trop, c’est aussi l’avis des Français d’après un sondage Odoxa. Une nette majorité des Français (58%) jugent, par ailleurs, que les médias parlent trop de l’affaire Benalla. Un quart d’entre eux (26%) estiment que les médias sont dans la juste mesure, alors que 15% trouvent que le retentissement médiatique donné à l’affaire n’est pas suffisant.

Ce sentiment de saturation médiatique est à mettre en parallèle avec le gros succès d’audience de l’audition d’Alexandre Benalla mercredi au Sénat. Si les chaînes d’information qui l’ont retransmise ont réuni près de 750 000 téléspectateurs, le sondage révèle que plus de quatre millions de personnes ont suivi en intégralité ou en partie l’audition, soit plus de 8% de la population adulte. À cela doit s’ajouter ceux, trois fois plus nombreux, qui ont vu des extraits a posteriori, soit un quart des Français interrogés. Les auteurs de l’enquête soulignent que l’impact de cette audition va encore bien au-delà des personnes qui y ont été personnellement exposées. À ces téléspectateurs ou auditeurs directs ou indirects, s’ajoutent tous ceux qui ont entendu parler de cette audition en voyant, lisant ou entendant des commentaires dans les médias. Au total les trois quarts des Français ont entendu parler de cette audition, selon ce sondage. Pourquoi un tel emballement médiatique ? Non pas tellement parce qu’il  s’agit réellement d’une grande affaire d’État mais que cela révèle un certain dysfonctionnement résultat du centralisme de Macron. Si les médias en ont rajouté c’est aussi justement du faite de l’intervention malvenue de l’Élysée et du gouvernement dans cette affaire. À plusieurs reprises l’Élysée directement ou encore Griveaux, le porte-parole de la majorité ou encore Castaner membre du gouvernement et responsable du parti en marche enfin la ministre de la justice elle-même n’ont cessé d’intervenir pour empêcher l’audition de Benalla devant le Sénat. Pourquoi une telle obstination si dans le même temps le pouvoir en place considère  Benalla  comme un personnage secondaire responsable d’une bavure personnelle. Conclusion l’État consciemment ou non a contribué à donner à un caractère d’État à une affaire qui ne l’était sans doute pas.

 

 

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