Archive pour le Tag '(Bel)'

SNU : un bel exemple des renoncements de Macron

SNU : un bel exemple des renoncements de Macron

SNU service national universel qui n’est ni militaire, ni national, ni universel  mais seulement facultatif et ne réunit pour quelques jours de jeunes Français pour on ne sait pas trop quoi. L’idée de Macron et sa promesse était de reconstituer un service militaire obligatoire de l’ordre de six mois. Tout cela finit en eau de boudin  car le service est facultatif il ne concerne que quelques milliers de personnes alors que 800 000 pourraient être concernées. Pas question de service à caractère militaire, pas même question d’une référence à la défense du pays. Juste le rappel de quelques valeurs et des tâches d’intérêt général. On espère ainsi en une dizaine de jours avoir transformé les mentalités, ressoudée,, autour des valeurs françaises, réalisés, le brassage social.

Officiellement, il s’agit de « transmettre le socle républicain », « développer une culture de l’engagement », « accompagner l’insertion sociale et professionnelle » et « renforcer la cohésion nationale », Bref une grande rigolade et des stages type pâte à  modeler. On objectera que Macron n’est pas le seul responsable car l’armée s’est opposée de toutes ses forces à ce concept de service qui aurait pu émarger sur le budget du ministère de la défense. À gauche aussi les organisations de jeunesse ont protesté et protestent encore contre le fait que les jeunes soient contraints d’offrir gratuitement quelques jours au pays pour son intérêt général. Un exemple qui montre bien comment ce dénature un projet au point d’en être ridicule. Comment par exemple peut-on espérer en quelques jours ressouder autour de valeurs républicaines alors que  école qui a eue en charge ces jeunes n’a pas été capables de le faire pendant des années. Certes la responsabilité n’en incombe pas seulement qu’à l’école mais l’école est quand même le lieu privilégié d’apprentissage des connaissances et des valeurs.

 

Grand débat de Macron : un bel enfumage de maires complaisants

Grand débat de Macron : un bel enfumage de maires complaisants

Après 7 heures de discussion, Macron aurait réussi à convaincre la plupart des élus qui lui  ont d’ailleurs fait une standing ovation. Pas vraiment étonnant quand on connaît le niveau de compétence générale de ces maires  tellement appréciés par la population. Faut-il rappeler que ces maires de petites communes, comme d’ailleurs ceux des plus grandes, se caractérisent surtout par leur capacité à jeter l’argent par les fenêtres pour des investissements inutiles le plus souvent et dans un fonctionnement de moins en moins contrôlé ( voir par exemple les effectifs administratifs, de cantonniers et de jardiniers !). Pas difficile dans ces conditions de convaincre ces élus, la plupart incompétents, pour évaluer de la pertinence de la politique du pouvoir. Soyons clairs dans la plupart des communes les maires constituent une caste de petits barons qui à leur échelle reproduisent l’organisation monarchique du pouvoir central. Avec aussi des groupes de pressions qui profitent de la manne financière, avec aussi des ségrégations entre les centres et les zones périphériques avec aussi des rémunérations et autres accessoires de revenus dans les innombrables organismes et syndicats intercommunaux qui sont loin d’être en adéquation avec un travail réel. Il n’y a guère que dans les toutes petites communes que le maire se comporte comme un vrai militant, un humaniste puisque parfois pour toute structure logistique il dispose d’un seul secrétaire de mairie voire d’un quart ou d’un tiers. Sitôt que les communes atteignent une certaine dimension les superstructures grossissent et se substituent aux élus pour les décisions essentielles. Compte tenu du niveau de compétence des élus, il n’est pas étonnant que l’évangéliste Macron ait  réussi à les convaincre avec du bla-bla : « La période que nous sommes en train de venir pose beaucoup de défi à notre pays »« Mais plus profondément, je pense que nous pouvons faire du moment que traverse la France une chance », a lancé le président en introduction de sa rencontre avec les maires, évoquant une quadruple « fracture » dans le pays, « sociale », « territoriale », économique » et « démocratique ».« Toutes ces fractures, on les a devant nous et d’un seul coup les choses s’effritent, a-t-il poursuivi. Je pense qu’il ne faut pas en avoir peur. Il faut refuser la violence car rien ne sort de la violence. Il faut refuser la démagogie, car l’addition des colères n’a jamais fait une solution. Mais il nous faut construire des solutions pour le pays. » Penser qu’en rétablissant l’impôt de solidarité sur la fortune, « la situation d’un seul ’gilet jaune’ s’améliorera, c’est de la pipe ». Devant les maires, Emmanuel Macron a encore une fois défendu sa réforme de la fiscalité« Beaucoup de gens disent : il faut remettre l’ISF, comme ça on serait justes, a-t-il dit. D’abord, je leur demande : est-ce qu’on vivait mieux avant ? Ben non. Beaucoup de problèmes dont ils nous parlent, pardon de le dire, y compris quand il y avait un ISF très important, n’étaient pas réglés. » Une espèce d’argumentaire à la Prévert où on mélange tout pour enterrer en même temps toute perspective de justice fiscale. Et les maires d’avaler la couleuvre d’un amalgame très douteux car le niveau de vie des gilets jaunes et autres français n’a rien à voir avec l’ISF qui n’est qu’un symbole d’une fiscalité injuste. L’ISF est hors sujet !

L’Europe responsable : « un bel enfumage » (Nathalie Artaud)

 L’Europe responsable : « un bel enfumage » (Artaud)

 

 

Dans un débat assez confus et  obscur quelques éclairs de lucidité parfois davantage sur le constat cependant que sur le programme. Au milieu d’un concert de critiques des eurosceptiques Nathalie Arthaud de lutte ouvrière a considéré que l’argumentation facile des nombreux eurosceptiques présents lors du débat visait uniquement à masquer les responsabilités spécifiques du patronat français. Un argument qui est loin d’être complètement faux dans la mesure où effectivement la rémunération des actionnaires (la plus forte en Europe)  est souvent en France sans commune mesure avec celle des salariés quand elle n’impose pas des licenciements. Nathalie Arthaud a donc  pris le contre-pied de la plupart de ses adversaires mardi 4 avril sur BFM-TV et CNews, en prenant la défense de l’Europe. Alors qu’elle milite pour l’ouverture des frontières et la liberté des travailleurs, elle a critiqué les nombreux candidats eurosceptiques présents sur le plateau : « l’Europe, c’est vraiment une diversion ». « Dans les entreprises, c’est l’Europe qui pousse le grand patronat à augmenter les cadences ? », a lancé la candidate de Lutte ouvrière avant de multiplier les questions rhétoriques. « On nous enfume avec l’Union européenne, le véritable pouvoir du côté du patronat », a-t-elle ajouté par la suite.    »Quand on est mal payé, que ce soit en euro ou en francs, on est mal payé », s’est-elle emportée lorsque plusieurs candidats débâtaient de la sortie de l’Union européenne et du franc. Pour la candidate de l’Union européenne, il convient de combattre la logique du patronat sur l’économie.

Dassault-  » image catastrophique du Sénat » (Bel)

Dassault-  » image catastrophique du Sénat » (Bel)

 

 

Il a raison le président du sénat, jean Pierre bel la décsion du sénat de ne pas lever l’immunité parlementaire de Serge Dassault est scandaleuse. Au moment où le gouvernement utilise une procédure d’exception contre le comique Dieudonné (condamnable sans aucune discussion mais dans les formes), le sénat lui passe l’éponge sur l’affaire Serge Dassault. En fait une majorité a voulu protéger ses petites affaires,  ses petits intérêts. Dassault reste puissant au sein de la république, pour preuve son Rafale invendable aura couté 50 milliards à l’Etat et on vient même de rajouter un milliard il y a deux jours. Tout s’achète, la république comme ses lecteurs et ses élus ! On ne peut pas condamner un tel homme ou alors il faut condamner tout le sénat. Ce qui par parenthèse serait une excellente mesure pour diminuer a dépense publique. Le président du Sénat lui non plus n’a toujours pas digéré la décision du bureau de la Chambre Haute de ne pas lever, mercredi, l’immunité du sénateur Serge Dassault, accusé par la justice d’achat de voix. « Je suis profondément déçu par la décision, un peu blessé », a assuré le deuxième personnage de l’Etat vendredi matin sur Europe 1. « Mais il faut raison garder. La justice passera », a-t-il promis. Jean-Pierre Bel regrette surtout l’impression laissée par cette décision. « Je suis blessé parce que cette décision a permis un flot d’antiparlementarisme et a donné une image du Sénat négative et catastrophique », a-t-il déploré. « Je suis désolé de voir que certains de mes collègues ont fait jouer des principes qui leur paraissaient supérieurs. Faire jouer des préférences amicales ou politiques dans un sujet comme celui-là, c’est une très mauvaise chose pour la démocratie. Je défends le Sénat. C’est une Assemblée utile à notre démocratie. Je veux réhabiliter l’image du Sénat et cette décision ne nous aide pas », a insisté Jean-Pierre Bel. Pour que cette situation ne se reproduise pas, Jean-Pierre Bel compte bien changer la règle du vote à bulletin secret. « Je me suis même demandé si quelqu’un ne s’était pas trompé tellement j’étais stupéfait », a-t-il expliqué. « Je demanderai à ce qu’on lève le secret de la délibération du bureau sur ces questions. Et la justice peut déposer une requête avec des motivations qui nous permettront de nous prononcer. Nous ferons le vote à main levée. Très vite, dès que la justice nous aura saisi, si elle choisi de le faire », a-t-il insisté.

 




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