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Retraites : beaucoup trop de régimes différents (Antoine Bozio)

Retraites : beaucoup trop de régimes différents (Antoine Bozio)

Dans une interview à la Tribune Antoine Bozio, 39 ans, professeur à la Paris School of Economics et directeur de l’Institut des politiques publiques, analyse les efforts d’économies que  veut réaliser le gouvernement.

Le gouvernement vient d’annoncer un effort d’économies de 13 milliards d’euros pour les collectivités locales d’ici à 2022. Est-ce leur demander beaucoup?

Antoine Bozio:  »Si on prend du recul on voit que sur les dernières 20 années on a eu une très forte hausse des dépenses publiques et que l’essentiel de ces hausses ne vient pas de l’État mais de la Sécurité sociale et des collectivités locales. Dans cette optique je ne trouve pas cette idée aberrante. Si on veut considérer l’efficacité de la dépense publique et la réduire de plusieurs points de PIB, on ne pourra pas mettre à contribution uniquement l’État. Et sur l’ensemble du quinquennat, l’effort de 13 milliards ou 0,6 point de PIB est assez proportionnel à la baisse globale de la dépense publique visée (de trois points du PIB, NDLR). L’ordre de grandeur de l’effort demandé n’est donc pas spécialement grand. »

Il y a-t-il des sources d’économies évidentes pour ces collectivités?

 

« Non. On ne les connaît pas très bien parce que ce sont des choses assez peu étudiées. L’ensemble des suivis d’évaluation des politiques publiques est concentré au niveau national. Du coup on s’est retrouvé à avoir une part plus importante des dépenses publiques au niveau des collectivités locales sans avoir consacré autant d’efforts à leur évaluation et à leur suivi. Nous n’avons ainsi pas une vision claire sur ces dépenses locales et nous avons du mal à identifier les sous-jacents de leur augmentation. »

Pensez-vous que l’exonération de la taxe d’habitation les prive d’un levier important?

« De fait, les marges de manœuvre qui existaient pour jouer sur la taxe d’habitation étaient quand même très faibles pour les collectivités. On ne peut pas dire qu’il y ait une énorme perte de souveraineté en matière locale avec ce retrait-là. Je ne suis pas tellement choqué par cela. Et d’un point de vue économique, il est faux de penser qu’il va y avoir des pertes d’efficacité. En revanche, quand vous avez 10 milliards d’euros de baisses de prélèvements à faire, il faut se demander quelle mesure est la plus efficace. Et pour le coup je ne suis pas sûr que l’exonération de la taxe d’habitation créée beaucoup d’effet sur l’activité et l’emploi. Si j’avais à baisser la fiscalité c’est plutôt sur les taxes sur la production et les cotisations sociales employeur que j’agirais. C’est là où il y a plus d’efficacité générale. »

Est-ce que la réforme du capital voulue par l’exécutif (transformation de l’ISF, prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital) peut avoir des impacts importants ?

« C’est une grande question qui est assez peu consensuelle. Mon point de vue est qu’on part d’une situation où il y a eu un important micmac fiscal lors du quinquennat précédent sur la taxation du capital.  Ainsi, essayer de redonner de la clarté et de la transparence à ce système avec un taux forfaitaire, je ne suis pas contre. Mais il paraît risqué de le faire en même temps que la baisse de l’ISF. À la fin, les seuls gains de cette réforme seront pour les 1% les plus riches et le gouvernement risque de ne pas être capable de justifier cette mesure économiquement. Car je pense que les effets en termes d’activité vont être faibles. Les travaux qui existent pour essayer de montrer l’impact de la fiscalité du capital sur la croissance et l’innovation n’ont pas réussi à mettre en évidence un lien de façon très forte. »

Il n’y a donc aucun bénéfice évident?

« Après, il peut y avoir un effet positif sur l’image de la France à l’étranger et auprès des investisseurs qui serait véhiculé par ce type de réforme. Mais il faudrait que cet effet soit suffisamment fort pour bénéficier aux 99% qui ne vont pas être touchés par ces baisses d’impôts. Si vous faites cela et qu’à la fin vous demandez des efforts qui ne profitent qu’aux 1% des plus riches, c’est difficile à justifier ».

Le gouvernement veut tenter à la fois de baisser les dépenses et les impôts? Cela vous semble-t-il être la bonne stratégie?

« J’y suis plutôt favorable. Le problème c’est que l’idée de faire des économies au sens où l’on fait la même chose 10% moins cher est en grande partie fausse. Le véritable choix c’est d’arrêter de faire des choses avec la dépense publique. Et cela demande d’assumer politiquement ces choix d’arrêter totalement des dépenses inefficaces. La question est donc de savoir comment arriver à réduire les dépenses publiques de façon structurelle. Cela prend du temps et nécessite de la mise en place. Et là il y a un problème avec le timing budgétaire. Si vous dites ‘je tiens à ce timing et à mes baisses d’impôts » et qu’en parallèle vos réductions de dépenses vont prendre plus de temps, vous êtes coincés. C’est pour cela que je pense que ce qui était la première réaction d’Édouard Philippe qui était de reporter un peu plus tard les baisses d’impôts était plutôt la bonne. Là on va probablement faire des coupes budgétaires pas durables et pas très efficaces mais qui permettront de donner le gage du redressement des finances publiques. »

En parlant de choix, vous êtes l’inspiration principale d’Emmanuel Macron pour sa future réforme des retraites

« J’ai été contacté par ses conseillers et leur ai parlé de la réforme que j’avais présentée il y a quelques années. C’est une réforme structurelle du système de retraite vers une réforme de type comptes notionnels et qui avait été mise en place en Suède dans les années 90. Nous avons eu des échanges puis je l’ai présentée à Emmanuel Macron et ils l’ont ensuite intégrée. »

Il s’agit donc d’un système par points?

« Si on veut. C’est un système d’euros crédités sur votre compte individuel et qui est converti en pension ou annuités au moment du départ. Ce système s’ajuste explicitement en fonction des évolutions démographiques, comme l’espérance de vie par génération. »

Mais du coup il semble donner peu de visibilité aux futurs retraités?

« Au contraire, avec ce système, quel que soit le taux de croissance ou l’évolution de la démographie, on peut vous garantir le taux de remplacement (le pourcentage de revenu qu’un salarié a lorsqu’il fait valoir ses droits à la retraite, NDLR). À l’heure actuelle, le système et son équilibre sont dépendants des évolutions économiques, c’est-à-dire la croissance, et démographiques. Avec ce système, on ne peut connaître le taux de remplacement car il faut savoir quelle sera la croissance des 30 prochaines années ce qu’absolument personne ne peut vous dire. Et çà c’est un problème que nous nous sommes nous-mêmes créés. Là, le calcul de votre pension va dépendre de façon explicite de ce que l’on peut vous promettre dans un système par répartition. Toutes les évolutions seront prises en compte pour calculer vos droits. Et cette réforme a un gain important: là le gouvernement pourra allez voir Bruxelles et leur dire ‘maintenant le système est à l’équilibre quelles que soient les conditions économiques’. »

Cela suppose quand même d’ajuster le niveau des cotisations…

« Là les cotisations deviennent l’instrument de politique. On va vous dire ‘voilà ce que vous devez cotiser pour avoir tel taux de remplacement dans un système à l’équilibre’. Si vous voulez plus de retraite, il faut cotiser plus. Mais là dans le système actuel on choisit de vous dire par défaut combien on peut vous offrir avec un petit astérisque qui dit « je ne peux le garantir, cela va nous faire du déficit ». Avec la réforme, il y a un choix politique de visibilité. »

Pourquoi ne pas l’avoir dès lors déjà mis en place?

« Le problème est qu’il faut convertir les droits passés dans le nouveau système en comptes notionnels. Vous pouvez ne mettre dans ce système que les gens qui rentrent sur le marché du travail mais à ce moment-là la transition est extrêmement longue, de l’ordre de 45 ans. Il faut arriver à la raccourcir en touchant les gens à 5 ans de la retraite pour convertir leurs cotisations passées et déterminer leurs droits. Il faut ainsi convertir chaque régime dans le nouveau système. Or la difficulté en France est que l’on a de nombreux régimes différents. Mais c’est aussi ce qui fait un autre intérêt de ce type de réforme. À la fois c’est plus compliqué mais c’est une raison supplémentaire pour aller dans ce sens-là. Il est très difficile de justifier d’avoir 35 régimes différents avec des types de droits différents. C’est quelque chose de perçu comme étant très inégalitaires alors qu’il n’est l’est pas tant que cela. Par exemple les primes dans le public ne sont pas prises en compte dans le calcul de la pension. Mais on a quand même le sentiment que les autres sont mieux traités. »

Mais les dernières prévisions du COR (conseil d’orientation des retraites) avec un équilibre d’ici les années 2040 et non plus 2020, n’appellent-elles pas à une réforme plus urgente et plus rapide à mettre en place?

« Sur les prévisions du COR, je trouve qu’on en fait trop sur chaque révision, dans un côté comme de l’autre. Les dernières prévisions étaient plus optimistes que les précédentes on a alors dit ‘il n’y a plus de problèmes’. Là on a un petit changement. En vérité on a aucune idée de ce qu’il en sera de ses chiffres en 2050, il y a plus que l’épaisseur du trait sur l’incertitude de ces projections. »

Il s’agit d’une réforme structurelle, une autre que veut mettre en œuvre le gouvernement est celle du marché du travail. Quels effets peut-elle produire?

« La réforme du marché du travail reste quelque chose de très compliqué, notamment parce qu’il y a énormément d’incertitudes autour du contenu de la réforme elle-même. Néanmoins, beaucoup d’analyses montrent que quand vous augmentez la flexibilité sur le marché du travail, à court terme cela fait monter le chômage et l’effet positif prend lui plus de temps. Il peut être fort donc, mais à long terme. C’est-à-dire autour de cinq ans. Mais quand on a un taux de chômage élevé on sait qu’à court terme, les effets seront négatifs. Même si le gouvernement peut peut-être tabler sur le fait que la conjoncture va aller mieux pour diminuer ces effets. »

Est-ce que vous n’avez pas parfois l’impression que la France est irréformable?

« Je ne crois pas à une quelconque explication culturaliste sur ce sujet. Je crois que les gens sont tout à fait capables de défendre ce qu’ils pensent être bon pour eux ou leur pays. Les Français seraient pour les réformes s’ils pensaient qu’elles étaient une bonne chose. Le problème est que l’on a du mal à faire émerger un consensus sur ces sujets économiques. En France on a tendance à penser qu’il suffit de convaincre une centaine d’énarques pour savoir quelle est la bonne politique à faire et qu’ensuite tout le monde doit être au garde-à-vous pour que cela marche. Or il faut que les gens bougent d’une façon plus large dans le grand public, dans les syndicats, les entreprises, que tout le monde soit convaincu que la politique c’est la bonne voie pour arriver à régler les problèmes. Personne ne pense que le chômage est une bonne chose. »

De plus en plus de jeunes chercheurs en économie partent aux États-Unis. Qu’est-ce qui explique cet exode?

« Ils partent aussi en Angleterre voire en Suisse et aux Pays-Bas. Même s’il est vrai que dans la recherche économique, il y a une domination très forte des États-Unis. Il y a aussi des raisons qui les motivent pour l’intérêt de leurs recherches: ils ont des assistants et sont dans des universités où ils sont aux côtés de trente des meilleurs spécialistes d’un domaine. Ce qui leur permet d’améliorer alors leur carrière et leurs travaux. C’est une bonne chose que nos chercheurs partent voir ce qu’il se fait dans les meilleurs endroits du monde en recherche. Ce serait dramatique s’ils ne le faisaient pas. Cela dit, les Français ont plutôt tendance à revenir. À la Paris School of Economics, nous essayons de nous mettre à niveau. Mais la concurrence avec les meilleures universités américaines est très difficile car elles ont des moyens qui sont colossaux. Et il ne s’agit pas seulement des États-Unis: la Chine investit des milliards dans ses universités pour le classer au meilleur niveau mondial. »

Voiture électrique : encore beaucoup trop chère

Voiture électrique : encore beaucoup trop chère

 

La décision du gouvernement exprimé par Nicolas Hulot d’interdire aussi bien la voiture à essence que la voiture diesel à partir de 2040 constitue à l’évidence une bonne mesure de régulation qui ne se limite pas comme trop souvent à des hausses de fiscalité. Reste qu’il conviendra de prévoir la conversion de l’appareil de production chez les constructeurs automobiles. Aussi de faire des progrès en matière de batteries électriques pour effectuer au-delà des 200 km réels qu’on peut faire avec un véhicule électrique.  des évolutions qui sont sans doute possible à échéance de 2040.  se posent cependant le problème plus délicat de l’accessibilité économique à ces nouveaux véhicules. Des véhicules aujourd’hui d’un prix de l’ordre de 40 000 € soient à peu près le double d’une voiture classique. la part consacrée au transport par les ménages est déjà considérable : autour de 15 % du revenu, c’est le deuxième poste après le logement. L’objectif devrait donc pour les industriels de l’automobile de mettre au point un véhicule dont le coût ne dépasse pas 20 000 €. Il faudra aussi prévoir un réseau de bornes de rechargement en particulier dans les grandes villes. L’automobile européenne devra être encouragée dans la mesure où les Chinois ont pris une certaine avance dans ce domaine à la fois en termes de technologie et de diffusion. Notamment grâce à un soutien des pouvoirs publics

Beaucoup de banques sans avenir » (Nicolas Véron)

Beaucoup de banques sans avenir » (Nicolas Véron)

Après les tests effectués par la BCE des inquiétudes se font jour quant à l’avenir de certaines banques ; pas forcément en France où le secteur est relativement solide. Nicolas Véron, économiste auprès du think tank Bruegel et du Peterson Institute à Washington, la santé des banques européennes, italiennes en tête, n’est pas encore au beau fixe.

 

Comment interprétez-vous les stress tests bancaires publiés vendredi par l’Autorité bancaire européenne ?
Les précédents, réalisés en 2014, portaient sur plus de cent grandes banques de l’Union ­européenne, contre 51 aujourd’hui. C’est un choix plus pragmatique, vu la lourdeur de l’exercice, et plus politique. La Banque centrale ­européenne (BCE) a stressé en parallèle des dizaines de banques plus petites et plus fragiles dont les résultats ne seront pas dévoilés. Les résultats de d vendredi ne contiennent pas d’éléments de couperet sur les seuils. Ils n’indiquent donc pas le niveau de capital nécessaire pour un établissement. C’est un signal d’inconfort et d’ambiguïté de la part des autorités de surveillance européennes. Nous sommes dans une séquence encore très politique. À la BCE de convaincre les marchés que les banques saines le sont vraiment.

 

 

Ces résultats risquent-ils de semer la panique sur les marchés lundi?
Je ne le crois pas. Pas plus que je ne pense qu’ils vont frapper les valeurs bancaires déjà déprimées. Il n’y a pas beaucoup de surprises. Le cas de Banca Monte dei Paschi di Siena, plus mauvais élève de ce classement, était largement anticipé. En outre, juste avant la publication des tests, la banque a annoncé un plan de sauvetage qui doit encore être approuvé par les autorités européennes. On a remis un jeton dans la machine. Le moment de vérité viendra après le référendum italien sur la révision constitutionnelle, qui sera crucial pour la carrière de Matteo Renzi. S’agissant de la douzaine d’autres banques révélant une certaine faiblesse, la plus grande surprise est venue de la britannique Royal Bank of Scotland et des deux grandes banques irlandaises, Allied et Bank of Ireland. Toutes ont été nationalisées après la crise de 2008. Cela indique qu’elles ont encore besoin d’être réparées et que leur privatisation n’est pas pour demain.

Les banques italiennes lestées de créances douteuses peuvent-elles engendrer un risque systémique?
Le problème est circonscrit. C’est le dernier problème bancaire national de la zone euro. La BCE a déjà fait beaucoup depuis six mois pour pousser les banques à nettoyer leur bilan et à reconstituer leurs fonds propres. Elle se heurte néanmoins à des blocages politico-administratifs. Recréer une zone de confiance va prendre du temps.

À quoi sont liés les problèmes des banques européennes dans leur globalité?
Il reste des questions de solvabilité au Portugal et dans certaines banques publiques allemandes. Et il y a un problème beaucoup plus diffus et général de rentabilité. Il est lié aux taux bas de la BCE, qui compriment les marges du secteur, et au fait que les acteurs bancaires européens ont des coûts très élevés et n’ont pas encore tiré toutes les leçons de la crise en matière de modèle économique et de restructuration. Beaucoup de banques sont viables mais n’ont plus d’avenir. On peut s’attendre à des mouvements de consolidation, mais même pour cela la confiance entre acteurs doit revenir.

 

Comment protéger les épargnants face aux cas de défaillance des banques?
Jusqu’à 100.000 euros de dépôt, les petits déposants sont protégés par l’État. Mais pour les autres produits d’épargne, comme les obligations ou actions, les cas de figure varient d’un État à un autre en fonction de sa législation. C’est une des leçons qu’il faut tirer de l’épisode italien, un scandale où des milliers d’épargnants ont acheté des produits à risques proposés comme sûrs par leurs banques. Nous devons faire évoluer nos habitudes d’épargne vers plus de clarté pour savoir.

Beaucoup de banques sans avenir » (Nicolas Véron)

Beaucoup de banques sans avenir » (Nicolas Véron)

Après les tests effectués par la BCE des inquiétudes se font jour quant à l’avenir de certaines banques ; pas forcément en France où le secteur est relativement solide. Nicolas Véron, économiste auprès du think tank Bruegel et du Peterson Institute à Washington, la santé des banques européennes, italiennes en tête, n’est pas encore au beau fixe.

 

Comment interprétez-vous les stress tests bancaires publiés vendredi par l’Autorité bancaire européenne ?
Les précédents, réalisés en 2014, portaient sur plus de cent grandes banques de l’Union ­européenne, contre 51 aujourd’hui. C’est un choix plus pragmatique, vu la lourdeur de l’exercice, et plus politique. La Banque centrale ­européenne (BCE) a stressé en parallèle des dizaines de banques plus petites et plus fragiles dont les résultats ne seront pas dévoilés. Les résultats de d vendredi ne contiennent pas d’éléments de couperet sur les seuils. Ils n’indiquent donc pas le niveau de capital nécessaire pour un établissement. C’est un signal d’inconfort et d’ambiguïté de la part des autorités de surveillance européennes. Nous sommes dans une séquence encore très politique. À la BCE de convaincre les marchés que les banques saines le sont vraiment.

 

 

Ces résultats risquent-ils de semer la panique sur les marchés lundi?
Je ne le crois pas. Pas plus que je ne pense qu’ils vont frapper les valeurs bancaires déjà déprimées. Il n’y a pas beaucoup de surprises. Le cas de Banca Monte dei Paschi di Siena, plus mauvais élève de ce classement, était largement anticipé. En outre, juste avant la publication des tests, la banque a annoncé un plan de sauvetage qui doit encore être approuvé par les autorités européennes. On a remis un jeton dans la machine. Le moment de vérité viendra après le référendum italien sur la révision constitutionnelle, qui sera crucial pour la carrière de Matteo Renzi. S’agissant de la douzaine d’autres banques révélant une certaine faiblesse, la plus grande surprise est venue de la britannique Royal Bank of Scotland et des deux grandes banques irlandaises, Allied et Bank of Ireland. Toutes ont été nationalisées après la crise de 2008. Cela indique qu’elles ont encore besoin d’être réparées et que leur privatisation n’est pas pour demain.

Les banques italiennes lestées de créances douteuses peuvent-elles engendrer un risque systémique?
Le problème est circonscrit. C’est le dernier problème bancaire national de la zone euro. La BCE a déjà fait beaucoup depuis six mois pour pousser les banques à nettoyer leur bilan et à reconstituer leurs fonds propres. Elle se heurte néanmoins à des blocages politico-administratifs. Recréer une zone de confiance va prendre du temps.

À quoi sont liés les problèmes des banques européennes dans leur globalité?
Il reste des questions de solvabilité au Portugal et dans certaines banques publiques allemandes. Et il y a un problème beaucoup plus diffus et général de rentabilité. Il est lié aux taux bas de la BCE, qui compriment les marges du secteur, et au fait que les acteurs bancaires européens ont des coûts très élevés et n’ont pas encore tiré toutes les leçons de la crise en matière de modèle économique et de restructuration. Beaucoup de banques sont viables mais n’ont plus d’avenir. On peut s’attendre à des mouvements de consolidation, mais même pour cela la confiance entre acteurs doit revenir.

 

Comment protéger les épargnants face aux cas de défaillance des banques?
Jusqu’à 100.000 euros de dépôt, les petits déposants sont protégés par l’État. Mais pour les autres produits d’épargne, comme les obligations ou actions, les cas de figure varient d’un État à un autre en fonction de sa législation. C’est une des leçons qu’il faut tirer de l’épisode italien, un scandale où des milliers d’épargnants ont acheté des produits à risques proposés comme sûrs par leurs banques. Nous devons faire évoluer nos habitudes d’épargne vers plus de clarté pour savoir.

Terrorisme : des critiques de la droite mais beaucoup de « yaka » !

Terrorisme : des critiques de la droite mais beaucoup de « yaka » !  

 

 

Au moment où les Français sont plus de 60 % à réclamer un gouvernement d’union nationale pour mieux lutter contre le terrorisme, la droite, elle a choisi la stratégie de la division et du yaka. En réalité chaque grand leader des républicains se positionne surtout dans la perspective des primaires de la droite. Du coup les propositions de l’opposition ressemblent assez à une auberge espagnole. Beaucoup de yaka à et de bla-bla qui démontrent  à la fois le climat de désarroi de la classe politique et la démagogie de certains de ses membres.  Jean-François Copé a ainsi très vite évoqué des « valeurs » et une « identité » « attaquées », ajoutant qu’un changement de stratégie était nécessaire : « Arrêtons de reculer! » Une demi-heure plus tard, son ancien adversaire pour la présidence de l’UMP et candidat lui aussi à la primaire de droite, François Fillon, parlait sur Twitter d’un « acte abominable, lâche et révoltant », mais appelait déjà à l’action, lui qui déclarait au JDD que la lutte contre l’Etat islamique revêtait la forme d’une « guerre mondiale« . Si deux tiers des Français se déclarent favorables à un gouvernement d’union nationale face au défi du terrorisme, selon un sondage Ifop pour le JDD, plusieurs membres des Républicains ont décidé de jouer la partition inverse, en avançant que l’opposition se devait d’être une sorte de contrepoids aux décisions de l’exécutif en matière de sécurité. Ainsi le député Georges Fenech, président de la commission d’enquête sur les attentats de 2015, renvoyait également sur Twitter l’union nationale à de la pure fiction : « L’unité nationale est à double sens! Le gouvernement doit écouter l’opposition solidaire. »  De son côté, Nicolas Sarkozy a insisté mardi en début d’après-midi sur la nécessité de se montrer « impitoyables » envers les terroristes : « Les arguties juridiques, les précautions [...] les prétextes à une action incomplète ne sont plus admissibles. » Le président du parti Les Républicains a exhorté François Hollande à appliquer « sans délai » les propositions de la droite en matière de lutte contre le terrorisme. Quelles sont-elles? En premier lieu, l’ancien chef de l’Etat préconise de faire de la consultation de sites Internet « djihadistes » un délit, une mesure que beaucoup soutiennent à droite. Il exige également la création de centres de déradicalisation, chose prévue par le gouvernement avec l’ouverture du premier bâtiment de ce type à Beaumont-en-Véron (Indre-et-Loire), en septembre, comme le relevait récemment France TV Info. L’un des agresseurs de l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray était fiché « S ». Nicolas Sarkozy proposait récemment la construction d’un centre de rétention pour ces individus, rappelant sur certains points le centre de Guantanamo, à Cuba, qui accueille les personnes suspectées de terrorisme contre les Etats-Unis. Autre proposition choc du futur candidat à la primaire : la fermeture des lieux de culte salafistes avec l’expulsion des imams qui y prêchent. Rejoint par Nathalie Kosciusko-Morizet sur ce point, l’ancien président de la République veut apparaître comme le rempart de droite à la supposée dérive de la gauche en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme. Après l’attentat de Nice le 14 juillet, Nicolas Sarkozy avait attendu trois jours pour détailler les mesures nécessaires selon lui pour tenter d’éviter d’autres attentats. Ce mardi, le président des Républicains s’est exprimé moins de cinq heures après les faits.

(Avec le JDD)

iphone : beaucoup trop cher ?

iphone : beaucoup trop cher ?

 

Le patron d’Apple reconnait enfin que le prix de vente est trop élevé. Pas étonnant le coût de fabrication ne dépasse pas 200 dollars alors que le prix en Inde où Tim Cook s’est exprimé atteint presque 800 dollars. Alors que les ventes d’Iphone reculent et que la marque peine à s’imposer en Inde, Tim Cook vient pour la première fois de reconnaître que le prix du smartphone était peut-être trop élevé. C’est une première. Jamais un président d’Apple n’avait reconnu auparavant que ses produits étaient trop chers. Et pourtant c’est bel et bien ce que vient de faire Tim Cook au cours d’une émission de télé en Inde. « Je reconnais que les prix [de l'Iphone] sont élevés, a déclaré le patron d’Apple. Nous voulons essayer d’y remédier avec le temps mais dans la mesure du possible, sans abaisser notre niveau de qualité. » Le président d’Apple était notamment interrogé sur les écarts de prix de l’Iphone selon les pays. En Inde par exemple, le smartphone à la pomme débute à 784 dollars, soit 31% de plus qu’aux États-Unis. Alors que le PIB par habitant se situe aux alentours de 1.500 dollars, contre 54.000 aux États-Unis. Et il n’y a pas qu’en Inde. En France aussi, on avait pu constater de gros écarts de prix au moment du lancement du petit dernier iPhone SE au prix de 500 à .600euros   Du coup il ne fait pas s’étonner que les ventes stagnent et même diminuent en 2016 d’autant que le prix n’est pas justifié par une augmentation très notable de la performance.  La différence s’explique par les politiques fiscales qui diffèrent selon les pays. « Nous devons tenir compte des droits de douane et des taxes lorsque nous établissons un prix, reconnaît Tim Cook. Et celui-ci est souvent très élevé, mais notre rentabilité est moins élevée en Inde, sensiblement moins. »  Est-ce qu’Apple va revoir sa politique tarifaire et accepter d’entamer ses marges colossales pour concurrencer les appareils Android sur les prix? Certainement pas. Si Tim Cook reconnaît qu’il y a quelques ajustements à faire, pas question pour Apple de changer de stratégie. « Nous allons continuer à faire des produits avec un haut niveau de qualité et c’est pour cela que nous n’allons pas concurrencer les autres marques sur les prix. » Alors qu’Apple a enregistré pour la première fois en 2016 un recul de ses ventes d’iPhone, la firme est pressée de réagir. Mais se lancer dans une guerre des prix serait un revirement stratégique trop brutal pour Apple… et sans doute contre-productif. En dehors de quelques pays comme l’Inde où le prix est trop décalé par rapport au pouvoir d’achat moyen, le recul des ventes ne s’explique pas par un prix trop élevé mais par un manque d’innovation perçu par le consommateur. Aux États-Unis par exemple, les ventes sont moins flamboyantes qu’il y a un an et pourtant le prix est le même. Le problème vient du rythme de renouvellement qui s’allonge. Il est passé en 2015 de 24 à 28 mois, avant de grimper à 29 mois en ce début d’année selon Citigroup. La motivation pour changer d’iPhone n’a jamais été le prix attractif et Tim Cook le sait. Les seuls leviers de la firme à la pomme sont l’innovation et le design. Et les deux semblent un peu grippés depuis quelques mois maintenant…

 

(BFM)

Une centaine de Molenbeek : « beaucoup de responsables n’ont pas compris ce qui se passe dans les quartiers » (maire de Sarcelles)

Une centaine de Molenbeek : « beaucoup de responsables n’ont pas compris ce qui se passe dans les quartiers » (maire de Sarcelles)

 

 

 

Interview dans challenges du Député socialiste, maire de Sarcelles et président de l’Agence Nationale pour la rénovation Urbaine,

Patrick Kanner, le ministre de la ville, a déclaré qu’une centaine de quartiers présentaient des similitudes avec Molenbeek. A-t-il raison?

Oui, surtout quand je vois les réactions que cela suscite. Beaucoup de responsables politiques n’ont pas compris ce qui se passe dans ces quartiers. Ils sont incapables de conceptualiser la ghettoïsation. Dans ces cités déstructurées, il y des individus qui peuvent basculer de la délinquance au terrorisme. C’est ce qui s’est passé pour la quasi-totalité des terroristes en France.

En tant que maire de Sarcelles, comment vivez-vous cette radicalisation. Et comment réagir?

Notre plus grande difficulté, c’est que les islamistes ont identifié nos quartiers difficiles comme un terreau pour y recruter de potentiels terroristes. Nous sommes confrontés à une véritable entreprise de déstabilisation. L’Etat doit réagir mais il ne doit pas le faire seul. Il faut créer une task force associant les administrations centrales et les élus locaux afin d’échanger les informations de façon systématique. Par exemple, à Sarcelles, deux écoles coraniques viennent d’ouvrir, en toute légalité. Il faut que toutes les informations sur ces écoles, que certains soupçonnent d’abriter des réseaux salafistes, soient partagées. Les échanges existent mais ils sont liés aux relations amicales entre élus et responsables d’administrations. Il faut les systématiser.

Manuel Valls avait dénoncé l’apartheid « territorial, social et ethnique », il y a plus d’un an. Depuis, qu’est ce qui a changé?

Le premier ministre a défini une stratégie très offensive pour lutter contre les cités ghettos. Mais elle tarde à se mettre en place. Le Premier ministre a bien compris qu’il faut arrêter de concentrer les ménages les plus pauvres dans les villes en difficulté. Mais les préfets appliquent encore le Dalo, le droit au logement, et ils affectent les ménages les plus modestes dans les cités qui ont le plus de logements sociaux. La politique de peuplement, qui visait à casser les ghettos, n’est pas encore visible. On ne change pas des habitudes prises pendant 30 à 40 ans aussi vite.

Manuel Valls voulait aussi obliger les communes riches à construire des logements sociaux…

Oui, la pression est montée. Les préfets ont même réquisitionnés 70 terrains dans les communes qui refusaient d’appliquer la loi qui leur impose 25% de logements sociaux. Mais il faut faire très attention au type de logement social que vont construire les communes riches. Si ce sont des logements pour classes moyennes, cela risque de siphonner ces populations qui restent encore dans nos banlieues difficiles. Il faut imposer aux villes riches d’accueillir les ménages les plus en difficulté.

État d’urgence : pour trois mois ou beaucoup plus longtemps ?

 

État d’urgence : pour trois mois ou beaucoup plus longtemps ?

Dans un premier temps, l’état d’urgence devrait être prolongé de trois mois mais Manuel Valls a évoqué une poursuite «le temps qu’il faudra». Dans une interview à la BBC le premier ministre n’a pas exclu une très longue prolongation de cet état d’urgence qui pourrait même durer le temps d’une génération. Comme d’habitude la gauche de la gauche pousse des cris d’orfraie considérant que les droits fondamentaux sont remis en cause. Sur Twitter, l’ex-ministre du Logement Cécile Duflot y voyait «la fin de l’état de droit». D’autres déclarations à gauche vont dans le même sens. Pourtant l’opinion publique soutient à une très forte majorité l’ensemble des dispositions permettant aux forces de l’ordre et à la justice de mieux lutter contre un terrorisme dont il est difficile de prévoir la fin. En outre il faut bien convenir que les mesures permises par l’état d’urgence sont peu contraignantes pour la quasi totalité des personnes résidant en France. Le fait par exemple d’être obligé d’ouvrir le coffre de sa voiture aux fins de vérification ne saurait constituer  une atteinte fondamentale aux libertés. Sauf évidemment pour ceux  qui ont quelque chose à se reprocher. Certes il ira bien ici ou là quelques bavures mais l’environnement démocratique du pays permettra rapidement de les régler. L’état d’urgence en France, en vigueur depuis la nuit du 13 au 14 novembre dernier à la suite des attentats à Paris et Saint-Denis, sera donc prolongé après le 26 février. L’Elysée a en effet annoncé vendredi la prolongation de l’état d’urgence pour trois mois supplémentaires. «Le Président de la République a annoncé que, face à la menace terroriste, le gouvernement présenterait au Conseil des ministres du 3 février 2016 un projet de loi prolongeant l’état d’urgence pour une durée de trois mois», indique l’Elysée dans un communiqué. Par ailleurs, l’Elysée souligne que «le même Conseil des ministres délibérera sur le projet de loi renforçant la lutte contre le crime organisé et son financement, l’efficacité et les garanties de la procédure pénale. Enfin, le Président de la République a demandé au Premier ministre de présenter mercredi prochain lors de son audition par la Commission des Lois les avant-projets de loi d’application de la révision constitutionnelle». Un peu plus tôt dans la journée, le premier ministre avait déclaré, en marge du Forum de Davos, que la situation serait prolongée «le temps qu’il faudra». Il avait affirmé à la BBC que la France pouvait «utiliser tous les moyens» face au terrorisme «jusqu’à ce qu’on puisse en finir» avec le groupe Etat islamique (EI). «En Afrique, au Moyen-Orient, en Asie, nous devons éliminer Daech, expliquait-il à la BBC. «La guerre, c’est utiliser tous les moyens dans notre démocratie pour protéger les Français. Donc, c’est en effet l’état d’urgence. Nous allons voir si nous allons le prolonger», avait ajouté le premier ministre.  «Jusqu’à quand?» avait demandé la journaliste. «Le temps nécessaire. Nous ne pouvons pas vivre tout le temps avec l’état d’urgence. Mais tant que la menace est là, nous pouvons utiliser tous les moyens», avait répondu Manuel Valls. «Est-ce que vous pouvez en finir? Beaucoup disent que c’est le combat d’une génération… 30 ans…», lui demandait alors la BBC. «Je le crois. Et il faut dire la vérité, pas seulement aux Français mais à tous ceux qui sont concernés par le terrorisme. C’est une génération qui peut être concernée par cette guerre», assurait le chef du gouvernement.

Top 50 personnalités : sans beaucoup d’intérêt.

Top 50  personnalités : sans beaucoup d’intérêt.

 

 

Ce top 50 des personnalités  avec Goldman, encore en tête n’a pas beaucoup de signification. D’ailleurs Goldman lui-même avait souhaité ne plus y figurer. On n’y retrouve surtout des gens du spectacle avec quelques politiques, quelques sportifs parfois. Par contre pas de scientifiques, de militants humanistes bref de personnalités qui se caractérisent  par leur qualité humaine et ou  intellectuelle. Vraisemblablement si on avait proposé des animateurs de la télé ils se seraient retrouvés en tête. Cela ressemble surtout à un classement de popularité dans le showbiz. Ceci étant si Goldman en tête ce ne semblent pas à hasard dans la mesure où depuis des années il s’est réfugié dans le silence et se refuse à tout affichage public. Le plus secret des artistes français réalise un score de maréchal, ce qui ne le réjouira guère, 13 points devant son dauphin Omar Sy, un écart rarement atteint en plus de vingt-cinq ans de classement. Son vœu de silence fait le terreau de sa popularité et contribue à son image consensuelle : l’homme ne segmente pas, règle d’airain pour un lauréat du Top 50.  Les monstres sacrés, dans la chanson ou le cinéma, sont une matière de choix du Top 50 : Renaud (4e), icône de gauche, dont la part rebelle s’efface devant l’héritage de son répertoire ; Belmondo (9e), qui monte de 14 places alors que TF1 va bientôt diffuser un document hommage réalisé par son fils Paul ; Cabrel (12e), Rochefort (20e), Auteuil (24e), Hallyday (25e) et Sardou (29e), tous en progression, ou encore Souchon, qui fait son retour : autant d’artistes dont les Français reconnaissent la vertu de génération en génération. Les chutes peuvent être autant spectaculaires : Noah (-14 places) et Zidane (-10), deux anciens lauréats, dont la magie semble s’étioler ; Jean Dujardin (-13), encore sur le podium en janvier, qui paie peut-être la peopolisation de sa nouvelle vie. C’est le paradoxe des Français : ils s’intéressent à l’intimité des gens publics mais la jugent sévèrement. Au couple le plus épié de l’été, le Top 50 IFOP-JDD fait ainsi un drôle de sort : François Hollande y sauve tout juste sa place (50e) tandis que Julie Gayet, proposée pour la première fois, n’y fait même pas son entrée. Finalement une place surprenante pour Hollande et même très satisfaisante compte tenu de ses résultats !

Collision TGV – TER : ça commence à faire beaucoup !

Collision TGV – TER : ça commence à faire beaucoup !

 

On voit mal pourquoi une signalisation en maintenance aurait autorisé un train à franchir un signal fermé sans autorisation. De toute évidence , il y a du relâchement concernant le concept de sécurité dans l’entreprise. Cette sécurité qui avait pourtant fait de la SNCF sa renommée. Il serait temps que Pepy ne se contente pas de faire de la com. et remette de l’ordre, la sécurité ferroviaire n’étant pas une option mais une ardente obligation .Certes on ne connait pas les résultats de l’enquête mais compte tenu de l’état du réseau (imputable au chois des investissements vers la grande vitesse), on semble s’accorder d’un certain laxisme sécuritaire dans l’entreprise.  Un TER a donc percuté un TGV entre Pau et Orthez en fin d’après-midi ce jeudi, faisant quatre blessés graves. Le système de signalisation était en maintenance, Frédéric Cuvillier ordonne des révisions.  Ce jeudi, vers 17h30, un TER est entré en collision avec un TGV à Denguin (Pyrénées-Atlantiques). La collision a fait 40 blessés légers et quatre graves, selon la préfecture qui a indiqué : « Une collision s’est produite entre un TER reliant Pau et Dax et transportant 60 passagers qui a percuté par l’arrière le TGV Tarbes-Paris qui transportait 178 passagers« . Les blessés les plus graves ont été héliportés vers l’hôpital le plus proche. Selon nos confrères de Sud-Ouest, il y aurait, parmi les blessés, un nourrisson, un enfant de 10, une femme et un mécanicien du TER. Le plan Orsec (nombreuses victimes) a été activé. Plus de 70 pompiers et 25 gendarmes sont intervenus. Sur les circonstances de l’accident, la préfecture a également précisé que le TER a « percuté le TGV Tarbes-Paris par l’arrière« . Le TGV avançait à petite vitesse lorsqu’il a été percuté. Les deux trains roulaient dans le même sens. La circulation des trains entre Pau et Bayonne a été interrompue. La SNCF annonce l’ouverture d’une enquête interne et le secrétaire d’Etat aux Transports, Frédéric Cuvillier, demande au Bureau d’enquêtes sur les accidents de transport terrestre (BEATT) de mener une enquête pour établir les causes de cet accident. Il a souligné qu’il s’agissait d’un accident « extrêmement rare« . Dans la soirée, le secrétai taire d’Etat aux Transports a précisé que le système de signalisation sur la voie où s’est produit la collision était en maintenance, en annonçant des révisions « dans tout le réseau« . « Il faut savoir que le système de signalisation était en maintenance. Y a-t-il un lien de causalité entre la maintenance et l’accident, rien ne permet de l’affirmer, ni de l’exclure« , a-t-il déclaré à la presse sur place en précisant que « les systèmes de signalisation qui sont en maintenance doivent être vérifiés« .

 

Immobilier français : beaucoup trop cher

Immobilier français : beaucoup  trop cher

 

 

Encore une explication supplémentaire qui faiat craindre la création d’une nouvelle bulle immobilière :  «La France est l’un des pays européens où il est le plus difficile d’accéder à la propriété», constate la troisième étude sur le marché immobilier européen du cabinet Deloitte. L’an dernier, les ménages ont dû débourser 7,9 années de salaire brut en moyenne, pour devenir propriétaires d’un logement neuf de 70 m². Certes, en un an, leur pouvoir d’achat s’est sensiblement amélioré (9,4 années en 2012). «Cette évolution s’explique par le très léger recul des prix de la pierre (-0,9 % en 2013), mais surtout par des taux de crédit bas et un changement du profil des acquéreurs, de plus en plus fortunés», décrypte Laure Silvestre-Siaz, associée chez Deloitte. La France fait partie avec le Royaume-Uni des pays les plus chers d’Europe. En 2013, les ménages britanniques ont dû consacrer en moyenne 8,5 années de revenus à l’achat d’un 70 m² neuf et beaucoup plus à Londres, capitale la plus chère du Vieux Continent, devant Paris. L’inflation des prix de la pierre a poussé le gouvernement à prendre des mesures pour calmer le jeu. Malgré une baisse des prix en 2013 (- 5 %), les Italiens doivent aussi fournir un important effort financier pour devenir propriétaires (7 ans de revenus). «Les inégalités de pouvoir d’achat immobilier se creusent en Europe», constate l’étude qui souligne des écarts très importants entre la Russie (10 ans de salaires) et le Danemark (2 ans). Contrairement à ce que certains pourraient penser, «les prix de l’immobilier ne semblent pas être significativement corrélés à l’économie d’un pays», note l’étude. C’est en effet au Danemark, en Allemagne, aux Pays-Bas, ou en Belgique, pays riches, que l’immobilier est le plus abordable. Paradoxalement, c’est au Danemark où les prix sont les plus chers d’Europe que les ménages (aux revenus élevés) bénéficient du meilleur pouvoir d’achat. Vient ensuite l’Allemagne où, l’an dernier, l’achat d’un 70 m² neuf équivalait à trois années de salaire. Soit près d’un an de plus qu’en 2012. Car, après de longues années de stagnation, les prix s’apprécient fortement outre-Rhin.  L’immobilier est aussi abordable au Portugal et en Espagne. La baisse des prix des logements espagnols depuis l’éclatement de la bulle immobilière (-13 % en 2013) a redonné un peu d’oxygène aux ménages: l’achat d’un 70 m² représentait l’an dernier 3,6 années de revenus contre près de 5 années en 2012.

 

Russie : beaucoup à perdre en cas de guerre économique

Russie : beaucoup à perdre en cas de guerre économique

 

 

« Il n’y aura que des perdants » si la Russie et les Occidentaux prennent des mesures de rétorsion économique, ce qu’il « ne croit pas », assure à l’AFP Arnaud Dubien, président de l’Observatoire franco-russe, centre de recherche dépendant de la Chambre de commerce franco-russe.  Vendredi, l’association des entrepreneurs européens actifs en Russie, l’AEB, s’est fendue d’un communiqué pour demander « un dialogue constructif » et rappeler « la forte interdépendance » économique.  Christian Schulz, de la banque Berenberg, juge que des sanctions « feraient un peu de mal à l’Europe » mais que c’est surtout « la Russie (qui) se nuirait à elle-même », dans un contexte de croissance poussive (1,3% en 2013) et de fuite déjà conséquente de capitaux privés (17 milliards de dollars depuis le début de l’année).  L’institut de recherches Oxford Economics a simulé les conséquences d’une escalade du conflit en Ukraine, avec « de nouvelles intrusions militaires russes » débouchant sur une interruption des livraisons de gaz russe via l’Ukraine, et « quelques représailles financières « contre la Russie.  Selon ses conclusions, le prix du gaz sur le marché en Europe augmenterait de 15% et celui du pétrole de 10%, la zone euro subirait un recul de 1,5% du Produit intérieur brut (PIB) d’ici 2015 par rapport au « scénario de base » (hors escalade militaire), s’aggravant à -3% pour certains pays de l’Est. Etats-Unis et Asie connaîtraient un impact « plus limité ».  Mais, assure Oxford Economics, « le plus grand perdant serait la Russie »: le rouble déclinerait fortement, l’inflation flamberait et le PIB russe baisserait de 2% en 2014 puis 4,5% en 2015 par rapport au scénario de base. L’Ukraine serait elle en faillite.  Lundi déjà, en un seul jour, la banque centrale russe a dû dépenser 11 milliards de dollars pour défendre sa devise. C’est cinq fois plus qu’elle n’avait jamais dépensé pour une intervention sur les marchés.  En cas de sanctions commerciales majeures, par exemple d’embargo sur 80% des ventes russes de gaz et de pétrole, les prévisions d’Oxford Economics sont encore plus sombres, avec un PIB russe en recul de 10% d’ici fin 2015 par rapport au scénario de base.  Christian Schulz rappelle que le gaz russe pèse environ un tiers de l’approvisionnement européen. Mais selon lui, « dans un contexte de reprise européenne et avec la venue du printemps, la Russie a besoin de ses revenus énergétiques plus que l’Europe n’a besoin » de son gaz.  Les exportations russes l’an dernier hors CEI (ex-URSS sans les pays baltes et la Géorgie) étaient composées à 74,5% d’hydrocarbures, et représentaient l’équivalent d’entre 15 et 20% du Produit intérieur brut.  M. Schulz rappelle aussi que la relation commerciale est très déséquilibrée: « les exportations européennes vers la Russie pesaient 1% du PIB européen en 2012, mais les exportations russes vers l’Union européenne pesaient elles 15% du PIB russe. »  Pour lui, la Russie risque de faire fuir les investissements « dont elle a besoin pour se moderniser » et de décrocher pour de bon des autres grands émergents, le Brésil, l’Inde et la Chine qui eux « réforment leurs économies ».  Un constat que M. Dubien tient à nuancer, affirmant que les Européens et en particulier les Français laisseraient aussi des plumes en cas de guerre économique.   »37 des entreprises du CAC 40, l’indice boursier vedette en France, sont présentes en Russie et y enregistrent des succès, dont elles ne se vantent pas trop en raison de l’ambiance de +Russian bashing+ », assure ce promoteur du développement des relations économiques avec la Russie.  Il indique que la Russie est pour la France le troisième marché à l’exportation hors Europe, et ce dans un contexte « où chaque million de notre balance commerciale (très déficitaire) compte ».  Par ailleurs, la Russie n’est pas désarmée notamment face à des attaques contre sa monnaie. Elle possède de gigantesques réserves de devises, qui se montaient à 493,4 milliards de dollars le 21 février dernier.

 

 

Lunettes : beaucoup trop chères

Lunettes : beaucoup trop  chères

 

Le prix de revient d’une paire de lunettes est de 50 à 100 euros, revendues environ 500.En fait on n’achète pas des verres mais des marques de luxe (voir comparaison avec les sites de vente directe sur internet).  Le marché des lunettes est donc trop cher aux yeux de la Cour des comptes. Les magistrats critiquent, dans leur rapport annuel sur la Sécurité sociale, le fonctionnement du secteur de l’optique en France, et envisage même de confier le remboursement des lunettes exclusivement aux complémentaires santé. L’UFC Que-Choisir s’était penché sur la question de leur prix dans une étude publiée en avril dernier. Selon l’organisme de défense des consommateurs, le budget lunettes des Français est effectivement supérieur de 50% à la moyenne européenne : 75 euros par personne et par an dans l’Hexagone, contre 51 ailleurs. Comptez en moyenne 470 euros pour une paire de lunette, estimait l’UFC.




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