Archive pour le Tag 'BCE'

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BCE : taux bas pour longtemps

BCE : taux bas pour longtemps

 

Avec la récession, l’inflation ne menace pas et la politique de taux bas va continuer La politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) devra rester accommodante « pendant une période assez longue », ne serait-ce qu’en raison des difficultés de sa transmission dans les économies de la zone euro, a déclaré vendredi Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE. Intervenant lors d’une conférence à Orléans, il a réitéré que la BCE alimenterait la zone euro en liquidités abondantes le temps qu’il faudra. « On dit cela parce qu’on est conscient des rigidités et difficultés de transmission dans la zone euro, qui font que la politique monétaire devra rester accommodante pendant une période assez longue », a-t-il ajouté. Prié de dire quand la BCE pourrait commencer à remonter ses taux, Benoît Coeuré a répondu que la question n’était pas d’actualité et qu’elle ne le ferait que quand elle considérera qu’il y a des risques pour la stabilité des prix à moyen terme.

 

Taux d’intérêt : La Deutsche Bank critique la BCE

Taux d’intérêt : La Deutsche Bank critique la BCE

L’Allemagne critique la politique de taux faible qui inonde les marchés de liquidités en particuliers ceux de la bourse (liquidités qui ne vont pas davantage en direction des entreprises car les banques ont repris leur activité de spéculation). Le patron de la Deutsche Bank, Jürgen Fitschen, a estimé que la politique de taux d’intérêt très faibles menée par la Banque centrale européenne (BCE) n’était pas saine, dans un entretien au journal dominical Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung.   »Les liquidités à bas prix de la BCE ne sont pas saines (…). Nous devons revenir le plus vite possible à des taux d’intérêts réels positifs », a déclaré M. Fitschen au journal.  L’institution monétaire de Francfort dispose de trois principaux taux d’intérêt, dont le taux directeur – qu’elle a abaissé jeudi de 0,75% à 0,50%, soit son plus bas niveau historique -, qui détermine le coût du refinancement auprès de la BCE sur les principales opérations de crédit.  Il y a également le taux de dépôt au jour le jour, auquel les banques privées peuvent placer de l’argent pour 24 heures auprès de la BCE; le taux de prêt marginal au jour le jour, auquel les banques peuvent emprunter auprès d’elle pour la même durée.  Jeudi, la BCE a également décidé d’abaisser d’un demi point son taux de prêt marginal, passé à 1% contre 1,50% auparavant. Elle a en revanche laissé inchangé le taux de dépôt au jour le jour, à 0%.  La baisse des taux d’intérêt, qui rend notamment l’épargne moins attractive car moins rémunératrice, pourrait toutefois inciter les Allemands à consommer davantage, ce qui pourrait soutenir la croissance.   »Nous avons toujours appelé de nos voeux un peu plus de consommation », a rappelé le dirigeant de Deutsche Bank, ajoutant qu’il n’aurait « absolument rien contre ça ».

 

La BCE qui a sauvé les banques ne sait pas quoi faire pour sauver les entreprises

La BCE qui a sauvé les banques ne sait pas quoi faire pour sauver les entreprises

La question centrale aujourd’hui sur le plan financier  est de faciliter  l’accès au crédit pour les entreprises étranglées par les banques et le tassement de la rentabilité. . La BCE se dit frustrée mais ne sait pas quoi faire. En attendant  le taux principal de refinancement des banques, ramené de 0,75 % à 0,5 %, plus bas historique, le taux de la facilité exceptionnelle auquel les banques peuvent se procurer des liquidités au jour le jour est abaissé de 1 % à 0,5 %. Quant au troisième taux directeur – sur les dépôts que les banques peuvent effectuer à la BCE – il est maintenu à 0 %. Mais il pourrait éventuellement devenir négatif, ce qui reviendrait alors à demander aux banques de payer pour déposer leur argent. «Nous sommes techniquement prêts, même si cela peut avoir des conséquences indésirables que nous étudions», a déclaré Mario Draghi lors de la conférence de presse traditionnelle. Cette seule évocation de taux négatifs a eu pour effet quasi pavlovien de faire baisser l’euro qui est repassé en deçà de 1,31 dollar sur les marchés. Le président de la BCE a par ailleurs souligné que la politique monétaire resterait très accommodante. «Les principales opérations de refinancement continueront de se faire à taux fixe et à allocation illimitée, aussi longtemps que nécessaire et au moins jusqu’au 8 juillet 2014». La décision de baisse des taux a fait l’objet «d’un très large consensus, et d’un autre consensus en faveur d’une baisse de 0,25 %», selon Mario Draghi. Ce qui signifie qu’il n’y a pas eu unanimité: au moins un gouverneur souhaitait un statu quo, voire une hausse. Et à l’inverse d’autres auraient préféré une réduction supérieure à 0,25 %. « Le patron de la BCE a fait part de sa « frustration » devant la raréfaction du crédit bancaire aux entreprises et à l’immobilier » Angela Merkel avait expliqué la semaine dernière que «la BCE (était) dans une situation difficile. Dans le fond elle devrait probablement relever un peu ses taux pour l’Allemagne, mais pour les autres pays, elle aurait en fait besoin d’agir un peu plus pour s’assurer que les entreprises ont accès au crédit». Il s’agit d’un constat factuel et non pas d’une pression sur la BCE de la part de la chancelière allemande, a estimé Draghi. Pour sa part il justifie la baisse de taux par la grande modération de l’inflation en zone euro (1,2 % sur un an) et par «la faiblesse de l’activité économique. Nous allons surveiller à l’évidence toutes les nouvelles statistiques… Nous nous tenons prêts à agir s’il le faut.» Plus nouveau, le patron de la BCE a fait part de sa «frustration» (sic) devant la raréfaction du crédit bancaire aux entreprises et à l’immobilier. Tout en regrettant que seulement 20 % des financements se fassent par les marchés financiers en Europe (contre 80 % aux États-Unis), il a annoncé que «le Conseil des gouverneurs avait décidé d’entamer des consultations avec d’autres institutions européennes (Commission et BEI) sur des initiatives visant à favoriser le fonctionnement du marché des “asset backed securities” (ABS) adossés à des prêts à des entreprises non financières». Il reconnaît que «les ABS ont mauvaise réputation» et qu’ils ont été à l’origine de la crise des subprimes de 2007. On ne saurait mieux dire combien l’assèchement du crédit bancaire est aujourd’hui préoccupant en zone euro.

 

Paradoxe, la BCE inquiète de la disparition de l’inflation !

Paradoxe, la BCE inquiète de la disparition de l’inflation !

 

La seule mission officielle de la BCE est de surveiller l’inflation. Or elle  inquiète de sa faiblesse ; en cause évidemment , l’activité qui s’écroule et dont la BCE prend enfin conscience. . Non seulement l’activité économique est de plus en plus faible en Europe, mais l’inflation, qui est normalement le principal souci de la BCE, est tombée à 1,7% sur les douze derniers mois dans la zone euro. Bien en deçà de la norme de 2% qui est son objectif officiel. Mario Draghi, le président de la BCE, a expliqué ces dernières semaines qu’il s’inquiétait d’une inflation trop basse. C’est le signe indiscutable d’une baisse de régime de l’activité économique de plus en plus inquiétante. La BCE, qui a publié ce mercredi son rapport annuel 2012, apporte un indice supplémentaire du soin qu’elle apporte à bien cerner les véritables tensions inflationnistes. Elle y explique qu’elle suit de très près un indicateur relativement négligé précédemment, qui consiste à défalquer les hausses de TVA de l’indice des prix à la consommation. Ainsi, si on fait abstraction de l’impact des changements de TVA en 2012, l’inflation n’a été que de 2,1% au lieu de 2,5%, chiffre officiel, l’an dernier. De plus en plus de pays y ont recours pour combler leurs déficits, même si en France on y répugne car ce n’est pas «politiquement correct»: les ménages les moins aisés y sont en effet plus sensibles dans la mesure où la consommation pèse relativement plus dans leurs budgets. Au passage, les experts de la BCE disent tout le bien d’«imposer des taux de taxation plus élevés sur la consommation et de réduire les taxes sur les revenus du travail». C’est une façon pour les pays qui souffrent d’une mauvaise compétitivité de combler en partie leurs handicaps. Dans cette même étude de son rapport annuel, la BCE met en avant un autre concept, celui «d’inflation sous-jacente», autrement dit la hausse des prix à la consommation à l’exclusion des produits énergétiques et alimentaires qui sont très volatils. La notion «d’inflation sous-jacente» mesure en réalité les véritables tensions inflationnistes d’un pays et en particulier le couple prix-salaires. La BCE explique qu’elle reste très vigilante sur ce point, et qu’elle veut éviter les «effets de second tour», autrement dit les réactions salariales aux hausses de prix. Mais il semblerait qu’étant donné l’état du marché du travail en Europe, ces réactions soient pour le moins bien amorties. Au total, si on élimine les effets TVA, ainsi que les produits énergétiques et alimentaire, on s’aperçoit que l’inflation a été négative en Grèce et au Portugal l’an dernier, qu’elle a été inférieure à 1% en Espagne et de 1,7% en Italie, alors que la hausse des prix a été de plus de 3% en apparence dans la péninsule italienne. En France, elle n’a pas dépassé 1,2% l’an dernier, au lieu de 2,2% en apparence. Et pour la zone euro dans son ensemble cette mesure hors TVA et produits volatils conduit au chiffre de 1,2% au lieu du taux officiel de 2,5% en 2012.La BCE, dont la mission principale, sinon unique, est la stabilité des prix, peut donc être rassurée quant à l’importance des véritables tensions inflationnistes. En mettant l’accent à la fois sur l’inflation sous-jacente et sur l’inflation hors TVA elle exprime son inquiétude vis à vis d’une éventuelle disparition de l’inflation. Après tout ce serait son fonds de commerce qui disparaîtrait du même coup. Un seul être vous manque et tout est dépeuplé, serait on tenté de dire.

 

La BCE inquiète pour la reprise ! il est temps !

La  BCE inquiète pour la reprise ! il est temps !

La reprise en 2013, oui peut-être ou pas du tout pour la BCE « La faiblesse économique s’est poursuivie en début d’année. Une reprise graduelle est attendue dans la deuxième partie de l’année mais sujette à des risques à la baisse », a déclaré M. Draghi lors de sa conférence de presse mensuelle à Francfort, soulignant que la BCE poursuivrait sa politique monétaire accommodante aussi longtemps que nécessaire.  Parmi les risques en question, M. Draghi a mentionné « une demande intérieure plus faible qu’attendu » ou encore des réformes structurelles insuffisantes dans les pays de la zone euro.  La BCE est « prête à agir » et examine « divers instruments » grâce auxquels elle pourrait soutenir l’économie toujours chancelante de la zone euro. « Nous devons réfléchir intensément pour trouver quelque chose qui soit à la fois utile et compatible avec notre mandat », a précisé son président, et « prendre en compte l’expérience d’autres pays ».  Il a assuré chercher de l’inspiration « à 360 degrés », c’est-à-dire partout.  La Banque d’Angleterre rachète par exemple directement des titres d’entreprises, la Banque du Japon a décidé jeudi d’accélérer et d’amplifier ses mesures d’assouplissement monétaire et d’augmenter ses achats d’obligations d’Etat. La Fed américaine mène également actuellement une politique monétaire ultra-accommodante pour accompagner la reprise économique aux Etats-Unis.  De nouvelles mesures non-conventionnelles devront impliquer « d’autres acteurs », a-t-il encore dit, citant les gouvernements, et les banques centrales nationales.  M. Draghi en a profité pour exhorter une nouvelle fois les pays de l’union monétaire à continuer leurs efforts en matière de réformes et de redressement de leur budget.  Interrogé sur la difficulté des entreprises à accéder au crédit dans les pays en crise de la région, notamment pour leurs Petites et moyennes entreprises (PME), M. Draghi a encore averti que « la BCE ne (pouvait) pas remplacer le manque d’action des gouvernements » sur ce front, tout comme elle ne peut pas remplacer le « manque de capital dans le système bancaire ».   »L’une de nos mesures exceptionnelles permet déjà aux banques de prêter aux entreprises et d’utiliser ces titres de créances comme garanties pour se refinancer en liquidités auprès de la BCE. Cela fonctionne merveilleusement dans certains pays et pas du tout dans certains pays de la périphérie, nous devons comprendre pourquoi, suivre cela de près », a-t-il dit.  Egalement interrogé sur la crise chypriote et sur ses éventuelles conséquences pour l’ensemble de la zone euro, M. Draghi a souligné à plusieurs reprises que le cas chypriote n’était en aucun cas un modèle de résolution de crise applicable à d’autres pays.  La BCE avait précédemment annoncé le maintien de son principal taux directeur à 0,75%, son plus bas historique et le niveau qu’il occupe depuis juillet 2012.

 

 

« La BCE n’a pas les moyens de sauver l’euro » (jacques Sapir, économiste)

« La BCE n’a pas les moyens de sauver l’euro » (jacques Sapir, économiste)

D’après Jacques Sapir, économiste, interviewé dans l’Express, la BCE ne pourrait sauver l’euro.  Mario Draghi. « La BCE fera tout pour sauver l’euro, qui est irréversible. » Tout, quitte à racheter de la dette publique. Parole de banquier central. Pour l’instant, les marchés y croient et ne spéculent plus sur la fin de l’euro, mais tous les économistes ne l’entendent pas de cette oreille.  A l’image de Jacques Sapir, directeur de recherche à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, infatigable pourfendeur de la monnaie européenne. « Et si Draghi bluffait ? Il promet de racheter autant que nécessaire de la dette publique en euros, mais il ne dispose pas des moyens adéquats. En fait, la BCE est limitée par la clause dite de stérilisation. » Pour faire simple, tout achat d’obligations publiques doit s’accompagner d’une vente équivalente de titres privés (obligations d’entreprises, par exemple) détenus par la BCE. L’arme de Draghi existe, mais les cartouches risquent de manquer. Surtout, le problème de la discipline budgétaire en zone euro reste entier. « Les pays du Sud ne tiendront pas leurs objectifs, et leurs dettes subiront à nouveau des attaques. »  Selon l’économiste, deux solutions se présenteront alors pour sauver l’euro, mais il ne croit à aucune d’entre elles : « Premièrement, la hausse de 10 à 15 % des salaires en Allemagne pour redonner de la compétitivité aux exportations espagnoles, italiennes, portugaises et grecques. Mais Berlin – sous les couleurs démocrates-chrétiennes de la CDU ou sociales-démocrates du SPD – ne l’acceptera jamais, tant une telle inflation salariale menacerait les ventes de ses belles berlines à l’étranger. Deuxièmement, la voie fédérale, avec les transferts budgétaires massifs de l’Europe du Nord bien portante vers celle du Sud, malade. Il faudrait, au bas mot, multiplier le budget européen par huit. Au vu des derniers sommets sur la question, un tel scénario semble exclu », poursuit Jacques Sapir, dans sa tenue préférée, celle de Cassandre. Pour lui, le grand craquement pourrait se produire dans deux pays. En Espagne, sur le front économique : « Le seuil d’alerte est à 30 % de chômage, comme aux Etats-Unis pendant la Grande Dépression, quand Roosevelt est intervenu. » Ou bien en Italie, sur le versant politique : « Si le pays reste ingouvernable pendant encore six mois, il ne pourra plus se refinancer, et les forces eurosceptiques l’emporteront. »

 

Chypre : blocus monétaire de la BCE

Chypre : blocus monétaire de la BCE

 

Après avoir «pris acte» du rejet du plan d’aide par Nicosie, la BCE a sorti son arme de dissuasion massive: le blocus monétaire. Elle a prévenu qu’elle n’alimenterait plus les banques chypriotes en liquidités, tant que le plan de sauvetage UE-FMI ne serait pas accepté. «Les liquidités d’urgence de la BCE ne sont disponibles que pour les banques solvables, or les banques chypriotes ne sont pas solvables tant qu’elle ne seront pas recapitalisées rapidement», a indiqué Jorg Asmussen, l’un des membres du directoire de la BCE. Jamais la BCE n’avait encore brandi une telle menace. Du coup, le ministre des Finances chypriote et le gouverneur de la banque centrale de l’île n’ont pas d’autre choix que de laisser les banques fermées jusqu’à nouvel ordre. «S’ils ouvrent les banques, alors que la BCE bloque l’accès aux liquidités, ce sera la ruée sur les guichets», prévient Gilles Moec de la Deutsche Bank. Certains évoquent un risque d’émeutes comme en Argentine en 2002.  «Les déposants ne pourraient plus retirer du cash, faute de billets suffisants, et ceux qui voudraient faire des virements à l’étranger se verraient répondre que c’est impossible car la banque n »est plus autorisée à le faire par la BCE…», poursuit Gilles Moec, spécialiste des questions monétaires européennes. En attendant, les distributeurs automatiques de billets fonctionnent toujours à Chypre. Ils sont alimentés par les réserves de la banque centrale chypriote. Combien de temps cela va-t-il durer? Nul ne le sait. Cela dépendra des réserves en «cash» de la banque centrale locale qui, selon les pays, peuvent permettre de «tenir un siège» d’après les experts Plus grave encore: les entreprises, notamment les compagnies aériennes chypriotes ne pourront bientôt plus payer leurs factures de kérosène, faute de pouvoir faire des virements à l’étranger… Si la situation se prolonge, le blocus monétaire peut très vite se transformer en blocus économique. Du jamais vu dans l’Union européenne!

 

UE: la BCE va superviser les banques

UE: la BCE va superviser  les banques

La BCE aura le pouvoir  d’encadrer dès la mi-2014 toutes les banques de la région, un premier pas vers la création d’une véritable union bancaire au sein de l’UE.  « Il s’agit d’une étape fondamentale vers une véritable union bancaire qui doit restaurer la confiance dans les banques de la zone euro et assurer la solidité du secteur bancaire », a déclaré Michel Barnier, le commissaire européen au Marché intérieur et aux Services. L’accord intervient toutefois alors même que le projet de taxation des dépôts bancaires à Chypre pour renflouer le système financier du pays vient souligner les difficultés persistantes du secteur. Pour le ministre irlandais des Finances Michael Noonan, dont le pays assure jusqu’en juin la présidence tournante de l’Union, « le superviseur unique est l’élément clé de l’union bancaire et une étape vitale pour briser le cercle vicieux entre les banques et les souverains ».  L’accord prévoit que la BCE supervisera toutes les banques dont les actifs dépassent 30 milliards d’euros ou 20% du produit intérieur brut (PIB) de leur pays d’origine. La prochaine étape de la construction de l’Union bancaire devrait être la création d’un mécanisme et d’un fonds uniques de « résolution » destiné à gérer le démantèlement éventuel d’établissements en grande difficulté en lieu et place des Etats. Mais la réticence de plusieurs pays, Allemagne en tête, à alimenter un tel fonds pourrait poser problème. Pour Paul De Grauwe, économiste à la London School of Economics, le projet de taxation des dépôts à Chypre illustre d’ailleurs le manque de soutien de certains Etats à la mutualisation des ressources nationales.  « C’est un coup presque fatal porté à l’union bancaire », a-t-il dit. « L’élément clé de l’union bancaire, c’est un système qui permet de s’aider mutuellement et de partager les coûts quand une crise bancaire se produit dans un pays donné. Mais la volonté d’y parvenir est absente. »

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Le FMI critique la BCE

Le FMI critique la BCE

 

La Banque centrale européenne (BCE) devrait encore baisser ses taux et les économies en bonne santé comme l’Allemagne devrait augmenter les salaires et favoriser une légère poussée de l’inflation, a déclaré vendredi Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI). « La politique monétaire devrait rester accommodante et nous sommes pensons que la BCE dispose encore d’une marge de manoeuvre limitée pour baisser ses taux », a-t-elle dit lors d’un discours à Dublin. La BCE a maintenu ses taux inchangés à 0,75% jeudi à l’issue de sa réunion de politique monétaire, et Mario Draghi, son président, a laissé entendre que l’institution n’était pas pressée de prendre la moindre initiative. « Le retour à un certain équilibre suppose un ralentissement de l’inflation et des hausses de salaires dans le sud (de la zone euro), mais cela pourrait également nécessiter de permettre une légère poussée de l’inflation et des augmentations de salaires dans des pays comme l’Allemagne », a en outre dit Christine Lagarde. La directrice générale du FMI a estimé que les dirigeants européens devaient prendre garde à ne pas faire passer les objectifs de réduction de leurs déficits budgétaires avant la reprise de la croissance, face à des populations marquées par la récession. « L’amélioration du sentiment économique ne provoque pas automatiquement une hausse de l’emploi ou des salaires », a-t-elle jugé. « Elle aide peut-être les marchés, mais elle n’aide pas encore les gens. »

 

La BCE continue de voir une reprise ; un problème de lunettes ?

La BCE continue de voir une reprise ; un problème de lunettes ?

C’est un paradoxe. Ce jeudi 7 mars, la banque centrale européenne (BCE) a choisi de maintenir inchangé ses taux et a revu à la baisse ses prévisions de croissance, notamment pour 2013 (voir encadré). Pourtant, cela n’a pas empêché son président, Mario Draghi, de tenir un discours plutôt rassurant, voir même encourageant pour plusieurs pays. En réalité, « l’abaissement de nos prévisions illustre un effet de report, dû à un quatrième trimestre 2012 plus faible que prévu [avec un PIB en recul de 0,6% pour la zone euro, ndlr]. Le rythme de la reprise en 2013 n’a pas changé », a expliqué le successeur de Jean-Claude Trichet. Et Mario Draghi a, cette fois, été plus volubile sur la reprise économique de la zone euro. « L’économie devrait commencer à se stabiliser à la fin du premier semestre et une reprise progressive devrait débuter au deuxième semestre », a-t-il indiqué. Lors de ses dernières interventions, le président de la BCE avait été plus évasif, se contentant de déclarer que cette reprise était prévue « pour 2013″, sans donner davantage de précision.

Un encouragement aux pays qui mènent l’austérité

> Les prévisions de la BCE pour la zone euro

Croissance:

2013 : entre -0,9 et -0,1% (contre -0,9 à 0,3% en décembre)

2014 : entre 0 et 2% (contre 0,2 à 2,2% en décembre)

 

Inflation:

2013 : entre 1,2 et 2 % (contre 1,2 à 2,1% en décembre)

2014 : entre 0,6 et 2% (contre 0,6 à 2,2% en décembre)

« Il faut distinguer le court terme du moyen terme. Et à moyen terme, nous continuons de voir un début de reprise graduelle », a-t-il déclaré. Il a ensuite expliqué que si les indicateurs économiques chiffrés sont plutôt mauvais, les données prospectives (moral des ménages, entreprises) « sont, elles, positives ». Le président de la BCE a ensuite livré trois facteurs qui soutiendront cette reprise : la hausse de la demande mondiale, « la poursuite de notre politique monétaire accommodante qui restera ainsi aussi longtemps qu’il le faudra », ainsi que la poursuite de la consolidation budgétaire menée par les Etats. Sur ce dernier point Mario Draghi a tenu à souligner « que des progrès ont été réalisés » et que « ceux qui ont fait le choix d’ajustement budgétaires importants vont voir que les effets de contractions dus à ces ajustements vont diminuer. C’est pour cela que l’économie, en fin d’année, en bénéficiera ».  Et la croissance ne sera pas ternie par une inflation rampante. Ce jeudi la BCE a décidé de réduire très légèrement ses prévisions de hausse des prix. Selon elle, l’inflation restera « sous ou proche de 2% », c’est à dire l’objectif ciblé par la BCE. Par ailleurs, Mario Draghi ne s’est pas alarmé de la situation politique italienne. « On voit que la contagion reste très limitée« , a-t-il estimé. « Après une phase initiale, les marchés sont revenus à leur niveau antérieur aux élections italiennes. Ils ont ainsi réagi plus sereinement que les hommes politiques. De plus, l’ajustement budgétaire italien s’est déjà fait et va, a priori, se poursuivre en mode pilotage automatique », a-t-il conclu

 

BCE : on ne change pas une politique qui ne marche pas !

BCE : on ne change pas une politique qui ne marche pas !

La BCE qui se réunit jeudi ne devrait rien changer ; puisque la politique monétaire ne marche pas, on continue sur la voie de l’austérité (avec quelques accommodements pour ne pas trop fâcher l’opinion comme en Italie).  Certains analystes comme ceux de Rabobank estiment toutefois un relâchement monétaire possible.  Hormis la question des taux, l’Italie devrait être l’un des principaux sujets de la conférence de presse du président de la BCE Mario Draghi, à l’issue de la réunion du conseil des gouverneurs, à 13H30 GMT.   »L’incertitude politique (dans ce pays) pèse sur la confiance économique et pourrait retarder le retour des investissements, la fin de la récession » et surtout faire s’évanouir l’effet apaisant du nouveau programme de rachat de dette publique annoncé par la BCE en septembre, juge Christian Schulz, de Berenberg.  Ce programme, baptisé OMT, a contribué à faire baisser les taux d’emprunt des pays attaqués par les marchés et à faire revenir les capitaux en zone euro sans même que l’institution monétaire de Francfort ait eu besoin de l’activer. Or les taux italiens sont à nouveau en train de grimper.   »La BCE ne peut pas -et ne voudra pas- faire quelque chose pour aider l’Italie, même si ses taux s’envolent » si celle-ci n’est pas prête à faire appel à l’aide de ses partenaires et à se soumettre en contrepartie au plan de réformes structurelles et budgétaires qu’ils lui dicteront, met en garde M. Schulz.  M. Draghi ne voudra pas commenter les questions de politique intérieure de son pays d’origine « mais signifiera clairement que le soutien de l’OMT sera soumis à stricte conditionnalité », renchérit Marco Valli, de UniCredit.  Dans ce contexte, la BCE doit publier ses nouvelles prévisions de croissance et d’inflation pour la zone euro, que les analystes attendent en recul.  En décembre, elle avait dit s’attendre à un recul du PIB de 0,3% en 2013 et une hausse des prix de 1,6%.

 

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Draghi (BCE) l’euro fort est un risque ; conclusion : on ne fait rien !

Draghi (BCE) l’euro fort est un risque ; conclusion : on ne fait rien !

 

L’expert en économie, Draghi, qui a contribué à truquer les comptes de la Grèce pour faire entre ce pays dans la zone euro (Il était président de Goldman Sachs Europe qui était alors l’expert désigné !) change d’analyse mais pas de stratégie. En gros il ne bouge pas. Il se trompe même car avec un euro fort, l’inflation est moins risquée.  L’ex-président de la Banque centrale italienne change donc légèrement de ton. Le 7 février dernier, lors de la conférence mensuelle de la BCE, il semblait un peu moins préoccupé par l’euro fort. Il déclarait ainsi que la hausse de la monnaie unique était « un signe du retour de la confiance » dans l’euro. Il a également indiqué aux eurodéputés que « les projections à venir » permettront de mesurer l’impact des taux de change sur l’inflation et la croissance. L’euro a récemment connu une importante hausse, touchant, début février, un plus haut de 15 mois face au dollar. Mario Draghi infléchit quelque peu son discours. Ce lundi 18 février, le président de la Banque centrale européenne (BCE) a affirmé devant les eurodéputés à Bruxelles que « l’appréciation de l’euro est un risque négatif », rappelant que « le taux de change ne fait pas partie des objectifs de politique (monétaire) mais est important pour la croissance et la stabilité des prix ».

 

 

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Séparation activités bancaires : la BCE hésite toujours

Séparation activités bancaires : la BCE hésite toujours

La belle unanimité sur la séparation des activités bancaires semblent avoir fait long feu ; même la BCE hésite encore. Dans un document publié ce lundi 28 janvier, la Banque centrale européenne (BCE) explique sa position sur le rapport Liikanen, qui prônait l’isolation de certaines activités bancaires dans une filiale distincte. « De manière générale, l’Eurosystème (des banques centrales de la zone euro) voit un intérêt à séparer certaines activités à haut risque des institutions financières qui ne sont pas associées à la fourniture de services aux clients », explique la BCE dans ce document résumant sa position sur le rapport Liikanen. Mais elle ajoute que « de nouvelles analyses sont nécessaires sur la possibilité de permettre à l’entité recueillant les dépôts de jouer un rôle de ‘market-maker’ (animation de marché, ndlr), en fonction de certaines limites ».

 

 

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BCE : taux inchangé

BCE : taux inchangé

La décision a été prise à l’unanimité et personne n’a proposé une baisse de taux jeudi, contrairement à la réunion de décembre, a souligné le président de la BCE Mario Draghi, lors de sa conférence de presse mensuelle. Ce qui a été interprété par les analystes comme un signe que la situation restera figée au cours des prochains mois.  L’unanimité a été motivée par « l’amélioration significative des conditions sur les marchés financiers » et par « une stabilisation générale de certains indicateurs de conjoncture », a expliqué M. Draghi.  Il a cité entre autres l’embellie des indices de confiance, le retour des capitaux vers la zone euro, la baisse des taux d’emprunt de certains Etats en difficulté, encore illustrée jeudi par le succès des premières émissions obligataires de l’Espagne et l’Italie.  Madrid a même pu lever davantage que le montant maximum visé de 5 milliards d’euros, avec 5,816 milliards d’euros empruntés à moyen et long termes tandis que sur le marché secondaire, où s’échange la dette déjà émise, son taux d’emprunt à 10 ans est passé sous les 5% pour la première fois depuis dix mois.  Ces progrès, à mettre notamment au bénéfice du nouveau programme de rachat de dette des Etats de la BCE (programme OMT, annoncé en septembre), sont toutefois loin d’être suffisants pour permettre à la zone euro de baisser la garde, a averti M. Draghi.   »La situation actuelle est marquée par une incertitude élevée, liée aux risques géopolitiques, au prix des matières premières et du pétrole et aux politiques gouvernementales », a-t-il notamment estimé.   »Il est trop tôt pour crier victoire », a-t-il ajouté, invitant les responsables politiques à poursuivre leurs efforts d’assainissement des finances publiques et de réformes pour améliorer leur compétitivité, et les banques à assainir leurs bilans.  La BCE s’attend toujours à ce que l’économie de la zone euro « continue de faiblir » début 2013, avant « une reprise graduelle » plus tard dans l’année, a rappelé M. Draghi.  En décembre, l’institution avait livré des prévisions pessimistes: elle s’attend à un recul du produit intérieur brut (PIB) de la région de 0,3%, contre une hausse de 0,5% pronostiquée trois mois auparavant. Une prudence qui permettra d’éviter les déceptions, estime Christian Schulz, économiste de la banque Berenberg.  Interrogé sur le niveau de chômage record en zone euro (11,8% de la population en novembre), M. Draghi a rappelé que la BCE avait pour seul mandat de maintenir l’inflation sous la barre des 2% à moyen terme et non de lutter contre ce phénomène, contrairement à la Réserve fédérale américaine.  L’objectif de stabilité des prix contribue toutefois à assurer croissance et emploi à long terme, a-t-il ajouté, tout en soulignant que les chiffres actuels montrent une composante structurelle, et pas seulement liée à la conjoncture, qui nécessite des réformes.  Le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, s’est lui alarmé de ce phénomène jeudi, lors de son audition devant le Parlement européen.   »Nous sous-estimons d’une manière générale l’énorme tragédie du chômage, qui finalement nous écrase », a-t-il déploré, estimant que « la dimension sociale est l’enfant pauvre de l’Union économique et monétaire ».  M. Juncker, qui doit passer à la main fin janvier, a cependant loué les réussites de la zone euro en 2012, qui fut « plutôt une bonne année », alors que certains analystes et investisseurs avaient parié sur son explosion.

 

BCE : trop d’impôts pas assez d’économies en France

BCE : trop d’impôts pas assez d’économies en France

La BCE rappelle à l’ordre la France qui privilégie trop les hausses d’impôts par rapports aux économies budgétaires. ‘Interview du chef économiste de la BCE ( le Figaro)

-La zone euro est-elle définitivement sortie de l’ornière?

Peter PRAET. - 2012 a été une année difficile qui se termine bien. On a réussi à stopper un cercle vicieux infernal, où les difficultés budgétaires des États fragilisaient de plus en plus les banques, mettant en péril le financement des entreprises. La déclaration de Mario Draghi du 26 juillet, promettant de tout faire pour rendre l’euro irréversible, ainsi que les réformes institutionnelles annoncées par les chefs d’État ont réussi à rétablir la confiance. Les risques de catastrophes et de sortie de certains pays qui hantaient les marchés ont disparu. Il faut continuer sur cette voie en 2013.

Quels sont les défis pour 2013?

L’inquiétude pour l’année qui vient est à la fois politique et sociale. Nous n’ignorons pas que le chômage a augmenté de 2 millions dans les pays de la zone euro. Il faut que les ajustements budgétaires se poursuivent dans chaque pays, qu’il n’y ait pas de marche en arrière et que l’objectif de ramener les déficits publics à 3% du PIB demeure d’actualité. Sur le plan du regain de compétitivité aussi les États doivent poursuivre leurs efforts.

Craignez-vous une récession en Allemagne en début d’année?

Malgré un ralentissement important, les fondamentaux restent bons en Allemagne. L’Allemagne dispose d’un marché intérieur dynamique. La position financière des entreprises est solide, grâce à leurs performances à l’exportation. Contrairement à la France, l’Allemagne a bénéficié à plein du «boom» des pays émergents ces dernières années. Elle est a de quoi amortir une baisse des exportations.

La situation de la France vous inquiète davantage?

La situation française présente plus de défis que la situation allemande. En France, l’ajustement budgétaire met trop l’accent sur les hausses d’impôts pas assez sur les baisses de dépenses. C’est plus facile dans l’immédiat d’augmenter les impôts, que de baisser les dépenses publiques, mais à long terme, la baisse et la composition des dépenses sont plus importantes. Il est important que la France mette en œuvre le plan de réduction des dépenses publiques de 60 milliards d’euros sur lequel elle s’est engagée. La mise en œuvre de telles mesures sera déterminante.

Pourquoi la France n’est-elle pas crédible?

Je ne serais pas aussi sévère! Il me semble qu’il y a en France un consensus sur la nécessité d’améliorer la situation des finances publiques et la compétitivité. Pour cela, il faut engager des réformes structurelles. La France a trop souvent offert une certaine résistance aux changements… Mais ces réformes sont indispensables à la restauration de la compétitivité française! C’est le problème numéro un de la France. Le rapport Gallois a fait un constat lucide de la situation avec de bonnes propositions. Par ailleurs, la compétitivité n’est pas seulement liée au prix, mais aux produits, à leur qualité. Et les performances à l’export de la France dépendent d’un petit nombre d’entreprises contrairement à l’Allemagne et à l’Italie où le tissu industriel exportateur est plus large. Les réformes ne sont donc pas seulement liées au marché du travail, mais également à l’innovation, la recherche et le développement, et la formation professionnelle.

Le pacte pour la compétitivité du gouvernement Ayrault va-t-il dans le bon sens?

Le crédit d’impôt est une bonne idée. Un bon début. Mais le problème c’est qu’il est financé par une hausse d’autres impôts ce qui réduit l’impact de ces mesures. Il faut faire des choix à moyen terme, en matière de baisse des dépenses. Le niveau de la dépense publique est trop élevé en France.

Les marchés restent très cléments avec la France. Comment inciter le gouvernement à faire les réformes structurelles, alors qu’elle emprunte à des taux négatifs à court terme?

Si la France se réforme sans avoir la pression des marchés, c’est bien mieux! Car lorsque les marchés attaquent, il devient beaucoup plus coûteux de regagner leur confiance. S’il faut attendre la pression des marchés pour agir, cela pose problème sur la démocratie. Il faut essayer d’obtenir un consensus social avant cela.

Compte tenu des perspectives de croissance très faibles en 2013, ne serait-il pas judicieux de se donner une année supplémentaire pour respecter la règle des 3% de déficits, comme le préconise le FMI notamment?

Certes nos prévisions de croissance 2013 sont faibles, la fourchette se situant entre un recul de 0,8% et une progression de 0,2%. Ces chiffres ne s’assimilent pourtant pas à un scénario catastrophe. Il faut empêcher bien sûr un phénomène de spirale négative, où le recul de la croissance rendrait impossible toute amélioration des comptes publics. Plusieurs programmes d’ajustement en accord avec le FMI ont bénéficié d’assouplissements. L’essentiel est que chaque pays mène une stratégie crédible, avec des réformes structurelles solides qui lui permettent d’améliorer la soutenabilité de son budget et le dynamisme de son économie.

Zone euro : croissance en nette baisse en 2013 (BCE)

Zone euro : croissance en nette baisse en 2013 (BCE)

La Banque centrale européenne (BCE) a déclaré aujourd’hui s’attendre désormais à une contraction du Produit intérieur brut (PIB) en zone euro en 2013, prenant acte de l’accélération de la dégradation de l’économie dans la région, qui est entrée en récession au troisième trimestre. La BCE prévoit une contraction de 0,3% en 2013, alors qu’elle tablait encore sur une croissance de 0,5% en septembre. Pour 2014 elle s’attend à une croissance de 1,2%, selon une première estimation, et pour cette année sur un recul du PIB de 0,5%, un chiffre révisé en légère baisse (-0,4% précédemment). L’institution a également  abaissé ses prévisions d’inflation pour 2013, dans ce contexte de dégradation de la conjoncture. La BCE attend désormais une hausse des prix de 1,6% l’année prochaine, contre 1,9% jusqu’ici. Pour 2012 elle a confirmé sa prévision d’une inflation de 2,5%, tandis qu’elle attend à 1,4% en 2014, selon une première prévision. Un peu plus tôt dans la journée, la BCE a annoncé qu’elle laissait inchangé son taux directeur. Le taux de refinancement reste donc de 0,75%, le taux de facilité de dépôt nul et le taux de prêt marginal de 1,0%. Ces trois taux n’ont plus bougé depuis le 5 juillet dernier. Selon Mario Draghi, son président, cette décision n’a pas été unanime.

BCE : ça va mal mais on ne bouge pas !

BCE : ça va mal mais on ne bouge pas !

Pas de croissance en 2013, un taux de chômage de 12%, une situation financière qui va s’aggraver y compris en France où les 3% de déficit sont jugés illusoires par la commission européenne. Conséquence, on ne bouge pas. On attend que l’Allemagne s’enfonce, ce qui va se produire. Bref, la stratégie attentiste.  Selon les analystes, il ne faut s’attendre ni à une baisse de son principal taux d’intérêt -à 0,75% actuellement, son plus bas historique- ni à de nouvelles mesures en faveur des banques ni à ce qu’elle en dise beaucoup plus sur son programme de rachat de dette des Etats (OMT) dont l’annonce début septembre a offert à la zone euro un répit qui ne se dément pas.   »Bien que la BCE n’ait encore acheté aucune obligation, les coûts d’emprunt espagnols et italiens sont retombés à des nouveaux bien plus soutenables », note Christian Schulz, de la banque Berenberg.  Ce programme n’a en effet toujours pas été enclenché, puisqu’il faudrait pour cela qu’un Etat qui souhaite en bénéficier réclame l’aide du fonds européen de secours, condition posée par la BCE.  Or l’Espagne, pressentie pour l’inaugurer, s’y refuse jusqu’à présent, craignant les conditions qui lui seront appliquées alors qu’elle est déjà plongée dans l’austérité et arguant que les marchés sont suffisamment apaisés grâce à la la BCE.  C’est aux autorités espagnoles de prendre la décision. Nous sommes prêts d’un point de vue opérationnel », avait déclaré fin octobre le chef économiste de la BCE Peter Praet.  En outre, grâce à l’action de la BCE destinée à redonner confiance aux investisseurs, les banques du sud de l’Europe qui n’arrivaient plus à se financer sur le marché inter-bancaire, semblent en avoir retrouvé l’accès « réduisant leur dépendance à la BCE » pour trouver des fonds, ajoute Christian Schulz.  Cependant la zone euro est loin d’être sortie d’affaire comme en témoignent les dernières prévisions de la Commission européenne qui table sur une stagnation du PIB (+0,1%) et un niveau de chômage record de l’ordre de 12% en 2013.  Une situation qui devrait aussi rattraper une Allemagne plutôt épargnée jusqu’ici, mettent en garde les cinq économistes allemands qui conseillent le gouvernement du pays comme M. Draghi.   »Jusqu’ici, l’Allemagne a pu échapper à certaines difficultés rencontrées dans d’autres régions de la zone euro. Mais les nouvelles données publiées montrent que les conséquences de la crise ont atteint l’économie allemande », a-t-il déclaré mercredi.  Les mesures de la BCE, si elles « peuvent ramener la confiance à court terme », ne seront pas suffisantes à long terme, a ajouté M. Draghi, appelant à nouveau les dirigeants européens à continuer leurs réformes pour convaincre le reste du monde de la viabilité de leur projet.

BCE : une affaire de mecs !

BCE : une affaire de mecs !

Un total de 325 eurodéputés ont voté contre la nomination de M. Mersch, l’actuel gouverneur de la Banque centrale du Luxembourg, tandis que 300 ont voté en sa faveur et que 49 se sont abstenus. Plusieurs groupes, dont les Socialistes et les Libéraux, avaient appelé à donner un avis négatif, essentiellement pour protester contre le déséquilibre entre les sexes au sein de la BCE.  Si M. Mersch devenait membre du directoire, il n’y aurait plus aucune femme parmi les 23 membres du Conseil des gouverneurs de la BCE jusqu’à 2018, date prévue du prochain renouvellement.  M. Mersch, 63 ans, avait été choisi par les ministres européens des Finances pour succéder à l’Espagnol Jose Manuel Gonzales-Paramo.  Les représentants des 27 gouvernements de l’UE ont désormais le choix de prendre en compte le vote du Parlement ou de passer outre et de confirmer M. Mersch.  Le Parlement européen a précisé que sa décision n’était pas fondée sur les compétences du candidat, qui ne sont pas en cause, mais sur l’absence de choix. Le Parlement européen réclame depuis des mois au Conseil (qui représente les gouvernements) non pas un nom mais une liste de noms comprenant des femmes.   »Le Parlement européen est clair: nous voulons la diversité. Un directoire de la BCE uniquement composé d’hommes en 2012 et jusqu’en 2018 n’est pas acceptable », a expliqué l’eurodéputée libérale française Sylvie Goulard.   »Juridiquement parlant, le Conseil peut certes confirmer Yves Mersch, mais ce serait une énorme erreur politique et un mauvais signal », a-t-elle ajouté.   »Il nous faut davantage que des négociations boiteuses et des promesses insatisfaisantes si nous voulons obtenir la parité au sein de la BCE. Il s’agit d’une question qui touche de nombreuses institutions publiques, et pas seulement la BCE », a affirmé pour sa part la présidente de la commission des Affaires économiques du Parlement, la Britannique Sharon Bowles.

 

Italie et Espagne veulent l’aide de la BCE mais sans la demander officiellement

Italie et Espagne veulent l’aide de la BCE mais sans la demander officiellement

 

 Curieuses ces déclarations très contradictoires de l’Italie et de l’Espagne qui souhaitent ardemment l’intervention de la BCE mais ne veulent pas le dire pour ne pas inquiéter davantage les marchés. Monti incite même l’Espagne à présenter un plan d’aide d’urgence pour éviter la contamination. L’Espagne ne veut surtout pas qu’on évoque ce plan d’aide dont elle a pourtant besoin. Bref on joue au chat et à la souris avec les marches. L’Espagne et l’Italie ont beau inquiéter les marchés, Mariano Rajoy et Mario Monti veulent prendre leur temps. Lors de leur rencontre à Madrid ce jeudi, les chefs des gouvernements espagnol et italien n’ont pas demandé à la Banque centrale européenne d’intervenir. Au contraire. Lors de leur conférence de presse commune, ils ont soigneusement évité de se prononcer sur toute forme d’aide extérieure. Mais, en coulisse, les négociations vont bon train. L’Italie tente de convaincre l’Espagne d’accepter la main tendue par ses voisins. Avec des pincettes. Mario Monti promet d’«étudier les modalités» de la proposition de Mario Draghi afin de «déterminer si cette proposition (leur) convient». Plus prudent, Mariano Rajoy a refusé de répondre et s’est contenté de qualifier les déclarations du président de la BCE de «positives». Pour le reste, les deux chefs d’exécutif se sont appuyés mutuellement et ont affiché leur volonté de continuer dans la même voie: réduction du déficit et réformes structurelles. Mais, malgré cette unité affichée, l’Espagne et l’Italie n’ont pas une position identique. Alors que Mario Monti est favorable à un achat d’obligations sur le marché secondaire par le FESF, son homologue espagnol se montre beaucoup plus réservé. «Cette option pose un double problème pour l’Espagne, juge Juan Carlos Martinez Lazaro, professeur d’économie à l’IE Business School. Il y a d’abord un problème d’image. L’Espagne veut absolument éviter une solution qui ressemble à un plan de sauvetage.» Cette obsession exaspère ses partenaires européens, qui voient dans ce refus de principe «un orgueil mal placé», selon le mot d’un diplomate européen. «Le gouvernement veut également éviter qu’on lui impose de nouvelles conditions», poursuit Lazaro. L’Italie pense pouvoir échapper à la négociation d’un mémorandum d’entente (Memorandum of Understanding, MOU) si elle sollicitait l’achat d’obligations souveraines. L’Espagne, en revanche, craint qu’on lui impose une nouvelle vague d’austérité. Après avoir adopté un plan de rigueur de 65 milliards d’économies à réaliser en deux ans et demi, Mariano Rajoy considère qu’il a suffisamment heurté son électorat. «Il y aurait probablement un nouveau programme», pronostique Juan Ignacio Crespo, analyste financier et auteur d’un livre intitulé Les Deux Prochaines Récessions. Mais, entre les recommandations de la Commission et les conditions imposées aux banques, l’Europe ne pourrait plus ajouter grand-chose», indique-t-il. Même Christine Lagarde l’a reconnu: «Vu ce que l’Espagne a déjà réalisé et ce qu’elle compte encore faire, il n’y a pas grand-chose que le FMI pourrait demander en plus si l’Espagne recevait un plan de sauvetage», a expliqué la directrice de l’institution financière, incitant Madrid à sauter le pas sans crainte.

BCE : face à la crise on ne bouge pas !

BCE : face à la crise on ne bouge pas !

La crise paralyse même ceux qui ont vocation à tenter de la résoudre ; c’est le cas de la BCE qui sans doute va décider de ne rien décider. Après l’accalmie observée en début d’année sur le front de la crise et une récession technique -deux trimestres de suite d’une croissance négative- évitée de justesse, en grande partie grâce à la bonne forme persistante de l’Allemagne, la région a renoué avec ses démons à la faveur de la crise politique grecque.  Et comme toujours dans ce cas, les regards se tournent vers la BCE dont on attend une nouvelle fois qu’elle joue les pompiers de la crise.  Son intervention pourrait prendre la forme d’une baisse de son taux directeur, retombé à 1% en décembre, soit son plus bas historique, ou de l’annonce de nouvelles mesures en faveur des banques.  Annalisa Piazza, du courtier Newedge, estime qu’ »il y a plus de 50% de chance que la BCE annonce une baisse de 25 points de base », à 0,75%. Avant d’ajouter que l’institution a toutefois tactiquement toutes les raisons d’attendre juillet.  Les effets bénéfiques d’une baisse de taux dès la réunion de juin -avancée à mercredi pour cause de jour férié le jeudi- pourraient en effet bien être annihilés par les incertitudes qui entourent les élections législatives grecques le 17 juin.  Pour Carsten Brzeski aussi, la BCE « semble préférer attendre » malgré la Grèce, dont la sortie éventuelle de la zone euro n’est plus taboue, et les problèmes des banques espagnoles entre autres.   »Il paraît probable que la BCE veuille maintenir la pression aussi élevée que possible pour éviter la complaisance politique », écrit-il. En clair: que les responsables politiques européens, qui se retrouvent à la fin du mois à Bruxelles pour un nouveau sommet, relâchent leurs efforts de redressement budgétaire.  Côté banques, le président de la BCE Mario Draghi a répété ces dernières semaines l’engagement de son institution à leur fournir les liquidités nécessaires. La BCE pourrait donc bien annoncer qu’elle prolonge ses prêts à une semaine, un mois et trois mois à taux fixe et montant illimité au delà de début juillet. En revanche, un nouveau prêt sur trois ans, après ceux de décembre et février, ne semble pour l’instant pas envisagé.  Quant au rachat d’obligations publiques sur le marché secondaire, programme que la BCE a toujours été très réticente à appliquer, il est en sommeil depuis février.  La BCE doit par ailleurs publier mercredi ses nouvelles prévisions de croissance et d’inflation pour la zone euro, attendues en baisse.

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