Archive pour le Tag 'bazar'

Grand débat ou grand bazar ?

Grand débat ou grand bazar ?

 

Le gouvernement a fixé quatre thèmes : « Mieux accompagner les Français pour se loger, se déplacer, se chauffer », « rendre notre fiscalité plus juste, plus efficace, plus compétitive », « faire évoluer la pratique de la démocratie » et « rendre l’Etat et les services publics plus proches des Français et plus efficaces ». Une formulation relativement approximative qui démontre déjà que cette initiative a été construite un peu à la va-vite. Certes on attend aujourd’hui la lettre du président de la république qui doit préciser ce que le pouvoir attend de cette discussion. Pour autant cela risque d’être insuffisant pour permettre des échanges et l’émergence de propositions pertinentes. Il y a d’abord un problème d’espace temporel. L’étendue du champ des débats mériterait sans doute un temps de l’ordre de six mois et non de quelques semaines. Deuxièmement, aucun thème ne peut être abordé sérieusement sans introduction préalable. Or rien  n’est prévu, aucun document, aucune information pour resituer chaque question de manière aussi  bien qualitative que quantitative. Du coup, tout risque de partir dans tous les sens. Il y aura bien sûr quelques experts capables de faire des propositions un peu construites,  ce qui ne veut pas dire forcément convergentes. Mais on peut s’attendre à des propositions type auberge espagnole. Sans parler de certaines propositions orchestrées et manipulées par des organisations extrémistes ou partisanes. Dernière observation tout débat pour être utile doit aussi être animée sinon on tombe vite dans la discussion de bistrot. Rien n’est prévu à ce sujet et ce ne sont pas les maires de terrain qui seront pour la plupart en capacité de le faire. Dans ces conditions voit mal comment pourrait être conduit un débat constructif  qui débouche sur des synthèses un peu élaborées.  Dernière observation, le gouvernement a fixé un certain nombre de préalables qui forcément vont  contribuer à limiter la portée du débat. En effet le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a bien indiqué que ce grand débat pouvait en aucun cas modifier le changement de cap du gouvernement ni remettre en cause les décisions prises jusque-là. On pense en particulier à la question du rétablissement de l’impôt sur la fortune voir à d’autres dispositions fiscales prises en faveur des plus aisés ou des entreprises sans aucune exigence de contreparties.

Le grand débat national : le grand bazar se confirme

  • Le grand débat national : le grand bazar se confirme
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  • Macron devait  définir aujourd’hui les conditions du grand débat national. un débat qui devrait être le plus décentralisé possible et jusqu’au niveau des mairies. Une manière en même temps de shunter les corps intermédiaires qui seront sans doute inclus dans le processus mais pour la forme.  Deux mois pour organiser le débat sur de grands enjeux économiques et sociétaux, en plus au niveau le plus décentralisé possible jusque dans les mairies. Bref quelque chose qui va ressembler à un grand bazar vite bâclé. Comment en effet permettre un débat constructif et pertinent sur des questions aussi importantes que le transport, le logement,  le service public,  l’organisation territoriale et la démocratie. Le gouvernement ne sait même pas par quel bout prendre le problème. Macron a même  annoncé qu’il se déplacerait lui-même pour voir les maires de toutes les régions. Un tel débat pour être sérieux demanderait un délai de six mois à un an avec une vraie structuration de la discussion. Tout cela sent la proposition élaborée à la va-vite sur un coin de table juste pour répondre au mécontentement des gilets jaunes. Même la formulation des questions est approximative. Les thèmes retenus :
  • - « Comment mieux accompagner les Français dans leur vie quotidienne pour se déplacer, se chauffer et isoler leur logement ?«
  • - « Comment faire évoluer le lien entre impôts, dépenses et services publics pour mieux répondre aux besoins des Français ?  » Autrement dit comment redonner du sens à l’impôt.
  • - « Comment faire évoluer l’organisation de l’Etat et des autres collectivités publiques pour les rendre plus proches des Français et plus efficaces? «
  • - « Que signifie être citoyen aujourd’hui ? Comment faire évoluer la pratique de la démocratie et de la citoyenneté ?
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    • La coordination opérationnelle a été confiée à Chantal Jouanno. L’ancienne secrétaire d’Etat à l’Ecologie est à la tête d’une instance qui existe depuis 1995: la Commission nationale du débat public, un machin qui ne sert pas à grand-chose. Cette autorité administrative « indépendante » a pour mission de faire en sorte que le grand public soit informé et consulté lorsque certains projets publics ont de gros impacts sociaux, économiques ou environnementaux.
    • Le Conseil économique, social et environnemental sera également saisi,  peut être aussi le parlement quand même !

Grand débat : le bazar se confirme avec des citoyens tirés au sort !

Grand débat : le bazar se confirme avec  des citoyens tirés au sort !

Sans doute pour faire plus révolutionnaire que les gilets jaunes eux-mêmes, le premier ministre sort subitement de sa boîte à outils des conférences régionales de français au sort. Un peu comme si on choisissait les 100 clients qui sortent d’un supermarché. Bref l’assurance que ce grand débat sera encore plus anarchique qu’on ne le pensait. Évidemment il n’y aura aucune préparation, aucune introduction à ses discussions sorte d’auberge espagnole où chacun pourra déposer son cahier de doléances  sans savoir ce qu’il en adviendra ;  et pour cause les propositions seront plus contradictoires les unes que les autres, plus démagogiques les unes que les autres sans parler des plus farfelues. Bref le meilleur moyen pour régner c’est de diviser sur les contradictions. Le pire, c’est que Griveaux, porte-parole du gouvernement, dit langue de bois en chêne, a signifié que ce débat n’interférerait pas sur les orientations du gouvernement, le cap sera maintenu. Le premier ministre, lui dit exactement le contraire, sans doute sans y croire lui-même « Afin d’être innovant, nous avons aussi pensé qu’il était sage de procéder à la désignation de conférences qui, dans chacune des régions, pourront réunir une centaine de citoyens français tirés au sort, tirés au hasard », a proposé le Premier ministre. Ces conférences « seront amenées à discuter des résultats de ce débat et de participer d’une certaine façon à ces débats », a expliqué le chef du gouvernement. « L’idée c’est de faire en sorte que les Français qui ne sont pas forcément les plus impliqués dans la vie et le débat public puissent donner leur avis sur le débat et sur les propositions », a-t-il encore vanté. Les remontées des divers débats – propositions ou doléances – doivent ensuite faire l’objet de synthèses. Le gouvernement s’est déjà engagé à ce qu’elles se traduisent par des « mesures concrètes », en plus des mesures d’urgence déjà annoncées par l’exécutif. Tout cela sent l’amateurisme, l’affolement et la démagogie.

Statut fonctionnaires : Macron fout le bazar au PS

Statut fonctionnaires : Macron fout le bazar au PS

Cette fois Macron a foutu réellement le bazar au PS avec sa proposition de revoir le statut des fonctionnaires. Il s’attaque en effet au sujet intouchable, au totem , au tabou le plus sacré. D’autant plus que la très grosse majorité des responsables du PS sont eux-mêmes fonctionnaires. Du coup les réactions de la gauche notamment sont assez significatives de la confusion idéologique au parti socialiste qui assimile les valeurs au statut de la fonction publique. La preuve que les valeurs avancées constituent un écran de fumée pour masquer en fait un corporatisme ordinaire. Des réactions en fait assez lamentables et qui prouvent  l’indigence de l’idéologie socialiste. Qui exaspère l’aile gauche du PS ; et en son sein, tous ceux qui ne veulent plus être appelés les « frondeurs » : l’ex-député PS Jérôme Guedj trouve ainsi « extrêmement lassant » que le jeune ministre fasse de la « transgression » pour dire « je suis moderne ».  « Emmanuel Macron s’est un peu spécialisé dans des provocations consistant à utiliser la rhétorique de la droite et les endosser comme un ministre supposé de gauche », commente le député d’Indre-et-Loire. Avant d’ajouter : Sans aller jusque là, Emmanuel Maurel, de l’aile gauche du PS, a lâché, grinçant : « C’est toujours le même procédé. Il y a la provocation de Macron, le recadrage de l’exécutif et le sermon de Jean-Christophe Cambadélis. Et circulez, il n’y a rien à voir… C’est navrant et lassant. » « Je trouve qu’à quelques semaines des élections régionales, où l’on doit mobiliser notre électorat, où l’on doit réaffirmer nos valeurs de gauche, reprendre une fois de plus des propositions qui sont de droite, des mots qui sont de droite, eh bien je pense que c’est irresponsable de la part du ministre de l’Économie », ne décolérait pas le député Yann Galut.  « La stratégie d’Emmanuel Macron est bien connue. Pour cacher les échecs et l’absence de résultats de sa politique, il se détourne de sa mission de ministre et il fait de la provocation permanente à gauche. Et à chaque fois, Hollande, Valls recadrent (le ministre). Mais où est l’autorité ? », s’est agacée la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, également de l’aile gauche. Du côté de l’exécutif comme du patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis, on voulait croire samedi que l’incendie avait été circonscrit avec le recadrage immédiat de François Hollande, qui a profité vendredi soir d’une remise de décorations pour se livrer à un véritable éloge des fonctionnaires, vivier électoral pour la gauche. « Le président a mis les points sur les ‘i’, il n’y a pas de raison de polémiquer », estime-t-il. « Le ministre de l’Économie a encore besoin d’apprendre que le off n’existe plus. Le président de la République a clos la polémique », a également commenté Corinne Narassiguin, porte-parole du PS.Marylise Lebranchu, ministre de la Fonction publique et donc concernée au premier chef par les propos d’Emmanuel Macron, a tenu à calmer le jeu ce samedi midi sur RTL, affirmant qu’il n’y avait aucune tension entre son ministère et celui d’Emmanuel Macron et qu’il n’y aurait pas de remise en cause du statut des fonctionnaires. Après une première mise au point vendredi sur ses propos, Emmanuel Macron a mis en avant ce samedi qu’il était lui-même haut fonctionnaire pour essayer de faire taire les critiques. « Vous ne me ferez tomber ni dans la langue de bois, ni dans les provocations », a-t-il lancé.

 




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