Archive pour le Tag 'Bayrou'

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Municipales : pourquoi virer Gérard Collomb ? (Bayrou )

Municipales : pourquoi virer Gérard Collomb ?  (Bayrou )

A juste titre le président du Modem François Bayrou s’offusque de l’exclusion de Gérard Collomb du parti de la république en marche. Faut-il d’abord rappeler que la dynamique du succès de Macron est largement due à deux hommes fondamentaux d’abord Gérard Colomb, ancien socialiste, ensuite Bayrou lui-même. Par ailleurs l’étonnement peut se justifier dans la mesure où globalement les candidats de la république en marche ne représentent pas grand-chose sur le plan électoral local ( sans doute en moyenne autour de 15 qu’ils  ne devront leur sauvetage qu’à  des alliances avec surtout le parti républicain. Justement ce que Gérard Colomb a proposé, une alliance avec le parti républicain. Notons que c’est surtout grâce à cette alliance que la pourra sauver quelques postes.

 

On sait que depuis le départ de Collomb du gouvernement les relations entre Macron et le maire de Lyon ne se sont guère améliorées en raison en particulier du peu d’estime que manifeste Macron vis-à-vis de l’édile lyonnais. Il faut dire un édile qui  n’appartient pas à la technocratie habituelle ( professeur de lettres qui n’a pas fait sciences po). François Bayrou juge «brutale» et «infondée» l’exclusion de Gérard Collomb

«Oui», il y a eu des «ratés» ( Bayrou )

Crise: «Oui», il y a eu des «ratés» ( Bayrou )

Il s’est fait l’ardent défenseur des compétences des communes et des intercommunalités face à l’État pour prendre en charge les pénuries. «Il se trouve que l’État n’a pas la faculté de prévoir ce qui est inédit, ce qui est bouleversant, et qu’il prépare trop souvent les guerres d’autres fois. Donc il va falloir se poser la question de la société française. Est-ce qu’on doit toujours considérer que l’intervention d’une collectivité locale est bizarre ?», a-t-il interrogé alors que de plus en plus de maires prennent les devants, en fournissant des masques à leurs concitoyens.

D’ailleurs pour sa ville, le maire de Pau a assuré avoir commandé 500 000 masques. «Nous avons décidé de commander ces masques que nous faisons fabriquer par des entreprises locales qui ont assuré l’agrément biologique. Le total est pour le mois de juin. On en distribuera à tous ceux qui en ont besoin, gratuitement, mais on va demander à ceux qui le peuvent une contribution qui correspond au prix du masque», a-t-il détaillé.

Il n’a pas attendu la réponse de l’État. «Dès la première minute, j’ai réuni les personnels soignants et les spécialistes de santé. On s’est mis à la chasse aux masques et on en a trouvé beaucoup qui avait été distribués lors de la grippe H1N1. Tout le monde avait oublié qu’ils étaient là, y compris l’État», a-t-il rappelé. Par ailleurs, François Bayrou estime que les masques devraient être rendus obligatoires dans les transports en commun, tout comme Anne Hidalgo. La maire socialiste de Paris souhaite les rendre obligatoires aux heures de pointe.

Et le centriste de louer un peu plus l’organisation fédéraliste allemande : «L’organisation centrée sur l’État montre qu’elle n’est pas adaptée. En Allemagne par exemple, on voit que l’impact du virus sur la population est plus faible que chez nous. Il y a eu une anticipation plus grande et puis il y avait l’initiative locale, régionale…». Sur l’ouverture des écoles et des crèches le 11 mai notamment, le maire de Pau estime que ce doit «être la responsabilité partagée des directeurs d’école et des municipalités qui en ont la responsabilité.» Quant aux enseignants qui voudraient faire jouer leur droit de retrait, François Bayrou leur adresse sa réprobation. «Ce ne serait pas civique», a jugé l’ancien ministre de l’Éducation nationale de François Mitterrand, puis Jacques Chirac.

Affaire Bayrou -Fonds européens: une sournoise manœuvre de Macron

Affaire Bayrou -Fonds européens: une sournoise manœuvre  de  Macron

 

Officiellement le parti en marche soutient le Modem accusé de malversations dans l’utilisation de fonds européens. Pourtant ce n’est pas un hasard si la justice s’est saisie récemment de ces affaires de fonds européens concernant le Modem de Bayrou mais aussi les insoumis et le rassemblement national. Bref tous ceux qui sont susceptibles de faire de l’ombre à Macron. On objectera que la justice est indépendante et qu’elle fait son métier. Le problème c’est qu’elle fait ce métier quand ça l’arrange ou plutôt quand ça arrange le pouvoir. Ainsi il aura fallu attendre que certains n’exercent plus de responsabilités comme Chirac ou Sarkozy pour que la justice se réveille à propos de différentes mises en cause. Cette affaire de fonds européens constitue une sorte de procès en sorcellerie. En fait on reproche aux partis politiques d’  avoir utilisé des assistants parlementaires pour autre chose que pour la problématique européenne. Mais comment distinguer ce qui relève de la problématique européenne, de la problématique nationale et  du fonctionnement général d’un parti. On pourrait faire le même procès à d’autres; par exemple au parti socialiste qui a longtemps été animé par des permanents détachés d’entreprise est payés par celles-ci, ce qui constitue une infraction autrement plus grave. Dans les syndicats des centaines et des centaines de permanents sont dégagées par leur entreprise et ne sont pas toujours affectés par leurs directions syndicales aux tâches initialement prévues. D’une manière ou d’une autre, ils concourent au fonctionnement de l’organisation syndicale et servent quand même les intérêts de leurs adhérents. Il en est de même en matière de politique. Ce qu’il faut constater, c’est qu’il n’y a aucun enrichissement avec cette affaire de fonds européens finançant des assistants. Le même procès est engagé vis-à-vis des insoumis, aussi du rassemblement national. Bref tous ceux qui peuvent gêner Macron. Certains pourraient s’étonner de ce procès contre Bayrou qui a justement permis à Macron d’être élu président. Ce serait oublier que Macon a l’habitude de trahir ses proches, ce qu’il a fait en entrant au gouvernement de Hollande et en se retournant contre ce dernier. Il y a évidemment énormément de choses à reprocher aux partis politiques mais dans le cas présent, il s’agit d’une manœuvre politicienne pour discréditer des opposants et des alliés gênants. D’une certaine façon, Bayrou est le grand cocu du macronisme. C’est lui qui a apporté l’appui déterminant vis-à-vis de Macron et c’est maintenant Macron qui l’ enfonce. On notera que les affaires faisant l’objet d’enquêtes judiciaires et concernant Macon et son entourage sont-,elles, bien enterrés ; exemples: les conditions de financement de la campagne de Macron, les conflits d’intérêt du directeur de cabinet de Macron,  l’enrichissement personnel du président de l’Assemblée nationale dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne ou encore  les conditions de vente d’Alstom à General Electric.

Affaire Bayrou -Fonds européens: procès en sorcellerie fomenté par Macron

Affaire Bayrou -Fonds européens: procès en sorcellerie fomenté par  Macron

 

Officiellement le parti en marche soutient le Modem accusé de malversations dans l’utilisation de fonds européens. Pourtant ce n’est pas un hasard si la justice s’est saisie récemment de ces affaires de fonds européens concernant le Modem de Bayrou mais aussi les insoumis et le rassemblement national. Bref tous ceux qui sont susceptibles de faire de l’ombre à Macron. On objectera que la justice est indépendante et qu’elle fait son métier. Le problème c’est qu’elle fait ce métier quand ça l’arrange ou plutôt quand ça arrange le pouvoir. Ainsi il aura fallu attendre que certains n’exercent plus de responsabilités comme Chirac ou Sarkozy pour que la justice se réveille à propos de différentes mises en cause. Cette affaire de fonds européens constitue une sorte de procès en sorcellerie. En fait on reproche aux partis politiques d’  avoir utilisé des assistants parlementaires pour autre chose que pour la problématique européenne. Mais comment distinguer ce qui relève de la problématique européenne du fonctionnement général d’un parti. On pourrait faire le même procès à d’autres; par exemple au parti socialiste qui a longtemps été animé par des permanents détachés d’entreprise est payés par celles-ci, ce qui constitue une infraction autrement plus grave. Dans les syndicats des centaines et des centaines de permanents sont dégagées par leur entreprise et ne sont pas toujours affectés par leurs directions syndicales aux tâches initialement prévues. D’une manière ou d’une autre, ils concourent au fonctionnement de l’organisation syndicale et servent quand même les intérêts de leurs adhérents. Il en est de même en matière de politique. Ce qu’il faut constater, c’est qu’il n’y a aucun enrichissement avec cette affaire de fonds européens finançant des assistants. Le même procès est engagé vis-à-vis des insoumis, aussi du rassemblement national. Bref tous ceux qui peuvent gêner Macron. Certains pourraient s’étonner de ce procès contre Bayrou qui a justement permis à Macron d’être élu président. Ce serait oublier que Macon a l’habitude de trahir ses proches, ce qu’il a fait en entrant au gouvernement de Hollande et en se retournant contre ce dernier. Il y a évidemment énormément de choses à reprocher aux partis politiques mais dans le cas présent il s’agit d’une manœuvre politicienne pour discréditer des opposants et des alliés gênants. D’une certaine façon, Bayrou est le grand cocu du macronisme. C’est lui qui a porté l’appui déterminant vis-à-vis de Macron et c’est maintenant Macron qu’il enfonce. On notera que les affaires faisant l’objet d’enquêtes judiciaires et concernant Macon et son entourage sont-elles bien enterrés ; exemples: les conditions de financement de la campagne de Macron, les conflits d’intérêt du directeur de cabinet de Macron,  l’enrichissement personnel du président de l’Assemblée nationale dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne ou encore  les conditions de vente d’Alstom à Général Electric .

 

Bayrou, Sarnez et Goulard devant la justice

Bayrou, Sarnez et Goulard devant la justice

 

Finalement,  le Parlement européen a rendu un grand service à la France en refusant la candidature de Sylvie Goulard comme commissaire européenne. En effet, la justice vient de convoquer Sylvie Goulard, Bayrou et Marielle de Sarnez, bras droit de bayrou, pour détournement de fonds européens., « Selon les informations du Monde, les principaux responsables du parti centriste, au premier rang desquels figure François Bayrou – convoqué le 6 décembre –, viennent de recevoir des courriers les informant de leur convocation ‘aux fins de mise en examen’”, peut-on lire sur le site du quotidien.

Cette affaire avait précipité la démission en juin 2017 de François Bayrou de ses fonctions de ministre de la Justice, de même que celle de Marielle de Sarnez (Affaires européennes) et Sylvie Goulard (Armées).

Municipales Paris : Bayrou soutient Philippe, pourquoi ?

Municipales Paris : Bayrou soutient Philippe, pourquoi ?

 

Il semble un peu curieux que François Bayrou président  du MoDem soutienne la candidature du Premier ministre, Édouard Philippe pour l’élection du maire de Paris. En fait, Bayrou est inquiet de la politisation des municipales et craint de se faire un peu écrasé par la république en marche. Du coup,  Bayrou préfère un candidat sans étiquette comme Édouard Philippe, ancien LR mais qui n’a plus d’appartenance puisqu’il n’est plus pas non plus adhérent de la république en marche. Bayrou voudrait protéger les alliances qui lui permettent selon les cas soient de soutenir des candidats « républicains, soit des candidats de la république en marche. Pour sortir de la politisation (en même temps préserver ses alliances locales), Bayrou propose donc de soutenir Édouard Philippe pour la mairie de Paris. « C’est lui qui dira, j’imagine, un jour prochain ou en tout cas, d’ici à quelques semaines si cette option l’intéresse ou pas. Je pense qu’il a les épaules, la personnalité pour cela», a-t-il ajouté, précisant toutefois que «pour l’instant, ce n’est pas le schéma dans lequel on se trouve». ». Bayrou craint par-dessus tout une politisation qui écraserait son mouvement : « Moi, je ne suis pas pour politiser ces élections municipales», a déclaré François Bayrou sur LCI.

Selon lui, Bordeaux, ou LREM a décidé d’investir son candidat, le délégué interministériel chargé de la réforme de l’Etat, Thomas Cazenave, face au juppéiste défendu par le Modem, Nicolas Florian, en est une «illustration».

«Je suis moi pour qu’on puisse dépasser la question des investitures par étiquette ou des investitures partisanes parce que le risque de transformer les élections municipales en référendum pour ou contre le président de la République est un risque que je n’ai pas envie de courir et que je ne crois pas cohérent avec la réalité des élections municipales», a-t-il mis en garde. «Je ne crois pas que les élections municipales doivent être politisées. Elles doivent être enracinées», a-t-il expliqué, estimant qu’un maire «n’est pas choisi pour son étiquette» mais parce que «ses concitoyens ont confiance en lui». Bayrou n’a évidemment pas tort sur le fait que la personnalité et-ou  le travail assuré –des maires et plus importants que leur appartenance politique. En même temps, Bayrou prend ses distances avec la république en marche pour ne pas être écrasé par sa machine électorale centralisée qui distribue les candidatures à la place des organisations locales.

«Gilets jaunes»: Bayrou pour un «changement de gouvernance»… et de gouvernement

«Gilets jaunes»: Bayrou pour un  «changement de gouvernance»… et de gouvernement

 

D’une certaine manière, c’est une double critique qu’adresse François Bayrou à Emmanuel Macron en mettant en cause la nature de la gouvernance mais aussi sans doute certaines personnalités du gouvernement. La critique est très sévère puisque François Bayrou considère en effet qu’Emmanuel macro qui avait suscité beaucoup d’espoir n’a provoqué en fait aucun changement dans la culture du pouvoir. Certes il dédouane Emmanuel Macron en considérant que cette crise couvait depuis des décennies et qu’on ne saurait en imputer la responsabilité au président de la république. Cependant en même temps, il constate que cette culture centralisée, technicienne et gestionnaire est responsable de la crise. Autant dire qu’il s’adresse là aussi directement à Macron autant qu’au Premier ministre ou à son ministre des finances. Bayrou pointe le manque de vision et souhaite la «redéfinition du projet national de la France et des Français».

. François Bayrou vise particulièrement Édouard Philippe même s’il n’est pas explicitement cité, indirectement il s’adresse aussi à Macron et à son entourage. Pour atténuer ces critiques, François Bayrou donne acte du virage social de Macron en décembre mais met en demeure le gouvernement de donner des suites concrètes au grand débat dont il approuve particulièrement le principe mais dont il doit craindre l’effet boomerang faute de décision à la hauteur des enjeux.

 

Bayrou dégomme la Commission nationale du débat public et l’organisation du grand débat

Bayrou dégomme la Commission nationale du débat public et l’organisation du grand débat

 

François Bayrou ne s’est pas privé de critiquer la commission nationale de débat public dont il considère la légitimité comme nulle. Cette critique s’adresse sans doute aussi au gouvernement et au président de la république qui entend se priver des structures intermédiaires et s’adresser directement aux Français. En faite François Bayrou voudrait qu’on réintroduise notamment le Parlement dans le processus de discussion. Justement ce que ne souhaite pas le chef de l’État qui a toujours prit soin de marcher sur le ventre des structures intermédiaires comme celle du Parlement, de l’organisation patronale ou des syndicats. Indirectement François Bayrou critique aussi l’entourage du  président considérer sans doute comme un peu immature. François Bayrou propose en effet que le président soit entouré de 2 à 3 personnalités d’expérience pour l’aider à prendre ses décisions. En fait une condamnation de l’entourage actuel mais aussi une critique vis-à-vis de l’immaturité m^me du président de la république. Par ailleurs François Bayrou a fortement critiqué le désintérêt de l’association des maires de France qui a publiquement déclaré son désintérêt le grand débat ; cela pour des raisons politiques d’après François Bayrou. Un François, qui visiblement s’agace un peu de ne jouer qu’un rôle marginal d’un pouvoir dont il a permis  le succès. Sur le contenu du débat et les thèmes abordés, Bayrou a estimé que fermer la porte à certaines thématiques ne serait «pas de bonne approche», alors que le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a indiqué que l’IVG, la peine de mort et le mariage pour tous «ne sont pas sur la table» car «il n’est pas question» de revenir sur ces «avancées conquises de haute lutte». «Il n’y a rien à craindre dans l’expression des citoyens. Il n’y a rien de plus normal que de parler d’immigration. Il n’est pas de bonne pratique d’interdire des questions par avance. (…) Il n’y a pas de sujets interdits. Aucune porte n’est fermée». Mais pour lui une chose est primordiale: «il ne faut pas confondre l’issue du débat et le débat lui-même. Au fur et à mesure, on va voir des questions arriver et se construire. Mais tout va remonter au président de la République et au Parlement».

 

 

 

Bayrou, l’emmerdeur » (Macron)

Bayrou,  l’emmerdeur » (Macron)

D’après le JDD, Macron aurait traité Bayrou d’emmerdeur. Il est évident que depuis déjà plusieurs semaines,  Bayrou ne cesse d’attirer l’attention du gouvernement sur la nécessité de mieux prendre en compte l’enjeu du mouvement des gilets jaunes. Bayrou a aussi insisté sur la nécessité de faire preuve d’un peu plus de modestie. Des observations qui n’ont pas tellement été appréciées par le chef de l’État cela d’autant plus qu’il a été contraint d’en convenir au moins sur la forme et bien tardivement. Il est clair que Bayrou a apporté un soutien décisif pour donner une crédibilité à la candidature de Macron. Un soutien autrement plus important que le ralliement de quelques socialistes opportunistes. Bayrou jouit donc d’un statut particulier qui repose notamment sur sa grande expérience politique. Justement tout ce que déteste Macron et qu’il considère comme appartenant au vieux système obsolète. Pour discréditer Bayrou dans l’entourage de Macron,  certains estiment que Bayrou n’a d’autre ambition que de remplacer un jour Édouard Philippe. Une ambition qui n’est peut-être pas sans fondement mais qui ne remet pas en cause les observations de Bayrou au gouvernement et à Macron. La grande différence entre Macron et Bayrou, c’est que Bayrou lui ne sort pas de nulle part et dispose d’un ancrage sur le terrain qui fait grand défaut au chef de l’État trop entouré de courtisans et dont le parti en marche reste complètement virtuel.  Fin novembre, le maire MoDem de Pau avait incité l’exécutif à « réfléchir » à la hausse des taxes sur les carburants et à « comprendre » que le mouvement des gilets jaunes était « révélateur d’une crise profonde de la société française ». Une réflexion un brin prophétique, qui lui avait déjà valu d’être taxé « d’emmerdeur » par Edouard Philippe, selon les indiscrétions du Canard Enchaîné.

Carburants : Macron doit «réfléchir» (Bayrou)

Carburants : Macron doit  «réfléchir» (Bayrou)

C’est l’invitation du très prudent Bayrou adressé à Macron en matière de fiscalité sur le carburant. Bayrou reprend d’ailleurs l’idée d’une taxe flottante tenant compte de l’évolution du prix du baril. Une proposition qui permettrait de lisser les prix du carburant. (Interview Figaro)

 

- Comment répondre à la crise du prix des carburants qui s’exprime à travers le mouvement des «gilets jaunes»?

François BAYROU. - D’abord il y a le court terme. Une nouvelle étape d’augmentations des taxes sur les carburants est prévue au mois de janvier. Cela mérite que nous y réfléchissions. La trajectoire définie à partir de 2007, sous l’impulsion de Nicolas Hulot, était claire: une augmentation progressive des prix pour conduire à une baisse de la consommation des hydrocarbures. Mais peut-être n’avons-nous pas assez réfléchi au «progressivement». Par exemple, on pourrait reprendre l’idée d’une modulation des taxes en fonction du coût du baril du pétrole, pour que le prix à la pompe ne subisse pas de fluctuations trop pénalisantes.

Explications:

Le mécanisme dit de « TIPP flottante » désigne un ajustement de la taxe intérieure sur la consommation de produits énergétiques (TICPE, anciennement appelée « TIPP » jusque fin 2010) en fonction des variations du cours du pétrole brut. Il vise à atténuer les hausses des prix des carburants à la pompe. Il serait plus correct de parler aujourd’hui de « TICPE flottante ».

La TICPE est l’une des deux taxes (avec la TVA) revenant à l’État qui s’appliquent aux carburants en France. Son montant diffère pour chaque type de produit pétrolier. Il est fixé annuellement par litre de carburant consommé. La TICPE n’est donc pas directement impactée par les variations des cours du pétrole brut, contrairement à la TVA qui suit mécaniquement ces variations.

Le mécanisme de « TICPE flottante » revient à compenser chaque variation de la TVA (due à une variation du prix du pétrole brut) en ajustant la TICPE du même montant. Lorsque le prix du baril augmente, la TICPE est ainsi abaissée afin de lisser la hausse des prix des carburants à la pompe pour le consommateur. Lorsqu’il baisse, la TICPE est augmentée afin de compenser les pertes de recettes fiscales pour l’Etat.

Ce mécanisme n’est actuellement pas appliqué mais il a été mis en œuvre entre octobre 2000 et juillet 2002 par le gouvernement Jospin : la TIPP était modulée quand le cours du baril de Brent variait à la hausse ou à la baisse de plus de 10%.

Diesel-tabac : la «honte pour cet amalgame de Griveaux » (Bayrou)

Diesel-tabac : la  «honte  pour cet amalgame de Griveaux » (Bayrou)

«Wauquiez, c’est le candidat des gars qui fument des clopes et qui roulent au diesel. Ce n’est pas la France du XXIe siècle que nous voulons». Rapportée dans le JDD de la semaine dernière, l’attaque de Benjamin Griveaux contre le président des Républicains passe mal. Après que les cadres de LR ont dénoncé à l’unisson le «mépris» du porte-parole du gouvernement, l’indignation s’est invitée dimanche dans les rangs de la majorité avec l’intervention du président du MoDem, François Bayrou. «Cette phrase m’a fait mal, d’une certaine manière, elle m’a fait honte», a déploré l’éphémère ministre de la Justice d’Emmanuel Macron dimanche dans l’émission Questions politiques sur France Inter en partenariat avec Le Monde. «Parler de la France, comme parler du peuple, comme des gens qui seraient réduits à cloper ou à rouler au diesel, comme si c’était une infamie de rouler au diesel…», s’est-il étonné. «J’ai trouvé (dans) cette phrase le contraire de ce que nous avons voulu bâtir avec le président de la République», a regretté celui qui est souvent perçu comme un des poids lourds de la majorité présidentielle. «L’élection d’Emmanuel Macron s’est faite précisément sur l’idée qu’on allait rompre avec cette manière de couper le pays en deux, avec les gentils chics d’un côté et les désagréables pas chics de l’autre. Il est temps que s’expriment dans la majorité tous ceux qui refusent cette rupture», a souhaité François Bayrou.

Européennes : Bayrou refuse la tête de liste

Européennes : Bayrou refuse la tête de liste

 

On sait que François Bayrou manie l’art du slalom en politique. Pour preuve, il se répand en compliments sur Macron pour sans doute s’excuser de son refus de prendre la tête de liste de la majorité aux européennes. Pourtant Bayrou correspond exactement au profil type de leader pour les européennes. Depuis toujours européen, plutôt modéré François Bayrou aurait pu faire le pont entre les soutiens de droite et de gauche de Macron. Le problème c’est que Bayrou ne veut sans doute pas assumer la relative défaite qui se prépare pour la majorité qui dans les sondages récents dépasse à peine le rassemblement national. Bayrou a compris que  cette élection va constituer un exutoire pour l’opinion publique afin d’exprimer de nombreux mécontentements. En clair, il ne veut pas porter le chapeau. Notons que c’est un peu la même chose dans nombre de partis, chez les républicains au parti socialiste et même au rassemblement national. Du coup, Bayrou en fait des tonnes pour confirmer son soutien à un Macron plutôt en difficulté actuellement. Ainsi Bayrou justifie la durée pour la constitution du gouvernement : “Il a voulu prendre du temps pour remettre de l’ordre dans les esprits”, a-t-il dit lors du Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro. “Le président de la République a voulu (…) prendre le recul nécessaire pour que les choses se remettent dans l’ordre.”Le remaniement à venir comportera “un certain nombre d’ajustements, de réglages qui doivent être fait dans toute équipe”, a-t-il poursuivi. Quant au Premier ministre, il dit lui-même qu’il suit la ligne fixée par le chef de l’Etat, même s’il peut y avoir des différences de “sensibilité”, a rappelé le président du MoDem. Et pour couronner le tout Bayrou affirme n’avoir jamais senti d’arrogance chez Macron : “A aucun moment je ne l’ai senti”, a-t-il déclaré. “A aucun moment je ne l’ai vu et si je l’avais vu (…) je l’aurais dit et je le lui aurais dit.”François Bayrou s’est cependant déclaré certain que le chef de l’Etat devait de nouveau s’adresser aux Français. “Et je pense qu’il le fera”, a-t-il ajouté. Explication de cette complaisance la prochaine liste unique entre, La République en marche (LaREM), et le Modem, pour les élections européennes ;  Bayrou espère obtenir un nombre de places suffisantes pour  conforter son courant centriste

Où va le gouvernement ? (Bayrou)

Où va le gouvernement ? (Bayrou)

C’est en substance ce qu’a demandé François Bayrou à l’occasion des journées de l’université d’été du MoDem. François Bayrou pointe les insuffisances de Macron qui cumule les réformes pour démontrer sa volonté de transformation. Mais cet empilage manque sérieusement de vision globale. On sait que l’apport personnel de Bayrou lors de la campagne présidentielle a été déterminant pour créer une dynamique majoritaire en faveur de Macron. Or depuis cette élection, le MoDem est relativement marginalisé au sein de la majorité. Non seulement il se sent écarté des principales responsabilités mais il a l’impression d’être méprisé par le parti en marche. François Bayrou a donc rappelé le droit à la différence et en a profité pour mettre le doigt sur les insuffisances du pouvoir  Il a estimé que les Français ne voyaient plus où conduisaient les réformes, ce qui expliquait selon lui la chute de la popularité d’Emmanuel Macron dans les sondages. “Les Français ont besoin non pas seulement de l’énoncé des réformes successives et séquentielles mais les Français ont besoin de plan d’ensemble. La politique ce n’est pas dossier après dossier. (…) On a besoin non pas seulement de savoir les pas qu’on fait mais on a besoin de savoir où on va.” Emmanuel Macron a perdu cinq points dans les sondages en septembre, selon le baromètre Ifop pour le Journal du dimanche. Seules 29% des personnes interrogées se disent satisfaites du chef de l’Etat, contre 34% à la fin du mois d’août. “La majorité a besoin de voix libres qui s’expriment en son sein,(…) pas de corsets”, a déclaré François Bayrou. “C’est naturellement toujours quand on est responsable (…) qu’on a envie que tout soit aligné, carré. Mais en réalité, la liberté d’expression, la liberté de pensée, est beaucoup plus fructueuse que ça.” “J’appelle tout ceux qui croient à cette vision de la majorité à exprimer les attentes profondes et les propositions qui sont les leurs sans que l’on considère qu’il y ait eu une atteinte à quelque pacte majoritaire que ce soit.” François Bayrou a également critiqué les “craintes infondées” de la majorité concernant la commission d’enquête menée par le Sénat sur l’affaire Benalla. La majorité considère comme cette affaire une ingérence du pouvoir législatif dans le fonctionnement du pouvoir exécutif. “C’est le jeu des institutions et c’est le bienfait de la démocratie”, a-t-il dit. “Le parlement, la presse, les associations, l’opinion organisée, le pouvoir doit accepter les contre-pouvoirs, les regarder comme nécessaires et comprendre que c’est cet équilibre qui tient lieu de garde-fou”. Un rappel à la démocratie sans doute particulièrement destiné au président de la république.

« On ne comprend plus rien aux réformes »(Bayrou)

« On ne comprend plus rien aux réformes »(Bayrou)

 

François Bayrou président du MoDem estime que les Français ne comprennent plus rien aux réformes et qu’ils n’en saisissent pas la FINALITE. Le patron du mouvement démocrate se livre donc à une interprétation de ce que pensent les Français mais exprime sans doute aussi son propre avis sur la politique DE MACrON. Le reproche central se fonde sur le manque de cohérence entre des réformes menées au pas de charge et un projet global TRES PEU LISIBLE. Pour dire LES CHOSES SIMPLEMENT, Bayrou se demande où Macon mène la France même si parallèlement il assure le président de la république de sa loyauté (une loyauté dont il a forcément besoin pour espérer en retour le soutien électoral de la république en MARCHE). Le président du Mouvement démocrate (MoDem), François Bayrou, estime donc que les Français “ne voient plus bien où conduisent les réformes” et conseille à Emmanuel Macron de donner une “ligne directrice” au pays. Dans un entretien publié jeudi sur le site internet du Figaro, le dirigeant centriste réaffirme toutefois la “parfaite loyauté” de son camp “à l’intérieur de la majorité”, dont il est le principal allié à l’Assemblée nationale. “Les Français ne voient plus bien où conduisent les réformes qui sont successivement proposées. Or il ne s’agit pas de traiter des dossiers les uns après les autres mais de construire une société et de retrouver un pays”, dit-il à propos de la politique du chef de l’Etat, dont la cote de popularité ne cesse de décliner dans les sondages. “La responsabilité précise du président de la République est de donner une ligne directrice, de dire ce qui relie les décisions qui sont prises, d’expliquer le fil conducteur”, conseille l’ancien ministre. Le maire de Pau dit comprendre les impatiences de certains députés MoDem comme Jean-Louis Bourlanges, qui ont regretté le manque de considération de LaREM à l’occasion de cette élection. “Nous serons entendus, mais non pas en raison d’accords d’appareils mais uniquement parce que nous disons et dirons des choses fortes et justes”, dit celui qui fut un éphémère ministre de la Justice au printemps 2017.

Réforme institutionnelle: du pipeau (Bayrou)

Réforme institutionnelle: du pipeau (Bayrou)

 

D’une certaine manière Bayrou convient qu’il a été roulé dans la farine par Macron avec la dose infinitésimale de proportionnelle. Bayrou dont à l’appui à Macron a été décisif pour le lancement de la dynamique Macron est déçu. Déçu évidemment d’avoir été contraint de quitter son poste de ministre suite aux histoires de financement du parti par des fonds européens. Mais là Bayrou est seul responsable. Par contre, sur la proportionnelle, Bayrou doit avaler une sérieuse couleuvre. Du coup Bayrou épingle Emmanuel Macron. Invité de BFM Politique ce dimanche, le président du MoDem a fait part de sa déception à propos de la réforme institutionnelle présentée mercredi par le Premier ministre Édouard Philippe. Et pour cause, il a rappelé que le chef de l’État -à qui il reconnaît néanmoins « des qualités exceptionnelles »- avait prévu d’inscrire dans le texte la limitation du cumul dans le temps des mandats à trois identiques. « Un point très important dans la loi organique que les Français ont plébiscité et qui n’est absolument pas respecté dans le texte », selon lui. D’abord parce que cette mesure ne concernera que les villes de plus de 9000 habitants. Bayrou  dénonce un « tour de passe-passe », « un tour de prestidigitation », « un escamotage », explique que « cela ne s’appliquera qu’en 2032 ou 2037″.  Et de poursuivre: « Tout cela a été fait pour essayer de séduire le groupe LR au Sénat. On a sacrifié une partie importante de la réforme pour avoir leur accord et au bout du chemin on n’aura pas leur accord. [...] Ce serait un abandon insupportable de céder sur le non-cumul dans le temps ». « Il y a un manquement absolu à la promesse faite. Je ne l’accepte pas », s’est encore agacé François Bayrou. Autre point de mécontentement, le plus important pour le centriste Bayrou: la dose de proportionnelle fixée à 15% pour les prochaines élections législatives tandis que, lui, préconisait 25%. Précisant qu’Emmanuel Macron « sait ce qu’(il) pense de la réforme », il affirme que « 15% de proportionnelle, cela veut dire que les grosses écuries vont prendre 35-40 sièges. Cela laisse 20 sièges pour les partis minoritaires », a-t-il déploré.

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