Archive pour le Tag 'bavardage'

Chaînes d’info en continu : le bavardage continu et la discussion de bistrot

Chaînes d’info en continu : le bavardage continu et la discussion de bistrot

 

 

Nicolas Truong dans le Monde aborde la question du bruit de fond permanent des chaînes d’info continue, sorte de bavardage insipide repris par les réseaux sociaux et qui obscurcit le débat démocratique plutôt qu’il ne l’éclaire  en tout cas le place au niveau de la discussion de bistrot.

 

 

A coups de polémiques et d’analyses « à chaud », experts et essayistes, journalistes et communicants sont invités à commenter en permanence l’actualité. Progrès démocratique ou régression idéologique ?

C’est un bruit de fond persistant. Un brouhaha permanent. Une entêtante musique d’ambiance qui semble placer l’information et l’opinion, les raisons et les passions, les connaissances et les expériences sous le signe de l’équivalence. Des réseaux sociaux aux chaînes d’information en continu, la société du commentaire étend son influence dans l’espace public, à coups de polémiques et d’analyses « à chaud ». Son déploiement marque-t-il une avancée de la démocratie qui pourrait être définie, avec le philosophe Jacques Rancière, comme le pouvoir de « n’importe qui », ou témoigne-t-il au contraire de la puissance despotique de l’individu roi de dire « n’importe quoi » ? Est-ce une manifestation de l’égalitarisme des positions ou bien celle du relativisme des opinions ? S’agit-il d’une demande sociale toujours plus grande de participation, de parler-vrai et « cash » ou d’une injonction technico-commerciale à exposer ses pulsions, fabriquer du faux et du clash ? L’importance prise par le commentariat, en tout cas, inquiète jusqu’au sommet de l’Etat.

Au point que le président de la République lui-même s’en soit ému : « Le problème-clé pour moi, c’est l’écrasement des hiérarchies induit par la société du commentaire permanent : le sentiment que tout se vaut, que toutes les paroles sont égales, celle de quelqu’un qui n’est pas spécialiste mais a un avis sur le virus vaut la voix d’un scientifique », a-t-il déclaré avec insistance lors d’un entretien accordé à L’Express le 22 décembre 2020La crise sanitaire a sans doute accentué ce travers. Effet de nivellement et d’aplanissement du petit écran : sur les plateaux de télévision ou de radio désormais filmés, la parole d’un éditorialiste et celle d’un épidémiologiste sont mises sur le même plan. « Le commentaire autoproclamé délégitime tout ce qui était légitime, et chacun se sent autorisé à mettre en doute les discours autorisés », observe l’essayiste Christian Salmon, auteur de L’Ere du clash (Fayard, 2019). « A tel point qu’on doute de tout », poursuit-il. « Les conséquences psychologiques et sociales sont terribles, s’inquiétait de son côté Emmanuel Macron, car on finit par ne plus croire en rien. »

 

Mais les paroles autorisées se sont elles-mêmes corrodées à mesure qu’elles se sont immergées dans ces arènes de la parole débridée. « La parole politique s’est laissé aller au commentaire, au formatage des réseaux sociaux sur lesquels l’on doit penser en 280 caractères », remarque l’essayiste Agathe Cagé, autrice de Respect ! (Equateur, 170 pages, 15 euros). Et leur premier contempteur, Emmanuel Macron, n’aurait pas été le dernier à s’y livrer : « Une large partie du discours d’Emmanuel Macron, le 13 avril 2020, a été dédiée à commenter, à la manière d’un journaliste, sa propre action, remarquait la cofondatrice et présidente du cabinet de conseil Compass Label sur le site AOC, en avril 2020. Président commentateur de ses déplacements à travers une piqûre de rappel de sa visite dûment mise en scène au professeur Raoult à Marseille (“J’ai tenu moi-même à comprendre chacune des options possibles”). Président commentateur de ses précédents discours, président commentateur de ses impuissances, sans plus avoir, face à la pandémie, la possibilité de les masquer par l’excuse des carences de “l’ancien monde”. »

 

Crise sanitaire: Le bavardage permanent de Macron contreproductif

Il y a quelques mois Macron avait promis de prendre du champ et de la hauteur après avoir fatigué l’opinion publique  par des interventions répétitives notamment lors des manifestations des gilets jaunes.  La promesse n’aura pas duré longtemps. Sans doute du fait de sa perte de popularité , Macron s’est transformé à nouveau en chroniqueur journalier de la situation à l’occasion du Coronavirus. Pire, il a suspendu la plupart de ses réformes pour se transformer en sorte de d’infirmier en chef.

 

La communication est désormais permanente et forcément faute de renouvellement recommence sérieusement à fatiguer. Pourtant Macron pensait se recentrer sur la pandémie pour regagner en crédibilité auprès de l’opinion. Sans doute pourquoi il a mis sous le boisseau la plupart de ses réformes : la réforme des retraites, la réforme de l’Unedic et la réforme de l’APL notamment.

Macron pensait  qu’en prenant un thème fédérateur il parviendrait à remonter dans l’estime des Français. Le problème, c’est qu’il n’a pas du tout été à la hauteur de l’enjeu. Que son gouvernement a multiplié les hésitations et les contradictions. Lui-même est porteur d’une parole caractérisée par l’enflure sémantique. Il a parlé d’état de guerre contre le Coronavirus mais est incapable par exemple de fournir des masques aux salariés en contact avec le public y compris au personnel médical. Dans une période qui pourrait justifier une certaine unité nationale, Macron divise encore et s’enfonce à nouveau dans les sondages.

Il faut dire qu’il n’est guère servi par un gouvernement qui lui aussi multiplie les déclarations controversées. Il y a eu aussi le lamentable épisode de l’ancienne ministre de la santé, sacrifiée sur l’autel des élections de la mairie de Paris et dont l’amertume a permis de découvrir que le gouvernement était au courant des risques dés  janvier. Bref Macon et son gouvernement ont menti d’ailleurs ils ne sont pas crus par l’opinion publique.

D’après sondage IFOP pour le JDD ,  les ­Français portent désormais un regard ­critique sur la gestion de la ­crise, reflet des polémiques sur le manque de masques ou la stratégie de dépistage. Pour 64% d’entre eux, « le ­gouvernement a caché ­certaines informations ». Seuls 39% jugent qu’il « donne tous les moyens aux professionnels de santé » pour faire face. Un chiffre qui s’est effondré de 15 points en quatre jours. Ils sont presque un sur deux, 48%, à estimer que le gouvernement « a communiqué de manière claire » et seulement 29% à juger qu’il a « réagi rapidement ». Là aussi, les jugements ­positifs se sont écroulés, de 30 points, depuis fin.

Le bavardage permanent de Macron discrédite la parole présidentielle

 

 

 

Il y a quelques mois Macron avait promis de prendre du champ et de la hauteur après avoir fatigué l’opinion publique  par des interventions répétitives notamment lors des manifestations des gilets jaunes.  La promesse n’aura pas duré longtemps. Sans doute du fait de sa perte de popularité , Macron s’est transformé à nouveau en chroniqueur journalier de la situation à l’occasion du Coronavirus. Pire, il a suspendu la plupart de ses réformes pour se transformer en sorte de d’infirmier en chef.

 

La communication est désormais permanente et forcément faute de renouvellement recommence sérieusement à fatiguer. Pourtant Macron pensait se recentrer sur la pandémie pour regagner en crédibilité auprès de l’opinion. Sans doute pourquoi il a mis sous le boisseau la plupart de ses réformes : la réforme des retraites, la réforme de l’Unedic et la réforme de l’APL notamment.

Macron pensait  qu’en prenant un thème fédérateur il parviendrait à remonter dans l’estime des Français. Le problème c’est qu’il n’a pas du tout été à la hauteur de l’enjeu. Que son gouvernement a multiplié les hésitations et les contradictions. Lui-même est porteur d’une parole caractérisée par l’enflure sémantique. Il a parlé d’état de guerre contre le Coronavirus mais est incapable par exemple de fournir des masques aux salariés en contact avec le public y compris au personnel médical. Dans une période qui pourrait justifier une certaine unité nationale, Macron divise encore et s’enfonce à nouveau dans les sondages.

Il faut dire qu’il n’est guère servi par un gouvernement qui lui aussi multiplie les déclarations controversées. Il y a eu aussi le lamentable épisode de l’ancienne ministre de la santé, sacrifiée sur l’autel des élections de la mairie de Paris et dont l’amertume a permis de découvrir que le gouvernement était au courant des risques dés  janvier. Bref Macon et son gouvernement ont menti d’ailleurs ils ne sont pas crus par l’opinion publique.

D’après sondage IFOP pour le JDD ,  les ­Français portent désormais un regard ­critique sur la gestion de la ­crise, reflet des polémiques sur le manque de masques ou la stratégie de dépistage. Pour 64% d’entre eux, « le ­gouvernement a caché ­certaines informations ». Seuls 39% jugent qu’il « donne tous les moyens aux professionnels de santé » pour faire face. Un chiffre qui s’est effondré de 15 points en quatre jours. Ils sont presque un sur deux, 48%, à estimer que le gouvernement « a communiqué de manière claire » et seulement 29% à juger qu’il a « réagi rapidement ». Là aussi, les jugements ­positifs se sont écroulés, de 30 points, depuis fin.

« Le bavardage populiste de Wauquiez » (Raffarin)

« Le bavardage populiste de Wauquiez » (Raffarin)

Jean-Pierre Raffarin s‘est dit choqué, sur RTL, par un “bavardage populiste”, “un amalgame entre des mots grossiers, des idées simplistes et puis des attaques personnelles.” “J‘appelle Laurent Wauquiez à plus de sagesse, de calme”, a-t-il poursuivi. “C‘est une faute de comportement, une faute d‘attitude. J‘espère que ce n‘est pas une dérive de brutalité”. “Je reste aux Républicains, a-t-il expliqué, parce que le vrai débat politique, nous allons l‘avoir sur la ligne européenne.” “Il est clair que c‘est la réforme démocratique de l‘Europe telle que l‘a envisagée Emmanuel Macron qui me paraît être aujourd‘hui la ligne de réforme à partir d‘une inspiration franco-allemande”, a dit Jean-Pierre Raffarin. “Si naturellement les Républicains s‘engageaient dans une voie souverainiste, populiste, qui tourne le dos à l‘Europe, il est clair que nous serons dans cette affaire – tous ceux qui ont un esprit un plus central – avec ceux qui défendent” l‘Europe, a-t-il précisé, ajoutant qu‘il trancherait “à la fin de l‘année”.




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