Archive pour le Tag 'bâtiment'

Etats-Unis : recul du bâtiment

Etats-Unis : recul du bâtiment

 

 

Un recul qui confirme le tassement économique observé aux États-Unis Les mises en chantier aux Etats-Unis ont reculé à un plus bas de près de deux ans en mars, pénalisées par la faiblesse persistante du secteur des maisons individuelles, ce qui suggère que le marché immobilier continue de souffrir en dépit de la baisse des taux d’intérêt.  Les économistes américains ont drastiquement abaissé leurs prévisions de croissance 2019 pour les Etats-Unis, dans un contexte de ralentissement mondial et de tensions commerciales internationales toujours fortes, selon une étude publiée lundi. Bien que les risques d’une récession d’ici 2020 demeurent faibles, ceux-ci s’accroissent, affirme aussi cette enquête trimestrielle réalisée par la National Association for Business Economics (NABE). Un panel de 55 économistes pense désormais que «la croissance économique a atteint un point d’inflexion», c’est-à-dire que son pic est dépassé, explique Kevin Swift, président de NABE. Les trois quarts des économistes interrogés ont abaissé leur prévision de croissance, tablant désormais en moyenne sur une progression du Produit intérieur brut (PIB) de 2,4% voire moins (2.3% pour le FMI) cette année après 2,9% en 2018. Dans le bâtiment, les permis de construire ont reculé de 1,7% à 1,269 million d’unités en mars, leur niveau le plus faible en cinq mois et leur troisième mois de repli consécutif. Les permis de construire pour les maisons individuelles ont reculé à un plus bas de plus d’un an et demi en mars, un chiffre de mauvais augure pour les mises en chantier dans les prochains mois.

Bâtiment : vers l’Uberisation ?

Bâtiment : vers l’Uberisation ?

 

Dans le bâtiment par exemple la profession craint à juste titre le développement de plate-forme de nature à ubériser l’activité avec comme conséquence la substitution d’auto entrepreneur aux salariés des entreprises classiques y compris et peut-être surtout des plus petites. Une sorte d’intermédiation justifiée par le numérique mais qui vise surtout à détourner la valeur ajoutée. En outre le transfert d’emplois de salariés vers des statuts d’auto Entrepreneur pose évidemment fiscale et sociale et met en cause l’équilibre des budgets concernés Comme beaucoup d’autres, les petites entreprises du bâtiment risquent à leur tour de se faire « ubériser ». En effet, l’exercice de certains métiers du bâtiment sans qualification pourrait être favorisé à l’avenir. Le ministre de l’Economie Emmanuel Macron a en effet intégré dans l’article 43 du projet de loi dit Sapin 2relatif à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique, des mesures visant à limiter les freins à l’entrepreneuriat individuel. Le projet de loi prévoit aussi de rehausser les plafonds de chiffre d’affaires pour bénéficier du statut de « micro-entrepreneur », auparavant appelé « auto-entrepreneur », et qui n’est pas n’est pas soumis aux même charges, ni au même cadre réglementaire que les petites entreprises du bâtiment ayant un statut classique. Si ces mesures de la loi Sapin 2 était adoptées telle quelle, « il faudrait alors, de fait, oublier les prévisions réjouissantes de création d’emplois dans notre secteur », avertit Patrick Liébus, le président de la confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb). En parallèle, un certain nombre de plateformes internet de mise en relation entre des clients et des fournisseurs de services dans le bâtiment (Illico travaux, 1,23 devis etc.) se sont dernièrement développées. Certes, ces plateformes ne sont pour l’instant à l’origine que d’entre 5 % et 10 % des mises en relation avec les clients sur les segments des entreprises du bâtiment, selon la Capeb. Mais couplée aux mesures de la loi Sapin 2 qui facilitent les conditions d’accès à ces métiers et tendent à précariser le secteur, l’émergence des plateformes internet pourrait profondément perturber le modèle économique des petites entreprises du bâtiment, qui viennent à peine de sortir de la crise. « Oui, « l’uberisation » peut très bien venir perturber notre secteur », confirme ainsi Patrick Liébus.

 

(Avec le Tribune)

 

Emplois Bâtiment : «60.000 à 80.000 détruits» (Baroin)

Emplois Bâtiment : «60.000 à 80.000 détruits» (Baroin)

Le président de l’Association des maires de France a réitéré son appel à « baisser la contribution de l’effort » pour les communes « pour le bien de notre territoire ». « Ce ne sont pas les maires qui râlent, qui serrent la ceinture, ce sont les administrés, les usagers du service public et les contribuables », affirme François Baroin ce matin sur RTL.  L’ancien ministre de Nicolas Sarkozy explique qu’une « baisse de 30% de l’investissement public d’ici 2017″ s’additionnera à une « augmentation de la fiscalité locale et des services publics qui risquent de s’affaisser ». « Il va y avoir 60.000 à 80.000 emplois disparus dans le bâtiment et les travaux publics, une croissance qui va perdre entre 0,6% et 0,8% à raison de ces décisions », explique-t-il.

 

Immobilier-bâtiment : pas de reprise

Immobilier-bâtiment :  pas de reprise

D’après l’INSEE , ,le climat des affaires reste dégradé et l’indicateur qui le synthétise reste nettement en-dessous de sa moyenne de long terme. S’ils sont un peu moins nombreux à déclarer une baisse de leur activité sur la période récente et pour les prochains mois, ils sont en revanche plus nombreux à signaler une baisse attendue de leurs effectifs. D’ailleurs, ils ne sont que 37% à éprouver des difficultés de recrutement (contre 57% sur une longue période). Dans son bilan mensuel sur l’intérim, Prism’Emploi relève que le bâtiment est bel et bien le malade de l’économie française puisque ses effectifs intérimaires y ont baissé de 18,6% sur le seul mois de mars, alors que ceux de l’industrie ont progressé de 3,1%.  Quant aux carnets de commandes, qui assureront les chiffres d’affaires des mois prochains, ils sont qualifiés de dégradés par les professionnels du bâtiment. L’Insee note toutefois un point positif, puisque «le nombre de mois couverts par ces commandes continue d’augmenter légèrement».  Signe que les perspectives restent moroses et le manque de visibilité total, le taux d’utilisation des capacités de production se situe toujours à son plus bas niveau depuis 2009. Les chefs d’entreprise sont aussi nombreux qu’en mars à signaler des baisses de prix pour gagner des contrats.  Ce climat des affaires largement dégradé dans le bâtiment est corroboré par le bilan trimestriel récemment publié par la Capeb, qui représente les artisans du bâtiment, et qui montre une activité en baisse de 3%. sur les trois premiers mois de l’année. «L’un des points inquiétants, c’est les carnets de commandes, qui ne représentent plus que 66 jours d’activité, contre 72 jours début octobre», insiste Patrick Liébus, président de la Capeb. Résultat? Quelque 49.500 emplois ont été perdus entre fin 2013 et fin 2014, «soit 30 emplois par jour», sur un secteur qui employait 346.400 salariés à la fin de l’an dernier. Pour 2015, le secteur s’attend à un nouveau recul de l’activité en volume de 1% et la perte de 8000 emplois supplémentaires. De son côté, après une année 2014 marquée par un repli de 4,3% de l’activité et 30.000 postes détruits, la Fédération française du bâtiment ne prévoit pas vraiment de reprise en 2015. Elle table sur un recul nouveau recul de l’activité de 1,5%, et sur une nouvelle compression de quelque 32.000 postes.

 

Bâtiment : 30 000 emplois en moins

Bâtiments : 30 000 emplois en moins
En 2014, la chute de la production de logements neufs aura ainsi été de 10,3% avec seulement quelque 300.000 mises en chantier, loin de l’objectif gouvernemental de 500.000, tandis que le non-résidentiel neuf reculait de 5,9%. En revanche, l’amélioration-entretien de logements (-0,9%) a mieux résisté, « confirmant son habituel rôle d’amortisseur du secteur », selon le bilan de la fédération. « La croissance économique ne fut pas au rendez-vous en 2014, contrairement à ce que les économistes retenaient comme hypothèse », a souligné Jacques Chanut, président de la FFB, lors d’une conférence de presse, pointant en outre « un environnement institutionnel pour le moins instable ». La FFB blâme aussi le « blocage de nombreux permis de construire par les maires au cours de l’été », après l’alternance issue des élections municipales et une « confiance en l’avenir de l’ensemble des acteurs toujours au plus bas ». 2015 ne devrait pas être l’année de la reprise, « compte tenu du moral déprimé de tous les acteurs, ménages, entreprises et même collectivités territoriales, et des freins structurels qui handicapent l’économie française », estime la FFB, tablant sur une activité en recul de 0,4% et 30.000 nouveaux postes détruits, en équivalents-emplois à temps plein. « Les suppressions de postes se sont déjà accélérées au second semestre, il y en a eu autant que pendant l’année et demie qui a précédé », a précisé à l’AFP Bernard Coloos, directeur aux affaires économiques et financières de la FFB. Pour la fédération, aucune vraie reprise du secteur privé n’interviendra avant qu’un « certain niveau de confiance ne (soit) retrouvé ».

Croissance: quand le bâtiment va mal, tout va mal

Croissance: quand le bâtiment va mal, tout va mal

L’intérim constitue un bon indicateur avancé de la conjoncture, il est en recul d’enviton1% sur le premier semestre. Signe inquiétant, l’intérim s’écroule en juin dans le BTP. Quand le bâtiment va mal, tout va mal, adage inversé qui n’est pas sans fondement puisque la croissance, elle est à peu près à plat pour cette première moitié d’année. En effet l’intérim  s’effondre dans le BTP, à -15,9%. Déjà en avril et en mai, le secteur était en net recul, à -13,1% et -12,4% en variation annuelle. Le mois de juin marque donc une accélération de la chute. Le BTP reste malgré tout le second secteur d’activité pour les intérimaires, avec 14,8% des effectifs totaux, mais très loin derrière l’industrie (52,2%). Sur l’ensemble du premier semestre, l’intérim est en recul de 0,9% en France par rapport à la même période de 2013, essentiellement à cause du BTP. L’emploi intérimaire évolue aussi différemment selon la qualification de l’employé. Il est en hausse de 10,8% chez les ouvriers non qualifiés, qui constituent désormais 43,7% du total des intérimaires en France. Il progresse également chez les employés et les cadres et professions intermédiaires (respectivement + 5,5% et + 3,8% en juin) tandis qu’il baisse fortement chez les ouvriers qualifiés (-10,5%). Les écarts sont aussi marqués en ce qui concerne les régions. Les régions du sud de la France sont les premières frappées par la baisse de l’intérim. Ainsi, il recule de 7% en juin en région PACA, en Midi-Pyrénées et en Aquitaine (-6,5% et -5,7%). A l’inverse, l’emploi intérimaire progresse de 7,5% en Haute-Normandie, et de plus de 5% dans le Nord-Pas-de-Calais ainsi qu’en Lorraine et en Alsace.

 

 

Travail au noir : bâtiment en tête

Travail au noir : bâtiment en tête

 

 

Avec le secteur de la restauration- hôtellerie, c’est le bâtiment qui vient en tête du travail au noir. Un chiffre qui monte avec la crise. En cause évidemment des activités surtout de main d’œuvre plombées par les charges sociales. Les redressements opérés par l’URSSAF donnent  une idée de ce travail au noir mais très approximative (notamment sur les heures déclarées) ; En outre le détail par taille d’entreprise n’a pas beaucoup de signification car nombre de société externalisent sur la sous traitance les contraintes de gestion du personnel. Les entreprises du BTP présentent un  taux de fraude élevé : la moyenne nationale s’établit à une sur sept (13,7%). C’est en Ile-de-France que le travail au noir est le plus rependu avec une entreprise contrôlée sur 4 (24,3%) qui y a recours, suivi par les régions de l’Est (17,9%). A l’inverse, c’est dans l’Ouest que les chefs d’entreprises sont les plus respectueux des droits du travail. Certains métiers sont aussi plus exposés que d’autre: les ouvriers œuvrant dans la peinture et la vitrerie sont ceux qui ont le plus recours au travail illégal (24%), suivi par la construction (21,9%) et la plâtrerie (18,5%). Les professionnels de l’installation d’électricité d’eau et de gaz sont les plus probes, avec un taux de fraude de 6,70%.  La taille des entreprises aussi joue: les plus petites, bien souvent des sous-traitant mis sous pression par les grands groupes, enregistrent le taux de fraude le plus élevé, puisque celles qui n’ont que 4 employés sont 18% à frauder, alors que le taux chute à 4% dans les entreprises de plus de 20 salariés. Mais la nature même du travail au noir, qui se traduit soit par la non déclaration d’un employé, soit en dissimulant une partie des heures qu’il a effectué, rend le phénomène difficile à cerner. Impossible pour les contrôleurs de l’Urssaf de détecter tous les contrevenants: pour établir cette étude ils sont allés vérifier les pratiques de 2.605 entreprises représentatives du secteur de la construction en 2013. « Les taux de fraude observés constituent vraisemblablement une borne basse de l’ampleur réelle de la fraude », précise l’Acoss, l’organisation qui pilote les Urssaf. Autre frein : le travail au noir sévit particulièrement le soir ou bien le week-end… autant de plages horaires où les contrôleurs des Urssaf ne peuvent se rendre sur les chantiers, faute d’effectifs. Au final, les 8.000 ont été effectuées, qui ont menés à des régularisations de cotisations de 291 millions d’euros en 2013. Cette année, les Urssaf tablent sur 328 millions d’euros.

 

Bâtiment : après la hausse, la baisse pour la rénovation thermique

Bâtiment  : après la hausse, la baisse pour la rénovation thermique

 

Un coup la hausse, maintenant la baisse dans le bâtiment mais seulement sur la rénovation thermique. Deux pas en avant et un petit pas en arrière ! Le chef de l’Etat vient d’annoncer lors de son intervention d’ouverture de la Conférence environnementale, ce 20 septembre, que la TVA sur les travaux de rénovation thermique des logements passerait de 7% à 5% au 1er janvier 2014 alors qu’elle aurait dû augmenter à 10%. Au passage, l’Etat va perdre 750 millions d’euros. Déjà, la ministre de la Culture avait obtenu voici quelques jours que celle sur les billets de cinéma n’augmenterait pas mais passerait également à 5%.  A qui le tour désormais ? D’autres secteurs d’activité vont-ils bénéficier d’un petit coup de pouce durant la discussion budgétaire en obtenant une baisse de « leur » TVA ? Le gouvernement pourrait être tenté d’être généreux au nom du pouvoir d’achat des foyers modestes.  Une seule chose est certaine à l’heure actuelle: le taux normal de la TVA passera au 1er janvier de 19,6% à 20%, l’intermédiaire de 7% à 10%, alors que le taux réduit baissera de 5,5% à 5%. L’objectif du gouvernement est de dégager plus de 6 milliards d’euros pour financer une partie des 20 milliards que coûtera en 2014 le Crédit d’impôt compétitivité et emploi (CICE). Mais il n’est pas exclu que la TVA sur les transports publics, y compris la SNCF, actuellement de 7%, soit réduite à 5% afin de favoriser ceux-ci au détriment de la voiture individuelle. Cécile Duflot, la ministre du Logement, espère de son côté bloquer le passage de la TVA de 7% à 10% sur le logement social. Les hôteliers et les restaurateurs vont à nouveau faire du lobbying pour éviter que leur TVA passe à 10%.

 

Hollande : mesurettes pour le bâtiment

Hollande : mesurettes pour le bâtiment

Pour inverser la tendance, François Hollande va d’abord réduire à compter de janvier 2014 la TVA à 5 % sur la construction d’HLM. Une mesure forte car cette taxe, aujourd’hui fixée à 7 %, devait initialement passer à 10 % l’année prochaine. «Cela coûtera entre 400 et 500 millions par an», estime un député. En contrepartie, le monde HLM s’engage à ce que les organismes de logement social situés dans des zones où les besoins de construire sont faibles (par exemple Champagne-Ardenne) reversent une partie de leurs ressources aux organismes situés dans des régions comme l’Ile-de-France où la pénurie d’HLM est criante. «Cette mutualisation des moyens devrait porter sur 200 millions», souligne un expert. Mais il ne faut pas attendre de miracle de ce dispositif: il permettra de financer seulement 20.000 HLM supplémentaires par an. Ce n’est pas ce plan qui permettra de redresser un secteur qui s’écroule.

Jean-Louis Borloo : crise sans précédent dans le bâtiment

Jean-Louis Borloo : crise sans précédent dans  le bâtiment

« Je suis venu pour lancer un cri d’alarme très fort sur deux secteurs qui représentent la moitié de l’augmentation du chômage : les services à domicile qui sont en train d’être massacrés et le secteur du bâtiment, le logement, une exigence sociale et économique » a expliqué Jean-Louis Borloo sur France-Info.  Et le député du Nord ne lésine pas sur les mots. Il parle d’une « catastrophe« , d’une « crise du bâtiment qui n’a pas d’équivalent depuis 40 ans« , de « calamité » et de la « pure folie » qu’a été selon lui la décision du gouvernement d’augmenter la TVA. « On va détruire entre 50.000 et 100.000 emplois  dans ce secteur dans l’année qui vient tout simplement parce qu’on a augmenté la TVA de manière massive. En dix-huit mois, elle aura augmenté de 100% dans ce secteur » dénonce le président de l’UDI qui a quelque peu revu à la baisse ses précédentes estimations Et il demande au gouvernement   « de diviser par deux immédiatement la TVA, passer de 10 à 5% » pour les services à la personne et le bâtiment.

 

Bâtiment : pas de sortie de crise avant 2015 !

Bâtiment : pas de  sortie de crise avant 2015 !

Une mauvaise année en 2012 et qui sera pire en 2013 ; du coup pas de sortie de crise avant 2015 ; En faiat on n’en sait rien. C’est comme pour l’ensemble de l’économie, après avoir espéré pour 2013, on repousse la reprise à 2014, 2015 sans ^ter sûr de rein. D’autant que la ponction fiscale ne va pas arranger la situation. L’année 2012 s’est révélée moins mauvaise que prévu pour le secteur du bâtiment en France, avec une baisse d’activité de 1,2% en volume, mais les nuages s’accumulent sur 2013, avec une perte envisagée de 40.000 emplois et pas de sortie de crise prévue « avant fin 2014″.   »Nous ne voyons pas une sortie de crise avant la fin de l’année 2014″, a affirmé Didier Ridoret, le président de la FFB, mercredi lors d’une conférence de presse.  Le secteur du bâtiment devrait en effet enregistrer en 2013 un recul de 3,5% de son activité et une perte de 40.000 emplois, dont 15.000 en intérim, par rapport à 2012, selon la principale organisation patronale du secteur.  L’année 2012 a été pourtant un peu moins mauvaise que prévu avec une diminution de l’activité de seulement 1,2% en volume, par rapport à 2011, contre -1,9% envisagé au début de l’année, et une perte de 14.500 emplois (au lieu de 35.000), y compris les intérimaires en équivalents-temps plein, soit une baisse de 1,1%, selon la FFB.  L’accélération de la crise en 2013 va trouver sa source presque exclusivement dans l’effondrement prévu de la construction neuve (-8,9% pour le logement et -4,4% pour les bureaux et autres bâtiments).  Seulement 285.000 mises en chantier de logements neufs – au lieu de l’objectif de 500.000 du gouvernement – devraient démarrer en 2013 contre 310.000 en 2012. Si on rajoute les constructions sur bâtiments existants on arrive à 315.000 en 2013 au lieu de 340.000 cette année, estime la FFB.   »La dégradation a commencé il y a 18 mois avec une taxation accrue des plus-values immobilières et la disparition du prêt à taux zéro (PTZ) pour les acquisitions de logements anciens », explique M. Ridoret.  Le président de la FFB déplore par ailleurs « la stigmatisation rampante du secteur de l’immobilier », certains économistes dénonçant l’ »aspect rentier et captation de l’épargne » au détriment de secteurs plus productifs.  Par contre le segment de l’amélioration-entretien, qui représente la moitié du chiffre d’affaires des entreprises, devrait être quasi-stable (-0,5%) par rapport à 2012. Le segment bénéficiera de l’anticipation des travaux de rénovation avant l’augmentation prévue, au 1er janvier 2014, de la TVA spécifique pour ce segment et les HLM qui doit passer de 7% à 10%.  Une mesure à laquelle s’oppose fermement la FFB qui veut que la TVA baisse à 5%, le taux réduit.   »Il n’est pas de bonne politique de répandre de vaines espérances » en affirmant, comme le fait le gouvernement, que la France va construire 500.000 logements neufs, dont 150.000 sociaux, et rénover thermiquement 500.000 autres par an, a affirmé M. Ridoret.  Pour le président de la FFB « seul un taux de TVA très attractif sera capable de faire germer chez nos concitoyens les plus fragiles les espoirs de transition énergétique ou d’un accès plus facile au logement social ».  Outre le taux de TVA, la FFB réclame quatre autres mesures: « une réduction de 30 à 22 ans de la durée de détention pour être exonéré des plus-values immobilières, une lutte contre la concurrence déloyale de certaines entreprises étrangères et des auto-entrepreneurs, un différé total du PTZ pendant toute la durée d’amortissement du prêt principal et la mise en oeuvre du Plan bâtiment durable ».  Le secteur du bâtiment comprenait, fin 2011, 347.000 entreprises et 1,5 million d’actifs (dont 1,18 million de salariés et 325.000 artisans) et a réalisé en 2011 un chiffre d’affaires (hors taxes) de 129 milliards d’euros, soit la moitié de celui de l’industrie mais deux fois les activités de banque et assurance.

 

Hausse TVA bâtiment-restauration : retour du travail au noir

Hausse TVA bâtiment-restauration : retour du travail au noir

 

Les deux secteurs sont les principaux concernés par la hausse de TVA à 10% en 2014 qui doit contribuer au financement du nouveau crédit impôt pour la compétitivité et l’emploi (Cice) destiné à alléger de 20 milliards d’euros à l’horizon 2016 les coûts des entreprises. « Une hausse de la TVA sans aucune compensation au niveau du coût du travail, c’est catastrophique pour notre secteur », a déclaré à Reuters Didier Chenet, président du Synhorcat (Syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs). La conséquence immédiate, a-t-il dit, en sera la suppression de la « prime TVA » octroyée aux employés du secteur quand il a obtenu de Nicolas Sarkozy en 2009 d’être assujetti au taux réduit de TVA de 5,5%. Cette prime avait été maintenue après le relèvement de ce taux à 7% au 1er janvier dernier. L’emploi devrait être également touché à terme, les hôteliers-restaurateurs chiffrant à « à peu près 10.000 emplois » l’impact d’un point de TVA, a ajouté Didier Chenet. L’annonce de cette hausse est intervenue au moment où le secteur négociait avec le gouvernement de nouveaux engagements en échange du maintien d’un taux de TVA réduit. Un rapport parlementaire, qu’il conteste avec véhémence, lui reproche de ne pas avoir tenu ceux qu’il avait pris en matière d’emplois et de prix lors de la baisse de 2009. La Fédération française du bâtiment (FFB) a déclaré de son côté que la hausse de la TVA appliquée aux travaux de rénovation des logements aurait « des effets catastrophiques sur l’activité et sur l’emploi, provoquant inévitablement un retour massif du travail au noir ».




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