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Coronavirus : L’efficacité du Remdesivir contre le virus ou la féroce bataille de fric des labos

Coronavirus : L’efficacité du Remdesivir contre le virus ou la féroce bataille de fric  des labos

 

Indéniablement les chercheurs sont lancés dans une guerre de recherche à la fois pour traiter le Coronavirus et au-delà trouver un vaccin. Parallèlement,  une guerre est engagée  entre les industries pharmaceutiques qui souhaitent imposer que coûte leur remède y compris en faisant fi des études épidémiologiques et des procédures de validation. Ainsi en est-il du remdesivir produit de l’industrie américaine (Gilead) . Mais ce remède miracle revendiqué par l’industrie américaine ne semble pas plus efficace qu’un placebo.

Pour l’instant, pour les résultats positifs, il faut s’en remettre à un communiqué de Gilead. Les Instituts de santé américains ont indiqué à l’AFP qu’une « annonce » serait faite dans la journée de mercredi, peut-être lors d’un briefing sur le nouveau coronavirus à la Maison Blanche.

« Gilead Sciences a connaissance de données positives émanant de l’étude conduite par l’Institut national des allergies et maladies infectieuses sur son médicament antiviral remdesivir pour le traitement du Covid-19″, a indiqué la société.

« Positif » signifie que les malades traités se sont rétablis plus vite, selon les objectifs déclarés de l’étude, mais on ignore encore les chiffres.

Le directeur de l’Institut des maladies infectieuses, Anthony Fauci, s’est montré prudemment optimiste mercredi. Ce n’est pas une victoire par K.-O., a-t-il dit dans le Bureau ovale à côté du président Donald Trump, mais c’est une « importante preuve de concept ».

La mortalité du groupe témoin serait de 11%, contre 8% dans le groupe remdesivir, selon Anthony Fauci.

« C’est très positif », a résumé Donald Trump.

Cet essai clinique américain avait commencé le 21 février et devait inclure 800 malades du Covid-19 aux Etats-Unis et dans d’autres pays.

Ni les patients, ni les médecins ne savaient si la solution injectée par intraveineuse était le remdesivir ou le placebo, qui ressemblait au médicament mais ne contenait que des ingrédients inactifs.

De multiples essais cliniques sont en cours en Europe, en Asie et aux Etats-Unis pour trouver un traitement efficace contre le Covid-19. Le remdesivir est l’une des thérapies testées, aux côtés d’autres antiviraux ou encore de l’hydroxychloroquine.

Pour l’instant, seule l’étude chinoise, menée du 6 février au 12 mars dans dix hôpitaux de Wuhan, a été dûment évaluée et publiée. Ses résultats avaient fuité le 23 avril brièvement sur le site de l’Organisation mondiale de la Santé.

237 malades avaient participé, dont deux tiers traités par le remdesivir. Les médecins voulaient plus de 450 participants, mais la pandémie s’est arrêtée à Wuhan avant d’avoir pu atteindre ce nombre.

« Le traitement par remdesivir n’accélère pas la guérison ni ne réduit la mortalité liée au Covid-19 par rapport à un placebo », selon un résumé de l’étude, publiée par The Lancet.

« Malheureusement, notre essai a montré que bien que sûr et bien toléré, le remdesivir n’a pas montré de bénéfice significatif par rapport au placebo », a commenté l’auteur principal de l’étude, le professeur Bin Cao, cité dans un communiqué du Lancet.

Pour trouver une thérapie efficace, il faut aussi s’intéresser au dosage.

Gilead a à ce sujet rendu publics mercredi des résultats d’un essai clinique appelé SIMPLE, qui visait à comparer deux différentes doses de remdesivir.

Coronavirus : le remdesivir, premier traitement anti-Covid autorisé en Europe

 

Pour mieux comprendre la concurrence que se livre le traitement remdesivir de l’industriel pharmaceutique américain Gilead, il faut intégrer le prix. Le fameux   remdesivir  qui n’a pas fait davantage la preuve de son efficacité que la chloroquine a un prix d’environ 2200 $ alors que la chloroquine ( vieille molécule)  ne coûte que quelques dollars à peine . Après les autorités américaines, et un travail intensif lieu de lobbying de l’Américain Gilead( et des experts proches de Gilead,)    c’était au tour de la Commission européenne d’autoriser « la mise sur le marché conditionnelle » du remdesivir (nom commercial Veklury) pour traiter les patients de plus de 12 ans atteints de coronavirus nécessitant le recours à l’oxygène.

Le feu vert de la Commission intervient moins d’un mois après le dépôt de la demande et une semaine après la recommandation du CHMP (Comité évaluant les médicaments) et l’aval des Etats membres, contre 67 jours normalement. Le remdesivir est ainsi le « premier médicament autorisé dans l’Union européenne contre le Covid-19 », précise l’exécutif européen.

La mise sur le marché conditionnelle est un mécanisme réglementaire européen permettant la commercialisation accélérée de médicaments sur la base de données moins complètes, si les bénéfices l’emportent sur les risques dans un contexte de menace pour la santé publique, et lorsqu’il n’y a pas d’alternative. Le laboratoire n’est pas pour autant dispensé d’études complémentaires.

Le remdesivir devrait ainsi théoriquement être disponible dès samedi mais, dans la plupart des pays, un délai supplémentaire est nécessaire pour fixer le prix. Gilead a annoncé en début de semaine qu’il le mettait à disposition de tous les pays développés au même prix de 2.340 dollars, soit 2.081 euros.

En France, le remdesivir va être soumis à la procédure habituelle, qui comporte une évaluation du médicament par la Haute Autorité de Santé, puis une négociation avec le Comité Economique des Produits de Santé pour tenter d’obtenir un prix inférieur à celui affiché par Gilead.

 

Cette procédure, souvent longue (parfois plus d’un an) retarde l’arrivée sur le marché des médicaments dans l’Hexagone. Toutefois, compte tenu de la nature du besoin et de l’absence d’alternative, le processus pourrait être accéléré pour le remdesivir. Jusqu’à présent, les patients qui avaient pu être traités avec ce médicament l’ont été dans le cadre d’essai cliniques ou de protocole compassionnels (avant validation par un essai clinique, en cas d’urgence).

De son côté, Gilead veut exploiter tout le potentiel de sa molécule. Il vient d’obtenir le feu vert des autorités américaines pour commencer un essai clinique avec une version inhalée du médicament, jusque-là injectable. Si cette formulation se montrait efficace, cela permettrait une utilisation hors de l’hôpital et à des stades plus précoces de la maladie. Gilead prévoit ainsi de commencer en août un essai incluant 50 enfants et adolescents présentant des formes modérées à sévère de la maladie, dans plus de trente lieux aux Etats-Unis et en Europe.

Si les cas graves de la maladie chez les moins de 21 ans sont rares, ils peuvent entraîner chez 2 pour 100.000 d’entre eux, une maladie inflammatoire appelée « syndrome multi-inflammatoire chez les enfants » ou « Kawasaki like ». D’où l’intérêt de prévenir les formes graves. Enfin, Gilead prévoit également de tester le remdesivir en combinaison avec des médicaments anti inflammatoires tels que l’Olumiant de Lilly ou l’Actemra de Roche, mais aussi la dexamethasone.

 

Coronavirus : bataille de com’ entre Édouard Philippe et Macron

Coronavirus : bataille de com’ entre Édouard Philippe et Macron

 

Il ne se passe pas une journée sans que le pouvoir s’exprime dans les médias, un jour le président un autre jour le Premier ministre, parfois les deux en même temps. Le pire souvent avec des contradictions. Ainsi encore aujourd’hui le Premier ministre prendra la parole pour préciser les modalités de la première phase de des confinements à partir du 11 mai. D’une certaine manière chacun sa partition. Le premier ministre veut montrer sa rigueur par rapport à l’enjeu sanitaire mais aussi économique et ainsi faire la preuve de sa cohérence. Le président lui tente d’amadouer les différentes forces qui s’opposent au plan gouvernemental. Un exemple significatif au plan économique.

Macron conteste l’écroulement de l’économie évoquée par Philippe

Alors que le Premier ministre a clairement évoqué les risques d’écroulement de l’économie, Macron prend une nouvelle fois le contre-pied d’Edouard  Philippe tentant de rassurer les Français. On pourrait en conclure qu’il s’agit d’un jeu de rôle avec d’un côté un Premier ministre qui joue le père fouettard avec son profil technocratique et de l’autre un président, protecteur qui se voudrait le père du peuple. Il faut toutefois noter que la différence entre les deux responsables est antérieure au Coronavirus. On a déjà vu sur le dossier de la retraite que le Premier ministre s’était montré intraitable sur le fond même avec une forme adoucie. À l’inverse, Macron avait fait des ouvertures qui n’ont pas été reprises par le gouvernement.

Certes les deux hommes partagent sans doute une majorité de convictions communes mais le Premier ministre est en train de se forger une candidature potentielle pour les présidentielles futures. Il veut montrer que lui  tient la ligne quand le président actuel se disperse et ajoute du flou au flou. Peu de médias évoquent cette rivalité pourtant certaines car il est clair qu’un moment ou un autre est sans doute d’ici la fin d’année un changement de gouvernement interviendra.

L’efficacité du Remdesivir contre le Coronavirus ou la féroce bataille des labos

L’efficacité du Remdesivir contre le Coronavirus ou la féroce bataille des labos

 

Indéniablement les chercheurs sont lancés dans une guerre de recherche à la fois pour traiter le Coronavirus et au-delà trouver un vaccin. Parallèlement,  une guerre est engagée  entre les industries pharmaceutiques qui souhaitent imposer que coûte leur remède y compris en faisant fi des études épidémiologiques et des procédures de validation. Ainsi en est-il du remdesivir produit de l’industrie américaine (Gilead) . Mais ce remède miracle revendiqué par l’industrie américaine ne semble pas plus efficace qu’un placebo.

Pour l’instant, pour les résultats positifs, il faut s’en remettre à un communiqué de Gilead. Les Instituts de santé américains ont indiqué à l’AFP qu’une « annonce » serait faite dans la journée de mercredi, peut-être lors d’un briefing sur le nouveau coronavirus à la Maison Blanche.

« Gilead Sciences a connaissance de données positives émanant de l’étude conduite par l’Institut national des allergies et maladies infectieuses sur son médicament antiviral remdesivir pour le traitement du Covid-19″, a indiqué la société.

« Positif » signifie que les malades traités se sont rétablis plus vite, selon les objectifs déclarés de l’étude, mais on ignore encore les chiffres.

Le directeur de l’Institut des maladies infectieuses, Anthony Fauci, s’est montré prudemment optimiste mercredi. Ce n’est pas une victoire par K.-O., a-t-il dit dans le Bureau ovale à côté du président Donald Trump, mais c’est une « importante preuve de concept ».

La mortalité du groupe témoin serait de 11%, contre 8% dans le groupe remdesivir, selon Anthony Fauci.

« C’est très positif », a résumé Donald Trump.

Cet essai clinique américain avait commencé le 21 février et devait inclure 800 malades du Covid-19 aux Etats-Unis et dans d’autres pays.

Ni les patients, ni les médecins ne savaient si la solution injectée par intraveineuse était le remdesivir ou le placebo, qui ressemblait au médicament mais ne contenait que des ingrédients inactifs.

De multiples essais cliniques sont en cours en Europe, en Asie et aux Etats-Unis pour trouver un traitement efficace contre le Covid-19. Le remdesivir est l’une des thérapies testées, aux côtés d’autres antiviraux ou encore de l’hydroxychloroquine.

Pour l’instant, seule l’étude chinoise, menée du 6 février au 12 mars dans dix hôpitaux de Wuhan, a été dûment évaluée et publiée. Ses résultats avaient fuité le 23 avril brièvement sur le site de l’Organisation mondiale de la Santé.

237 malades avaient participé, dont deux tiers traités par le remdesivir. Les médecins voulaient plus de 450 participants, mais la pandémie s’est arrêtée à Wuhan avant d’avoir pu atteindre ce nombre.

« Le traitement par remdesivir n’accélère pas la guérison ni ne réduit la mortalité liée au Covid-19 par rapport à un placebo », selon un résumé de l’étude, publiée par The Lancet.

« Malheureusement, notre essai a montré que bien que sûr et bien toléré, le remdesivir n’a pas montré de bénéfice significatif par rapport au placebo », a commenté l’auteur principal de l’étude, le professeur Bin Cao, cité dans un communiqué du Lancet.

Pour trouver une thérapie efficace, il faut aussi s’intéresser au dosage.

Gilead a à ce sujet rendu publics mercredi des résultats d’un essai clinique appelé SIMPLE, qui visait à comparer deux différentes doses de remdesivir.

Masques: bataille de chiffonniers entre l’État et les régions

Masques: bataille de chiffonniers entre l’État et les régions

 

On assiste à une curieuse bataille de chiffonniers entre Etats pour  s’arracher les masque fabriqués pour l’essentiel en Chine. Mais la même confusion règne aussi entre l’État et les régions. On sait que nombre de régions ont commandé des masques en masse;  certaines envisageraient même d’en doter tous les ressortissants locaux. Pas forcément ce que souhaite l’État qui officiellement reconnaît l’éventuel intérêt  des masqes mais n’en propose pas le port  systématique. Du coup, l’État s’approprie des masques commandés par les régions sur les tarmacs. “Ces dernières heures, des masques sont arrivés qui étaient commandés notamment par la métropole de Marseille ou aussi par la région Bourgogne-Franche-Comté, et ils ont été confisqués, réquisitionnés par l’Etat”, a déclaré mardi le chef de file des sénateurs Les Républicains (LR) Bruno Retailleau sur franceinfo.

Ces masques, “ces régions, ces collectivités, elles ne les commandent pas pour s’amuser, comme un caprice, elles les commandent notamment pour les Ehpad, (…) les personnels qui vont aider les personnes âgées qui sont restées chez elles”, a souligné le sénateur de Vendée.

Echec de la bataille climatique (Yann Arthus-Bertrand)

  • Echec de la bataille climatique  (Yann Arthus-Bertrand)
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Interviewé sur Europe 1 à propos des perceptives d’augmentation des climats de 2 à 7° d’ici 2100 le  président de la fondation GoodPlanet Yann-Arthus Bertrand s’est montré résigné, estimant qu’il fallait « avoir le courage d’admettre qu’on a perdu la bataille contre le changement climatique ».

Tout l’été, j’ai été appelé par les radios, les télés pour parler de la chaleur, de la fonte des glaces, des incendies en Sibérie et en Alaska, de l’Amazonie… », déplore le septuagénaire. « On est dans une espèce de déni collectif, on ne veut pas croire ce qui est en train de se passer. C’est toujours de la faute des autres, c’est de la faute du président brésilien, c’est la faute des lobbies, des politiques. Mais par exemple sur l’Amazonie, on déforeste pour le soja, pour nourrir notre agriculture industrielle. L’agriculture intensive française est responsable, en partie, de cette déforestation. »

Quant aux solutions avancées par certains scientifiques – des mesures permettant la diminution immédiate des émissions de CO2 -, Yann-Arthus Bertrand estime qu’elles « sonnent un peu faux ». « Cela fait vingt ans qu’on entend ça », souligne-t-il. Et de reconnaître : « Ce n’est pas facile à dire, que l’on va vers une fin du monde si on continue comme ça. On est tellement accro à ce pétrole qui nous fait vivre… C’est la croissance qui paye les écoles auxquelles vont mes petits-enfants, c’est la croissance qui paie les hôpitaux qui vont me soigner bientôt, à 73 ans. C’est la croissance qui nous fait vivre tous. Et cette croissance n’est pas bonne pour l’environnement. On vit dans une espèce de banalité du mal. »

« Le Graal de tout homme politique aujourd’hui, c’est le pouvoir d’achat et préserver les emplois », appuie le photographe. « Je pense que l’écologie arrive loin derrière. L’homme politique a une vision électorale, une vision à court terme, alors que l’écologie, c’est une vision à très long terme. (…) Personnellement, je crois qu’il faut réinventer un nouveau monde. Chaque effondrement, il y a une renaissance après. Il faut s’y préparer. »

 

La bataille des taux à la Fed ?

La bataille des taux à la Fed ?

Alors que la FED vient à peine de se prononcer pour la reprise d’une politique monétaire accommodante caractérisée par l’arrêt de la remontée des taux d’intérêt et par l’arrêt de la diminution du bila, l’inquiétude se nourrit d’indicateurs économiques qui montrent une certaine faiblesse mais aussi de l’inversion de la courbe des taux ;  c’est-à-dire de taux longs qui sont inférieurs à ceux des prêts de court terme, signe en général de la proximité d’une récession. Certains spéculent déjà sur la possibilité d’une diminution des taux. Une perspective soutenue par le président des États-Unis du fait d’un affaiblissement  de l’activité économique. Une santé encore satisfaisante mais qui s’est détériorée depuis plusieurs semaines en particulier en raison des problèmes de gestion des relations commerciales internationales avec la Chine qui font toujours l’objet d’une négociation. Parmi les indicateurs inquiétants, celui de l’inflation très loin de l’objectif des 2 %. Pour le moment, la Fed résiste à sept de effective du baisse des taux Larry Kudlow, le principal conseiller économique du président, a déclaré vendredi sur la chaîne de télévision CNBC que même s’il n’y avait “pas d’urgence”, la banque centrale devrait assouplir sa politique monétaire pour prévenir un ralentissement économique. Mais pas moins de cinq responsables de la Fed en 24 heures ont souligné la bonne santé de l’économie en estimant que la récente série d’indicateurs décevants ne devrait pas se prolonger. Par exemple, le président de la Fed de New York, John Williams, avait déclaré jeudi que l’économie était en “très bonne situation” et que la probabilité d’une récession en 2019 ou 2020 n’était “pas élevée”.“Je ne suis pas autant inquiet (…) que certains de mes collègues dans le privé”, avait-il dit. “Je considère encore la probabilité d’une récession cette année ou l’an prochain comme n’étant pas élevée par rapport à n’importe quelle autre année.”Jeudi également, le président de la Fed de St. Louis, James Bullard, avait lui aussi jugé prématuré de débattre de l’opportunité d’une baisse de taux, disant s’attendre à un rebond de l’économie. Les annonces de la Fed le 20 mars et ses prévisions montrant que ses responsables ne tablent plus sur aucune hausse de taux cette année alors qu’ils en prédisaient deux en décembre ont été suivies deux jours plus tard par une inversion partielle de la courbe des rendements obligataires, le rendement des emprunts d’Etat à dix ans devenant inférieur à celui des titres à trois mois, un phénomène qui précède généralement une récession.

Visite ridicule du champ de bataille de Notre Dame des Landes par Philippe

Visite ridicule du champ de bataille de Notre Dame des Landes par Philippe

 

 

 Il faut vraiment que le pouvoir n’ait pas grand-chose à se mettre sous la dent pour permettre au Premier Ministre d’aller visiter le champ de bataille de Notre Damme des Landes. Un peu comme si c’était un très haut fait de guerre ? Si la France ne gagne que ce type de guerre alors dans la bataille économique mondiale, elle,  ne pèsera pas lourds. Ce dont témoigne malheureusement le déséquilibre chronique de la balance de nos échanges, toujours sur de l’ordre de 50 milords par an quand l’Allemagne dégage 200 milliards de profits. (Notons que l’Allemagne vient de refuser de s’allier à Trump pour bombarder symboliquement la Syrie). Drôle de victoire pour le gouvernement à Notre Dame des Landes 2500 gendarmes, des engins blindés, des grues pour combattre à peine 200 écolos marginaux et des gauchistes venus renforcer «  l’ennemi ». Bref une opération ridicule. L’Etat a utilisé la force pour une  évacuation collective alors qu’une évacuation individuelle aurait été plus efficace mais certes moins médiatique. Ne resteront à terme que ceux qui ont des projets agricoles et ruraux. Les autres iront rejoindre d’autres lieux de constatation. Philippe le premier ministre a sans doute voulu marquer sa spécificité déterminée dans cette affaire. Après histoire des  80 km/h, ce n’est pas encore uen grande réussite. Notons qu’en plus l »le forces armées se retirent » alors que 39  baraques ont été démolies sur la centaine qui excitait. Malgré les heurts et les débordements constatés en début et en milieu de semaine, une accalmie relative a regagné la zone depuis que la préfète des Pays-de-la-Loire a appelé les occupants, même expulsés, à déclarer leurs projets agricoles sous dix jours pour amorcer un «processus de régularisation». Sur place, le premier ministre a annoncé que «l’ensemble des objectifs» d’évacuation «que nous nous étions assignés a été atteint», et assuré que «l’État n’acceptera pas la réoccupation des sites évacués». «L’opération est arrivé au point où tout ce qui était évacuable a été évacué», avait-il ajouté, assurant qu’il laisserait «les projets agricoles légaux se faire». «Nous faisons ce que les citoyens attendent», avait-il finalement martelé.

Taxe sur les dividendes : une bataille d’incompétence

Taxe sur les dividendes : une bataille d’incompétence

 

Une bataille juridique qui est aussi une bataille d’incompétence. Et chacun de renvoyer la responsabilité aux différents gouvernements précédents. Reste que la facture que laisse François Hollande est dure à avaler puisque la fameuse taxe sur les dividendes décidée en 2012 et qu’il faut maintenant rembourser aux contribuables concernés représente  une facture de 10 milliards. Le ministre de l’économie Bruno Lemaire a largement critiqué l’ardoise du gouvernement précédent. Une “ardoise” liée à “l‘amateurisme juridique” du précédent exécutif pour Christophe Castaner et “un scandale d‘Etat” pour le ministre de l‘Economie et des Finances Bruno Le Maire. Du coup l’ancien secrétaire budget de François Hollande se défend et renvoie la balle au gouvernement de Sarkozy. Dans un billet publié sur son blog, Christian Eckert rappelle que cette contribution avait été mise en place fin 2012 notamment pour faire face à des contentieux d‘un montant de 4,5 milliards d‘euros “laissé par le gouvernement précédent auquel Bruno Le Maire appartenait”, du fait de la censure par la justice européenne d‘un prélèvement mis en place durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Il souligne que toutes les analyses effectuées en 2012 avaient conclu “à la conformité au droit communautaire” et explique que la censure de la taxe repose sur une jurisprudence datant de fin 2016 et qui était donc “inenvisageable en 2012”. Et d’accuser certains responsables d’avoir été complice de décision qu’il critique aujourd’hui. Pour Christian Eckert, la polémique vise à “faire diversion” et Bruno Le Maire et Gérald Darmanin “auraient sans doute été plus mesurés” s‘ils avaient pris en compte le fait que de nombreux membres de la majorité actuelle ont participé au vote de cette loi. “Si avant de parler de scandale et d‘amateurisme juridique ils s’étaient interrogés sur le rôle du président (Emmanuel) Macron, secrétaire général adjoint de l‘Elysée en 2012, qui s‘occupait avant tout de fiscalité des entreprises, du secrétaire général de l‘Elysée d‘aujourd‘hui, Alexis Koehler, directeur de cabinet du ministre des finances (Pierre Moscovici, ndlr) en 2012 et des parlementaires devenus ministres (Christophe) Castaner, (Gérard) Collomb, (Richard) Ferrand…, qui ont voté à l’été 2012 la loi de finances et tous ses articles, ils auraient sans doute été plus mesurés”. La réplique de Christian Hecker et notamment sa critique de Macron n’est guère étonnante car lorsqu’il était au gouvernemenet avec Macron,  Christian Hecker n’a jamais caché son opposition à l’actuel présidentes de la république. .Reste que ces affaires sont assez lamentables et démontrent surtout qu’on fait semblant de boucher des trous budgétaires avec des recettes hypothétiques. Ce qu’avait d’ailleurs dénoncé la Cour des Comptes en considérant que le budget défendu par Christian Hecker était insincère. Pour parler plus clairement bidonné !

STX France: la bataille pour le contrôle de l’entreprise

STX France: la bataille pour le contrôle de l’entreprise

 

Le gouvernement italien refuse la proposition française de partager le pouvoir pour le contrôle de l’entreprise. Pour la France,  le risque du contrôle par les Italiens de STX c’est la possibilité à terme d’une délocalisation de la production et du savoir-faire de l’entreprise. STX est une entreprise rentable qui possède une maîtrise technique remarquable et dont le carnet de commandes est bien rempli. La prise de contrôle par les Italiens pourrait menacer un jour l’existence même de la société. D’où cette insistance de la France à obtenir un partage du capita  entre la France et Italie  Or le gouvernement italien a rejeté mardi la proposition de Paris d’un partage à 50-50 du capital de STX France et demandé que le groupe Fincantieri, détenu par l’Etat, obtienne une majorité des parts et contrôle le conseil. Le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, avait auparavant déclaré devant une commission du Sénat que la France donnait à l’Italie jusqu’à la fin de la semaine pour accepter ce partage sous peine d’en tirer « toutes les conséquences ». Le droit de préemption de l’Etat français sur l’ensemble du capital de STX Group expire à la fin du mois. Paris proposait en outre qu’un éventuel accord soit assorti d’ »une « vraie coopération dans le domaine naval militaire » avec l’Italie. « La réponse du gouvernement italien à la proposition de 50-50 est non. (…) La ligne rouge c’est, au minimum, une participation légèrement majoritaire et un contrôle du conseil », a dit une source proche du Trésor italien. Le ministre français de l’Economie s’est refusé à tout commentaire après cette réaction. Le gouvernement français estime que l’accord conclu par son prédécesseur, prévoyant le rachat de 54% des chantiers navals STX France de Saint-Nazaire par le groupe italien Fincantieri associé à une fondation transalpine, ne garantit « pas suffisamment les intérêts stratégiques » des chantiers navals de Saint-Nazaire. Dans ce schéma, l’Etat français aurait conservé sa minorité de blocage de 33% dans la société, qui était mise en vente par son actionnaire majoritaire coréen, et aurait fait monter à ses côtés le groupe public Naval Group (ex-DCNS). « Nos amis italiens, un grand industriel comme Fincantieri, sont les bienvenus mais nous souhaitons rester à parts égales », a expliqué Bruno Le Maire. Pour y parvenir, le ministre a évoqué des prises de participation, aux côtés de l’Etat, de Naval Group, de la banque publique d’investissement bpifrance et du personnel de STX, Fincantieri détenant le solde de 50%.

Réformes sociales : bataille de calendrier entre le gouvernement et les syndicats

Réformes sociales : bataille de calendrier entre le gouvernement et les syndicats

 

La bataille du calendrier fait rage entre le gouvernement et les syndicats. Un gouvernement qui veut aller vite et décider au cours de l’été pour éviter l’enlisement dans la contestation gauchiste. De leur côté,  les syndicats jounen t la montre. , François Asselin ( président des petits patrons), a dit s’être fait préciser le calendrier par Edouard Philippe et la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, lors de leur rencontre. « Loi d’habilitation dans le courant de l’été pour, au mois de septembre, aboutir sur la ratification des ordonnances », a-t-il dit aux journalistes à l’issue de leur entretien. Craignent de perdre une partie de leurs prérogatives notamment avec la possibilité de référendum Avant lui, les dirigeants de la CFDT et de la CGT avaient demandé au Premier ministre et à la ministre de poursuivre la discussion au moins jusqu’à fin septembre, ce qui semble incompatible avec une ratification des ordonnances à ce moment. « La CFDT a une nouvelle fois dit qu’il lui fallait du temps de concertation et que ce n’était pas pour gagner du temps, que ce n’était pas dilatoire. Mais il nous semble qu’il faut laisser jusqu’à fin septembre pour discuter », a dit le secrétaire général du syndicat, Laurent Berger. Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a quant à lui déclaré, à propos des discussions entre le gouvernement et les partenaires sociaux : « Il faut largement que ça aille au-delà de l’été, c’est-à-dire le 21 septembre, largement ». L’exécutif souhaite, par des ordonnances, donner plus de portée aux accords de branches et d’entreprises, plafonner les indemnités prud’homales et réformer – voire fusionner- les instances représentatives des salariés. Les réformes de l’assurance chômage et de la formation professionnelle seraient discutées à l’automne. Au sein des entreprises et la version des normes. Par ailluers il y aurait un  moratoire sur les obligations des entreprises liées au compte pénibilité.

Perturbateurs endocriniens : bataille entre les lobbies et scientifiques

Perturbateurs endocriniens : bataille entre les lobbies et scientifiques

L’impact des innombrables produits chimiques dans le secteur agro alimentaire est contesté par les industriels. Des industriels qui exercent une énorme pression sur Bruxelles pour obtenir une réglementation à minima de ces perturbateurs endocriniens susceptibles de dérégler le système hormonal et à l’origine de nombreuses pathologies. Du coup près de cent scientifiques européens et américains ont dénoncé, mardi 29 novembre, les « intérêts industriels » qui « déforment délibérément des preuves scientifiques » pour empêcher la mise en place, par cette instance européenne, d’une réglementation visant à limiter l’utilisation des perturbateurs endocriniens. « Le projet d’établir une réglementation de ce type dans l’Union européenne est activement combattu par des scientifiques fortement liés à des intérêts industriels, produisant l’impression d’une absence de consensus, là où il n’y a pourtant pas de controverse scientifique », estiment les signataires d’une tribune publiée par Le Monde. Des scientifiques qui accusent les lobbys de déformer délibérément des preuves scientifiques pour créer une fausse impression de controverse – est régulièrement utilisée lorsque des découvertes scientifiques touchent « de puissants intérêts industriels », soulignent les scientifiques.  Les précédents de l’industrie du tabac, du secteur agrochimique ou du réchauffement climatique ont « retardé des actions préventives et eu de graves conséquences pour la santé des populations et l’environnement », avertissent-ils. Selon eux, « la très grande majorité des scientifiques activement engagés dans la recherche des causes [de l'augmentation des maladies en lien avec le système hormonal] s’accordent pour dire que plusieurs facteurs y contribuent, dont les produits chimiques capables d’interférer avec le système hormonal », appelés perturbateurs endocriniens. Alors que la « seule solution » pour enrayer ces effets est de « prévenir l’exposition aux produits chimiques à l’aide d’une réglementation plus efficace », les signataires se disent « préoccupés par les options réglementaires que propose Bruxelles ».

La publication de cette tribune intervient alors que l’Union européenne peine à se mettre d’accord sur une définition des perturbateurs endocriniens, qui doit permettre d’encadrer leur utilisation. Avec plus de deux ans de retard, la Commission a proposé, en juin, une définition qui qualifie de « perturbateur endocrinien » toute substance ayant des effets indésirables sur la santé et sur le système hormonal, et dont le lien entre les deux est prouvé. Cette proposition « requiert un niveau de preuve bien plus élevé que pour d’autres substances dangereuses, comme celles cancérigènes. Dans la pratique, il sera très difficile de reconnaître une substance dangereuse comme perturbateur endocrinien », avertit la tribune. Ses signataires appellent à la constitution d’un groupe d’experts placés sous les auspices de l’ONU, à l’instar du Giec créé pour l’étude du climat, pour « mettre la science à l’abri de l’influence des intérêts privés ».

Succession Hollande : la bataille Valls –Macron–Royal va débuter

Succession Hollande : la bataille Valls –Macron–Royal va débuter

On commence par se faire de moins en moins d’illusions sur l’éventualité d’une candidature de François Hollande représentant le PS en 2017. Du coup c’est un peu l’affolement au parti socialiste qui recherche un successeur à l’actuel président de la république. Apparemment Valls semble tenir la tête. Ceci étend il lui faudra persuader les différents courants car nombre de socialistes «  purs et durs » Contestent la ligne sociale libérale de Manuel Valls et son autoritarisme. Il y a les frondeurs bien entendus mais d’autres encore comme Martine Aubry ou même Jean-Marc Ayrault. Macron, lui, se présentera en candidat de gauche mais indépendant ; pour l’instant, il devance assez nettement les intentions de votes par rapport à Valls dans la mesure où il attire autant de soutien à gauche qu’au centre-droit. Il est clair en tout cas que Manuel Valls n’a aucune chance d’être élu sans le soutien au second tour des Emmanuel Macron, encore faudrait-il qu’il le précède ! Ségolène Royal, elle, se tient en embuscade. En effet elle est sans doute une des rares au PS  à pouvoir rassembler la quasi-totalité des sensibilités. On a vu que sur plusieurs dossiers notamment la loi travail ou le futur aéroport de Notre-Dame des Landes Ségolène Royal ce positionnait en retrait par rapport à Valls et au gouvernement. Très récemment encore Ségolène Royal a affirmé qu’il fallait mettre un terme à cette affaire d’aéroport de Nantes tandis que Valls lui maintenait le principe de l’évacuation par la force

Brexit : la bataille d’Angleterre pour le poste de Premier ministre

Brexit : la bataille d’Angleterre pour le poste de Premier ministre

 

Puisque David Cameron a décidé de mener campagne contre le Brexit, le fantasque Boris Johnson, lui, a décidé du contraire. Moins par conviction que pour bousculer David Cameron et prendre sa place comme Premier ministre. On peut même supposer que si David Cameron s’était prononcé pour le Brexit  alors peut-être Boris Johnson aurait fait campagne contre. C’est la pathétique contradiction des ambitions personnelles. La position de Boris Johnson est d’autant plus contradictoire que la population de Londres et la City sont plutôt en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l’union européenne. Mais on le sait Boris Johnson est un personnage particulier, populiste quand il le faut conservateur, si c’est nécessaire provocateur et exhibitionniste et sans réelle  conviction politique autre que celle de la conservation du pouvoir (on objectera qu’il n’est pas le seul dans ce cas). Les conséquences pourraient être très graves pour l’économie britannique surtout avec le ralentissement mondial, certains experts considèrent que le retrait du Royaume-Uni pourrait se traduire par une diminution du PIB d’au moins 0,5 %. Or comme partout ailleurs la croissance se tasse au Royaume-Uni et va tourner autour de 2 % en 2016. Le retrait de l’union économique sera beaucoup plus préjudiciable au Royaume-Uni qu’à l’union européenne. Boris Johnson, a pourtant déclaré dimanche qu’il ferait campagne pour une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne lors du référendum prévu le 23 juin. « Je me battrai pour le vote en faveur d’une sortie (…) parce que je souhaite un meilleur accord pour les habitants de notre pays, afin qu’ils aient plus d’argent et reprennent leur destinée en main », a-t-il dit à la presse devant son domicile du nord de Londres.   »Je ne vois pas comment, moi qui suis préoccupé depuis longtemps par cette question et qui peste depuis longtemps contre le manque de démocratie de l’UE, je pourrai laisser passer cette occasion unique de faire valoir un autre point de vue », a-t-il expliqué aux journalistes massés devant chez lui, dans le nord de Londres. Selon le maire de la capitale, l’accord trouvé vendredi au Conseil européen de Bruxelles par le Premier ministre David Cameron ne modifie pas fondamentalement les relations entre la Grande-Bretagne et l’UE. Boris Johnson, grand rival politique de David Cameron, a assuré que sa décision ne participait pas d’une lutte pour le contrôle du Parti conservateur !!!

 

2017 : Sarko- Juppé, bataille des sondeurs très politique ?

2017 : Sarko- Juppé, bataille des sondeurs très politique ?

 

Curieux à deux jours d’intervalle deux sondages donne des résultats différents .On sent assez nettement que les sondages ont tendance à se politiser.  D’un coté IPSO annonce Juppé nettement en tête pourv2017, de l’autre l’IFOP  met Sarkozy devant Juppé. Il y aurait certainement à mettre un peu de déontologie et de méthodologie dans des sondages qui prennent l’allure de com.  Le patron de la droite arrive devant Alain Juppé dans le  sondage IFOP sur les intentions de vote à la primaire avec 39 % des voix, contre 36 % au maire de Bordeaux. Dans le sondage IPSOS, Juppé sortiraient largement gagnant parmi la population des électeurs de droite qui serait amenée à s’exprimer lors des primaires qui seront organisées dans près de 10 000 bureaux de vote.  Une étude Ipsos-Sopra Steria, porte sur la primaire de la droite et du centre qui doit se dérouler l’an prochain. Les résultats sont sans concession : Alain Juppé l’emporte avec 40% d’intentions de vote, devant Nicolas Sarkozy et ses 34%. Suivent ensuite les deux challengers : Bruno Le Maire et François Fillon, à égalité à 11%. Au second tour, Alain Juppé est toujours devant, avec 56% des suffrages, contre 44% pour Nicolas Sarkozy, toujours selon cette enquête. L’institut Ipsos explique s’être basé sur un échantillon représentatif de 7.003 personnes, sympathisants de droite et donc potentiels participants à la primaire. Le Point assure avoir resserrée  »cette base large en la resserrant aux sondés qui se disent ‘certains’ d’aller voter ». Les résultats se rapprochent de ceux d’une étude IFOP réalisée pour le JDD et parue le 30 août dernier. Aux yeux des sympathisants de droite, Alain Juppé l’emporterait avec 40% des suffrages, devant Nicolas Sarkozy (35%), Bruno Le Maire (14%) et François Fillon (11%).

Ayrault: la bataille de l’emploi repoussée

Ayrault: la bataille de l’emploi repoussée

 

Il faut évidemment une grille de lecture pour comprendre la dialectique alambiquée des politiques et d’Ayrault en particulier sur le chômage. Quand il affirme que désormais la bataille de l’emploi ‘s’inscrit dans la durée, c’est qu’il acte que le pari idiot de Hollande sur l’inversion en 2013 est perdu. Sur les chiffres du chômage, on ne parle plus de réduction  mais de moindre augmentation des sans emploi. Nuance de taille. Le chômage augmente mais moins qu’avant. Enfin sur la baisse du coût du travail Ayrault oublie de préciser que cela a surtout profité aux entreprises (type supermarchés) qui n’étaient pas soumise à la concurrence infranationale alors qu’évidemment les allégements auraient du concerner en priorité ces sociétés. Bref encore un discours d’Ayrault qui mélange tout, se contredit, des propos dignes d’un président de conseil général mais pas d’un Premier ministre.  Accompagné du ministre du Travail, Michel Sapin, le chef du gouvernement, Jean-Marc Ayrault, s’est rendu ce vendredi 27 décembre à l’agence Pôle emploi de Lorient (Morbihan). Au lendemain de la publication de chiffre du chômage en hausse pour le mois de novembre, Jean-Marc Ayrault a affirmé que la « tendance est à la diminution du nombre de demandeurs d’emploi. « La bataille contre le chômage, nous sommes totalement déterminés à la gagner et nous allons la gagner ». Il a reconnu « une hausse du nombre de chômeurs de la catégorie A » en novembre, mais « notre bataille s’inscrit dans la durée, nous sommes convaincus que la situation de l’emploi va s’améliorer ». A l’issue d’une rencontre avec des « personnes concernées par des parcours de retour à l’emploi », il assure avoir pris conscience de « l’utilité et de la performance des mesures que nous avons engagées pour les personnes qui en bénéficient ».  Sur la question des emplois non-pourvus, qui suscite des « jugements hâtifs » alors que c’est « pourtant une réalité », il considère que le gouvernement a avancé. Il a mené un « inventaire des besoins, terminé en août », qui a donné lieu à « 30.000 formations réalisées », un « vrai succès ». Jean-Marc Ayrault rappelle que le nombre de demandeurs d’emplois augmentait de 30.000 au premier trimestre, de 18.000 au deuxième trimestre, soit une baisse « progressive ».  Pour les jeunes, les « emplois d’avenir » ont fait leur preuve. Ce sont « de vrais emplois utiles, qui ouvrent une perspective professionnelle durable ». D’ailleurs la courbe du chômage des moins de 25 ans s’est bien retournée, elle, depuis six mois maintenant.  « Cette tendance n’est pas le fruit du hasard », elle est due à « la politique économique cohérente », notamment la « politique volontariste de l’emploi » menée par le gouvernement « que nous revendiquons, pour aider les jeunes et les moins jeunes ». « Ceux qui nous reprochent d’avoir financé des emplois aidés ont tort, il s’agit de ne pas laisser tomber les gens », a indiqué le Premier ministre. « Une des grandes mesures que nous avons prise, c’est la baisse du coût du travail, de 4% début 2014″, s’est-t-il félicité, en reconnaissant qu’il fallait encore « poursuivre et amplifier le travail », a souligné le chef du gouvernement, en particulier sur « le coût du travail, le financement des entreprises, le financement de l’investissement, leur accompagnement à l’export ». « Il faut redonner à nos entreprises des marges de manœuvre ».   »La France a pris du retard sur le chemin de l’innovation, comme l’a montré le rapport Gallois, il s’agit de rattraper dix ans de retard », a-t-il admis. « Après cinq ans de croissance zéro en moyenne, les perspectives sont là ».

 

Après la blague de Hollande sur l’Algérie, celle de Sapin: « nous sommes en train de gagner la bataille de l’emploi »

Après la blague de Hollande sur l’Algérie, celle de Sapin: « nous sommes en train de gagner la bataille de l’emploi »

Une blague par jour et de mauvais goût. Hier celle de Hollande sur l’Algérie, aujourd’hui  celle de Sapin sur le chômage. » Nous sommes en train de gagner la bataille de l’emploi » ! Faut-il rire ou pleurer, les deux sans doute. D’autant que par contre il n’a pas voulu dire que l’inversion de la courbe du chômage aurait bien lieu en 2013. Conclusion on va gagner sur l’emploi mais pas sur le chômage ; Curieux comme raisonnement. Une plaisanterie sans doute si l’on sen tient aux très récentes prévisions de INSEE qui prévoit même une nouvelle détérioration en 2014. D’après Sapin, on sortira du brouillard vers mi 2014, une prévision sans doute juste cette fois car on peut espérer que le brouillard se fera rare en juillet ! Michel Sapin se veut donc prudent. Sur BFMTV et RMC ce lundi 23 décembre, le ministre du Travail n’a pas voulu affirmer clairement que l’inversion de la courbe du chômage allait être effective fin 2013. « La tendance actuelle, c’est l’inversion », a-t-il nuancé. « C’est une bataille que nous sommes en train de gagner ».  Il a rappelé qu’il y avait 30.000 nouveaux chômeurs chaque mois avant l’été, et que l’on est passé à 5.000 en novembre. Il y a eu davantage d’embauches que le mois précédent, a-t-il fait remarquer. Il a cependant concédé « qu’il y aura encore des mois avec des hausses ». Une nouvelle fois, il a dû défendre ses emplois aidés qui participent à la baisse du chômage. »Les emplois d’avenir, ce sont des temps complets et de la formation », a-t-il insisté. « Et mon objectif, c’est de l’emploi et du bon emploi », a-t-il répondu à ceux qui lui opposent les créations de petits jobs comme aux Etats-Unis.  Il a cependant reconnu que seule la reprise économique entraînerait la création d’emplois en nombre.  » Mi-2014, il y a aura une croissance suffisante pour créer des emplois ». Plus généralement, il a estimé que 2014 serait l’année de la sortie du « brouillard » pour les Français.

 

Emploi: la bataille « pas terminée » pour Ayrault ; tu m’étonnes !

Emploi: la bataille « pas terminée » pour Ayrault ; tu m’étonnes !

Alors que l’Unedic annonce 185 000 chômeurs supplémentaires pour 2013, le Premier ministre français a jugé que la bataille pour l’emploi n’était « pas terminée » et n’était « pas encore gagnée », même si  les chiffres des demandeurs d’emplois pour le mois de décembre sont stables (après nettoyage des listes de Pôle emploi). En fait le Fmi annonce une récession en 2013 et il ne faut donc guère compter sur une amélioration. « Il ne faut pas tirer des conclusions des chiffres d’un mois », a déclaré Jean-Marc Ayrault devant la presse, en marge d’un déplacement au Chili. « Le chômage a augmenté depuis 20 mois consécutifs », a-t-il relevé. Cette stabilité des chiffres « doit nous motiver davantage contre le chômage, c’est à dire réussir cette bataille de l’emploi. Et ça, ça demande beaucoup d’efforts et cette bataille n’est pas terminée, elle n’est pas encore gagnée », a-t-il relevé.

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