Archive pour le Tag 'Barkhane'

Barkhane: la mutation du dispositif militaire en dispositif de coopération !

Barkhane: la mutation du dispositif militaire en dispositif de coopération !

Pour masquer l’échec total de l’opération Barkhane qui non seulement n’a pas réussi à contenir le terrorisme mais a plutôt favorisé le sentiment antifrançais ( il est vrai encouragé par des puissances étrangères et des apprentis sorciers locaux), le chef de l’État devrait procéder à la fermeture de plusieurs bases militaires

En gros les effectifs ( Déjà insignifiants) devraient être divisés par deux. On explique ce recul par la conversion du dispositif actuel en dispositif de coopération. De quoi s’interroger car nombre de chefs militaires ne sont pas d’accord avec cette mission de coopération.

Deuxièmement ce ne sont pas les mêmes profils qui peuvent intervenir selon qu’il s’agit d’une action militaire ou d’une action de coopération.

Pour résumer ce serait plutôt un recul en rase campagne de la France pour laisser les pays comme le Mali, le Niger ou le Burkina Faso se dépatouiller avec leurs positions contradictoires sur le terrorisme.

Mali- Barkhane: l’échec d’une stratégie

Mali- Barkhane: l’échec d’une stratégie

C’est fait, le gouvernement vient de décider de réduire environ par deux les effectifs de l’opération Barkhane. Un cruel échec pour la France qui n’a pas réussi davantage dans son opération militaire que dans son opération de coopération ( Coopération contestée par certains chefs militaires eux-mêmes !). Après l’annonce du retrait de la force militaire de lutte contre les groupes armés djihadistes, cinquante chercheurs, représentants d’ONG, de syndicats et acteurs des sociétés civiles sahéliennes appellent, dans une tribune pour « Le Monde », à ouvrir le débat pour refonder, en concertation avec les populations, la politique française dans la région.

 

 

Tribune. Huit ans. Huit longues années d’opérations militaires au Sahel sans que la paix et la sécurité aient été au rendez-vous, et avec elles le décompte macabre par milliers des morts civils et militaires. En huit ans, l’opération « Barkhane », qui aura coûté la vie à 55 militaires français, aura fait l’objet de bien peu de débat public. Pas plus que l’ensemble de la politique étrangère française au Sahel, qui reste largement dominée par une approche sécuritaire au détriment notamment des efforts de développement, comme le souligne la Cour des comptes, dans un récent rapport.

Convaincus qu’une autre approche est possible et nécessaire, cinquante associations, ONG, chercheurs, représentants de diasporas sahéliennes, syndicats et acteurs des sociétés civiles sahéliennes appellent à préparer l’après-« Barkhane » de manière plus inclusive et à ouvrir le débat aux vues d’une refondation de la politique sahélienne de la France.

 

Ce débat est urgent car la militarisation du Sahel – à l’initiative notamment de la France – n’a rien réglé sur le plan sécuritaire ; on assiste même à une dégradation continue de la situation. Les « neutralisations » de quelques chefs de groupes armés que revendiquait régulièrement l’état-major français ne cachaient plus l’effroyable réalité : les incidents violents liés à ces mêmes groupes ont doublé chaque année depuis 2015. L’impact sur les populations civiles est dramatique : près de 2 millions de personnes ont dû fuir les violences au Burkina Faso, au Mali et au Niger, et 13,2 millions de personnes ont besoin d’assistance humanitaire.

Cette spirale de la violence interroge d’autant plus quand elle est le fait des forces de sécurité étatiques avec lesquelles l’armée française collabore. Au Mali, en 2020, davantage de civils ont été tués par des militaires (35 %) que par des groupes dits djihadistes (24 %). La Minusma [la force de maintien de la paix de l’ONU] a également conclu à la responsabilité de l’armée française dans la mort de 19 civils lors d’une opération au Mali le 3 janvier 2021.

Terrible signal

Mais, en rejetant ces conclusions et en s’opposant à l’ouverture d’une enquête indépendante, la France a envoyé un terrible signal qui contribue à normaliser l’impunité. Dans un contexte sahélien profondément marqué par la défiance des populations envers les autorités et alors qu’elle ferme déjà trop souvent les yeux sur les déviances autoritaires dans la région, la France doit se montrer intransigeante face aux abus et violations des droits humains. Sans cela, elle ne peut qu’alimenter le sentiment anti-français dans la région.

Politique–Barkhane: l’échec d’une stratégie

Politique–Barkhane: l’échec d’une stratégie

Après l’annonce du retrait de la force militaire de lutte contre les groupes armés djihadistes, cinquante chercheurs, représentants d’ONG, de syndicats et acteurs des sociétés civiles sahéliennes appellent, dans une tribune pour « Le Monde », à ouvrir le débat pour refonder, en concertation avec les populations, la politique française dans la région.

 

 

Tribune. Huit ans. Huit longues années d’opérations militaires au Sahel sans que la paix et la sécurité aient été au rendez-vous, et avec elles le décompte macabre par milliers des morts civils et militaires. En huit ans, l’opération « Barkhane », qui aura coûté la vie à 55 militaires français, aura fait l’objet de bien peu de débat public. Pas plus que l’ensemble de la politique étrangère française au Sahel, qui reste largement dominée par une approche sécuritaire au détriment notamment des efforts de développement, comme le souligne la Cour des comptes, dans un récent rapport. 

Convaincus qu’une autre approche est possible et nécessaire, cinquante associations, ONG, chercheurs, représentants de diasporas sahéliennes, syndicats et acteurs des sociétés civiles sahéliennes appellent à préparer l’après-« Barkhane » de manière plus inclusive et à ouvrir le débat aux vues d’une refondation de la politique sahélienne de la France.

 

Ce débat est urgent car la militarisation du Sahel – à l’initiative notamment de la France – n’a rien réglé sur le plan sécuritaire ; on assiste même à une dégradation continue de la situation. Les « neutralisations » de quelques chefs de groupes armés que revendiquait régulièrement l’état-major français ne cachaient plus l’effroyable réalité : les incidents violents liés à ces mêmes groupes ont doublé chaque année depuis 2015. L’impact sur les populations civiles est dramatique : près de 2 millions de personnes ont dû fuir les violences au Burkina Faso, au Mali et au Niger, et 13,2 millions de personnes ont besoin d’assistance humanitaire.

Cette spirale de la violence interroge d’autant plus quand elle est le fait des forces de sécurité étatiques avec lesquelles l’armée française collabore. Au Mali, en 2020, davantage de civils ont été tués par des militaires (35 %) que par des groupes dits djihadistes (24 %). La Minusma [la force de maintien de la paix de l’ONU] a également conclu à la responsabilité de l’armée française dans la mort de 19 civils lors d’une opération au Mali le 3 janvier 2021.

Terrible signal

Mais, en rejetant ces conclusions et en s’opposant à l’ouverture d’une enquête indépendante, la France a envoyé un terrible signal qui contribue à normaliser l’impunité. Dans un contexte sahélien profondément marqué par la défiance des populations envers les autorités et alors qu’elle ferme déjà trop souvent les yeux sur les déviances autoritaires dans la région, la France doit se montrer intransigeante face aux abus et violations des droits humains. Sans cela, elle ne peut qu’alimenter le sentiment anti-français dans la région.

Barkhane: l’échec d’une stratégie

Barkhane: l’échec d’une stratégie

Après l’annonce du retrait de la force militaire de lutte contre les groupes armés djihadistes, cinquante chercheurs, représentants d’ONG, de syndicats et acteurs des sociétés civiles sahéliennes appellent, dans une tribune pour « Le Monde », à ouvrir le débat pour refonder, en concertation avec les populations, la politique française dans la région.

 

 

Tribune. Huit ans. Huit longues années d’opérations militaires au Sahel sans que la paix et la sécurité aient été au rendez-vous, et avec elles le décompte macabre par milliers des morts civils et militaires. En huit ans, l’opération « Barkhane », qui aura coûté la vie à 55 militaires français, aura fait l’objet de bien peu de débat public. Pas plus que l’ensemble de la politique étrangère française au Sahel, qui reste largement dominée par une approche sécuritaire au détriment notamment des efforts de développement, comme le souligne la Cour des comptes, dans un récent rapport. 

Convaincus qu’une autre approche est possible et nécessaire, cinquante associations, ONG, chercheurs, représentants de diasporas sahéliennes, syndicats et acteurs des sociétés civiles sahéliennes appellent à préparer l’après-« Barkhane » de manière plus inclusive et à ouvrir le débat aux vues d’une refondation de la politique sahélienne de la France.

 

Ce débat est urgent car la militarisation du Sahel – à l’initiative notamment de la France – n’a rien réglé sur le plan sécuritaire ; on assiste même à une dégradation continue de la situation. Les « neutralisations » de quelques chefs de groupes armés que revendiquait régulièrement l’état-major français ne cachaient plus l’effroyable réalité : les incidents violents liés à ces mêmes groupes ont doublé chaque année depuis 2015. L’impact sur les populations civiles est dramatique : près de 2 millions de personnes ont dû fuir les violences au Burkina Faso, au Mali et au Niger, et 13,2 millions de personnes ont besoin d’assistance humanitaire.

Cette spirale de la violence interroge d’autant plus quand elle est le fait des forces de sécurité étatiques avec lesquelles l’armée française collabore. Au Mali, en 2020, davantage de civils ont été tués par des militaires (35 %) que par des groupes dits djihadistes (24 %). La Minusma [la force de maintien de la paix de l’ONU] a également conclu à la responsabilité de l’armée française dans la mort de 19 civils lors d’une opération au Mali le 3 janvier 2021.

Terrible signal

Mais, en rejetant ces conclusions et en s’opposant à l’ouverture d’une enquête indépendante, la France a envoyé un terrible signal qui contribue à normaliser l’impunité. Dans un contexte sahélien profondément marqué par la défiance des populations envers les autorités et alors qu’elle ferme déjà trop souvent les yeux sur les déviances autoritaires dans la région, la France doit se montrer intransigeante face aux abus et violations des droits humains. Sans cela, elle ne peut qu’alimenter le sentiment anti-français dans la région.

Barkhane: l’échec d’une stratégie

Barkhane: l’échec d’une stratégie

Après l’annonce du retrait de la force militaire de lutte contre les groupes armés djihadistes, cinquante chercheurs, représentants d’ONG, de syndicats et acteurs des sociétés civiles sahéliennes appellent, dans une tribune pour « Le Monde », à ouvrir le débat pour refonder, en concertation avec les populations, la politique française dans la région.

 

 

Tribune. 
Huit ans. Huit longues années d’opérations militaires au Sahel sans que la paix et la sécurité aient été au rendez-vous, et avec elles le décompte macabre par milliers des morts civils et militaires. En huit ans, l’opération « Barkhane », qui aura coûté la vie à 55 militaires français, aura fait l’objet de bien peu de débat public. Pas plus que l’ensemble de la politique étrangère française au Sahel, qui reste largement dominée par une approche sécuritaire au détriment notamment des efforts de développement, comme le souligne la Cour des comptes, dans un récent rapport. 

Convaincus qu’une autre approche est possible et nécessaire, cinquante associations, ONG, chercheurs, représentants de diasporas sahéliennes, syndicats et acteurs des sociétés civiles sahéliennes appellent à préparer l’après-« Barkhane » de manière plus inclusive et à ouvrir le débat aux vues d’une refondation de la politique sahélienne de la France.

 

Ce débat est urgent car la militarisation du Sahel – à l’initiative notamment de la France – n’a rien réglé sur le plan sécuritaire ; on assiste même à une dégradation continue de la situation. Les « neutralisations » de quelques chefs de groupes armés que revendiquait régulièrement l’état-major français ne cachaient plus l’effroyable réalité : les incidents violents liés à ces mêmes groupes ont doublé chaque année depuis 2015. L’impact sur les populations civiles est dramatique : près de 2 millions de personnes ont dû fuir les violences au Burkina Faso, au Mali et au Niger, et 13,2 millions de personnes ont besoin d’assistance humanitaire.

Cette spirale de la violence interroge d’autant plus quand elle est le fait des forces de sécurité étatiques avec lesquelles l’armée française collabore. Au Mali, en 2020, davantage de civils ont été tués par des militaires (35 %) que par des groupes dits djihadistes (24 %). La Minusma [la force de maintien de la paix de l’ONU] a également conclu à la responsabilité de l’armée française dans la mort de 19 civils lors d’une opération au Mali le 3 janvier 2021.

Terrible signal

Mais, en rejetant ces conclusions et en s’opposant à l’ouverture d’une enquête indépendante, la France a envoyé un terrible signal qui contribue à normaliser l’impunité. Dans un contexte sahélien profondément marqué par la défiance des populations envers les autorités et alors qu’elle ferme déjà trop souvent les yeux sur les déviances autoritaires dans la région, la France doit se montrer intransigeante face aux abus et violations des droits humains. Sans cela, elle ne peut qu’alimenter le sentiment anti-français dans la région.

« Barkhane » au Mali :L’échec total

« Barkhane » au Mali :L’échec total

L’annonce très politique de Macon de la fin de l’opération Barkhane  officialise l’échec total de la France qui a réussi l’exploit de se mettre un peu tout le monde à dos même si les opposants à la France sont nettement travaillés par des puissances étrangères  et les arrivistes locaux ( militaires ou civils)

Un papier du « Monde »

 

L’annonce par le président, Emmanuel Macron, jeudi 10 juin, de la fin de l’opération extérieure « Barkhane » dans sa forme actuelle a le mérite de la clarté. Elle met fin à l’illusion de moins en moins partagée d’une victoire militaire possible contre un mouvement insurrectionnel protéiforme, désormais solidement ancré dans les populations locales.

Si le chef des armées promet une réduction du dispositif militaire français et un « changement de modèle » de cet engagement, selon un calendrier qui reste à préciser – mais qui devrait impliquer le départ d’ici à début 2023 de la moitié des 5 100 militaires actuellement déployés –, c’est que le bilan de huit ans d’intervention française au Sahel n’est pas brillant. Certes, le déploiement de « Serval » au début de 2013, sous la présidence de François Hollande, à la demande des autorités maliennes, avait stoppé net l’avancée des groupes djihadistes et même sans doute évité l’effondrement de l’Etat malien.


Mais, depuis, les groupes djihadistes ont repris leur progression. Non seulement le Sahel est devenu l’« épicentre du terrorisme international », selon les mots d’Emmanuel Macron, mais les pays du golfe de Guinée que l’on pensait à l’abri sont maintenant visés. Les Etats locaux n’ont pas été capables de prendre le relais pour sécuriser les zones libérées. Le bilan humain ne cesse de s’alourdir. Selon l’ONG Acled, plus de 8 000 personnes, essentiellement des civils, ont été tuées au Mali, au Niger et au Burkina Faso depuis 2013. Deux millions d’habitants ont été déplacés par les combats. Cinquante soldats français sont morts en service

Accusations de néocolonialisme

Par ailleurs, le soutien à l’opération « Barkhane » s’est sérieusement érodé dans l’opinion publique, en France et au Sahel. Les Français comprennent de moins en moins pourquoi des soldats meurent pour défendre une armée malienne qui s’est surtout distinguée par sa capacité à conduire deux coups d’Etat en l’espace de neuf mois. Les habitants du Sahel – parfois inspirés par une Russie aux aguets de tous les faux pas français en Afrique – accusent Paris de néocolonialisme. Ils constatent aussi que la présence française n’a pas mis un terme aux massacres de civils et qu’elle n’est pas exempte de bavures.

Le temps serait donc venu de siffler la fin de « Barkhane ». Cela ne signifie pas pour autant que la France va déserter la région. Des forces spéciales, a précisé M. Macron, resteront déployées pour mener des opérations strictement antiterroristes. C’est sans doute là que le bilan de l’intervention française est le plus probant, avec l’élimination de plusieurs chefs djihadistes. Mais ces victoires, de courte durée, n’ont jamais porté de coups fatals aux groupes armés liés à Al-Qaida ou à l’organisation Etat islamique.

 

Le deuxième pilier de la présence française concerne la formation des armées locales censées prendre le relais sécuritaire sur le terrain. Ce volet fera l’objet d’un effort supplémentaire porté par la France et ses partenaires européens. Mais, pour l’heure, l’efficacité de cette approche laisse plus d’un observateur dubitatif : des centaines de millions d’euros ont déjà été dépensées ces dernières années pour tenter d’améliorer l’organisation et les capacités de combat de l’armée malienne, sans guère de succès.

Quant à la force conjointe du G5 Sahel, regroupant des unités des armées de Mauritanie, du Mali, du Niger, du Burkina Faso et du Tchad, Emmanuel Macron n’y a même pas fait référence. Paris a pourtant porté à bout de bras cette architecture sécuritaire régionale depuis sa création, en 2014. Une autre illusion perdue.

Fin de l’opération Barkhane : Les militaires à côté de leurs pompes


 

Agénéral Jérôme Pellistrandi, rédacteur en chef de la revue « Défense nationale », estime ce jeudi 10 juin sur franceinfo qu‘ »il est temps de recentrer notre effort sur la lutte contre les groupes jihadistes », au Sahel. Selon lui, « il s’agit d’une évolution qui était en fait déjà perceptible depuis plusieurs mois ».Il considère que les forces armées n’ont pas à se préoccuper de développement économique et de rétablissement des institutions étatiques. Pour lui, le rôle de l’armée c’est de chasser uniquement les terroristes. Justement les raisons de l’échec total de la force Barkhane. En effet pour la population, la priorité est celle précisément du développement économique plus prosaïquement comment se nourrir tous les jours. En outre, comment se fier aux institutions publiques  ( école, police, justice etc) quand ces dernières se replient aussi sur les capitales et abandonne les deux tiers des territoires aux islamistes et autres bandes de pillards. Tant que la France n’aura pas compris que l’aide au développement est aussi importante que la chasse aux terroristes, cette politique diplomatique nous mène directement à l’échec piteu.. À l’intérieur de l’armée certaines unités sont dédiées à ce développement économique et à la restitution d’un minimum d’organisation étatique mais ces moyens sont dérisoires et en plus contestés par certains caciques de l’armée
franceinfo : Est-ce qu’on assiste ce soir à un enterrement de première classe pour Barkhane huit ans après le début de cette opération au Sahel ?

Non, je crois qu’il ne s’agit pas d’un enterrement. Il s’agit d’une évolution qui était en fait déjà perceptible depuis plusieurs mois. Le président Macron, mais également la ministre des Armées, s’étaient exprimés à plusieurs reprises sur le besoin de faire évoluer. Par contre, nous abordons une séquence internationale extrêmement importante dans les jours qui viennent le sommet du G7 demain [vendredi], le sommet de l’OTAN, puis de l’Union européenne avec Joe Biden. Donc, c’était un moment important pour le président de la République de réaffirmer le besoin de faire évoluer l’opération Barkhane.

Ces dernières semaines, ces derniers mois, il avait déjà indiqué que les jours de Barkhane dans sa forme actuelle étaient comptés ?

Oui, parce qu’il y a une forme de lassitude notamment par rapport aux problématiques de gouvernance dans la région. Le fait que l’opération Barkhane a dû assumer la faillite de la gouvernance de certains Etats et donc au bout des années, nous sommes depuis huit ans engagés dans cette opération, il est temps de recentrer notre effort sur la lutte contre les groupes jihadistes terroristes, qui reste une réalité. On l’a vu, hélas, au Burkina Faso il y a quelques jours, mais également de se désengager parce que ce n’est pas notre rôle de suppléer les services publics, les administrations. C’est aussi un signal fort qui est envoyé à nos partenaires africains. Nous allons nous recentrer sur cette lutte contre le terrorisme. Et effectivement, Barkhane va évoluer et se transformer.

Vous parlez de la faillite de certains Etats. Est-ce-que vous pensez notamment au Mali, où un deuxième coup d’Etat en l’espace de quelques mois a eu lieu à la fin du mois de mai ?

Oui, je pense au Mali. Je pense aussi à toute la propagande anti-française qui est instrumentalisée dans la région. Or, il faut se rappeler que nos soldats sont morts en opération. On a eu des blessés. L’aide humanitaire. Il faut savoir que chaque jour, nous apportons à peu près 400 actes de soins pour la population locale. Donc, il y a un moment où le président de la République, à juste titre, dit : face à l’hostilité croissante, face à la méfiance de l’opinion publique locale instrumentalisée, il y a un moment donné où il faut effectivement prendre nos responsabilités et dire aux gouvernants de ces régions : prenez vos responsabilités.

Comment ça va se passer ?

Nous allons diminuer notre empreinte sur le sol, certainement rétrocéder quelques bases temporaires parce que nous n’avons pas vocation à être installés définitivement là-bas. Et puis agir ponctuellement sur ces groupes terroristes avec de l’acquisition du renseignement. Et là, nous travaillons avec nos partenaires occidentaux, les Etats-Unis, les Anglais, nos partenaires européens, mais aussi, bien sûr, les armées locales qui ont un rôle majeur à jouer pour rétablir la sécurité dans cette région. La force Takouba représente aux alentours de 500 combattants, mais ce qui est également important, c’est l’environnement et en particulier cette acquisition du renseignement. Pouvoir traquer ces groupes terroristes. L’année dernière, nous avons neutralisé entre 1 200 et 1 500 terroristes, il faut les traquer, poursuivre, cela nécessite beaucoup de mobilité. Les hélicoptères, les drones, mais là encore se concentrer sur cette mission et ne plus assumer des missions qui ne sont pas de notre ressort.

Barkhane: Quitter le Mali…. et vite

Barkhane: Quitter le Mali…. et vite

Il est clair qu’il y a longtemps que la France ne contrôle plus rien dans les zones où elle lutte contre les terroristes. En outre, l’opinion locale manœuvrée par des puissances étrangères ( Union soviétique, Algérie, Turquie, Chine notamment) ne comprend pas cette longue présence française qui sur le plan économique social et politique n’a rien changé. 

La France s’est contentée en effet de faire un service de police alors qu’évidemment parallèlement il fallait construire économiquement et politiquement. En cause notamment l’incompétence chronique de nos représentants diplomatiques sur place davantage à l’aise dans les salons des capitales que dans les villages éloignés. L’inverse des islamistes qui eux remplacent les Etats dans presque deux tiers des pays concernés en particulier le Mali, le Niger et le Burkina Faso..

Même en France on ne comprend pas cette présence de la France au Mali d’autant que désormais les liens sont rompus avec les militaires maliens. Visiblement Macron ne comprend rien à l’Afrique. Certes l’Afrique a besoin de sécurité et de stabilité mais l’urgence première est celle du besoin social, économique et d’un minimum d’État.

 

 

L’opération Barkhane mise en question par Macron

L’opération Barkhane mise en question par Macron  

le président de la république menace de mettre fin à l’opération bar khane si le pays est de plus en plus contaminé par l’islamisme radical.

 

 

En apparence un curieux raisonnement que précisément l’opération barkhane à s’opposer aux extrémistex islamistex. Le problème c’est que les militaires maliens sont davantage préoccupés par la prise de pouvoir politique que par la lutte contre l’islamisme radical.

 

Ils sont même prêts à négocier dans les territoires non contrôlés avec certaines forces islamistes. Ce qui intéresse les militaires comme d’ailleurs la plupart des politiques au Mali c’est la prise du pouvoir central c’est-à-dire des région surtout centrée autour de la capitale. Et délaissant les vastes zones du pays au extrémiste et autre bandes rebelles ou de trafiquants.

 

Paris, comme l’UE, a dénoncé mardi un «coup d’État inacceptable» après l’arrestation du président Bah Ndaw et du Premier ministre Moctar Ouane décidée par l’homme fort du pays le colonel Assimi Goïta.

«Au président malien Bah N’Daw, qui était très rigoureux sur l’étanchéité entre le pouvoir et les djihadistes, j’avais dit: ‘L’islamisme radical au Mali avec nos soldats sur place ? Jamais de la vie!’ Il y a aujourd’hui cette tentation au Mali. Mais si cela va dans ce sens, je me retirerai», a mis en garde le président français, dans un entretien au JDD à l’occasion d’un voyage au Rwanda et en Afrique du Sud.

Mali : encore une dizaine de djihadistes éliminés par la force Barkhane

Mali : encore une dizaine de djihadistes  éliminés par la force Barkhane

 

Très récemment la force Barkhane a détruit une cinquantaine de Jihadistes au moment même où le gouvernement militaire malien engageait des négociations avec les terroristes. Des négociations condamnées par la France. Cette fois, l’armée française a tué encore une dizaine de djihadistes et en a capturé deux autres vendredi soir au cours d’une opération aéroportée précédée d’une frappe de drone, a annoncé samedi l’état-major des armées.

L’opération, qui a impliqué un drone Reaper de l’armée de l’air française, cinq hélicoptères et une trentaine de commandos au sol, s’est déroulée dans le Gourma malien, dans la région dite des “trois frontières”, à environ 90 km au sud de Gao.

Elle a visé un regroupement de combattants du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), lié à Al Qaïda, précise l’état-major. Une vingtaine de motos et des armes ont été saisies.

Mali : 50 djihadistes tués par Barkhane

Mali : 50 djihadistes tués par Barkhane

 

Ce n’est sans doute pas par hasard si la force par Barkhane  a éliminé 50 djihadises précisément au moment où la junte militaire du Mali engage des négociations avec les islamistes contre la volonté de la France.

Ce n’est sans doute pas non plus par hasard si la ministre des armées a donné une certaine publicité à cette opération de maintien de l’ordre “Je voudrais révéler une opération de grande importance qui a été menée le 30 octobre au Mali par la force Barkhane et qui a permis de neutraliser plus de 50 djihadistes soit l’équivalent d’une katiba (brigade)”, a déclaré la ministre.

“Cette opération (…) porte un coup significatif à un groupe terroriste affilié à Al Qaïda, une katiba “Ansaro Islam” qui opère dans la région de Boulkessi près de la frontière avec le Burkina”, a-t-elle précisé.

La ministre de l’armée a cependant pris des précautions oratoires pour ne pas heurter la sensibilité des militaires maliens un peu pris à revers par la force Brakhane.

“Sur le terrain, les résultats opérationnels sont réels (…). Nous sommes déterminés à continuer à travailler avec nos amis maliens pour achever la lutte qui nous unit depuis des années contre les groupes terroristes”, a-t-elle poursuivi.




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