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Antarctique : la banquise se rétrécît

Antarctique : la banquise se rétrécît

 

Le réchauffement climatique affecte dangereusement les pôles. Pour l’arctique , en 1980, l’épaisseur moyenne de la banquise arctique varie de 1,89 à 2,62 m, en 2012 : de 1 à 1,72 m. par ailleurs, avec 5,47 millions de km² mesurés le 1er janvier, l’étendue de la banquise de l’Antarctique n’a jamais été aussi faible à cette époque de l’année depuis le début des mesures par satellite il y a 40 ans, relève Météo France mardi 8 janvier. Les régions polaires sont au cœur du changement climatique qui touche l’ensemble de la planète, car c’est là où l’impact y est le plus fort. En effet, l’amplification polaire du changement climatique, qui conduit les hautes latitudes à se réchauffer près de deux fois plus vite que les régions tempérées, entraîne la diminution progressive de certaines zones englacées : dans l’hémisphère nord, l’inlandsis groenlandais et la banquise arctique estivale ; dans l’hémisphère sud, certaines zones de la calotte glaciaire antarctique. Dans le cas de la banquise arctique, la diminution en été est actuellement si rapide qu’on se pose avec pertinence la question de savoir si celle-ci disparaîtra complètement dans la prochaine décennie. Ce réchauffement touche également en permanence les sols gelés. En effet, un autre aspect inquiétant, et certainement moins connu, de ce réchauffement, sont les modifications très nettes constatées, en Arctique, sur les sols gelés. Ces sols, gelés sur plusieurs centaines de mètres, et qui dégèlent habituellement à la saison “chaude” sur un mètre de profondeur environ, présentent depuis quelques années des effondrements très nets, signes de dégel plus profond. Pour l’antarctique, la surface de glace se réduit dangereusement aussi.  Le précédent record bas date de 2017 : l’étendue de glace était alors plus grande de 300 000 km². Le prévisionniste, qui se base sur les mesures du National Snow and Ice Data Center (centre national de données sur la neige et la glace) américain, note que le déficit de banquise par rapport aux normales mesurées entre 1981 et 2010 atteint 1,88 millions de km², « ce qui représente un manque de 26 % de l’extension moyenne attendue à cette période de l’année ». Le pire est sans doute à venir, car la fonte des glaces se poursuit en raison de l’été sur place. « Il reste encore plusieurs semaines avant le minimum annuel mesuré entre fin février et début mars », rappelle ainsi Météo France, qui souligne que le précédent record bas date du 3 mars 2017. La banquise antarctique s’étendait alors sur de 2,10 millions de km².

La banquise arctique n’a jamais été si réduite à la fin de l’hiver

La banquise arctique n’a jamais été si réduite à la fin de l’hiver

 

Preuve du réchauffement climatique due en partie à la pollution excessive des activités humaines, la  superficie couverte par la banquise de l’Arctique a établi un record à la baisse à pareille époque de l’année, c’est-à-dire au moment où, à la fin de l’hiver, elle est censée connaître son extension maximale, ont rapporté mercredi des scientifiques. La banquise de l’Arctique  atteint son maximum de l’année en février ou mars, au terme de la longue période de gel hivernal, et elle connaît son étendue minimale de l’année en septembre, à la fin du bref été polaire. A son maximum de l’hiver 2017, la banquise ne couvrait que 14,49 millions de kilomètres carrés, le 22 février, soit pratiquement la superficie de la Russie, ont déclaré des scientifiques de l’université de Brême, en Allemagne. C’est moins que le précédent record à la baisse à pareille période de l’année, établi l’an dernier, qui était de 14,58 millions de km². Les mesures sont établies grâce à des données fournies par les satellites depuis les années 1970. « Nous avons franchi le maximum hivernal », a dit à Reuters Georg Heygster, de l’Institut de physique de l’environnement à l’université de Brême. Une commission d’experts des Nations unies a estimé que la banquise de l’Arctique risquait de disparaître, durant l’été, d’ici 2050, si le volume des émissions de gaz à effet de serre continue d’augmenter dans le monde, comme c’est le cas actuellement. D’après l’organisme américain NSIDC (National Snow and Ice Data Center), qui surveille les variations de la banquise et a aussi publié mercredi ses propres chiffres, le maximum de cet hiver a été atteint le 7 mars avec 14,42 millions de km². A l’autre extrémité du globe, la banquise autour du continent Antarctique a, elle, aussi atteint un record à la baisse pour l’été austral, le mois dernier, avait déjà indiqué le NSIDC.




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