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Le fonds d’urgence européen (MES) limité à 70 milliards pour la recapitalisation des banques

Le fonds d’urgence européen (MES) limité à 70 milliards pour la recapitalisation des banques

 

Le Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds d’urgence de la zone euro, devrait fixer à entre 50 et 70 milliards d’euros la limite du montant qu’il peut utiliser pour recapitaliser directement les banques, lit-on dans un document de la zone euro. En juin 2012, les dirigeants de la zone euro avaient décidé que le MES, qui dispose d’une capacité de prêt de 500 milliards d’euros, aurait la possibilité de recapitaliser directement des banques dans le cas où un Etat s’avère incapable de lever seul les fonds nécessaires. L’objectif de ce dispositif est d’éviter que le sauvetage de banques en difficulté ne se traduise par un endettement insupportable pour les pays concernés. « Avec à l’esprit la nécessaire préservation de crédibilité élevée du MES ainsi que le maintien de sa capacité de prêt à d’autres fins, le conseil des gouverneurs (du MES) a décidé (…) de limiter la somme (…) pour la recapitalisation directe d’institutions (financières) à entre 50 et 70 milliards d’euros », lit-on dans le document Les règles précises régissant les recapitalisations des banques, les conditions afférentes et les banques susceptibles d’être concernées par un tel mécanisme doivent être définies lors d’une réunion des ministres des Finances de la zone euro prévue dans le courant du mois.

 

Banques centrales : bientôt des taux négatifs ?

Banques centrales : bientôt des taux négatifs ?

Les grandes banques centrales pourraient tenter d’adopter des taux d’intérêts négatifs si leurs plans anti-crise « perdaient en efficacité », a indiqué le Fonds monétaire international (FMI) dans un rapport publié jeudi. Depuis le déclenchement de la crise, les banques centrales de plusieurs pays riches, notamment la Fed aux États-Unis, sont engagées dans des politiques coûteuses mêlant rachat d’actifs et abaissement de leur taux directeur afin d’injecter des liquidités dans le circuit financier. Si l’efficacité de ces mesures déclinait, le FMI estime que d’autres actions non-conventionnelles pourraient être déployées, même si elles poseraient de « plus grands risques ». « Les banques centrales pourraient essayer de pousser leurs taux dans des territoires négatifs et certaines ont déjà fait de petits pas dans cette direction », assure ainsi l’institution dans son rapport. Un taux de dépôt négatif reviendrait à faire payer les établissements financiers qui préfèrent placer leurs liquidités auprès des banques centrales plutôt que des les utiliser pour prêter de l’argent à des ménages ou à des entreprises. « Les obstacles à la mise en œuvre (de cette mesure, NDLR) sont toutefois importants », admet le FMI, précisant que le fonctionnement du marché interbancaire pourrait s’en trouver « détérioré ». Début mai, un membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), Ewald Nowotny, avait indiqué que le recours à des taux négatifs était une « option », tout en jugeant qu’elle n’était pas pertinente « dans un avenir proche ». Son président, Mario Draghi, avait lui assuré que la BCE était « prête sur le plan technique » pour cette mesure. Actuellement, le taux de dépôt au jour le jour de la BCE est fixé à 0 %. Selon le rapport du FMI, les grandes banques centrales pourraient également diversifier leurs rachats d’actifs, actuellement principalement des obligations publiques, en faisant l’acquisition de titres de dettes de banques ou d’entreprises, voire de biens immobiliers.

1500 milliards de créances douteuses dans les banques plombent le crédit

1500 milliards de créances douteuses dans les banques plombent  le crédit

 

. Les responsables monétaires européens sont de plus en plus agacés par les réticences des autorités nationales, des régulateurs et des banques elles-mêmes à engager un nécessaire nettoyage des bilans après des années d’atermoiements. Selon KPMG, les créances douteuses des banques européennes atteindraient près de 1.500 milliards d’euros, dont 600 milliards pour les seuls établissements britanniques, espagnols et irlandais. Dans une récente étude sur le sujet, le cabinet de consultants souligne que « toute une série d’opérations de réduction de bilan ne s’est pas encore matérialisée », les banques préférant proroger des prêts plutôt que de céder des portefeuilles et de constater des pertes. Une initiative de la BCE qui permettrait de relancer le crédit en particulier pour les entreprises petites et moyennes est largement anticipée, même si ses implications budgétaires pourraient la renvoyer après le Conseil européen de la fin juin plutôt qu’à l’occasion de la prochaine réunion du conseil des gouverneurs, jeudi à Bratislava. Pour autant, certains facteurs expliquant le rationnement présumé du crédit sont en dehors du champ d’intervention directe de la BCE. « La BCE n’a pas de baguette magique », a récemment déclaré Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE. « La banque centrale ne peut pas compenser le manque ou la mauvaise allocation des fonds propres. C’est une question qui doit être traitée, d’une manière ou d’une autre, par d’autres parties prenantes », a-t-il souligné. Les entreprises non-financières ont été les premières touchées par la chute du crédit, les banques européennes ayant réduit de 365 milliards d’euros leurs facilités de crédits au cours des quatre dernières années, soit un recul de 7,5%. Les banques espagnoles ont diminué d’un tiers leurs prêts aux entreprises tandis que leurs homologues irlandaises prêtent aujourd’hui moitié moins, selon les données de la BCE. Le crédit aux ménages n’est pas en reste avec des prêts bancaires en baisse de 8,6% par rapport au dernier plus haut.

 

Zone euro : les banques ne prêtent pas (Draghi)

Zone euro : les banques ne prêtent  pas (Draghi)

 

Les banques en Europe ont peur de prêter de l’argent doutant de la capacité de leurs clients à les rembourser, a déploré vendredi à Washington le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi. « Les banques ont des craintes sur la solvabilité de leurs clients, elles ont peur que leurs clients ne les remboursent pas », a déclaré lors d’une conférence de presse Mario Draghi, à l’issue d’une réunion des ministres des Finances du G20. « Nous continuons à travailler » pour remédier à cette situation, a-t-il assuré. Mais la raison principale du manque de crédits accordés par les banques de la zone euro, surtout dans les pays les plus fragiles, est « le manque de demande » en raison notamment du marasme économique, a-t-il ajouté.

 

Renflouement des banques : les dépôts de plus de 100 000 euros visés

Renflouement des banques : les dépôts de plus de 100 000 euros visés

 

.L‘union bancaire, dotée d’une vraie gardienne avec la Banque centrale européenne (BCE), d’une procédure unique de liquidation des banques et d’une garantie systématique des petits déposants, pourrait voir le jour d’ici deux ans et non plus en 2018, d’après un calendrier discuté vendredi à Dublin par les vingt-sept ministres des Finances. L’improvisation du sauvetage chypriote et la révolte des petits déposants de l’île ont déjà convaincu Bruxelles d’accélérer son calendrier: «Nous voulons une mobilisation forte et rapide afin d’adopter les textes dont nous avons urgemment besoin», explique au Figaro Michel Barnier, commissaire européen en charge des banques. C’est lui qui, avec son collègue Olli Rehn, a mis l’objectif 2015 sur la table des ministres. Des trois piliers de la construction seule la «supervision unique» des 6000 banques de la zone euro est en voie d’être achevée, avec avril 2014 pour échéance. Dans le renflouement des États de l’euro et de leurs banques, le cas chypriote ne restera pas comme un modèle. Mais il a brisé un tabou: les plus gros déposants vont être pour la première fois contraints d’éponger le passif de leur banque. «Chypre restera un cas exceptionnel, assure Michel Barnier. Mais a l’avenir, il se peut qu’en dernier ressort les clients qui ont plus de 100.000 euros en dépôt soient appelés à contribuer au sauvetage de leur banque. Cela se fera en connaissance de cause et se trouvera codifié. Ce qui est en revanche exclu, c’est que le contribuable européen y aille encore de sa poche». Après quatre années qui ont vu se succéder les renflouements «externes» par la zone euro, ses fonds de secours et le FMI (Grèce, Irlande, Portugal et Espagne), le nouveau modèle européen se fonde sur le renflouement «interne» (bail-in): les banques faillies devront trouver les ressources en elles-mêmes et auprès de leurs investisseurs et clients, fût-ce au prix de la liquidation.Les textes soumis aux ministres codifient la nouvelle donne et dressent l’ordre d’appel à contribution. En première ligne, les gestionnaires, propriétaires et actionnaires (pour l’essentiel laminés dans le cas chypriote). Suivis par créanciers «juniors» puis «seniors». Les déposants, dans tous les cas au-dessus de 100.000 euros, ne seraient sollicités qu’en troisième rang. C’est seulement si cette addition s’avérait insuffisante qu’interviendrait l’argent public – y compris le fonds de secours MES, dans la zone euro. Inverser les priorités, quitte à ponctionner des déposants, et n’appeler l’argent public qu’en tout dernier ressort présente aussi un intérêt politique: désamorcer les réticences de l’Allemagne qui craint de devoir renflouer, directement ou indirectement, les pertes des banques des autres pays de la zone euro. Dans l’équation, ce pourrait être l’élément décisif.

 

Chypre : banques toujours fermées

Chypre : banques toujours fermées

 

Pas de date pour la réouverture des banques du pays qui devait avoir lieu mardi après 10 jours de fermeture, en indiquant que la décision serait prise «dès que possible». «Il faut trouver un équilibre entre prudence et stabilité», a déclaré M. Sarris lors d’une conférence de presse à Bruxelles à l’issue de la réunion de l’Eurogroupe qui a validé l’accord sur le sauvetage du pays. «Nous allons décider aussi vite que possible du jour exact où les banques vont rouvrir», a-t-il ajouté. «Je ne peux pas dire quand cela sera fait, mais cela doit être fait dès que possible», a déclaré de son côté le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jeroen Dijsselbloem. Cette fermeture des banques destinée à éviter la fuite des capitaux, ainsi que la limitation des retraits d’argent liquide aux distributeurs, pose de sérieux problèmes à l’économie du pays. M. Sarris a estimé que l’accord conclu avec les bailleurs internationaux du pays lui «évitait la possibilité d’une banqueroute, le désastre et une sortie de la zone euro». «Nous avons abouti au résultat le meilleur possible compte tenu des circonstances », a-t-il ajouté. Il a aussi estimé que l’accord « mettait fin à l’incertitude qui affecte l’économie chypriote depuis trois ans ». « Le peuple et le gouvernement chypriotes sont prêts à assumer toutes les décisions et le travail difficiles » qui les attendent, a-t-il ajouté, en soulignant que la population allait « traverser des temps difficiles ». Interrogé sur la réaction des Russes à cet accord qui les affectera via la restructuration du secteur bancaire, le ministre a reconnu que «nombre de nos partenaires internationaux loyaux sont très déçus».

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FMI : attention aux actifs pourris des banques en Europe

FMI : attention aux actifs pourris des banques en Europe

 

Pour  le FMI, les banques  ont renforcé massivement leurs fonds propres, leur accès au financement s’est amélioré et les pays comme l’Italie ou l’Espagne appliquent des traitements de choc pour redresser leurs comptes publics, reconnaît la mission d’étude du FMI. Mais ce n’est pas assez. L’institution internationale juge toujours «élevés» les risques d’instabilité financière en Europe, «surtout dans le contexte d’une croissance faible et d’austérité budgétaire». Cette fois, le FMI se garde bien de chiffrer les besoins de capitaux des banques européennes. En fait, le Fonds juge les «coussins» de fonds propres mis en place à la demande de l’Autorité bancaire européenne «adéquates pour supporter des chocs macro-économiques sévères». Avec des réserves toutefois. Le FMI affiche ses doutes non pas tant sur le niveau absolu des fonds propres des banques, mais plutôt sur la qualité de leurs actifs. «Dans certains cas, il est à craindre que les créances douteuses et les provisions minimisent les pertes», s’inquiète le Fonds. Seule l’Espagne, rappelle-t-il, a commandité un bulletin de santé complet de ses banques. Sachant que la crise économique va se traduire par une montée des risques, le FMI appelle à une harmonisation des données permettant de mesurer la solidité financière des banques. Un chantier d’ailleurs lancé par l’Autorité bancaire européenne en prévision de l’entrée en vigueur, au 1er janvier 2014, de la directive européenne imposant les nouvelles règles prudentielles (dites Bâle 3). Cet effort s’avère d’autant plus nécessaire, insiste le FMI, que la BCE (Banque centrale européenne) s’apprête, à partir du 1er mars 2014, à superviser près de 200 banques de la zone euro.  Le FMI salue cette évolution, mais note que, faute de pouvoir redonner à toutes les banques concernées une licence, la BCE aurait intérêt à s’attaquer au plus vite aux maillons faibles, afin d’éviter que d’éventuels accidents n’entachent sa crédibilité.  Le FMI s’inquiète également de l’articulation des travaux entre la BCE et les superviseurs nationaux. À la demande de l’Allemagne, qui souhaite conserver la mainmise sur ses Landesbanken et Sparkassen, les banques moyennes échapperont, en effet, au contrôle direct de la BCE.

 

Etats-Unis: la FED soutient les banques

Etats-Unis: la FED soutient les banques

« La capacité des plus grandes holdings bancaires du pays à résister à un scénario, hypothétique, d’une conjoncture extrêmement défavorable, s’est encore améliorée, et leur situation financière est dans l’ensemble nettement plus forte qu’avant la crise », a indiqué la banque centrale dans un communiqué.  La Fed a fait cette annonce après avoir soumis les 18 plus grandes banques américaines, qui représentent collectivement plus de 70% des actifs bancaires du pays, à de nouveaux tests de résistance, les troisièmes depuis le début de la crise financière en 2007.  Soumises à l’hypothèse d’une récession économique de deux ans d’une gravité sans précédent depuis la crise des années 1930, toutes sauf une, Ally Financial, en cours de restructuration sous la tutelle de l’Etat, sont parvenues à faire la preuve de leur capacité à maintenir leur ratio de fonds propres durs au-dessus des 5,0% réglementaires.  La Fed précise que selon ce scénario, le ratio de fonds propres durs (« Tier 1 Common Ratio », les fonds les plus solides, ndlr) de l’ensemble de ces 18 établissements passerait de 11,1% au troisième trimestre de 2012 à 7,7% au quatrième trimestre de 2014, et qu’il serait alors encore bien supérieur à son niveau de la fin 2008 (« environ 5,6% ») au moment de la panique bancaire.  L’examen de la Fed montre qu’en dehors d’Ally, toutes les banques testées (parmi lesquelles les géants que sont JPMorgan Chase, Bank of America, Citigroup, Wells Fargo ou encore US Bancorp) parviendraient à maintenir un ratio de fonds propres durs qui serait conforme aux exigences des nouvelles normes internationales de renforcement du système bancaire dites de Bâle III, dont l’entrée en vigueur a été reportée sine die.  En dépit de ce satisfecit, des voix au sein même de la Fed s’inquiètent des risques croissants que font peser sur l’ensemble du système financier la concentration bancaire et le gigantisme, phénomènes qui n’ont cessé de s’amplifier avec la crise.  Membre du directoire de la Fed, Jerome Powell a déclaré lundi que le projet de réforme de la finance, bien que « prometteur » sur ce point, prendrait « des années à réaliser » et que son « succès n’(était) pas assuré » au bout du compte.  Richard Fisher, président de l’antenne de la Fed de Dallas, est persuadé, lui, que sur ce point, la réforme échouera.  Il a répété le 27 février sa conviction selon laquelle seule une séparation hermétique entres les banques commerciales et les banques d’affaires permettrait de mettre fin au système actuel, à l’origine de la crise. Un système qui permet aux plus grandes banques de réaliser des paris insensés sur les marchés financiers, d’en empocher les gains, mais de laisser aux contribuables le soin d’éponger les pertes.  Egalement partisan de casser les géants de la banque, son ancien confrère Thomas Hoenig, aujourd’hui vice-président de la FDIC, organisme américain de contrôle du système bancaire, s’inquiétait en 2012 de ce que les normes de Bâle III « ne soient pas de nature à améliorer véritablement la stabilité financière ».  Il reprochait notamment à l’exigence de ratio de levier (« leverage ratio ») d’être trop faible pour empêcher les banques de s’exposer à des risques inconsidérés. D’après les résultats de la Fed, Goldman Sachs, banque emblématique des excès de Wall Street, serait la seule des banques testées à ne pas pouvoir maintenir ce ratio au niveau qu’imposera Bâle III (4,0%).

 

chansons-poèmes de  g.bessay:

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Livret A : un succès qui va figer le taux de commission des banques

Livret A : un succès qui va figer le taux de commission des banques

 

 

Le gouvernement doit choisir abaisser le taux de commission contre moins de centralisation des livets A à la CDD. Il risque de rien décider, c’est-à-dire de maintenir le taux actuel de centralisation à la CDC, qui lui permet de faire fiancer nombre de politiques dont celles du logement et des collectivités locales.  Le succès historique auprès des épargnants du relèvement depuis le 1 er octobre du plafond du Livret A et du Livret de développement durable (LDD) risque de compliquer la réforme promise à la fin de l’année par Bercy sur l’épargne réglementée pour en optimiser le dispositif. Le mois dernier, les deux produits ont collecté 21,29 milliards d’euros. Cet afflux de dépôts dépasse le dernier record de 18,9 milliards d’euros, lors de l’ouverture, en janvier 2009, de la distribution du Livret A à tous les réseaux bancaires. Ce raz-de-marée devrait se poursuivre, le gouvernement s’étant engagé à relever encore de 25 % le plafond du Livret A à la fin de l’année.  Dans ce contexte, les banques s’élèvent contre toute baisse de leur commission de 0,5 % à 0,4 % en échange de la distribution des produits d’épargne réglementée. Une telle baisse permettrait de diminuer le coût des prêts aux bailleurs sociaux pour construire de nouveaux logements. Mais les banques estiment ne pas être étrangères au succès du Livret A et conditionnent la baisse de leur rémunération à la réduction du niveau de centralisation de la collecte du Livret A et du LDD à la Caisse des Dépôts, actuellement de 65 %.  Un argument auquel Bercy n’est pas insensible, mais dont la Caisse des Dépôts (CDC) ne veut pas entendre parler. Selon son directeur général Jean-Pierre Jouyet, le supplément de collecte permettra au Fonds d’épargne qui gère l’épargne réglementée de remplir les multiples missions que lui confie le gouvernement. Le président de la République a notamment annoncé l’ouverture, début 2013, d’une enveloppe de 20 milliards d’euros de crédits long terme aux collectivités locales pour 2013-2017. « Il est nécessaire de réduire les taux de commissionnement et de maintenir le taux de centralisation », a conclu hier Jean-Pierre Jouyet lors de son audition à la commission des Finances du Sénat. Modifier le taux de centralisation apparaît aussi politiquement sensible, la majorité présidentielle ayant soutenu par le passé le principe d’une centralisation forte de l’épargne réglementée. « Bercy semble coincé et il ne serait pas étonnant que la réforme soit reportée », conclut un proche du dossier.

 

Scandale Apollonia : les banques blanchies, comme d’habitude

Scandale Apollonia : les banques blanchies, comme d’habitude

 

 Depuis la crise de 2009, hormis le bouc émissaire kerviel, personne n’a été inquiété dans les banques françaises ; C’est encore le cas avec le scandale Apollonia. Là encore on rire sur un quasi cadavre, la CIF, filiale du crédit immobilier de France, lui même en décomposition financière. La mise en examen de la holding du groupe, CIFD, et celle de sa filiale Cifraa en Rhône-Alpes-Auvergne, ont été annulées, tout comme celles de la fédération régionale du Crédit Mutuel Méditerranéen et de sa caisse locale de l’Etang de Berre. La cour d’appel a en outre annulé les mesures de contrôle judiciaire imposées à ces banques, qui consistaient en des cautionnements de 55 millions d’euros pour le CIF et de 8 millions d’euros pour le Crédit Mutuel. Ces établissements restent automatiquement placés sous le statut de témoin assisté. Le parquet général avait requis en novembre la confirmation des mises en examen, sauf pour Cifraa. Ces banques avaient été mises en examen en juillet en tant que personne morale, après une trentaine de personnes physiques, dont une dizaine de cadres bancaires, dans ce vaste dossier instruit depuis 2008 à Marseille et qui doit son nom à une société immobilière d’Aix-en-Provence, Apollonia. Celle-ci est soupçonnée d’avoir escroqué, avec le concours financier de plusieurs banques, quelque 700 foyers de l’Hexagone entre 2003 et 2007, en leur vendant pour un milliard d’euros d’appartements surévalués. Le magistrat instructeur reprochait aux banques, dans les prêts qu’elles ont accordés aux clients d’Apollonia, d’avoir violé certaines règles du crédit, comme la loi Scrivener qui prévoit un délai de rétractation de 11 jours pour l’emprunteur, ainsi que des dysfonctionnements dans le contrôle interne de leurs opérations. Mais la cour d’appel a estimé que seule la BPI pouvait avoir une connaissance suffisante, au moment des faits, des pratiques frauduleuses imputées aujourd’hui à Apollonia, selon la même source. « C’est une décision qu’on attendait car une des évidences du dossier, c’est que le Crédit Mutuel est une victime de la société Apollonia », a commenté l’avocat de ce groupe bancaire, Me Guy Alias. En rélité qulle était la combine ? assaurer un complément de retraite via un investissement dans l’immobilier locatif, sans débourser un centime. Apollonia proposait à ses clients -des cadres ou professions libérales, notamment beaucoup de médecins-d’acheter à crédit de nombreux biens destinés à la location meublée. Le soutien des banques (pour qui Apollonia était un important apporteur d’affaires) et l’aval des notaires leur donnaient confiance. Un couple d’Isère a ainsi acquis 17 appartements pour 3,3 millions d’euros aux quatre coins du pays, rapporte l’AFP. Les revenus locatifs et avantages fiscaux liés à ce type d’investissement devaient autofinancer l’opération. Mais les investisseurs se sont rapidement retrouvés surendettés et dans l’impossibilité de rembourser leur emprunt et les banques ont fait saisir leurs biens. Pis, il est apparu que les biens étaient surpayés, de 2,5 à 6 fois leur prix, les loyers prévisionnels surévalués, et que les taux de prêts accordés par les banques étaient dans certains cas majorés de 0,4% pour « service rendu » par les établissements

Espagne : 37 milliards de prêts européens pour assainir les banques

Espagne : 37 milliards de prêts européens  pour assainir les banques

 

 La Commission européenne a approuvé les plans de restructuration de Bankia, CaixaCatalunya, NovaCaixa, ainsi que la vente de Banco de Valencia à La ­Caixa. Du même coup, elle a résolu de leur accorder 37 milliards d’euros, un montant prélevé sur le maximum de 100 milliards que l’Europe s’est engagée à verser à l’Espagne pour assainir son système bancaire. Près de la moitié de ces 37 milliards ira à Bankia, la quatrième banque du pays. En échange, les ex-caisses d’épargne, désormais transformées en banques, devront se soumettre à des conditions très strictes. Le commissaire à la Concurrence, l’Espagnol Joaquín Almunia, les a énoncées à Bruxelles. D’ici à 2017, les banques réceptrices de la manne européenne devront réduire leur activité de 60 %, fermer la moitié de leurs agences et limiter la rémunération de leurs dirigeants. Un repli des voiles à la hauteur de l’expansion, démesurée, des cajas au cours de ces vingt dernières années. Entre 1984 et 2008, les caisses d’épargne sont passées de 10.500 agences et 70.000 employés à 25.000 agences et 135.000 employés. Outre ces conditions quantitatives, les quatre banques devront réorienter leur activité: se limiter à la banque de détail, auprès des particuliers et des PME et se replier sur leurs territoires naturels, c’est-à-dire leurs régions d’origine, dans lesquelles elles étaient contraintes de se contenir jusqu’en 1981. Les activités à risque, telles que les opérations immobilières, seront proscrites. «L’histoire a démontré qu’elles n’étaient pas capables de gérer efficacement les opérations à risque», a jugé Almunia. Bankia, qui reçoit près de 18 milliards d’euros, a donné le détail de la première étape de sa restructuration en présentant un plan stratégique à l’horizon 2015. La banque, issue de la fusion de sept caisses d’épargne, est le symbole des excès du secteur financier espagnol et de sa gestion. Bankia supprimera 6000 postes de travail, soit 28 % du nombre total de ses employés. Elle fermera également 1000 de ses 3000 agences. Le PDG de la banque, José Ignacio Goirigolzarria, a également proposé aux investisseurs une conversion en actions ordinaires de leurs actions préférentielles, s’ils acceptent une décote de 39 % sur la valeur nominale. Il a estimé qu’après «des pertes records» cette année, son établissement devrait retrouver l’équilibre en 2014, puis dégager 1,2 milliard d’euros de bénéfices en 2015.

Banques : 160 000 postes supprimés

Banques : 160 000 postes supprimés

 

Les grandes banques internationales ont annoncé quelque 160.000 suppressions d’emplois depuis le début de l’an dernier et elles ne devraient pas s’arrêter en chemin, le secteur financier dans son ensemble poursuivant une restructuration en profondeur qui passe par une fonte des effectifs de certaines activités. L’analyse par Reuters des plans sociaux présentés par 29 des plus grands noms du marché montrent que les suppressions de postes touchent bien davantage l’Europe que l’Asie ou les Etats-Unis, et plus particulièrement encore le Royaume-Uni, où la finance pèse pour environ 10% de l’activité économique globale. Le chiffre de 160.000 postes supprimés constitue sans doute une estimation basse, nombre d’établissements de taille inférieure et de courtiers ayant eux aussi réduit leurs effectifs, voire mis la clé sous la porte, tandis que de grandes banques n’ont pas encore précisé les plans qu’elles envisagent. Le groupe allemand Commerzbank s’est ainsi refusé ces derniers jours à confirmer les informations évoquant son intention de supprimer 6.000 emplois. Les plans annoncés depuis le début 2011 s’ajoutent à l’impact sur les effectifs de la crise financière de 2008-2009: au total, les 29 banques étudiées ont supprimé un chiffre net de 83.700 postes depuis 2009, soit le solde entre 167.200 départs et 83.500 recrutements. La baisse marquée des volumes d’activité dans certains domaines, comme le courtage, et l’impact du durcissement de la réglementation financière devraient inciter les groupes concernés à réduire encore leur présence sur le marché de la banque d’investissement, un virage qui, pour certains, est un élément de leur survie.

 

Scandale Libor : les banques assignées à comparaître

Scandale Libor : les banques assignées à comparaître

 

Dans l’affaire du Libor dite «Liborgate», l’enquête des autorités américaines avance. Plusieurs des établissements soupçonnés de s’être entendus pour manipuler des taux d’intérêts interbancaires ont été assignés à comparaître par les États de New York et du Connecticut, selon une source proche du dossier citée par les agences de presse. Parmi elles, JPMorgan, Barclays, Citigroup, UBS, HSBC, RBS. La banque allemande Deutsche Bank, qui avait reconnu fin juillet que quelques-uns de ses employés avaient contribué aux manipulations du Libor en agissant «de leur propre chef», fait également partie de la liste.  Les enquêtes internationales cherchent à comprendre dans quelle mesure les banques étaient au courant des pratiques frauduleuses de leurs traders et se sont organisées en cartel. Leur part de responsabilités se ressentira dans les pénalités financières dont elles devront s’acquitter. Pour les banques citées précédemment, entre les amendes, les dommages et intérêts que pourraient exiger les clients lésés, et l’impact négatif en termes d’image pour les banques, la facture pourrait s’élever à 10 voire 20 milliards de dollars. Quant à Bank of America, qui contribue aussi à la fixation du taux interbancaire et n’avait jusqu’alors pas communiqué sur l’affaire, a pour sa part reconnu dans son dernier rapport trimestriel à la SEC le 2 août qu’elle avait reçu des demandes de documents de la part des autorités américaines et européennes, mais n’a pas été assignée à comparaître.  Les assignations à comparaître du ministre de la Justice de l’Etat de New York ont été envoyées en mai pour la banque américaine Citigroup et la suisse UBS, en juillet et août pour les cinq autres. Citibank et JPMorgan Chase ont déjà indiqué dans des rapports trimestriels remis à l’autorité boursière américaine (SEC) qu’elles avaient fait l’objet de demandes de documents aux Etats-Unis dans le cadre d’enquêtes sur le Libor et qu’elles coopéraient avec les autorités.  Quoiqu’il en soit, il s’agit d’une étape supplémentaire dans cette affaire qui concerne également des banques françaises comme la Société générale et le Crédit agricole et déclenchée par Barclays, dont l’ex-directeur général Bod Diamond, au cœur de la tricherie, a dû démissionner. En effet, les autorités ont demandé jusqu’à présent à recevoir des documents mais pas à auditionner des dirigeants des banques concernées. Le Connecticut et New York sont, pour le moment, les deux seuls Etats américains à enquêter sur le sujet, outre les régulateurs fédéraux et internationaux. La banque britannique a été la première, fin juin, à conclure avec les autorités un accord amiable, moyennant 453 millions de dollars. D’autres seraient également prêtes à négocier.

 

La BCE aura la supervision bancaire en Europe ; logique mais gare à l’attentisme

La BCE aura la supervision bancaire en Europe ; logique mais gare à l’attentisme

Rien de choquant qu’on attribue le rôle de supervision bancaire à la BCE, c’e même assez cohérent ; ceci étant compte tenu de  létat du système financier, il fauta espérer que la BCE saura se défaire de son attentisme habituel et anticiper  pour résoudre les cries inévitables qui se préparent. Les 27 Etats membres de l’Union européenne se sont mis d’accord pour confier le rôle de superviseur bancaire à la Banque centrale européenne (BCE), comme le souhaite l’Allemagne, selon le quotidien allemand Die Welt paru vendredi.   »Les chefs d’Etat et de gouvernement doivent décider à la fin de la semaine prochaine (soit lors du sommet européen des 28 et 29 juin) que c’est à la BCE d’assumer à l’avenir le rôle de superviseur des banques européennes », écrit le journal citant des sources diplomatiques européennes.  Le président de l’Union européenne (UE) Herman Van Rompuy « a l’accord des 27″, a ainsi déclaré un diplomate au journal.  L’idée d’une autorité de supervision bancaire a gagné en puissance ces dernières semaines en Europe et avec elle la volonté de voir la BCE assumer ce rôle.  La BCE s’y est clairement déclarée prête de son côté, et bénéficie d’ores et déjà du soutien officiel de l’Allemagne, encore réaffirmé vendredi.   »Il s’agit d’avoir une autorité de supervision bancaire supranationale plus forte et, de l’avis du gouvernement, le mieux serait sous l’égide de la BCE », a dit le porte-parole adjoint du gouvernement Georg Streiter lors d’une conférence de presse régulière.

Retraits d’argent limités dans les banques ?

Retraits d’argent limités dans les banques ?

 

Un tel scénario est étudié en cas de sortie  de la Grèce de la zone euro, une sortie susceptible de provoquer dans la foulée un mouvement de panique des épargnants, décidés à retirer leur argent par peur du lendemain. Plusieurs pays travaillent donc sur des solutions pour éviter de tels retraits massifs qui aggraveraient encore un peu plus la crise de la dette dans l’ensemble de la zone euro. « Certains [Etats] construisent des scénarios » pour contrôler les mouvements de capitaux, a confirmé mardi la Commission européenne. « Quand il s’agit de libres mouvements, qu’il s’agisse de capitaux ou autres, il y a la possibilité, pour des raisons d’ordre public et de sécurité publique, pour les Etats-membres de rétablir certaines formes de restriction », a précisé le porte-parole, Olivier Bailly. Parmi ces restrictions, un Etat pourrait temporairement limiter les transferts d’argent vers l’étranger afin d’éviter l’hémorragie financière constatée en Grèce, où de nombreux foyers fortunés ont déjà retiré leur patrimoine pour l’expatrier, principalement en Suisse. Une autre solution existe et elle concerne un public bien plus large : limiter les retraits d’espèces aux distributeurs automatiques. La Commission n’a cependant pas donné plus de précisions puisque ce n’est pas à elle d’envisager de telles solutions mais aussi et surtout parce qu’elle se refuse pour l’instant à envisager une sortie de la Grèce. « La Commission n’est pas scénariste de films catastrophe », a rappelé son porte-parole.

 

Banques : austérité et licenciements à prévoir en 2012

Banques : austérité et licenciements à prévoir en 2012

Les salariés des banques françaises vont se serrer la ceinture en 2012: les grands réseaux, qui s’adaptent à marche forcée à leurs nouvelles réglementations, leur ont réservé des augmentations minimales. En 2012, la crise financière ne laissera pas des traces uniquement sur les rémunérations élevées des traders et des patrons de banques. Les salariés des grands réseaux français (Crédit agricole, Banques populaires, Caisses d’épargne, BNP Paribas, Société générale, Crédit mutuel, La Banque postale) seront également touchés. Selon les accords salariaux établis le mois dernier, ils vont se contenter d’augmentations minimales, comprises entre 0,6% chez BNP Paribas, avec un plancher de 220 euros, et jusqu’à 2% pour La Banque postale. Les employés de la Société générale devront avaler la pilule la plus amère: la direction n’a prévu pour eux aucune augmentation générale cette année. Des augmentations individuelles pourront bien sûr compenser ces mesures générales très austères. Mais le traitement reste sec alors qu’à fin 2011 l’inflation annuelle atteignait en France 2,5%. L’accord salarial de branche 2011 avait déjà été difficilement négocié. Signé au final par la CFTC, CFDT et FO, il ciblait en priorité les salaires minimum de la profession avec à la clé une augmentation de 4% de leurs rémunérations et des efforts pour la revalorisation des salaires féminins. Les syndicats ont beaucoup moins apprécié les propositions 2012. Ils ont signé à l’unanimité uniquement la feuille de route de La Banque postale. Les réseaux bancaires emploient environ 372.000 personnes en France. Ils ont embauché en 2011 un peu plus de 30.000 salariés, selon les données de l’Association française des banques (AFB).Il faut aussi prévoir des plan de restructuration pour l’emploi dans les activités d’investissement, plusieurs milliers d’emplois pourraient être supprimés.

 

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