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Prêts : fin du monopole des banques avec le crowdfunding

Prêts : fin du monopole des banques avec le crowdfunding

 

Comme les banques ne font plus leur métier de prêt, d’autres sources sont sollicitées. L’accès direct au marché financier pour les grandes entreprises et maintenant le crowdfunding  pour les petites.  Deux plateformes lancent cette semaine des prêts aux taux d’intérêt très attractifs auprès de particuliers pour financer le développement des entreprises. La preuve que le crowdfunding est bien plus qu’un effet de mode mais est en train de s’installer dans l’économie française. Une foule de PME, de petites et moyennes entreprises, ont ainsi réussi à lever des fonds et donc à prendre leur envol grâce au financement participatif. C’est le cas, par exemple de la marque de vêtements hauts de gamme pour enfants, « Bleu comme Gris ». Stéphane Marapodi, le patron, inaugurait jeudi soir sa quatrième boutique, située sur le très chic boulevard Saint-Germain à Paris. Il emploie aujourd’hui dix personnes. Sa collection de petites robes, de doudounes à col en fourrure ou en encore de pulls en laine mérinos va du bébé au préado. L’an dernier il a réussi à lever 700.000 euros sur une plateforme de crowdfunding. Avant cela, il avait tenté la méthode traditionnelle en allant voir plusieurs banques. « Elles nous ont dit que nous n’avions pas suffisamment de fonds propres. Ce sont des gens qui peuvent vous accompagner lorsque vous êtes rentables et que vous avez déjà franchi un certain cap mais avant on leur paraît fragiles, on est un peu le canard boiteux puisqu’on est des PME en plein développement donc, oui on n’est pas rentables au départ car on investit et on prend des risques », explique-t-il. Le système du crowdfunding est aujourd’hui en pleine mutation. Avant, un particulier qui voulait investir dans une PME via un plateforme de financement participatif, était obligé d’entrer au capital, de devenir actionnaire de l’entreprise. Depuis le 1e octobre, le particulier peut prêter de l’argent aux PME, un prêt assorti de taux d’intérêt très attractifs. Benoit Bazzocchi, qui préside la plateforme Smart Angels,  se lance dans ces prêts rémunérés. Il entend : « proposer aux investisseurs, aux épargnants de pouvoir prêter de l’argent à des startups et des PME de croissance. En fonction du risque de présente l’entreprise, vous allez avoir un rendement entre 6 et 12%.On propose un taux en fonction de ce risque. » De façon un peu étonnante, l’épargnant qui se lance dans le crowdfunding est monsieur et madame tout le monde. On s’attend à des profils d’investisseurs 2.0, qui baignent déjà dans l’environnement des startups. Pas du tout Ludovic Drouet loue des meublés. Il habite à Saintes en Charente et s’est mis au crowdfunding il y a quelques mois seulement. « Je voulais diversifier mes placements, avoir des placements plus intéressants même s’ils sont plus risqués. Je voulais aussi participer à l’économie réelle. J’ai investi 1.500 euros dans une entreprise qui fabrique des drones en France et 3.500 euros dans une entreprise qui fait des bicyclettes électriques », détaille-t-il. Pour l’instant, et selon les tous derniers chiffres de l’ORIAS l’organisme rattaché à la direction du Trésor (ministère de l’économie) qui délivre les agréments, seules 11 plateformes peuvent à ce jour proposer aux particuliers ce type de prêts rémunérés à destination des PME. Chacune d’entre elles peut lever un million d’euros maximum par projet.

Optimisation fiscale pour les banques, les multinationales…. et les parlementaires

Optimisation fiscale pour les banques, les multinationales…. et les parlementaires

 

Optimisation fiscale, euphémisme pour parler en fait de fraude ; la pratique généralisée d’abord des multinationales qui payent très peu dimpôts en France par le biais de filiales implantées à l’étranger. En clair, on externalise les profits et on internalise les pertes. Il suffit pour cela de surfacturer les  prestations des filiales étrangères destinées à la France et à l’inverse de sous facturer les prestations françaises pour les filiales étrangères et en toute légalité. Pour rendre les choses plus opaques on se sert auusi de filiales dans les paradis fiscaux grâce à des montages sophistiqués (dans certains cas des filiales qui ne sont que des boites  lettres). C’est la même démarche pour les banques du monde entier y compris pour les « exemplaires » banques françaises. Celles-ci réalisent plus de 25% dans ces paradis fiscaux. Cela pour là aussi permettre l’optimisation fiscale des clients , des banques elles-mêmes, auusi pour spéculer en toute tranquillité et éviter la régulation européenne. Finalement les parlementaires épinglés récemment sont dans le sens de l’économie. Au détail près : ils sont censés représenter l’intérêt général du pays ! Ce ne sont pas les mesurettes décidées qui mettront un terme à  ces pratiques. La sphère financière dirige l’ économie et la politique. Témoin le choix du président de la commission européenne, Jean Claude Juncker, ancien président du Luxembourg, pays  spécialiste de l’optimisation fiscale et dont  le scandale vient récemment d’être à nouveau dévoilé. L’hypertrophie financière qui étouffe l’économie réelle devient complètement incontrôlable et pourrait même déclencher une nouvelle crise fatale à l’économie. « L’ennemi c’est la finance » disait en son temps Hollande, mais cela c’était avant !  

 

 

Banques françaises : un ¼ du chiffre d’affaires dans les paradis fiscaux !

Banques françaises : un ¼ du chiffre d’affaires dans les paradis fiscaux !

Curieux, il  n’y a pratiquement pas d’activités économiques dans les paradis fiscaux mais les banques française y réalisent plus d’un quart de leur activité ; Dans des filiales qui n’ont pour objet que la spéculation et l’optimisation fiscale (de leurs clients et d’elles-mêmes). Les paradis fiscaux sont donc un pan important de l’activité étrangère des banques françaises. Un peu plus d’un quart (26%) du chiffre d’affaires réalisé à l’international par les cinq plus grands établissements vient de ces pays, selon une étude publiée ce jeudi 13 novembre par la Plateforme paradis fiscaux et judiciaires, qui regroupe 19 ONG et syndicats.  Cette étude utilise pour sa définition du paradis fiscal une large liste de 60 pays établie en 2009 par le Tax Justice Network, qui comprend notamment la Suisse, l’Irlande ou le Portugal.  La plateforme a toutefois exclu les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Portugal de la liste pour ne pas fausser ses données. En analysant les documents de référence des banques BNP Paribas, Société Générale, BPCE, Crédit Agricole et Crédit Mutuel, la Plateforme constate qu’un tiers de leurs filiales étrangères se trouvent dans des paradis fiscaux.  Ces filiales sont essentiellement spécialisées en solutions de placement, financement structuré ou gestion d’actifs, l’activité de détail y étant très minoritaire (2 fois moins qu’ailleurs pour BNP Paribas, et 3 fois moins pour Crédit Agricole), selon l’étude.  Le Luxembourg est le paradis fiscal préféré des banques françaises, avec 117 filiales. Les banques y enregistrent près du quart du chiffre d’affaires qu’elles réalisent dans les paradis fiscaux . Il est suivi par la Belgique, Hong Kong et la Suisse.  Autre conclusion, les Iles Caïman constituent le trou noir des activités bancaires, avec des chiffres d’affaires très disparates (parfois négatifs), une quinzaine de filiales dénombrées pour les grandes banques françaises mais aucun employé, au motif qu’ils sont localisés dans d’autres pays ou que les activités réalisées sont imposées dans d’autres territoires.  L’étude relève également que les paradis fiscaux sont plus attractifs que les pays émergents, les banques françaises y réalisant 3 fois plus de chiffre d’affaires que dans les BRICS (Brésil, Russie, Chine, Inde, Afrique du Sud).   »Ces chiffres, même partiels, confirment que le recours aux paradis fiscaux, loin d’être anecdotique, est au coeur du fonctionnement des banques ayant des stratégies internationales », estime Grégoire Niaudet du Secours Catholique – Caritas France, co-auteur de l’étude cité dans un communiqué.  Les membres de la Plateforme, parmi lesquels Les Amis de la Terre, Transparency International ou la CFDT, demandent à ce que les Etats du G20 obligent l’ensemble des entreprises à plus de transparence sur les richesses créées pays par pays.

 

Noyer défend le lobby des banques !!

Noyer défend le lobby des banques !!

 

Preuve que le gouvernement n’a plus aucune autorité sur administration, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer,  (un fonctionnaire), prend la défense des banques pour s’opposer aux taxes décidées par la France et l’Allemagne pour éviter une nouvelle crise bancaire. On croit rêver !  Monsieur Noyer devrait pourtant savoir que le risque d’une nouvelle crise systémique est grand car jamais les liquidités n’ont été auusi importantes, jamais la sphère financière n’a été autant surdimensionnée par rapport à l’économie réelle, jamais  même la spéculation n’a été auusi importante sur les produits dérivés sans parler des profits. Avec le surendettement généralisé, la spéculation, la  déflation, la fausse monnaie de la BCE, tout est réuni pour que la bulle financière éclate. Pourtant  Le gouverneur de la Banque de France s’est fait l’écho des inquiétudes des banques françaises, qui craignent que la multiplication des nouvelles contributions et taxes systémiques ne pèsent sur leur capacité à financer l’économie, et pressé le gouvernement de faire rapidement des choix sur le sujet. Dans une interview dans Les Echos, Christian Noyer juge en outre « surdimensionnée » leur contribution au futur fonds de résolution bancaire européen. Le ministre des Finances Michel Sapin a fait état début novembre d’un accord franco-allemand pour que les banques des deux pays participent chacune de leur côté à hauteur de 15 milliards d’euros à ce fonds, soit l’équivalent de 30% de son montant, alors que, en termes d’actifs, les banques françaises représentent moins de 25% du total européen. En attendant la montée en puissance du fonds de résolution, les banques françaises sont soumises à une « taxe systémique » nationale dont le projet de loi de finances rectificative présenté cette semaine prévoit qu’elle ne pourra être déductible de l’impôt sur les sociétés. »Je comprends l’inquiétude des banques françaises face à l’accumulation de contraintes domestiques et internationales qui risquent de peser sur leur activité », dit Christian Noyer aux Echos. « Elles ne peuvent notamment pas cumuler une contribution surdimensionnée au fonds de résolution unique européen et une taxe systémique, qui plus est désormais non déductible ». « Il faut faire des choix et vite, sinon tout ceci aura des conséquences sur le coût et l’offre de crédit », souligne-t-il. La Fédération bancaire française (FBF) a demandé mercredi au gouvernement de renoncer à la non déductibilité de la taxe sur le risque systémique, estimant que la mesure accroîtrait la charge fiscale des banques françaises de 900 millions d’euros sur trois ans.

Evasion fiscale massive des banques françaises dans les paradis fiscaux

Evasion fiscale massive des banques françaises dans les paradis fiscaux

 

 

En dépit de la crise de 2008, la réforme du système financier n’a pas eu lieu. L’Hypertrophie du système financier par rapport à l’économie réelle s’amplifie et la fraude fiscale auusi. Sans compter les risques d’explosion du système. Ainsi les banques françaises sont toujours autant  localisées- via des filiales bidon-  dans les paradis fiscaux. Des paradis qui abritent la presque totalité des hedges fonds spéculatifs. Cette présence des banques française dans les paradis fiscaux a pour objet d’uen part de faciliter l’optimisation fiscale de certains clients et des banques elles-mêmes, d’autre part de spéculer en toute discréditions (notamment sur les produits dérivés) en s’affranchissant de la régulation bancaire européenne. Depuis cette année et la loi bancaire, tous les établissements ont l’obligation de rendre publique l’activité de leurs filiales pays par pays. Des données décortiquées et analysées par la plate-forme « Paradis fiscaux et solidaires » qui regroupe plusieurs associations qui luttent contre l’évasion fiscale. Son rapport montre que toutes les banques françaises sont présentes dans des paradis fiscaux et de façon massive. On y retrouve un tiers des filiales hors de France des cinq établissements bancaires les plus importants. BNP-Paribas détient 31% de ses filiales étrangères dans des paradis fiscaux, et le Crédit mutuel 54%. Le pays le plus prisé est le Luxembourg. Le chiffre d’affaire y est trois fois supérieur à celui généré dans les autres pays. Dans le top 10 également : la Belgique, les Pays-Bas, l’Irlande et la Suisse. Autre donnée intéressante, le chiffre d’affaire comparé au nombre de salariés qui bat en brèche l’argument des banques selon lequel elles exercent une activité réelle dans les paradis fiscaux.  Or selon ces données, un salarié de la Banque Populaire-Caisse d’épargne en Irlande serait par exemple 13 fois plus productif que ses collègues ce qui est évidemment aberrant. Cela démontre bien selon les auteurs du rapport que les établissements bancaire se servent au contraire de ce type de filiales comme d’une adresse fiscale aux exonérations juteuses.

 

Banques françaises: des tests bons pour l’économie ?

 

Banques françaises:  des tests bons pour l’économie ?

 

 Pour l’essentiel, il s’est agit d’une vérification de la hauteur des fonds propres. Un des ratios clés analysés est le Core Tier One (CET1) qui correspond aux capitaux propres apportés par les actionnaires rapportés à la taille du bilan. Selon la réglementation européenne, ce ratio devrait s’élever à 8 %. En d’autres termes, cela signifie que les fonds propres d’une banque doivent représenter 8 % du total de ses engagements. Mais pour parvenir à ces résultats les banques ont dû resserrer de manière draconienne leur encours de prêts notamment aux PME. Or les PME sont essentiellement financées par le canal des banques (les grandes entreprises ayant un accès direct au marché financier). Du coup ce resserrement des encours de prêts pèse négativement sur la croissance. La Banque de France a  tiré de ces tests une conclusion un peu abusive sur le modèle de la banque universelle (pour sans doute donner du crédit à la mini réforme bancaire du gouvernement). La Banque de France a en effet salué la qualité des actifs de nos treize banques testées, et leur capacité de résistance à des chocs sévères. Elles ont en effet été soumises à « des hypothèses de crise, de dégradation, de récessions, de tensions sur les marchés, de hausses ou de chutes brutales des taux d’intérêts », a expliqué Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, sur BFM Business dimanche.   »Les banques universelles françaises (qui combinent activités de marchés et activités de crédit, ndlr) résistent très bien. Or ce sont celles qui financent le mieux l’économie puisque les entreprises ont à la fois besoin d’opérations de crédit et d’opération de marché. Cet exercice prouve que ce modèle n’est pas plus risqué que les autres, au contraire vu les résultats de ces stress-test. Donc la banque universelle à la française est un bon modèle », a estimé Christian Noyer. Noyer aurait du ajouter «  tant que ne se produit pas un éclatement de bulle spéculative » !

« Les banques risquent de s’effondrer » (Marc Fiorentino)

« Les banques risquent de s’effondrer » (Marc Fiorentino)

Marc Fiorentino, ancien trader, appelle les Français à faire « sauter la banque » dans un livre qui paraît mercredi, alors que l’ensemble du système bancaire vit une période charnière. (A paraitre dans le JDD)

 Pourquoi ce livre Faites sauter la banque!?
Le système bancaire se trouve à une période charnière. Les banques sont sorties renforcées de la crise de 2008 parce qu’on a serré les coudes autour d’elles, mais aujourd’hui, elles sont en danger. Elles risquent de s’effondrer comme les majors de la musique face au téléchargement illégal. Pour elles, le péril technologique s’appelle Apple Pay. La force d’entraînement d’un Apple Pay pour drainer le paiement sans contact va être tel qu’elle risque de les emporter. C’est le cheval de Troie qui va les faire exploser.

Vous donniez déjà des conseils aux épargnants dans Sauvez votre argent! En quoi ce livre s’en démarque-t-il?
Je suis parti du postulat qu’en France les banques se foutent du monde et que les gens continuent à en avoir peur. Mon message est un appel à la révolte contre les banques et contre eux-mêmes. Je leur dis : arrêtez de vous faire presser le citron! Je ne suis pas dans une posture idéologique. Je raisonne en consommateur. Je démontre seulement par des exemples simples qu’ils peuvent faire des économies de 200 à plusieurs milliers d’euros en disant stop.

 

Crise Immobilier : la faute aux banques ( sondage)

Crise Immobilier : la faute aux banques

 

Pas vraiment une surprise mais une confirmation, les français estiment que les banques sont le premier facteur explicatif de la risque de l’immobilier. De fait le secteur immobilier à l’origine de la cirse bancaire de 2009 est appréhendé aujourd’hui par les banques avec la plus grande réserve ? En clair il faut t une solide solvabilité pour que les banques consentent à prêter.  La donne a en effet changé, précédemment les banques prêtaient avec largesse car en cas de défaillance de l’emprunteur, elles vendaient le bien avec une très forte plus value, donc sans risque financier bien au contraire et cela jusqu’à la crise financière. Aujourd’hui les prix baissent, le raisonnement ne tient plus et certaines garanties de solvabilité des candidats emprunteurs sont aléatoires (exemple revenus salariaux appuyés sur  CDD, des CDI dans des secteurs économiques et/ou entreprises  fragiles etc.). Il fauta environ prés de 5000 euros de revenus pour un bien d’une valeur de 240 000 euros. Autant dire que la cible des futurs emprunteurs devient de plus en plus réduite pour les banques. Un sondage Ipsos pour le réseau immobilier Orpi publié ce vendredi 5 septembre révèle que les banques sont citées comme premier facteur de blocage du marché, à 49%, loin devant le gouvernement (15%), les agents immobiliers (15%), les acheteurs (14%) et les vendeurs (7%). Quelque 45% des sondés juge que les banques sont « les mieux positionnées pour débloquer le marché », là encore loin devant le gouvernement (34%) ou les vendeurs (9%). Des banques de plus en plus exigeantes, selon les Français Or pour 59% des Français, les banques se montrent au contraire « de plus en plus exigeantes et sélectives dans l’attribution de crédits », alors même que les taux d’intérêt des crédits immobiliers sont tombés à 2,68% en moyenne au mois d’août, soit leur plus bas depuis quelque 70 ans. Pour débloquer le marché immobilier, 32% des sondés préconisent le retour à « plus de souplesse dans les conditions d’accès au crédit », devant une amélioration des aides aux ménages accédant à la propriété (26%) ex aequo avec une politique fiscale plus favorable (26%). Ce sondage a été réalisé par internet du 18 au 22 juillet, auprès d’un échantillon de 2.012 personnes, représentatif de la population française.

BCE : encore des prêts aux banques, pour quoi faire ?

BCE : encore des prêts  aux banques, pour quoi faire ?

Normalement les nouveaux prêts massifs de la BCE aux banques  devraient permettre aux entreprises d’accéder plus facilement aux crédits notamment afin de relancer l’investissement. Reste à savoir si effectivement ces prêts seront accordées aux entreprisses et à celle qui en ont besoin(‘ en particulier les PME). Ce n’est pas forcément une mauvaise mesure mais ce n’est pas le cœur de la problématique pour relancer la croissance en Europe. Comme l’a fait la FED, il faut alléger le poids de la dette des Etats pour éviter l’austérité et la fiscalité qui tue la compétitivité. Or la BCE – sous la pression de l’Allemagne- « mégote » sur un plan massif de rachat d’actifs. A défaut la BCE va  relancer la machine à crédits. Et tout a été conçu pour que cet argent ne serve pas à gonfler le matelas de liquidités des banques, mais bien pour qu’il soit redistribué aux entreprises. Concrètement, plus les banques prêteront, plus elles auront le droit d’emprunter à la Banque centrale européenne.  L’opération se jouera en deux temps : 400 premiers milliards vont être injectés d’ici la fin de l’année. Chaque banque a le droit d’y puiser plus ou moins en fonction de ses encours de crédits. 600 milliards supplémentaires seront réinjectés entre 2015 et 2016. Mais cette fois, seules celles qui ont joué le jeu auront le droit de se servir, c’est à dire celles qui ont augmenté leurs prêts aux entreprises. Les autres banques devront au contraire rembourser les précédents prêts. Tout le pari de la BCE, c’est d’enclencher un cercle vertueux : prêter aux banques à des taux imbattables,  pour qu’elles-mêmes prêtent à des taux plus bas. Et ainsi pousser les entreprises à relancer leurs investissements.

 

Banques : comment les patrons se sucrent

Banques : comment les patrons se sucrent

L’histoire de la BRED mais qui ressemble à celle de beaucoup de banques où les patrons se sucrent d’abord. L’ancien trader Jérôme Guiot-Dorel dans son récit intitulé Le Vaillant Petit Trader et sous-titré Conte éthique d’un lanceur d’alerte*  retrace la folle expérience de Jean, un financier qui met au jour une fraude comptable de 250 millions d’euros. De quoi gonfler les bonus des deux dirigeants de sa banque. Pressions, menaces et guerre psychologique avec ses patrons le broieront pendant deux ans. Difficile de croire à l’imagination sans limite de l’auteur, ancien salarié de la Bred, même s’il prévient que « Toute ressemblance avec des personnes ou situations existantes ne serait que fortuite. » Car cette « fiction » est son histoire et celle de la Bred. En 2010, alors responsable de la salle de marché, il alerte sa direction sur des opérations frauduleuses qui ont permis de gonfler artificiellement les bénéfices d’environ 50 millions par an pendant cinq ans. Ses identifiants informatiques lui ont alors été subtilisés pour brouiller les comptes. Un tour de passe-passe comptable ne fait plus apparaître que les gains de certains placements financiers. Une « tambouille comptable » qui profite au directeur général de l’époque, Jean-Michel Laty, et à son directeur financier, Yves Jacquot, car leurs bonus gonflent avec les profits. Depuis 2005, le premier touche 0,4% des bénéfices, le second, 0,2%. La martingale démarre l’année suivante, en 2006, et durera cinq ans, jusqu’en 2010. Pour un bénéfice annuel qui, en moyenne, atteint 230 millions d’euros, leurs primes annuelles montent respectivement à 900.000 euros et 450.000 euros. « Une enquête interne et nos commissaires aux comptes ont confirmé qu’il n’y avait rien d’illégal », objectent les directions du groupe BPCE et de sa principale filiale, la Bred. Pourtant, un rapport de l’inspection interne de 2012, dont le JDD s’est procuré une copie, accuse la banque. « Certains montants enregistrés dans le résultat ne correspondaient pas à une réelle création de valeur, peut-on y lire. L’inspection n’est pas en mesure de se prononcer sur la conformité de ces normes comptables. » En clair, les enquêteurs de BPCE jugent les comptes de la Bred faux. Les commissaires aux comptes, eux, les ont validés. Mais du bout des lèvres. « Les normes auraient pu être interprétées différemment, la comptabilité n’est pas une science exacte, bredouille un ancien auditeur de KPMG – premier groupe français de services dans les domaines de l’audit, de l’expertise comptable et du conseil – qui a planché sur le dossier chez BPCE. Il y a eu beaucoup de débats sur ces opérations. Mais nous avons respecté le jugement du client. » Difficile de ne pas valider les comptes d’une grande banque française pour quelques opérations litigieuses. KPMG est toujours leur commissaire aux comptes. Les administrateurs de la Bred, eux, n’ont pas tiqué. Ni le président Stève Gentili, toujours en poste et promu président de l’ensemble du groupe BPCE l’an passé. Ni le vice-président François Martineau qui, à la tête du comité des rémunérations, a validé les bonus des deux dirigeants de la Bred. Pour le président de BPCE, François Pérol, le rapport qui accable la Bred tombe à pic. À l’été 2012, il joue son renouvellement à la tête du groupe. Ses relations avec Stève Gentili, le président de la Bred, sont mauvaises. Pourtant, dans un échange de mails que le JDD s’est procuré, François Pérol lui écrit : « Tiens bon, il ne faut pas s’en préoccuper. Cela passera et ne restera pas. L’entreprise et ce que tu y as fait, cela restera. » Plusieurs sources proches de la banque estiment que François Pérol aurait marchandé sa réélection auprès des Banques populaires dont le leader n’est autre que le président de la Bred. L’affaire du trader passe à la trappe. « Subitement, il y a eu un accord entre eux », explique un témoin de l’époque. « Ces histoires n’ont aucun rapport, assure l’entourage de François Pérol. C’est infondé et nous avons tourné la page. » Pas la Bred. La banque verse chaque année 300.000 euros de retraite-chapeau à son ancien patron, Jean-Michel Laty. Et elle doit encore payer 1,1 million d’euros de bonus différés à ses deux anciens patrons d’ici à 2016. Elle devra aussi se défendre face au trader devant les prud’hommes en 2016 après avoir été condamnée, il y a un an, pour licenciement abusif.

*Le Vaillant Petit Trader, Éditions Lignes de Repères, 206 p., 17 euros.

 

Banques : la loi américaine pour tous

Banques : la loi américaine pour tous

Finalemenet les banques du monde entier vont se plier aux exigences d’embargo décidées par les Etats-Unis sur certains pays.  Après l’amende de près de neuf milliards de dollars dont a écopé BNP Paribas pour avoir financé des transactions avec le Soudan, l’Iran et Cuba, les responsables politiques et économiques français ont appelé à accroître le rôle de l’euro dans le système financier international, afin de contrer celui du dollar. Mais pour nombre de banquiers, ces déclarations tiennent avant tout du vœu pieux. Dans les faits, les principales banques d’Europe et d’Asie ont déjà commencé à s’adapter aux décisions prises aux Etats-Unis, en prenant leurs distances avec les pays mal vus à Washington pour éviter d’être à leur tour sanctionnées, voire, pire, d’être exclues des circuits financiers en dollars. Parallèlement, les autorités financières hors des Etats-Unis commencent à rechercher des solutions pour prévenir tout dommage que des sanctions américaines pourraient infliger à leurs banques et à leurs marchés.  Mais pour l’instant, pour tous les établissements financiers, la seule issue consiste à se plier à la ligne fixée à Washington. « L’obligation faite aux banques de connaître les clients de leurs clients, même dans les pays où l’archivage de ces informations n’est pas organisé, signifie que les banques n’ont guère d’autre choix que de mettre fin à certaines relations, pour ne pas risquer des amendes douloureuses et qui menaceraient leur bilan », explique Anthony Browne, directeur général de la British Bankers’Association (BBA), la fédération bancaire britannique.

 

Kerviel : la victime idéale pour masquer les erreurs de gestion des patrons de banques

Kerviel : la victime idéale pour masquer les erreurs de gestion des patrons de banques

 

Kerviel devrait donc aller en prion ce samedi et pour trois ans. Au motif qu’il a fait perdre 5 milliards à la Société générale. Question cependant combien ont fait gagner les traders à ces banques depuis des années (et jusqu’au krach,). Combien en font-ils encore gagner aujourd’hui puisque la spéculation repend de plus belle et que la France a renoncé à faire une vraie loi séparant activités de dépôts et activités spéculatives. Kerviel a fauté c’est évident mais dans le cadre d’un système qui existait et qui existe toujours. En fait il s’agissait de trouver le coupable idéal de la crise financière en France. U n petit trader, en vérité pas très futé et psychologiquement pas très d’aplomb. Cela pour éviter d’avoir à faire le procès de s patrons de banques qui ont failli mais sont parti eux avec de retraites chapeaux, des indemnités et des retraites plus que confortables. Kerviel a un défaut majeur, il n’est ni énarque, ni polytechnicien la mafia qui truste les postes politiques ou économiques en France et qui cul et chemise avec la justice n’est jamais inquiétée. Généreuse cette justice dans sa splendide (et ridicule) indépendance a gracié kerviel en ne lui réclamant pas les 5 milliards auxquels il avait été condamné. Une condamnation financière qui touchait à la mascarade. D’après cette justice auusi désuète que partisane la Société Générale aurait aussi des responsabilités, tu parles ! bien entendu kerviel n’est pas un prolo, un exploité mais c’es quand même une victime et la justice demeure une justice de classe pour protéger la mafia qui dirige le pays.

Poutine interdit les banques ukrainiennes en Crimée

Poutine interdit les  banques ukrainiennes en Crimée

Poutine bafoue l’accord à peine signé sur l’Ukraine. La Banque centrale de Russie a annoncé lundi qu’elle avait interdit à plusieurs banques ukrainiennes de travailler en Crimée, rattachée le mois dernier à la Fédération de Russie. La Banque de Russie explique que ces établissements « n’ont pas honoré leurs obligations vis-à-vis de leurs créanciers ». Sont désormais interdites d’activités en Crimée la Privatbank, la Vseukrainsky Aktsionerny Bank, la banque Kyivska Rus et l’Imexbank, précise-t-elle.

 

Banques : traders et patrons se gavent, c’est la crise !

Banques : traders et patrons se gavent, c’est la crise.  

 

Exit le fameux slogan «  l’ennemi c’est la finance »  de Hollande. La France n’a réalisé qu’une mini réforme bancaire qui ne change rien en matière de porosité entre dépôts et boursicotage. Cela en dépit de la fragilité soulignée par le FMI des banques européennes et notamment françaises. Bref on continue comme avant, et le principal objet social des banques est la spéculation pour permettre aux traders et aux grands patrons de se gaver. D’autant que les grandes entreprises font directement appel au marché pour se financer sans passer par les banques et que les PME sont souvent ignorées par les banques.   Dans son édition de samedi, « Le Parisien » se livre à un calcul intéressant. En additionnant leurs 12 fiches de paye de l’année , les traders de la Société générale ont touché 823.000 euros de salaires et de bonus en moyenne. À BNP Paribas, la rémunération est un peu plus élevée, à 968.000 euros en moyenne en 2013. L’équivalent de 729 à 858 fois le SMIC mensuel net. Pour trouver ces chiffres, le journal « Le Parisien » a exploré des rapports rendus obligatoires après la crise financière de 2009, disponibles sur les sites des grandes banques. Ces documents, explique le quotidien, «font le point sur les collaborateurs dont les activités professionnelles ont une incidence significative sur le profil de risque de ces entreprises». Soit 351 employés de la Société générale et 353 à BNP Paribas qui, «sans faire partie du comité exécutif, pourraient mettre en danger leur entreprise». Outre les traders, ces salaires concernent donc les cadres les plus gradés. Au total, note « Le Parisien », BNP Paribas a dû mobiliser 342 millions d’euros pour payer ces salariés, la Société générale 289 millions d’euros. Parmi ces montants, les bonus représentent en réalité deux à trois fois la rémunération fixe. À partir du 1er janvier 2015, cependant, l’Europe imposera un plafonnement des bonus à deux fois le montant du salaire fixe. Alors, pour ne pas perdre leurs meilleurs traders, les banques ont déjà commencé à faire évoluer les contrats de travail pour augmenter la part fixe.

 

Les banques quittent la Crimée

Les banques quittent la Crimée

 

Une  situation conflictuelle mais auusi et surtout une situation économique catastrophique  contraignent les banques à quitter la Crimée. Crédit agricole a fermé la dernière de ses succursales en Crimée, a déclaré à Reuters vendredi un employé du groupe bancaire coopératif français. Plusieurs banques internationales comme UniCredit ou Raiffeisen ont décidé de mettre fin à leurs activités en Crimée depuis que la Russie a décidé d’annexer la péninsule, située sur le territoire de l’Ukraine. Crédit agricole s’est refusé à tout commentaire vendredi après-midi. Le groupe avait précédemment indiqué à Reuters que son exposition à l’Ukraine portait sur quelque un milliard d’euros, essentiellement sous la forme de prêts consentis dans le secteur de l’agriculture.

 

Banques : salaires indécents des patrons (Montebourg)

Banques : salaires indécents des patrons (Montebourg)

À la demande de Matignon, le ministre de l’Économie a indiqué avoir convoqué les patrons de banques pour les recadrer sur leurs augmentations de salaires.  « Les rémunérations des dirigeants de banque ont progressé dans des proportions absolument indécentes« , s’est indigné Arnaud Montebourg lors d’une séance de « questions cribles » au Sénat. Il a cité les exemples du « PDG du Crédit agricole » qui a obtenu « une augmentation de 38%, celui de Natixis +14% et celui de BPCE +29% ». On ne peut pas avoir un système bancaire défaillant et des rémunérations qui s’envolent dans des proportions disproportionnées à nos yeux Arnaud Montebourg « Il va falloir que l’on discute de tout cela avec la place bancaire », a-t-il assuré. « On ne peut pas avoir un système bancaire défaillant et des rémunérations qui s’envolent dans des proportions disproportionnées à nos yeux », a-t-il insisté. Le ministre a annoncé « un petit rendez-vous de discussion » avec les dirigeants des banques. « Le Premier ministre me l’a demandé et je vais évidemment le faire », a-t-il ajouté.

« Une Europe des idées, pas seulement des banques » (Renzi)

« Une Europe des idées, pas seulement des banques » (Renzi)

 Il a raison Renzi, Président du conseil italien)  l’Europe va dans le mur avec pour seule doctrine l’austérité, l’intérêt des banques et la concurrence anarchique. Le chef du gouvernement italien a officiellement lancé la campagne de sa formation politique, le Parti démocrate (centre gauche), pour les élections européennes du 25 mai. Matteo Renzi en a profité pour plaider en faveur d’une « Europe des idées, pas seulement des banques ». « L’Italie a contribué à créer l’Europe. Maintenant nous allons en Europe pour changer l’Europe », a ajouté le Premier ministre, l’un des plus jeunes d’Europe, en jeans, chemise blanche et veste décontractée. Il a répété son « non » à une politique européenne uniquement axée sur l’austérité. « Une Europe basée sur la rigueur et guidée par une vision étroite n’a pas d’avenir. » Une Europe basée sur la rigueur et guidée par une vision étroite n’a pas d’avenir. Matteo Renzi ; Il  a toutefois critiqué les formations contestataires qui font campagne contre l’Union européenne ou l’euro, en référence au Mouvement Cinq Etoiles de l’ex-humoriste Beppe Grillo ou à la Ligue du nord.  »Ceux qui disent qu’il faut sortir de l’euro et qu’on ira mieux, cherchent simplement à faire croire qu’il est impossible de réformer les institutions. En gros ils appellent à abandonner la partie », a-t-il estimé. Le président du Conseil des ministres a défendu avec

Suisse: les grandes banques ne paient pas d’impôt

Suisse: les grandes banques ne paient pas  d’impôt

 

Pas étonnant que les banques suisses soient attrayantes pour les capitaux «  nomades », elles sont dispensées de d’impôts. UBS et Credit Suisse, les deux principales banques helvétiques, ne paieraient plus d’impôts sur les bénéfices depuis cinq ans, et ce grâce à leurs réserves de crédits fiscaux, selon le journal suisse Le Matin Dimanche de ce 9 mars. »Paradoxe: UBS est parvenue à faire gonfler ses gigantesques réserves de crédit d’impôts en 2013, alors qu’elle engrangeait pourtant des profits », écrit le journal. Contactées par l’AFP, UBS et Credit Suisse n’ont pas pu être jointes pour commenter ces affirmations. Un député vert, Luc Recordon, va en tout cas demander prochainement des « explications précises sur ces mécanismes comptables » au parlement, selon le Journal. En 2008, la Confédération helvétique avait été contrainte de soutenir UBS, mise en difficulté par la crise des « subprimes » sur le marché hypothécaire américain. Un fonds destiné à regrouper ses actifs toxiques, confié à la banque centrale helvétique, avait été mis en place. L’an passé, UBS a cependant racheté ce fonds de sauvetage, générant un gain de 3,4 milliards de francs suisses (soit 2,7 milliards d’euros) pour la Banque Nationale Suisse (BNS).

Sondage banques : pas confiance pour 50%

Sondage banques : pas confiance pour 50%

À la question « Faites vous confiance à votre banque ? », 1 client sur 2 répond « non ». C’est ce qui ressort d’une étude du cabinet EY, menée auprès de 32.000 clients dans le monde.  Aujourd’hui la fidélité n’est plus acquise. Les clients n’hésitent pas à changer de banque, ou à multiplier les établissements.  La banque n’est plus une institution pour une partie de la population. Selon la même étude, 28% des Français interrogés ne recommanderaient pas leur banque à leurs amis.  Jean-Pierre, un retraité de 68 ans, ne se montre pas vraiment rassuré. « Je suis obligé de passer par les banques mais je n’ai pas confiance. On voit qu’elles sont mal gérées, qu’elles recourent à l’argent public. Je n’ai pas la sensation d’avoir une structure en face de moi qui va préserver le peu d’économies que j’ai pu faire. Je suis très inquiet », dit-il. Dans ce contexte, les solutions alternatives rencontrent du succès. Notamment le placement d’argent sur Internet.

Héritages : des milliards non réclamés dans les banques récupérés par l’Etat

Héritages : des milliards non réclamés dans les banques récupérés par l’Etat

 

670 000 comptes bancaires de centenaires mais seulement 20 000 centenaires en vie ! Autant d’argent non réclamas par les héritiers qui dorment dans les banques. Un  texte, qui a un « but d’intérêt général incontestable » selon le rapporteur général du Budget Christian Eckert (PS), a été voté par la gauche et la droite, après d’ultimes retouches. Examiné en procédure accélérée (une seule lecture par chambre), il pourrait être discuté au Sénat à l’automne.  Le problème « traîne depuis trop longtemps, il fallait le traiter », a déclaré le ministre de la Consommation Benoît Hamon, vantant « des solutions efficaces ».   »L’affaire pourrait faire sourire s’il n’y avait pas quelques milliards d’euros en jeu » qui ont pu contribuer à enrichir quelques banques ou compagnies d’assurance mais aussi priver des épargnants ou leurs héritiers de « sommes rondelettes », observe sur son blog M. Eckert. « La devise +un bon client est un client qui s’ignore a vécu+ », selon les écologistes.  Toute la gauche y a été favorable, même si le Front de Gauche s’est inquiété des contrôles vu « les coupes claires notamment dans les effectifs » et si les radicaux de gauche ont jugé le droit de propriété et la protection des libertés individuelles « un peu malmenés ».  La droite a voté pour, l’UMP affirmant qu’il prolonge l’une de ses propositions de loi sur l’assurance-vie votée en 2007, l’UDI jugeant la situation « pas tolérable éthiquement ni économiquement et fiscalement ».  Les élus UMP ont néanmoins formulé plusieurs critiques, déplorant notamment que les banques ne soient pas obligées de rechercher les héritiers des clients décédés aux comptes inactifs. Des arguments balayés sur le fond par le rapporteur, qui a aussi laissé entendre qu’ils avaient été inspirés par des lobbys.  L’UDI Charles de Courson, rejoint par l’UMP, a regretté que le contenu des coffres-forts ne soit pas concerné. Gouvernement et rapporteur ont opposé des difficultés techniques liées à la présence d’autres éléments que de l’argent dans les coffres mais se sont montrés pas fermés à une solution qui serait trouvée par les sénateurs.  Les banques comptabilisent des dizaines de milliers de comptes bancaires inactifs, oubliés par leurs détenteurs de plus en plus multibancarisés et mobiles ou tout simplement ignorés au moment du règlement des successions du titulaire décédé.  Exemple le plus parlant: les banques détiennent plus de 670.000 comptes bancaires de centenaires … alors que le nombre de centenaires dépasse légèrement 20.000 en France.  Les assureurs sur la vie laissent également en déshérence de nombreux contrats souscrits au profit de bénéficiaires, qui ne le savent pas ou restent introuvables faute parfois de recherches suffisantes.  Des frais abusifs sont parfois prélevés et des sommes importantes ne sont pas revalorisées.  Pour mieux protéger épargnants et intérêts de l’Etat, le texte prévoit de nouvelles obligations pour les banques et les assureurs.  Sur les comptes bancaires inactifs, la proposition de loi en donne une définition et crée une obligation de recensement annuel mais aussi de transfert des fonds à la Caisse des dépôts et consignations si l’inactivité dépasse deux ans en cas de décès, dix ans dans les autres cas.  Pour les assurances-vie, elle prévoit la fin du contrat s’il n’y a eu aucune réclamation du capital dix ans après la connaissance du décès ou l’échéance du contrat, le plafonnement des frais de gestion ou l’obligation de transférer les fonds dormants à la CDC.  Les notaires seront obligés de consulter le fichier central des comptes bancaires (Ficoba) et des assurances-vie (Ficovie).  Les bénéficiaires auront 20 ans pour se manifester auprès de la Caisse des dépôts. Passé ce délai, l’Etat sera destinataire des fonds.  Autre objectif de la proposition de loi: obtenir le respect réel de la clause de déchéance au bout de 30 ans, en vertu de laquelle l’Etat devient l’ultime destinataire des fonds non réclamés.  A l’avenir, le « gendarme » des banques et des compagnies d’assurance, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), sera notamment chargé de veiller au respect des règles, voire de prononcer des sanctions.  Avant chaque étape, il est prévu d’informer les souscripteurs ou ayants droit.  Prévue début 2015, l’entrée en vigueur a été repoussée en commission à début 2016, pour laisser aux banques et aux assureurs « un délai raisonnable » d’adaptation.  Si la Fédération française des sociétés d’assurances a exprimé son soutien, l’Association française des usagers des banques a dénoncé « un hold up de l’Etat ».   »Le but n’est pas de remettre de l’argent dans le budget de l’Etat », a assuré M. Eckert, soulignant que le choix avait été fait de maintenir à 30 ans le délai de déchéance au profit de l’Etat malgré la « tentation » de certains de le réduire.  Après le vote d’un amendement gouvernemental pour accélérer le transfert à l’Etat du « stock » d’assurances-vie en déshérence, M. de Courson a demandé quelle recette exceptionnelle était attendue. « On n’a pas ces chiffres », a affirmé le ministre.

 

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