Archive pour le Tag 'banques'

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Le Crédit Agricole et les banques classiques craignent Orange Bank

Le Crédit Agricole et les banques classiques craignent Orange Bank

 

 

  • Le crédit agricole –comme les autres banques classiques– redoute à juste titre la future concurrence d’Orange Bank. Orange qui se lance dans l’activité bancaire entend devenir l’une des principales banques françaises sinon la première. Il est clair qu’Orange avec son portefeuille clients en télécoms disposent d’un potentiel assez considérable. En outre le paiement par téléphone portable, internet ou Smartphone notamment pourrait constituer un atout supplémentaire. Il reste cependant du chemin à parcourir pour qu’Orange dépasse par exemple la BNP. Orange vise en effet 2 millions de clients avant 10 ans. Cela étant on peut faire la confusion entre le nombre de clients et le nombre de comptes. Pour les ménages en effet le nombre de comptes tourne autour de 130 millions. Orange  veut compter parmi les leaders. Ses ambitions sont spectaculaires: selon les syndicats, Orange vise 400.000 clients dès la première année, et 2 millions d’ici à 2024. C’est par exemple deux fois plus que les leaders historiques comme ING Direct ou Boursorama, la filiale de la Société Générale qui vient tout juste de franchir le cap des 900 000 clients. Pour Orange le chemin est encore long à parcourir si l’on s’en tient à la situation des banques en France que fait culture banque :

 

BNP Paribas affiche un produit net bancaire en augmentation de 9,6% pour atteindre 42,9 milliards d’euros en 2015 contre 39,2 milliards d’euros l’an dernier. BNP Paribas valide encore sa première place au palmarès des banques françaises en termes d’activité. Le coût du risque est stable, mais la banque aux 4 étoiles n’est plus pénalisée comme l’an passé par une amende de 6 milliards d’euros des Autorités des Etats-Unis, ainsi le résultat net part du groupe retrouve un niveau très élevé à 6,7 milliards d’euros.

Groupe Crédit Agricole : La banque verte (les caisses régionales, la holding et ses filiales dont LCL) présente un PNB de 31,8 milliards d’euros pour s’offrir une nouvelle fois la seconde place de notre classement 2016, une performance bien aidée par la dynamique de la gestion de l’épargne et l’assurance du groupe. Le RNPG ressort lui aussi en hausse à 6 milliards d’euros.

Société Générale : La banque de La Défense poursuit sa croissance en 2015 avec un PNB en hausse à 25,6 milliards d’euros. La banque précise qu’il s’agit d’une bonne performance commerciale de l’ensemble des métiers, notamment en banque de détail avec 305 000 ouvertures nettes de comptes à vue et une bonne dynamique du crédit. Le RNPG de la Société Générale termine en belle hausse à 4 milliards d’euros, il bénéficie aussi de la baisse du coût du risque.

Groupe BPCE : Le groupe Banque Populaire et Caisse d’Epargne (Natixis et ses filiales) présente un PNB de 23,8 milliards d’euros, une hausse notamment portée par les métiers spécialisés de Natixis. Le groupe BPCE est désormais en 4ème position de notre classement des banques. Le résultat net part du groupe est en hausse à 3,2 milliards d’euros.

Groupe CM11-CIC : Ce groupe est composé de 11 fédérations Crédit Mutuel, du Crédit Industriel et Commercial (CIC) et ses filiales. Le groupe mutualiste réalise un Produit Net Bancaire en hausse à 12,8 milliards d’euros, avec développement notable des activités extra-bancaire : assurances, téléphonie, télésurveillance et ventes immobilières… Le résultat net part du groupe affiche un niveau record pour ce groupe à 2,3 milliards d’euros.

La Banque Postale : La banque du groupe La Poste présente une légère hausse de son PNB 5,7 milliards d’euros (stable avec les arrondis…). Tout comme sa rentabilité qui atteint 707 millions d’euros. Son activité de crédit immobilier progresse de +43% profitant du contexte de renégociation des prêts immobiliers. La Banque Postale mise également sur la clientèle de professionnels et d’entreprises pour l’année 2016.

Crédit Mutuel Arkéa : Composé de 3 caisses régionales Crédit Mutuel Arkéa, la banque en ligne Fortuneo, et de nombreuses des filiales (bail, affacturage, assurance…). Ce groupe breton se fait remarquer par sa volonté d’indépendance vis-à-vis du groupe national Crédit Mutuel-CIC. Les irréductibles bretons communiquent un PNB de à 1,8 milliards d’euros et une rentabilité de 296 millions d’euros.

 

Mais il est indéniable que l’offre bancaire d’Orange accessible aussi sur Internet et par l’application mobile va constituer un atout considérable qui pourrait accélérer le développement de rangements. L’offre sera d’abord distribuée dans 140 boutiques, qui ont déjà été sélectionnées sur les 850 que compte le réseau. « Ce sont les plus grosses, celles dans lesquelles il est possible d’aménager un espace de confidentialité ». Dès le deuxième semestre 2017, l’offre sera également distribuée par les réseaux Groupama et Gan. Ce qui représente 3.000 points de vente supplémentaires. « Nous n’allons pas transformer nos agences en banques ou nos commerciaux en conseillers bancaires » explique-t-on au sein du groupe. « Ils seront en quelque sorte des apporteurs d’affaires » ajoute un responsable syndical qui décrit le futur scénario : l’idée, c’est qu’à chaque fois qu’un client entre dans la boutique pour souscrire un forfait, le conseiller lui propose l’ouverture d’un compte, avec à la clé des réductions ».

 

Présidentielle : les banques Morgan et HSBC attentistes

Présidentielle : les  banques Morgan et  HSBC attentistes

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Même si les banques et autres institutions financières retiennent le scénario d’une qualification de Le Pen et de Macron pour le premier tour des présidentielles, elles restent cependant prudentes à l’égard des résultats finaux. Par exemple. HSBC fait valoir toutefois que de nombreux électeurs demeurent indécis et que les sondages n’ont pas été très fiables lors de scrutins récents ailleurs dans le monde.  »Selon les hypothèses plausibles, n’importe lequel des quatre principaux candidats peut atteindre le second tour », écrit HSBC.  »Une performance meilleure que prévu pour Marine Le Pen et/ou Jean-Luc Mélenchon pourrait ébranler sérieusement les marchés étant donné que les deux sont en faveur d’un référendum sur l’appartenance française à l’euro », lit-on dans la note. Le risque d’un deuxième tour entre la candidate du Front national et le candidat de la France insoumise a déjà eu un impact sur les marchés, écrit HSBC, qui estime qu’un tel scénario est improbable mais ne peut être totalement écarté. Les responsables de la stratégie actions de JPMorgan disent pour leur part privilégier toujours le scénario d’une victoire finale d’Emmanuel Macron mais notent que la course est devenue plus serrée avec la percée dans les sondages de Jean-Luc Mélenchon, donné à hauteur de François Fillon juste derrière le duo de tête. Toutes les institutions financières observent toutefois qu’un éventuel duel entre Mélenchon et Le Pen conduirait le pays vers la ruine.

 

Les superprofits des banques dans les paradis fiscaux

Les superprofits des banques dans les paradis fiscaux

 

Ce qui est dénoncé par d’ONG Oxfam qui constate qu’ un quart des bénéfices déclarés par les banques européennes sont générés dans des paradis fiscaux, soit 25 milliards d’euros pour l’année 2015, alors qu’elles y réalisent seulement 12% de leur chiffre d’affaires avec 7% de leurs effectifs. « Un montant en déconnexion complète avec la réalité économique de ces territoires qui ne représentent que 5% du PIB mondial et 1% de la population » note Oxfam. Elle  donne l’exemple de la Société Générale qui réalise 22% de ses profits dans les paradis fiscaux mais n’y emploient que 4% de ses salariés pour réaliser 10% de son chiffre d’affaires. « Les résultats de ce rapport, qui dépassent parfois l’entendement, montrent l’étendue du problème et l’impunité totale qui entoure les pratiques des plus grandes banques européennes dans les paradis fiscaux. Les scandales ne cessent de se multiplier et les banques ne semblent toujours pas changer leurs pratiques. Ces pratiques concourent directement au nivellement par le bas du système fiscal mondial et à la concentration extrême des richesses au détriment du plus grand nombre » déclare Manon Aubry, co-auteure du rapport. Les plus « mauvais élèves de la responsabilité fiscale » sont Barclays et Deutsche Bank d’après le rapport d’Oxfam : la banque britannique réalise 900 millions d’euros de bénéfices, sur un total de 5 milliards dans le monde, dans trois paradis fiscaux européens, Irlande, Suisse et Luxembourg. En particulier dans le Grand-Duché, elle a généré 557 millions d’euros de bénéfice et payé seulement un million d’impôts, grâce à ses 42 employés à la « productivité » totalement hors norme. De son coté, la banque allemande a dégagé 1,2 milliard d’euros de profits au Luxembourg, alors qu’elle était déficitaire dans tous les autres pays sauf à Hong Kong. Les paradis fiscaux préférés des banques européennes ne sont cependant pas les plus exotiques : ce sont le Luxembourg, l’Irlande, et Hong Kong, qui représentent à eux trois 72% des bénéfices générés par les banques dans ces pays à la fiscalité très avantageuse. Au Luxembourg, les 20 banques y ont dégagé 4,9 milliards de profits. En Irlande, c’est deux fois moins mais la rentabilité y est impressionnante : cinq banques y ont réalisé plus de bénéfices que de chiffre d’affaires (quatre fois plus pour la Société Générale !) et trois banques, dont le Crédit Agricole, n’ont payé que 2% d’impôts.  Aux îles Caïmans (territoire d’outre-mer du Royaume-Uni), un de ces pays où la fiscalité est nulle, les montants de bénéfices sont comparativement modestes mais les quatre plus grandes banques françaises, BNP, BPCE, Crédit Agricole et Société Générale, y sont présentes. «  Elles y réalisent 174 millions d’euros de bénéfices bien qu’elles n’y emploient personne » relève Oxfam qui ajoute « la palme de la meilleure performance revenant à BNP Paribas qui n’a payé aucun impôt sur les 134 millions d’euros de bénéfices enregistrés aux îles Caïmans.»

 

Brexit : Nouveau transfert de Banques en Europe

Brexit : Nouveau transfert de Banques en Europe

Après HSBC c’est au tour de  banques américaines Morgan Stanley et Citigroup  qui vont quitter en partie la City.  Le directeur général de la banque britannique HSBC, Stuart Gulliver, est avait indiqué  clairement qu’un choix s’impose pour son entreprise : une délocalisation d’une partie des emplois du Royaume-Uni vers la France, du fait de sa présence historique et des agréments nécessaires. « Les activités précisément couvertes par la législation européenne vont déménager, et cela représente 20% de notre chiffre d’affaires », a-t-il déclaré au cours d’une interview à Bloomberg TV, précisant qu’il s’agit des activités de marchés et de banque d’investissement réalisées à Londres. J’ai dit publiquement, il y a un moment déjà, qu’il y aurait un millier d’emplois qui sont couverts par la législation européenne et qui, dans le cadre de l’accès au marché unique, devraient probablement aller en France dans notre cas. [...] Nous avons acheté le Crédit Commercial de France (CCF) en 2002, donc nous avons une banque universelle de plein exercice en France. Donc pour nous, c’est la France. » De son coté, Morgan Stanley, dont la majeure partie des équipes européennes sont basées en Grande-Bretagne, devra déménager jusqu’à 1.000 postes dans les ventes, le trading, la gestion du risque, le juridique et la conformité, tout en réduisant la taille de son « back office » au profit d’autres pays, a précisé l’une des sources. Citigroup, qui dispose déjà d’importantes activités bancaires à Dublin, devra transférer une centaine de postes dans la vente et le trading, ont dit des sources proches du dossier. Citigroup, qui a près de 60% de ses effectifs européens basés hors de Grande-Bretagne, dispose d’un avantage relatif sur d’autres banques américaines car ses activités basées à Dublin sont déjà placées sous l’autorité de la Banque centrale européenne (BCE). Le groupe devra néanmoins renforcer ses équipes de vente et de trading dans l’UE et demander les licences nécessaires pour poursuivre les activités concernées avec le reste de l’Europe. « Chaque équipe est actuellement en train de discuter de l’endroit où transférer les postes, tous n’iront pas dans un seul endroit », a dit une source.

Les banques doivent prêter au FN (Mélenchon)

Les banques doivent prêter au FN (Mélenchon)

il y a sans doute autant de malice que de sincérité dans cette déclaration de Jean-Luc Mélenchon qui a jugé lundi « injustes » les réticences des banques à l’égard du Front national, qui peine à trouver les financements pour sa campagne présidentielle, et exhorté les établissements à faire preuve de « pitié ». Le raisonnement de Mélenchon n’est complètement faux d’un point de vue démocratique. Dès lors que le Front national est reconnu et que le surcroît il obtient autour de 25 % des voix, il paraît justifier qu’il puisse bénéficier de prêts bancaires d’établissement français au lieu de rechercher ces financements à l’extérieur notamment en Russie. Selon les dirigeants frontistes, qui sollicitent des prêts de la part de banques en France et à l’étranger, il leur manque « la moitié » des fonds nécessaires, soit plusieurs millions d’euros. « C’est injuste. Parce que, ou bien le Front national était interdit comme un parti dangereux pour la démocratie ou bien c’est un parti qui a des élus. (…) Et dans ce cas, il n’y a pas de raison pour un banquier de faire de l’ostracisme », a déclaré le candidat de « La France insoumise » sur BFM TV. »Je ne plaide pas pour qu’ils aient de l’argent, mais je suis d’accord pour leur donner ce coup de pied de l’âne et de dire aux banquiers ‘ayez pitié’ du Front national », a ajouté le député européen.   »D’habitude vous n’avez pas de morale, alors ne faites pas semblant d’en avoir une cette fois-ci », a encore dit Jean-Luc Mélenchon à l’adresse des banques. L’occasion pour Mélenchon d’adresser aussi une critique au monde bancaire. Pour autant juridiquement on ne peut évidemment imposer à une banque de prêter à un parti politique.

 

Des banques contestent le ratio de fonds propres avec le livret A

Des banques contestent le ratio de fonds propres avec le livret A

 

La prise en compte des fonds collectés dans le cadre du livret A pour le ratio de fonds propres est très critiquée  par plusieurs banques. Cela d’autant plus que la plus grosse partie de cette épargne est ensuite versée à la caisse de dépôt. Des banques dont le montant des fonds propres est déjà contesté par certains experts.  « Les banques européennes ne disposent pas des fonds suffisants pour compenser les pertes attendues en cas de nouvelle crise financière », dit l’institut allemand de recherches économiques ZEW dans un communiqué. Professeur de finances au sein de cet institut, Sascha Steffen a collaboré avec des chercheurs de la Stern School of Business, l’école de commerce de l’Université de New York et de l’Université de Lausanne pour effectuer des tests de résistance avec les méthodes employées par la Fed en 2016 et par l’Autorité bancaire européenne (ABE) en 2014 afin de comparer les besoins en capitaux et les niveaux d’endettement des établissements étudiés. Avec la méthode de la Fed, ces 51 banques européennes affichent un déficit cumulé de fonds propres de 123 milliards d’euros, avec en tête de liste Deutsche Bank (19 milliards), Société Générale (13 milliards) et BNP Paribas (10 milliards). Les deux banques françaises ont des capitalisations boursières nettement supérieures à ces manques théoriques, respectivement de 26 milliards et 55 milliards d’euros pour Société Générale et BNP Paribas. La situation est différente pour Deutsche Bank, dont la capitalisation boursière est inférieure à 17 milliards d’euros. Pour Sascha Steffen, l’Europe serait bien inspirée de suivre l’exemple des mesures prises aux Etats-Unis après la crise financière internationale de 2008. « Les USA ont tiré leurs propres conclusions et mis en œuvre des mesures globales pour la recapitalisation du secteur bancaire américain dès 2008″, dit-il. « Le manque de volonté politique signifie que cela n’a toujours pas été fait en Europe. ». Du coup l’intégration de la collecte livrée à fragiliserait un peu plus le ratio de fonds propres. Six banques françaises ont donc déposé en octobre un recours devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). Elles contestent la manière dont la Banque centrale européenne comptabilise les fonds du Livret A dans leurs ratios de solvabilité. Les établissements en question sont la Banque Postale, BNP Paribas, BPCE, le Crédit Agricole, le Crédit Mutuel et la Société Générale, a indiqué le tribunal européen.       Ils jugent que la collecte de l’épargne réglementée, dont les fonds du Livret A et du Livret de développement durable  n’a pas à alourdir les exigences de fonds propres qu’ils doivent respecter, alors qu’une large partie des sommes en question (65% en moyenne) est ensuite transférée à la Caisse des dépôts. Selon une source proche de la CJUE, « il faut compter près de deux ans de procédure avant d’avoir un arrêt du tribunal », qui pourrait donc être rendu après l’entrée en vigueur de la règle contestée. Les banques devront respecter à partir de 2018 ce qu’on appelle dans le jargon un ratio de levier (leurs fonds propres rapportés à la totalité des crédits consentis) de 3%.

‘(Avec Reuters et BFM

Banques : plafonnement des dividendes et bonus

Banques : plafonnement des dividendes et bonus

 

Décision de la Banque centrale qui pour l’instant concerne cinq grandes banques dont on estime les fonds propres sont insuffisants. Mais une mesure qui pourrait être s’étendre tellement l’incertitude règne quant au niveau de fonds propres pour faire face aux risques en particulier aux créances douteuses. Personne ne connaît exactement le montant de ces créances douteuses parfois dissimulées dans des produits financiers complexes. Notons aussi que le déversement massif de liquidités par Ba banque centrale européenne a favorisé la détention d’actifs notoirement surévalués par rapport aux performances économiques sans parler des dettes d’Etat que détiennent encore de nombreuses banques. Bref la politique accommodante de la B anque centrale européenne comme d’ailleurs celle de la B anque centrale américaine a créé une véritable bulle financière déconnectée des résultats économiques. Un bullequi  jourrait un jour exploser notamment si la croissance venait à se tasser  brutalement. Aujourd’hui, cinq grandes banques de la zone euro s’exposent à un plafonnement des paiements de dividendes, bonus et coupons en 2017 car elles ont trop peu de fonds propres, estime la Banque centrale européenne (BCE). Dans un rapport annuel publié jeudi, la BCE ne nomme pas les cinq établissements en question, qui figurent parmi les quelque 130 qu’elle supervise depuis 2014 dans le but d’éviter que ne se répète la crise bancaire de 2008 à 2012. Les banques en Italie et d’autres pays touchés par la crise tels que le Portugal et la Grèce se trouvent dans l’obligation d’augmenter leur capital pour couvrir les pertes liées à leurs créances douteuses et irrécouvrables dont elles doivent de dessaisir. »Il se peut que davantage de levées de fonds s’imposent pour traiter la question des créances douteuses », observe Tom McAleese, responsable de la restructuration bancaire en Europe du consultant Alvarez & Marsal. « Mais assainir les banques est sans doute nécessaire dans certains cas ». Les créances non honorées resteront une priorité de la BCE en 2017, ainsi que certains actifs particuliers tels que le crédit maritime, une activité d’une centaine de milliards de dollars pour les banques allemandes. La BCE examinera également les conséquences possibles sur son propre travail réglementaire de la décision de la Grande-Bretagne de quitter l’Union européenne. Certains établissements basés à Londres pourraient développer leurs opérations dans la zone euro pour ne pas perdre l’accès à ce marché. Même si la BCE a abaissé ses exigences de fonds propres par rapport à 2015, il reste donc toujours cinq banques en situation délicate. La BCE exigeait que les banques dégagent en moyenne un ratio de fonds propres dur CET1, mesure de référence de leurs ressources propres, égal à 8,3% de leurs actifs pondérés du risque si elles devaient rémunérer les actionnaires et verser des bonus à certains de leurs salariés. En 2015, le ratio exigé était de 10,2%. En deçà de ce seuil, les banques s’exposent à un plafonnement des rémunérations hors salaires exprimées en pourcentage du bénéfice. L’abaissement du ratio pour établir le « montant maximum distribuable » (MDA) en dividendes, primes et coupons fait suite à un changement des règles suivant lequel les exigences habituelles de la BCE s’accompagnent d’une recommandation « guidance » mais qui ne rentre pas en ligne de compte dans le mécanisme du MDA. Une fois ces recommandations intégrées, le ratio est en fait stable, à 10,1% cette année. Ce concept a été instauré par la Commission européenne (CE) à la suite de turbulences sur les marchés pour préserver les détenteurs d’obligations convertibles du risque de non versement de leur coupon ou de leur dividende.

Banques européennes : de 88o milliards à 1200 milliards de créances douteuses de 2009 à 2016

Banques européennes : de 88o milliards  à 1200 milliards de créances douteuses de 2009 à 2016

Bien difficile de connaitre le montant des créances douteuses que détiennent les banques. En 2014, lorsque la banque centrale européenne a mené les premiers stress-tests auprès des banques européennes, le total des crédits douteux se montait à 880 milliards d’euros. En deux ans, ce montant a donc crû de 36 %. Huit ans après le début de la crise financière, les banques européennes détiendraient encore 1200 milliards d’euros de prêts non performants (lorsque 90 jours se sont écoulés sans que l’emprunteur ait versé une échéance de remboursement) dans leurs comptes, selon une étude de KMPG. L’encours des prêts douteux a explosé depuis la crise financière. Il est passé de 1,5% des crédits accordés dans l’Union européenne en 2006/2007 à plus de 5% depuis 2013. Et cela n’est pas près de s’arranger. La croissance économique anémique sur le Vieux continent complique la tâche des banques pour se défaire de ces prêts. Ce qui pèse sur leur rentabilité (en raison de non-paiement d’intérêts de prêts, de la hausse des provisions pour faire face aux dépréciations d’actifs et des pertes lors de la vente d’actifs ou de leur restructuration…), alors que dans le même temps ces établissements doivent composer avec des pressions réglementaires. En y ajoutant les taux d’intérêt historiquement bas qui fragilisent leurs marges et les risques d’amendes pour mauvaise conduite auxquelles sont confrontés un certain nombre d’établissements, comme Deutsche Bank par exemple, les banques risquent de mettre «plusieurs décennies plutôt que plusieurs années», avant de faire le grand nettoyage, estime l’étude de KPMG.

(Avec Reuters)

Brexit: la fuite des banques ?

Brexit: la fuite des banques ?

 

Les banques du Royaume-Uni ne cessent d’interpeller le gouvernement conservateur partisan d’une ligne dure et radicale après le brexit. En clair,  elles craignent les obstacles qui pourraient être mis pour leur accès au marché de l’union européenne. Du coup le lobby bancaire menace de quitter le Royaume-Uni. Les banques internationales installées au Royaume-Uni sont donc prêtes à transférer certaines de leurs activités hors de ce pays début 2017, craignant la tournure que pourrait prendre le Brexit, affirme dimanche le directeur d’un puissant lobby bancaire dans le journal The Observer. « Leurs mains frémissent au-dessus du bouton relocalisation », écrit Anthony Browne, directeur de la British Bankers’ Association, dans une tribune publiée dans The Observer, version dominicale du quotidien The Guardian. En cause, explique-t-il, la possibilité d’un Brexit « dur », sans compromis, vers laquelle semble se diriger le gouvernement britannique et qui fait craindre au secteur bancaire de ne plus pouvoir accéder sans entrave à l’ensemble du marché de l’Union européenne.  »Il y a un consensus sur le fait que le marché financier intégré de l’UE est l’une de ses plus grandes réussites », souligne Anthony Browne. Mais ce système est « désormais menacé » par le Brexit, ajoute-t-il en fustigeant un « débat politique », aussi bien au Royaume-Uni que dans les 27 autres pays membres de l’union, « qui nous emmène dans la mauvaise direction ».

Beaucoup de banques sans avenir » (Nicolas Véron)

Beaucoup de banques sans avenir » (Nicolas Véron)

Après les tests effectués par la BCE des inquiétudes se font jour quant à l’avenir de certaines banques ; pas forcément en France où le secteur est relativement solide. Nicolas Véron, économiste auprès du think tank Bruegel et du Peterson Institute à Washington, la santé des banques européennes, italiennes en tête, n’est pas encore au beau fixe.

 

Comment interprétez-vous les stress tests bancaires publiés vendredi par l’Autorité bancaire européenne ?
Les précédents, réalisés en 2014, portaient sur plus de cent grandes banques de l’Union ­européenne, contre 51 aujourd’hui. C’est un choix plus pragmatique, vu la lourdeur de l’exercice, et plus politique. La Banque centrale ­européenne (BCE) a stressé en parallèle des dizaines de banques plus petites et plus fragiles dont les résultats ne seront pas dévoilés. Les résultats de d vendredi ne contiennent pas d’éléments de couperet sur les seuils. Ils n’indiquent donc pas le niveau de capital nécessaire pour un établissement. C’est un signal d’inconfort et d’ambiguïté de la part des autorités de surveillance européennes. Nous sommes dans une séquence encore très politique. À la BCE de convaincre les marchés que les banques saines le sont vraiment.

 

 

Ces résultats risquent-ils de semer la panique sur les marchés lundi?
Je ne le crois pas. Pas plus que je ne pense qu’ils vont frapper les valeurs bancaires déjà déprimées. Il n’y a pas beaucoup de surprises. Le cas de Banca Monte dei Paschi di Siena, plus mauvais élève de ce classement, était largement anticipé. En outre, juste avant la publication des tests, la banque a annoncé un plan de sauvetage qui doit encore être approuvé par les autorités européennes. On a remis un jeton dans la machine. Le moment de vérité viendra après le référendum italien sur la révision constitutionnelle, qui sera crucial pour la carrière de Matteo Renzi. S’agissant de la douzaine d’autres banques révélant une certaine faiblesse, la plus grande surprise est venue de la britannique Royal Bank of Scotland et des deux grandes banques irlandaises, Allied et Bank of Ireland. Toutes ont été nationalisées après la crise de 2008. Cela indique qu’elles ont encore besoin d’être réparées et que leur privatisation n’est pas pour demain.

Les banques italiennes lestées de créances douteuses peuvent-elles engendrer un risque systémique?
Le problème est circonscrit. C’est le dernier problème bancaire national de la zone euro. La BCE a déjà fait beaucoup depuis six mois pour pousser les banques à nettoyer leur bilan et à reconstituer leurs fonds propres. Elle se heurte néanmoins à des blocages politico-administratifs. Recréer une zone de confiance va prendre du temps.

À quoi sont liés les problèmes des banques européennes dans leur globalité?
Il reste des questions de solvabilité au Portugal et dans certaines banques publiques allemandes. Et il y a un problème beaucoup plus diffus et général de rentabilité. Il est lié aux taux bas de la BCE, qui compriment les marges du secteur, et au fait que les acteurs bancaires européens ont des coûts très élevés et n’ont pas encore tiré toutes les leçons de la crise en matière de modèle économique et de restructuration. Beaucoup de banques sont viables mais n’ont plus d’avenir. On peut s’attendre à des mouvements de consolidation, mais même pour cela la confiance entre acteurs doit revenir.

 

Comment protéger les épargnants face aux cas de défaillance des banques?
Jusqu’à 100.000 euros de dépôt, les petits déposants sont protégés par l’État. Mais pour les autres produits d’épargne, comme les obligations ou actions, les cas de figure varient d’un État à un autre en fonction de sa législation. C’est une des leçons qu’il faut tirer de l’épisode italien, un scandale où des milliers d’épargnants ont acheté des produits à risques proposés comme sûrs par leurs banques. Nous devons faire évoluer nos habitudes d’épargne vers plus de clarté pour savoir.

Beaucoup de banques sans avenir » (Nicolas Véron)

Beaucoup de banques sans avenir » (Nicolas Véron)

Après les tests effectués par la BCE des inquiétudes se font jour quant à l’avenir de certaines banques ; pas forcément en France où le secteur est relativement solide. Nicolas Véron, économiste auprès du think tank Bruegel et du Peterson Institute à Washington, la santé des banques européennes, italiennes en tête, n’est pas encore au beau fixe.

 

Comment interprétez-vous les stress tests bancaires publiés vendredi par l’Autorité bancaire européenne ?
Les précédents, réalisés en 2014, portaient sur plus de cent grandes banques de l’Union ­européenne, contre 51 aujourd’hui. C’est un choix plus pragmatique, vu la lourdeur de l’exercice, et plus politique. La Banque centrale ­européenne (BCE) a stressé en parallèle des dizaines de banques plus petites et plus fragiles dont les résultats ne seront pas dévoilés. Les résultats de d vendredi ne contiennent pas d’éléments de couperet sur les seuils. Ils n’indiquent donc pas le niveau de capital nécessaire pour un établissement. C’est un signal d’inconfort et d’ambiguïté de la part des autorités de surveillance européennes. Nous sommes dans une séquence encore très politique. À la BCE de convaincre les marchés que les banques saines le sont vraiment.

 

 

Ces résultats risquent-ils de semer la panique sur les marchés lundi?
Je ne le crois pas. Pas plus que je ne pense qu’ils vont frapper les valeurs bancaires déjà déprimées. Il n’y a pas beaucoup de surprises. Le cas de Banca Monte dei Paschi di Siena, plus mauvais élève de ce classement, était largement anticipé. En outre, juste avant la publication des tests, la banque a annoncé un plan de sauvetage qui doit encore être approuvé par les autorités européennes. On a remis un jeton dans la machine. Le moment de vérité viendra après le référendum italien sur la révision constitutionnelle, qui sera crucial pour la carrière de Matteo Renzi. S’agissant de la douzaine d’autres banques révélant une certaine faiblesse, la plus grande surprise est venue de la britannique Royal Bank of Scotland et des deux grandes banques irlandaises, Allied et Bank of Ireland. Toutes ont été nationalisées après la crise de 2008. Cela indique qu’elles ont encore besoin d’être réparées et que leur privatisation n’est pas pour demain.

Les banques italiennes lestées de créances douteuses peuvent-elles engendrer un risque systémique?
Le problème est circonscrit. C’est le dernier problème bancaire national de la zone euro. La BCE a déjà fait beaucoup depuis six mois pour pousser les banques à nettoyer leur bilan et à reconstituer leurs fonds propres. Elle se heurte néanmoins à des blocages politico-administratifs. Recréer une zone de confiance va prendre du temps.

À quoi sont liés les problèmes des banques européennes dans leur globalité?
Il reste des questions de solvabilité au Portugal et dans certaines banques publiques allemandes. Et il y a un problème beaucoup plus diffus et général de rentabilité. Il est lié aux taux bas de la BCE, qui compriment les marges du secteur, et au fait que les acteurs bancaires européens ont des coûts très élevés et n’ont pas encore tiré toutes les leçons de la crise en matière de modèle économique et de restructuration. Beaucoup de banques sont viables mais n’ont plus d’avenir. On peut s’attendre à des mouvements de consolidation, mais même pour cela la confiance entre acteurs doit revenir.

 

Comment protéger les épargnants face aux cas de défaillance des banques?
Jusqu’à 100.000 euros de dépôt, les petits déposants sont protégés par l’État. Mais pour les autres produits d’épargne, comme les obligations ou actions, les cas de figure varient d’un État à un autre en fonction de sa législation. C’est une des leçons qu’il faut tirer de l’épisode italien, un scandale où des milliers d’épargnants ont acheté des produits à risques proposés comme sûrs par leurs banques. Nous devons faire évoluer nos habitudes d’épargne vers plus de clarté pour savoir.

Loi Sapin 2 : Bercy et les banques veulent supprimer les chèques

 Loi Sapin 2 : Bercy et les banques veulent supprimer les chèques

Soucieux des intérêts des banques Bercy veut progressivement supprimer les chèques dont la gestion est considérée comme trop coûteuse et leur substituer d’autres moyens de paiement. Ce sera fait dans le cadre dans le cadre de la loi sapin 2 qui dans un premier temps va limiter la valider la validité des chèques à six mois à partir du 1er janvier 2017. Si la France est le pays qui utilise le plus ce moyen de paiement, il est devenu au fil du temps de plus en plus anecdotique. En 1984, 70% des paiements étaient réalisés par chèque. C’était 50% en 2003. Onze ans plus tard en 2014, ils ne représentent plus que 13% de la totalité des paiements. . On devra très vite apprendre à ne régler ses factures et ses menues dépenses que par les moyens alternatifs que favorisent les banques et leurs futures concurrents les opérateurs de télécoms : cartes de paiement, prélèvements automatiques, virements, cartes sans contact et bien sûr par smartphone. Des outils pratiques mais qui sont tous, à l’inverse du chèque, payants et à la charge du consommateur. Sur un plan pratique, les Français sont très attachés à leur chéquier. Collectivement nous réglons encore près de 15% de nos dépenses par chèques. En moyenne cela représente 37 chèques par Français. C’est trois fois plus qu’en Grande-Bretagne et trente fois plus qu’en Allemagne. Les banques estiment que leur traitement coûte trop cher. Ce carnet de chèque gratuit les agace depuis  longtemps. Le gouvernement, qui n’est jamais insensible aux réclamations des banquiers, juge que la fiabilité de ce mode de paiement est aléatoire. Les commerçants considèrent qu’il est trop lourd à gérer : ça ralentit aux caisses et c’est trop peu sécurisé. Des arguments qui sont tous recevables. Mais ils signifient aussi la fin des paiements fractionnés et l’obligation pour les artisans mais aussi les caisses des écoles, les clubs associatifs, sportifs, culturels de disposer d’une machine à carte de crédit et aux clients d’une ligne Internet de qualité pour procéder à des virements. Le pic d’utilisation du carnet de chèque est détenu par la tranche des 39-45 ans. Pour un montant moyen de 510 euros. L’objectif est surtout de réduire le coût pour les banques de la gestion des chèques. La substitution du paiement par carte bancaire n’est évidemment pas gratuite.

 (Avec Reuters)

Banques françaises : trop hégémoniques (Think thank, Génération libre)

Banques françaises : trop hégémoniques (Think thank, Génération libre)

 

Un système bancaire trop hégémonique, trop lourd, trop peu concurrentiel et même qui comporte un risque systémique, c’est lavis du le think tank libéral dans un récent rapport. Un avis qui aurait pu aussi insister sur le fait que ces banques font mal leur métier de préteurs compte tenu des conditions draconiennes faites aux entreprises et aux particuliers.    Génération Libre n’hésite pas à évoquer d’entrée un « oligopole », le rapport étant carrément titré: « Casser la rente bancaire française. Pour un système bancaire plus sûr, plus concurrentiel, et plus européen ». Selon les auteurs « l’oligopole bancaire est porteur de risque systémique et échappe largement au regard critique de l’opinion et des medias ». Les auteurs s’en prennent particulièrement aux pouvoirs publics qui soutiennent implicitement ces acteurs aussi bien au niveau national que via la Banque centrale européenne (BCE). Il est rappelé que selon les travaux du prix Nobel d’économie Robert Engle, trois des six institutions financières les plus « systémiques » du monde sont françaises, la plus exposée étant BNP Paribas. Le Crédit agricole et BPCE (Banques populaires-Caisses d’épargne) en prennent aussi pour leur grade, puisqu’elles jouissent d’une rente spécifique avec une « faible rémunération du capital et l’absence de risque d’OPA ».  Trop grosses, top protégées, ces institutions doivent aujourd’hui se remettre en cause « le gigantisme bancaire étant générateur de risques catastrophiques, ce qui appelle la vigilance ». L’une des principales rentes dont bénéficient les « mastodontes » français, est le marché des particuliers, l’un des moins concurrentiels d’Europe. Génération Libre constate ainsi « l’existence de pratiques tarifaires contestables, voire très choquantes, de la part des banques françaises » y compris sur la gestion d’actifs. Une situation « guère contestée par les autorités publiques ». En ce qui concerne le marché des clients professionnels, la situation serait pire, l’étude évoquant un « matraquage». Pour assainir la situation, GénérationLibre fonde beaucoup d’espoir dans « l’uberisation »: « Les nouvelles technologies, et le nouveau rapport aux services qu’elles permettent, condamnent à terme le maintien des rentes ». La montée de la désintermédiation et des financements non bancaire est également saluée comme un progrès. Mais la principale urgence est la mise en place de la « séparation bancaire », (banque de détail-banque d’investissement) bloquée par le Parlement européen depuis mai 2015 et la relance d’une vraie politique de la concurrence dans le secteur.  En conclusion GénérationLibre fait 18 propositions pour la réforme du secteur qui pourraient être regroupées dans une « loi Macron de la banque » permettant notamment de faciliter l’arrivée des Fintech ou de créer un fichier positif, permettant d’améliorer la relation avec les clients.

 

(Avec Challenges)

L’Allemagne veut limiter les prêts des banques aux Etats

L’Allemagne veut limiter les prêts des  banques aux Etats

Lors  de la dernière réunion des ministres des finances de l’union européenne, l’Allemagne a clairement fait savoir qu’elle entendait réduire l’exposition des banques auprès des Etats. Une préoccupation qui n’est pas seulement d’ordre méthodologique ou pour s’assurer de la solidité des fonds propres des banques. Ce que veut l’Allemagne c’est en effet limiter l’exposition souveraines des banque, en clair limiter les possibilités d’emprunt des Etats donc peser sur leur politique budgétaire. Une pression pour imposer la rigueur allemande à l’ensemble des pays qui vient s’ajouter aux critiques récurrentes de l’Allemagne vis-à-vis de ce qui est considéré comme le laxisme monétaire de la part de la BCE. Les emprunts d’Etat, considérés comme étant sans risques, sont exonérés des limitations imposées aux avoirs bancaires constitués par la dette des entreprises et des ménages. Cela permet aux Etats d’emprunter à faible coût mais on s’est aperçu, à l’occasion de la crise de la dette de la zone euro, que cela entretenait aussi un cercle non vertueux entre ces derniers et le secteur bancaire.   »Nous avons eu une discussion ouverte sur le traitement réglementaire de l’exposition souveraine des banques; il y a eu différentes idées sur la façon de procéder », a déclaré le ministre des Finances néerlandais Jeroen Dijsselbloem vendredi, à l’issue d’une réunion de l’Ecofin.  Les travaux se poursuivront au niveau des experts et les ministres pourraient à nouveau aborder le sujet en juin, a-t-il ajouté. Dans un document dont les ministres ont discuté, la présidence néerlandaise de l’UE propose diverses possibilités, dont un plafonnement et une augmentation du coût de détention de la dette souveraine. Le Britannique Jonathan Hill, commissaire européen aux affaires financières, estime que le sujet doit faire l’objet d’un accord international et pas seulement au sein de l’Ecofin. Le Comité de Bâle étudie lui-même la question depuis des mois.  Pour Dijsselbloem il faut aborder le dossier dans le cadre des discussions sur le projet plus général d’union bancaire. L’Allemagne subordonne une telle union à l’existence de banques plus saines et plafonner leur exposition à la dette souveraine est pour elle l’un des moyens d’y parvenir. L’Italie est l’un des pays les plus opposés au principe du plafonnement dans la mesure où ses banques détiennent une bonne partie de la dette publique. Elles verraient la valeur de ces avoirs sensiblement diminuer en cas de plafonnement.

 

(AFP-Reuters)

Patrons de banques chinoises : rémunération ramenée à 75 000 €, une misère !

Patrons de banques chinoises : rémunération ramenée à 75 000 €, une misère !

 

 

 

Dans le cadre de la lutte contre la corruption létale Chine a engagé une grande opération nettoyage concernant la rémunération des dirigeants de son économie et en particulier des patrons de banque. 75 000 € seulement pour un patron de banque chinois quand les responsables de banques occidentales gagnent plusieurs millions parfois même 10 ou 20 par an. La preuve en tout cas que les rémunérations des patrons de banque dans les Etats occidentaux sont particulièrement scandaleuses surtout un moment où partout on demande des efforts aux salariés et aux contribuables Sans doute les patrons de banque occidentaux ont-ils des besoins exceptionnels qui dépassent l’achat du bol de riz ; avec 75 000 € on peut quand même vivre ! Et même se montrer performant en matière de gestion de la banque dirigée L’an passé, l’Etat chinois  a réduit de moitié la rémunération des patrons des banques publiques dans le cadre d’une cure d’austérité généralisée. Si on les compare aux salaires pratiqués dans les pays occidentaux, ceux des dirigeants bancaires chinois étaient déjà bien modestes mais à présent ils gagnent moins que bon nombre de banquiers en Europe et aux Etats-Unis. Et l’écart avec leurs homologues occidentaux est toujours plus béant. Par exemple, Jian Jianqing, président (du conseil d’administration ou chairman) de l’Industrial and Commercial Bank of China (ICBC), première banque mondiale par l’actif, a perçu moins de 550.000 yuans (74.550 euros) en 2015, soit 52% de moins que les 1,1 million de yuans de 2014, suivant le dernier rapport annuel de l’établissement. Sa rémunération représentait 0,3% des 27 millions de dollars (23,7 millions d’euros) gagnés par Jamie Dimon, le directeur général de JPMorgan Chase en 2015, et un très faible pourcentage des 14,3 millions de francs suisses (13,13 millions d’euros) de Sergio Ermotti, le directeur général d’UBS.

La fin des monnaies nationales et des banques avec Blockchain ?

La fin des monnaies nationales et des banques avec Blockchain ?

 

Ce qui est en cause avec Blockchain c’est l’existence même des monnaies classiques aussi l’intermédiation bancaire actuelle. Pas étonnant d’ailleurs si les grandes banques commencent à s’inquiéter du développement du phénomène

 

Par Georges Nahon, de l’Institut Orange à San Francisco. (Article paru dans challenges)

Longtemps les hommes se sont satisfaits de système monétaire simple, les paléo monnaies, le troc par exemple.  Les monnaies sont apparues avec le développement des échanges et les ont grandement facilitées. Les monnaies classiques servent d’unités de compte, d’intermédiaire des échanges et de réserve de valeur. Avec le développement du numérique on pourrait assister à une simplification et à une unification des monnaies, les crypto monnaies numériques se substituant aux monnaies actuelles. Les monnaies nationales et l’intermédiation bancaire disparaîtrait alors. C’est le système Blockchain qui est une sorte de registre virtuel géant qui est distribué dans de nombreux ordinateurs interconnectés par internet y compris ceux des utilisateurs.  Toutes les transactions y sont enregistrées de façon indélébile à commencer par les transactions financières qui utiliseraient ce système

Par Georges Nahon, de l’Institut Orange à San Francisco. (Article paru dans challenges)

« Tout tourne autour du Blockchain » pouvait-on lire sur un panneau d’une  conférence à Las Vegas en octobre. Une façon de détourner l’attention portée à bitcoin qui a mauvaise réputation vers une technologie présentée comme plus honnête et sérieuse. Les deux sont en réalité intimement liées. qui est distribué dans de nombreux

La crypto-monnaie numérique décentralisée appelée bitcoin est en effet controversée du fait de graves détournements malhonnêtes de son utilisation qui n’ont rien à voir avec la puissance et la sophistication intrinsèque de cette technologie, le bitcoin/blockchain. Et pendant un temps les graves accidents de parcours de bitcoin ont fait du tort à la technologie sous-jacente, le blockchain, qui est prometteuse, pleine d’ingénuité et un peu mystérieuse. Elle dispose dans le monde entier de partisans missionnaires zélés, ce qui rappelle les premiers promoteurs du logiciel open source et des protocoles internet contre les logiciels et les réseaux commerciaux « centralisés ». Il y a une tonalité libertarienne anti-centralisation qui vise à ce que plus personne ne puisse mentir ni sur le passé ni sur  les événements actuels. Blockchain est une nouvelle vague  technologique bâtie au-dessus de l’internet mondial qui peut en être la prochaine étape.  Elle a le potentiel de faire éclore toute une série de nouveaux services et d’applications. Et avec de nouvelles entreprises innovantes.

BlockChain, c’est quoi?

Blockchain est une sorte de registre virtuel géant qui est distribué dans de nombreux ordinateurs interconnectés par internet y compris ceux des utilisateurs.  Toutes les transactions y sont enregistrées de façon indélébile à commencer par les transactions financières qui utiliseraient ce système. Par analogie avec l’email, il faut un logiciel client dans son ordinateur comme on en a pour pouvoir utiliser l’email sans navigateur. Blockchain c’est ni gestionnaire ni contrôle centralisé. De même qu’il n’y pas de président de l’internet, il n’y a pas de président du blockchain. Mais comme pour internet, les règles de  fonctionnement sont régies par des protocoles techniques et non par des êtres humains  ni  par des organisations spécifiques, gouvernementales ou autres.

Qui est Satoshi Nakamoto?

Les algorithmes astucieux et solides ont été inventés par un mystérieux personnage Satoshi Nakamoto que personne ne dit avoir jamais rencontré et qui est peut être un avatar pour un groupe de développeurs. Ces algorithmes se débrouillent entre eux pour décider si un consensus de confiance est atteint pour garantir une transaction qui se traduit par une écriture irrévocable dans ce grand registre dont tous les participants ont une copie encryptée bien sûr ! Il y a une chaîne de votes qui s’ajoutent à la « chaîne » et qui finissent par converger sur ce consensus dominant qui permet l’enregistrement.

Comment ça fonctionne?

Son fonctionnement est anonyme et ses décisions irrévocables. Cela ressemble aux premiers réseaux peer-to-peer ou proche en proche sur internet comme Skype, Napster, Kazaa etc. où chaque utilisateur (son ordinateur)  devient d’une certaine façon un acteur proactif du bon fonctionnement du service et du réseau coopératif ainsi créé qui n’a pas de contrôle ni de fonctionnement centralisé.

Le blockchain permet donc à des personnes qui ne se connaissent pas, et qui donc ne peuvent pas avoir confiance entre elles à priori, de faire des transactions sécurisées par le réseau de confiance distribué de blockchain et contrôlé par des algorithmes. Sans intervention d’une puissance centrale de contrôle. On peut vérifier tout le cheminement de toutes les transactions en continu.

Le blockchain est-il lié au bitcoin?

Pour que ce système sans grand chef unique fonctionne, il faut que des gens se chargent de calculer les preuves de confiance. Cela repose sur le principe de  la preuve de travail ou proof-of-work qui en informatique demande aux participants de prouver leur puissance en étant capables de faire tourner des programmes informatiques compliqués  très  consommateurs d’énergie informatique et d’énergie tout court. Ces participants qui sont anonymes sont encouragés à le faire car ils sont rémunérés par l’octroi de bitcoins (des éléments de valeur) par l’algorithme conçu pour blockhaus par Satoshi Nakamoto. Ces bitcoins (des pièces numériques d’une certaine valeur)  peuvent être ensuite échangés dans des monnaies comme l’Euro ou le dollar via des places de marché ad-hoc et son cours varie en fonction de l’offre et de la demande, un peu comme pour l’or. Les gens qui font ce travail sont des  »mineurs » et construisent des sortes de data center géants spécifiques au bitcoin.  Sans eux, et sans les bitcoins, la technologie du blockchain sera vraisemblablement handicapée voire caduque. C’est pourquoi  les tentatives intéressantes de déployer des blockchain secondaires, sans bitcoins pour des usages plus fermés et privés parait une entreprise contre-intuitive vue la fraternité importante de bitcoin et du blockchain.

De façon générale, le blockchain est aussi susceptible de simplifier et de baisser les coûts en augmentant les vitesses des transactions et peut ainsi  transformer la façon dont les acteurs de l’économie interagissent  y compris avec les puissances publiques. Et ce si bien sûr la technologie peut passer à l’échelle et gérer de très  grands nombres de transactions plus   rapidement qu’aujourd’hui. Certains travaillent sur des nouvelles versions comme Bitcoin XT qui pourraient augmenter grandement la puissance de ce protocole contraint dès ces débuts et tel que voulu par son créateur.  Mais cela  créerait une filière technologique  peut-être incompatible ou sans cohérence mutuelle qui ne plait pas aux puristes du bitcoin originel.

Les banques et les établissements financiers ont naturellement été les premiers à s’intéresser au blockchain avec les organismes publiques et on voit de plus en plus émerger de nouveaux usages et de nouvelles idées d’usages qui seront testées grâce notamment à un nombre grandissant de start-up dans ce domaine.  En effet, d’autres applications intéressantes de blockchain émergent comme la transmission de contrats sans autorité centrale de confiance (smart contracts).

Certaines grandes entreprises ou organisations veulent développer des blockchain privés pour usage interne ou avec leurs écosystèmes de partenaires ou de clients.  C’est un peu comme les détracteurs de l‘internet à des débuts qui ne voyait son avenir que dans les « intranet » fermés des entreprises. L’avenir a montré qu’il y avait certainement de la place pour les deux mais l’internet public ouvert a incontestablement gagné et de loin la course à l’innovation à la création de richesse. Blockchain/bitcoin sont sur la même voie.

 

Emploi banques: un scénario catastrophe?

Emploi  banques:  un scénario catastrophe?

 

Il est clair que le secteur bancaire va connaître une vraie révolution avec la poursuite de l’informatisation, le développement des banques en ligne et la venue de nouveaux moyens de paiement comme le mobile. Les experts s’attendent à une diminution des effectifs du secteur bancaire traditionnel de leur de 50 % dans les 10 ans. Interview de dans challenges de  Luc Mathieu, secrétaire général de la fédération CFDT.

Quels sont vos scénarios pour les banques à l’horizon 2025?

Une chose est sûre: l’emploi dans le secteur ne va pas repartir à la hausse. Cela ne veut pas dire que les banques et les compagnies d’assurance vont cesser de recruter, puisqu’il faut faire face au turn-over et aux départs à la retraite. Mais l’ensemble de ces départs ne sera pas remplacé. Dans un secteur employant environ 200.000 personnes, nous enregistrons aujourd’hui une diminution de l’emploi variant dans une fourchette de 1% à 2% par an. A ce niveau de baisse, la pyramide des âges du secteur est favorable pour gérer le phénomène en douceur. Mais ce ne sera pas le cas si l’on atteint 5% dans les prochaines années, soit parce qu’une nouvelle crise contraint les établissements à des économies drastiques, soit parce que le choix des clients pour des banques digitales et low-cost s’amplifie. Personne ne sait si nous éviterons le scénario catastrophe, qui serait synonyme de plans sociaux et de restructurations menés dans l’urgence. On a tous entendu les trois coups mais on n’a pas encore assisté à la levée de rideau pour découvrir la nouvelle scène.

Le secteur bancaire a-t-il les moyens de se montrer résilient?

Le secteur n’en est pas à sa première mutation. Lorsque j’ai commencé dans le métier, le traitement des chèques, des espèces ou des effets de commerce pesaient 40% de notre activité de détail. Les choses ont changé en profondeur depuis, sans provoquer d’effondrement. La dématérialisation des tâches a été engagée de longue date: la banque ne constitue pas par hasard le quatrième consommateur de services informatiques du pays. En outre, traditionnellement, les entreprises investissent dans la formation, indispensable pour s’adapter aux nouvelles technologies. Enfin, il faut reconnaître que le secteur est riche, ce qui permet de faire face plus sereinement. Pour autant, personne ne sait si ce fonctionnement perdurera et permettra de surmonter la vague qui arrive.

Comment comptez-vous vous adapter syndicalement à cette nouvelle situation?

Nous sommes naturellement impactés. Et c’est pour étudier les pistes possibles de nos évolutions que nous avons lancé cette étude sur les banques à l’horizon 2025. Il nous faut élargir notre offre syndicale pour accompagner les adhérents dans l’entreprise, mais aussi en dehors si nécessaire. Personnellement, je pense que notre réflexion doit tourner autour de la meilleure manière de devenir prestataire de services individuels tout en conservant nos objectifs collectifs. C’est à cette condition que nous aurons davantage d’adhérents et que nous pèserons dans les débats en cours.

Comment partagez-vous ces réflexions sur les mutations de la banque avec les employeurs de l’Association française des banques (AFB)?

L’AFB ne cesse de dire qu’elle a besoin d’interlocuteurs. Mais quand nous avons proposé de mener ensemble cette démarche prospective, l’AFB n’a pas voulu. C’est pourquoi nous avons travaillé de notre côté pour établir notre propre diagnostic. Au moment où tout bouge, nous ne pouvons pas nous contenter d’attendre les seuls constats des employeurs. Ces derniers sont dans une situation délicate: ils ont du mal à reconnaître qu’ils ne savent pas trop où nous allons. Et du coup, ils peinent à partager une vision et une stratégie avec les salariés.

Banques : un tiers des bénéfices dans les paradis fiscaux

Banques : un tiers des bénéfices dans les paradis fiscaux

Le tiers des bénéfices des banques françaises est réalisé dans des paradis fiscaux y compris situés dans des pays où ces banques n’ont aucun salarié. Des activités surtout centrées sur la spéculation et l’évasion fiscale. En s’appuyant sur les chiffres rendus publics par les établissements bancaires en 2014, année pour laquelle ils étaient obligés de dévoiler les bénéfices de toutes leurs filiales internationales, le consortium d’ONG ((CCFD-Terres solidaires, Oxfam et le Secours Catholique)) s’est rendu compte que les pays dans lesquels la fiscalité était la plus avantageuse pesaient toujours autant dans les profits réalisés à l’étranger, près d’un tiers de leurs profits internationaux (15,3 milliards d’euros). BNP Paribas et la Société Générale sont les grandes banques françaises qui ont réalisés les bénéfices les plus importants dans les juridictions offshores, respectivement 2,4 et 1,3 milliards d’euros. C’est toutefois le Crédit Mutuel-CIC qui réalise la part la plus importante de ses bénéfices internationaux dans les paradis fiscaux (44%). Rien d’étonnant puisque parmi les cinq banques étudiées par le groupe d’ONG, c’est elle qui est la moins présente à l’international. Avec plus d’1,7 milliard d’euros de bénéfices enregistrés, le Luxembourg est la destination privilégiée des banques françaises parmi les 34 paradis fiscaux dans lesquels elles sont implantées. De manière générale, on est loin du stéréotype du paradis fiscal sous les palmiers. La Belgique (1,66 milliard), Hong-Kong (436 millions), Singapour (346 millions) et l’Irlande (272 millions) complètent le top 5 des pays dans lesquels les banques françaises ont réalisé le plus de profits. Dans ces paradis fiscaux, l’activité des cinq grandes banques françaises est en moyenne 60% plus lucrative que dans les autres pays. Un taux de profitabilité qui fait que les activités des banques y génèrent 1,6 fois plus de bénéfices que dans le reste du monde. Pour un même chiffre de 1.000 euros, les banques françaises y dégagent 362 euros de bénéfices contre 227 dans les autres pays et… 205 en France. De bons résultats qui ne s’expliquent pas par des effectifs plus fournis: il y a 2,6 fois moins d’employés dans une filiale située dans un paradis fiscal que dans une filiale située dans un autre pays. Un écart encore plus important chez certains établissements. BPCE a presque 8 fois moins d’employés par filiale dans les paradis fiscaux que dans les autres pays. Certaines filiales fonctionnent même sans le moindre salarié. C’est le cas dans cinq pays (Bermudes, Chypre, îles Caïmans, île de Man, Malte) et plus particulièrement aux Îles Caïmans où aucune des cinq banques françaises n’y déclare d’employés.

(Le Figaro éco)

Société Générale : 2500 suppressions de postes, une tendance structurelle dans les banques

Société Générale : 2500 suppressions de postes, une tendance structurelle dans les banques

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Au plan mondial 600 000 emplois ont déjà été supprimé dans les banques depuis la crise de 2009. Au plan national on s’attend à une réduction de près de la moitié des effectifs d’ici 10 ans. La suppression de 2500 emplois d’ici 2020 par la Société Générale s’inscrit dans cette tendance générale. Société Générale a annoncé mercredi 9 mars au soir envisager de supprimer 550 postes supplémentaires en France sur 5 ans, avec la fermeture de six sites de traitement des opérations clients, s’ajoutant à la suppression annoncée fin décembre de 2.000 emplois d’ici 2020 dans son réseau d’agences. « Dans le cadre du plan de transformation du réseau lancé en 2015, Société Générale a présenté aujourd’hui aux organisations syndicales un projet d’évolution de ses plateformes de traitements des opérations clients en France. Cette évolution passerait par la concentration progressive d’ici 2020 de l’activité sur 14 sites en France au lieu de 20 actuellement, avec une spécialisation des plateformes et une digitalisation des processus », écrit la banque dans un communiqué. Les sites français de traitement des opérations clients concernés sont ceux de « Caen, Grenoble, Nice, Rouen, Nancy et Paris intra-muros », a détaillé le groupe bancaire, interrogé par l’AFP. Ce projet « entraînerait la suppression d’environ 550 postes sur 5 ans, sans licenciement économique ni départ contraint », assure Société Générale qui « s’engage à accompagner chaque collaborateur individuellement dans son évolution, tant en matière de formation que de parcours professionnel ».  »La mise en place d’un dispositif d’accompagnement adapté fera lui aussi l’objet de discussions avec les organisations syndicales », souligne la banque. Société Générale emploie plus de 148.000

(Avec AFP)

Les banques centrales dans le brouillard

Les banques centrales dans le brouillard

 

 

C’est ce que constate la banque des règlements internationaux (BRI) qui estime  en termes plus technocratiques que »les turbulences rencontrées par les marchés financiers en début d’année montrent que la confiance des investisseurs dans les pouvoirs de guérison des banques centrales s’érode peu à peu ». Du coup on s’interroge sérieusement sur l’efficacité des politiques monétaires et en particulier sur l’impact des taux négatifs. Depuis des mois la politique monétaire se montre complètement incapable de faire remonter l’inflation, pire les taux négatifs ont plutôt tendance à la faire diminuer voir à la faire tomber en zone rouge. Du coup la quasi absence d’inflation favorise une spirale déflationniste qui pèse encore davantage sur le niveau des prix mais aussi sur la croissance. Ce qui est également reproché à cette politique de taux négatifs c’est qu’elle ne profite pas directement aux entreprises et aux ménages en effet ; les banques n’ont pas suffisamment reporté cette baisse des taux et ont plutôt resserré les conditions du crédit par crainte de créances douteuses.  « En dépit de conditions monétaires exceptionnellement accommodantes dans les principales juridictions, la croissance est décevante et l’inflation reste obstinément faible. Cela n’a pas échappé aux intervenants de marché et, probablement pour la première fois, ils semblent commencer à douter que les banques centrales aient des pouvoirs de guérison », a déclaré Claudio Borio, le chef du département monétaire et économique de la BRI. « Les pouvoirs publics seraient bien avisés d’en prendre conscience eux aussi. » Une manière sans doute de dire qu’il conviendrait de compléter les politiques monétaires par des politiques de développement y compris par des mesures budgétaires. Un gros mot que n’osent  encore pas prononcés des responsables financiers prisonniers de l’orthodoxie budgétaire. La BCE devrait donc se limiter  annoncer une nouvelle baisse de son taux de dépôt de 10 points de base, donc de -0,3 % à -0,4 %. « Cette nouvelle baisse est indispensable pour répondre aux attentes du marché », assure Frédérik Ducrozet. L’institution irait donc plus avant en territoire négatif, mais, en réalité, elle se contentera de s’ajuster aux attentes du marché avant le 3 décembre. Le but de cette baisse des taux est, rappelons-le, la même que celle d’une baisse du taux de refinancement en période « normale » : il s’agit de favoriser la circulation des excès de liquidités issues des rachats de la BCE pour faire baisser le taux interbancaire et favoriser ainsi les prêts à l’économie réelle. L’efficacité de ce schéma reste cependant à démontrer et l’ambition de ces taux négatifs est souvent plutôt de peser sur la devise. Or, la BCE a besoin d’urgence que l’euro s’affaiblisse davantage pour exercer une pression haussière sur l’inflation.

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