Archive pour le Tag 'Banlieues'

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Plan Banlieues : des discours comme d’habitude mais peu d’action (Philippe Acensi)

Plan Banlieues : des discours comme d’habitude mais peu d’action (Philippe Acensi)

Ce que constate en substance  Philippe Acensi, le président de l’association « Bleu blanc zèbre ». (Association de maires) qui s’exprime dans une interview du JDD.

 

Pourquoi la réunion jeudi soir avec le ministre de la Cohésion des territoires Jacques Mézard s’est-elle mal passée?
Nous sommes un peu dans une impasse.  Au-delà de cette rencontre, cela fait plusieurs mois que nous travaillons pour produire des solutions pour les quartiers. Des villes comme Chanteloup-les-Vignes (Yvelines) ou Grigny (Essonne) sont au bord de la rupture. Il n’y a eu, par exemple, aucun signe après la suppression des emplois aidés. Nous sommes à la fois un peu abattus et inquiets quant à la suite. Nous avons fait des propositions fortes. Il faut désormais rentrer dans la phase d’action. Nous voulons voir le plus rapidement possible les ministres concernés par le plan Banlieue – éducation nationale, emploi, insertion – avec le ministre de la Ville et leur dire : « Qu’est-ce que vous avez envie de faire pour les quartiers français, pour la jeunesse de ce pays, pour supprimer le décalage qui existe entre les quartiers et le reste de la population? »

Quelle va être votre prochaine action?
L’une de nos propositions est de mettre en place un réseau de 5.000 coachs pour l’insertion des jeunes par le sport. Mardi prochain, le 27 mars, nous réunissons plus de 400 coachs issus de toute la France à Montreuil. Un certain nombre d’élus seront présents, le préfet de région Michel Cadot et une quinzaine de maires également. Il faut arriver à réinstaller de grandes dynamiques. Nous avons des propositions sur l’illettrisme, sur les femmes isolées… Dans les quartiers populaires, beaucoup de gens font déjà des choses. Faisons leur confiance! Nous sommes dans une forme d’impatience. Notre sujet n’est pas de tirer sur l’ambulance. J’ai vraiment envie qu’on nous donne la possibilité de faire exploser tous ces projets dans le bon sens.

Avez-vous l’impression que le gouvernement n’apporte que peu d’attention à ce sujet?
Nous avons besoin de savoir ce qu’il va se passer. Nous n’avons pas fait tout ce chemin pour rien! Nous ne sommes pas des activistes stériles, nous avons vraiment envie de passer à la phase d’action. Il y a urgence quand on connaît les problèmes aujourd’hui dans la plupart des quartiers français. Cette réunion [avec Jacques Mézard] n’a pas donné que des bons signes. Nous avons été refroidis.

Quelle est l’échéance de ce plan Banlieues?
Le président de la République avait parlé de fin mars. Nous attendons avec impatience le rapport de Jean-Louis Borloo début avril. Nous attendons beaucoup de ce rapport. Nous ferons aussi nos propositions le 12 avril prochain à Paris ; les Etats généraux se réuniront à l’espace Japy (11e arrondissement de Paris).

 

Jean-Louis Borloo vous a-t-il consulté pour son rapport?
On est main dans la main presque jour et nuit depuis plusieurs mois. Les Etats généraux sont allés le chercher car nous pensions que c’était le seul homme politique avec une vraie légitimité sur le sujet. Nous allons arriver à un point de convergence où tout le monde est prêt. Maintenant, il faut que nous sachions où l’on va, quelles propositions sont retenues. Je ne peux pas croire que ce travail reste lettre morte.

Sinon?
Le pays ferait une énorme erreur, car il y a une inquiétude et un risque d’explosion sociale majeur. Ce qui est en train de se passer est un énorme gâchis pour la jeunesse des quartiers. Il faut récréer des passerelles entre le monde économique et la jeunesse, de redonner la possibilité à tous ces grands acteurs d’accompagner la jeunesse. Nous sommes aussi à deux doigts d’un très grand projet nouveau et innovant pour les quartiers populaires. Ça peut basculer dans un sens ou dans un autre.

Vous vous réunissez cette semaine. Quelle va être la suite?
Nous nous réunissons mercredi pour décider de la suite. Nous avons déjà envoyé un courrier à Jean-Louis Borloo [suite à la réunion avec Jacques Mézard] pour lui faire part de nos inquiétudes et de notre incertitude quant à l’avenir de nos travaux. Mercredi, nous allons acter la date de restitution de nos propositions lors des Etats généraux du 12 avril prochain et entendre les uns et les autres. Après la réunion de jeudi, nous ne nous sommes pas dit qu’on arrêtait tout, mais nous avons été refroidis.

Violences à Saint-Denis : le résultat de la politique des banlieues et de l’échec scolaire

violences à Saint-Denis : le résultat de la politique des banlieues et de l’échec  scolaire

 

On ne peut sans doute pas réduire le phénomène de violence du lycée de Saint-Denis à quelques facteurs explicatifs trop simplistes. Comme souvent pour les problèmes complexes, il y a interaction de différents facteurs, des facteurs économiques, sociaux, politiques et sociétaux. Pour autant, la politique des banlieues- comme la politique de l’institution scolaire -mérite notamment d’être mise en cause. Depuis longtemps,  certaines banlieues sont de véritables barils de poudre, des zones de non-droit délaissées  économiquement et socialement où les trafics en tous genres constituent l’activité principale. La responsabilité en incombe à l’État tout autant qu’aux élus locaux. Depuis des dizaines d’années, les plans banlieue se sont accumulés, des plans souvent élaborés à l’occasion de poussées de fièvre ou à l’occasion d’élection mais sans lendemain. Des plans qui se réduisaient souvent à financer des animateurs sociaux pour masquer la misère autant que la colère. Mais pas vraiment de plan relatif au développement économique, à la refonte de l’urbanisme et à la formation de jeunes non seulement sans diplôme mais sans maîtrise des fondamentaux. Une sorte de ’économie et de société parallèle se sont alors imposées. Une situation sur laquelle on a fermé les yeux et qui a même parfois été encouragée par des élus locaux dans un but électoraliste. S’y ajoutent évidemment un autre facteur déterminant à savoir l’échec patent de l’institution scolaire transformée souvent en garderie dans les zones les plus difficiles. Une institution scolaire déjà incapable de transmettre les fondamentaux sur le reste des territoires. (20 à 30 % des élèves entrant en secondaire ne maîtrise ni la langue ni les bases du calcul)  du faîte des dégâts du pédagogisme et du laxisme disciplinaire. Du coup les violences inadmissibles constatées dans un lycée de Saint-Denis illustre bien la chienlit de certaines banlieues. Cette fois comme l’indique le monde Un « seuil symbolique » vient d’être franchi dans « l’escalade de la violence » ….. En septembre, c’est l’agression d’un surveillant qui avait mis le feu aux poudres. Ces jours-ci, si l’« affaire Théo » a sans doute pu jouer comme un déclencheur, à l’image des blocus d’établissements organisés en région parisienne ces dernières semaines pour dénoncer les violences policières, ce n’est pas selon eux le problème de fond. « On est dans une institution scolaire qui ne remplit plus ses missions et qui met les gamins en situation d’échec », analyse un personnel du lycée. « Les pouvoirs publics se renvoient la balle, distinguant violences scolaires et violences urbaines, le lycée de la cité, « nos » élèves et « ces » jeunes, mais les frontières sont perméables », martèlent des professeurs. « Si l’institution n’écoute pas les lanceurs d’alerte sur la situation dans les banlieues, reprend Aurélie Gigot, si elle refuse toute réflexion de fond sur les inégalités territoriales, on va dans le mur ».

Banlieues : la chienlit encouragée par un débat manichéen

Banlieues : la chienlit encouragée par un débat manichéen
Le résultat de la plupart des débats contradictoires et partisans sur la banlieue non seulement va renforcer les clivages mais enfoncer encore un peu plus ces territoires perdus. Pour les uns, il faut à tout prix donner raison à la police ; pour les autres au contraire, dénoncer les répressions policières quotidiennes. Des partis pris très manichéens qui ne feront qu’enfoncer un peu plus les banlieues dans la déshérence économique, sociale et sociétale. Pour caricaturer, d’un côté les bobos gauchistes qui remettent en cause le principe d’ordre, de l’autre les xénophobes qui tapent sur les immigrés. Avec en toile de fond une instrumentalisation politique d’événements dont les facteurs explicatifs sont nombreux et très anciens. Bien entendu, on ne saurait tolérer les bavures policières qui mettent en cause les libertés individuelles et prennent parfois la forme de violences inexcusables. Ces bavures méritent d’être sévèrement sanctionnées. Pour autant, il faut souvent un grand courage au service de l’ordre pour pénétrer dans certaines zones de non-droit transformées en comptoirs de la drogue et trafics en tout genre. Des zones socialement sinistrées dont le taux de chômage atteint parfois 70 % chez les jeunes. Des générations perdues faute de qualification professionnelle et faute même de formation initiale. Les responsabilités sont multiples, les gouvernements successifs avec leur fumeux plans banlieue, les collectivités locales complices tacites du développement de zones de non-droit, les parents bien sûr, aussi le laxisme et l’inefficacité du système éducatif. Les événements d’Aulnay-sous-Bois, comme d’autres précédemment ont donné un coup de projecteur sur une problématique des banlieues dont la page sera vite tournée. La plupart de ceux qui s’expriment sur cette question : politiques, sociologues, élus locaux et autres vedettes du showbiz ne mettent pas les pieds dans ces territoires, dans ces cités, dans ces HLM où des bandes de désœuvrés imposent leurs lois. Ils n’y résident pas, n’envoient pas leurs enfants dans les écoles proches et ne fréquentent pas quotidiennement ces populations. Les principales victimes sont les habitants eux-mêmes de ces zones, c’est-à-dire 80 à 90 % de résidents qui courbent l’échine en traversant le hall de leur HLM pour ne pas attirer l’attention des petits caïds qui régulent la vie sociétale de ces quartiers. Encore une fois, les responsabilités sont multiples et on ne réglera pas cette question d’un coup de baguette magique ou avec des choix simplistes se limitant soit à imposer l’ordre par la force, soit accepter (voire encourager) le désordre. Le symbole des voitures brûlées pour caractériser ce désordre est assez significatif de la méconnaissance de la vie réelle dans ces zones. Des voitures qui sont brûlées à l’occasion des manifestations qui se déroulent actuellement dans certaines banlieues. Mais on oublie qu’en temps « normal », chaque nuit ou presque, des voitures sont brûlées sans parler évidemment des autres exactions souvent autrement plus importantes. Certains élus locaux ont même pris le parti d’acheter la complicité des journalistes locaux pour éviter d’en parler. Le manichéisme de certains analystes nourrit surtout une grande méconnaissance de la réalité des banlieues et loin d’éclaircir la question, on obscurcit encore davantage une problématique aux multiples dimensions : économique, sociale, sociétale et culturelle. Bref la caricature et la chienlit.

 

Aulnay-Banlieues : le manichéisme irresponsable ou la chienlit

Aulnay-Banlieues : le manichéisme  irresponsable ou la chienlit

Le résultat de la plupart des débats contradictoires et partisans sur la banlieue non seulement va renforcer les clivages mais enfoncer encore un peu plus ces territoires perdus. Pour les uns,  il faut à tout prix donner raison à la police, pour les autres au contraire dénoncer les répressions policières quotidiennes. Des partis pris très manichéens qui ne feront qu’enfoncer un peu plus les banlieues dans la déshérence économique, sociale et sociétale. Pour caricaturer, d’un côté les sociologues de gauche qui remettent en cause le principe d’ordre, de l’autre les xénophobes qui tapent sur les immigrés. Avec en toile de fond une instrumentalisation politique d’événements dont les facteurs explicatifs sont nombreux et très anciens. Bien entendu on ne saurait tolérer les bavures policières qui mettent en cause les libertés individuelles et prennent parfois la forme de violences inexcusables. Pour autant il faut souvent un grand courage au service de l’ordre pour pénétrer dans certaines zones de non-droit transformé en comptoirs de la drogue et trafics en tout genre. Des zones socialement sinistrées dont le taux de chômage atteint parfois 70 % chez les jeunes. Des générations perdues faute de qualification professionnelle et faute même de formation initiale. Les responsabilités sont multiples, les gouvernements successifs avec leur fumeux plans banlieue, les collectivités locales complices tacites du développement de zones de non-droit, les parents bien sûr, aussi le laxisme et l’inefficacité du système éducatif. Les événements d’Aulnay-sous-Bois, comme d’autres précédemment ont donné un coup de projecteur sur une problématique des banlieues dont la page sera vite tournée. La plupart de ceux qui s’expriment sur cette question : politique, sociologues, élus locaux et autres « experts » non jamais mis les pieds dans ces territoires, dans ces cités, dans ces HLM où des bandes de désœuvrés imposent leurs lois. Ils n’y résident pas, n’envoient pas leurs enfants dans les écoles proches et ne fréquentent pas quotidiennement ces populations. Les principales victimes sont les habitants eux-mêmes de ces zones, c’est-à-dire 80 à 90 % de résidents qui courbent l’échine en traversant le hall de leur HLM pour ne pas attirer l’attention des petits caïds qui régulent la vie sociétale de ces quartiers. Encore une fois, les responsabilités sont multiples et on ne réglera pas cette question d’un coup de baguette magique ou avec des choix simplistes se résumant soit à imposer l’ordre par la force,  soit accepter (voire encourager) le désordre. Le symbole des voitures brûlées pour caractériser ce désordre est assez significatif de la méconnaissance de la vie réelle dans ces zones. Des voitures qui sont brûlées à l’occasion des manifestations qui se déroulent actuellement dans certaines banlieues. Mais on oublie qu’en temps  «  normal » chaque nuit ou presque des voitures sont brûlées sans parler évidemment des autres exactions souvent autrement plus importantes. Certains élus locaux ont même pris le parti d’acheter la complicité des journalistes locaux pour éviter d’en parler. Le manichéisme de certains analystes nourrit surtout une grande méconnaissance de la réalité des banlieues et  loin d’éclaircir la problématique, on  obscurcit encore davantage l’analyse d’une question aux multiples dimensions : économique, sociale, sociétale et culturelle. Bref la chienlit.

«Pour une vraie offensive anti-racaille dans les banlieues» (Malek Boutih)

«Pour une vraie offensive anti-racaille dans les banlieues» (Malek Boutih)

 

Malek Boutih, député PS de l’Essonne qu’on ne peut soupçonner d’être de droite reprend la sémantique de Sarkozy en considérant qu’il faut nettoyer la racaille dans les banlieues. Pour autant il marche sur des œufs et demeure plus que prudent à l’égard de la nécessité de renforcer le dispositif pénal pour punir plus sévèrement les délinquants et les criminels. Bref toute la contradiction de la gauche qui lève le tabou du déni de non-droit de certaines zones mais hésite à prendre les mesures nécessaires pour rétablir l’ordre républicain. Le constat est quand même pertinent quand l’ancien président de SOS racisme dénonce une certaine complicité des élus avec les délinquants, une complicité tacite voir active. Sur RTL, Malek Boutih A estimé que les forces de l’ordre sont confrontées à un «nouveau gangstérisme né de la prohibition de la drogue, de l’abandon des territoires, d’une décentralisation qui fait qu’on a des élus locaux parfois, soit qui parlementent avec les voyous, soit les laissent faire, soit qui disent «Il me faut de l’argent, de l’argent»». «La politique du chèque, c’est une politique d’échec», a asséné le soutien de Manuel Valls pour qui «les voyous dont il est question, ce ne sont pas simplement des délinquants, ce sont des gens dont je rappelle qu’une partie d’entre eux aide des terroristes qui assassinent des Français et des policiers.» Pour autant, il se dit contre les «gadgets» tels que «les peines de plus en plus répressives» qui ne dissuadent pas les fauteurs de trouble. «L’urgence, elle est qu’on ait une politique qui s’arrête de s’occuper de ceux qui sont à la marge, et qu’on s’occupe de tous les jeunes de banlieue qui ne sont pas des voyous», milite Malek Boutih. Selon lui, «le contrôle des voyous viendra d’un travail de police et de justice, mais aussi du fait que la population les rejette. Or, aujourd’hui, ils sont parfois comme des poissons dans l’eau dans certains quartiers».

(Avec Le Figaro)

 

 

Politique des banlieues : un raté national (Cambadélis)

Politique des banlieues : un raté national (Cambadélis)

Après Malek Bouthie, c’est Cambadélis qui adresse u carton jaune au gouvernement à propos des banlieues. Selon le premier secrétaire du Parti socialiste, la politique menée pour les banlieues est « un raté national ». Il considère que «   on ne s’occupe pas des banlieues où vivent de très nombreux Français, et ceci depuis très longtemps ». Le député de Paris assure ne pas vouloir « laisser ces populations, ces Français, ces citoyens au bord du chemin ». Jean-Christophe Cambadélis semble par ailleurs ne pas s’inquiéter del’accueil très froid reçu par François Hollande lors de son déplacement à La Courneuve (Seine-Saint-Denis), alors qu’il y avait obtenu 65% des voix lors de la dernière présidentielle. « On verra le score à la prochaine présidentielle, élude-t-il. Ça peut être un score hautement majoritaire. Parce que ce n’est pas ce que proposent la droite et l’extrême droite qui va répondre aux problèmes des quartiers« . L’élu considère toutefois que le Président aurait dû aller « beaucoup plus souvent » en banlieue depuis le début de son mandat.

Après Hollande, Valls en visite électorale dan les banlieues

Après Hollande, Valls en visite électorale dan les banlieues

 

Près la visite chahutée de Hollnde en Seine St Denis, Valls veut monter que, lui, peut rendre une visite apaisée aux banlieues difficiles. Même sans effet d’annonce. De toute évidence Valls se prépare pour le cas où en 2017….Manuel Valls a donc tenté lundi aux Mureaux (Yvelines) de répondre à l’impatience des territoires défavorisés déçus par les politiques gouvernementales, promettant d’ »agir » encore pour enrayer le « sentiment d’abandon » de ces quartiers. A la veille du dixième anniversaire du début de la vague de violences qui avait embrasé les banlieues en 2005, le Premier ministre et dix-sept membres du gouvernement ont fait le point sur le plan lancé au printemps dernier lors d’un premier comité interministériel sur l’égalité et la mixité sociale.   »Dix ans après, nous sommes ici aux Mureaux, pas pour annoncer un nouveau plan Marshall ou pour injecter de nouveaux milliards pour acheter la paix sociale », a-t-il déclaré en référence au projet annoncé par Nicolas Sarkozy lorsqu’il était au pouvoir et raboté faute de moyens budgétaires. « Nous sommes ici, ensemble, pour agir. » Il a dit comprendre l’impatience des citoyens dans l’attente des résultats de la Politique de la ville lancée il y a 30 ans, qui comprend notamment des programmes de rénovation urbaine et de lutte contre le chômage.   »Même si nous agissons depuis longtemps (…), même si nous avons mis des moyens mérités, nécessaires, indispensables, les résultats, tout le monde le sait, ne sont pas encore la hauteur des attentes », a dit le chef du gouvernement.  A l’occasion de ce déplacement, le gouvernement a publié une première liste noire de 36 communes dans lesquelles l’Etat compte reprendre la main pour compenser le refus de la mairie de respecter le quota de 20% à 25% de logements sociaux imposé par la loi Solidarité et renouvellement urbain (SUR).  Y figurent notamment Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), berceau électoral du président des Républicains, Nicolas Sarkozy, et Fréjus (Var), ville dirigée par le Front national.   Programmé le jour du lancement de la campagne des élections régionales des 6 et 13 décembre, ce déplacement était l’occasion de s’adresser à des habitants de quartiers souvent déçus par la politique du gouvernement socialiste, qui y avait fait de bons scores lors des scrutins de 2012.

Banlieues : « ce ne sont plus des émeutiers, ce sont des terroristes »(Boutih)

Banlieues : « ce ne sont plus des émeutiers, ce sont des terroristes »(Boutih)

Le député PS de l’Essonne juge que « les choses sont plus difficiles aujourd’hui » dans certains quartiers de banlieue.  « C’est plus difficile aujourd’hui qu’avant », a-t-il déclaré ce dimanche 25 octobre sur BFMTV. L’ancien président de SOS Racisme estime que la situation a évolué « dans le mauvais sens ». Toutefois, il juge nécessaire de « faire attention aux raccourcis, on ne peut pas faire porter au président de la République la responsabilité de la situation« . « Je pense qu’il y a un toboggan dans lequel on est installé depuis plusieurs années qui nous amène à l’irréparable, puisque maintenant ces quartiers produisent des terroristes« , pense l’élu francilien. « C’est donc extrêmement différent, dix ans après ce ne sont plus des émeutiers, ce sont des terroristes« , insiste-t-il.  Malek Boutih dénonce une mauvaise compréhension du problème : « Tant qu’on n’a pas le bon diagnostic, on se trompe dans les traitements qu’on donne », avertit-il. « Pour l’essentiel des observateurs, au-delà des clivages, la question de la banlieue a toujours été vécue comme ‘ce sont les quartiers pauvres et modestes, quand l’économie ira mieux, ça ira mieux dans ces quartiers’ », estime le député. « Il y a une dimension économique qui est réelle (…), mais ce n’est pas le cœur de la dérégulation. La réponse, elle est politique », affirme Malek Boutih.  « Finalement, ces quartiers, c’est le point le plus déformant d’une évolution générale de la société », estime-t-il encore. Il y voit « un peu l’avant-garde de tous les problèmes qu’on connaît : développement de la violence, individualisation, perte de repères, perte de confiance dans la politique ». En juillet, Malek Boutih avait remis au Premier ministre Manuel Valls un rapport controversé : « Génération radicale ». Il s’y inquiétait de la radicalisation djihadiste de certains jeunes Français.

Hollande soutient les banlieues …et les zones rurales ?

Hollande soutient les banlieues …et les zones rurales ?

 

Hoolnde a encouragé la ration d’entreprise’ dans les banlieues en se rendant à L’Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne). C’est bien mais on se demande quand il se préoccupera aussi des zones rurales en plein désertification voir article) . Hollande  a supervisé la signature d’une levée de fonds de 44 millions d’euros par Impact Partenaires impliquant des banques comme BNP Paribas et des sociétés d’assurances comme Axa, mais aussi la Banque publique d’investissement à hauteur de 13 millions d’euros. Ce fonds permettra d’investir entre 200.000 et un million d’euros dans des PME ayant un chiffre d’affaires compris entre un et 10 millions d’euros afin de soutenir leur développement.  « Nous sommes dans un moment essentiel, celui de la reprise des investissements mais il ne peut pas y avoir d’investissement sans financement. C’est tout le sens de cette initiative », a souligné le chef de l’Etat.  François Hollande a visité l’entreprise de vêtements de style sportswear Wrung, créée en 1995 par cinq amis graffeurs et qui compte désormais 16 salariés, pour un chiffre d’affaires annuel de cinq millions d’euros. « C’est dans les quartiers que les jeunes veulent faire le plus pour la création d’entreprise. C’est là qu’il y a la plus grande envie d’entreprendre, donc on ne doit pas laisser passer cette chance », a dit François Hollande. Selon des données fournies par l’Elysée, le taux de création d’entreprises dans les 1.500 quartiers relevant de la politique de la ville est le double de la moyenne nationale. Alors qu’un habitant sur deux a moins de 25 ans dans ces territoires, plus de la moitié des jeunes souhaitent créer leur entreprise, ajoute-t-on.

 

Chômage : 30% des jeunes dans le monde arabe….comme dans nos banlieues

Chômage :  30% des jeunes dans le monde arabe….comme dans nos banlieues

 

 Une info de l’AFP sans doute pour étonner voire indigner , 30% de jeunes dans les pays arabes sont au chômage. Une information sur une situation pourtant très proche de celle de la France dans nos banlieues. Et fait moins connu  de celle de nos jeunes dans les zones rurales défavorisées. L I n’y a donc pas lieu de regarder avec condescendance ce qui se passe d’as les pays arabes. N’oublions pas que le taux officiel du chômage en France est de 10% , ceste une  moyenne, il y a beaucoup de dispersion autour de cette moyenne. Une moyenne par ailleurs faussée par le faiat que nombre de jeunes ( et d’autres)  ne figurent pas sur les listes de pôle emploi ,‘simplement parce qu’ils ne peuvent toucher aucune indemnité. En fait le taux réel de chômage est de l’ordre de 15% Certes il ya des causes spécifiques dans les pays arabes mais pour les jeunes cela ne change pas grand-chose en matière d’emploi.   Plus de 30% des jeunes arabes sont donc au chômage en raison des conflits dans leurs pays et du manque d’investissements créateurs d’emplois, a indiqué dimanche un responsable arabe. « Le taux de chômage parmi les jeunes arabes jusqu’à l’âge de 30 ans dépasse 30%. Les troubles et le manque d’investissements ont favorisé l’augmentation du nombre des chômeurs », a déclaré à l’AFP le directeur général de l’Organisation arabe du travail, Ahmad Mohammed Luqman. Il a ajouté qu’un grand nombre de diplômés ne parviennent pas à trouver un emploi car leurs spécialisations ne sont pas demandées dans le secteur privé. « En raison des troubles dans plusieurs pays arabes, le nombre des chômeurs arabes a bondi de 2 millions depuis 2011, totalisant les 20 millions », a précisé M. Luqman en marge d’une conférence arabe sur le marché de l’emploi qui se tient à Koweït. A l’ouverture de cette conférence, M. Luqman a indiqué que le taux de chômage dans le monde arabe avait atteint 17% en 2014, soit « trois fois plus que le taux moyen du chômage dans le monde ». « Le nombre de chômeurs va certainement encore augmenter cette année et l’année prochaine », a-t-il dit sans fournir de chiffres. Le directeur général de l’Organisation internationale du travail (OIT), Guy Ryder, a prévenu que la persistance du chômage des jeunes menaçait la stabilité de la région. « Les pays arabes font face à la tâche urgente et inévitable de répondre à la crise aiguë du chômage », a déclaré M. Ryder. « Ne pas offrir (aux jeunes) des opportunités d’un emploi décent, c’est une menace potentielle pour la stabilité de nos sociétés », a-t-il ajouté. Les difficultés économiques se sont accentuées dans les pays touchés par le Printemps arabe, qui a commencé en 2011 en Tunisie avant de s’étendre à l’Egypte, à la Libye, à la Syrie et au Yémen.

 

Banlieues : encore une nouvelle loi

 

Une loi de plus pour les banlieues, cette fois à partir du seul critère de banlieue pauvre. Alors que le climat reste explosif dans les quartiers populaires, comme l’ont rappelé les violences commises à Trappes (Yvelines) en juillet, le président François Hollande a réuni mercredi un séminaire gouvernemental sur la politique de la Ville.  Et le ministre en charge de ce portefeuille, François Lamy , présentera au Conseil des ministres un texte très technique en gestation depuis plusieurs mois.   »Ce projet de loi n’est pas l’alpha et l’oméga de la réponse publique dans les quartiers, il s’agit de réformer les outils de la politique de la Ville », a-t-il déclaré à l’AFP en espérant que les parlementaires puissent l’examiner à l’automne.  Depuis des années, les dispositifs se sont empilés au gré des réformes et des crises pour aboutir à un mille-feuille indigeste, où s’enchevêtrent sans se superposer les Zones urbaines sensibles (ZUS), les Contrats urbains de solidarité (Cucs), les Zones de redynamisation urbaine (ZRU), les Zones franches urbaines (ZFU).  Dans un souci de simplification, le projet de loi prévoit de les remplacer par des « quartiers prioritaires », dont le nombre devrait être de 1.300 contre 2.500 Cucs, ce qui permettra d’éviter un saupoudrage des crédits.  La réforme, envisagée par le précédent gouvernement, avait achoppé en 2009 face à la bronca des élus locaux, soucieux de ne pas perdre de précieux subsides. Pour éviter un tel scénario, le ministre a multiplié les rencontres et il ne rendra publique la nouvelle liste qu’en octobre.  Elle sera établie sur un seul critère, inscrit dans le projet de loi: la pauvreté. Feront partie de la nouvelle carte les zones où la moitié de la population perçoit moins de 60% du revenu fiscal médian, soit moins de 11.000 euros. Exit donc la présence de grands ensembles ou d’autres indicateurs sociaux (taux de propriétaires, de familles monoparentales, chômage…).  Cette définition devrait faire entrer dans la politique de la Ville des quartiers de Guéret (Creuse), Auch (Gers) ou Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) bien qu’ils soient situés dans des régions rurales. « Le critère de pauvreté est le plus englobant », a justifié François Lamy en soulignant, par exemple, que le Nord-Pas de Calais n’avait pas de grands ensembles malgré une grande précarité.  Certes les problématiques à Auch et à Trappes ne sont pas les mêmes, a-t-il reconnu. « Mais c’est déjà le cas entre les Zus de Brest et de Sevran (Seine-Saint-Denis) et tout s’affine ensuite au niveau local dans les contrats passés avec les élus. »  La politique de la Ville se construit en effet autour de contrats passés entre l’Etat et les élus locaux. Le projet de loi prévoit de les réunir dans un contrat de ville unique, signé au niveau de l’agglomération avec l’ensemble des acteurs locaux (Etat, élus mais aussi organismes sociaux, pôle de transport…).  Autre volet de la loi: la rénovation urbaine. Un grand chantier pour les quartiers avait été lancé en 2003 par Jean-Louis Borloo alors ministre de la Cohésion sociale. Il devait totaliser 40 milliards d’euros d’investissements, dont 12 milliards de subventions de l’Agence nationale de la rénovation urbaine (ANRU).  Censé se terminer au 31 décembre, il reste inachevé. Le projet de loi reporte à 2015 sa date de clôture et lance dès 2014 un nouveau programme – qui devrait porter sur 230 nouveaux quartiers – avec un concours de l’ANRU porté à 5 milliards d’euros « ce qui devrait permettre de lever deux à trois fois plus » de fonds, selon le ministre.  Enfin, le projet de loi prévoit une dotation spécifique pour la politique de la Ville. Elle remplacera la Dotation de développement urbain (DDU) qui s’élevait à 75 millions d’euros partagés entre les 100 communes les plus pauvres ayant une Zus.

 

Banlieues : des mesurettes

Banlieues : des mesurettes

Plus de grand plan banlieue ou de mesures d’urgence mais des mesurettes d’affichage. Aucun plan n’a jamais marché et ça va continuer ; la problématique est en effet complexe car il faudrait articuler la remise en cause de l’urbanisme, la lutte contre l’insécurité, la formation, la lutte contre la drogue, le développement économique local, le transport etc.; autant dire mission impossible pour tous les gouvernements qui par ailleurs ignorent tout des réalités socio-économiques des quartiers difficiles. Sans parler des services publics qui n’osent plus s’aventurer dans ces zones, devenues zones de non-droit.  En déplacement à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) mercredi, François Hollande a présidé la signature d’un contrat « emploi franc », un dispositif pour favoriser l’embauche en CDI des jeunes de banlieues. « Une mesure antidiscrimination » pour le chef de l’Etat, un « dispositif électoraliste » pour la responsable UMP Camille Bedin interrogée par leJDD.fr.  François Hollande a souhaité délivrer un « message de confiance » aux quartiers défavorisés. Pour cela, rien de mieux qu’une visite à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), mercredi, où il a mis en œuvre l’une de ses promesses de campagne : combattre le chômage des jeunes en banlieues. Concrètement, il a présidé la signature d’un contrat d’ »emploi franc » avec un jeune de la commune. Ce dispositif de retour à l’emploi créé cette année, s’ajoutant aux emplois d’avenir et aux contrats de génération, consiste en une aide de 5.000 euros, versée en deux fois, à une entreprise qui embauche en CDI une personne de moins de 30 ans résident d’une zone urbaine sensible (ZUS). Interrogé le 12 juillet dernier par leJDD.fr, François Lamy, le ministre délégué à la Ville, évoquait ce dispositif, « une mesure structurelle, parmi d’autres, pour une action de fond ». « C’est une mesure anti discrimination, pour que ces jeunes qui viennent de zones regardées comme parfois comme posant des problèmes puissent avoir une chance », a complété François Hollande, interrogé mercredi par la presse. L’argument ne convainc pas Camille Bedin, secrétaire général adjointe de l’UMP et auteure de Pourquoi les banlieues sont de droite. Jointe par leJDD.fr, elle estime qu’il « ne s’agit que d’un dispositif électoraliste, pour donner l’impression que le pouvoir s’occupe des banlieues à quelques mois des municipales ». Pourtant, le principe d’ »emploi franc » a d’abord été proposé en 2009 par… Camille Bedin elle-même. « Sauf qu’à l’époque, cette mesure s’inscrivait dans le cadre d’une réforme globale du marché du travail », justifie-t-elle avant de noter : « Les emplois francs, ça marchera, mais pour une dizaine de personnes. Ce n’est pas ‘la’ mesure qui règlera le problème du chômage dans les zones défavorisées. » L’UMP comme le PS font le même constat sur l’emploi dans les banlieues. Quand François Hollande a affirmé mercredi que « le taux de chômage double » dans les communes défavorisées « aussi bien pour les plus de 25 ans que pour les moins de 25 ans », il arrive aux mêmes conclusions que la droite. « Il y a toutefois une différence majeure dans le traitement des problèmes », assure Camille Bedin, développant : « A droite, il y a l’égalité des chances et la mise en avant de la méritocratie. La gauche, elle, traite les habitants des quartiers comme des assistés, les rendant dépendants sur un plan électoral. » François Lamy rejette cette idée, constatant au contraire que « les banlieues veulent simplement dans leur quartier les mêmes politiques publiques qu’ailleurs ». Et les mesures « structurelles », que le ministre compte « faire passer petit à petit », « ont pour objectif de normaliser la situation dans les quartiers ». François Lamy refuse « de faire un énième plan d’urgence pour les banlieues », pique adressée à la majorité précédente qui avait tenté, en 2007, de mettre sur pied un « plan banlieues » sans y parvenir. A cet effet, le projet de loi qu’il présentera vendredi en Conseil des ministres n’est, selon lui, « ni l’alpha ni l’oméga de la politique de la Ville ».

 

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