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Plan banlieue en Seine-Saint-Denis: des mesures cosmétiques ?

Plan banlieue en Seine-Saint-Denis: des mesures cosmétiques ?

On peut légitimement se demander si les mesures décidées par le gouvernement pour la seine Denis sont bien à la hauteur des enjeux. Pour l’essentiel, il s’agit de renforcer les effectifs de service public. La situation particulièrement dégradée en Seine-Saint-Denis rappelle malheureusement que le rapport Borloo proposant une réforme particulièrement aboutie pour  transformer les banlieues a été brutalement rejetée par Macron essentiellement parce que ce dernier  craignait une éventuelle concurrence politique de l’intéressé. Il ne faut guère s’étonner ensuite si le communautarisme- voire le radicalisme – se développe sur fond de trafic de drogue. Mais cette problématique n’est pas vraiment la préoccupation de Macron qui préfère parler d’immigration alors que  la question prioritaire doit être le traitement de quartiers sensibles et l’intégration de populations d’origine étrangère. Ce département, le plus pauvre de France est affecté par un sous-développement économique, un manque crucial de service public est une criminalité record. En cause notamment, le fait que nombre de quartiers ont été complètement abandonnés et livrés à la seule régulation économique et sociale du trafic de drogue. Un trafic de drogue qui permettrait de faire vivre au moins 100 000 personnes sur une estimation de 200 000 pour l’ensemble de la France ! L’Etat donc mettre des enseignants en plus, des policiers ,des moyens de la justice supplémentaires. La question est de savoir, si  il y aura véritablement la volonté de nettoyer le trafic de drogue qui gangrène un département avec souvent la complicité des autorités publiques. Les mesures annoncées par le Premier ministre font suite à un rapport parlementaire soulignant l’insuffisance de moyens des services publics et la détérioration économique et sociale du département, notamment de l’insécurité qui y règne.

.La Seine-Saint-Denis affiche le taux de criminalité le plus important de France métropolitaine. A titre d’exemple, 18% des faits de trafic et revente de stupéfiants commis en France l’ont été en Seine-Saint-Denis. En Ile-de-France, les habitants du départements sont les plus enclins à éprouver un sentiment d’insécurité (61,7% contre 55,3% pour la région).

« Ce climat particulier nourrit l’attitude très critique des habitants du département à l’égard du ‘service rendu’ par les forces de sécurité », note le rapport.

« Si l’image de la police est détériorée en Seine-Saint-Denis, celle de la justice est également atteinte » poursuit le rapport, mettant en cause les délais de justice qui créent « un sentiment d’impunité des délinquants ». A Aubervilliers par exemple, le délai d’audiencement est de douze mois contre deux mois à Paris. Toujours à Aubervilliers, la durée moyenne de traitement des affaires du tribunal d’instance est de 8,6 mois contre 4,4 mois au tribunal d’instance du 18e arrondissement de Paris.

La réponse du gouvernement. Côté police, le gouvernement souhaite recruter 50 policiers supplémentaires à répartir à Saint-Denis et La Courneuve. D’ici 2021, le plan de l’Etat prévoit le déploiement de 100 postes d’officiers de police judiciaire supplémentaires. Il est aussi prévu de rénover les commissariats d’Aulnay-sous-Bois et Épinay d’ici 2023, pour un budget de 30 millions d’euros.  Concernant la justice, l’objectif du gouvernement est de permettre d’accélérer la chaîne judiciaire. Pour y parvenir, 35 postes de greffiers et 12 postes de magistrats vont être créés.

Le constat du rapport. Que ce soit dans l’éducation, de la justice ou de la police, le rapport parlementaire mettait en cause le « turnover » des fonctionnaires: 37,7% des professeurs des écoles primaires restent par exemple moins de deux ans dans leur établissement, contre 26,5% en France. Du côté des professions judiciaires, chaque année, le TGI de Bobigny renouvelle d’un tiers des effectifs des magistrats du siège, un phénomène qui a pour conséquence de ralentir le traitement des dossiers.

Au turnover s’ajoute l’inexpérience des agents: le territoire étant peu attractif, ils sont nombreux à sortir tout juste de l’école. L’exécutif souhaite fidéliser les fonctionnaires en leur accordant une prime de 10.000 euros à condition de rester au moins cinq ans en poste. Cette prime, qui pourrait être mise en place au premier semestre 2020, a pour double objectif de répondre au problème du turnover et l’inexpérience des fonctionnaires. À cela s’ajoute un parc immobilier lui aussi piteux états.

 « L’habitat privé dégradé joue le rôle de parc social en Seine-Saint-Denis et constitue une cible de choix pour les marchands de sommeil », souligne le rapport. Le taux de logements privés potentiellement indignes atteindrait 7,5% en Seine-Saint-Denis avec des pointes de 20 à 40% dans certains de quartiers près de Paris.

Macron fait son show en banlieue

Macron fait son show en banlieue

 

Comme d’habitude Macron  a fit son show, cette fois en banlieue devant un public savamment trié comme les intervenants. Bref, davantage un cours donné par le professeur Macron qu’un vrai débat. On est loin de discerner dans les réponses de Macron le plan anti ghetto que proposait Jean-Louis Borloo et qui a été jeté aux orties sans ménagement par Macron. On se souvient qu’il y a neuf mois Macron avait suscité la colère d’une partie des élus de banlieue en ne reprenant que quelques points du rapport Borloo, le chef de l’Etat était attendu au tournant par des édiles toujours échaudés par la baisse du nombre de contrats aidés. Sur ce point Macron a fait un petit mea culpa mais sans engagement précis. Comme d’habitude macro, s’est surtout justifié. Au sommet de l’Etat, on met en avant le fait que 26 des 40 mesures annoncées en juillet sont “atteintes ou en cours de déploiement” – dont la signature de 3.600 emplois francs dans sept territoires d’expérimentation ou encore le dédoublement des classes de CP et CE1.Dans une circulaire datée du 22 janvier, l’exécutif insiste également sur les 175 projets validés par l’agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) et les 4 milliards d’euros mis à disposition des collectivités territoriales et des bailleurs sociaux. Finalement on a assez peu abordé les questions fondamentales relatives à la sécurité et au développement économique. Depuis 40 ans et une dizaine de “plans banlieue” lancés dans les quartiers avec un bilan mitigé, les attentes restent toujours fortes dans les banlieues françaises. Les 1.500 quartiers labélisés “politique de la ville” (QPV), où vivent 5,5 millions de personnes, affichent encore des taux de chômage et de pauvreté nettement supérieurs à la moyenne nationale. Et surtout la drogue constitue un moyen de régulation économique et sociétal.

Banlieue: trois kalachnikovs et un lance-roquette : De mieux en mieux !

Banlieue: trois kalachnikovs et un lance-roquette : De mieux en mieux !

Régulièrement de règlements de compte sur fond de trafic de drogue, des violences partout à l’école, contre les services et bâtiments publics, un lynchage. Cette fois ce sont rois kalachnikovs, un lance-roquettes et un fusil à pompe qui ont été retrouvés ce mardi dans une voiture stationnée à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), a-t-on appris de source proche de l’enquête.  Les armes ont été saisies par des policiers de la BRI (Brigade de recherche et d’intervention) et de la police judiciaire de Seine-Saint-Denis, a précisé cette source, confirmant une information d’Europe 1.La voiture était stationnée dans une rue près du quartier des Francs-Moisins. Aucune interpellation en lien avec l’affaire n’avait eu lieu mardi soir.  En août 2017, un lance-roquettes, des explosifs, du matériel de police, et plusieurs kilos de cannabis avaient été retrouvés dans une autre cité de la ville, la cité Jacques-Duclos, minée par le trafic de drogue. Une occasion pour les élites de découvrir la violence des banlieues et de s’en offusquer à droite comme à gauche. Comme si le phénomène était nouveau. En fait le terme banlieue sensible est même inapproprié car le phénomène touche presque tous les quartiers des grandes villes. Officiellement on compte près de 800 quartiers sensibles en France ;  en fait,  il y en a bien davantage et chaque ville (même les plus petites de 10 000 à 30 000 habitants) est affectée. Ce qui caractérise ces zones c’est d’abord leur état juridique de non-droit : les services officiels hésitent à s’y rendre. C’est surtout le marché généralisé de la drogue avec souvent des échoppes sur le bord des trottoirs au vu de tous. On vient y faire son marché. Ensuite la violence précisément entre bandes pour se partager le gâteau. Le chômage est un mal endémique avec 25 à 30 % de jeunes sans emploi dont beaucoup ont abandonné l’école avant 12 ans. Avec aussi en toile de fond un communautarisme qui refoule les valeurs et les usages de la république aux frontières du quartier. Dans ces zones, à partir d’une certaine heure dans la soirée il ne fait pas bon de se promener à pied. Régulièrement des violences sont signalées : violence verbale, violence physique avec la distraction préférée qui consiste à brûler des voitures. Les municipalités locales, les services officiels et la presse sont relativement complices et font tout pour qu’on évite de parler de ces différents débordements. Encore une fois, il ne s’agit pas seulement des quartiers des grandes villes type Paris, Marseille ou Lyon mais de toutes les villes moyennes et même petites. Des sortes de zones hors la république que les services officiels finalement tolèrent en considérant qu’ainsi on arrive à circonscrire le mal géographiquement. Un aveuglement, une hypocrisie et un manque de courage qui fait honte à la république et menace évidemment la cohésion de la société. Comment nous élites pourrait-il d’ailleurs connaître cette réalité puisque pour la quasi-totalité il n’habite pas dans ces zones et ne fréquentent pas les habitants qui y résident.

Morts de jeunes en banlieue : l’indifférence ?

Morts de jeunes en banlieue : l’indifférence ?

 

 

C’est finalement dans une certaine indifférence que les grands médias égrainent presque chaque jour les événements qui rendent compte de violence de jeunes dans des quartiers sensibles sur fond de trafic de drogue. Il est vrai que la plupart des responsables ou de ceux qui font l’opinion résident rarement près de ces zones difficiles qui se situent de plus en plus hors de la république. Deux  jeunes bien encore d’être tués mardi et mercredi en région parisienne Depuis 2016, environ 250 affrontements ont été enregistrés, soit plus d’un tous les trois jours. Il y a eu notamment  le lynchage d’un jeune de 17 ans mercredi 26 septembre, suite à un des règlements de compte entre bandes à Garches les Gonesses. Le phénomène touche presque tous les quartiers des grandes villes. Officiellement on compte près de 800 quartiers sensibles en France ;  en fait,  il y en a bien davantage et chaque ville (même les plus petites de 10 000 à 30 000 habitants) est affectée. Ce qui caractérise ces zones c’est d’abord leur état juridique de non-droit : les services officiels hésitent à s’y rendre. C’est surtout le marché généralisé de la drogue avec souvent des échoppes sur le bord des trottoirs au vu de tous. On vient y faire son marché. Ensuite la violence précisément entre bandes pour se partager le gâteau. Le chômage est un mal endémique avec 25 à 30 % de jeunes sans emploi dont beaucoup ont abandonné l’école avant 12 ans. Avec aussi en toile de fond un communautarisme qui refoule les valeurs et les usages de la république aux frontières du quartier. Dans ces zones, à partir d’une certaine heure dans la soirée il ne fait pas bon de se promener à pied. Régulièrement des violences sont signalées : violence verbale, violence physique avec la distraction préférée qui consiste à brûler des voitures. Les municipalités locales, les services officiels et la presse sont relativement complices et font tout pour qu’on évite de parler de ces différents débordements. Encore une fois, il ne s’agit pas seulement des quartiers des grandes villes type Paris, Marseille ou Lyon mais de toutes les villes moyennes et même petites. Des sortes de zones hors la république que les services officiels finalement tolèrent en considérant qu’ainsi on arrive à circonscrire le mal géographiquement. Un aveuglement, une hypocrisie et un manque de courage qui fait honte à la république et menace évidemment la cohésion de la société. Comment nous élites pourrait-il d’ailleurs connaître cette réalité puisque pour la quasi-totalité, ils n’habitent pas dans ces zones et ne fréquentent pas les habitants qui y résident.

Violence école : à l’image de la banlieue

Violence école : à l’image de la banlieue

 

Une violence à l’école qui est à l’image de celle de a banlieues et des quartiers sensibles.  A Créteil, Un élève de 16 ans a braqué un pistolet – qui se révélera par la suite factice – sur la tempe d’une de ses professeures. Un exemple  dramatique d’un climat très dégradé dans les collèges et lycées français. Des problématiques dépassent très largement l’éducation nationale », d’après les syndicalistes. Pour preuve, le lynchage d’un jeune de 17 ans mercredi 26 septembre, suite à un des règlements de compte entre bandes à Garches les Gonesses. Et l’occasion pour les élites de découvrir la violence des banlieues et de s’en offusquer à droite comme à gauche. Comme si le phénomène était nouveau. En fait le terme banlieue sensible est même inapproprié car le phénomène touche presque tous les quartiers des grandes villes. Officiellement on compte près de 800 quartiers sensibles en France ;  en fait,  il y en a bien davantage et chaque ville (même les plus petites de 10 000 à 30 000 habitants) est affectée. Ce qui caractérise ces zones c’est d’abord leur état juridique de non-droit : les services officiels hésitent à s’y rendre. C’est surtout le marché généralisé de la drogue avec souvent des échoppes sur le bord des trottoirs au vu de tous. On vient y faire son marché. Ensuite la violence précisément entre bandes pour se partager le gâteau. Le chômage est un mal endémique avec 25 à 30 % de jeunes sans emploi dont beaucoup ont abandonné l’école avant 12 ans. Avec aussi en toile de fond un communautarisme qui refoule les valeurs et les usages de la république aux frontières du quartier. Dans ces zones, à partir d’une certaine heure dans la soirée il ne fait pas bon de se promener à pied. Régulièrement des violences sont signalées : violence verbale, violence physique avec la distraction préférée qui consiste à brûler des voitures. Les municipalités locales, les services officiels et la presse sont relativement complices et font tout pour qu’on évite de parler de ces différents débordements. Encore une fois, il ne s’agit pas seulement des quartiers des grandes villes type Paris, Marseille ou Lyon mais de toutes les villes moyennes et même petites. Des sortes de zones hors la république que les services officiels finalement tolèrent en considérant qu’ainsi on arrive à circonscrire le mal géographiquement. Un aveuglement, une hypocrisie et un manque de courage qui fait honte à la république et menace évidemment la cohésion de la société. Comment nous élites pourrait-il d’ailleurs connaître cette réalité puisque pour la quasi-totalité il n’habite pas dans ces zones et ne fréquentent pas les habitants qui y résident.

 

Violences banlieue : encore un mort, de 12 ans

Violences banlieue : encore un  mort, de 12 ans

 

Nouveau règlement de comptes en banlieue, cette fois aux Lilas. La conséquence directe du mépris de Macron pour les banlieues. On se souvient que, Macron a enterré, sans ménagement pour son auteur, le rapport Borloo. Certes on ne pouvait pas attendre à une reprise intégrale de ce plan très ambitieux, certes ce plan faisait suite à bien d’autres qui n’ont pas toujours montré une grande efficacité mais Macron a non seulement enterré le rapport Borloo mais aussi la problématique renvoyée à une question subalterne ; Il fallait donc attendre une future explosion ou la répétition d’actes inqualifiables comme dans la région parisienne avec le lynchage d’ados , à Marseille ou la police a été visée par des armes lourdes pour que Macron manifeste un peu de considération des ces zones en déshérence économique et républicaine.  De la part de Macron,  «Il n’y a aucun engagement concret, et c’est le vide sidéral. Pourquoi avoir fait appel à Jean-Louis Borloo, alors qu’on le dénigre tant aujourd’hui?» s’est interrogé le député LR Damien Abad. «Jean-Louis Borloo, comme beaucoup de maires de France dans des villes de banlieue, a-t-il souligné, n’a aucune leçon à recevoir de celles et ceux qui n’ont pas vécu en banlieue.»L’Elysée a en effet désapprouvé le plan très ambitieux de Borloo jugé trop coûteux, seconde raison plus fondamentale celle-là : la banlieue pour Macron n’est pas vraiment la priorité. Il est plus à l’aise pour parler des start-ups et des premiers de cordée que des exclus, des paumés ou tout simplement des pauvres.  Plus de 5,5 millions de personnes vivent dans ces quartiers qui affichent encore des taux de chômage et de pauvreté nettement supérieurs à la moyenne nationale et comptent toujours deux fois moins de médecins généralistes, près de cinq fois moins de crèches par département !  La plupart des mesures de formation et d’insertion du rapport Borloo ont été balayées. D’où la colère des maires et ONG concernées. En attendant des jeunes meurent lors de règlements de compte relatifs le plus souvent au trafic de drogue.

Lynchage Banlieue : la découverte de la violence par les élites

Lynchage Banlieue : la découverte de la violence par les élites

67 point de suture après le lynchage d’un jeune de 17 ans mercredi 26 septembre, suite à un des règlements de compte entre bandes à Garches les Gonesses. Et l’occasion pour les élites

de découvrir la violence des banlieues et de s’en offusquer à droite comme à gauche. Comme si le phénomène était nouveau. En fait le terme banlieue sensible est même inapproprié car le phénomène touche presque tous les quartiers des grandes villes. Officiellement on compte près de 800 quartiers sensibles en France ;  en fait,  il y en a bien davantage et chaque ville (même les plus petites de 10 000 à 30 000 habitants) est affectée. Ce qui caractérise ces zones c’est d’abord leur état juridique de non-droit : les services officiels hésitent à s’y rendre. C’est surtout le marché généralisé de la drogue avec souvent des échoppes sur le bord des trottoirs au vu de tous. On vient y faire son marché. Ensuite la violence précisément entre bandes pour se partager le gâteau. Le chômage est un mal endémique avec 25 à 30 % de jeunes sans emploi dont beaucoup ont abandonné l’école avant 12 ans. Avec aussi en toile de fond un communautarisme qui refoule les valeurs et les usages de la république aux frontières du quartier. Dans ces zones, à partir d’une certaine heure dans la soirée il ne fait pas bon de se promener à pied. Régulièrement des violences sont signalées : violence verbale, violence physique avec la distraction préférée qui consiste à brûler des voitures. Les municipalités locales, les services officiels et la presse sont relativement complices et font tout pour qu’on évite de parler de ces différents débordements. Encore une fois, il ne s’agit pas seulement des quartiers des grandes villes type Paris, Marseille ou Lyon mais de toutes les villes moyennes et même petites. Des sortes de zones hors la république que les services officiels finalement tolèrent en considérant qu’ainsi on arrive à circonscrire le mal géographiquement. Un aveuglement, une hypocrisie et un manque de courage qui fait honte à la république et menace évidemment la cohésion de la société. Comment nous élites pourrait-il d’ailleurs connaître cette réalité puisque pour la quasi-totalité il n’habite pas dans ces zones et ne fréquentent pas les habitants qui y résident.

Banlieue : la déception et la colère (Gilles Poux, maire de La Courneuve)

Banlieue : la déception  et la colère (Gilles Poux, maire de La Courneuve)

Déception et colère, la réaction de Gilles Poux, maire communiste de La Courneuve après la déclaration de Macron sur les banlieues (interview France info).

 

 

Franceinfo : Quel est votre sentiment après ce long discours d’Emmanuel Macron ?

Gilles Poux : Je suis déçu. Je ne m’attendais pas à grand chose, mais je suis quand même très déçu. Une nouvelle fois, on passe complètement à côté de la réalité de la situation dans les banlieues. Dans son rapport, Jean-Louis Borloo avait pourtant établi un diagnostic simple : ces territoires sont abandonnés par la République, sont mal dotées et n’ont pas un accès au même titre que les autres aux services publics, ce qui crée de graves inégalités.

Pour pallier tout cela, Borloo a remis des propositions concrètes. Mais le président n’en a pas tenu compte.

A l’inverse, on continue de demander aux collectivités territoriales de réduire leurs dépenses de fonctionnement. Donc de réduire l’accès des populations aux services publics de proximité. C’est le serpent qui se mord la queue.

En refusant d’annoncer un nouveau « plan banlieues », Emmanuel Macron a expliqué vouloir rompre avec des décennies de politique de la ville qui se sont avérées inefficaces…

D’abord, ce n’est pas tout à fait vrai. Les différents plans pour la banlieue ont tout de même permis de faire évoluer certaines choses sur nos territoires. Malgré le peu de moyens alloués pour les mettre en place, les précédents plans affirmaient au

Bien sûr, il y a des problèmes de sécurité de drogues et de radicalisation dans ces quartiers. Mais le véritable problème, c’est qu’il n’y a jamais eu de réels engagements sur les questions sociales. Je parle de l’école, de l’accès aux services publics, de l’emploi…

Sur ces questions, Emmanuel Macron a promis 30 000 stages pour les élèves de troisième de ces quartiers et la mise en place d’un « testing » anti-discrimination dans les entreprises. Ce n’est que de la poudre aux yeux ?

Je ne dis pas que cela sert à rien. Il faut accompagner les jeunes en troisième. Pour la discrimination à l’embauche, évidemment que cela existe. On le sait depuis très longtemps. Mais globalement, ce ne sont pas ces annonces qui vont inverser les logiques auxquelles nous sommes confrontés.

Je prend un exemple : au Pôle emploi de La Courneuve, il y a un conseiller pour 250 chômeurs ! En France, la moyenne c’est un conseiller pour moins de 100 chômeurs. C’est justement sur ce point qu’on l’attendait. Et encore une fois, cela ne changera pas.

Emplois francs banlieue : début très timides

Emplois francs banlieue : début très timides

 

 

 

 

Un début plus que timide des emplois francs pour les résidents de quartiers en difficultés. Seulement 300 contrat signés (ou en cours de signature !)  . Il s’agit de relancer l’expérience qui vise à encourager l’embauche par les entreprises de jeunes de quartiers en difficultés. En fait une expérience qui risque encore d’échouer car la vraie question est celle de la formation des intéressés. « Cette proposition n’est que la répétition d’une mesure qui a été déjà mise en place et expérimentée, et qui a échoué. » « Nous nous sommes vite aperçus que ce dispositif ne concernait que les jeunes qui n’avaient aucun mal à trouver un emploi par leurs propres moyens, explique François Lamy, ministre délégué à la ville entre 2012 et 2014. Sur le fond, il ne résolvait rien du vrai problème des jeunes des quartiers : le manque de formation et l’absence de réseau. »  Le nouveau système de prime pour les entreprises embauchant les habitants des quartiers prioritaires, « n’a rien à voir » avec celui qui a échoué, assure le député LREM Matthieu Orphelin, qui milite depuis l’été dernier pour l’introduction de cette mesure, votée à l’automne lors de l’examen du budget. Mais son lancement intervient à un moment où les banlieues et quartiers populaires donnent de la voix, se sentant délaissés au profit des villes ou du monde rural. Ainsi, Stéphane Gatignon, maire de Sevran (Seine-Saint-Denis) qui avait soutenu Emmanuel Macron en 2017, vient de démissionner de son mandat avec fracas, déplorant la « vision lointaine » et le « mépris » des gouvernants envers des territoires touchés par la pauvreté et le chômage.  Ces nouveaux « emplois francs » vont contribuer à « réduire le chômage de masse dans les quartiers » veut croire Matthieu Orphelin, en insistant sur les critères retenus, bien différents des précédents. Dans l’ancien dispositif,, seuls 250 contrats avaient été signés entre 2013 et 2014 sur un objectif initialement prévu de 10.000 sur trois ans, contraignant le gouvernement à arrêter les frais.  L’expérimentation actuelle  a débuté le 1er avril dans sept territoires (Seine-Saint-Denis, Seine-et-Marne, Val d’Oise, Essonne, à Lille, Marseille et Angers) et doit se poursuivre jusqu’à la fin 2019, avant une généralisation prévue en 2020. « Selon les premières remontées, depuis 1er avril dernier, 280 contrats ont déjà été signés ou sont en cours de signature, dont une centaine en Ile-de-France », peut-on lire dans un communiqué conjoint des deux ministères. Le dispositif prévoit une prime à l’embauche de 5.000 euros par an sur trois ans pour toute entreprise ou association qui engagerait en CDI un habitant d’un quartier prioritaire. Les primes seront de 2.500 euros par an sur deux ans pour les entreprises ou associations qui recruteraient un habitant en CDD de plus de six mois.

 

 

Banlieue : « déconnexion » de la classe politique »

Banlieue : « déconnexion » de la classe politique »

Maire démissionnaire de Sevran, Stéphane Matignon a dénoncé ce dimanche la « déconnexion du personnel politique avec la banlieue ». Invité de BFM Politique, l’élu de Seine-Saint-Denis a estimé qu’il y avait « une crise politique profonde en France et une crise des institutions » avec des gouvernants et une haute administration « qui se déconnectent de la réalité du terrain ». « Je pense que les partis politiques n’ont plus la vision de la société. (…) Il y a cette déconnexion qui existe avec la classe politique. On a éliminé le vieux monde et qu’est-ce qui le remplace? Des gens qui ne connaissent pas notre réalité et qui ont une incompréhension de ce qu’est la banlieue », s’est agacé Stéphane Matignon.

Macron : encore un plan banlieue !

Macron : encore un plan banlieue !  

 

Après Chirac, Sarkozy, Hollande,  Macron  annonce lui aussi son plan banlieue. Ce sera le 11e plan banlieue !  Difficile d’être en désaccord avec les considérations générales qui justifient ce plan mais on a déjà entendu des discours assez proches. Reste à savoir si ses intentions seront suivies de mesures effectives et significatives. De toute manière,  la problématique n’est pas simple car il faut prendre en considération des dimensions sociales, économiques, culturelle s et sécuritaires.  L’annonce de ce plan banlieue est aussi l’occasion pour Macron de rééquilibrer un peu sa politique à gauche car jusqu’alors il a surtout donné l’impression d’après les sondages de marcher surtout sur la jambe droite. Une question de pédagogie car la dialectique de Macron apparaît souvent trop techno, comme celle du gouvernement ou des représentants de LREM. Un problème de fond aussi lié aux disparités entre les mesures de nature économique et les mesures sociales. Macon annonce donc Un “plan de mobilisation générale”, fruit d‘une concertation entre l‘Etat, les collectivités locales et les acteurs du terrain, sera présenté d‘ici février et se concentrera sur une dizaine de quartiers “particulièrement en difficulté”. “Ceux qui habitent les villes les plus pauvres sont des enfants de la République, ils ont droit à la même réussite que les autres”, a dit le chef de l‘Etat lors d‘un discours dans le quartier de la Bourgogne à Tourcoing. “Ils ne demandent pas de l‘aide, des subventions, des contrats de seconde zone, des dispositifs spécifiques”. “Ils veulent qu‘on leur apporte la possibilité d‘accéder à la même chose que les autres”, a-t-il ajouté. Il s‘agit donc de “ramener le droit commun dans les quartiers afin que chacun ait accès aux mêmes services” et de “rétablir ce socle minimal qui a parfois été oublié”. Quarante ans après le premier “plan banlieue” – qui a été suivi de dix autres aux succès mitigés -, les quelque 1.500 quartiers politique de la ville (QPV) continuent d‘afficher un taux de chômage près de trois fois supérieur au taux national et un taux de pauvreté de 40%. Ces quartiers comptent par ailleurs toujours deux fois moins de médecins généralistes, près de cinq fois moins de crèches et de nombreux services publics ont au fil des ans disparu. Pour y remédier, Emmanuel Macron propose notamment le dédoublement des classes de CP dans les zones REP+ – effectif depuis la rentrée -, la mise en place de la police de sécurité du quotidien – qui sera expérimentée sur certains territoires début 2018 – et le doublement des maisons de santé. Pour favoriser l‘accès de tous à l‘emploi, le chef de l‘Etat mise sur les “contrats francs” – un dispositif qui accorde une prime aux entreprises embauchant un habitant d‘un quartier populaire – dès 2018 via une phase d‘expérimentation avant une généralisation en 2020. Ce plan banlieue constitue un enjeu pour Emmanuel Macron, accusé depuis le début du quinquennat de favoriser les plus aisés, notamment par des élus locaux échaudés par la baisse des aides au logement et la diminution du nombre de contrats aidés.

Plan emploi banlieue de Hollande : 5 euros par habitant !

Plan emploi banlieue de Hollande : 5 euros par habitant !

 

 

 

Officiellement on compte 1500 quartiers sensibles qui regroupent 11 millions d’habitants avec des taux de chômage de l’ordre de 20%. Pour résoudre le problème Hollande « en campagne » à La Courneuve (où il a été chahuté)  a lancé  le gadget de «  l’agence France entrepreneurs » dotée de 60 millions pour toute la France. Ce qui fait 5 euros par habitant ! Pas étonnant si  François Hollande a reçu mardi un accueil agité à La Courneuve, banlieue populaire de Seine-Saint-Denis où il a annoncé la création de la fameuse « Agence France entrepreneurs », destinée à coordonner l’aide aux entreprises dans les territoires dits fragiles.  Dix ans après la flambée de violences de 2005 dans les banlieues, le chef de l’Etat a lancé un appel au développement économique dans les territoires touchés par le chômage.   »Il n’y a pas de quartiers perdus dans la République, pas une France périphérique à côté de la France des villes (…). Non, il y a une France dans laquelle l’égalité doit être assurée », a-t-il déclaré. Avant d’entrer dans une pépinière d’entreprises pour y prononcer son discours, François Hollande a été copieusement hué par des personnes qui étaient venues l’attendre.   »Le changement, c’est quand ? On vit dans la misère à La Courneuve », a crié un homme à l’adresse du président, entouré d’un important service d’ordre. « Je viens dix ans après ce qui s’était produit, ce drame terrible de Clichy, les émeutes qui avaient eu lieu », a dit François Hollande à des journalistes à son arrivée. « On doit mettre de l’apaisement. On doit mettre aussi de la cohérence et de la solidarité. »  L’agence entend rationaliser les aides aux projets et les faire parvenir dans les zones défavorisées du pays pour favoriser la création d’entreprises, aider les très petites entreprises et promouvoir l’innovation. Avec 5 euros par habitant, la création d’emplois dans les quartiers difficiles est assurée !

Hollande chahuté pendant sa campagne …en banlieue à la Courneuve

Hollande chahuté pendant sa campagne …en banlieue à la Courneuve

 

 

Hollande a été chahuté à la Courneuve pour son premier déplacement «en campagne «. Il venait lancer l’agence France entrepreneurs doté de 60 millions  pour toute la France. Un vrai gadget ! Cela représente 5 euros par habitant. Alors Hollande compte sur les auto-entrepreneurs. Il prédit qu’on pourra en compter 11 000 de plus en 2017; où a-t-il pris ces chiffres? Personne ne le sait. De toute manière même si ce chiffre était réel on serait loin de résoudre le problème de plus d’un million de chômeurs qui se trouvent dans ces quartiers difficiles.  La Courneuve avait été le théâtre de violences à l’automne 2005 quand les banlieues françaises s’étaient embrasées après la mort de deux jeunes poursuivis par la police à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Depuis le début de l’année, le chef de l’Etat a effectué une vingtaine de déplacements dans des banlieues populaires en France, selon l’Elysée. Dotée de 60 millions d’euros, l’Agence France entrepreneurs lancée par le chef de l’Etat sera dirigée par l’entrepreneur d’origine syrienne Mohed Altrad. S’ajouteront à cette somme 50 millions d’euros issus du programme d’investissements d’avenir pour apporter des fonds propres à des projets. « D’ici 2017, 10.000 entrepreneurs qui ont le potentiel pour créer des emplois et qui pour l’instant sont réticents à le faire (…) seront identifiés et appuyés pour leur premier recrutement », a par ailleurs annoncé François Hollande.  L’agence entend rationaliser les aides aux projets et les faire parvenir dans les zones défavorisées du pays pour favoriser la création d’entreprises, aider les très petites entreprises et promouvoir l’innovation.  Un rapport commandé par le Premier ministre soulève un problème d’efficacité des aides dans les territoires « fragiles » où vivent plus de 11,5 millions d’habitants, Outre-mer compris.  La France mobilise 2,7 milliards d’euros par an pour l’aide à la création d’entreprises « mais l’action publique manque d’objectifs partagés et évalués. Elle ne cible pas suffisamment les territoires fragiles », lit-on dans ce document remis mardi.

Hollande : retour en banlieue en prévision des élections

Hollande : retour en banlieue en prévision des élections

 

Classique avant lez élections la gauche reparle des banlieues. On va même créer un comité interministériel consacré au renforcement de la mixité social. Une nouvelle structure auusi inefficace que toues les autres car ces comités ne servent à rien dans la mesure où les problèmes peuvent être traités en conseil des ministres. Le Président est donc  bientôt de retour en banlieue. François Hollande se rendra à la Courneuve mardi 20 octobre. Ce déplacement revêt une valeur symbolique. Il intervient quelques jours avant le dixième anniversaire des émeutes qui ont secoué les banlieues de l’Hexagone pendant plus d’une semaine au mois de novembre 2005 après la mort de deux adolescents, Zyed Benna et Bouna Traoré, le 27 octobre 2005, électrocutés dans l’enceinte d’un poste électrique alors qu’ils cherchaient à échapper à un contrôle de police à Clichy-sous-Bois.   Le chef de l’État mettra ce déplacement à profit pour rappeler les engagements qu’il a pris en faveur des quartiers défavorisés lors de sa conférence de presse du 5 février dernier, lors de laquelle il avait notamment promis de faire « que chacun de ses enfants puisse réussir sa vie et ne pas se sentir discriminé ou mis de côté parce qu’il vit dans un quartier ». Dans cette perspective, François Hollande avait annoncé la formation d’un comité interministériel consacré au renforcement de la mixité social, la création d’une Agence nationale pour le développement économique sur les territoires et souhaité que la loi de Solidarité et de renouvellement urbain soit strictement appliquée. Il s’était également engagé à augmenter le montant des aides et associer les militants de quartiers dans les conseils citoyens prévus dans les futurs contrats de ville.

Hollande emplois francs banlieue doublés

Hollande emplois francs banlieue doublés

 

Hollande force sur les emplois aidés, après les contrats d’avenir ouverts maintenant au privé ce sont les emplois francs qui seront doublés. François Hollande a annoncé samedi à Auch le doublement en 2013 du nombre « des emplois francs », qui passera à 5.000, « compte tenu du succès » de ce dispositif de soutien à l’emploi des jeunes issus des quartiers défavorisés. « Nous avions prévu 2.500 emplois francs pour 2013. Compte tenu du succès, je vais doubler leur nombre. Il y en aura 5.000″, a déclaré le chef de l’Etat au cours d’une table ronde dans un quartier populaire, le Garros.  Ce dispositif expérimental d’accès ou de retour à l’emploi lancé début juillet consiste en une aide de 5.000 euros, versée en deux fois, à une entreprise qui embauche en CDI un jeune de moins de 30 ans résident d’une zone urbaine sensible (ZUS). Au départ, quelque 10.000 emplois de ce type devaient être signés dans les trois ans à venir.  Le jeune embauché doit résider depuis au moins six mois en ZUS et faire état d’une durée de douze mois minimum de recherche d’emploi sur les dix-huit derniers mois. Il n’y a pas de condition de diplôme.

Banlieue: encore un nouveau plan

Banlieue: encore un nouveau plan

Pas question de lancer « un plan Marshall des banlieues » ni « un plan de sauvetage miraculeux « , a martelé Jean-Marc Ayrault.  Sans doute un plan comme d’habitude et à moyens constants. La campagne électorale set loin comme les banlieues. Les 27 mesures adoptées mardi, préparées depuis des mois par le ministre délégué à la Ville François Lamy en concertation avec les acteurs du secteur, se font d’ailleurs à budget constant.  Seule l’expérimentation de 2.000 « emplois francs » sur dix sites en 2013 devrait mobiliser de nouveaux moyens. Il s’agit de subventionner à hauteur de 5.000 euros l’embauche de jeunes des quartiers. Aucun chiffre n’est ainsi donné pour la poursuite de la rénovation urbaine, bien que le CIV entérine le lancement d’une nouvelle génération d’opérations dès 2014, promesse de campagne de François Hollande.  En revanche, pour éviter le saupoudrage, les crédits spécifiques du ministère de la Ville (500 millions d’euros) seront concentrés sur « un millier de quartiers prioritaires », contre 2.500 aujourd’hui, selon les conclusions du CIV.  La liste des bénéficiaires sera annoncée en juin. Le gouvernement précédent ayant dû abandonner une telle réforme sous la pression des élus locaux, Jean-Marc Ayrault a tenu à rassurer: « il n’y aura pas de désengagement brutal de l’Etat ».  Surtout, tous les ministres sont invités à orienter une partie de leurs actions vers ces quartiers pour compenser le manque d’enseignants, de policiers ou de médecins.  Sur le front de l’emploi, 30% des emplois d’avenir doivent bénéficier à des habitants de zones urbaines sensibles (ZUS), tout comme 25% des services civiques, selon le CIV.  Les banlieues difficiles doivent aussi bénéficier en premier de la scolarisation des enfants de moins de trois ans et de l’embauche de nouveaux enseignants. Des référents police-population seront créés dans les zones de sécurité prioritaire.  Cette « mobilisation du droit commun » a été prônée par nombre des prédécesseurs de François Lamy, mais est souvent restée de l’ordre des voeux pieux. Pour éviter cet écueil, le ministre a préparé avec ses collègues dix conventions trisannuelles qui fixent noir sur blanc des objectifs chiffrés, assortis d’un calendrier.  A l’autre bout de la chaîne de décision, les acteurs locaux sont aussi priés de monter à bord. Les futurs contrats de ville seront ainsi signés avec les préfets, les élus, mais aussi le recteur d’académie, la caisse d’allocation familiales ou Pôle Emploi.  Ces contrats uniques, au niveau des intercommunalités et non plus des mairies, devraient être signés après les municipales de 2014.  En attendant, les habitants des quartiers populaires, qui avaient massivement voté pour François Hollande, pourraient s’impatienter. « Le changement commence à se faire attendre », notait lundi Mohamed Mechmache, le président du réseau AC Le Feu né après les émeutes urbaines de 2005.




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