Archive pour le Tag 'baisser'

Un minimum de 200 000 emplois nets par an emplois pour faire un peu baisser le chômage

Un minimum de 200 000 emplois nets par an emplois pour faire un peu  baisser le chômage

800.000 personnes arrivent en moyenne chaque année sur le marché de l’emploi, le taux de natalité étant globalement stable, ce chiffre-là ne devrait pas changer. Ces quatre dernières années, 650.000 personnes sont parties en retraite chaque année, ce qui donne un solde de 150.000 nouveaux actifs sur le marché du travail. Il fallait donc créer 150.000 emplois pour le stabiliser, plus, autour de 200.000 pour faire baisser le chômage. Et c’est exactement ce qu’on a vu l’an dernier : 140.000 nouveaux actifs et près de 200.000 emplois créés. Pour la première fois en neuf ans, le chômage sur un an a baissé. Cependant le  nombre d’actifs va augmenter nettement moins vite dans les années qui viennent à cause du vieillissement de la population, des départs en retraite toujours soutenus. En 2017 il n’y aura que 80.000 nouveaux actifs, et ça va décroître 39.000 seulement, en 2022. Ça veut dire quoi ? Il faudra créer moins d’emploi pour voir baisser le chômage. D’après l’ OCDE, avec un taux de croissance d’1,4% par an, le taux de chômage tomberait à 8% en 2022. Le nouveau président a promis 7% et c’est là qu’entrent en compte les choix politiques. Le CICE, les baisses de charges, ont compensé ces derniers mois, la faible croissance, les entreprises commencent à restaurer leurs marges. Emmanuel Macron veut aller plus loin pour qu’elles relancent l’investissement et retrouvent des parts de marché. Il veut aussi soutenir la formation et assouplir le droit du travail, ce qu’ont fait d’autres pays européens, qui créent, c’est vrai, davantage d’emplois mais pas des emplois de la même qualité.

Loyer : l’appel de Macron à baisser de 5 euros, un gadget

Loyer : l’appel de Macron à baisser de 5 euros, un gadget

Décidément le gouvernement ne cesse de s’enfoncer dans le dérisoire avec cette affaire d’APL. Il y a d’abord eu la décision de donner un coup de rabot généralisé de cinq euros sur l’aide personnalisée au logement. Une mesure très décriée dans la mesure où le montant était symbolique mais cependant inégalitaire puisqu’on ne tenait pas compte des situations concrètes notamment des plus défavorisés. Une mesure qui déjà sentait l’’improvisation alors qu’il s’agit sans doute de procéder à une réforme structurelle autrement plus approfondie tenant compte en particulier du patrimoine des bénéficiaires. Pour tenter de se rattraper sans doute, macro, invite les bailleurs à réduire leur loyer de cinq euros. Un appel tout aussi dérisoire qui caractérise également une certaine improvisation. Notons que l’appel sollicite le volontariat alors que si le gouvernement ne voulait réellement il pourrait faire jouer les dispositions légales sur l’encadrement des loyers. Le président de la république reconnaît d’ailleurs que cette affaire de réduction de cinq euros de l’APL n’est guère structurante. Il a reporte d’ailleurs la responsabilité sur le gouvernement précédent “J‘ai entendu comme vous en juillet dernier des réactions à la baisse des cinq euros des APL”, a dit le chef de l‘Etat lors d‘un discours au corps préfectoral à l‘Elysée. “Etait-ce la mesure la plus structurante et la plus structurelle? Non. Elle venait en application de ce qui avait été voté en début d‘année (…) pour faire une économie de 150 millions euros”. “Appeler publiquement tous les propriétaires à baisser de cinq euros le loyer par mois si on veut accompagner le locataire : l‘Etat n‘a pas à payer tout”, a estimé le chef de l‘Etat. Annoncée en juillet, la baisse à compter du 1er octobre de l‘APL, de l‘allocation de logement familiale (ALF) et de l‘allocation de logement à caractère social (ALS) a suscité l‘ire des syndicats et des associations d‘aide aux plus pauvres, contribuant à la chute de popularité du président Emmanuel Macron. Emmanuel Macron a de son côté indiqué la semaine dernière, dans une interview au Point, qu‘il envisageait de poursuivre la baisse des aides au logement “mais seulement dans le cadre d‘une transformation profonde qui doit faire baisser les loyers et dans le cadre d‘une politique plus globale”. En remettant couvert sur les cinq euros Emmanuel Macon fait de toute évidence une erreur de communication.

Orange bank, la banque mobile pour faire baisser les frais de gestion ?

Orange bank, la banque mobile pour faire baisser les frais de gestion ?

 

La banque orange sera-t-elle susceptible de faire diminuer de manière significative les frais de gestion payée par le client. Des frais qui dérapent et qui représentent en moyenne autour de 200 €   Selon une  étude portant sur 158 banques en France métropolitaine, 196 tarifs et 382 packages, avec 190,50 euros de frais bancaires en moyenne, les Français devraient payer cette année 2,3 % de plus que l’année dernière. Dans le détail et en moyenne, un jeune de 22 ans devrait payer 47,90 euros de frais bancaires en 2016 (+1,6 %), contre 157,40 euros pour un client moyen (+4,4 %) et 182,60 euros pour un cadre supérieur (+2,9 %).  Cette hausse des tarifs signe le retour aux frais élevés de 2013 (191 euros). En cause ? Les frais de tenue de compte donc. Augmentés, ils font d’ailleurs leur entrée dans 13 nouvelles banques (Société générale, Crédit mutuel et BNP Paribas, notamment) et concerneront donc cette année 83 % des Français, contre 57 % l’an dernier. Entre les agios pour découvert (qui restent stables dans la plupart des établissements bancaires), les frais de tenus de compte ou encore les frais liés aux abonnements Internet et aux cartes à débit différé, 102 banques coûtent plus cher au final (ce qui concerne environ 70 % des Français). Mais, résume Le Parisien, si ces dernières augmentent leurs frais en moyenne de plus de 4 euros, 16 gardent les mêmes tarifs et 40 les baissent avec un recul moyen de 5,60 euros. Le PDG d’Orange, Stéphane Richard, entièrement mobile pourra créer un choc dans le milieu bancaire. Il évalue à trois 4 millions les clients potentiels pour Orange banquent : « La prise d’une participation majoritaire dans Groupama Banque permet au Groupe de poursuivre sa stratégie de diversification dans les services financiers mobiles par la création d’Orange Bank. Ce partenariat avec Groupama, étape essentielle pour Orange, donnera naissance à une offre bancaire innovante et 100% mobile répondant aux nouvelles attentes des clients : simplicité, transparence et personnalisation. » L’ambition de ce vrai-faux nouvel entrant est « à terme plus de 2 millions de clients. » Groupama Banque en comptait déjà un peu plus de 538.000 à fin décembre 2015. L’arrivée d’Orange, avec ses 29 millions de clients mobiles et près de 11 millions de clients haut débit fixe en France, sa force de frappe marketing et son vaste réseau de distribution est prise au sérieux par les acteurs établis du secteur bancaire où l’opérateur historique se fait fort de se comporter en innovateur « disrupteur ».

500.000 chômeurs en formation pour faire baisser le chômage

500.000 chômeurs en formation pour faire baisser le chômage

 

S’appuyant sur une information du Canard enchaîné les Echos  révèlent que des instructions auraient été données à pôle emploi pour mettre 500 000 chômeurs en plus en situation de formation afin de faire baisser les statistiques du chômage. Le journal satirique s’est procuré une note interne distribuée aux cadres de l’organisme le 21 avril, en rapport avec le projet consistant à orienter 500.000 chômeurs supplémentaires vers des formations professionnelles , annoncé en janvier dernier . Cette note fixe les objectifs et la marche à suivre pour la mise en oeuvre de ce plan. S’appuyant sur ce document de 16 pages, le « Canard Enchaîné » indique que « les conseillers sont sommés de cravacher » afin d’obtenir « des statistiques présentables en juillet » car « un chômeur en formation n’est plus comptabilisé comme chômeur ».  En 2015, environ 500.000 personnes sans emploi sont entrées en formation. Avec 500.000 chômeurs de plus en formation cette année, ce seraient 1 million d’inscrits à Pôle emploi qui basculeraient de la catégorie A vers la catégorie D , qui n’est pas comptabilisée dans les chiffres du chômage diffusés chaque mois par le gouvernement. En juin dernier , le nombre d’inscrits à Pôle emploi dans cette situation a augmenté de 9.500 pour atteindre 303.900, un record. Le problème pour Pôle emploi est que sur trois chômeurs auxquels un stage est proposé, un seul ira jusqu’au bout en moyenne. Il faut donc solliciter trois fois plus de candidats. Selon la note interne, les conseillers doivent trouver « 2,2 millions de demandeurs d’emploi à mobiliser pour promouvoir la démarche de formation ». Concrètement, il faut qu’ils sollicitent chacun quinze demandeurs d’emploi tous les mois pour les orienter vers des formations. L’un d’entre eux dénonce « une pression incessante ».

Le Brexit fait baisser la livre et l’euro

Le Brexit fait baisser la livre et l’euro

Conséquence directe du brexit  la livre continue de baisser entraînant aussi dans sa chute l’euro. Cette  turbulence sur le marché des changes était prévisible et inévitable dans la mesure où les incertitudes relatives aux futures relations économiques entre la Grande-Bretagne et l’union économique alimentent  une crise de confiance aussi bien des investisseurs que des consommateurs. De ce point de vue il faut sans doute s’attendre à des mouvements de yo-yo importants  au cours des prochains mois dans une tendance baissière de la monnaie européenne et de la livre. La livre chutait au plus bas depuis 31 ans face au dollar mercredi matin en Asie et entraînait l’euro avec elle, alors que refaisaient surface des inquiétudes sur les conséquences au Royaume-Uni du vote en faveur de la sortie du pays de l’Union européenne. Vers 8h à Tokyo (soit mercredi à 1h du matin en France), l’euro valait 1,1061 dollar contre 1,1075 deux heures plus tôt et 1,1154 dollar lundi vers la même heure. La monnaie européenne baissait nettement face à la monnaie nippone, à 112,05 yens contre 112,69 yens à 23 heures (heure française) et 114,38 yens lundi soir. Plus que sur ces trois devises, c’était sur la livre britannique que se portait surtout l’attention des cambistes, les personnes chargées des opérations de change de devises: elle baissait fortement face à l’euro, à 85,30 pence pour un euro contre 85 deux heures plus tôt et 83,93 pence lundi, et, surtout, plongeait face au billet vert, à 1,2972 contre 1,3028 dollar  – autour de ses plus faibles niveaux depuis la mi-1985 – et 1,3289 dollar lundi. « La livre sterling enregistre une mauvaise performance (…) après de mauvais chiffres économiques au Royaume-Uni, dont un ralentissement plus fort de l’activité dans les services », a souligné Éric Viloria, de Wells Fargo. Le ralentissement du secteur en juin est avant tout perçu comme une conséquence des incertitudes autour du « Brexit », victorieux lors du référendum du 23 juin. Dans le même ordre d’idées, la Banque d’Angleterre (BoE) a averti mardi que des risques pour la stabilité financière avaient « commencé à se manifester » depuis le vote. « Cela renforce les incertitudes sur les perspectives économiques du Royaume-Uni », a jugé Éric Viloria, notant que Mark Carney, gouverneur de l’institution, avait « mis en garde sur une longue période d’aversion au risque ». Qui plus est, Mark Carney n’avait pas caché la semaine précédente la probabilité d’une baisse imminente des taux britanniques et, si cette perspective avait soulagé les Bourses, elle risque de faire encore plus souffrir la livre. Parmi les autres facteurs d’inquiétudes, plusieurs fonds immobiliers britanniques ont brutalement suspendu leur activité depuis le début de la semaine face à l’afflux des demandes de retraits, ce qui fait craindre une panique du secteur en réaction au référendum. Dans ce contexte, l’euro ne faisait guère que suivre la déprime de la livre sterling, puisque les risques pour la monnaie européenne semblent logiquement plus vifs que pour le dollar. « Comme pour la livre, le potentiel de hausse de la monnaie unique risque de rester limité tant que les marchés n’auront pas une vision plus claire de l’impact du Brexit sur la croissance en Europe », a écrit Joe Manimbo de Western Union. Il remarquait que l’euro était aussi probablement affecté par un mauvais indice sur l’activité du secteur privé dans la zone euro, au plus bas depuis la fin 2014.

 

(Avec AFP et BFM)

Faire baisser le chômage ou les statistiques

Faire baisser le chômage ou les statistiques

 

Comme l’a démontré encore un récent sondage Odoxa pour le Parisien et France Info la question du chômage est la première priorité des Français (56 %). Du coup Hollande qui s’est beaucoup étalé sur la problématique du terrorisme a bien été obligé d’intégrer cette préoccupation lors de son discours pour les vœux 2016. Pour cela,  le président de la république comptait surfer sur la reprise internationale annoncée par tous les experts en 2016 mais qui semble aujourd’hui contredite. Il est clair qu’avec une croissance ridicule (autour de 1 % en 2015)  et compte tenu de la démographie il était impossible d’inverser les tendances lourdes en matière d’emploi. En fait le bilan de Hollande en matière d’emploi est catastrophique puisque de 2012 à 2015, le nombre de chômeurs aura augmenté d’environ 600 000 (à comparer au 1 million supplémentaire du quinquennat de Sarkozy.). Pour la nouvelle année, plus de 50% des Français souhaitent voir le nombre de chômeurs diminuer selon un sondage. De nouvelles mesures seront annoncées en janvier par le Premier ministre Manuel Valls pour dynamiser le marché de l’emploi.  Le léger recul de 0,4% du chômage en novembre est-il de bonne augure pour 2016 ? C’est ce qu’espèrent la majorité des Français (56%) pour 2016 alors que  »faire baisser le chômage » occupe de nouveau la place de premier vœu pour l’année à venir parmi une dizaine de souhaits, selon un sondage publié jeudi 31 décembre et mené par Odoxa pour Le Parisien, France Info et l’entreprise MCI (événementiel). « Le record des chiffres du chômage en octobre » est ainsi l’événement économique le plus marquant de 2015 pour 63% des Français. Pôle emploi recensait fin octobre 3,59 millions de chômeurs en métropole, un record. La statistique a, depuis, légèrement baissé en novembre avec un nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A qui a reculé de 15.000. Pour la nouvelle année, plus de 50% des Français souhaitent voir le nombre de chômeurs diminuer selon un sondage. De nouvelles mesures seront annoncées en janvier par le Premier ministre Manuel Valls pour dynamiser le marché de l’emploi. . Les perspectives demeurent cependant relativement sombres. En se fondant sur un taux de croissance de 1,5 % en 2016 l’INSEE espère simplement que le taux de chômage passera de 10,2 % à 10 %. Pas vraiment de quoi résorber le stock de chômage depuis l’arrivée de Hollande. Du coup on comprend mieux la proposition de mettre en formation 500 000 chômeurs d’autant que ces chômeurs en formation ne sont plus comptés dans les statistiques de la nouvelle méthodologie de pôle emploi. On peut se réjouir de ce vaste plan de formation qui aurait dû être mise en place depuis longtemps puisque malheureusement on sait que l’énorme manne des crédits de formation permanente ( 35 (milliards par an !) ne bénéficie qu’à la marge à ceux qui en ont le plus besoin :  les chômeurs. Cependant cela pourrait aussi être destiné à faire artificiellement diminuer les statistiques de chômage en tout cas à retarder leurs publications puisqu’il n’est pas certain que des chômeurs formés trouveront nécessairement un emploi. Tout dépendra en effet du niveau de reprise économique. De ce point de vue il ne faut guère escompter plus de 1,4 % pour la France comme le prévoit la BCE et peut-être moins en raison du ralentissement de l’activité mondiale.

Délinquance: Un nouvel outil statistique….. pour faire baisser l’insécurité ?

Délinquance: Un nouvel outil statistique…..  pour faire baisser l’insécurité ?

 

Officiellement il s’agit de mettre fin à la course au chiffre des services de police. On reprochait jusqu’à leur des manipulations des statistiques de délinquance davantage révélatrice de l’activisme de la police que de l’évolution réelle de la délinquance. Toutefois comme on réduit le champ couvert par les nouvelles statistiques, on passe de 40 champs à neuf, il est clair que mécaniquement la délinquance apparaîtra en régression. Pas sûr que la déontologie de l’INSEE suffise à garantir la pertinence des nouvelles statistiques car tout dépendra aussi de la manière dont sont établies les données de base. Pour résumer la bataille politique d’interprétation de l’évolution de la délinquance est loin d’être terminé Le gouvernement lance mardi un nouveau service statistique de la délinquance dans un souci de « fiabilité » sur des chiffres qui ont opposé ces dernières années gouvernement et opposition.  Ce service se veut la « clé de voûte » de la réforme promise en 2012 par Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, qui avait mis fin à la « politique du chiffre » de la précédente équipe de Nicolas Sarkozy. De premières données seront diffusées dès mardi matin sur le site Inter Stats spécialement créé et qui sera accessible à tous. Le nouveau Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSM) intègre les données enregistrées par la police et la gendarmerie mais « dans le champ labellisé de la statistique publique », ce qui n’était pas le cas jusqu’alors. Il a pour mission de « garantir la sincérité, la fiabilité et la rigueur de la production des données statistiques » de l’Intérieur et « un accès transparent à tous » comme « peuvent l’être par exemple les statistiques économiques », avait déclaré le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, au début du mois. Des experts et élus reprochaient à l’ancienne méthode de refléter plus l’activité des services -ce qui était sa vocation au départ- que le niveau de la délinquance. Ils dénonçaient également le « bidouillage » récurrent des chiffres sous la pression de la hiérarchie policière. Désormais, gendarmes et policiers n’ont plus à s’occuper des statistiques, qui se font automatiquement au moment de l’enregistrement des plaintes. Mais les nouveaux chiffres ne refléteront pas l’ensemble de la réalité de l’insécurité, car seuls neuf domaines ont été retenus contre une quarantaine auparavant. « Notre choix a été de ne diffuser que des chiffres fiables, représentatifs d’une tendance réelle », explique François Clanché, inspecteur général de l’Insee et chef du SSM. En conséquence, les saisies de drogue ne seront pas publiées, faute de pouvoir dire si elles montrent une plus grande activité de la police ou des délinquants. Les viols ne seront pas pris en compte non plus car « moins de 10% des victimes portent plainte », a ajouté François Clanché. Il en va de même des violences urbaines et du vandalisme.  Des criminologues ont estimé que même si le nouveau logiciel n’autorisait pas les mêmes marges d’erreur qu’auparavant, des policiers auraient toujours la possibilité de manipuler les chiffres, par exemple en classant un dépôt de plainte en main courante.

Pour une hausse des déficits afin de baisser les charges (NKM)

Pour  une hausse des déficits afin de  baisser les charges (NKM)

 

 

Une idée  assez surprenante de la part de Nathalie Kosciusko-Morizet qui propose tout simplement de laisser filer le budget c’est-à-dire d’accroître le déficit pour faciliter l’allégement des charges des les entreprises. Une  proposition en tout cas qui va faire débat à droite comme à gauche et qui repose la question de l’orientation de la politique économique européenne. Est à rebours du consensus à droite sur la poursuite encore plus vigoureuse du processus d’assainissement budgétaire engagé par François Hollande depuis 2012 et dont le rythme est souvent jugé insuffisant à Bruxelles ou à Berlin.   »Là où c’est subversif, c’est que cela veut dire, et je ne le cache pas, un creusement du déficit », a-t-elle déclaré lors d’une conférence lors de l’université d’été du Medef.   »Cela ne sert à rien aujourd’hui d’imaginer changer les choses à la marge, il faut véritablement avoir une politique radicale, il faut accepter l’idée qu’on doit renverser la table », a-t-elle ensuite expliqué à Reuters.  Pour l’ancienne candidate à la mairie de Paris, il n’est plus possible de conserver une stratégie par laquelle la droite, une fois au pouvoir en 2017, réduirait d’abord les dépenses pour engager par la suite un allègement des charges.   »Ce sera trop tard, on mourra guéri, je comprends cette logique mais je pense qu’elle n’est pas à la hauteur de l’urgence et je veux proposer d’inverser la logique ». Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, il faut ainsi faire baisser les charges sur les entreprises « par l’ascenseur, et descendre en même temps les déficits par l’escalier », ce qui implique que durant quelques années, les économies et les réformes structurelles engagées ne couvriraient pas les réductions fiscales accordées aux entreprises.

 

Immobiliers : pour vendre baisser les prix

Immobiliers : pour vendre baisser les prix

 

En moyenne il faut 3 à 4 mois pour vendre un bien mais c’est uen moyenne parfois il faut des années. En cause des prix déconnectés du marché, beaucoup trop chers, surévalués par les propriétaires vendeurs. . «Dans 80 % des cas, les particuliers vendent leur résidence principale pour en acquérir une autre, plus grande ou située dans un autre lieu par exemple», explique Bernard Cadeau, président du réseau Orpi. Les vendeurs commencent à comprendre qu’attendre c’est prendre le risque de vendre encore moins cher. Uen évidence puisqu’on estime qu’il faut s’attendre une  baisse de 50% en dix ans.  «Comme le marché immobilier ancien est limité, les vendeurs ont pris conscience que s’ils n’ajustent pas leurs prix à la réalité du marché pour vendre rapidement, ils risquent de passer à côté du bien qu’ils convoitent», justifie-t-il. Grâce à ce retour progressif à la raison, le marché est un peu plus fluide et les délais de transaction commencent à raccourcir. Il faut désormais un peu moins de 100 jours en moyenne pour vendre une maison ou appartement contre 120 jours en 2014, constate le réseau Orpi. En juin, le prix moyen de vente d’un logement en France a atteint 200.600 euros, après avoir été mis sur le marché à 210.210 euros. Sans surprise, c’est pour les petites surfaces, les plus demandées par les acquéreurs, que l’écart entre le prix de vente et d’achat était le plus faible (4,10 % pour un deux-pièces), alors qu’il atteignait 5 % pour les cinq pièces et plus. Les disparités régionales sont encore plus marquées, avec d’un côté les grandes métropoles, où l’offre de logements est insuffisante par rapport à la demande (écart de prix de seulement 2,6 % à Lyon, 2,7 % à Paris, 2,75 % à Montpellier) et de l’autre des villes de taille moyenne: différence de 11,4 % à Béziers, de 10,5 % à Aurillac et même de 8,1 % à Cannes. Sans parler des zones rurales à l’écart où des biens se négocient autour de 60 000-70 000 euros !

Grèce et Chine font baisser Wall Street

Grèce et Chine font baisser Wall Street

 

 

Obama est inquiet à la fois par la situation en Asie mais aussi par la question Grecque. Il s’en est entretenu avec Merkel au téléphone, il souhaite un accord avec la Grèce. Du coup Lagarde, directrice du FMI, reconnait maintenant qu’il faut uen restructuration de la dette grecque. Le principal souci vient de l’Asie (Chine et Japon notamment op la croissance est à l’arrêt.  Du coup on craint même un krach boursier qui pourrait faire contagion. Wall Street a fini en baisse mercredi — après le compte rendu de la dernière réunion de la Fed — dans un marché alourdi dès l’ouverture par l’effondrement des bourses chinoises qui ajoutent un motif d’inquiétude, en plus du feuilleton grec. Les « minutes » du dernier comité de politique monétaire (FOMC) ont accentué les pertes deux heures avant la clôture. De nombreux responsables de la Réserve fédérale y ont exprimé leur volonté de voir d’autres signes de renforcement de l’économie américaine avant de relever les taux, tout en manifestant leurs inquiétudes sur la Grèce. En Chine, les autorités ont annoncé une nouvelle batterie de mesures pour tenter d’enrayer la glissade des actions, tombées mercredi à des plus bas de quatre mois. En vain, les autorités de régulation des marchés financiers chinois évoquant même désormais un « sentiment de panique », qui commence à se propager sur les autres places asiatiques.  Après un an d’emballement financé par la dette, les actions ont été  corrigées de 30% par rapport à leurs pics de mi-juin, perdant près de 3.000 milliards de dollars de capitalisation. « La chute des actions en Chine fait peur au marché », note Tim Ghriskey, responsable de l’investissement de Solaris Group.

« Le chômage pourrait baisser si les chômeurs ne s’inscrivent plus » !!( INSEE)°

« Le chômage pourrait baisser si les chômeurs ne s’inscrivent plus » !!( INSEE)°

Evidemment il fallait y penser et c’est pourquoi les contribuables financent des experts d’instituts publics comme l’INSEE. Si effectivement le chômage ne s’améliore pas, il est vraisemblable que Certaisn chômeurs séniors vont se décourager peu plus et même ne plus inscrire ( ceux qui n’ont plus droit à rien). Notons que c’est également vrai et même davantage chez les jeunes. Un moyen de faire baisser le chômage c’est effectivement de ne plus inscrire les chômeurs sans pour autant créer d’emplois suffisants. L’emploi total progresserait donc de 114.000 postes en 2015, après +41.000 en 2014, avec une nette accélération au deuxième semestre (+71.000) portée par le secteur marchand. Mais  « Au deuxième trimestre 2015, les créations d’emplois seraient encore trop ténues pour absorber la hausse de la population active. En revanche, la hausse attendue de l’emploi au second semestre serait suffisante pour stabiliser le chômage », a déclaré Laurent Clavel, chef de la division synthèse conjoncturelle. . La progression des salaires ralentirait, à 1,4% en 2015, après 1,6% en 2014. Le taux d’épargne serait stable sur un an, à 15,1% fin 2015. Au second semestre, a ajouté Vladimir Passeron, « les dépenses d’investissements des entreprises pourraient prendre le relais de la consommation des ménages qui est quasiment le seul moteur jusqu’à présent ». Contrairement à l’investissement des ménages, attendu en forte baisse en raison de la déprime de l’immobilier, l’investissement des entreprises accélèrerait (+0,3% au T2, +0,6% au T3 et +0,8% au T4). Il bénéficierait de perspectives de demandes interne et externe plus favorables, d’une nette hausse du taux de marge des entreprises (à 31,3% au T4) grâce au CICE, au Pacte de responsabilité et à la baisse des cours du pétrole, et de conditions de financement facilitées par la politique accommodante de la Banque centrale européenne. Les entreprises exportatrices profiteraient du niveau de l’euro et d’une reprise de l’activité mondiale après « un coup de froid » au premier trimestre, avec des exportations en hausse de 5,2% sur l’année contre 2,4% en 2014. L’inflation se redresserait mais resterait faible d’ici fin 2015 (+0,6%), l’inflation sous-jacente restant basse (+0,4%).

 

Baisser les impôts de 100 milliards ( NKM)

Baisser les impôts de 100 milliards ( NKM)

 

C’est la proposition de NKM dans une  interview au Figaro. On ne sait pas si c’est une intention, une proposition à usage interne de l’UMP  ou une  vraie orientation, mais en tout cas c’est évidemment une  nécessité. Le choc indispensable et premier pour redresser le pays dont l’ attractivité a été plombée par la fiscalité. Reste à savoir si ce sera la programme de Sarkozy car cela suppose d’accepter un déficit budgétaire important pendant encore un temps.  

La majorité veut accélérer sur le prélèvement à la source de l’impôt. Y êtes-vous favorable ?

Le principe du prélèvement à la source est séduisant et ce n’est pas pour rien que ce sujet est le serpent de mer de la politique fiscale. J’y suis favorable à deux conditions : que cela ne fasse pas peser de contrainte supplémentaire sur les entreprises et que cela ne soit pas un préalable à une fusion entre l’impôt sur le revenu et la CSG qui se traduirait par toujours plus de progressivité de l’impôt. C’est-à-dire finalement un alourdissement de la fiscalité sur les classes moyennes. En ressortant ce sujet de ses cartons, la gauche cherche surtout à détourner l’attention du débat essentiel à mes yeux : celui du niveau de l’impôt.

Que proposez-vous ?

L’impôt ne doit pas être la résultante de décisions sur tous les autres paramètres. Il mérite une réflexion en soi. Notre haut niveau de prélèvements obligatoires n’est pas une fatalité. Trop, c’est trop ! Il y a maintenant urgence à baisser massivement les impôts. D’abord parce que le poids de la fiscalité pousse les jeunes talents à envisager leur avenir hors de France. Ensuite, parce que les entreprises sont confrontées à une très faible profitabilité et accusent un très fort retard en matière d’investissement, ce qui met notre appareil productif en péril. La divergence fiscale entre la France et l’Allemagne ne peut pas durer : l’écart de prélèvements pesant sur le secteur productif est chaque année de 120 milliards d’euros. Il faut impérativement se débarrasser de ce boulet.

 

Concrètement, comment comptez-vous faire?

Je propose de baisser les impôts sur le travail et le capital de 100 milliards d’euros dès 2017. Pour les deux-tiers, cette baisse doit se faire sur le travail, via surtout une baisse des cotisations patronales et sur la fiscalité pesant sur l’investissement, par exemple une accélération de l’amortissement. On le voit bien aujourd’hui : l’investissement est le moteur manquant de la reprise. Concernant les baisses d’impôt sur le capital, je ne préconise pas de supprimer l’ISF, compte tenu de sa charge symbolique, mais de baisser très fortement le taux supérieur, qui à 1,5% est quasiment confiscatoire, en le ramenant à moins de 0,5%. Il faut aussi déplafonner la faculté de payer son ISF par l’investissement dans les PME et les ETI. Plutôt que de les faire fuir, on doit encourager les capitalistes à financer l’investissement productif et l’emploi.

 

100 milliards, c’est considérable… Vous souhaitez donc laisser filer les déficits ?

Pas du tout ! En parallèle à la baisse des impôts, il faut baisser d’autant les dépenses publiques par de grandes réformes structurelles. Mais comme celles-ci prendront du temps à produire leurs effets, il faudra effectivement assumer un déficit plus important pendant quelques années. Non pas un déficit keynésien motivé par un soutien à la demande. Il ne s’agit pas de jouer les cigales ! Mais un déficit productif qui fournira les moyens de sa résorption. En fait, je propose de faire descendre les impôts par l’ascenseur, et les dépenses par l’escalier. On peut nous reprocher lors du dernier quinquennat d’avoir disjoint les choses, en commençant par la loi de soutien au pouvoir d’achat [la loi Tepa, NDLR], et en repoussant les réformes structurelles comme la TVA sociale en fin de mandat. Mais si la France attend d’avoir assaini ses finances publiques avant de baisser les impôts, elle risque de mourir guérie.

 

Mais la France a signé des engagements européens…

Qu’on ne tiendra jamais si on ne baisse pas d’abord les impôts. Il ne s’agit pas de négocier les fins de mois avec Bruxelles, comme on le fait depuis des années, mais de s’engager dès le début du quinquennat dans une trajectoire de réformes structurelles et de baisse d’impôts. D’autres pays l’ont fait avant nous, comme les Etats-Unis sous Kennedy ou Reagan, le Royaume-Uni sous Thatcher ou plus récemment avec David Cameron. Alors, oui, le déficit se creuse momentanément mais le pays se réforme dans le même temps. Personne ne peut croire que la seule austérité permettra de relancer la croissance et l’emploi. L’Europe a besoin d’une France forte.

 

Où trouvez-vous les 100 milliards de baisse de dépense ?

Il va falloir entamer une vaste réforme des retraites en relevant l’âge légal à 65 ans puis en instaurant un régime de retraite par points. Des économies sont également possibles sur les collectivités territoriales qui n’ont cessé d’augmenter leurs effectifs ces dernières années pendant que l’Etat se serrait la ceinture, notamment du temps de la « RGPP » de Nicolas Sarkozy. Il faut aussi lutter contre la fraude sur tous les fronts, mais avoir le courage de dire que cette lutte relève bien plus d’une question de justice que d’équilibre des finances publiques : les montants ne sont pas à la hauteur du problème. Le déficit de l’assurance-chômage tient d’abord au fait qu’il y a trop de chômeurs en France. Par ailleurs, une partie des baisses d’impôts pour les entreprises devra être financée par une véritable TVA sociale.

La crise grecque fait baisser les taux français

La crise grecque fait baisser les taux français

Dans l’immédiat les événements politiques en Grèce provoquent des conséquences positives pour la France et l’Allemagne. En effet l’instabilité politique grecque fait craindre une éventuelle modification des  conditions d’aide financière à la Grèce. En clair comme cela  est déjà arrivé dans le passé certains créanciers craignent de devoir renégocier à leurs dépens cette dette. D’où  le repli des investisseurs sur les dettes des pays plus surs comme l’Allemagne évidemment mais aussi comme  la France. Certes un pays certes très endettés mais on ne doute pas des capacités de remboursement. Du coup les taux d’emprunt  à 10 ans de l’Allemagne et de la France ont de nouveau atteint des plus bas historiques lundi, les investisseurs plébiscitant ces valeurs sûres après l’échec du candidat du gouvernement à la présidentielle en Grèce.  Peu avant 14H30, le taux d’emprunt allemand à dix ans est descendu à 0,554% sur le marché secondaire où s’échange la dette déjà émise, contre 0,589% à sa dernière clôture. Celui de la France est tombé à 0,841% (contre 0,857%).J’accepte de recevoir la newsletter quotidienne du Figaro.fr

Croissance trop molle pour faire baisser le chômage ( d’après Sapin qui découvre la lune)

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Croissance trop molle  pour faire baisser le chômage ( d’après Sapin qui découvre la lune)

Il progresse Sapin, le gouvernement aussi. Après la fable de l’inversion, on découvre qu’il faut de la croissance pour créer des emplois. C’est un progrès incontestable de la part de nos responsables qui pensaient jusque là le contraire ( par exe mple en augmentant la fiscalité !) ;  cependant on n’attend pas des politiques qu’ils se limitent à commenter l’évidence , on attend des actions. Mardi, le ministre du Travail François Rebsamen a déjà joué la carte de la prudence. Alors que François Hollande n’avait eu de cesse, en 2013, d’annoncer l’inversion de la courbe du chômage, l’ancien maire de Dijon préfère désormais viser une « stabilisation ». « Il y avait 9,7% du taux de chômage fin 2013. Cette année, on va essayer de tenir sur cette base, en-dessous de 10% du chômage. J’espère une stabilisation à la fin de l’année », déclarait-il sur LCI et Radio Classique.  En tout cas, le gouvernement continue de peaufiner ses outils pour lutter contre le chômage. Lundi 23 juin, François Rebsamen a ainsi présenté son plan pour les seniors, une catégorie dont les chiffres ne cessent de se dégrader. Au mois d’avril, le nombre de personnes sans emploi de plus de 50 ans avait encore augmenté de 0,7%. François Rebsamen propose notamment de doubler la prime allouée aux entreprises pour l’embauche d’un senior dans le cadre des contrats de génération (2.000 euros actuellement). Quant aux jeunes de moins de 25 ans, autre population plus fortement frappée par le chômage, Manuel Valls a affirmé, mardi 24 juin, souhaiter « une mobilisation générale pour l’apprentissage » qui, selon lui, est « un formidable outil pour l’insertion professionnelle ». L’apprentissage et les pistes pour relancer l’emploi des seniors sont d’ailleurs deux thèmes qui devraient être abordés lors de la grande conférence sociale des 7 et 8 juillet prochains. Une conférence sociale qui s’annonce par ailleurs explosive.

 

Mobile : « les tarifs vont encore baisser » (Xavier Niel)

Mobile : « les tarifs vont encore baisser » (Xavier Niel)

Si l’on en juge par le nombre de sociétés qui commercialise les offres de mobile (banques, supermarchés etc.), l’activité doit être rentable ; Et il y encore de la marge pour faire baisser les tarifs. C’est ce que pense Free.  Après le rachat de SFR par Numericable, la France va rester à quatre opérateurs de téléphonie mobile. Une situation que déplore toujours le gouvernement, mais qui ne déstabilise pas Free, même s’il aurait préféré que Bouygues rachète SFR. Xavier Niel, le président de Free, dit « aimer la concurrence », et se dit prêt à « continuer à faire baisser les tarifs sur le mobile ».  »J’aime bien la concurrence, ça ne me gêne pas qu’on soit un ou deux ou trois ou même sept. La concurrence c’est quelque chose de bon pour l’amélioration des produits, le développement. », avance Xavier Niel. Pour l’instant on a été trop plaisantins. On peut aller un peu plus loin Xavier Niel, patron de Free « On va continuer de faire baisser les tarifs, annonce-t-il. Sur le mobile on peut remettre un petit coup. Pour l’instant on a été trop plaisantins. On peut aller un peu plus loin. Il y a d’autres pays dans le monde où les tarifs sont deux à trois fois inférieurs à ceux de la France, je pense qu’on peut encore faire quelque chose sur le mobile« , avance-t-il.

 

Montebourg : baisser le salaire du patron de Renault ( 13 millions par an)

Montebourg : baisser le salaire du patron de Renault ( 13 millions par an)

« Je crois que dans la mesure où Renault est train d’organiser finalement un travail sur l’entreprise avec les partenaires sociaux, il n’est pas absurde de demander à monsieur Ghosn de faire un effort sur ses propres émoluments puisque des demandes sont formulées à l’égard des autres salariés », a dit M. Montebourg, lors de l’émission des Paroles et des actes.   »Ce n’est pas absurde de le lui demander et l’Etat a déjà exprimé en votant contre sa rémunération, la position qui est celle du gouvernement », a-t-il ajouté.  Le ministre a rappelé que les deux représentants de l’Etat, qui détient 15% du capital du constructeur, avait voté contre la rémunération du PDG lors du conseil d’administration qui évoquait la question.  Selon le cabinet Proxinvest, Carlos Ghosn, qui est aussi à la tête du japonais Nissan, a perçu une rémunération totale de 13,3 millions d’euros en 2011.  Renault, deuxième constructeur automobile français, est engagé dans une négociation houleuse avec ses syndicats sur un accord visant à restaurer la compétitivité de ses sites dans l’Hexagone.  La tension est montée d’un cran mercredi dans plusieurs usines, où des débrayages ont eu lieu à l’appel de syndicats, dont la CGT, pour dénoncer un « chantage de la direction » à la fermeture de sites en cas d’échec des pourparlers.  Le projet de la direction porte notamment sur la suppression de 8.260 emplois en France d’ici à 2016, soit plus de 15% de ses effectifs, a priori sans fermeture de sites ni licenciements. Il prévoit également un gel des salaires cette année et une augmentation du temps effectif de travail.

 

Immobilier : les prix doivent baisser

Immobilier : les prix doivent baisser

Jusque là notaires et agents immobiliers affirmaient que les prix ne baiseraient toujours pas. Sur le terrain, sauf dans les grandes villes, la situation est différente d’autant que les transactions se sont écroulées en 2012 (-25%) Pour la première fois le président du réseau Orpi appelle à une baisse des prix. Estimant que les prix de l’immobilier sont surévalués selon les secteurs de 5 à 15 %,  Bernard Cadeau, le Président du réseau Orpi lance à l’échelle nationale l’opération « Revisitons les prix ». Objectif : débloquer le marché. (le Figaro)

 

 

LE CLUB IMMO. Comment qualifieriez-vous l’année 2012 dans votre secteur?

BERNARD CADEAU : Elle a été paradoxale et contrastée, avec plusieurs faits économiques et politiques marquants. Bien évidemment, les échéances électorales ont pesé, tout comme le contexte économique et international, sans oublier de nombreuses décisions gouvernementales qui ont tardé à venir pour l’immobilier. Nous avons enregistré une perte importante en volume, puisque l’ensemble du marché de la transaction immobilière est en recul de 20 à 25%. Le marché s’est bloqué faute de pouvoir d’achat des acquéreurs mais aussi de lisibilité quant aux mesures gouvernementales. Tous ces facteurs se conjuguent et engendrent un marché compliqué. Je crains que les difficultés ne s’accroissent en ce début 2013.

 

LE CLUB IMMO.  Quelles sont les principales tendances observées par l’étude que vous venez de publier?

B. C. : Il y a toujours un écart important entre le prix rêvé par le vendeur et le prix réel, jugé acceptable par l’acquéreur. Aujourd’hui, nous constatons une accentuation de ces deux phénomènes. La conséquence directe est l’allongement du délai de vente, qui a crevé le plafond symbolique des 100 jours. Le marché continue de se tendre énormément.

 

LE CLUB IMMO. Cette situation peut-elle durer longtemps ?

B. C. : Non, elle ne peut durer ainsi, il faut faire quelque chose. Le besoin d’acquérir un logement est toujours aussi important, mais il y a des limites mécaniques, en dépit de taux d’intérêts historiquement bas. D’ailleurs, si les taux venaient à augmenter ne serait ce que d’un point, cela représenterait 7% de pouvoir d’achat en moins pour nos clients acquéreurs, donc l’écart continuerait de s’accroître. Chez Orpi, nous souhaitons prendre les choses en main en allant à la rencontre de nos vendeurs, car les prix sur le marché de l’immobilier ancien, sont, selon les secteurs et les produits, surestimés aujourd’hui de 5 à 15%. Si l’on veut débloquer ce marché et gagner en fluidité en 2013, il faut ramener les vendeurs à la raison. Nous lançons une opération baptisée « revisitons nos prix » qui consiste à expliquer de façon pédagogique, sans dénoncer, la réalité du marché. Économiquement parlant, cela a du sens de réviser son prix, car 8 vendeurs sur 10 sont aussi des acquéreurs, donc il n’y a pas de perte d’argent. Par exemple, sur les quinze dernières années, le prix moyen de l’immobilier a augmenté trois fois plus vite que le revenu brut des Français. À un moment donné, la machine ne peut plus fonctionner.

 

LE CLUB IMMO.  Quelles sont vos autres pistes pour relancer le marché ?

B. C. : On vend sa résidence principale 2 à 4 fois dans une vie. Le placement immobilier est important, il permet d’assurer des revenus pour la retraite. On a donc besoin de visibilité. Et malheureusement, aujourd’hui, c’est un peu la cacophonie. Il y a eu des effets d’annonces, des mesures votées en pleine nuit, des taxes supplémentaires sur les plus-values, etc. Quant à l’encadrement des loyers, il n’amènera pas la baisse escomptée des loyers. La solution est d’agir sur le volume. La France manque cruellement de logements. Il faut rétablir l’équilibre entre l’offre et la demande, qui pousse les prix à la hausse. Il faut réfléchir à la question du logement tous ensemble. Il y a aussi un stock important de logements à réhabiliter. Mais surtout, il faut une vraie politique globale du logement, et il est urgent de lancer des pistes de construction massive pour qu’à terme, il y ait moins de pression sur les prix.




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