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Moral des chefs d’entreprise : en hausse ou en baisse ?

Moral des chefs d’entreprise : en hausse ou en baisse ?

Deux enquêtes à deux jours d’intervalle disent exactement le contraire en ce qui concerne le climat des affaires.

Pour l’étude  OpinionWay pour CCI France/La Tribune/LCI dans le cadre de la « La grande consultation », les chefs d’entreprise continuent de se dire confiant en l’avenir. A l’inverse le climat des affaires calculé par les services de l’Insee s’est détérioré en juillet. L’indicateur de l’optimiste a observé une hausse de 7 unités en juillet pour atteindre 114 points.la différence est de taille  puisque «

Le moral des entrepreneurs serait au beau fixe. Selon le dernier baromètre OpinionWay réalisé pour CCI France, La Tribune et LCI, publié ce mercredi 31 juillet, l’indicateur de l’optimisme, qui prend en compte les questions de confiance à l’égard de l’évolution de l’économie et d’appréciation de la situation actuelle, continue d’évoluer à un niveau élevé pour atteindre 114 points. Un score en augmentation de 7 unités par rapport au mois de juin (107 points).

 

L’indicateur du climat des affaires de l’INSEE, qui prend en compte les réponses des chefs d’entreprise, se situe à 105 en juillet contre 106,3 en juin. Il retrouve son niveau du mois d’avril.

Jusque-là,  on croyait que la France était relativement épargnée par le tassement général de l’activité en Europe mais les derniers chiffres indiquent que la France atteindra péniblement 1,2 % d’augmentation du PIB pour l’année en cours. En effet, la Banque de France n’attend plus que 0,2% de croissance pour l’économie française au deuxième trimestre, contre 0,3% auparavant, en raison d’une nette dégradation du climat des affaires dans l’industrie manufacturière, qui tombe à un plus bas de près de six ans. La responsabilité en incomberait notamment aux consommateurs qui préféreraient épargner plutôt que de dépenser. Les deux tiers de l’augmentation de l’augmentation pouvoir d’achat seraient consacrés  à l’épargne et non à la consommation. Par exemple, le livret A augmente même en l’absence de rémunération. Tassement économique aussi au  plan international avec notamment une baisse sensible de la croissance des échanges. Une baisse qui affecte particulièrement l’Allemagne dont la force était précisément sa capacité à exporter automobiles et machines outils. Aux incertitudes internationales, s’ajoutent les interrogations spécifiques à la France avec un manque évident de crédibilité de la politique économique du gouvernement critiquée par environ 70 % de l’opinion. Les organismes de prévisions qui dépendent du gouvernement à savoir la Banque de France comme l’INSEE prévoient une croissance de 1,4 % du PIB alors qu’en réalité on aura des difficultés à atteindre 1,2 %. Le tassement économique se fait sentir dans beaucoup de secteurs d’activité. Dans l’industrie, comme dans les services le moral se dégrade, il est même dans le rouge dans l’industrie. Après une évolution favorable entre janvier et juin derniers. L’indicateur du climat des affaires de l’INSEE, qui prend en compte les réponses des chefs d’entreprise, se situe à 105 en juillet contre 106,3 en juin. Il retrouve son niveau du mois d’avril.

 

 

 

Dans le même temps, le cabinet Markit a noté, dans son dernier communiqué, que la croissance de l’activité dans le secteur privé avait marqué le pas au cours du mois de juillet. « Après avoir atteint un pic de sept mois en juin, la croissance du secteur privé français a ralenti en juillet. Cette tendance résulte d’un affaiblissement de l’expansion du volume global des nouvelles affaires, lui-même lié à un retour à la baisse des nouvelles commandes dans le secteur manufacturier », a expliqué l’économiste Eliot Kerr. L’industrie montre des signes de faiblesse ces derniers mois. Selon les dirigeants interrogés au cours du mois de juillet, l’optimisme dans l’industrie s’est dégradé d’un point passant de 102 à 101. Il se rapproche ainsi de sa moyenne de long terme et surtout, il retrouve son niveau de juin 2015. Depuis le mois de janvier 2018, l’outil qui mesure le climat des affaires dans l’appareil productif français décline régulièrement. S’il avait retrouvé un peu de vigueur au mois de mai, cette embellie a été de courte durée. Chez Markit, les conjoncturistes expliquent que « l’indice de la production manufacturière en France se replie à 49,6 en juillet (51,7 en juin), un plus bas de 3 mois ».

 

Dans sa dernière enquête trimestrielle de conjoncture publiée également, l’Insee explique que les soldes d’opinion des industriels sur l’évolution récente de la demande globale et étrangère atteignent leur niveau le plus bas depuis respectivement janvier 2015 et juillet 2014. Outre l’industrie, le climat des affaires se détériore aussi dans les services passant de 107 à 106. Il reste stable dans le bâtiment et augmente dans le commerce de détail.

 

 

 

Croissance Japon : comme en Chine , baisse de l’activité manufacturière en juillet – PMI

Croissance Japon : comme en Chine, baisse  de l’activité manufacturière en juillet – PMI

Comme la Chine, le Japon enregistre une  baisse de – l’activité du secteur manufacturier en juillet (pour un troisième mois consécutif), Le Japon dont la croissance est très dépendante des débouchés chinois.  Signe que la croissance pourrait bien se tasser au second trimestreles prix à la consommation (hors produits frais) au Japon ont progressé de seulement 0,6% en juin sur un an ;  une évolution au plus bas depuis au moins un an et s’éloignant ainsi encore plus de la cible de 2% visée en vain par la Banque du Japon et le gouvernement depuis plus de six ans. Et c’est encore pire (+0,5%) si l’on calcule sans tenir compte non plus des prix de l’énergie qui font grimper la moyenne quand les cours du pétrole augmentent. L’inflation découlant d’une demande motrice souhaitée par les autorités apparaît encore illusoire, même si la pénurie de main-d’œuvre entraîne une augmentation des salaires dans certains secteurs. Conclusion, la tendance de la croissance est dans le rouge, ce que confirme l’indice PMI. Manufacturier. L’indice PMI manufacturier s’est établi en lecture définitive à 49,4 en juillet en données corrigées des variations saisonnières, contre 49,3 en juin, restant sous le seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité.

La version “flash” de l’indice était ressortie à 49,6.

D’après les résultats de l’enquête, la production industrielle s’est contractée pour un septième mois consécutif et a décliné à son rythme le plus important en quatre mois, mettant en avant la persistance du ralentissement engendré par les pressions commerciales.

“Les indicateurs prévisionnels suggèrent que les industriels du Japon se préparent à un nouveau trimestre difficile, les entreprises ayant réduit leurs stocks et achats afin de limiter les coûts”, a déclaré Joe Hayes, économiste chez IHS Markit, le cabinet d’études qui réalise l’enquête.

FED : Une baisse de taux contagieuse et dangereuse

FED : Une baisse de taux contagieuse et dangereuse

D’une certaine manière, la décision de la banque centrale américaine est paradoxale et dangereuse. Certes,  la baisse des taux limités à un quart et non  reconductible ne va pas bouleverser le paysage financier. Ceci étant, il s’agit d’un acte de supplémentaire pour  faire tourner la planche à billets. En clair,  faire de la fausse monnaie comme en font d’ailleurs toutes les banques centrales qui inondent le marché de liquidités avec lesquels les investisseurs entretiennent la spéculation notamment sur le marché des actions. Un marché qui s’écroulerait sans doute sans cette masse de liquidités tellement maintenant le décalage est grand entre le résultat des entreprises et le cours des actions. En faite, le marché les actions est sous perfusion comme l’est  d’une façon générale l’endettement (endettement des Etats, des entreprises mais aussi des particuliers avec le risque d’un éclatement de la bulle immobilière. Cette baisse des taux d’un point de vue orthodoxe n’avait pas lieu d’être car si le tassement économique est constaté au États-Unis, la croissance est encore très satisfaisante (autour de 2 % en 2019). Par ailleurs on est loin de l’objectif des 2 % d’inflation. Ce qui se joue en fait aujourd’hui, c’est une guerre monétaire qui ne dit pas son nom et provoquera un jour une flambée d’inflation et sans doute une crise financière générale. Le geste de la banque centrale n’a d’ailleurs  pas satisfait non plus le président américain Donald Trump qui avait plaidé pour une baisse d’une toute autre ampleur.

Donald Trump a critiqué à de nombreuses reprises le président de la Fed Jerome Powell, lui reprochant de ne pas faire assez pour accompagner les efforts déployés par son administration pour soutenir la croissance. La Fed “nous a laissés tomber”, a réagi Donald Trump mercredi. Le marché voulait un signal montrant qu’un “cycle de réduction des taux prolongé et énergique” était en cours, a-t-il ajouté.Un cycle “nous mettant au diapason de la Chine, de l’Union européenne et d’autres pays de par le monde”, a poursuivi Trump. “Au moins, il (Powell) met un terme à un durcissement quantitatif qui de toute façon n’aurait jamais dû avoir lieu”. Les traders du marché monétaire évaluent à 76% environ la probabilité que la Fed abaisse à nouveau les taux au terme de sa réunion des 17 et 18 septembre, selon le baromètre FedWatch de CME Group. Cette probabilité implicite était de 83% peu de temps après l’annonce de la baisse de taux.

Powell et d’autres banquiers de la Fed ont ménagé la chèvre et le chou ces dernières semaines, mettant en avant les risques liés aux tensions commerciales internationales, à une inflation faible et à une conjoncture mondiale morose, tout en rappelant néanmoins que les Etats-Unis étaient fondamentalement en bonne santé économique. La Fed considère ainsi que le marché du travail reste “vigoureux” et observe que les dépenses des ménages se sont accélérées. Mais elle dit aussi que l’investissement des entreprises est terne et que les mesures de compensation de l’inflation restent basses. La banque centrale estime que la baisse des taux intervenue aujourd’hui doit favoriser le retour de l’inflation vers l’objectif de 2% mais que les incertitudes entourant cette perspective restent bien présentes.

La Fed a enfin fait savoir qu’elle arrêterait de dégonfler ses avoirs obligataires de 3.600 milliards de dollars à partir du 1er août, soit deux mois avant la date prévue. En clair, la politique accommodante de la Fed n’est pas stoppée. Au contraire, elle ce développe et sera sans doute contagieuse. D’autres banques centrales devraient suivre à terme le même exemple. La planche à billets déjà entraînant la planche à billets des autres.

Croissance Zone euro : Baisse des prévisions pour 2020

Croissance Zone euro : Baisse des prévisions pour 2020

 

 

De toute évidence, la croissance se tasse encore en zone euro au point que la prévision à 1,2 % parait maintenant hypothétique. Pour autant, la commission européenne, pour des raisons pédagogiques, ne veut pas changer sa prévision. Or c’est ce tassement en 2019 qui justifie la nouvelle baisse de croissance pour 2020.  Les experts de l’institution basée à Bruxelles ont révisé à la baisse leurs projections passant de 1,5% à 1,4% passant de 2020. Les difficultés de la zone euro se nourrissent notamment des graves problèmes que connaît l’Allemagne qui ne prévoit que 0,5 % d’augmentation de croissance en 2019. Notons que la France atteindra péniblement 1,2 % en 2019 et que l’Italie devrait tutoyer la récession. Seule parmi les grands  pays, l’Espagne ne sen tire pas mal (autour de 2% en 2019 et 2020). Sur la tendance, il est clair que la croissance de l’activité s’inscrit dans une tendance baissière donc faut tenir compte en 2020. C’est prévisions de la commission économique paressent encore un peu optimistes. La commission espère en effet un net redressement de l’Allemagne en 2020 (autour de 1.4%), ce qui est loin d’être évident. Encore une fois, ces prévisions pêchent  un peu par excès d’optimisme. Pour preuve, la commission s’aligne sur les perspectives du gouvernement français  Pour 2019 et 2020, à savoir 1,3% et 1,4% alors comme déjà indiqué qu’on aura du mal à faire 1,2 % en 2019.  » En moyenne, les indicateurs relatifs au climat des affaires et les indices PMI sont relativement bien orientés au second trimestre 2019, et la confiance des consommateurs devrait s’améliorer. « .dit la commission.  M ais ’argumentaire de la commission est déjà obsolète avec la constatation du tassement très net du climat des affaires

 

Croissance- climat des affaires : en baisse

Croissance- climat des affaires : en baisse

Après les prévisions de croissance mondiale du FMI revues à la baisse ce mardi, le climat des affaires calculé par les services de l’Insee s’est détérioré en juillet. Une évolution cohérente avec le tassement réel de l’activité. Comme il fallait s’y attendre, les organismes de prévision vont passer leur année 2019 à revoir à la baisse leurs prévisions. Jusque-là,  on croyait que la France était relativement épargnée par le tassement général de l’activité en Europe mais les derniers chiffres indiquent que la France atteindra péniblement 1,2 % d’augmentation du PIB pour l’année en cours. En effet, la Banque de France n’attend plus que 0,2% de croissance pour l’économie française au deuxième trimestre, contre 0,3% auparavant, en raison d’une nette dégradation du climat des affaires dans l’industrie manufacturière, qui tombe à un plus bas de près de six ans. La responsabilité en incomberait notamment aux consommateurs qui préféreraient épargner plutôt que de dépenser. Les deux tiers de l’augmentation de l’augmentation pouvoir d’achat seraient consacrés  à l’épargne et non à la consommation. Par exemple, le livret A augmente même en l’absence de rémunération. Tassement économique aussi au  plan international avec notamment une baisse sensible de la croissance des échanges. Une baisse qui affecte particulièrement l’Allemagne dont la force était précisément sa capacité à exporter automobiles et machines outils. Aux incertitudes internationales, s’ajoutent les interrogations spécifiques à la France avec un manque évident de crédibilité de la politique économique du gouvernement critiquée par environ 70 % de l’opinion. Les organismes de prévisions qui dépendent du gouvernement à savoir la Banque de France comme l’INSEE prévoient une croissance de 1,4 % du PIB alors qu’en réalité on aura des difficultés à atteindre 1,2 %. Le tassement économique se fait sentir dans beaucoup de secteurs d’activité. Dans l’industrie, comme dans les services le moral se dégrade, il est même dans le rouge dans l’industrie. Après une évolution favorable entre janvier et juin derniers. L’indicateur du climat des affaires de l’INSEE, qui prend en compte les réponses des chefs d’entreprise, se situe à 105 en juillet contre 106,3 en juin. Il retrouve son niveau du mois d’avril.

 

Dans le même temps, le cabinet Markit a noté, dans son dernier communiqué, que la croissance de l’activité dans le secteur privé avait marqué le pas au cours du mois de juillet. « Après avoir atteint un pic de sept mois en juin, la croissance du secteur privé français a ralenti en juillet. Cette tendance résulte d’un affaiblissement de l’expansion du volume global des nouvelles affaires, lui-même lié à un retour à la baisse des nouvelles commandes dans le secteur manufacturier », a expliqué l’économiste Eliot Kerr. L’industrie montre des signes de faiblesse ces derniers mois. Selon les dirigeants interrogés au cours du mois de juillet, l’optimisme dans l’industrie s’est dégradé d’un point passant de 102 à 101. Il se rapproche ainsi de sa moyenne de long terme et surtout, il retrouve son niveau de juin 2015. Depuis le mois de janvier 2018, l’outil qui mesure le climat des affaires dans l’appareil productif français décline régulièrement. S’il avait retrouvé un peu de vigueur au mois de mai, cette embellie a été de courte durée. Chez Markit, les conjoncturistes expliquent que « l’indice de la production manufacturière en France se replie à 49,6 en juillet (51,7 en juin), un plus bas de 3 mois ».

 

Ce n’est pas tout. Dans sa dernière enquête trimestrielle de conjoncture publiée également ce mercredi, l’Insee explique que les soldes d’opinion des industriels sur l’évolution récente de la demande globale et étrangère atteignent leur niveau le plus bas depuis respectivement janvier 2015 et juillet 2014. Outre l’industrie, le climat des affaires se détériore aussi dans les services passant de 107 à 106. Il reste stable dans le bâtiment et augmente dans le commerce de détail.

Perspectives de croissance mondiale : nouvelle révision à la baisse (FMI)

 

 

Perspectives de croissance mondiale : nouvelle révision à la baisse (FMI)

Comme déjà indiqué sur ce site,  les institutions vont passer leur année 2019 à réviser à la baisse leurs prévisions économiques. En cause,  un creux structurel de croissance qui va durer plusieurs années avec en plus une conjoncture politique et  économique pleine d’incertitudes. Pour les États-Unis par exemple, on ne connaît pas l’ampleur des conséquences des sanctions américaines sur le commerce chinois. Ce qui est certain c’est que la croissance en Chine est presque à plat car évidemment on ne peut se fier aux statistiques officielles de nature très politique.

 

Le tassement de la croissance économique en Chine semble clairement se confirmer avec un affaiblissement du commerce international aussi bien des exportations que des importations. Du coup, les prix se montrent particulièrement sages, les prix à la production comme les prix à la consommation. La hausse des prix à la production en Chine est restée stable, à son plus bas niveau depuis septembre 2016, tandis que la hausse des prix à la consommation a ralenti à son rythme le plus faible depuis un an, soulignant la morosité de la demande intérieure. Ces mouvements suggérant une déflation pourraient inciter le gouvernement à pendre des mesures de soutien à l’économie plus dynamiques, alors que la croissance a connu l’année dernière son plus important ralentissement en près de 30 ans. Selon les dernières  données des douanes chinoises publiées, les exportations chinoises ont connu leur plus net recul en trois ans et les importations ont chuté. Les conséquences se feront  sentir aussi aux États-Unis dès 2020. (en 2019, on sera encore proche des 2%). . Les experts basés à Washington anticipent un essoufflement de l’activité en fin d’année. La FED a révisé à la baisse la trajectoire attendue de son taux directeur.

. En Europe, on aura des difficultés pour atteindre 1 % de croissance. C’est tout juste si l’Allemagne, traditionnellement un gros exportateur notamment vers la Chine et les États-Unis pourra afficher 0,5 % de croissance. Par ricochet, cette baisse d’activité atteinte aussi les pays en développement.  Dans ces conditions le FMI ne compte plus que sur une croissance mondiale de l’ordre de 3,2 %. »En phase avec la faible croissance de la demande finale, l’inflation hors alimentation et énergie dans l’ensemble des pays avancés a fléchi pour s’établir en deçà des objectifs fixés (par exemple aux États-Unis) ou est restée largement au-dessous (zone euro, Japon) » expliquent les conjoncturistes du FMI. (Crédits : Yuri Gripas)Le FMI anticipe une croissance du PIB mondial de 3,2% en 2019 et 3,5% en 2020 contre 3,3 et 3,6% en avril. L’organisation a évoqué les effets persistants des tensions commerciales sur la confiance des acteurs économiques. Il s’agit de la quatrième révision à la baisse des anticipations du Fonds depuis un an mais, à l’inverse des précédentes, elle tient cette fois pour l’essentiel aux pays émergents, toutes régions confondues. C’est une mauvaise nouvelle pour l’économie planétaire. Selon les dernières prévisions économiques du fonds monétaire internationale (FMI), La croissance du produit intérieur brut (PIB) mondial devrait s’établir à 3,2% en 2019 et 3,5% en 2020, soit 0,1 point de moins que lors des projections du printemps dernier.

Baisse insignifiante des demandeurs d’emploi au second trimestre

Baisse insignifiante des  demandeurs d’emploi au second trimestre

 

D’après les chiffres de pôle emploi le chômage aurait baissé de 0,4 % au second trimestre. C’est-à-dire l’épaisseur du trait ou encore la marge d’erreur possible compte tenu du nettoyage des listes d’inscrits à pôle emploi. Environ 20 000 chômeurs en moins de catégorie A sur un total d’environ 3,5 millions, c’est-à-dire à peu près rien. Pôle emploi convient quand même que le rythme de la baisse du nombre d’inscrits a marqué le pas par rapport aux deux trimestres précédents. On voit mal comment il pourrait en être autrement compte tenu de l’évolution de la conjoncture qui va se caractériser pour la France par une toute petite croissance de l’ordre de 1,2 %. En outre,  cette très légère diminution du nombre de chômeurs est également liée à la baisse du nombre d’actifs, aussi aux mesures annoncées quant au durcissement des conditions d’accès aux indemnités chômage. . Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A, c’est à dire sans activité, aurait donc  diminué de de 0,4% entre les mois d’avril et juin et de 1,9% sur un an selon les derniers chiffres publiés par Pôle emploi et le service de statistiques du ministère du Travail ce jeudi 25 juillet. A la fin du second trimestre, les personnes en catégorie A étaient 3,37 millions contre 3,391 au trimestre précédent. En 2018, à la fin du deuxième trimestre, elles étaient 3,443 millions à l’échelle de la France métropolitaine. Cette baisse est plus faible que lors des deux trimestres précédents (-0,7% au premier et -1,1% au dernier trimestre 2018).

Au niveau des catégories, les personnes inscrites à l’opérateur public, tenues de rechercher un emploi et pouvant exercer une activité ou non (A,B,C) sont également en baisse (-0,4%). Elles sont passées de 5,6 millions à 5,57 millions entre les deux premiers trimestres de 2019. Malgré ces indicateurs au vert, le nombre de personnes enregistrées à Pôle emploi reste massif. Sur l’ensemble des catégories, elles sont encore 6,55 millions fin juin contre 6,56 millions à la fin du mois de mars. Malgré cela les économistes de l’Insee anticipent une baisse du taux de chômage. Dans leur dernière note de conjoncture datée du 20 juin, ils expliquent que les créations d’emplois permettraient la poursuite du recul du taux de chômage. Lors d’un récent point presse, le responsable du département de la conjoncture, Julien Pouget, avait déclaré que « cette croissance française serait suffisante pour accentuer les dynamismes des créations avec plus de 240.000 créations nettes sur l’année après 182.000 l’an dernier. La population active tend à ralentir. Le taux de chômage continuerait de baisser pour s’établir à 8,3% en fin d’année 2019″. Or on voit mal comment les créations nettes d’emplois en 2019 pourraient être supérieures à celle de 2018 avec une croissance en baisse !

Le climat des affaires : en baisse

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Croissance mondiale : nouvelle révision à la baisse (FMI)

Croissance  mondiale : nouvelle révision à la baisse (FMI)

 Comme déjà indiqué sur ce site,  les institutions vont passer leur année 2019 à réviser à la baisse leurs prévisions économiques. En cause,  un creux structurel de croissance qui va durer plusieurs années avec en plus une conjoncture politique et  économique pleine d’incertitudes. Pour les États-Unis par exemple, on ne connaît pas l’ampleur des conséquences des sanctions américaines sur le commerce chinois. Ce qui est certain c’est que la croissance en Chine est presque à plat car évidemment on ne peut se fier aux statistiques officielles de nature très politique.

 

Le tassement de la croissance économique en Chine semble clairement se confirmer avec un affaiblissement du commerce international aussi bien des exportations que des importations. Du coup, les prix se montrent particulièrement sages, les prix à la production comme les prix à la consommation. La hausse des prix à la production en Chine est restée stable en février, à son plus bas niveau depuis septembre 2016, tandis que la hausse des prix à la consommation a ralenti à son rythme le plus faible depuis un an, soulignant la morosité de la demande intérieure. Ces mouvements suggérant une déflation pourraient inciter le gouvernement à pendre des mesures de soutien à l’économie plus dynamiques, alors que la croissance a connu l’année dernière son plus important ralentissement en près de 30 ans. L’indice des prix à la production (PPI) n’a augmenté que de 0,1% sur un an en février, montrent les statistiques officielles publiées samedi, au même rythme annuel qu’en janvier alors que les économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne un ralentissement moins net, à 0,2%.D’un mois sur l’autre, les prix à la production ont baissé de 0,1% après un recul de 0,6% en janvier. Il s’agit de leur quatrième mois consécutif de baisse en rythme mensuel. Parallèlement, les prix des matières premières ont diminué de 1,5% le mois dernier en rythme annuel. Selon les données des douanes chinoises publiées plus tôt dans la semaine, les exportations chinoises ont connu en février leur plus net recul en trois ans et les importations ont chuté pour un troisième mois consécutif. Les données du Bureau national de la statistique (BNS) publiées samedi montrent que l’indice des prix à la consommation (CPI) a augmenté de 1,5% en février en rythme annuel, en deçà de sa progression sur un an en janvier (+1,7%) et à son rythme le plus faible depuis janvier 2018. Les conséquences se feront  sentir aussi aux États-Unis dès 2020. . Les experts basés à Washington anticipent un essoufflement de l’activité en fin d’année. La FED a révisé à la baisse la trajectoire attendue de son taux directeur.

. En Europe, on aura des difficultés pour atteindre 1 % de croissance. C’est tout juste si l’Allemagne, traditionnellement un gros exportateur notamment vers la Chine et les États-Unis pourra afficher 0,5 % de croissance. Par ricochet, cette baisse d’activité atteinte aussi les pays en développement.  Dans ces conditions le FMI ne compte plus que sur une croissance mondiale de l’ordre de 3,2 % »En phase avec la faible croissance de la demande finale, l’inflation hors alimentation et énergie dans l’ensemble des pays avancés a fléchi pour s’établir en deçà des objectifs fixés (par exemple aux États-Unis) ou est restée largement au-dessous (zone euro, Japon) » expliquent les conjoncturistes du FMI. (Crédits : Yuri Gripas)Le FMI anticipe une croissance du PIB mondial de 3,2% en 2019 et 3,5% en 2020 contre 3,3 et 3,6% en avril. L’organisation a évoqué les effets persistants des tensions commerciales sur la confiance des acteurs économiques. Il s’agit de la quatrième révision à la baisse des anticipations du Fonds depuis un an mais, à l’inverse des précédentes, elle tient cette fois pour l’essentiel aux pays émergents, toutes régions confondues. C’est une mauvaise nouvelle pour l’économie planétaire. Selon les dernières prévisions économiques du fonds monétaire internationale (FMI), la croissance du produit intérieur brut (PIB) mondial devrait s’établir à 3,2% en 2019 et 3,5% en 2020, soit 0,1 point de moins que lors des projections du printemps dernier.

 

Zone euro : Baisse les prévisions de croissance pour 2020

Zone euro : Baisse les prévisions de croissance pour 2020

 

 

De toute évidence, la croissance se tasse encore en zone euro au point que la prévision d’un à 1,2 % parait maintenant hypothétique. Pour autant, la commission européenne, pour des raisons pédagogiques, ne veut pas changer sa prévision. Pourtant c’est ce tassement en 2019 qui justifie la nouvelle baisse de croissance pour 2020.  Les experts de l’institution basée à Bruxelles ont révisé à la baisse leurs projections passant de 1,5% à 1,4% passant de 2020. Les difficultés de la zone euro se nourrissent notamment des graves problèmes que connaît l’Allemagne qui ne prévoit que 0,5 % d’augmentation de croissance en 2019. Notons que la France atteindra péniblement 1,2 % en 2019 et que l’Italie devrait tutoyer la récession. Seule parmi les grands  pays, l’Espagne ne sen tire pas mal (autour de 2% en 2019 et 2020). Sur la tendance, il est clair que la croissance de l’activité s’inscrit dans une tendance baissière donc faut tenir compte en 2020. Cest prévisions de la commission économique paressent encore un peu optimistes. La commission espère en effet un net redressement de l’Allemagne en 2020 (autour de 1.4%), ce qui est loin d’être évident. Encore une fois, ces prévisions pêchent  un peu par excès d’optimisme. Pour preuve, la commission s’aligne sur les perspectives du gouvernement français  Pour 2019 et 2020, à savoir 1,3% et 1,4% alors comme déjà indiqué qu’on aura du mal à faire 1,2 % en 2019.  » En moyenne, les indicateurs relatifs au climat des affaires et les indices PMI sont relativement bien orientés au second trimestre 2019, et la confiance des consommateurs devrait s’améliorer. « .dit la commission.  M ais ’argumentaire de la commission est déjà obsolète avec la constatation du tassement très net du climat des affaires

L’environnement : baisse des investissements

L’environnement : baisse des investissements

Cette baisse constatée par l’INSEE concerne les entreprises pour 2017, une baisse de 2 % qui succède à celle des 13 % en 2016. Il est clair que la politique environnementale ne peut résulter de la seule volonté de l’État. Certes l’État assume une responsabilité. Il vient d’ailleurs d’être aussi critiqué par le nouveau Haut conseil de l’environnement pour le décalage entre ses discours et ses actions concrètes. Mais cette responsabilité doit aussi conjointement être assurée par les entreprises et les consommateurs. Pour l’instant la problématique environnementale relève encore souvent du slogan pour les entreprises et ne ce traduit pas assez en modification substantielle du processus de production et de localisation. D’une certaine façon, c’est même le contraire qui se passe avec la multiplication de flux parasites du fait de l’atomisation du processus de production dans des zones géographiques de plus en plus éloignées. «En 2017, 38% des établissements industriels employant 20 salariés ou plus ont réalisé des investissements ou des études pour protéger l’environnement», selon l’Institut national des statistiques qui précise que ces entreprises y ont consacré au total 1,4 milliard d’euros. Les deux tiers de ces dépenses sont concentrées dans quatre secteurs, l’énergie, la chimie, les industries agroalimentaires et la métallurgie, tandis que 40% des montants investis visent à protéger l’air ou le climat.

En 2017, si les investissements, qui constituent 79% du total, soit 1,1 milliard d’euros, ont diminué de 3%, les montants alloués aux études ont en revanche progressé de 4%.

Les dépenses antipollution croissent avec la taille des entreprises: 84% des entreprises de 500 salariés ou plus en font mais seulement 27% des établissements de 20 à 49 salariés. La moitié des dépenses est consacrée au traitement de la pollution, tandis que 37% concernent sa prévention, le reste étant consacré au tri et à la valorisation des déchets ou encore à la mesure et au contrôle des nuisances occasionnées, précise encore l’Insee.

Croissance Zone euro: Baisse des ventes

Croissance Zone euro: Baisse des ventes

 

Une baisse inattendue des ventes de détail qui va peser sur la croissance ; En effet en cette période de net tassement des échanges extérieurs,  la plupart des pays comptent sur le dynamisme de la consommation intérieure pour soutenir la croissance. Or Les ventes au détail ont baissé au mois de mai par rapport au mois précédent, contrairement aux attentes des économistes  montrent les données publiées jeudi par Eurostat. L’office de la statistique de l’Union européenne a annoncé que ces ventes avaient diminué de 0,3% par rapport à avril, ce qui ramène leur progression en rythme annuel à 1,3%, alors que les économistes tablaient sur une hausse annuelle de 1,6%. Les chiffres révisés d’avril donnent une baisse de 0,1% des ventes par rapport à mars (contre -0,4% en première estimation) et une hausse de 1,8% sur un an (au lieu de +1,5%).

France automobile en baisse en juin

France automobile en baisse en juin

 

La tendance baissière se confirme et annonce sans doute une crise plus profonde pour plusieurs années ; Le marché automobile français a en effet baissé de 8,4% sur un an en juin (mois comprenant deux jours ouvrés de moins que l’an dernier), selon des statistiques du Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA) publiées lundi.

Les constructeurs français ont fait moins bien que le marché (-11,3%), PSA (avec les marques Peugeot, Citroën, DS et Opel) reculant de 10,9% en juin tandis que le groupe Renault (Avec Dacia et Alpine) était en repli de 11,7%, selon le CCFA

La baisse du déficit de la sécu en 2018 due à la conjoncture économique…bah, oui!

La  baisse du déficit de la sécu en 2018  due à la conjoncture économique…bah, oui!

On découvre la lune avec le lien entre la conjoncture économique et les grands équilibres! La forte réduction du déficit de la sécurité sociale, passé de 5,1 milliards d’euros en 2017 à 1,2 milliard en 2018, est en grande partie «due à la bonne tenue de la conjoncture économique», selon un rapport de la Cour des comptes publié jeudi. Le redressement spectaculaire des comptes de la Sécu était «de nature principalement conjoncturelle», affirment les magistrats de la rue Cambon, qui estiment que «la bonne tenue» de l’économie française expliquerait «au moins pour moitié» cette évolution.

A l’inverse, «l’effort structurel serait modeste, de l’ordre de 400 millions d’euros», la hausse des recettes (CSG, tabac) ayant été presque effacée par des dépenses «progressant plus vite que la croissance», en particulier dans la branche vieillesse (retraites).

Pour la Cour, le «retour vers l’équilibre» financier suppose de «ramener le dynamisme des dépenses au niveau ou en dessous du niveau de la croissance potentielle, ce qui impliquerait la réalisation d’économies supplémentaires».

Ce rapport n’évoque pas la dégradation prévue pour 2019, avec un déficit attendu à 1,7 milliard d’euros selon la Commission des comptes de la Sécu, au lieu du léger excédent annoncé en septembre par le gouvernement. L’addition pourrait même se corser jusqu’à 4,4 milliards, à cause des concessions aux «gilets jaunes» (CSG réduite pour certains retraités, exonération des heures supplémentaires) votées fin 2018.

Les radios pro Macron en nette baisse

Les radios pro Macron en nette baisse

Les radios clairement pro Macron régressent  fort logiquement en raison de l’orientation de leur ligne éditoriale. C’est vrai pour la radio de Lagardère, Europe 1,  qui s’écroule mais aussi pour RTL, RMC, Sud-Radio. Autant de médias à caractère très populiste pour attirer les mouches mais qui sur le fond soutiennent indiscutablement Macron. On objectera sans doute que c’est le lot de tous les médias privés qui appartiennent pour l’essentiel désormais aux financiers lesquels ont permis l’élection de Macron. La baisse la plus dramatique est sans doute celle d’Europe 1 «Les salariés d’Europe 1 disent stop!» Une centaine de collaborateurs de la radio du groupe Lagardère, réunis jeudi en assemblée générale, ont exprimé leur colère. Ils ont à 88,6 % voté une motion de défiance visant leur actionnaire, Arnaud Lagardère, sous les yeux d’une partie de leur direction, venue participer à l’AG et voter contre le texte. «C’est un vote courageux et un message fort des salariés», pointe Olivier Samain, élu SNJ. «Nous ne pouvons pas laisser le navire s’enfoncer sans rien dire. La balle est désormais dans le camp d’Arnaud Lagardère.» En cinq ans, Europe 1 a perdu près de 1,5 million d’auditeurs. La station vient de passer sous la barre des 6 % d’audience cumulée (- 0,9 point en un an) et fait désormais jeu égal avec Nostalgie et Skyrock, bien loin des autres radios généralistes.  À l’inverse après cinq années d’efforts, France Inter est parvenue au Graal. Pour la première fois depuis que Médiamétrie mesure les audiences radio, France Inter est la première radio de France. Sur la période de janvier à mars 2019, la station publique a rassemblé 6,34 millions d’auditeurs chaque jour, soit une audience cumulée de 11,7 %. En novembre dernier, sa directrice Laurence Bloch déclarait au «Buzz Média Le Figaro» qu’elle espérait ravir la couronne rapidement. Mais elle a été surprise de la rapidité avec laquelle cette prédiction s’est réalisée.

Croissance mondiale : nouvelles révisions à la baisse

Croissance mondiale : nouvelles révisions  à la baisse

 

Comme c’était prévisible les instituts d’études économiques, vont passer leur temps cette année à réviser régulièrement en baisse les prévisions de croissance. Rappelons qu’il y a un an on envisageait une croissance 2019 équivalente à celle de 2018. Depuis,  l’environnement a bien changé au point que nombre de pays risque de frôler la dépression. Ce que confirme, le Fonds monétaire international  qui constate que la croissance a ralenti plus que prévu en 2018. Et elle devrait encore se dégrader en 2019. Le FMI espère cependant un hypothétique redressement au second semestre 2019.Selon le FMI, 70 % de l’économie mondiale ralentiront en 2019. La croissance des économies de la planète est passée de 4 % en 2017 à 3,6 % en 2018 – un fléchissement déjà plus important qu’envisagé – et elle ne devrait pas dépasser 3,3 % en 2019.Le Canada, la zone euro, plombée par l’Allemagne et l’Italie, puis le Royaume-Uni sont les plus frappés, suivis par les États-Unis et même l’Inde. Les pays émergents et en développement gardent une croissance forte, mais avec de grandes disparités et une tendance malgré tout à la baisse. Seule la Chine connaît une prévision révisée à la hausse, avec 6,3 % attendus en 2019.Les causes invoquées pour expliquer ce ralentissement généralisé sont connues : la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis ; les tensions macroéconomiques en Argentine et en Turquie ; les difficultés du secteur automobile, notamment en Allemagne ; le durcissement du crédit en Chine ou encore les incertitudes liées au Brexit. Pour y remédier, le FMI appelle au dialogue social contre les inégalités et le mécontentement vis-à-vis du monde politique, qui profiterait à l’activité économique. De manière plus classique, le Fonds prône le renforcement de la coopération multilatérale pour résoudre les différends commerciaux. Une manière de défendre l’Organisation mondiale du commerce, méprisée par les États-Unis de Donald Trump, lesquels préfèrent négocier directement avec la Chine. Le FMI rappelle à cette occasion que jouer sur les droits de douane bilatéraux ne peut avoir qu’un impact limité sur la balance commerciale américaine, puisque cet équilibre est davantage lié aux « forces macroéconomiques globales ». Le FMI s’adresse également aux pays exportateurs de produits de base à faible revenu pour les presser de diversifier leur économie, car les prix de ces produits devraient baisser. Des politiques monétaires mondiales jugées « accommodantes » devraient permettre un rebond dans la seconde moitié de l’année 2019. Pas de quoi rassurer les économistes du FMI qui conseillent aux États de se préparer à une récession mondiale, même si elle n’arrivera pas à court terme.

 

 

Prévisions économiques France : forte révision à la baisse d’ici 2022

Prévisions économiques France : forte révision à la baisse d’ici 2022

 

Devant les incertitudes relatives aux perspectives économiques jusqu’à la fin de mandat de Macron, le gouvernement remet en cause sa politique de redressement. Il y a d’abord l’activité générale dont la croissance est ramenée en moyenne à 1,4 % contre près de 2 % prévus il y a an. Mécaniquement l’équilibre du budget et la dette seront pour partie remis en cause. Cela en raison de recettes fiscales moins importantes mais aussi de dépenses moins maîtrisées. Comme il y a toujours un décalage entre ces prévisions officielles et la réalité, la France prépare l’union économique à un dérapage de ses grands équilibres. Bercy prévoit désormais une croissance de 1,4% par an entre 2020 et 2022, contre 1,7% par an il y a 12 mois. Pour 2019, la chute est aussi brutale: la prévision de progression du PIB a été ramenée à 1,4% versus 1,9% il y a un an. La conséquence de ce net ralentissement de l’économie, commun à toute l’Europe, se voit sur les autres indicateurs macroéconomiques. Le déficit, qui devait à être ramené à -0,3% du PIB en 2022, est annoncé à -1,2% à terme, soit une prévision de reflux de 1,6 point depuis fin 2017, contre 3,1 visés il y a un an. Idem pour le taux de dette publique, lui aussi toujours présenté en repli, mais de manière moins prononcée: 96,8% en 2022, contre 89,2% il y a un an à la même échéance. À ce stade, l’endettement n’est donc programmé pour reculer que de 1,6 point sur le quinquennat, contre 5 points promis en 2017 au cours de la campagne par Emmanuel Macron. Quant au taux de dépenses publiques, il ne reculera que de 3 points, à 52,1% en 2022, versus une réduction de 4 points affichée à terme dans le programme de stabilité d’avril 2018. Il n’y a au final que sur les prélèvements obligatoires que le gouvernement améliore sa prévision expédiée à Bruxelles l’année dernière, en visant désormais un taux de 43,8% fin 2022, versus 44,3% il y a un an. Si le gouvernement tient cet objectif, la baisse sera donc de 1,4 point sur le quinquennat, contre 1 promis par le président en 2017.

Brexit : baisse de croissance grave pour l’union européenne et surtout le Royaume-Uni

Brexit : baisse de croissance grave pour l’union européenne et surtout le Royaume-Uni

D’après le CEPII, les PIB du Royaume-Uni et de l’Union européenne pourraient respectivement reculer de 2,8 % et 0,8 %. Par Vincent Vicard, -(article repris notamment par la Tribune). Extrait :

 

« L’incertitude est totale après le rejet par les députés britanniques de l’accord de sortie de l’Union européenne négocié entre le gouvernement britannique et la Commission européenne. Personne ne sait exactement ce qu’il va se passer dans les 10 semaines qui nous séparent maintenant de l’échéance prévue du Brexit. Une chose est cependant sûre : l’issue du processus aura son importance tant à court qu’à long terme, parce qu’un Brexit sans accord n’est pas du tout la même chose qu’un Brexit avec accord.

D’un point de vue économique, un Brexit sans accord signifie que les relations commerciales entre l’UE et le Royaume-Uni seront régulées par les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Mais ce n’est pas tout : à court terme, l’impréparation du processus de sortie et l’absence d’accord sur un certain nombre de questions cruciales devraient générer des désordres et des coûts supplémentaires. Prenons chacune de ces dimensions dans l’ordre.

Le retour au cadre de l’OMC signifie que le Royaume-Uni sera traité comme tout autre partenaire commercial avec lequel l’UE n’a pas d’accord (et inversement), c’est-à-dire comme les États-Unis par exemple. Cela implique l’instauration de droits de douane sur les importations en provenance du Royaume-Uni ; en moyenne faibles (de l’ordre de 3 % en moyenne), ces taxes à l’importation peuvent être très élevées dans certains secteurs (13 % en moyenne dans l’agriculture par exemple, et près de 40 % pour les produits laitiers).

Plus importante, la sortie de l’UE sans accord signifie la fin de la reconnaissance mutuelle des normes et des standards, qui permet à tout producteur britannique vendant sur son marché domestique de vendre librement aux autres consommateurs européens. Cela implique ce que l’on appelle des barrières non tarifaires au commerce, qui sont aujourd’hui les principales barrières au commerce international : ces barrières comprennent aussi bien les règles sanitaires et phytosanitaires dans l’agriculture visant à protéger les consommateurs que les normes techniques (de la taille des jouets des jeunes enfants à la largeur des pneus des voitures) ou environnementales (les normes fixant les rejets de CO2 ou de particules fines dans l’automobile par exemple).

Concrètement, cela signifie que demain, pour vendre aux consommateurs européens, les exportateurs britanniques devront prouver qu’ils respectent les règles européennes. Ces règles ont beau être similaires aujourd’hui, il faudra demain le prouver, ce qui est coûteux. Elles peuvent aussi diverger dans le futur (c’est d’ailleurs bien là l’un des enjeux du Brexit, pouvoir s’affranchir de certaines règles européennes). Ces barrières non tarifaires sont importantes en moyenne, particulièrement dans certains secteurs - elles atteignent par exemple l’équivalent d’un droit de douane de 74 % pour les produits laitiers, 36 % pour certaines machines et appareils, 20 % pour les produits chimiques et 11 % pour le secteur automobile -, renchérissant d’autant le prix pour le consommateur.

Peut-on estimer l’impact de ces nouvelles barrières au commerce sur les PIB du Royaume-Uni et de l’UE ? C’est ce que nous faisons avec deux collègues, Thierry Mayer et Soledad Zignago, dans un article de recherche récent.

Trois conclusions importantes ressortent de cette étude :

  • D’abord, le coût d’un retour aux règles de l’OMC est substantiel pour le Royaume-Uni : le niveau du PIB baisserait de manière permanente de 2,8 % du PIB, soit annuellement près de 2 000 livres en moyenne par ménage.
  • Ensuite, le coût est beaucoup plus faible côté européen (-0,8 % du PIB en moyenne pondérée, -0,3 % pour la France), à l’exception de l’Irlande pour lequel le coût serait du même ordre de grandeur que celui supporté par le Royaume-Uni.
  • Enfin, et surtout, le coût d’un Brexit sans accord, et donc d’un retour aux règles de l’OMC, est beaucoup plus important que dans le cas d’un Brexit négocié qui déboucherait sur un nouvel accord commercial : les coûts seraient ainsi plus de deux fois moindre dans le cas d’un accord type Norvège (qui implique de conserver la plupart des dimensions du marché unique), inférieurs de près de 40 % dans le cas d’un accord sur le modèle de celui avec la Suisse et de 15 % dans le cas d’une zone de libre échange moins ambitieuse.

La forme du Brexit aura donc bien des conséquences à long terme sur le niveau de richesse des Britanniques, et des Européens dans une moindre mesure. Ces différentes options restent sur la table en cas d’accord sur le retrait ; l’absence d’accord implique de renoncer à ces options de relations commerciales futures dans un avenir proche.

Un Brexit sans accord implique qu’il n’y aura pas de période de transition, qui aurait permis de négocier un nouvel accord et de se préparer au changement de cadre juridique (l’accord de sortie prévoit une période de transition jusqu’au 31 décembre 2020, qui pourrait être étendue, pendant laquelle les règles du marché unique continueraient à s’appliquer). Concrètement, cette sortie brutale du marché unique engendrera non seulement une incertitude juridique sur un grand nombre de sujets mais également des coûts liés à l’impréparation côté européen comme britannique. Il suffit pour cela de regarder les domaines couverts par l’accord de sortie. Les trois principaux concernent le règlement de la « facture » du Brexit, liée aux engagements britanniques dans les programmes européens, le traitement des Européens résidant et/ou travaillant au Royaume-Uni et des Britanniques dans l’UE, qui concerne des millions de citoyens dont le statut juridique dépendra alors des décisions des gouvernements nationaux, et la frontière irlandaise et la préservation de l’accord de paix du Vendredi Saint.

Mais l’accord de retrait couvre également une multitude de domaines, allant de la coopération policière et judiciaire aux questions nucléaires ou au statut de Gibraltar. L’absence d’accord créera dans l’ensemble de ces domaines une forte incertitude juridique puisque leur traitement dépendra des décisions de chaque gouvernement impliqué. Ces questions fondamentales ne disparaîtront pas d’elles même en cas de Brexit sans accord, et devront être négociées d’une manière ou d’une autre dans le futur.

Par ailleurs, les délais sont aujourd’hui tels qu’une sortie sans accord implique un degré d’impréparation des deux côtés. La réinstauration de contrôles aux frontières pour les échanges de biens (inexistants au sein du marché unique) pose des problèmes d’infrastructures dans les ports concernés (notamment Douvres côté britannique et Calais côté français) et de recrutement d’agents des douanes notamment. Des chercheurs de l’Imperial College de Londres ont ainsi calculé que deux minutes supplémentaires de transit pour les (milliers de) camions passant par Douvres entraîneraient des embouteillages de 47 km sur l’autoroute M20 y menant.

Ces délais posent également des questions logistiques pour les productions dépendant de pièces importées, pour lesquelles les capacités de stockage sont limitées aujourd’hui au Royaume-Uni. Plusieurs usines automobiles ont ainsi d’ores et déjà prévu de fermer ou réduire leurs opérations au début du mois d’avril. S’ajoute des problèmes spécifiques à certains secteurs : le secteur aérien par exemple, les autorisations de vol de certaines compagnies pouvant être remises en cause, ou le secteur bancaire pour lequel un certain nombre de questions de supervision se posent (les autorités européennes ont déjà prévu d’autoriser de manière temporaire certaines activités de compensation en euro de Londres mais d’autres questions restent entières). Les conséquences à court terme de ces contingences sont d’autant plus difficiles à prédire que leur impact réel dépendra des mesures prises par les différents gouvernements pour en atténuer le coût.

Les gouvernements britannique comme européens ont clairement affiché leur volonté d’éviter de tels désordres inhérents à un Brexit sans accord. Du côté du parlement britannique également, l’option d’une sortie sans accord ne semble pas emporter la majorité. Cela suffira-t-il à l’éviter pour autant ? La date butoir du 29 mars approchant, les entreprises, qui ont fait preuve d’une étonnante résilience à l’incertitude politique jusqu’à maintenant, vont devoir faire des choix qui pourraient s’avérer irréversibles, mettant ainsi encore plus sous pression le processus politique.

Il est possible de repousser la date effective du Brexit, mais seulement de manière limitée étant donné qu’aller au-delà de fin mai obligerait à tenir des élections européennes au Royaume-Uni, ce que personne ne veut. Par ailleurs, une telle prolongation pose la question de sa finalité : étant donné le blocage au parlement britannique, quelle serait la perspective d’un tel allongement ? La préparation d’un second référendum nécessite d’aller au-delà des élections européennes alors que la perspective de la renégociation de l’accord de retrait apparaît limitée côté européen (reste la possibilité d’un retrait unilatéral de la procédure de sortie par le Royaume-Uni, dont la Cour de justice de l’Union européenne a confirmé la possibilité). L’Union européenne a été claire sur le fait qu’elle ne négociera pas un accord sur les relations futures avant que celui sur le retrait britannique soit ratifié, et que cet accord inclura une clause de « backstop » sur la frontière irlandaise. De telle sorte que l’accord sur la table ne changera pas fondamentalement.

C’est sûrement du côté de la déclaration politique accompagnant l’accord de retrait que des évolutions peuvent se faire jour, mais celle-ci n’a pas la valeur légale de l’accord de retrait. Le refus du parlement britannique n’a donc pas changé fondamentalement l’éventail des choix britanniques. Il ne faut cependant pas oublier que si une sortie sans accord était particulièrement coûteuse pour le Royaume-Uni, la perspective d’avoir un grand pays voisin non coopératif serait désastreuse à terme pour les pays européens. L’Union européenne et ses pays membres ont souvent fait preuve de créativité dans les derniers instants de négociations cruciales tendues ; il faut compter sur une telle créativité aujourd’hui.

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Par Vincent Vicard, Economiste, CEPII

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation

 

Ventes automobile: baisse en mars

Ventes automobile:  baisse en mars

Mauvais signe pour l’économie française, le marché automobile français a baissé de 2,3% sur un an en mars, en raison d’un nombre de jours ouvrés inférieurs à l’an dernier, selon des statistiques publiées lundi. (Notons que pour a première fois depuis 1990 le marché automobiles chute en Chine ;  aussi dans de nombreux pays). Les constructeurs français ont fait un peu mieux que le marché, PSA (avec les marques Peugeot, Citroën, DS, Opel) reculant de 1,5% en mars tandis que le groupe Renault (Avec Dacia et Alpine) était en repli de 1,7%, d’après les chiffres communiqués par le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA).

Popularité Macron : baisse en mars

Popularité  Macron : baisse en mars

Comme souvent souligné, il faut prendre les sondages avec des pincettes en cette période électorale qui précède les jeux européennes ; cela d’autant plus que les évolutions mesurées par des instituts de sondage se situent le plus souvent dans la marge d’erreur. Ainsi un sondage Odoxa montre que Macron aurait perdu 2 points en mars après une petite remontée en début d’année. Il retrouve son niveau du mois de janvier alors qu’Édouard Philippe gagne un point d’opinions favorables. En fait,  la tendance de long terme ne change pas ;  Macron n’est toujours soutenu que par environ 30 % d’opinions favorables et  70% (+2) des Français interrogés jugent négativement son action, selon cette enquête pour France Inter, L’Express et la presse régionale. Emmanuel Macron perd du crédit notamment auprès des sympathisants du PS (-13) et des Républicains (-11). Édouard Philippe progresse en revanche pour le troisième mois de suite, avec 34% (+1) d’opinions favorables et 65% (-1) d’avis contraires. Et le Premier ministre perd en particulier en popularité auprès des proches de La République en marche (-10).  Au classement des personnalités appréciées des Français, Marine Le Pen (26%, +2) rejoint le trio de tête, derrière Alain Juppé (34%, -1) et Nicolas Sarkozy (28%, =). Parmi les ministres, Jean-Yves Le Drian perd 2 points à 25%, Bruno Le Maire en gagne 2 à 21% et Christophe Castaner en perd 1 à 17%. Anne Hidalgo, maire de Paris, perd 3 points à 18% et Laurent Wauquiez en gagne 3 à 16%.

 

*Enquête réalisée en ligne les 20 et 21 mars auprès de 1.001 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

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