Archive pour le Tag 'baisse'

SONDAGE popularité Macron : toujours en baisse

SONDAGE popularité Macron : toujours en baisse

 

Bien qu’il faille relativiser ( sur le plan méthodologique) le sondage du JDD qui agglomère les différents sondages pour en tirer une moyenne, Macron semble continuer de plonger dans l’opinion.

 

. Dans les baromètres de popularité, le Président a perdu 5 points depuis le mois de mars 2022, et ne recueille que 39 % de soutien. Par ailleurs la Première ministre ne décolle pas et demeure autour de 37 %.

Croissance mondiale : Nouvelle révision en baisse par le FMI

 

 

Croissance mondiale : Nouvelle révision en baisse par le FMI

L’économie internationale s’approche dangereusement d’une récession selon le FMI.  Dans la dernière mise à jour de ses perspectives mondiales dévoilées ce mardi 26 juillet, le FMI a révisé à la baisse ses chiffres de croissance du PIB mondial pour 2022 à 3,2% contre 3,6% en avril dernier (-0,4 point). Pour 2023, l’activité devrait accélérer à 2,9% contre 3,6% auparavant (-0,7 point).

« Il se peut que nous soyons à la veille d’une récession mondiale deux ans seulement après la dernière », a averti l’économiste en chef de l’institution Pierre-Olivier Gourinchas lors d’un point presse. « Les principales économies au monde connaissent un fort ralentissement », a ajouté l’économiste français.

Aux  Etats-Uni, la  croissance de l’activité pourrait ainsi passer de 5,7% en 2021 à 2,3% en 2022 et à 1% en 2023. Pour 2022 (-1,4%) et 2023 (-1,3%), il s’agit de la plus grande révision à la baisse du Fonds par rapport aux projections du printemps dernier.

En Chine, le  FMI table sur une hausse du PIB de 3,3% en 2022 (-1,1% par rapport à avril) et 4,6% en 2023 (-0,5% par rapport à avril). Le premier semestre 2022 a été marqué par de nombreuses mesures de restrictions anti-Covid en Chine qui ont fortement perturbé l’activité notamment manufacturière du pays, et par ricochet, l’activité mondiale. Une nouvelle flambée épidémique, accompagnée de la politique zéro-Covid du gouvernement chinois, pourrait provoquer un enlisement du ralentissement économique en Chine, entraînant « d’importantes répercussions à l’échelle mondiale », selon le FMI qui évoque aussi un risque lié à la crise du secteur immobilier chinois.

 En Russie, la guerre a précipité l’économie vers une récession brutale estimée à – 6% cette année. et les effets devraient se faire sentir plus que prévu en 2023, année pour laquelle le FMI anticipe une récession de l’économie russe de 3,5%, soit 1,2 point de moins que ses prévisions précédentes.

 En Europe ,  après avoir bondi à 5,4% en 2021, la croissance du PIB pourrait augmenter de 2,6% cette année contre 2,8% au printemps. Surtout, l’institution basée à Washington a revu fortement ses chiffres pour 2023 à seulement 1,2% contre 2,3% en avril (-1,1%).

En Allemagne, la croissance du PIB pourrait ainsi passer de 2,9% en 2021 à 1,2% en 2022 et 0,8% en 2023. Dans le contexte du conflit en Ukraine, le FMI a brutalement révisé ses chiffres pour 2022 (-0,9%) et 2023 (-1,9%). L’industrie allemande, fortement dépendante du gaz russe, traverse une violente zone de turbulences depuis le printemps. A cela s’ajoutent les difficultés d’approvisionnement en provenance de Chine et d’Asie. Compte tenu du poids de l’industrie dans l’économie outre-Rhin, l’activité globale est fortement pénalisée.

En France, la croissance pourrait bien retomber à 2,3% en 2022 contre 2,9% prévu au printemps. Après un fort rebond à 6,8% en 2021, les moteurs de l’activité s’essoufflent dans l’Hexagone. La consommation des ménages a reculé au premier trimestre, plombée par les effets de l’inflation.

En Italie, Après une croissance à 6,6% en 2021, l’activité devrait freiner à 3% en 2022 et 0,7% en 2023. La récente démission du président du Conseil, Mario Draghi, après plusieurs revers au Parlement risque de déstabiliser la situation politique à Rome, alors que de nouvelles élections sont prévues à l’automne.

Le récent durcissement de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) a ravivé le souvenir de la crise des dettes souveraines en 2012, en zone euro, où l’Italie avait particulièrement souffert. Quant à l’Espagne, la croissance devrait également s’essouffler en passant de 5,1% en 2021 à 4% en 2022 et 2% en 2023. La fin de l’année s’annonce particulièrement difficile sur le Vieux continent.

La baisse de l’Euro plombe la croissance ?

La baisse de l’Euro plombe la croissance ?

 

L’euro a atteint un plus bas depuis près de vingt ans. En renforçant le coût de l’énergie importée par les économies de la Zone euro, cette baisse représente un risque supplémentaire qui pèse sur les perspectives à la fois d’inflation et d’activité économique. Cela représente donc une difficulté complémentaire pour la BCE. Par Clémentine Gallès, Cheffe Economiste et Stratégiste de Société Générale Private Banking. ( La Tribune)

 

En effet, le dollar connaît un important mouvement d’appréciation contre l’ensemble des devises depuis le début de l’année (+15% contre l’euro et la livre britannique, et +22% contre le yen). Cette progression du dollar s’explique par différents facteurs. Tout d’abord la Réserve fédérale a annoncé dès la fin de l’année 2021 une progression de ses taux d’intérêt en réaction à une inflation américaine particulièrement élevée. Cette hausse des taux a incité les investisseurs en quête de rendements à acheter des obligations américaines libellées en dollars. Cette tendance a par la suite été accentuée par l’annonce de la Guerre en Ukraine. Les investisseurs ont en effet renforcé leur préférence vers des investissements en dollars dans ce nouveau contexte de risque touchant particulièrement l’Europe.

Enfin, l’appréciation de matières premières habituellement échangées en dollar a mécaniquement fait augmenter le recours à cette devise. Donc, si l’euro a baissé face au dollar, c’est avant tout lié à la forte demande de dollars. D’ailleurs l’euro n’a pas beaucoup évolué sur la période récente quand on le regarde contre un panier de devises plus large.

 

Cette nouvelle baisse augmente encore davantage le coût des énergies libellées en dollars, impliquant des nouvelles tensions à venir sur l’inflation de la Zone euro mais surtout une nouvelle dégradation des perspectives d’activité. La forte progression des prix de l’énergie depuis quelques mois a déjà impliqué une nette dégradation de la balance commerciale allemande, qui vient de basculer en territoire négatif pour la première fois depuis 1991 ).

L’accentuation récente des tensions sur l’approvisionnement en gaz russe fait dorénavant craindre une récession en Zone euro. Dans ce contexte la progression du dollar face à l’euro devient une difficulté complémentaire pour la BCE : si elle augmente beaucoup ses taux d’intérêt, elle prend le risque de provoquer une récession, mais si elle n’augmente pas assez ses taux d’intérêt, l’euro pourrait continuer de baisser et mécaniquement renforcer le risque d’une inflation durable.

Clémentine Gallès

Baisse de l’euro : l’inflation encore aggravée

Baisse de l’euro : l’inflation encore aggravée

 

 

L’euro ne cesse de s’affaiblir notamment vis-à-vis du dollar avec une baisse de leur de 20 % depuis le début de l’année. Mécaniquement puisque la plupart des importations notamment énergétiques sont réglés en dollars, la facture pour les utilisateurs des produits importés progresse d’autant et ajoute encore à l’inflation.

À l’inverse, la baisse de l’euro donne un certain avantage de compétitivité aux exportations. Le problème pour la France c’est que les importations l’emportent et de loin sur les exports puisque la balance commerciale est dramatiquement déficitaire

 La zone euro se retrouve  donc avec une devise affaiblie pour régler, en dollars, ses achats d’énergie et de matières premières dont les prix flambent. Par Eric Dor, IÉSEG School of Management 

 

Ces derniers mois, l’euro s’est progressivement déprécié jusqu’à atteindre la parité avec le dollar, le 12 juillet. La devise européenne a ainsi décroché de 19 % depuis son haut récent du 6 janvier 2021, et de 37 % depuis son record absolu du 22 avril 2008, lors de la crise financière.

Cette dépréciation reflète en partie la forte appréciation du dollar, car l’euro se maintient mieux en termes de la plupart des autres devises. Ainsi, au cours des mêmes périodes, la dépréciation du taux de change effectif de l’euro s’est limitée à 8 % depuis le 6 janvier 2021, et 17,5 % depuis le 22 avril 2008 à l’époque de la crise financière. Cette tendance résulte d’une combinaison de plusieurs causes.

 

D’abord, le décalage de politique monétaire est très grand, avec un différentiel de taux d’intérêt très en faveur du dollar. La Réserve fédérale (Fed) avait déjà moins baissé les taux que la Banque centrale européenne (BCE), et a évité jusqu’alors les taux négatifs. Mais ensuite, la Fed a commencé à resserrer la politique monétaire bien avant la BCE, qui ne va qu’initier la hausse de ses taux directeurs le 21 juillet. La Fed a déjà augmenté ses taux directeurs de 0,25 point le 17 mars, de 0,5 le 5 mai puis de 0,75 le 16 juin, soit une intensité supérieure à ce que la BCE suggère jusqu’à présent (une première hausse de 0,25 point puis une deuxième, de 0,25 ou 0,5 point, en septembre).

Ensuite, il y a des dissensions connues entre les membres du conseil des gouverneurs à propos de l’ampleur et du rythme du resserrement monétaire, entre ceux qui veulent être très prudents et ceux qui veulent une réponse très forte pour juguler l’inflation. En raison de ces dissensions, les perspectives de taux d’intérêt restent assez incertaines en zone euro, alors que la Fed affiche une détermination très claire pour augmenter ses taux directeurs aussi forts que nécessaire. Encore une fois, cette divergence entre la BCE et la Fed plaide en faveur du dollar.

Les dissensions entre les membres du conseil des gouverneurs de la BCE portent aussi sur la nécessité d’instaurer un nouvel instrument contre la fragmentation de la zone euro, donc un programme d’achats sélectifs d’obligations publiques des pays très endettés pour comprimer les écarts entre les taux de financement des différents États membres de la zone euro, les « spreads ». Le gouverneur de la Bundesbank a montré clairement son opposition à ce qu’un tel programme soit de grande ampleur et de longue durée.

Il a indiqué que la BCE devait se concentrer sur la lutte contre l’inflation, et que les pays surendettés devaient mener la politique d’austérité budgétaire nécessaire pour limiter leurs déficits et dettes et comprimer ainsi les spreads. Pour les marchés, les possibilités pour la BCE de contrôler les spreads, et ainsi maintenir l’intégrité de l’union monétaire, restent donc incertaines. Une nouvelle crise des dettes souveraines de la zone euro reste possible. Cela entretient une défiance des marchés envers l’euro.

Enfin, une autre source de défiance envers l’euro vient des risques de récession et surtout des problèmes de l’Allemagne. L’Allemagne reste le moteur de la zone euro mais est menacée de graves problèmes. Son secteur industriel est très affecté par les pénuries de composantes importées à cause des confinements en Asie et maintenant avec les problèmes d’approvisionnement en gaz et pétrole russes. Les exportations vers l’Asie décélèrent également. Dans le même temps, la valeur des importations d’énergie par l’Allemagne augmente énormément.

En conséquence, le surplus commercial en valeur de l’Allemagne s’est effondré. Le poids de l’Allemagne est tel que c’est toute la zone euro qui est menacée de récession. De toute manière, l’extrême dépendance de la zone euro aux importations d’énergie issue de Russie rend ses perspectives très incertaines, comparées à celles des États-Unis bien davantage autosuffisants. Cela conduit les marchés à préférer le dollar à l’euro.

Il y a une forte probabilité de récession aux États-Unis comme en zone euro. Mais la récession outre-Atlantique est susceptible d’être moins forte et moins longue. Les causes de la dépréciation de l’euro contre le dollar ont donc une forte probabilité de persister. À moins qu’un choc asymétrique affecte par surprise les États-Unis, les fondamentaux vont rester assez longtemps en faveur du dollar et en défaveur de l’euro.

Globalement, la dépréciation de l’euro contre le dollar implique une détérioration des termes de l’échange pour les pays de l’union monétaire. En effet, pour obtenir les dollars nécessaires à l’achat d’une même quantité de biens et services produit par la zone dollar, la quantité de biens et services à produire et vendre par la zone euro augmente. Autrement dit, une même quantité de biens et services de la zone euro s’échange contre de moins en moins de biens et services de la zone dollar. Du point de vue inverse, une même quantité de biens et services de la zone dollar s’échange contre une quantité croissante de biens et services de la zone euro.

Pour de mêmes prix de vente en euros, il y a une baisse des prix de vente en dollars des biens et services produits par les pays de la zone euro. Pour des acheteurs de la zone dollar, il y a donc une hausse de l’attractivité des biens et services de la zone euro et donc sur sa compétitivité. Cela peut donc stimuler les exportations des pays de la zone euro vers la zone dollar. En ce qui concerne les services, il y a par exemple le tourisme. Pour de mêmes prix en euros, les pays de l’union monétaire sont moins chers en dollars pour des touristes américains, par exemple.

Il convient évidemment de relativiser cet avantage car il concerne uniquement les exportations vers la zone dollar. Or la plupart des pays de la zone euro exportent beaucoup vers d’autres pays de la zone euro. Néanmoins, la dépréciation de l’euro contre le dollar peut fort favoriser les exportations de biens de l’Allemagne (qui exporte 37,61 % de ses biens et 33,56 % de ses services vers la zone euro), mais moins celles du Portugal (65,77 % et 51,93 %).

 

Il n’en reste pas moins qu’au bilan, la dépréciation de la monnaie européenne face à la devise américaine ajoute de l’inflation à l’inflation. En effet, la zone euro subit déjà fortement l’augmentation des prix en dollars du pétrole et des matières premières alimentaires, métalliques et autres.

Les prix en dollars de toute une série de composantes industrielles en pénurie, ainsi que du fret maritime, augmentent aussi déjà fortement depuis l’année passée. Lorsque ces prix en dollars sont convertis en euro, la hausse est encore supérieure à cause de la dépréciation de la monnaie unique. Les coûts en euros des entreprises européennes augmentent donc très fortement, et elles doivent le répercuter sur leurs prix de vente aux consommateurs.

Les consommateurs subissent une forte augmentation des prix en euros des biens et services de consommation importés directement de la zone dollar. Mais les prix des biens et services de consommation produits dans l’union monétaire augmentent aussi très fortement à cause de la hausse des coûts en euros des matières premières et composantes importées qui sont transformées.

Normalement, la dépréciation de l’euro contre le dollar, parce qu’elle est inflationniste, doit impliquer le renforcement du resserrement de politique monétaire. Comme cette dépréciation augmente encore les perspectives d’inflation de la zone euro, la BCE devrait donc resserrer fortement la politique monétaire. Les hausses successives des taux directeurs qui sont planifiées à partir de ce mois pourraient finalement être d’une ampleur supérieure à ce qui a été initialement considéré.

Pour éviter que des hausses exagérées des « spreads » empêchent la BCE de procéder à des augmentations des taux directeurs assez fortes, il reste néanmoins essentiel qu’un instrument contre la fragmentation, sous forme d’achats sélectifs d’obligations publiques des pays très endettés moyennant une conditionnalité légère, soit instauré.

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Par Eric Dor, Director of Economic Studies, IÉSEG School of Management.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Economie -Croissance européenne : nouvelle révision à la baisse

Economie -Croissance européenne : nouvelle révision à la baisse

 

 

La Commission européenne vient de réviser sévèrement ses prévisions de croissance à 2,6% en 2022 et 1,4% en 2023, et n’exclut pas une nouvelle dégradation en fonction de la situation géostratégiques . En clair on pourrait connaître une situation de stagflation.

 

Par ailleurs  , les prévisions d’inflation ont été relevées à 7,6% en 2022 et à 4% en 2023. L’inflation touche bien sûr l’énergie mais aussi les produits alimentaires de base.

Cette dégradation de la conjoncture s’accompagne d’une chute de l’euro avec une parité eurodollar au plus bas depuis vingt ans. Et la Banque centrale européenne pourrait poursuivre son resserrement monétaire plus rapidement que prévu.

 

La France apparaît mieux lotie que l’Allemagne, avec une croissance de 2,4% en 2022 et de 1,4 % l’an prochain contre respectivement 1,4% et 1,3% pour la première économie européenne. Mais, une nouvelle fois, de nouvelles augmentations du prix de l’énergie pourraient étouffer la croissance, sans faire réellement baisser les prix. Chacun redoute en effet de nouvelles hausses de taux d’intérêt, avec des risques accrus sur les marchés financiers.

Une hypothèse de récession mondiale

L’hypothèse d’une récession mondiale est de moins en moins exclue par les institutions internationales pour 2023. Ces perspectives s’appuient sur la tendance nettement baissière de la croissance actuelle plombée par l’inflation. C’est évidemment la même problématique en France où  officiellement l’inflation mesurée serait de l’ordre de 6 % au moins en 2022 alors que les revenus et ménages n’augmenteraient que d’environ 3 %.

« Les perspectives depuis notre dernière mise à jour en avril se sont nettement assombries », a dit Kristalina Georgieva, la patronne du FMI,, citant la propagation de l’inflation à travers le monde, la hausse des taux d’intérêt, le ralentissement de la croissance économique de la Chine et les sanctions successives prises contre la Russie pour l’offensive en Ukraine.

« Nous sommes dans des eaux très agitées », a-t-elle ajouté. Interrogée sur l’hypothèse d’une récession mondiale, elle a répondu que « le risque s’est accru, donc nous ne pouvons pas l’écarter ».

Des données économiques récentes montrent que plusieurs économies importantes, dont celles de la Chine et de la Russie, se sont contractées au deuxième trimestre, a déclaré la cheffe du FMI, notant que les risques seraient encore plus élevés l’an prochain.

« Cela va être une année 2022 compliquée, mais peut-être encore plus compliquée en 2023″, selon Kristalina Georgieva. « Les risques de récession sont accrus en 2023″, a-t-elle dit, ajoutant qu’il était crucial de contrôler la flambée actuelle des prix.

 

Croissance européenne : nouvelle révision à la baisse

Croissance européenne : nouvelle révision à la baisse

 

 

La Commission européenne vient de réviser sévèrement ses prévisions de croissance à 2,6% en 2022 et 1,4% en 2023, et n’exclut pas une nouvelle dégradation en fonction de la situation géostratégiques . En clair on pourrait connaître une situation de stagflation.

 

Par ailleurs  , les prévisions d’inflation ont été relevées à 7,6% en 2022 et à 4% en 2023. L’inflation touche bien sûr l’énergie mais aussi les produits alimentaires de base.

Cette dégradation de la conjoncture s’accompagne d’une chute de l’euro avec une parité eurodollar au plus bas depuis vingt ans. Et la Banque centrale européenne pourrait poursuivre son resserrement monétaire plus rapidement que prévu.

 

La France apparaît mieux lotie que l’Allemagne, avec une croissance de 2,4% en 2022 et de 1,4 % l’an prochain contre respectivement 1,4% et 1,3% pour la première économie européenne. Mais, une nouvelle fois, de nouvelles augmentations du prix de l’énergie pourraient étouffer la croissance, sans faire réellement baisser les prix. Chacun redoute en effet de nouvelles hausses de taux d’intérêt, avec des risques accrus sur les marchés financiers.

 

Croissance de la population mondiale en baisse

Croissance de la population mondiale en baisse  

 

« Les humains ont fait le choix d’avoir peu d’enfants, et cela est vrai partout, dans de plus en plus d’endroits sur la planète », explique sur franceinfo le démographe Gilles Pison.

 

 

Nous sommes chaque jour de plus en plus nombreux sur la planète. L’Organisation des Nations unies (ONU) vient de publier son nouveau rapport sur l’évolution de la population mondiale : d’ici le 15 novembre prochain, la barre des 8 milliards de Terriens sera dépassée, soit 1 milliard d’humains de plus qu’en 2010. Pourtant, ces chiffres ne doivent pas masquer le fait que « la croissance démographique décélère continuellement depuis 70 ans », explique Gilles Pison, professeur au Muséum national d’histoire naturelle et conseiller scientifique auprès de l’Institut National d’Etudes Démographiques (Ined).

franceinfo : Il y aura 8 milliards d’êtres humains d’ici le mois de novembre… Est-ce qu’il y a de la place pour tout le monde ?

Gilles Pison : On se posait déjà la question lorsque nous n’étions qu’un milliard sur la planète. C’était il y a deux siècles, c’est une question récurrente. Le constat, c’est que nous sommes de plus en plus nombreux. Mais la croissance démographique décélère depuis 70 ans. La population augmente au rythme de 1% par an et le rythme devrait continuer de baisser dans les prochaines décennies. L’ONU prévoit une stabilisation à 10 milliards et demi de personnes sur Terre dans les années 2080. C’est parce que les humains ont fait le choix d’avoir peu d’enfants. Et cela est vrai partout, dans de plus en plus d’endroits sur la planète. La principale conséquence c’est une stabilisation, une croissance zéro à terme de la population, peut-être même une diminution.

« Dans les deux tiers des pays du monde, les couples ont désormais moins de deux enfants en moyenne. »

 

L’ONU a compté par ailleurs que le Covid-19 avait provoqué une surmortalité de 14,9 millions de personnes. Est-ce que cela va induire des changements démographiques à l’avenir ?

Non, aucun. Cela ne modifie en rien les tendances, ça représente un surcroît de décès de 12% pour les seules années 2020 et 2021. L’hypothèse, c’est que le Covid-19 a eu un effet temporaire et qu’à partir de 2022, l’espérance de vie retrouve ses niveaux et ses tendances d’avant pandémie. C’est souvent ce qu’on observe et donc ça n’aura modifié que très peu les chiffres annoncés pour les prochaines décennies.

Les Indiens seront bientôt plus nombreux que les Chinois. Est-ce une source de bouleversements ?

Là aussi, c’était annoncé. Même si la révision des chiffres par l’ONU fait que la date de dépassement de la Chine par l’Inde a été avancée. On savait que ça aurait lieu avant 2030, mais là, on sait que ce sera le cas dès l’an prochain. Et ça ne vient pas tellement d’une croissance plus rapide de l’Inde, qui suit ses évolutions. C’est parce que les chiffres pour la Chine ont été révisés sérieusement à la baisse à cause du constat que les Chinoises et les Chinois ont de moins en moins d’enfants, beaucoup moins que ce que l’on imaginait. Ceci malgré la politique nataliste du gouvernement chinois qui souhaite soutenir la natalité. C’est un des grands enseignements de ces projections : la Chine va voir sa population baisser dans les prochaines décennies. Le pays est à son maximum et il pourrait perdre presque la moitié de sa population en effectifs d’ici 2100.

Blé : récolte en baisse de 2 à 3 % en France

Blé : récolte en baisse de 2 à 3 % en France

 

La France pourra continuer de combler en partie le déficit ukrainien de blé puisqu’elle exporte environ 50 % de sa production.

Selon Intercéréales et Arvalis -organisme de recherche appliquée financé et géré par les producteurs-, le rendement du blé tendre devrait atteindre  »69,5 q/ha en France en 2022, soit une baisse de 2 % par rapport à 2021 et de 3 % par rapport à la moyenne des 10 dernières années ». Quant à la qualité, qui détermine l’usage et la destination finale des céréales, et qui est donc déterminante pour satisfaire les exigences des marchés en France
et à l’international, la teneur moyenne en protéines est  »estimée à 11,6 %, une valeur correspondant à la moyenne décennale ».

La filière souligne que « cette moyenne nationale masque néanmoins des
hétérogénéités importantes dans les territoires, en raison principalement des stress hydrique et thermique, et plus ponctuellement des épisodes de gel et de grêle ».

La filière rappelle aussi que « ces données restent des prévisions et que la réalité des rendements et de la qualité de la récolte ne seront effectivement vérifiées qu’à la fin de celle-ci ».

La France, premier producteur européen de blé tendre, a produit en moyenne 33,4 millions de tonnes de blé sur la période 2017-2021. Elle exporte la moitié de cette production, vers l’Union européenne (50%) et des pays tiers.

Production mondiale de blé par pays
Pays Production (tonnes) Production par personne (Kg) Superficie (en hectares) Rendement (Kg / Hectare)
Blé : récolte en baisse de 2 à 3 % en France dans actu-économie politique 98614cda-6d26-45e3-9520-0485a90e63d8 République populaire de Chine 131 447 224 94,304 24 268 794 5 416,3
210f3b89-33ca-4453-93c0-8a39521bb918 2 à 3 % dans agriculture Inde 99 700 000 74,599 29 580 000 3 370,5
32afe3db-7d9e-4889-8d3f-4fc2a5762419 baisse Fédération de Russie 72 136 149 491,133 26 472 051 2 725
561cf002-ba3a-4a18-8ccc-d8e3b89ca049 blé États-Unis d’Amérique 51 286 540 156,474 16 027 750 3 199,9
df0c2e69-e1ea-4b29-98e2-a0f3fe94a0ba de France 35 798 234 531,944 5 231 615 6 842,7
e897741a-4815-4d23-8f50-b205700ea6f6 en Canada 31 769 200 853,699 9 881 000 3 215,2
7d564f0f-d72c-4b64-8571-0dd5f2a7c307 France Pakistan 25 076 149 124,218 8 797 227 2 850,5
206feb91-cd26-45c1-80a4-59bca7f0b530 récolte Ukraine 24 652 840 583,308 6 619 600 3 724,2
4bd73e84-6858-416b-8c34-d5e01b45526f Australie 20 941 134 835,993 10 919 180 1 917,8
c9c4893c-e5ad-4e2b-ae84-21eecf26c58b Allemagne 20 263 500 244,903 3 036 300 6 673,7
29ecab90-9959-4c99-8e82-2bfa8b49b63a Turquie 20 000 000 247,493 7 288 622 2 744
c624819f-7f1b-4089-8981-e0cdaa7c6bc6 Argentine 18 518 045 416,187 5 822 173 3 180,6
da7ad0e7-b193-46bd-b72e-c4e8f9f4a7db Iran 14 500 000 177,355 6 700 000 2 164,2
e1f0b224-7d94-4b42-9318-cb168bee0110 Kazakhstan 13 944 108 763,124 11 354 380 1 228,1
930c4215-fe39-4899-862c-83d0e0e3a12f Royaume-Uni 13 555 000 205,254 1 748 000 7 754,6
806a7fcc-a2e3-41d8-af80-6b0171c05b66 Roumanie 10 143 671 519,549 2 112 307 4 802,2
e3bcb426-2d1e-4ec7-b84d-cfa7492d0cf9 Pologne 9 820 315 255,514 2 417 227 4 062,6
c6de7972-ece6-4fd3-89c0-8f2272c071f9 Égypte 8 800 000 90,26 1 315 490 6 689,5
b7e5fb7a-72de-4592-8876-910fe47c3400 Espagne 7 989 906 171,239 2 063 683 3 871,7
924e3c9e-5ea5-43e5-abef-fb8999969548 Maroc 7 320 620 210,516 2 842 748 2 575,2
2d7caa8a-b3f6-4afb-910a-168f43910b63 Italie 6 932 943 114,715 1 821 725 3 805,7
8433d70d-59a8-46a5-9ab1-3156e32be23d Bulgarie 5 832 449 827,294 1 212 012 4 812,2
dbdb2a75-1cfb-4b23-9d5c-e6eade574ed5 Brésil 5 418 711 25,861 2 065 254 2 623,8
82ce3d0d-bb12-4f94-817d-70663319c588 Ouzbékistan 5 410 760 165,7 1 311 376 4 126
51ed4a24-bef7-440b-8562-b54e4adab582 Hongrie 5 245 890 536,884 1 029 523 5 095,5
300f2563-38b2-4ffe-8464-563716bc276a Tchéquie 4 417 841 416,253 819 690 5 389,6
59e91c75-4a8a-44aa-b8fc-9a19d20c7fae Éthiopie 4 238 836 39,418 1 748 972 2 423,6
74c3b4d1-b498-4cf8-b3ee-f018cbd38141 Algérie 3 981 219 93,575 2 087 003 1 907,6
b4f0c57c-9e33-454b-a295-f9ff413e785a Afghanistan 3 613 300 114,435 1 635 000 2 210
4e8ad7d3-f241-4f9f-ad47-09b4160fa7d1 Irak 3 211 382 81,632 1 180 443 2 720,5
bbb605d1-ae56-4af5-9813-ea582addb542 Mexique 2 943 445 23,597 541 345 5 437,3
6209e0b6-e13c-4066-8045-521bfd48fb0e Serbie 2 941 601 420,142 643 083 4 574,2
93248cac-933b-4b7a-b2ef-7ab6aa5f7540 Lituanie 2 838 899 1 013,625 772 885 3 673,1
8bffe0ed-d868-4641-8af6-dcd489dd359b Danemark 2 654 819 458,521 425 806 6 234,8
0baec591-7ad0-4f6f-8b26-d58854564c75 Azerbaïdjan 1 991 683 201,219 677 834 2 938,3
4480851f-2683-4567-99eb-de47ee699813 Népal 1 949 001 66,704 706 843 2 757,3
6bf15b17-638a-433d-ac87-51a868506a11 Slovaquie 1 927 926 354,195 403 372 4 779,5
59dd5f89-7473-42ad-87d8-984ce52a730c Afrique du Sud 1 868 000 32,36 503 350 3 711,1
457f53f1-b28c-469c-9af7-d5dcc1738e24 Biélorussie 1 814 765 191,467 659 861 2 750,2
d63d661e-974d-4a40-9e9b-911cddd4f0f3 Belgique 1 652 249 144,722 195 686 8 443,4
22846974-2a42-4962-89b3-84849ba6ffb5 Suède 1 620 300 159,298 372 500 4 349,8
532f21a2-53c1-464f-a5ee-13cb2ccc4d53 Tunisie 1 500 000 131,047 846 939 1 771,1
ad7caa4e-ee11-4fd8-a525-e3b362dd0da4 Chili 1 469 003 83,59 236 415 6 213,7
00605fe3-e449-457e-bdac-840968f4bf50 Lettonie 1 431 600 743,418 417 200 3 431,4
d673df08-13df-4939-9f81-561b00586380 Autriche 1 370 960 155,118 292 654 4 684,6
5a371f41-17b2-41b5-b0b5-aa28c4c9fcdb Syrie 1 200 000 65,63 600 000 2 000
13a53e9a-0c60-4406-a885-013c1cacde50 Moldavie 1 162 778 327,46 372 076 3 125,1
c55f7598-5d4d-4ffe-8d4a-50ae8d657321 Bangladesh 1 099 373 6,658 351 228 3 130,1
bca94488-a4f1-4a22-b4af-750fd4d099ce Grèce 1 072 940 99,64 404 490 2 652,6
e4d79884-d366-4b06-93ad-4f34acb2b2b6 Turkménistan 1 000 000 170,897 936 488 1 067,8
f551c039-df89-4f41-b2b8-c8a726eb13db Pays-Bas 985 297 57,114 111 697 8 821,2
e4f13b9b-1952-4f90-a3f5-5322be1fc710 Tadjikistan 778 986 87,223 255 549 3 048,3
eb38fe53-6706-48cb-bb91-38f91e875927 Japon 764 900 6,047 211 900 3 609,7
b6ed4426-f780-4842-9d4b-a6c33028c069 Croatie 744 405 177,573 138 456 5 376,5
d6c0b46d-0b7b-45f4-9d23-2d8e2ec0319e Paraguay 722 400 102,425 430 000 1 680
7704f6bf-7036-4a18-b19f-55fdd9e0f3f4 Kirghizistan 615 926 97,622 253 804 2 426,8
b3e0e233-d5bd-40fd-8ada-b443d253afba Soudan 595 000 14,584 226 000 2 632,7
ebc8899a-6a2d-43e0-8df2-51b3048f50fb Arabie saoudite 586 413 17,55 89 756 6 533,4
46950d48-1a62-48d8-aadf-0b545ed0653d Irlande 506 800 104,344 58 000 8 737,9
bf80abfc-9cec-459e-ae11-380f48f10925 Suisse 497 250 58,549 88 135 5 641,9
bda640c7-34ab-4518-aea5-f8f30f28afd1 Finlande 494 700 89,654 177 800 2 782,3
2fdcf340-d736-4602-bba2-d909e830b613 Estonie 450 265 341,334 154 579 2 912,8
a29253e1-1a3b-45ea-8178-10233c4733f0 Uruguay 440 000 125,5 186 000 2 365,6
58e05d37-41b0-41fd-9eff-34b632d6fd20 Mongolie 436 115 135,269 342 666 1 272,7
3d1ab558-bddb-4aae-b0ec-0601be317ba5 Nouvelle-Zélande 371 027 75,702 41 411 8 959,6
9a4b9ad0-0203-43b9-98dc-dc636cd92030 Kenya 336 600 6,606 133 147 2 528
6f398245-3840-4e6f-aba9-f5733b1272e6 Bolivie 301 689 26,681 199 569 1 511,7
f7d07433-760b-45b9-ada5-5f61961313e9 Bosnie-Herzégovine 295 810 78,165 73 591 4 019,6
a2f3b283-d2ff-4e30-af64-01b813e85298 Macédoine (pays) 241 106 116,179 70 987 3 396,5
4aabdbb5-8f26-4783-8dc5-9d4ae460634f Albanie 240 294 83,717 65 072 3 692,7
c663830d-72d2-4b74-a918-d2ecfa297648 Pérou 195 088 6,245 126 638 1 540,5
8928a13d-6871-43af-b5a3-f3c8cc9e6abe Arménie 187 453 63,12 66 378 2 824
1a2f582f-df9b-4db7-b789-1770ded48879 Libye 138 770 21,445 179 558 772,8
054828a3-0184-412e-89e2-e276c860709d Liban 135 411 22,222 40 216 3 367,1
7cb3091f-1dd2-4c7e-a983-f61df7069677 Birmanie 134 372 2,495 74 142 1 812,4
b4189947-309b-499a-9f49-45a018edf617 Norvège 123 500 23,248 58 512 2 110,7
cb8856aa-03fa-49e6-9b6f-eb440a40a417 Slovénie 121 901 58,978 27 822 4 381,5
d2d7f972-a5b2-4104-a822-7d98d4daaf1e Zambie 114 463 6,778 21 675 5 280,8
659b515e-90e2-46f8-84e7-dedaca5a88ab Géorgie 107 100 28,716 43 300 2 473,4
8132e19c-c391-404f-b3fe-6e6c87d3ed31 Yémen 105 503 3,649 64 530 1 634,9
80842dab-e33b-4eb3-842c-fde2f02f9fa6 Tanzanie 104 870 1,935 94 549 1 109,2
f6661872-d426-4c76-83b3-7ffa9ac5320d Luxembourg 78 409 130,246 12 984 6 038,9
44f4bb98-682d-48d6-bdaa-18a1e102abc6 Israël 70 500 7,914 52 900 1 332,7
841960e7-01da-406d-bd11-30df4b9cd3bb Portugal 67 749 6,583 27 025 2 506,9
da175222-98a9-4c26-b190-836094693473 Nigéria 65 433 0,331 82 882 789,5
0ec5eaba-483a-44d2-b631-e95682ebdfaa Zimbabwe 41 488 2,794 20 734 2 001
02037ac0-2d2c-43bc-a18c-a28e5981863b Corée du Sud 37 577 0,728 10 279 3 655,8
8855ed86-06ee-415c-8aac-d2e1832974d5 Corée du Nord 35 000 1,367 23 867 1 466,5
6c50fe27-8323-4aca-9201-93e9c867a7cc Territoires Palestiniens 34 167 7,509 15 413 2 216,8
b860ff67-4f0d-4e35-b743-e94529b2ba59 Mali 29 185 1,527 8 240 3 541,9
cd98293b-cdf8-4898-bbb3-eb995fc8d8ca Érythrée 28 939 5,578 25 597 1 130,6
9710bc61-ae66-454e-a3d0-43d22ffa7f44 Ouganda 23 597 0,608 15 340 1 538,3
6e9ace5c-5713-4c87-89fd-9ed40721e8a1 Burundi 22 751 2,13 16 145 1 409,2
ef79ae1c-b217-402e-9d1a-326dbe2abfdf Mozambique 21 105 0,731 18 176 1 161,2
d9f3ec7a-fc2f-44ef-ac2a-ebb7e7eece54 Jordanie 20 668 2,02 18 049 1 145,1
b7b1f65b-83fe-45d7-bb2e-676147325191 Chypre 18 054 21,121 8 485 2 127,8
9074127f-da21-4744-86ec-4fb8c9e1e0e3 Malte 12 208 25,663 2 403 5 079,6
86b8a01c-d50d-4b0d-808b-668d975b07b3 Colombie 11 139 0,223 6 811 1 635,5
b7d696e1-065b-4cc8-bed4-50b409d69d08 Rwanda 10 875 0,906 10 761 1 010,6
dccadb52-e3af-4c48-8b2b-b40426efaa9a Lesotho 9 058 4,003 8 686 1 042,9
98e03791-6d7a-4733-8f11-c9fbd717f4d6 Mauritanie 7 349 1,845 3 408 2 156,6
6ee38b6b-d948-4cb4-a095-6c74e3f23201 Taïwan 6 724 0,285 2 604 2 582,6
4b919e87-43a0-4722-8fbc-f3399e22d2d6 Madagascar 6 322 0,241 2 634 2 400,6
0e213c39-4059-4c7d-8a36-a05457115bff Congo-Kinshasa 6 309 0,078 4 912 1 284,4
1c978065-7c71-4482-b7a4-1f0c8f837336 Namibie 6 094 2,525 1 149 5 306,1
749868d2-c45b-4b9d-99f9-a255b77057ef Équateur 5 398 0,316 3 149 1 714,2
2766f281-4864-44fc-944d-42d4da680baf Niger 4 807 0,224 1 623 2 961,5
f6f5376f-a6a4-4a4c-a8c8-4d8cfba12d2a Bhoutan 4 141 5,695 2 130 1 943,9
9cd503e3-c095-46f2-bdd1-85e4267ac4eb Oman 3 579 0,714 929 3 852,5
90f585a1-5aa5-4c89-9d70-40145201fc02 Angola 2 820 0,096 2 579 1 093,5
488daea2-16e9-4023-9330-743a312e4147 Monténégro 2 467 3,964 769 3 208,8
a5a28fac-880e-42b8-88d4-f3d65f52791b Tchad 1 798 0,117 801 2 244
ec573fad-8945-4eec-a061-57243c8d1458 Thaïlande 1 351 0,02 1 221 1 106,2
75075cab-7ce2-47f4-bc9f-e4aa45caab4d Guatemala 1 282 0,074 594 2 156,6
56756e86-fceb-4509-b031-4dc2aed37eb7 Honduras 1 248 0,138 2 238 557,7
6a22740f-b368-488e-bee5-2723159b59f9 Somalie 1 033 0,068 2 586 399,4
0a67fc92-fcf7-4009-87bc-cb80bb5535cc Cameroun 938 0,039 706 1 329,3
b496dd18-bda0-4d54-aa83-237b35694bd1 Malawi 729 0,041 592 1 231,4
85172dd5-d1a3-497c-8d1f-efbdc14a6b49 Swaziland 713 0,615 393 1 814,6
e0ba40ce-5f7d-45b5-a1ba-14dd3b9581ac Venezuela 144 0,005 49 2 972,4
7b994a7d-acb4-45ec-8529-a662eba78fd8 Botswana 104 0,045 130 800
1b2c0a1c-2490-4d09-9e30-7a953cdcec22 Émirats arabes unis 30 0,003 10 3 000
5ae3d05b-ecb4-458d-b6bc-68e6c6608e06 Qatar 15 0,006 6 2 500
8c0c95da-a386-4a7d-9421-7ee1334fe533 Koweït 9 0,002 3 3 000

Croissance : Nouvelle révision en baisse par la Banque de France

Croissance : Nouvelle révision en baisse par la Banque de France 

 

La Banque de France passe son temps à réviser à la baisse les perspectives de croissance. Pourquoi des révisions aussi régulières ? Sans doute pour ne pas affoler l’opinion publique sur la gravité de la crise qui se caractérise par une marche vers la déflation (inflation mais sans croissance). La croissance du produit intérieur brut (PIB) augmenterait de 2,3% selon les dernières prévisions de la Banque de France dévoilées ce mardi 21 juin contre 2,7% en mars dernier dans leur scénario central.Une croissance qui provient essentiellement de l’acquis de l’année précédente.

Pour l’année 2023, cet acquis sera assez marginal et le risque de récession n’est pas écarté

Par ailleurs l’explosion de l’inflation portera un coup sévère au pouvoir d’achat que la Banque de France évalue 1 % pour les ménages. Ce qui est notoirement en dessous de la réalité si l’on considère que chaque ménage perdra rien que pour le chauffage et de carburant autour de 1500 € par an.

La Banque de France chiffre l’inflation désormais à 5,6 % en moyenne mais le pouvoir d’achat pour l’instant n’a pas progressé plus de 2 %. La perte sera donc entre 2 et 3 %. Et non pas de 1 % . D’après les modèles de la Banque de France, l’inflation pourrait grimper à 5,6% en moyenne en 2022 et 3,4% en 2023 selon l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH). Cet indicateur est notamment utilisé par Eurostat et les économistes de la BCE pour faire des comparaisons internationales.

Quant à l’inflation sous-jacente, c’est-à-dire hors énergie et alimentation, elle serait tout de même de 3,3% en 2022 et 3% en 2023. Cela signifie que même si les prix de l’énergie et de l’alimentation marquent le pas, l’inflation resterait supérieure à l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE) fixé désormais à 2% à moyen terme.

Le salaire moyen par tête réel pourrait augmenter de seulement 1,8% en 2022, soit un niveau bien inférieur à l’inflation selon les calculs de la banque centrale. Quant au revenu disponible brut réel des ménages, il serait en berne à 0,8% cette année tout comme le pouvoir d’achat (-1%) un chiffre sans doute après une redistribution évaluée de manière très approximative.

Par ailleurs, après de fortes créations d’emplois en 2021 (507.000) et en 2022 (356.000), l’économie française pourrait à nouveau détruire des postes à partie de l’année prochaine (-78.000) et en 2024 (-25.000).

Climat des affaires en baisse

 

 

Climat des affaires en baisse

Séquence directe de l’inflation, le climat des affaires s’est assombri en juin, selon l’Insee. Une dégradation qui s’explique avant tout par un moindre optimisme dans les secteurs du commerce de détail, des services et du bâtiment. A l’inverse, les chefs d’entreprise dans l’industrie sont un peu plus optimistes.

Selon l’Insee en effet, « le climat des affaires en France s’assombrit quelque peu » au mois de juin. L’indicateur calculé par les statisticiens publics pour synthétiser ce climat cède deux points. Et se retrouve à un niveau qui est proche de celui qui était le sien un an plus tôt. Le climat de l’emploi, lui, se dégrade encore pour le troisième mois consécutif.

Le détail des données publiées par l’Insee ce jeudi fait apparaître aussi que pour l’heure, l’impact de la crise internationale qui touche l’Hexagone n’est pas ressenti de la même manière par tous les chefs d’entreprise. Il coupe la France en deux : la relative confiance en l’avenir des patrons de l’industrie contraste en effet avec la morosité affichée de leurs confrères du commerce de détail, des services et aussi, dans une certaine mesure, de ceux du bâtiment.

Dans l’industrie, « tous les soldes d’opinion relatifs à la production (…) sont en hausse en juin », résume l’Insee . Et même les tensions inflationnistes semblent relativement moins pesantes :  le solde d’opinion sur l’évolution prévue des prix de vente qui avait atteint un niveau jugé « inédit » le mois précédent se replie un peu. Mais il « demeure très élevé », souligne l’Insee.

La situation est très différente dans les autres secteurs d’activité. C’est notamment dans le commerce de détail que les patrons broient du noir. « L’opinion des détaillants sur les perspectives d’activité pour les trois prochains mois se détériore : le solde relatif aux perspectives générales d’activité du secteur diminue et passe au-dessous de son niveau moyen. Les soldes d’opinion sur les intentions de commandes et les ventes prévues diminuent nettement eux aussi et s’éloignent de leur moyenne », explique l’Insee.

Côté prix, peu de changement en vue alors que l’inflation atteint ces derniers mois des niveaux inconnus depuis les années 1980 . Le solde d’opinion des chefs d’entreprises sur l’évolution des prix prévus « se replie légèrement mais reste à un très haut niveau », explique l’Insee. Ce qui risque bien de continuer à freiner la consommation, alors que les soldes d’été viennent de démarrer .

Croissance : encore une révision en baisse par la Banque de France

Croissance : encore une révision en baisse par la Banque de France 

 

La Banque de France passe son temps à réviser à la baisse les perspectives de croissance. Pourquoi des révisions aussi régulières ? Sans doute pour ne pas affoler l’opinion publique sur la gravité de la crise qui se caractérise par une marche vers la déflation (inflation mais sans croissance). La croissance du produit intérieur brut (PIB) augmenterait de 2,3% selon les dernières prévisions de la Banque de France dévoilées ce mardi 21 juin contre 2,7% en mars dernier dans leur scénario central.Une croissance qui provient essentiellement de l’acquis de l’année précédente.

Pour l’année 2023, cet acquis sera assez marginal et le risque de récession n’est pas écarté

Par ailleurs l’explosion de l’inflation portera un coup sévère au pouvoir d’achat que la Banque de France évalue 1 % pour les ménages. Ce qui est notoirement en dessous de la réalité si l’on considère que chaque ménage perdra rien que pour le chauffage et de carburant autour de 1500 € par an.

La Banque de France chiffre l’inflation désormais à 5,6 % en moyenne mais le pouvoir d’achat pour l’instant n’a pas progressé plus de 2 %. La perte sera donc entre 2 et 3 %. Et non pas de 1 % . D’après les modèles de la Banque de France, l’inflation pourrait grimper à 5,6% en moyenne en 2022 et 3,4% en 2023 selon l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH). Cet indicateur est notamment utilisé par Eurostat et les économistes de la BCE pour faire des comparaisons internationales.

Quant à l’inflation sous-jacente, c’est-à-dire hors énergie et alimentation, elle serait tout de même de 3,3% en 2022 et 3% en 2023. Cela signifie que même si les prix de l’énergie et de l’alimentation marquent le pas, l’inflation resterait supérieure à l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE) fixé désormais à 2% à moyen terme.

Le salaire moyen par tête réel pourrait augmenter de seulement 1,8% en 2022, soit un niveau bien inférieur à l’inflation selon les calculs de la banque centrale. Quant au revenu disponible brut réel des ménages, il serait en berne à 0,8% cette année tout comme le pouvoir d’achat (-1%) un chiffre sans doute après une redistribution évaluée de manière très approximative.

Par ailleurs, après de fortes créations d’emplois en 2021 (507.000) et en 2022 (356.000), l’économie française pourrait à nouveau détruire des postes à partie de l’année prochaine (-78.000) et en 2024 (-25.000).

 

Croissance : forte révision en baisse (OCDE)

 

Nette révisant en baisse de la croissance ramenée à 3 % par l’OCDE au plan mondial .

 

Dans ses dernières prévisions, publiées mercredi 8 juin, l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) table sur une croissance du produit intérieur brut (PIB) mondial de 3 % cette année, soit 1,5 point de moins que prévu en décembre.

Elle s’attend également à une poursuite du ralentissement en 2023 avec une croissance mondiale désormais attendue à 2,8 % seulement, contre 3,2 % prévu il y a six mois.

L’inflation dans les pays de l’OCDE devrait parallèlement culminer à 8,5 % cette année avant de revenir à 6 % l’an prochain. L’OCDE prévoyait auparavant un pic à 5 % et un retour à 3 % en 2023.

Et malgré le ralentissement de la croissance et l’accélération de la hausse des prix, l’OCDE juge limité le risque de stagflation, une situation conjuguant croissance faible et inflation élevée que le monde n’a pas connu depuis le milieu des années 1970, après le premier choc pétrolier.

L’OCDE prévoit désormais une croissance de 2,5 % de l’économie américaine cette année, puis de 1,2 % l’an prochain, contre 3,7 % et 2,4 % respectivement dans ses prévisions de décembre. L’économie chinoise, affectée, elle, par les confinements à grande échelle des derniers mois visant à freiner l’épidémie de Covid-19, devrait croître de 4,4 % en 2022 et de 4,9 % en 2023, contre 5,1 % initialement prévu dans les deux cas.

Enfin, celle de la zone euro, plus exposée aux importations énergétiques en provenance de Russie et aux conséquences de la guerre en Ukraine, devrait voir sa croissance revenir à 2,6 % cette année et 1,6 % seulement l’an prochain, contre 4,3 % et 2,5 % respectivement. Quant à la France, l’OCDE prévoit désormais une croissance de 2,4 % cette année et de 1,4 % l’année prochaine, ainsi que des taux d’inflation de 5,2 % et 4,5 % respectivement.

Conjoncture économique : La consommation … et la croissance en baisse

Conjoncture économique :  La consommation … et la croissance en baisse

 

De façon mécanique ,la hausse importante de l’inflation impacte la consommation et derrière la croissance. En clair c’est la stagflation  qui se profile ( hausse des prix  sans croissance)

L’indice des prix à la consommation connaît une nouvelle accélération en mai atteignant 5,2% sur un an, selon l’Insee dans une première estimation dévoilée mardi. Ce seuil n’avait pas été atteint depuis septembre 1985. La hausse des prix et la baisse du pouvoir d’achat qui l’accompagne a fait baisser la consommation. Le produit intérieur brut (PIB) s’est contracté de 0,2% au premier trimestre en France. De quoi mettre la pression sur le nouveau gouvernement qui a fait du pouvoir d’achat sa priorité.

Ce contexte de forte inflation nuit à l’économie française. Et pour cause, la hausse des prix grève le pouvoir d’achat des ménages qui a chuté de 1,9% au premier trimestre  et l’Insee prévoit une nouvelle baisse au deuxième trimestre. Il entraîne avec lui la consommation, moteur traditionnel de la croissance française, qui accuse un recul encore plus marqué que ce qu’avait précédemment estimé l’Insee. Elle a chuté de 1,5%, contre un recul de 1,3% estimé auparavant, et qui avait déjà surpris la plupart des économistes qui ne s’attendaient pas à un tel coup de frein si tôt dans l’année. Conséquence : le produit intérieur brut (PIB) s’est, lui aussi, contracté de 0,2% au premier trimestre, selon l’institut national de la statistique qui a révisé à la baisse sa précédente estimation publiée fin avril d’une croissance de 0%.

Malgré ces signaux toujours plus négatifs, l’inflation en France reste plus modérée que chez ses voisins européens. En Allemagne, l’indice des prix à la consommation a, en effet, atteint un nouveau record en mai, à 7,9% sur un an. L’indicateur a gagné 0,5 point par rapport à avril, et se hisse ainsi à son plus haut niveau depuis la Réunification du pays en 1990. Record battu également au Royaume-Uni où la hausse des prix en avril a atteint son niveau le plus haut en 40 ans, à 9% sur un an.

À l’échelle de l’Union européenne, le taux d’inflation dans la zone euro a dépassé un nouveau seuil en mai, à 8,1% sur un an, d’après les chiffres d’Eurostat publiés ce mardi. L’inflation avait atteint 7,4% en avril, une estimation revue en baisse de 0,1 point. Ces chiffres sont les plus élevés enregistrés par l’office européen des statistiques depuis le début de la publication de l’indicateur en janvier 1997. Avant la guerre en Ukraine, la Commission européenne misait, elle,sur une inflation 3,5% en zone euro en 2022 (3,9% en 2022 dans l’UE à 27).

Conjoncture: La consommation … et la croissance en baisse

Conjoncture:  La consommation … et la croissance en baisse

 

De façon mécanique ,la hausse importante de l’inflation impacte la consommation et derrière la croissance. En clair c’est la stagflation  qui se profile ( hausse des prix  sans croissance)

L’indice des prix à la consommation connaît une nouvelle accélération en mai atteignant 5,2% sur un an, selon l’Insee dans une première estimation dévoilée mardi. Ce seuil n’avait pas été atteint depuis septembre 1985. La hausse des prix et la baisse du pouvoir d’achat qui l’accompagne a fait baisser la consommation. Le produit intérieur brut (PIB) s’est contracté de 0,2% au premier trimestre en France. De quoi mettre la pression sur le nouveau gouvernement qui a fait du pouvoir d’achat sa priorité.

Ce contexte de forte inflation nuit à l’économie française. Et pour cause, la hausse des prix grève le pouvoir d’achat des ménages qui a chuté de 1,9% au premier trimestre  et l’Insee prévoit une nouvelle baisse au deuxième trimestre. Il entraîne avec lui la consommation, moteur traditionnel de la croissance française, qui accuse un recul encore plus marqué que ce qu’avait précédemment estimé l’Insee. Elle a chuté de 1,5%, contre un recul de 1,3% estimé auparavant, et qui avait déjà surpris la plupart des économistes qui ne s’attendaient pas à un tel coup de frein si tôt dans l’année. Conséquence : le produit intérieur brut (PIB) s’est, lui aussi, contracté de 0,2% au premier trimestre, selon l’institut national de la statistique qui a révisé à la baisse sa précédente estimation publiée fin avril d’une croissance de 0%.

Malgré ces signaux toujours plus négatifs, l’inflation en France reste plus modérée que chez ses voisins européens. En Allemagne, l’indice des prix à la consommation a, en effet, atteint un nouveau record en mai, à 7,9% sur un an. L’indicateur a gagné 0,5 point par rapport à avril, et se hisse ainsi à son plus haut niveau depuis la Réunification du pays en 1990. Record battu également au Royaume-Uni où la hausse des prix en avril a atteint son niveau le plus haut en 40 ans, à 9% sur un an.

À l’échelle de l’Union européenne, le taux d’inflation dans la zone euro a dépassé un nouveau seuil en mai, à 8,1% sur un an, d’après les chiffres d’Eurostat publiés ce mardi. L’inflation avait atteint 7,4% en avril, une estimation revue en baisse de 0,1 point. Ces chiffres sont les plus élevés enregistrés par l’office européen des statistiques depuis le début de la publication de l’indicateur en janvier 1997. Avant la guerre en Ukraine, la Commission européenne misait, elle,sur une inflation 3,5% en zone euro en 2022 (3,9% en 2022 dans l’UE à 27).

 

Sondage gouvernement : popularité à 27%, encore en baisse

Sondage gouvernement : popularité encore en baisse

 

D’après le le baromètre Elabe pour « Les Echos » et Radio Classique, la cote du président réélu recule de 2 points en un mois, seuls 32 % des Français affirmant lui faire « confiance pour affronter efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays ». Quelque 59 % sont d’un avis contraire. Il chute de 6 points sur deux mois, malgré une victoire plus large que prévu en avril, avec plus de 58 % des suffrages exprimés face à Marine Le Pen.

« La présidentielle n’a pas remis les compteurs à zéro. Le second quinquennat démarre avec le poids de l’impopularité du premier et l’absence de nouvel élan », souligne Bernard Sananès, le président de l’institut Elabe.

La cote d’Emmanuel Macron n’a pas même été dopée par le choix de sa Première ministre, pourtant historique : ce n’est que la deuxième fois dans l’histoire de la Ve République qu’une femme est nommée à Matignon, trente ans après Edith Cresson. Elisabeth Borne démarre son action à un bas niveau, à peine 27 % des Français lui faisant « confiance ». C’est moins que le président. C’est aussi 9 points de moins que ses deux prédécesseurs à leur entrée à Matignon, l’un en mai 2017 et l’autre en août 2020.

 

Sondage réalisé du 30mai au 1erjuin auprès d’un échantillon représentatif de 2.000 personnes, selon la méthode des quotas.

La consommation … et la croissance en baisse

La consommation … et la croissance en baisse

 

De façon mécanique ,la hausse importante de l’inflation impacte la consommation et derrière la croissance. En clair c’est la stagflation  qui se profile ( hausse des prix  sans croissance)

L’indice des prix à la consommation connaît une nouvelle accélération en mai atteignant 5,2% sur un an, selon l’Insee dans une première estimation dévoilée mardi. Ce seuil n’avait pas été atteint depuis septembre 1985. La hausse des prix et la baisse du pouvoir d’achat qui l’accompagne a fait baisser la consommation. Le produit intérieur brut (PIB) s’est contracté de 0,2% au premier trimestre en France. De quoi mettre la pression sur le nouveau gouvernement qui a fait du pouvoir d’achat sa priorité.

Ce contexte de forte inflation nuit à l’économie française. Et pour cause, la hausse des prix grève le pouvoir d’achat des ménages qui a chuté de 1,9% au premier trimestre  et l’Insee prévoit une nouvelle baisse au deuxième trimestre. Il entraîne avec lui la consommation, moteur traditionnel de la croissance française, qui accuse un recul encore plus marqué que ce qu’avait précédemment estimé l’Insee. Elle a chuté de 1,5%, contre un recul de 1,3% estimé auparavant, et qui avait déjà surpris la plupart des économistes qui ne s’attendaient pas à un tel coup de frein si tôt dans l’année. Conséquence : le produit intérieur brut (PIB) s’est, lui aussi, contracté de 0,2% au premier trimestre, selon l’institut national de la statistique qui a révisé à la baisse sa précédente estimation publiée fin avril d’une croissance de 0%.

Malgré ces signaux toujours plus négatifs, l’inflation en France reste plus modérée que chez ses voisins européens. En Allemagne, l’indice des prix à la consommation a, en effet, atteint un nouveau record en mai, à 7,9% sur un an. L’indicateur a gagné 0,5 point par rapport à avril, et se hisse ainsi à son plus haut niveau depuis la Réunification du pays en 1990. Record battu également au Royaume-Uni où la hausse des prix en avril a atteint son niveau le plus haut en 40 ans, à 9% sur un an.

À l’échelle de l’Union européenne, le taux d’inflation dans la zone euro a dépassé un nouveau seuil en mai, à 8,1% sur un an, d’après les chiffres d’Eurostat publiés ce mardi. L’inflation avait atteint 7,4% en avril, une estimation revue en baisse de 0,1 point. Ces chiffres sont les plus élevés enregistrés par l’office européen des statistiques depuis le début de la publication de l’indicateur en janvier 1997. Avant la guerre en Ukraine, la Commission européenne misait, elle,sur une inflation 3,5% en zone euro en 2022 (3,9% en 2022 dans l’UE à 27).

 

Économie–croissance : confirmation de la baisse

Économie–croissance : confirmation de la baisse

 

Du fait des différents chocs  que doit affronter la croissance française, l’acquis de croissance en 2023 sera réduit à peu près à zéro (seulement plus 0,4 % pour l’ensemble de l’année) . L’OFCE, après d’autres instituts,  revoit donc sa prévision de croissance pour cette année, tablant désormais sur +2,7 % contre +4,2 % espéré il y a quelques mois, du fait d’une crise qui ne se limite pas à l’énergie.

 

 

 

L’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) révise nettement à la baisse sa prévision de croissance pour la France cette année , mais note que les différentes mesures prises par l’exécutif pour amortir le choc des différentes crises ont permis d’atténuer ce sévère ralentissement.

Alors qu’il y a six mois l’activité économique était attendue en hausse de +4,2 % en 2022, désormais il ne faut plus tabler que sur +2,7 %, selon le centre de recherche. Dans le détail, la prévision intègre une croissance de +0,2 % au deuxième trimestre après la stagnation du premier trimestre, avant un rythme de +0,3 % pour les deux trimestres suivants. « La différence entre nos deux estimations à six mois de distance montre l’ampleur du choc subi par l’économie française. Par rapport à ce qui s’est passé lors de crises précédentes, on enregistre en réalité une multitude de chocs », souligne Mathieu Plane, économiste à l’OFCE.

Les mauvaises nouvelles n’ont en effet pas manqué ces derniers mois. La vague Omicron subie au début de l’année aurait eu un impact négatif de -0,1 % sur la croissance, selon l’OFCE, qui chiffre également les conséquences de la remontée des taux (-0,1 % de PIB), des ruptures de chaînes d’approvisionnement (-0,4 % de PIB) et des incertitudes et tensions géopolitiques (-0,5 %).

A cela, il faut bien entendu ajouter les effets de la flambée des prix de l’énergie, que ce soit le pétrole (-0,5 point) ou le gaz et l’électricité (-0,8 point). « Si l’on suppose que la situation d’avril 2022 va rester la même jusqu’à la fin de l’année, on s’attend à ce que les prix de l’énergie contribuent à accroître l’inflation au total de 4 points en 2022 (1,9 point en tenant compte des mesures de gouvernement), alors que ces produits représentent moins de 9 % de la consommation totale », souligne Mathieu Plane pour illustrer l’ampleur du problème.

En additionnant tout cela, ces différents chocs pourraient donc amputer la croissance française de 2,3 % de PIB cette année.

Covid France 31 mai 2022 : baisse avec+4.673 nouveaux cas confirmés en 24h.

On enregistre ce lundi 30 mai 2022 :4.673 nouveaux cas confirmés en 24h,  148.251 morts au total, +85 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 28.866 (0) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 119.385 (+85 en 24h).

Le taux de reproductivité R est de 0,74 le taux d’incidence à 184,68 et la tension hospitalière à 19,6 %. Le taux de positivité est à 13,1 %.

La France compte actuellement 15.488 (-158) personnes hospitalisées et 992 (-22) malades en réanimation.

Selon les données de Santé Publique France, Découvrez le bilan des différentes régions françaises et leur évolution :

  • Ile-de-France : 4.005 (-34) hospitalisées, 299 (-16) en réanimation et +9 décès en 24h
  • Grand Est : 1.097 (-30) hospitalisés, 84 (-3) en réanimation et +13 décès en 24h
  • Hauts de France : 1.303 (-6) hospitalisés, 96 (-5) en réanimation et +9 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 1.593 (-42) hospitalisés, 91 (-2) en réanimation et +11 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.404 (-8) hospitalisé, 82 (0) en réanimation et +8 décès en 24h
  • Bretagne: 527 (+23) hospitalisés, 38 (0) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Normandie : 1.171 (-49) hospitalisés, 31 (-3) en réanimation et +10 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.029 (-10) hospitalisés, 65 (+5) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 275 (0) hospitalisés, 20 (-1) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Occitanie: 1.213 (+1) hospitalisés, , 86 (+2) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 671 (-22) hospitalisés, 34 (-5) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 613 (+6) hospitalisés, 30 (+1) en réanimation et +4 décès en 24h

Croissance française: confirmation de la baisse

Croissance française:  confirmation de  la baisse

 

Du fait des différents chocs  que doit affronter la croissance française, l’acquis de croissance en 2023 sera réduit à peu près à zéro (seulement plus 0,4 % pour l’ensemble de l’année) . L’OFCE, après d’autres instituts,  revoit donc sa prévision de croissance pour cette année, tablant désormais sur +2,7 % contre +4,2 % espéré il y a quelques mois, du fait d’une crise qui ne se limite pas à l’énergie.

 

 

 

L’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) révise nettement à la baisse sa prévision de croissance pour la France cette année , mais note que les différentes mesures prises par l’exécutif pour amortir le choc des différentes crises ont permis d’atténuer ce sévère ralentissement.

Alors qu’il y a six mois l’activité économique était attendue en hausse de +4,2 % en 2022, désormais il ne faut plus tabler que sur +2,7 %, selon le centre de recherche. Dans le détail, la prévision intègre une croissance de +0,2 % au deuxième trimestre après la stagnation du premier trimestre, avant un rythme de +0,3 % pour les deux trimestres suivants. « La différence entre nos deux estimations à six mois de distance montre l’ampleur du choc subi par l’économie française. Par rapport à ce qui s’est passé lors de crises précédentes, on enregistre en réalité une multitude de chocs », souligne Mathieu Plane, économiste à l’OFCE.

Les mauvaises nouvelles n’ont en effet pas manqué ces derniers mois. La vague Omicron subie au début de l’année aurait eu un impact négatif de -0,1 % sur la croissance, selon l’OFCE, qui chiffre également les conséquences de la remontée des taux (-0,1 % de PIB), des ruptures de chaînes d’approvisionnement (-0,4 % de PIB) et des incertitudes et tensions géopolitiques (-0,5 %).

A cela, il faut bien entendu ajouter les effets de la flambée des prix de l’énergie, que ce soit le pétrole (-0,5 point) ou le gaz et l’électricité (-0,8 point). « Si l’on suppose que la situation d’avril 2022 va rester la même jusqu’à la fin de l’année, on s’attend à ce que les prix de l’énergie contribuent à accroître l’inflation au total de 4 points en 2022 (1,9 point en tenant compte des mesures de gouvernement), alors que ces produits représentent moins de 9 % de la consommation totale », souligne Mathieu Plane pour illustrer l’ampleur du problème.

En additionnant tout cela, ces différents chocs pourraient donc amputer la croissance française de 2,3 % de PIB cette année.

Croissance française: Très forte révision à la baisse

Croissance française:  Très forte révision à la baisse

 

Du fait des différents chocs  que doit affronter la croissance française, l’acquis de croissance en 2023 sera réduit à peu près à zéro (seulement plus 0,4 % pour l’ensemble de l’année) . L’OFCE revoit donc sa prévision de croissance pour cette année, tablant désormais sur +2,7 % contre +4,2 % espéré il y a quelques mois, du fait d’une crise qui ne se limite pas à l’énergie.

 

 

 

L’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) révise nettement à la baisse sa prévision de croissance pour la France cette année , mais note que les différentes mesures prises par l’exécutif pour amortir le choc des différentes crises ont permis d’atténuer ce sévère ralentissement.

Alors qu’il y a six mois l’activité économique était attendue en hausse de +4,2 % en 2022, désormais il ne faut plus tabler que sur +2,7 %, selon le centre de recherche. Dans le détail, la prévision intègre une croissance de +0,2 % au deuxième trimestre après la stagnation du premier trimestre, avant un rythme de +0,3 % pour les deux trimestres suivants. « La différence entre nos deux estimations à six mois de distance montre l’ampleur du choc subi par l’économie française. Par rapport à ce qui s’est passé lors de crises précédentes, on enregistre en réalité une multitude de chocs », souligne Mathieu Plane, économiste à l’OFCE.

Les mauvaises nouvelles n’ont en effet pas manqué ces derniers mois. La vague Omicron subie au début de l’année aurait eu un impact négatif de -0,1 % sur la croissance, selon l’OFCE, qui chiffre également les conséquences de la remontée des taux (-0,1 % de PIB), des ruptures de chaînes d’approvisionnement (-0,4 % de PIB) et des incertitudes et tensions géopolitiques (-0,5 %).

A cela, il faut bien entendu ajouter les effets de la flambée des prix de l’énergie, que ce soit le pétrole (-0,5 point) ou le gaz et l’électricité (-0,8 point). « Si l’on suppose que la situation d’avril 2022 va rester la même jusqu’à la fin de l’année, on s’attend à ce que les prix de l’énergie contribuent à accroître l’inflation au total de 4 points en 2022 (1,9 point en tenant compte des mesures de gouvernement), alors que ces produits représentent moins de 9 % de la consommation totale », souligne Mathieu Plane pour illustrer l’ampleur du problème.

En additionnant tout cela, ces différents chocs pourraient donc amputer la croissance française de 2,3 % de PIB cette année.

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