Archive pour le Tag 'baigne'

L’Oréal: ça baigne, bénéfice net de +8,8%)

 

L’Oréal: ça baigne, bénéfice net de +8,8%)

 

 

Évidemment on ne peut que se réjouir qu’une grande multi nationale localisée en France se porte bien. Cela contribue au dynamisme de la croissance même si pour l’essentiel le chiffre d’affaires est réalisé à l’étranger. Pour autant, on peut s’interroger sur l’ampleur du bénéfice net en 2018 qui a atteint, 8 % soient près de 4 milliards. D’un point de vue éthique, on peut légitimement se demander si ces profits sont acceptables. Une autre question sera celle de leur distribution ! Un dynamisme qui est sans doute imputable au management qui sait  valoriser ses produits et surtout le rêve qui y est associé (exemple le fantasme des crèmes qui effacent les rides !). L’Oréal a en effet annoncé aujourd’hui un bénéfice net de 3,89 milliards d’euros en 2018, une hausse de 8,8% sur un an, ainsi qu’un nouveau record de rentabilité, grâce au dynamisme de ses divisions haut de gamme L’Oréal Luxe et Cosmétique Active. La marge d’exploitation du géant mondial des cosmétiques a atteint 18,3% l’an dernier, dépassant son précédent record de 18% en 2017. Ses ventes annuelles ont totalisé 26,9 milliards d’euros, légèrement meilleures que prévu et représentant une croissance de 7,1% à taux de change et périmètre constants, soit leur plus forte progression annuelle depuis 2007.

 

Plus de 100 banquiers millionnaires en 2017 : ça baigne !

Plus de 100 banquiers millionnaires en 2017 : ça baigne !

Pour trois établissements financiers on compte déjà plus de 100 banquiers qui ont gagné 1 million et plus en 2017. Avec les autres banques Société générale, Crédit agricoles et autres établissements, on doit bien parvenir à 300 banquiers qui se sont régalés d’un million et plus en 2017. A noter que le SMIC a été augmenté (après de longues discussions) de moins de  20 euros bruts par mois en 2017. Le lobby financier a donc raison de vouloir strictement limiter la hausse du SMIC et la rémunération du livret A ! Ou encore de recommander la hausse de la CSG sur les retraites dont la moyenne est de 1200 euros par mois! D’après les derniers décomptes, BNP Paribas, Société Générale et Natixis totalisent une centaine – cent tout rond – de  banquiers millionnaires en France au titre de 2017. C’est le nombre le plus élevé en quatre ans pour ces trois acteurs, depuis que les banques ont l’obligation de publier ces informations. En y ajoutant les données du Crédit Agricole – attendues début mai – et les autres, on devrait se situer entre 300 et 400.

Marché immobilier : ça baigne ?

Marché immobilier : ça baigne ?

 

Les  média reprennent aujourd’hui un communiqué de l’AFP largement inspiré par le lobby immobilier qui depuis quelques mois ne cesse de matraquer pour faire croire que le secteur est sorti de la mouise. Sans doute un message fortement inspiré par des spécialistes de la com. qui conseille aussi les politiques : dire n’importe quoi pour faire du bruit. Pour le lobby immobilier tout baigne, les ventes explosent, les banques prêtent à gogo et de chanter « c’est la période idéale pour acheter » Il est vrai que les ventes de l’ancien reprennent mais les pourcentages d’évolution sont à fortement relativiser compte tenu des baisses des années passées. Le lobby immobilier convient quand même timidement que les prix s’inscrivent dans une tendance baissière. Avec toutefois des contradictions certains déclarant au contraire que les prix remontent ; là aussi pour faire croire qu’il faut se dépêcher d’acheter. Le lobby n’est pas à une contradiction près « c’est le moment d’acheter mais c’est aussi le moment de vendre ». Pas sûr que ce message un peu racoleur en tout cas très corpo soit vraiment de nature à relancer durablement le marché. Il serait sans doute plus utile de faire preuve de plus de pertinence concernant l’analyse du marché et de proposer des solutions pour permettre la resolvabilisation de nombre  d’acheteurs qui constituent le cœur du marché et qui aujourd’hui ne peuvent plus acheter. Le message du lobby routier immobilier diffusé par l’AFP

 

« Toujours dopé par des taux de crédit extrêmement bas, le marché immobilier ancien vit une « parenthèse enchantée », estiment trois réseaux d’agences au vu de transactions qui continuent à s’étoffer, de prix contenus et de délais de transactions raccourcis. Le réseau Guy Hoquet L’Immobilier (450 agences), filiale du groupe Nexity, a vu ses volumes de ventes bondir de 16,2% en France au troisième trimestre, comparé à la même période de l’an dernier, selon des chiffres publiés mardi. De son côté, le réseau Century 21 (850 agences, lui aussi filiale de Nexity) a annoncé mardi une progression de ses transactions de 9,8% sur la période, tandis que son concurrent Laforêt (700 agences) affiche une hausse de 14%. Les taux (de crédit) n’ont jamais été aussi bas. Les banques offrent même à leurs clients de renégocier leurs crédits pour les aligner aux prix actuels du marché de l’emprunt, tandis que les prix, si on les compare aux années précédentes, sont dans une tendance baissière », observe Fabrice Abraham, directeur général de Guy Hoquet. Selon l’observatoire Crédit Logement/CSA, les taux d’intérêt des crédits immobiliers accordés aux particuliers par les banques en France sont tombés à 1,48% en moyenne en août.  »Nous vivons ce qu’on appelle une parenthèse enchantée », résume M. Abraham. « Ceux qui ont un projet d’achat réalisent que c’est la période idéale » pour le concrétiser, tandis que les vendeurs estiment qu’il est « temps de mettre leur bien en vente ». »Chacun cherche à profiter de ce contexte exceptionnel », renchérit Laforêt, jugeant la reprise du marché immobilier ancien « plus seulement annoncée, mais bien actée ». Dans ce contexte porteur, les réseaux d’agences immobilières observent des délais de ventes plus courts à l’échelle nationale: ils passent de 92 à 89 jours en moyenne chez Guy Hoquet, et 90 jours chez Century 21 (-5 jours). Dans la capitale, ces délais ont raccourci, à 65 jours (-2 jours) chez le premier, 67 jours (-5 jours) chez le deuxième. Malgré cette activité soutenue, « les prix restent sages », observe Guy Hoquet, avec une progression de 1,5% à 2.400 euros le m2 en France au 3e trimestre sur un an (+2,7% à Paris à 8.149 euros le m2, mais +0,3% en province). Century 21 parle de « hausse contenue de 2% », à 2.459 euros le m2 en France, tandis que Laforêt enregistre +1,3%, à 2.774 euros le m2 en moyenne.

Salaire : ça baigne aussi pour le patron de Carrefour

Salaire : ça baigne aussi pour le patron de Carrefour

 

Chaque jour ou presque on prend connaissance de l’augmentation démentielle des revenus d’un patron du CAC. Cette fois il s’agit du patron de Carrefour qui augmente encore son revenu de près de 75 %, soit la même augmentation que l’année précédente. À comparer évidemment au salaire par exemple des caissières, la plupart au SMIC et encore à temps partiel, soit encore 600 000 € par mois pour le patron à comparer aux 600 à 1000 € par mois pour une caissière. On peut vraiment se demander si les patrons ne sont pas devenus à la fois complètement fous et irresponsables. Fous car de telles sommes pour leurs rémunérations sont impossibles à dépenser, irresponsable parce qu’on ne peut à la fois demander des efforts sans doute d’ailleurs nécessaires aux salariés et dans le même temps se gaver  des résultats financiers de l’entreprise. Lors de l’assemblée générale de Carrefour, qui se tenait ce mardi 17 mai, les actionnaires ont validé à 75,04% les éléments de rémunération due ou attribuée au PDG, soit sensiblement la même proportion que l’an dernier (74%). Pourtant, à raison d’une rémunération fixe annuelle de 1,5 million d’euros, d’une rémunération variable annuelle de 2,25 millions et d’une part actionnariale de 3,252 millions (accordée par le conseil d’administration en mars au titre de l’exercice 2014-2015), ces éléments cumulés atteignent… 7 millions d’euros! C’est bien plus que les 480.000 euros touchés par Jean-Charles Naouri, PDG de Casino, qui n’a pas atteint les objectifs prévus en 2015, à ceci près qu’il est actionnaire de son entreprise. Mais surtout, ce montant de 7 millions place Georges Plassat au quatrième rang parmi les patrons du CAC 40, derrière Bernard Arnault (LVMH, 9,41 millions d’euros), Jean-Paul Agon (L’Oréal, 9,15 millions) et le fameux Carlos Ghosn (Renault, 7,25 millions). Mieux encore, c’est la deuxième plus forte augmentation sur un an pour un patron du CAC 40, de 87,9%, derrière celle de Carlos Tavares (PSA, 90,7%). Ce bond est d’autant plus surprenant qu’en 2015, Georges Plassat s’est absenté quasiment deux mois pour des raisons de santé. Mais la présentation habile de ce pactole sous forme de tableau décomposant la rémunération en plusieurs lignes, en se gardant bien d’afficher le total, et le peu de temps laissé aux actionnaires pour voter chaque résolution (15 secondes) les ont peut-être empêché de sortir les calculettes et de faire les comptes. En tout cas, aucun actionnaire individuel ne s’est risqué à poser la question lorsque la parole a été donnée à la salle. Même la CFDT n’a pas évoqué les émoluments du patron. Pourtant, un responsable du syndicat, accompagné de nombreux salariés habillés en orange, tous debout, s’est exprimé pendant plusieurs minutes sur un sujet proche: « C’est la notion de partage des bénéfices qui nous préoccupe », a-t-il déclaré. « L’entreprise a décidé de limiter le montant de la prime de participation à un niveau historiquement bas ». La comparaison avec le salaire du patron aurait été logique, mais elle n’a pas été faite. En réponse, Georges Plassat a souligné que le montant de la participation avait atteint 102 millions d’euros en 2015, contre 92 en 2014 et 89 en 2013. Il a ensuite reconnu: « Je suis conscient que la participation n’a pas retrouvé le niveau d’il y a dix ans. »

Si les actionnaires sont cléments avec Georges Plassat, c’est sans doute parce qu’ils savent qu’il a été l’artisan du redressement de Carrefour depuis son arrivée en 2012. En introduction, le PDG s’est d’ailleurs félicité:  »cette année 2015 a été une bonne année: le chiffre d’affaires est en croissance pour la quatrième année consécutive, tous les pays sont en progression, tous les formats aussi. » Le chiffre d’affaires a crû de 3% en organique, à 76,9 milliards d’euros. La dette a baissé, le résultat augmenté. « Le modèle de Carrefour est désormais solide et prometteur », a résumé le patron. Alors, pourquoi le cours de Bourse de Carrefour dégringole-t-il, passant de 30 euros à 24 en un an? « Le cours est bas car les performances en France se détériorent et il manque des catalyseurs, suite au report de l’entrée en Bourse de la foncière Carmila », considère Nicolas Champ, analyste à Barclays. Plusieurs analystes déplorent le manque de détails sur la stratégie de Carrefour. Cela n’empêche pas Georges Plassat de préparer l’avenir. Vendredi 13 mai, il a annoncé une nouvelle organisation pour Carrefour France.  »Ce sont des quadras qui arrivent à ces postes », insiste-t-il. « Carrefour renouvelle ses générations pour prolonger ses magnifiques racines. Cela concerna tous les niveaux, y compris sans doute le mien. » Une allusion guère dissimulée à sa succession sans doute prochaine. Son mandat prendra fin dans deux ans, en 2018, l’année précédant ses 70 ans. Autant dire que les 7 millions de rémunération annuelles ont presque des airs de « golden goodbye » anticipé.

 

(‘Avec  challenges)

Michelin : ça baigne aussi pour le patron, 28% d’augmentation !

Michelin : ça baigne aussi pour le patron 28% d’augmentation

Grâce notamment à des suppressions d’effectifs (environ 500 à Clermont-Ferrand), le patron de Michelin a pu augmenter son salaire de 28 %. Décidément ça baigne pour les patrons du CAC. 40. À la décharge de Michelin l’entreprise est par ailleurs relativement bien gérée et le patron n’est pas le plus rémunéré du CAC, mais quand même ! Michelin s’est en effet montré généreux pour son dirigeant, Jean-Dominique Senardet ses actionnaires. A l’issue de l’assemblée générale annuelle des actionnaires à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), les 1.500 actionnaires présents ont approuvé la rémunération annuelle de Jean-Dominique Senard à 2,384 millions d’euros contre 1,857 millions en 2014, soit 28% de progression. Ce satisfecit contraste avec « l’affront » qu’a subi Carlos Ghosn dont la rémunération de 7 millions d’euros n’avait pas été approuvée par l’assemblée générale des actionnaires de Renault, bien que ce vote n’ait été que consultatif. Le bond du salaire du président de Michelin est exclusivement dû à la progression de la part variable de sa rémunération qui a atteint 1,277 millions d’euros, la part fixe restant inchangée (1,1 million d’euros) ainsi que l’avantage en nature lié à sa voiture de fonction (7.000 euros). Le président de Michelin a bénéficié à plein des bons résultats de Michelin en 2015. L’année passée fut marquée par un résultat opérationnel de 2,577 milliards d’euros (+19%) et un flux libre positif de trésorerie de 833 millions d’euros, deux indicateurs présentés comme « historiques » par l’industriel. Sa part variable étant indexée à la fois sur le bénéfice consolidé du groupe et sur la réalisation de plusieurs objectifs, Jean-Dominique Senard a perçu à ce titre respectivement 508.000 euros et 769.000 euros. Au cours de cette assemblée annuelle, le dividende par action, proposé à 2,85 euros, a par ailleurs été approuvé, de même que le renouvellement de l’autorisation d’un programme de rachat d’actions limité à 10% du capital et à140 euros par action Michelin a par ailleurs confirmé pour 2016 son objectif d’une croissance de ses ventes supérieure à celle des marchés sur lesquels il opère, aidé par les ventes en hausse de pneus destinés aux voitures de tourisme et aux camionnettes. Ces perspectives optimistes sont encouragées par les bons résultats du premier trimestre 2016 avec un chiffre d’affaires en légère hausse de 0,9%. La principale activité de la firme au Bibendum, les ventes de pneus destinés aux voitures de tourisme et aux camionnettes, a notamment connu une progression de 4,3% sur la période à 2,9 milliards d’euros. De bonnes perspectives encouragées par le succès du « CrossClimate », un pneu été, également certifié comme pneu hiver. « C’est un peu un changement culturel. Je ne pensais pas que nous vendrions autant de (ces) pneus. C’est 30% de plus de nos scenarii les plus roses. Donc, on ne va pas bouder notre plaisir », a ajouté le gérant associé commandité de Michelin, pour qui ce produit représente une « révolution » en Europe. La firme a toutefois annoncé il y a quelques semaines la suppression de 495 postes dans son berceau historique de Clermont-Ferrand, liée à la fermeture d’un atelier de rechapage de pneus.

 

(Reuters-AFP)

Pouvoir d’achat : ça baigne pour les patrons du CAC 40!

 Pouvoir d’achat : ça baigne pour les patrons du CAC 40!

Pas étonnant que le Medef éprouve quelque difficulté à convaincre l’opinion publique des bienfaits de l’austérité qui devrait s’imposer aux salariés pour améliorer la compétitivité des entreprises. En effet cette austérité ne vaut pas pour les patrons du CAC 40 qui en 2015 ont vu leur rémunération augmenter de plus de 10 %, une progression du même ordre qu’en 2014. Soit en moyenne plus de 4,2 millions par ans. On objectera qu’il s’agit de récompenser financièrement les résultats du management et les responsabilités. Pourtant comment comprendre des écarts qui varient de 400 000 € à plus de 10 millions parents (17 million pour Sanofi). Ni le montant de la capitalisation, ni les résultats ni les spécificités de l’entreprise ne justifient de telles différences. Le Medef qui justifie toujours l’ampleur de ces rémunérations se plante lui-même une épine dans le pied car cette situation hypothèque sérieusement les appels de l’organisation patronale à la maîtrise des revenus des salariés. On objectera évidemment qu’on trouve des rémunérations encore plus importantes à l’étranger et qu’il s’agit de rémunérer et d’attirer des meilleurs comme s’il n’était pas possible d’attirer de très bons managers avec des revenus moins importants. Certes  é économiquement ces rémunérations démentielles dans le monde entier ne remettent pas en cause les équilibres financiers des entreprises mais elles discréditent  le discours visant à exiger davantage de productivité et de compétitivité de la part des salariés. L’enquête exclusive de la tribune réalisée avec Facta donne le détail complet des rémunérations des dirigeants du CAC 40 en 2015 : au total 167,6 millions d’euros soit 4,2 millions en moyenne ! Surtout, notre document permet de croiser leurs « packages » avec la capitalisation et le rendement pour l’actionnaire. Une information précieuse pour mieux juger s’ils méritent ce qu’ils gagnent, à l’exemple de Carlos Tavares, dont le doublement du salaire a fait polémique.  L’ensemble des rémunérations attribuées au principal dirigeant exécutif dans les sociétés du CAC 40 a atteint 167,6 millions d’euros au titre de l’exercice 2015, soit une moyenne de 4,2 millions par dirigeant. La hausse est de 11,4% sur ces mêmes 40 sociétés par rapport à 2014, de 9% entre le CAC 40 de 2015 et celui de 2014, et de 6,8% si l’on s’en tient à la partie parfaitement comparable de l’échantillon. C’est-à-dire les 30 sociétés du CAC 40 qui étaient dans l’indice en 2014 et en 2015 et pour lesquelles il n’y a pas eu de changement de dirigeant en 2014-2015. L’essentiel de l’écart entre ces niveaux de variation s’explique par le cas d’Olivier Brandicourt, le nouveau patron exécutif de Sanofi. La plus grosse capitalisation de l’indice a en effet également le dirigeant le mieux payé. Et comme Sanofi en a changé en 2015, celui-ci a bénéficié de différentes composantes de rémunération liées à son arrivée dans le groupe. Ce qui conduit à un package supérieur d’environ 8 millions d’euros à celui de son prédécesseur écarté fin 2014, Christopher Viehbacher. L’hétérogénéité des rémunérations et de leurs composantes est en tout cas très forte dans ce palmarès des rémunérations du CAC 40, avec un écart de 1 à 16,9 pour le package total entre Martin Bouygues, le moins bien payé en 2015, et donc Olivier Brandicourt.

Profits : ça baigne pour les Banques européennes

Profits : ça baigne pour les Banques européennes

Alors que les marges des entreprises notamment industrielles ont du mal à retrouver un peu de santé, les profits des banques au second trimestre ont été particulièrement satisfaisants. Les dix plus grandes banques européennes, en termes d’actifs, ont dégagé un bénéfice net global de 11,4 milliards d’euros, au deuxième trimestre. Il faut remonter à 2011, précisément, pour retrouver pareil niveau de résultat, selon les données de l’agence Bloomberg. Certes l’activité de crédit a repris un peu sous l’effet de la légère reprise mais les gisements de profitabilité tiennent surtout à  la faiblesse des taux consentis aux banques par la BBE. En outre et surtout, les profits des banques trouvent leur origine dans les activités spéculatives. L’activité de prêt n’est plus essentielle pour les grandes banques car les grandes entreprises accèdent directement au marché financier. Par ailleurs les critères de prêt  sont de plus en plus sélectifs pour les PME,  ce qui diminue les risques (pour les banques mais pas pour les entreprises). À noter aussi que la BCE a racheté aux banques européennes nombre de créances douteuses notamment des obligations d’État en difficulté financière. La Société générale, avec un bénéfice net de 1,35 milliard d’euros, affiche même sa meilleure performance depuis 2007, avant l’éclatement de la crise financière. Et chacune des dix plus grandes banques européennes a enregistré au moins une croissance à deux chiffres de son résultat net. « Les résultats des banques européennes ont été bons, au deuxième trimestre. Certes, ils ont bénéficié de pas mal d’éléments exceptionnels, comme des cessions d’actifs, mais ils sont clairement à un bon niveau, en particulier grâce à un coût du risque [provisions pour risques d'impayés ; Ndlr] en forte baisse dans beaucoup de pays », confirme Jérôme Legras, responsable de la recherche au sein de la société de gestion Axiom Alternative Investments. Si le coût du risque a autant diminué, c’est grâce à une amorce de reprise économique au sein de la zone euro. « Le climat économique s’améliore progressivement en Europe », a affirmé Frédéric Oudéa, directeur général de la Société générale, lors d’une conférence téléphonique, le 5 août. « Après une stagnation de 2012 à 2014, l’activité économique est un peu meilleure en France, où nous prévoyons une hausse de 1,2% du PIB, cette année », renchérit François Pérol, président du directoire de BPCE (Banque Populaire Caisse d’Epargne). Conséquence de cette amélioration de la conjoncture économique, les crédits sont enfin repartis à la hausse depuis mars, après des mois de recul. Au 30 juin, les encours de crédit des Banques Populaires et des Caisses d’épargne affichaient ainsi une hausse de 2,7% par rapport à l’année précédente. Une progression qui ressort à 2,2% pour le Crédit agricole, en France, et à 1,3% et à 0,8%, respectivement, pour les réseaux de la Société générale et de BNP Paribas dans l’Hexagone. Preuve que la politique monétaire ultra-accommodante de la BCE commence enfin à alimenter la demande de crédit. Moins chez les entreprises, cependant, que chez les ménages, comme le montrent le rebond du crédit à la consommation et l’accélération du crédit immobilier, la faiblesse des taux ayant entraîné une vague de renégociations de prêts à l’habitat.

DSK : ses affaires, ça baigne

DSK : ses affaires, ça baigne

 

En voilà au moins un qui sait gérer …ses intérêts. DSK réussit tout ce qu’il entreprend dans la finance ; On se met à rêver : fallait-il à l’Elysée un incompétent honnête comme Hollande  ou un libertin efficace comme DSK. Plus le temps va passer et ^plus le questionnement prendre de la résonance. En tout cas compte tenu de son savoir faire, Hollande ne fera jamais payer se éventuelles conférences plus de 10 000 euros et encore ce sera bien payé ! Les conseils de Dominique Strauss-Kahn , eux, valent de l’or. Selon Capital.fr, le chiffre d’affaires de la société Parnasse, qu’il a créée en 2012 pour vendre ses conseils et monétiser ses conférences, s’est élevé à 2,55 millions d’euros l’année dernière. Impôts et charges déduits – le chauffeur de DSK lui a notamment coûté un peu plus de 18.000 euros l’année dernière -, la société Parnasse a dégagé un bénéfice d’un peu plus de 766.000 euros en 2013, sur lequel DSK s’est versé 700.000 euros de dividendes.  Il faut dire que Dominique Strauss-Kahn facture ses interventions à prix d’or: toujours selon le site internet, le tarif oscille entre 50.000 euros et 150.000 euros la demi-heure. Ces tarifs n’ont pas rebuté les clients. Entre autres, une société internet chinoise, un groupe de média coréen ou encore le gouvernement serbe, se sont déjà offerts ses services. Ces dividendes sont par ailleurs loin de constituer la seule source de revenu de Dominique Strauss-Kahn. L’ancien directeur du FMI s’est parallèlement lancé dans plusieurs autres projets financiers. Il a ainsi fondé en septembre dernier une banque d’affaires avec le financier franco-israélien Thierry Leyne. Baptisée LSK, cette société est présente dans la gestion d’actifs, le capital-risque, l’assurance et l’intermédiation financière. Il détient environ 20% de cette structure, valorisée en Bourse 57 millions d’euros, via sa société Parnasse. DSK détient par ailleurs 18% d’un fonds d’investissement, le DSK Global Investment Fund, créé en mars avec le même Thierry Leyne, et qu’il cogère avec sa fille Vanessa, professeur d’économie à l’ESCP

 




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