Archive pour le Tag 'Ayrault'

Page 5 sur 6

Sondage- Florange :70% des français mécontents de Ayrault et de Hollande

Sondage- Florange 70% des français mécontents de Ayrault et de Hollande

 

L’affaire Florange va coûter cher politiquement à Ayrault et Hollande selon un sondage BVA/iTélé publié  vendredi soir. Aux yeux des Français, les grands perdants de l’ »affaire Florange » sont Jean-Marc Ayrault et François Hollande: plus de sept sur dix se disent mécontents du Premier ministre comme du président. Ils se montrent en revanche moins sévères à l’égard d’Arnaud Montebourg puisque seule la moitié des Français se dit mécontente du ministre du Redressement productif.   »Je pense à eux », a déclaré à l’AFP le ministre du Redressement productif, après une visite de l’usine de jouets en plastique Smoby d’Arinthod dans le Jura sur le thème du « Made in France ». Il a refusé d’en dire plus sur ce dossier qui a mis au jour des divergences entre lui et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. De son coté, Mittal noie le poisson. « Nous sommes convenus avec le gouvernement de l’arrêt provisoire et du non-démantèlement des hauts fourneaux pendant six ans. Nous avons accepté d’investir 180 millions d’euros dans le site au cours des cinq prochaines années. Nous avons accepté de maintenir l’activité emballage à Florange pendant au moins cinq ans. Et nous avons accepté de ne pas mettre en place de plan social, et de chercher une solution pour les aspects sociaux de la fermeture sur une base individuelle et volontaire ». Selon Europe 1, le projet Ulcos n’est pas évoqué dans ce résumé de l’accord fait par le PDG d’ArcelorMittal.

Sondage : Hollande et Ayrault chutent chez les cadres

Sondage  : Hollande et Ayrault chutent chez les cadres

Les cotes de confiance de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault se stabilisent en décembre, dans le baromètre CSA.  « C’est la bonne nouvelle. La mauvaise, c’est qu’ils sont à un niveau très faible », analyse Jérôme Sainte-Marie, le directeur du département Opinion de CSA. Le chef de l’Etat reste stable à 39% mais la proportion d’opinions négatives à son égard s’accroit de 1 point à 56%. Le Premier ministre, lui, perd 1 point à 35%, la proportion de Français ne lui faisant pas « confiance pour affronter efficacement les principaux problèmes » augmentant, dans le même temps, de 2 points. Le locataire de l’Elysée a perdu 19 points depuis son entrée en fonction ; l’hôte de Matignon, 21. A la fin 2007, Nicolas Sarkozy affichait encore 55% de bonnes opinions -il est devenu impopulaire au début de l’année 2008 -et François Fillon 45%. « Depuis le début du quinquennat, jamais l’écart par rapport à leurs prédécesseurs n’avaient été aussi important », relève CSA. La cote du couple exécutif s’effrite notamment chez les sympathisants socialistes : les deux hommes reculent de 3 points, à 78% de bonnes opinions pour François Hollande et 70% pour Jean-Marc Ayrault. Mais la dégradation la plus notable concerne les cadres et professions libérales. Dans cette catégorie socio-professionnelle, le chef de l’Etat perd 5 points à 41% et le Premier ministre chute de 13 points à 36%. Une dégradation que l’institut explique par l’augmentation de la pression fiscale et « le sentiment d’une gouvernance tâtonnante », avec des « signaux contradictoires » donnés sur les marqueurs politiques : la compétitivité d’un autre, la menace de nationalisation de l’autre dans le dossier très sensible du site de Florange -sur lequel Jean-Marc Ayrault a été plus exposé que François Hollande.

Florange : Ayrault ridiculisé par Mittal

Florange : Ayrault ridiculisé par Mittal

 

Hier encore Ayrault vantait les mérites de l’accord passé entre le gouvernement Mittal, aujourd’hui, on annonce que Mittal refuse de inscrire dans le projet ULCOS qui devait sauver Florange. Un désaveu cinglant pour Ayrault qui traduit d’une part une incompétence notoire d’autre part une mauvaise foi pathétique ; Il est clair que ce gouvernement n’a aucune compétence en économie, ce qui peut à la limite se comprendre  de  la part de politiciens professionnels (pour l’essentiel d’anciens fonctionnaires) ;  la mauvaise foi est encore plus grave quand on sait que pendant la campagne électorale on a promis monts et merveille aux sidérurgistes de Florange.  Le feuilleton Florange a rebondi jeudi avec l’annonce du retrait par ArcelorMittal du projet européen Ulcos pour le captage et le stockage du CO2, sur lequel le gouvernement fonde ses espoirs de salut du site sidérurgique de Moselle. Dune certaine manière Mittal, mis à l’index en France, se venge du gouvernement français. Pas étonnant qu’à propos du fameux accord  «  arraché » par Ayrault , Mittal n’ait voulu faire aucune référence à ULCOS. Un beau gâchis qui coûtera très cher politiquement, d’abord à Ayrault et sans doute  à Hollande lui-même.  Jeudi, la Commission européenne a annoncé qu’ArcelorMittal avait retiré une première version d’Ulcos d’un appel d’offres pour obtenir des financements communautaires.  Le groupe « a parlé de problèmes techniques, j’espère qu’on pourra les résoudre dans les semaines qui viennent », a déclaré le commissaire européen à l’Industrie, Antonio Tajani.  Prototype de haut fourneau innovant, Ulcos est censé faire de Florange une vitrine de nouvelles technologies de production de l’acier beaucoup moins polluantes   »C’est un sacré coup de canif dans le contrat +inconditionnel+ passé entre le gouvernement et Mittal. C’est une douche froide pour le gouvernement », a par contre tranché Frédéric Souillot, de la fédération métaux FO. Selon lui, rien ne garantir que le démonstrateur industriel sera bien implanté à Florange.  ArcelorMittal « a enfumé tout le monde (…) on a signé l’arrêt de mort de la filière liquide », a déclaré de son côté Edouard Martin, leader de la CFDT. « Merci à Ayrault, c’est la signature de la trahison », a-t-il ajouté. Politiquement, ce nouveau flou autour du devenir de Florange intervient alors que Jean-Marc Ayrault, qui a publiquement désavoué son ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg partisan d’une nationalisation du site, s’emploie à panser les blessures au sein de son gouvernement.

 

Florange : Ayrault s’enfonce dans le mensonge

Florange : Ayrault s’enfonce dans le mensonge  

Mercredi soir, les représentants syndicaux de Florange ont rencontré pendant deux heures Jean-Marc Ayrault au sujet de l’accord signé avec ArcelorMittal. Le texte, qui prévoit la fermeture d’un des hauts fourneaux ainsi que des investissements stratégiques très limités ne satisfait pas les délégués du personnel.  La réunion n’a pas permis de dissiper les doutes des syndicats. « On sort de Matignon avec des questions sans réponses », a ainsi souligné Edouard Martin, de la CFDT. « Cet accord ne coûte pas cher à Mittal. Le compte n’y est pas, les investissements portent sur la partie froide de Florange, mais la question de la viabilité des hauts fourneaux reste entière », ajoute-t-il. Même constat pour Norbert Cima, de Force Ouvrière :  » Cet accord, c’est une coquille vide. (…) Le premier ministre portera la responsabilité de la fin de la sidérurgie lorraine. » Yves Fabbri, de la CGT, regrette lui que « le gouvernement n’(aie) pas le courage politique d’aller plus loin ». Les représentants syndicaux ne comptent pas baisser les bras.  » La résistance continue, ce n’est pas terminé », affirme ainsi Edouard Martin. L’intersyndicale de Florange doit se réunir jeudi pour décider des nouvelles actions à mener. « La CGT n’accompagnera jamais un démantèlement d’usine », ajoute Yves Fabbri. Interrogé dans le 20H de France 2 , le Premier ministre a lui mis l’accent sur les emplois sauvés grâce à l’accord. « Les décisions prises ont permis de sauver l’emploi à Florange. Il n’y aura pas de licenciements, pas de plan social. » Une victoire selon lui, à l’heure où « beaucoup de Français qui connaissent des difficultés aimeraient voir un tel résultat ». Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a par ailleurs annoncé la mise en place d’un « comité de suivi » qui aura pour mission de vérifier que l’accord sur Florange « soit respecté ». Le chef du gouvernement a précisé que ce comité de suivi serait dirigé par « François Marzorati, sous-préfet de Thionville (Moselle) bientôt à la retraite ». Jean-Marc Ayrault a également rejeté l’idée d’un repreneur pour le site :  » On avait dit qu’il y avait un repreneur. Il a fait des propositions, non pas pour les hauts fourneaux mais pour la partie froide du site, le laminage. Pour donner une suite, il aurait fallu exproprier Mittal, ce qui aurait couté un milliards d’euros

 

Les syndicats de Florange chez Ayrault pour dénoncer un accord d’amateurs

Les syndicats de Florange chez Ayrault pour dénoncer un accord d’amateurs

 

« Un accord d’amateurs entre Mittal et le gouvernement » que dénonce les syndicats notamment la CFDT. De fait, comme sur beaucoup d’autres dossiers le gouvernement révèle son incompétence économique qui s’ajoute au cynisme. Pas étonnant dans ce gouvernement de fonctionnaires qui n’ont qu’un rapport très approximatif avec les réalités économiques. Le contenu de l’accord conclu avec le gouvernement, tel qu’il a été dévoilé mardi par Le Monde, a confirmé leur scepticisme sur les investissements prévus par ArcelorMittal. Sur les 180 millions d’euros promis pour le site lorrain, moins d’un tiers concernerait des investissements stratégiques.  Le reste se décompose notamment entre « le flux d’investissements courants » et « la maintenance exceptionnelle ».  Le document consulté par le quotidien confirme également « la mise sous cocon » des installations de la phase à chaud (production d’acier brut, qui comprend les hauts-fourneaux), qui seront arrêtées « en toute sécurité à l’issue de la procédure légale ».  Cet arrêt programmé des installations est combattu par les syndicats qui estiment, qu’il rendra impossible de remettre sur la table l’option d’un repreneur pour Florange.  Enfin, l’accord confirme que des activités de « packaging » (acier destiné à l’emballage alimentaire) seront transférées du site de Basse-Indre (Loire-Atlantique) vers celui de Florange. Le Premier ministre avait lui-même confirmé cette information, tout en démentant tout accord secret avec ArcelorMittal privilégiant le site de Basse-Indre.  Les syndicalistes de Florange, interrogés par l’AFP, n’ont pas semblé surpris par ces nouvelles informations.   »Nous depuis le début on sait que c’est un marché de dupes, nos inquiétudes sont confirmées », a expliqué Jean Mangin (CGT). « C’est ce qu’on avait déduit » vendredi, a également déclaré Walter Broccoli (FO), estimant que Mittal « continue à détruire l’outil de travail ».   »Le gouvernement a fait une grosse erreur », et la rencontre de mercredi avec M. Ayrault, « c’est l’occasion de le lui dire », a poursuivi M. Broccoli.  Edouard Martin, délégue CFDT, a quant à lui estimé sur France Info que l’accord était « d’un amateurisme à rougir ».  Quant aux salariés du site de Basse-Indre, dans la région de Nantes, ils ont fait part de leur inquiétude pour leur avenir après la confirmation d’un transfert d’activité vers Florange, même si ce dernier est prévu sans suppressions d’emplois.  Sur la question des investissements promis par ArcelorMittal, le chef de file des députés PS Bruno Le Roux a annoncé qu’un « comité de suivi » verrait le jour au sein de l’Assemblée nationale.  Ce comité sera « ouvert à tous les groupes politiques » et devra « vérifier que les engagements qui ont été pris soient tenus », a-t-il précisé, à l’issue d’une réunion de son groupe à laquelle assistait le Premier ministre.  Depuis vendredi, syndicats et responsables politiques – y compris au sein du gouvernement – ne cachent pas leurs doutes face à l’accord annoncé par Matignon, qui avait mis l’accent sur le fait qu’il n’y aurait pas de plan social à Florange.  La ministre de la Culture Aurélie Filippetti, élue de Moselle, a ainsi estimé mardi qu’il n’y avait « pas de confiance » dans la parole de l’industriel Lakshmi Mittal, ajoutant qu’il faudrait en revenir à une solution de reprise si « les engagements n’étaient pas tenus ».  Le Front de gauche (FG) a dénoncé mardi « un marché de dupes avec Mittal », qu’il a qualifié de « diable de l’acier » et a réaffirmé « la nécessité d’une nationalisation » du site.  Ce scénario avait été envisagé par le gouvernement, et défendu par Arnaud Montebourg, dans la perspective de la recherche d’un repreneur, avant d’être écarté.  Plusieurs médias ont fait état du nom du repreneur qu’avait évoqué le ministre du Redressement productif avant l’annonce de l’accord avec Mittal. Il s’agirait selon eux de Bernard Serin, le président du FC Metz (National de football), et surtout président de CMI, un groupe notamment spécialisé dans la sidérurgie et basé à Seraing en Belgique.

Sondage: Ayrault plonge encore

Sondage: Ayrault plonge encore

La cote de confiance de François Hollande, qui cède un point en un mois, se stabilise à un bas niveau fin novembre, seuls 35% des Français lui faisant confiance, tandis que Jean-Marc Ayrault dégringole encore de 4 points, à 30%, selon le baromètre mensuel de TNS Sofres Sopra Group pour la Figaro Magazine. Dans ce même sondage, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls subit une baisse notable de sept points de sa cote d’avenir en un mois, à 39%, même s’il reste en tête des personnalités politiques. 31% des personnes interrogées (stable) font « plutôt confiance » à François Hollande et 4% (-1) lui font « tout à fait confiance ». Mais 61% (+1) ne lui font pas confiance: 32% (-2) « pas du tout » et 29% (+3) « plutôt pas ». 4% sont sans opinion.

Popularité : Ayrault plonge

Popularité : Ayrault plonge

Jean-Marc Ayrault voit sa cote de confiance plonger de six points tandis que celle de François Hollande se stabilise à 41% (-1). Résultat : le « fusible » Ayrault est presque aussi impopulaire qu’Hollande. Cela n’était plus arrivé depuis cinq ans. Pendant presque tout la durée du quinquennat de Nicolas Sarkozy, François Fillon a été plus populaire. Ce qui n’était pas le cas sous Jacques Chirac ou François Mitterrand à quelques exceptions près.  Très populaire juste après sa nomination, le chef du gouvernement a perdu 22 points en six mois. Ce mois-ci, il perd surtout chez les cadres supérieurs (-11) et les professions intermédiaires (-12). Plus préoccupant, il dévisse à gauche (-10 au Front de gauche, -7 au PS et -5 chez les écologistes). « Le Premier ministre paie l’annonce de la hausse de la TVA. Il paie aussi toute la série des couacs dans son équipe et parfois de sa part. En fait, le doute s’insinue chez les Français sur la capacité de Jean-Marc Ayrault à diriger le gouvernement », estime Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. en baisse ce mois-ci, François Hollande voit sa cote se stabiliser ou s’éroder légèrement. Il est minoritaire dans toutes les catégories socio-démographiques. Il recule nettement chez les professions intermédiaires mais reste finalement assez stable à gauche y compris chez les sympathisants de Jean-Luc Mélenchon. Réalisée avant et après sa conférence de presse, l’enquête montre que les Français dans leurs réponses semblent accorder quelques bénéfices au Président. « Les critiques sur sa méthode, très fortes à la rentrée, s’estompent, constate Frédéric Dabi. Il y a comme une réassurance sur la capacité de François Hollande à être dans le costume. » En revanche, le sondeur voit monter les critique sur le mariage gay notamment chez les personnes de plus de 55 ans. Un nouveau front pour l’exécutif.

 

Ayrault : « 300 000 emplois en plus » ; peut-être, mais 400 000 chômeurs en plus et chaque année »

Ayrault : « 300 000 emplois en plus » ; peut-être, mais 400 000 chômeurs en plus et chaque année »

300 000 emplois en plus c’est bien mais loin de résoudre la question du chômage car en 2013 il faudra compter avec 400 à 500 000 chômeurs en plus chaque année. Ayrault veut  créer entre 300 et 400.000 emplois d’ici à 2017. Et donner un surcroit de croissance de 0,5%. Ce pacte prévoit, entre autres, 20 milliards d’euros de crédit d’impôt aux entreprises. Les marges dégagées grâce à ce crédit d’impôt devront servir à financer la recherche et le développement et « inciter les grands groupes à créer et maintenir des emplois en France », a précisé le Premier ministre. Comment compte-t-il contrôler que les entreprises joueront-bien le jeu? « Les comités d’entreprises contrôleront le bon usage de ce crédit d’impôt, chaque année. Au niveau national, il y aura un comité national chargé de suivi du pacte de compétitivité », a-t-il avancé. Face aux critiques l’accusant de renier ses promesses de campagne et de revenir à la TVA sociale version « Sarkozy », Jean-Marc Ayrault réfute en bloc : « Que l’on ne vienne pas nous dire que nous faisons de la TVA sociale, c’est totalement faux! », s’est-il exclamé dans Les Echos. « Au total, nous faisons deux fois plus pour la compétitivité que Nicolas Sarkozy (20 milliards d’euros contre 10,6 milliards) tout en imposant près de deux fois moins de TVA à la consommation (6 milliards environ contre 10,6)! »

Ayrault: « simplifier 5 démarches administratives » ; il faudrait en simplifier des centaines voire des milliers !

Ayrault: « simplifier 5 démarches administratives » ; il faudrait en simplifier des centaines voire des milliers !

 

Cinq démarches administratives simplifiées, c’est bien mais c’est des centaines voire des milliers qu’il faudrait simplifier. La compétitivité est évidemment entravée par les dépenses publiques (56% du PIB !) mais tout autant par la complexité des démarches administratives. L’Europe et la France ont créé un univers kafkaïen surtout pour les PTE et PME qui n’ont pas les superstructures pour traiter les  parties administratives. Du coup, beaucoup sont sous-traitées y compris par exemple en matière d’établissement des bulletins de salaires. D’une manière générale, la complexification des normes et des dispositions réglementaires est surréalistes ; dans le transport par exemple, les normes sociales, de sécurité, d’environnement, de qualité sont ingérables pour nombre de petites entreprises qui sont les plus nombreuses dans le secteur. Idem pour les PME-PTE  de l’industrie ou les services. Illustration dans le transport, en 1986, les récépissés (feuilles d’expédition par envoi) devaient être présentées par les chauffeurs. 100 millions  par an à l’époque, plus de 200 millions actuellement. Pourquoi ? on ne l’a jamais su. Cette formalité a été supprimée (sur proposition d’un groupe que j’ai présidé à la demande du ministre) et les dits documents ont été dématérialisés (informatisés). C’est un chantier immense, dans chaque secteur, chaque ministère une opération nettoyage devrait être engagée car la technocratie européenne et française ne se rend pas compte e l’absurdité et du coût de ces normes administratives. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a donc annoncé mardi au lendemain de la remise du rapport Gallois que « cinq démarches administratives » seraient simplifiées pour les entreprises en 2013 afin de relancer la compétitivité. « Nous simplifierons dès 2013 cinq démarches administratives essentielles pour l’entreprise et nous stabiliserons sur la durée du quinquennat cinq dispositifs fiscaux qui sont clés pour l’investissement et la vie des entreprises », a déclaré Jean-Marc Ayrault Ayrault. Parmi ces dispositifs fiscaux stabilisés figurent notamment le Crédit d’impôt recherche et la contribution économique territoriale (CET).

Ayrault : « pas d’impôts supplémentaires en 2013 pour les ménages » ; jusqu’à son remplacement ?

Ayrault : « pas d’impôts supplémentaires en 2013 pour les ménages » ; jusqu’à son remplacement ?

Aucune nouvelle hausse d’impôt sur les particuliers ne sera décidée pour 2013, quel que soit le type de fiscalité, a déclaré mardi le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault qui n’en sait évidemment rien. La crise sera alors telle que de nouvelles mesures seront indispensables et par ailleurs, il ne sera pas longtemps Premier ministre en 2013.Le gouvernement a annoncé mardi une hausse de la TVA en 2014 pour financer un crédit d’impôt pour les entreprises, tout en laissant la porte ouverte à une hausse de la CSG dans le cadre d’une future réforme du financement de la protection sociale.  Le ralentissement de la croissance économique pourrait d’autre part le contraindre à augmenter les prélèvements s’il veut tenir son objectif de réduction du déficit public de 4,5% du PIB attendu fin 2012 à 3% fin 2013.  « En 2013, quelle que soit la fiscalité, aucun impôt supplémentaire ne sera demandé aux contribuables français », a dit Jean-Marc Ayrault lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.

Compétitivité : le plan du gouvernement

Compétitivité : le plan du gouvernement

 

D’après les Echos et le Point , le Premier ministre, « sauf revirement doit  annoncer, mardi, à l’issue d’un séminaire gouvernemental, 20 milliards d’euros de crédit d’impôts sur trois ans pour les entreprises, assorti d’un effort supplémentaire sur la dépense publique. Sur son site internet, l’hebdomadaire Le Point affirme que le gouvernement ne suivra pas la recommandation Gallois sur le transfert des cotisations. Sans dévoiler ses source, le magazine affirme que l’exécutif choisira d’octroyer un crédit d’impôt aux entreprises se traduisant par une baisse des cotisations sociales de 6% sur les salaires compris entre 1 et 2,5 fois le Smic, ce qui représenterait un total de 20 milliards d’euros. Pour financer cette dépense, toujours selon Le Point, le gouvernement économiserait 10 milliards d’euros sur le budget 2014 de l’Etat et des collectivités. Mais surtout, il augmenterait légèrement le taux principal de la TVA de 19,6% à 20%. Le gouvernement a plusieurs fois affirmé qu’il ne voulait pas toucher à la TVA.

Métro Grand Paris Express : Ayrault veut 1 milliard si nécessaire, c’est bien mais on les prend où ?

Métro Grand Paris Express : Ayrault veut 1 milliard si nécessaire, c’est bien  mais on les prend où ?

 

Développer les transports collectifs, c’est bien y compris à Paris ; question :  on finance comment ? En moyenne d’après l’UTP, l’usager en France ne couvre que 35% des dépenses (le reste subvention et fiscalité, comme le versement transport). Deuxième question l’aménagement du territoire, pourquoi concentrer autant d’activités à Paris ? 100 000 emplois pourraient être décentralisés rapidement. Argument contre, oui mais les réunions à Paris ; réponse, elles ne concernent que quelques cadres ; cela ne justifie pas la localisation de milliers d’employés à Paris. Exemple , le ministère des transports et de l’équipement ; et à la Défense, le quartier le plus cher de Paris !  Des centaines de services dépendant de l’Etat pourraient être délocalisés en province. Quels liens entre l’urbanisme, le transport, l’emploi ,l’environnement, le coût du foncier et de l’immobilier ? Aucun ou presque, trop complexe. Jean-Marc Ayrault s’est donc engagé mardi sur « un milliard d’euros » en 2015, « si nécessaire », pour permettre la réalisation du métro automatique Grand Paris Express, suscitant des interprétations divergentes des élus régionaux qui attendent cette dotation. Le Premier ministre a précisé que le gouvernement disposerait de « tous les éléments » sur le coût de cette ligne de métro « en début d’année prochaine ». « Sur ces bases, dès que cela sera nécessaire – et en 2015 s’il le faut – nous mettrons en place la dotation d’un milliard (d’euros) au capital de la Société du Grand Paris » maître d’ouvrage de ce projet de 200 km de métro et 72 nouvelles gares, a-t-il dit. « Bien sûr le réseau existant ne pourra pas répondre à lui seul aux perspectives ambitieuses de développement pour la métropole capitale », a déclaré M. Ayrault, qualifiant de « nécessaire » la réalisation du Grand Paris Express, pensé comme un moyen de répondre à la saturation du réseau actuel et de développement pour « toute la région ». Il a d’ores et déjà acté, comme l’avait fait la ministre EELV en charge du dossier Cécile Duflot, qu’il y aurait « une priorisation des travaux », c’est-à-dire que certains tronçons se feront avant d’autres, dans un contexte budgétaire où le dépassement de la date butoir de 2025 semble s’imposer. Jean-Paul Huchon, président PS de la région Ile-de-France, a qualifié le discours de M. Ayrault d’ »excellente nouvelle », affirmant à propos du milliard qu’il n’en avait « jamais douté ». « Les financements nécessaires seront au rendez-vous au moment des travaux. Voilà qui devrait calmer les polémiques stériles entretenues par l’opposition », a espéré M. Huchon. Peine perdue: Valérie Pécresse, chef de file de l’UMP à la région, s’est « indignée » de ces propos « qui signent l’arrêt de mort du projet ».

 

 

Sondage : Hollande et Ayrault au plus bas historique, un séisme politique se prépare

Sondage : Hollande et Ayrault au plus bas historique, un séisme politique se prépare

Le séisme politique se rapproche car la  popularité de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault enregistrent une nouvelle dégradation sérieuse dans le baromètre TNS-Sofres de novembre pour Le Figaro Magazine, avec 36% d’opinions favorables pour le chef de l’Etat (- 5 points) et 34% pour le Premier ministre (- 7 points). Pour la première fois, la cote de confiance du chef du gouvernement est inférieure à celle du président de la République. Mais, si 60% des sondés confient ne pas faire confiance à François Hollande, ils sont un peu moins, 57%, à exprimer leur défiance vis-à-vis de Jean-Marc Ayrault.  Une chute évidemment pathétique, il n’ya que les militants bornés et certains  apparatchiks pour croire que ça ira mieux dans 5 ans. « On sera jugé sur les résultats ». Problème, au rythme de la montée  de cette impopularité et de la dégradation économique, tout cela n’attendra pas 5 ans. Certains socialistes, les écolos, les communistes vont prendre leur distance avec ce gouvernement pour ne pas sombrer électoralement. Avant 2 ans (et sans doute vers la fin 2013), il faut s’attendre à un séisme politique. D’abord au début de 2013, on procédera à un changement de gouvernement. L’Elysée préparerait déjà la suite avec un profil rassurant comme Premier Ministre, type Valls, Moscovici ou  Fabius. On en profitera pour changer les « amateurs » de certains ministères (type Montebourg, Taubira, Cahuzac); Malheureusement la nouvelle formule ne tiendra pas longtemps non plus devant la dégradation des indicateurs économiques et la grogne sociale. Le moment venu, Hollande sera contraint de proposer un gouvernement d’union nationale ; S’il tarde, l’alternative sera pire pour lui. Il sera renvoyé au rang d’un président potiche comme Coty sous la quatrième et ce sera un gouvernement d’experts qui tentera de sauver ce qui peut encore l’être. On pourrait frôler les 3,5millions de chômeurs (catégorie A) d’ici la fin 2013 (500 000 de plus qu’en 2012) car la croissance ne sera pas au rendez-vous. Même si l’Europe (et surtout l’Allemagne) consentait à privilégier la croissance sur l’austérité les effets ne pourraient intervenir que dans 2 ou 3 ans. Du coup, fin 2014, le chômage pourrait concerner 4 millions de personnes. On connaît le seuil de résistance (comme disent les analystes financiers) du PS, les 16% de Jospin, on y va. On ne gouverne pas la France avec un soutien aussi dérisoire.

 

Fonds franco-qatari : Ayrault veut contrôler

Fonds franco-qatari : Ayrault veut contrôler

 

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault assure que « des contrôles » sont exercés sur le fonds franco-qatari doté de 100 millions d’euros destiné à soutenir des projets de développement économique dans l’hexagone, mardi dans Le Parisien-Aujourd’hui en France. A la question d’une lectrice du quotidien s’inquiétant que la France puisse ainsi se « vendre » au Qatar, Jean-Marc Ayrault répond que « la France fait aussi des investissements à l’étranger. Dans une économie ouverte, il ne faut pas décourager les investissements étrangers ». Mais, ajoute-t-il, « je tiens à ce qu’ils se fassent dans la transparence, qu’ils ne mettent pas en cause notre souveraineté et notre indépendance. Il faut être extrêmement vigilant, il y a des contrôles. L’Etat se protège ». « D’autres fonds existent avec d’autres pays. En revanche, ce que nous refusons c’est toute utilisation de type communautariste. Ce fonds doit rentrer dans un fonds commun où la France apportera avec la Caisse des dépôts sa contribution, pour venir en aide à des projets associatifs, projets de développement économique, créations d’entreprises, mais sans influence », conclut le Premier ministre.

 

 

Ayrault : « retour aux 39h ? pas tabou »; on progresse !

Ayrault : «  retour aux 39h ? pas tabou »;  on progresse !

Jean-Marc Ayrault estime qu’un retour à la semaine de 39 heures n’est « pas un sujet tabou », dans un échange avec des lecteurs publié mardi dans Le Parisien/Aujourd’hui-en-France. A la question « si demain, on revenait à 39 heures payées 39, des gens seraient peut-être ravis? », le Premier ministre répond : « développez ce point de vue, mais vous verrez qu’il fera débat. Mais pourquoi pas. Il n’y a pas de sujet tabou. Je ne suis pas dogmatique ». « La seule chose qui me préoccupe, c’est que la France est en panne, et il faut que l’on redémarre le moteur, à fond. Mais pas pour foncer dans le mur », explique Jean-Marc Ayrault, qui se fera remettre le 5 novembre par Louis Gallois un rapport très attendu sur la compétitivité. « Le monde des entreprises a ses représentants, le monde du travail a ses représentants. C’est pour cela que je suis partisan de la négociation. C’est comme ça qu’on s’en sort », résume le Premier ministre.

 

 

Sondage : Ayrault encore en baisse

Sondage : Ayrault encore en  baisse

 

La proportion de Français mécontents de François Hollande (57%) progresse très légèrement (+1 point) en octobre mais le mécontentement monte surtout à l’égard de Jean-Marc Ayrault (49%, +3 points), selon un sondage Ifop à paraître dans le Journal du Dimanche. S’agissant du chef de l’Etat, le nombre de « plutôt mécontents » passe, en un mois, de 34% à 33%, mais celui des « très mécontents » de 22% à 24%. 42% des personnes interrogées (-1) se déclarent satisfaites du président de la République. 38% (stable) sont « plutôt satisfaites », 4% (-1) « très satisfaites ». 1% ne se prononce pas. Les évolutions concernant François Hollande sont peu significatives, l’Ifop précisant que la marge d’erreur du sondage s’élève à 2,2 points, compte tenu de la taille de l’échantillon et du pourcentage obtenu de satisfaits et de mécontents

 

 

Sondage : Hollande, Ayrault, Montebourg, Duflot à la ramasse ; un remaniement inévitable

Sondage : Hollande, Ayrault, Montebourg, Duflot à la ramasse ; un remaniement inévitable

 

La cote de popularité du couple exécutif poursuit sa décrue. Selon un sondage Opinionway pour le quotidien Metro diffusé dimanche soir, 49% (+9) des Français se disent « mécontents » de l’action du président de la République François Hollande et 45% (+12) de celle du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault.   A la question, « êtes-vous satisfait de l’action de François Hollande? » seuls 42% des sondés répondent par l’affirmative (-4 par rapport à septembre). Quant à Jean-Marc Ayrault, ils sont 40% (-6) à être satisfaits de son action.  C’est la première fois que les courbes d’insatisfaction du couple exécutif sont supérieures à celles de satisfaction dans le baromètre Opinionway confirmant une tendance déjà enregistrée par d’autres instituts. A titre de comparaison, l’indice de satisfaction de Nicolas Sarkozy s’élevait à 63% en octobre 2007 et celle de François Fillon à 56% à la même période en 2007.  Concernant l’action gouvernementale, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls domine le palmarès avec 55% (+10) de satisfaits et 26% de mécontents. Il devance le ministre de l’Education, Vincent Peillon 45% (+4) contre 32% et le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius 44% (+3) contre 34%.  Parmi les autres ministres, Arnaud Montebourg (Redressement productif) chute de 5 points à 29% contre 43% d’insatisfaits alors que Cécile Duflot (Logement) gagne un point avec 32% contre 41% de mécontents.  Dans l’opposition, le trio de tête est le suivant: 48% de satisfaits (+5) contre 38% de mécontents pour l’ancien Premier ministre François Fillon, qui devance le maire de Bordeaux, Alain Juppé, avec 43% (+5) contre 40% et le député du Nord, Jean-Louis Borloo, 37% (+10) contre 38%.  Parmi les autres personnalités, Jean-François Copé totalise 29% de satisfaits (+4) contre 52% de mécontents, Marine Le Pen 28% (+7) contre 60% et François Bayrou 34% (+3) contre 47%

 

 

Ayrault promet d’épargner la classe moyenne, qui va payer les pauvres ?

Ayrault promet d’épargner la classe moyenne, qui va payer les pauvres ?

« À l’automne » un second volet « dans le cadre du projet de loi de finances pour 2013″.   »La maîtrise des dépenses est indispensable, elle ne sera pas suffisante », a cependant averti le Premier ministre, réaffirmant que « de nouvelles recettes fiscales seraient mobilisées » ; C’’est évidemment l’annonce d’impôts supplémentaires ; pour autant on affirme en même temps que les couches moyennes seront épargnées. Alors qui va payer ? Les pauvres, ? Les riches eux auront depuis longtemps sollicité l’ingénierie anti- fiscale pour échapper aux impôts. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a confirmé mardi les grandes lignes d’une réforme fiscale qui donnera le coup de grâce aux dernières reliques de la politique de son prédécesseur, promettant que « les classes populaires et les classes moyennes seront épargnées ». Le « collectif budgétaire », qui sera examiné mercredi en Conseil des ministres, « reviendra sur l’allègement incompréhensible de l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune) et des droits sur les grosses successions (et) le bouclier fiscal », a-t-il déclaré devant l’Assemblée nationale lors de son discours de politique générale.  Le chef du gouvernement a également confirmé que ce collectif supprimerait « l’exonération des heures supplémentaires dans les entreprises de plus de 20 salariés qui décourage la création de nouveaux emplois, et mettra à contribution les grandes entreprises, notamment bancaires et pétrolières ».   »Les classes populaires et les classes moyennes seront épargnées, puisque sera abrogée la hausse de la TVA (la « TVA sociale », ndlr) programmée pour octobre par le précédent gouvernement, tandis que la TVA sur le livre et le spectacle vivant repassera à 5,5% », a-t-il réaffirmé.  Après cette « première étape » de la réforme fiscale, a enchaîné Jean-Marc Ayrault, interviendra « à l’automne » un second volet « dans le cadre du projet de loi de finances pour 2013″.   »La maîtrise des dépenses est indispensable, elle ne sera pas suffisante », a cependant averti le Premier ministre, réaffirmant que « de nouvelles recettes fiscales seraient mobilisées ».  Elle viseront, a-t-il souligné, « ceux qui jusqu’ici ont été exonérés de l’effort collectif » tandis que « l’impôt sur le revenu sera rendu plus juste, plus progressif et plus compréhensible » et que les « niches fiscales » seront « plafonnées ».   »Pour les plus riches, une nouvelle tranche d’imposition à 45% sera créée » et « pour les revenus annuels supérieurs à un million d’euros, une imposition à 75% sera instaurée », a-t-il ajouté, consacrant une des promesses de campagne de François Hollande. Ainsi, selon lui, « les revenus du capital seront imposés au même niveau que ceux du travail ».

 

Jean-Marc Ayrault : pas d’austérité, du redressement dans la concertation ; bref de la rigueur

Jean-Marc Ayrault : pas d’austérité, du redressement dans la concertation ; bref de la rigueur  

Un exercice inutile devant un parlement qui finalement ne sert à rien en France sinon qu’à produire des tonnes de lois pour complexifier la vie économique et sociale. On n’en saura pas plus ; C’est l’exercice littéraire attendu pour parler de  la politique budgétaire principal objet  de la crise (voir article). Faute de pouvoir et surtout vouloir développer la politique budgétaire de manière comptable, on a eu droit au discours littéraire. « On ne procédera pas à un redressement brutal et comptable » et « on ne touchera pas aux couches moyennes et populaires ». Cela donnait d’entrée les limites de l’exercice, un discours pour ne rien dire ! Jean-Marc Ayrault a appelé mardi devant les députés à la « mobilisation » générale pour redresser la France, « abîmée moralement » et « affaiblie économiquement », sans toutefois reprendre à son compte les termes d’austérité budgétaire.  Après une minute de silence à la mémoire du député PS Olivier Ferrand, décédé subitement samedi, le Premier ministre a livré les grands axes des réformes du quinquennat, avant d’engager la responsabilité de son gouvernement lors d’un vote de pure forme, le PS et ses proches alliés détenant la majorité absolue des 577 sièges.  Sur un ton volontaire, M. Ayrault a lancé un appel à la « mobilisation » de tous pour que la France, « affaiblie économiquement, dégradée socialement, divisée politiquement, abîmée moralement », retrouve « confiance » en son destin.  La lutte contre la dette, qui atteint « près de 1.800 milliards d’euros, soit 90% de la richesse produite par la France chaque année », est ainsi érigée au rang de priorité, au même titre que l’emploi.  Une France endettée est une France dépendante, dépendante vis-à-vis des agences de notation, dépendante vis-à-vis des marchés financiers », a fait valoir M. Ayrault, à la veille de la présentation d’un collectif budgétaire pour 2012 d’un montant de 7 à 10 milliards d’euros.  Sans engager de « débat sur l’héritage », le Premier ministre a toutefois souligné que cette dette s’était accrue de 600 milliards d’euros durant le dernier quinquennat.  Il a aussi écarté à plusieurs reprises toute idée d’austérité budgétaire, privilégiant les termes de « redressement dans la justice ». « Contrairement à ce qu’on a pu lire ou entendre ces derniers jours, le gouvernement n’a pas besoin d’opérer un tournant. Il n’y aura pas de tournant ! », a martelé le Premier ministre.  M. Ayrault, dont l’intervention a été brièvement interrompue par le malaise d’un député PS, a toutefois admis que la seule maîtrise des dépenses ne serait pas « suffisante » pour atteindre l’objectif de retour à l’équilibre des comptes en 2017.  M. Ayrault en a aussi appelé au « patriotisme », un terme pourtant peu courant à gauche, pour fustiger l’évasion fiscale et appeler de ses voeux le redressement de l’appareil industriel français, qui a perdu, selon lui, 750.000 emplois en dix ans. Il a affirmé ne pas être « l’ennemi de l’argent ». Durant la campagne présidentielle, François Hollande avait fait de la Finance son « adversaire ».   »Le redressement prendra du temps, mais nous surmonterons la crise et nous retrouverons le progrès », a promis M. Ayrault.  Sans dévoiler de mesures nouvelles, toutes annoncées par François Hollande durant la campagne, M. Ayrault s’est surtout attaché à décrire sa méthode et préciser le calendrier des réformes.  Loin du style de Nicolas Sarkozy, qui consistait à « combattre l’inertie par l’agitation », M. Ayrault veut plutôt « installer le changement dans la durée ». « Prendre le temps d’écouter, d’évaluer, de décider, de faire partager, c’est la condition même du changement », a-t-il insisté.  L’ancien maire de Nantes a ainsi livré une nouvelle ode à la concertation, au « donnant-donnant » avec les partenaires sociaux, au détriment des décisions « imposées d’en haut et dans la précipitation ».  Au final, le quinquennat se divisera en « deux temps », avec d’abord des « réformes de structure » qui permettront ensuite de « tirer les bénéfices de l’effort collectif ».  A côté des efforts économiques et sociaux, qui ont constitué le gros morceau de l’intervention, M. Ayrault a aussi ouvert le chantier de l’école, avec le lancement jeudi d’une consultation pour sa « refondation ». La transition énergétique, pour aboutir à une réduction de la part du nucléaire dans le bouquet énergétique français, fera l’objet d’une conférence intergouvernementale à la rentrée.

 

Ifop-JDD : Ayrault Premier ministre le plus populaire depuis 1958

 Ifop-JDD : Ayrault Premier ministre le plus populaire depuis 1958

Selon ce baromètre, qui mesure chaque mois depuis 1958 la popularité du couple exécutif, M. Ayrault enregistre 65% de cote de satisfaction (12% des sondés se disent « très satisfaits », 53% « plutôt satisfaits »). 22% des personnes interrogées se disent « mécontentes » (7% « très mécontentes », 15% « plutôt mécontentes »). 13% ne se prononcent pas.  M. Ayrault devance ainsi Alain Juppé (63% en mai 1995), François Fillon (62% en mai 2007) et Jean-Pierre Raffarin (60% en mai 2002).  Le chef du gouvernement recueille 92% de satisfaits parmi les sympathisants socialistes, 81% auprès de ceux du Front de gauche, 41% du côté des sympathisants de l’UMP et 42% de celui du Front national.  François Hollande bénéficie lui d’une cote de satisfaction de 61% (18% « très satisfaits, 43% « plutôt satisfaits »). 33% des sondés sont en revanche « mécontents » (11% « très mécontents », 22% « plutôt mécontents »). 6% ne se prononcent pas.  Le chef de l’Etat fait un peu moins bien que Nicolas Sarkozy (65% en mai 2007) mais mieux que François Mitterrand (54% en mai 1981) ou Jacques Chirac (59% en mai 1995).  Parmi les sympathisants, M. Hollande recueille 97% de satisfaits chez les socialistes, 93% auprès de ceux du Front de gauche, 21% de ceux de l’UMP (72% de mécontents) et 35% parmi les sympathisants Front national.

 

123456



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol