Archive pour le Tag 'Axel'

Le généticien Axel Kahn s’inquiète des conditions d’acceptation de l’IA

Le généticien Axel Kahn s’inquiète des conditions d’acceptation de l’IA

 

 » L’intelligence artificielle c’est le big data, la capacité à stocker d’énormes quantités de données, l’algorithme pour exploiter cette ressource, la robotique, et l’intelligence artificielle proprement dite. Ensuite nous n’avons plus qu’à imaginer les performances qu’atteindra l’intelligence artificielle d’ici dix ans. Sachant par exemple qu’un système expert peut sans doute déjà délivrer des diagnostics médicaux plus fiables qu’un médecin. Dans ce contexte, quelle place laissera l’évolution de l’intelligence artificielle à un agir proprement humain ?  Pour résumer, rappelons tout d’abord que ce problème majeur de l’intelligence artificielle traite des relations de l’Homme avec ses outils : une vieille thématique. Dès l’origine l’Homme fabrique des outils, c’est l’homo faber. Nous sommes très intimidés par les performances de la machine, par la capacité d’une chaîne d’embouteillage, la vitesse d’une voiture, l’aptitude d’un avion à décoller… A partir de l’invention du premier boulier, l’Homme a commencé à fabriquer des machines à penser. Etre intimidé par une voiture, une embouteilleuse ou un avion ce n’est pas grave… Mais être intimidé par des machines à penser c’est très différent, ça peut devenir grave pour l’humanité »  il explique pourquoi : « Nous assistons à l’implosion de la vie individuelle. La vie privée a complètement changé de définition, son étanchéité appartient au passé, et c’est ce monde qui va s’établir. Cela se passe de deux manières. Tout d’abord avec la numérisation des données de santé. La Commission nationale de l’informatique et des libertés, la CNIL, a déployé beaucoup d’efforts pour crypter, protéger les données de santé mais aucun code n’est inviolable. Tout le monde le sait. Protéger les citoyens va devenir difficile. Mais il y a plus pervers encore. Une grande partie de ce qui peut être transformé en données n’est protégé par aucun code. Il suffit de suivre le comportement des internautes. On est désormais capable de détecter le début d’une nouvelle épidémie avant même que les centres de contrôle soient au courant. Il suffit juste pour cela d’analyser le comportement des gens connectés ! Si la machine sait mieux que vous ce que vous allez vouloir, que reste-t-il ? La dictature de « Big Brother » avait besoin d’espions. Nous sommes devenus nos propres « Big Brother », parce que nous dévoilons notre intimité volontairement » a déroulé Axel Kahn, évoquant les comportements sur Internet et les réseaux sociaux. ». Finalement une vue assez pertinente mais aussi fataliste face au développement des machines à penser.

 

Bitcoin : une monnaie spéculative pour Axel Weber (UBS)

Bitcoin : une monnaie spéculative pour Axel Weber (UBS)

Le président du conseil d’administration de la banque suisse UBS Axel Weber, ancien patron de la Deutsche Bank estime que le  principal problème est qu’en l’absence de banque centrale et d’un émetteur contrôlant la fourniture de bitcoins, la valeur est uniquement déterminée par la demande ce qui conduit à d’ »énormes fluctuations de prix dans les deux sens ». Aussi, la banque UBS a décidé de conseiller de manière explicite à ses clients de ne pas investir dans la monnaie virtuelle, a dit M. Weber, soulignant que la banque ne la considérait pas comme « valable et durable ». Pour protéger les investisseurs qui ne tiennent pas compte de l’avis de la banque, « les  régulateurs sont nécessaires », a conclu le président de l’UBS. Quelques centimes en 2009 mais environ 19000 dollars aujourd’hui ! Voila l’évolution du dollar qui monte plus haut que les cieux. Une crypto monnaie qui ne représente cependant qu’environ 270 milliards à comparer aux 80 000 milliards de la monnaie fiduciaire. En dépit des avantages évidents du taux monnaie concernant la réduction des coûts de transaction financière l’évolution du cours du bitcoin est évidemment surréaliste et la correction sera sévère Car l’achat/vente et l’investissement en bitcoins s’effectuent à ce jour en dehors de tout marché réglementé. « Les investisseurs s’exposent par conséquent à des risques de perte très élevés en cas de correction”, ont aussi déclaré  l‘Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), le superviseur des établissements financiers.   Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, avait de même mis en garde contre tout investissement dans le bitcoin, qualifié d’“actif spéculatif”.Notons que le bitcoin valait seulement quelques centimes en 2009 ! Le bitcoin constitue sans doute une crypto monnaie moderne qui permet de faire des économies de gestion sur les transactions financières  mais de tels rendements sont évidemment surréalistes. la devise numérique atteint  pour une capitalisation autour de 300  milliards de dollars. Ces chiffres impressionnent. Pourtant, le bitcoin et les crypto-monnaies en général, restent des actifs « marginaux » quand on les compare aux autres classes d’actifs. En effet, alors que beaucoup d’investisseurs espèrent voir le bitcoin remplacer pièces et billets dans les années à venir, on voit mal la crypto-monnaie se substituer à la monnaie fiduciaire. En effet, la capitalisation du bitcoin ne représente aujourd’hui que 3,4% de la valeur de tous les billets et pièces en circulation dans le monde. Et même si l’on englobe le reste des crypto-monnaies, soit 400 milliards de dollars en tout, elles ne représentent encore « que » 5,3% de la masse monétaire fiduciaire totale.




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