Archive pour le Tag 'avril'

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Fillon réduit l’écart avec Le Pen et Macron : poisson d’avril !

Fillon réduit l’écart avec Le Pen et Macron : poisson d’avril

Vraiment curieux ce sondage BVA – Salesforce   qui fait remonter Fillon à 19%. Sans doute un poisson d’avril !  D’autant que d’autres sondages disent l’inverse. Pas étonnant,  la méthodologie de BVA paraît particulièrement sulfureuse. « A l’heure où le web facilite les modes d’expression et de revendication citoyenne, il nous semblait essentiel de réinventer notre manière de capter l’opinion » déclare Adélaïde Zulfikarpasic, Directrice de BVA Opinion. « Alors qu’un sondage mesure l’opinion à un instant donné, POP 2017 permet de saisir les opinions dans leur dimension mouvante, depuis leur naissance jusqu’à leur cristallisation dans le vote ». Bref du bricolage statistique qui redresse le résultat des sondages avec des impressions, de témoins politiques et de sentiments du Net. De toute manière tous les bricolages sont autorisés puisque la marge d’erreur est de l’ordre de 3%. D’après BVA,   François Fillon progresserait et serait ainsi crédité de 19% des intentions de vote, enregistrant une progression de 2 points en une semaine. Il voit l’écart qui le sépare de ses deux principaux rivaux se resserrer.  Quant aux candidats d’En Marche ! Emmanuel Macron et du Front national Marine Le Pen, toujours au coude à coude pour la première place, ils connaissent un léger tassement, poursuit l’institut. Deux autres sondages parus eux aussi en fin de semaine, coup sur coup, indiquent au contraire  la consolidation de Macron en tête (26%) suivi de Le Pen à (entre 25 et 25.5), de Fillon entre 17 et 17.5 enfin de Mélenchon de 14.5 à 16% ; Hamon, lui, s’écroule (entre 8 et 10%. Premier sondage : Emmanuel Macron et Marine Le Pen restent en tête des intentions de vote en vue du premier tour de la présidentielle alors que Jean-Luc Mélenchon talonne pour la première fois François Fillon pour la troisième place, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Point diffusé vendredi. L’ex-ministre de l’Economie et la présidente du Front national sont stables. Derrière eux, François Fillon reste à 17,5%, un plancher qu’il a atteint à plusieurs reprises depuis le début de ses ennuis judiciaires et des révélations dans la presse sur son train de vie. A gauche, Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) progresse de 0,5 point, avec 14,5% des intentions de vote, tandis que son concurrent socialiste Benoît Hamon est crédité de 10,0% (stable). Dans l’hypothèse d’un second tour Macron-Le Pen, l’ancien ministre l’emporterait avec 60%, un résultat stable, contre 40%. Le sondage a été réalisé en ligne du 27 au 30 mars auprès d’un échantillon de 2.215 personnes inscrites sur les listes électorales.

 

Intérim : hausse de 9 % en avril, pourquoi ?

 Intérim : hausse de 9 % en avril, pourquoi ?

 

Cette hausse de l’emploi intérimaire témoigne de deux phénomènes : d’une part d’une certaine reprise de l’emploi général mais aussi des incertitudes de nombre de chefs d’entreprise qui préfèrent  recourir à l’emploi intérimaire plutôt que d’embaucher même en CDD puisque l’ intérim progresse aussi assez fortement dans les emplois qualifiés.  La croissance de l’emploi intérimaire, considéré comme un indicateur avancé de la situation générale de l’emploi, a franchement accéléré en avril, selon le baromètre mensuel Prism’emploi publié lundi. Le mois dernier, l’emploi intérimaire a progressé de 9,1% par rapport à avril 2015 pour atteindre son plus haut niveau depuis décembre 2015. Cette hausse fait suite à une augmentation de 5,9% en mars. L’ensemble des secteurs ont vu la progression de leurs effectifs intérimaires accélérer le mois dernier, à l’exception du commerce (+4,1% contre 6,5% en mars). Cette accélération est particulièrement notable dans les services (en hausse de 11,6% contre +5,3% en mars) et l’industrie (avec une augmentation de 8,1% après +4,3% en mars). Malgré une accélération moins marquée, la progression des effectifs intérimaires reste dynamique dans les transports (14,8%, en hausse de 2,5 points) et le BTP (+8,9%, soit une progression de 1,8 point). Prism’emploi souligne qu’après avoir été soutenue en 2015 par les qualifications de premier niveau, la croissance de l’intérim s’appuie désormais sur des métiers plus qualifiés. En avril, les deux catégories ayant connu le plus fort développement sont celles des ouvriers qualifiés (+13,2%) et les professions intermédiaires (10,7%). Selon ce baromètre, la croissance de l’intérim sur les quatre premiers mois de 2016 s’élève à 6,3%, après 4,5% en 2015, une « amélioration (qui) demeure toutefois relativement modeste au regard des précédents cycles de reprise économique. » En avril, le chômage a reculé pour le deuxième mois consécutif en France, ce qui n’était pas arrivé depuis cinq ans, et a retrouvé son niveau de l’hiver 2015, selon les chiffres publiés la semaine dernière par le ministère du Travail.

(Avec Reuters)

Consommation des ménages : léger recul en avril

Consommation des ménages : léger recul en avril

 

 

Ce léger recul de la consommation des ménages en avril pourrait préfigurer un tassement de la croissance, une croissance en France essentiellement portée  par cette consommation. Une tendance qui après les chiffres très satisfaisants de la croissance pour le premier trimestre qui pourrait annoncer un tassement pour le second surtout avec les conséquences des conflits et autres blocages dus aux protestations contre la loi travail. Un recul de 0,1% sur un mois, sous l’effet d’un net ralentissement des dépenses en énergie et des achats de biens durables ainsi que d’un fort recul de la consommation alimentaire, selon les données publiées lundi par l’Insee. Les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur une hausse de 0,1% de ces dépenses le mois dernier. L’Insee a revu en nette hausse l’évolution de mars, qui s’établit désormais à +1,1% contre +0,2% précédemment. La progression des dépenses de consommation des ménages en biens sur l’ensemble du premier trimestre a en revanche été abaissée, avec un rebond de 1,4% contre 1,7% précédemment. L’Insee précise que « l’ampleur de ces révisions est habituelle à ce moment de l’année », du fait d’un calage avec les comptes annuels provisoires de l’année précédente ainsi que de la mise à jour des coefficients utilisés pour ajuster les calculs (CVS et CJO, notamment). En avril, les dépenses en énergie se sont inscrites en hausse pour un quatrième mois consécutif mais elles ont nettement ralenti, affichant une hausse de 0,9% contre 4,4% en mars. La consommation de biens durables a elle aussi nettement décéléré le mois dernier, avec une progression de 0,4% après deux mois de nette hausse (+1,4% en février, +2,1% en mars). Ce ralentissement résulte principalement du recul des achats d’automobiles (−0,8% après +1,1%), alors que les dépenses en équipement du logement sont restées dynamiques (+2,3% après +4,0%). Les dépenses d’habillement ont renoué avec une légère croissance en avril (+0,2% après −0,3% en mars), sous l’effet notamment d’un rebond des achats de chaussures. La consommation de produits alimentaires a nettement reculé le mois dernier, avec une baisse de 1,2% après la quasi-stabilité de mars (-0,1%). L’Insee impute principalement ce recul à une nouvelle baisse de la consommation de viande et à un repli des dépenses en boissons et tabac. Les achats de biens représentent près de la moitié de la consommation totale des ménages, qui contribue à son tour à un peu plus de la moitié du produit intérieur brut français.

(Avec Reuters)

Croissance Chine : tassement en avril

Croissance Chine : tassement en avril

 

Si l’on se fie seulement des directeurs d’achat qui dépasse tout juste 50, on pourrait en conclure que la Chine n’est pas loin de la récession, en tout cas de la stagnation. Mais on connaît les interrogations méthodologiques relatives aux statistiques chinoises fortement teintées politiquement et qui permettent toujours d’afficher une croissance de l’ordre d 6 % alors qu’elle n’est sans doute que de la moitié voire moins.  les indices  de production de l’activité manufacturière comme de l’activité des services montrent  en tout cas un certain tassement en avril ;  ce tassement de la croissance en Chine rend compte du ralentissement de la croissance de l’économie mondiale constatée notamment aux États-Unis et en Grande-Bretagne sans parler des pays en développement qui connaissent  de graves difficultés financières liées notamment à la baisse des matières premières. La croissance de l’activité dans le secteur chinois des services a ralenti en avril par rapport à mars, montre l’indice officiel des directeurs d’achats publié dimanche. L’indice est revenu à 53,5 le mois dernier, contre 53,8 en mars et 52,7 en février. Quant à l’activité manufacturière, si elle a enregistré en avril un deuxième mois de croissance consécutif, elle a ralenti par rapport à mars, ce qui suscite des doutes sur la durabilité de la récente reprise de la deuxième puissance économique mondiale. L’indice officiel des directeurs d’achat (PMI) du secteur publié dimanche s’est établi à 50,1 après 50,2 en mars et restant ainsi-au-dessus de la barre des 50 séparant croissance et contraction d’une activité. Les économistes avaient anticipé une accélération de la croissance à 50,4.

(Avec Reuters)

Moral des ménages : toujours bas en avril

Moral des ménages : toujours bas en avril

 

En dépit de l’annonce par pôle emploi d’une baisse du nombre de chômeurs inscrits, les Français restent dubitatifs et le moral des ménages demeure à un niveau toujours relativement bas ;  ce sont toujours les préoccupations relatives à l’évolution sur le long terme de l’emploi qui plombe ce moral. En clair les Français ne sont pas encore persuadés que le pays est engagé dans la voie d’une réduction significative et durable du chômage. L’indicateur mesurant le moral des ménages en France est resté stable en avril à 94 points, a annoncé l’Insee mercredi. Calculé sur la base de soldes d’opinion, cet indice reste ainsi à son niveau le plus bas depuis août 2015 et se maintient en-dessous de sa moyenne de long terme, qui est de 100 points.  L’Insee établit cet indicateur à partir de divers soldes d’opinion divisés en deux grandes catégories: l’une portant sur la situation personnelle des ménages, l’autre sur leur perception de l’évolution économique générale. Le moral des ménages est un élément-clé pour évaluer le niveau à venir de la consommation, moteur important de la croissance en France. En avril, l’opinion des ménages sur leur situation financière personnelle est restée stable pour le troisième mois consécutif, la proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants n’ayant pas bougé depuis février. L’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne actuelle s’est quant à elle redressée « un peu », après avoir atteint en mars son plus bas niveau depuis mars 2012, constate l’Insee. L’opinion des ménages sur le niveau de vie futur en France, traduisant leurs perspectives de pouvoir d’achat, a fléchi pour le quatrième mois consécutif et reste « nettement au-dessous de sa moyenne de long terme », selon l’Insee. En avril, les craintes concernant le chômage se sont « ravivées », augmentant de six points, après une baisse de 3 points en mars. L’Insee publie cet indice au lendemain de l’annonce par le ministère du Travail d’une forte baisse en mars du chômage, qui reste cependant proche de son niveau record.

(Avec AFP)

 

Tarifs du gaz : baisse de 3,5% au 1er avril

Tarifs du gaz : baisse de 3,5% au 1er avril

Les tarifs réglementés du gaz, appliqués par Engie (ex-GDF Suez) à 6,4 millions de consommateurs, baisseront d’environ 3,5% en moyenne le 1er avril. Cela représente le septième mois consécutif de baisse pour ces tarifs hors taxe, qui s’étaient déjà repliés de 3,22% en mars, dans un contexte de chute des prix du pétrole. Les tarifs réglementés du gaz n’incluent pas encore les diverses taxes, mais comprennent les coûts d’approvisionnement d’Engie. Ils sont révisés mensuellement, selon une formule qui prend en compte les prix du gaz sur le marché de gros et le cours du baril de pétrole. La baisse attendue d’environ 3,5% constitue une moyenne, car l’évolution est différente pour les foyers se chauffant au gaz, pour ceux qui n’utilisent le gaz que pour la cuisson et pour ceux qui en ont un double usage cuisson et chauffage. Depuis l’ouverture du marché de l’énergie à la concurrence, les 10,6 millions de consommateurs français abonnés au gaz ont le choix entre les tarifs réglementés de l’ancien monopole et les prix de marché, proposés tant par Engie que par ses concurrents (EDF, Direct Energie, Eni, Lampiris, etc.). S’ils subsistent pour les particuliers, les tarifs réglementés ont été totalement supprimés au 1er janvier pour les clients professionnels du gaz naturel et de l’électricité, qui ont dû obligatoirement souscrire une offre à prix libre.

(AFP)

Chômage en avril :en hausse faute de croissance

Chômage en avril  :en hausse faute de croissance

 

Pas de croissance pas d’emploi. Ce que prouve à nouveau la hausse des chômeurs en avril. En tout cas pas assez de croissance pour absorber le nombre de demandeurs d’emplois avec la démographie. Des résultats conformes aux prévisions économiques. Le nombre de demandeurs d’emploi en France a de nouveau augmenté en avril, une hausse qui a touché toutes les catégories d’âge dans les mêmes proportions, selon les chiffres publiés lundi par le ministère du Travail. Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (sans aucune activité) a progressé de 0,7% le mois dernier, soit de 26.200 personnes, pour s’inscrire à 3.536.000, un nouveau record. En ajoutant les catégories B et C (personnes ayant exercé une activité réduite), le nombre d’inscrits à Pôle emploi est en hausse de 1,0% et atteint un total de 5.344.600 en métropole, 5.645.000 en incluant les départements d’Outre-mer. Sur un an à fin avril, la métropole compte 5,1% de demandeurs d’emploi de catégorie A en plus et 7,1% en incluant les catégories B et C. Des  éléments pour expliquer la croissance insuffisante, d’abord le secteur manufacturier-va un tout petit peu mieux- mais est toujours en crise.  En avril globalement  l’activité dans le secteur privé français a crû pour le quatrième mois consécutif en mai grâce au secteur des services, la contraction du secteur manufacturier étant la plus faible depuis un an, selon la première version « flash » des indicateurs PMI de Markit publiés jeudi. L’indice du secteur manufacturier a progressé à 49,3 contre 48,0 en avril, atteignant son plus haut niveau depuis mai 2014 mais restant sous la barre de 50 qui sépare croissance et contraction de l’activité. L’indice du secteur des services a quant à lui progressé à 51,6 contre 51,4 en avril, se maintenant au-dessus de la barre de 50 pour le quatrième mois d’affilée. L’indice composite, qui regroupe des éléments des deux indices sectoriels, a progressé à 51,0 contre 50,6 en avril, restant dans la zone d’expansion pour le quatrième mois consécutif. L’indicateur d’emploi signale quant à lui une croissance pour le troisième mois de suite, grâce aux services mais uen progression insuffisante compte tenu du dynamisme de la démographie. . Selon Jack Kennedy, économiste chez Markit, « l’activité du secteur privé français a à nouveau crû modestement en mai, suggérant que l’expansion économique se poursuit au deuxième trimestre ».

Etats-Unis : rebond de l’emploi en avril

Etats-Unis : rebond de l’emploi en avril

L’économie mondiale continue de faire du yo-yo ; alors qu’en C hine les exportations baissent de plus de 6%, aux Etats Unis l’emploi progresse fortement .  Le nombre de créations d’emploi dans le secteur non-agricole s’est élevé à 223.000 le mois dernier après 85.000 en mars aux Etats-Unis, chiffre révisé à la baisse, selon les données publiés vendredi par le département du Travail. Le taux de chômage a baissé pour sa part de 0,1 point de pourcentage à 5,4%, son plus bas niveau depuis mai 2008. Les économistes interrogés par Reuters avaient prédit pour le mois d’avril 224.000 créations d’emploi et un taux de chômage à 5,4%. Les futures sur indices new-yorkais ont accentué leurs gains à l’annonce de cet indicateur très attendu par les marchés, qui est traditionnellement publié une heure avant l’ouverture de Wall Street. La Bourse de New York a ensuite ouvert en hausse de 0,62%. Les trois indices de référence ont rapidement accentué leur progression et vers 14h00 GMT, le Dow Jones, le S&P-500 et le Nasdaq gagnaient tous plus de 1%. Déjà orientées à la hausse en raison notamment de la clarté inattendue de la victoire des conservateurs aux élections législatives britanniques, les Bourses européennes ont également accentué leurs gains avec plus de 2% de hausse pour le CAC 40 parisien. Après la publication des chiffres de l’emploi, le dollar a par ailleurs effacé ses pertes pour progresser face à un panier de devises de référence et les prix des Treasuries ont augmenté.

L’industrie a encore fortement ralenti en avril en Grande-Bretagne

L’industrie a encore fortement ralenti en avril en Grande-Bretagne

L’indice des directeurs d’achats (PMI) de Markit est ressorti en avril à un plus bas de sept mois de 51,9 contre 54,0 en mars, un recul sans précédent en ampleur depuis février 2013. L’indice est inférieur aux prévisions de l’ensemble des 31 économistes qui avaient été interrogés par Reuters. Tous avaient prédit une modeste accélération du rythme de croissance. »Le PMI n’est pas particulièrement positif pour le secteur manufacturier », observe Rob Dobson, économiste de Markit. « On cherche encore en vain des signes de rééquilibrage de l’économie vers l’industrie et l’exportation». La composante des prix facturés révèle une baisse des prix d’une ampleur inédite depuis septembre 2009, tandis que l’embauche n’a jamais été aussi faible depuis juin 2013. Les nouvelles commandes à l’exportation ont diminué au rythme le plus soutenu depuis janvier 2013, conséquence, affirment les entreprises concernées, de la vigueur du sterling qui a inscrit en mars un pic de plus de sept ans contre l’euro. Le premier trimestre avait déjà faiat apparaître un tassement surprise de la croissance au Royaume Uni, seulement 0.3% au premier trimestre ( 0.4% pour la France). Le PIB britannique a progressé sur les trois premiers mois de 2015 de 0,3 % seulement, contre 0,9 % au trimestre précédent. . C’est la plus faible croissance enregistrée par le pays depuis le dernier trimestre 2012. Le ralentissement est général dans tous les secteurs de l’économie, avec un recul de l’industrie manufacturière (- 0,1 % sur un trimestre) et dans la construction (-1,6 %). Quant au secteur des services, fer de lance de l’économie britannique, sa croissance passe de 0,9 % à 0,5 %, principalement, selon l’ONS, l’Insee britannique, en raison de la stagnation de l’industrie financière sur le trimestre (+0,1 % contre +1,3 % au dernier trimestre de 2013).

 

Économie : les voyants sont au vert (Rebsamen) ….poisson d’avril

Économie : les voyants sont au vert (Rebsamen) ….poisson d’avril

 

 

Pour Rebsamen les voyants sont au vert, c’est évidemment un poisson d’avril. Il déclare que la production industrielle repart, ce qui faux. De ma même manière les investissement restent dans le rouge et ce n’est pas le micro plan de Hollande qui va les relancer ( voir article). Cette affirmation du ministre du Travail est donc à prendre avec des pincettes. Elle rappelle étrangement une déclaration de François Hollande, en juillet 2013. « La reprise, elle est là, il y a une production industrielle qui repart, la consommation connaît une petite reprise », avait déclaré le chef de l’État, se montrant pour le moins optimiste. Et d’ajouter : « le second semestre sera meilleur que le premier. » Les lobbies économiques, le gouvernement, les grands médias se donnent pourtant du mal  pour lutter contre le « french bashing » et déclarer que la croissance est bien répartie. Bref quant l’incantation remplace l’analyse de la réalité. En fait  cette croissance pourrait être juste un  poil au dessus des prévisions à 1%. Une croissance de toute manière très insuffisante pour regarnir les carnets de commandes de tous les secteurs ( la croissance du PIB représente une moyenne de l’évolution de toutes les valeurs ajoutées, la vraie richesse produite, il y a donc des disparités). Pas suffisant non plus pour récréer des emplois et inverser la fameuse courbe du chômage. Même la docile INSEE s’y met et déclare ce matin sur France info ( oui, une radio fiancée à 90% par le contribuable et qui fonctionne 30 minutes par jour depuis 15 jours , le service public quoi !). ,l’ INSEE déclare donc que la croissance est repartie pour les consommateurs mais que « les entreprises sont en retard  trainent les en matière d’embauche et d’investissements ». D’abord on voit mal ce qui est réellement parti pour les ménages même s’il y a une très légère croissance de la dépense des ménages ensuite si les entreprises  n’embauchent  pas et ne font pas suffisamment d’ investissements c’est que l a croissance n’est pas réellement repartie de manière significative. D’ailleurs le chômage atteindra mi-2015 10,2%, un niveau inégalé depuis 1997 (Insee). Le taux de chômage devrait continuer à augmenter jusqu’à 10,2% mi-2015 en métropole, selon des prévisions de l’Insee présentées jeudi. Il retrouverait ainsi un niveau inégalé depuis près de 20 ans, fin 1997.   Pas de perspective d’amélioration pour l’emploi en France pour l’année 2015. Selon l’Insee, le taux de chômage devrait continuer à augmenter jusqu’à 10,2% mi-2015 en métropole. Il retrouverait ainsi un niveau inégalé depuis près de 20 ans, fin 1997. En incluant l’outre-mer, le chômage, qui touchait 10,4% de la population active à la fin de l’année dernière, culminerait cet été à 10,6%, prévoit l’Institut national de la statistique, qui mesure le chômage au sens du Bureau international du travail. Ces prévisions, conformes à celles publiées en décembre 2014, ne laissent pour l’heure pas entrevoir l’embellie attendue par le gouvernement pour 2015. Le ministre du Travail, François Rebsamen, « pense » en effet que l’année 2015 sera « meilleure que l’année 2014″ en matière de lutte contre le chômage, et qu’elle devrait « être le tournant ». Le ministre s’attend à « un début de régression » à « la fin de l’année ». En revanche, l’Insee table sur une croissance de 0,4% au premier trimestre de cette année et de 0,3% au deuxième trimestre, des chiffres de bon augure pour le gouvernement, qui espère une croissance annuelle supérieure à 1%. Pour autant, « tant que nous n’avons pas une croissance plus forte, autour de 1,5%, il est difficile de créer de l’emploi », a récemment admis le Premier ministre Manuel Valls. «  La vraie reprise est là » de Hollande, c’était donc bien un poisson d’avril !

« Hausse spectaculaire des marges des entreprises » (INSEE)….poisson d’avril !

« Hausse spectaculaire des marges des entreprises »  (INSEE)….poisson d’avril !

 Ils ont devenus fous à l’INSEE ( à quand un organisme indépendant ?) ou plus exactement de plus en plus serviles en annonçant une  reprise spectaculaire des marges des entreprises. D’après la docile INSEE,  les marges des entreprises, qui n’ont eu de cesse de se dégrader depuis 2010 ont commencé à repartir à la hausse à la fin 2014. La bonne nouvelle pour les chefs d’entreprises est que l’Insee voit cette embellie se poursuivre, le taux de marge passerait ainsi de 29,9% (au dernier trimestre 2014) à 31,2% au premier trimestre. Dans le détail, le Crédit Impôt compétitivité emploi (CICE) contribuerait pour près de la moitié à cette hausse de 1,3%, le pacte de responsabilité jouerait pour 0,4% et la baisse des prix du pétrole pour 0,3%. Ce taux progresserait encore au deuxième trimestre pour s’élever à 31,3%. Cette hausse impressionnante ramènerait ainsi le niveau de marge des sociétés à celui de 2011. Mais il serait encore un peu en dessous de sa moyenne d’avant-crise de 32,7% sur la période 1988-2007.En faiat l’INSEE faiat l’impasse sur la baise tendancielle des prix dans le secteur manufacturier. Une baisse qui annule les effets positifs de la très petite croissance annoncée. L’INSEE prend quand même des précautions oratoires pour relativiser son optimisme un peu béat puisque  malheureusement, l’amélioration des conditions financières des entreprises ne permettrait pas à l’investissement de s’envoler. L’Insee note, en effet, que « que les enquêtes de conjoncture, notamment dans les services, indiquent que les chefs d’entreprises resteraient encore attentistes et en seraient guère enclins à accélérer franchement leur investissement ». Au final, leur évolution serait quasi-stable (+0% au premier trimestre puis +0,1% au deuxième). Pour expliquer son optimisme,  l’INSEE compte sur une hypothétique amélioration du pouvoir d’achat des ménages. Hypothétique car cette amélioration est fondée sur la baisse de l’inflation calculée sur un indice des prix obsolète en raison de la modification de la structure de consommation. D’après l’INSEE Le pouvoir d’achat des ménages s’était déjà repris en 2014, après avoir stagné en 2013. Au premier semestre 2015, il devrait continuer son ascension, en gagnant 1,6%, grâce notamment à une inflation toujours très faible. L’Insee estime, en effet, que l’évolution des prix va rester dans le rouge, avec -0,1% sur un an à juin 2015. L’effet de la chute des prix du pétrole jouerait à plein. C’est l’une des principales sources de satisfaction de la note de conjoncture: la hausse de la consommation des ménages, principal moteur de l’économie française (environ 55% du PIB) va s’accélérer. L’Insee table ainsi sur une augmentation de leurs dépenses de 0,6% puis de 0,3%. Des chiffres qui s’expliqueraient à la fois par un retour à la normale des dépenses d’énergie ainsi que par la hausse du pouvoir d’achat évoquée plus haut. Au final cependant le taux de chômage augmenterait encore, passant à 10,6% en France (DOM compris) contre 10,4% fin 2014.

 

« La croissance repart » ( Hollande) …..poisson d’avril

« La croissance repart » ( Hollande) …..poisson d’avril !

 

C’était évidemment un poisson d’avril de la part du président. Les lobbies économiques, le gouvernement, les grands médias se donnent pourtant du mal  pour lutter contre le « french bashing » et déclarer que la croissance est bien répartie. Bref quant l’incantation remplace l’analyse de la réalité. En fait  cette croissance pourrait être juste un  poil au dessus des prévisions à 1%. Une croissance de toute manière très insuffisante pour regarnir les carnets de commandes de tous les secteurs ( la croissance du PIB représente une moyenne de l’évolution de toutes les valeurs ajoutées, la vraie richesse produite, il y a donc des disparités). Pas suffisant non plus pour récréer des emplois et inverser la fameuse courbe du chômage. Même la docile INSEE s’y met et déclare ce matin sur France info ( oui, une radio fiancée à 90% par le contribuable et qui fonctionne 30 minutes par jour depuis 15 jours , le service public quoi !). ,l’ INSEE déclare donc que la croissance est repartie pour les consommateurs mais que « les entreprises sont en retard  trainent les en matière d’embauche et d’investissements ». D’abord on voit mal ce qui est réellement parti pour les ménages même s’il y a une très légère croissance de la dépense des ménages ensuite si les entreprises  n’embauchent  pas et ne font pas suffisamment d’ investissements c’est que l a croissance n’est pas réellement repartie de manière significative. D’ailleurs le chômage atteindra mi-2015 10,2%, un niveau inégalé depuis 1997 (Insee). Le taux de chômage devrait continuer à augmenter jusqu’à 10,2% mi-2015 en métropole, selon des prévisions de l’Insee présentées jeudi. Il retrouverait ainsi un niveau inégalé depuis près de 20 ans, fin 1997.   Pas de perspective d’amélioration pour l’emploi en France pour l’année 2015. Selon l’Insee, le taux de chômage devrait continuer à augmenter jusqu’à 10,2% mi-2015 en métropole. Il retrouverait ainsi un niveau inégalé depuis près de 20 ans, fin 1997. En incluant l’outre-mer, le chômage, qui touchait 10,4% de la population active à la fin de l’année dernière, culminerait cet été à 10,6%, prévoit l’Institut national de la statistique, qui mesure le chômage au sens du Bureau international du travail. Ces prévisions, conformes à celles publiées en décembre 2014, ne laissent pour l’heure pas entrevoir l’embellie attendue par le gouvernement pour 2015. Le ministre du Travail, François Rebsamen, « pense » en effet que l’année 2015 sera « meilleure que l’année 2014″ en matière de lutte contre le chômage, et qu’elle devrait « être le tournant ». Le ministre s’attend à « un début de régression » à « la fin de l’année ». En revanche, l’Insee table sur une croissance de 0,4% au premier trimestre de cette année et de 0,3% au deuxième trimestre, des chiffres de bon augure pour le gouvernement, qui espère une croissance annuelle supérieure à 1%. Pour autant, « tant que nous n’avons pas une croissance plus forte, autour de 1,5%, il est difficile de créer de l’emploi », a récemment admis le Premier ministre Manuel Valls. «  La vraie reprise est là » de Hollande, c’était donc bien un poisson d’avril !

Gaz : augmentation du prix le 1er avril… Pourquoi?

Gaz : augmentation du prix  le 1er avril

 

 

Curieux ces évolutions du prix réglementé du gaz. Seulement moins 7% depuis début 2014. Et même une augmentation de 0.50%  environ début avril. Pourtant le pétrole, lui a perdu la moitié de sa valeur et il y a corrélation en général entre le prix du gaz et celui du pétrole ; ce  qui doit se retrouver sur les prix de marchés sur lesquels s’appuie désormais la méthodologie pour le calcul des prix du gaz. Par exemple le prix du gaz naturel abaissé de l’ordre de 50% sur un an mais seulement de 7% pour le gaz dont les prix sosnt réglementés. On devait tenir compte dans la nouvelle méthodologie des prix de marchés ! Les tarifs réglementés de gaz naturel vont donc  légèrement augmenter début avril selon des informations rapportées par Les Échos. Cette hausse «devrait toutefois rester sensiblement inférieure à 1 %», précise le quotidien économique.  Le tarif réglementé concerne 7 abonnés sur 10 en France. Il évolue tous les mois à partir d’une formule de calcul publique. Ce tarif avait baissé de 3,46% en moyenne au 1er mars. Les prix du gaz avaient déjà diminué en moyenne de 1,27% en février.  Depuis janvier 2014, les prix ont baissé de plus de 7% selon les chiffres publiés par la Commission de régulation de l’énergie. Pourquoi une baisse aussi faible ? Sans doute parce que la situation du principal fournisseur est catastrophique.  Six ans après, la fusion entre les deux groupes GDF-Suez « pour construire le leader européen du gaz » est même en  train de tourner au fiasco. Le groupe croule sous les pertes et les dettes. Une responsabilité qui incombe à l’entreprise mais ainsi à l’Europe. . La libéralisation du secteur énergétique sur le continent, menée dans une optique concurrentielle, fixant des objectifs contradictoires, a été menée en dépit du bon sens, au mépris de toute sécurité énergétique. La plupart des groupes électriques et gaziers européens se retrouvent en difficulté.

Etats-Unis : croissance molle en avril

Etats-Unis : croissance molle en avril

 

Croissance très molle en avril aux Etats-Unis.  Les ventes au détail ont à peine augmenté en, tandis qu’un sous-indice mesurant les dépenses de consommation a fléchi, autant d’éléments qui risquent d’atténuer les espoirs d’une accélération de la croissance économique au deuxième trimestre. Le département du Commerce a annoncé mardi que les ventes au détail avaient enregistré une hausse de 0,1% le mois dernier, une progression minime qui s’explique par une baisse des facturations des magasins d’ameublement, d’électroménager et d’électronique, des bars, des restaurants et des distributeurs en ligne. En mars, ces ventes, qui représentent le tiers des dépenses de consommation, avaient augmenté de 1,5% (1,2% en première estimation). C’était leur plus forte hausse depuis mars 2010. Les économistes interrogés par Reuters attendaient une hausse de 0,4% en avril.  Les ventes brutes, soit hors automobile, essence, matériaux de construction et services alimentaires, ont baissé de 0,1% en avril. Ces ventes correspondent au plus près au composant des dépenses de consommation intégré au PIB. En mars, elles avaient augmenté de 1,3% (0,8% en première estimation). Par ailleurs, le département du Travail a annoncé ce même mardi que les prix à l’importation avaient baissé de 0,4% en avril, après une hausse équivalente en mars, et contre une hausse de 0,3% attendue.  Cette contraction s’explique par une diminution des coûts des carburants et des produits alimentaires.  Sur 12 mois, ces prix ont baissé de 0,3%.

 

Économies de 50 milliards: vote seulement « consultatif » à l’Assemblée le 29 avril

Économies de 50 milliards: vote seulement « consultatif » à l’Assemblée le 29 avril

 

Un  vote seulement  consultatif de l’Assemblée nationale mardi 29 avril mais qui risque d’^ter cependant houleux.   »Le vote aura lieu le 29 avril » et non pas le 30 comme initialement prévu, a-t-on précisé dans l’entourage du Premier ministre.  Ce programme de stabilité, qui détaillera la stratégie budgétaire de la France pour les années 2015 à 2017 sera d’abord présenté en Conseil des ministres le 23 avril et le même jour à la commission des Finances de l’Assemblée par le ministre des Finances Michel Sapin et le secrétaire d’Etat au Budget Christian Eckert.  Il viendra donc ensuite en séance le 29 avril en vertu de l’article 50-1 de la Constitution, qui permet au gouvernement de faire une « déclaration » suivie d’un débat et éventuellement d’un vote.  Ce programme sera ensuite transmis à la Commission européenne qui devrait formuler environ un mois après des « recommandations » qui devront être théoriquement prises en compte par le gouvernement dans la construction du projet de loi de finances 2015.  Le plan d’économies présenté par Manuel Valls a été fortement critiqué par une partie du groupe socialiste qui s’oppose en particulier au gel jusqu’à octobre 2015 des prestations sociales (hors minimas sociaux).  L’Assemblée n’aura pas la possibilité d’amender ce texte et le vote sera purement consultatif.  Mais il sera regardé dans les faits comme un deuxième vote de confiance à l’égard du gouvernement, trois semaines après la déclaration de politique générale du Premier ministre où déjà onze députés PS s’étaient abstenus.

Croissance zone euro: nouveau recul de l’industrie en avril

Croissance zone euro: nouveau recul de l’industrie en avril

Le secteur manufacturier affiche sa plus forte contraction depuis le début de l’année, selon Markit. Se repliant légèrement de 46,8 en mars à 46,7 en avril – mais affichant un niveau supérieur à sa dernière estimation Flash (46,5) -, l’indice PMI final pour l’industrie manufacturière signale une contraction de l’activité dans le secteur pour le 21ème mois consécutif. Markit souligne que l’indice PMI s’établit en dessous de la barre du 50 du sans changement dans tous les pays de l’Eurozone en avril, et que le taux de contraction se redresse en Allemagne. Les quatre pays affichant les plus faibles performances restent néanmoins la France, l’Italie, la Grèce et l’Espagne. ‘Les mauvaises performances du secteur manufacturier semblent donc peser, de façon croissante et significative, sur l’économie de la zone euro, et pourraient contribuer à un renforcement de la baisse du PIB au deuxième trimestre’, s’alarme Chris Williamson, chief economist à Markit. ‘Les données d’avril ne laissent envisager aucune amélioration ni stabilisation de la conjoncture dans le secteur au cours des mois à venir, renforçant la responsabilité des décideurs politiques qui doivent désormais agir au plus vite afin de relancer la croissance’, ajoute-t-il.

Ventes voitures neuves en recul de 5,2% en avril

Ventes  voitures neuves en recul de 5,2% en avril

Les immatriculations de voitures neuves ont reculé de 5,2% en données brutes en France en avril sur un an pour s’établir à 157.859, selon des chiffres publiés jeudi par le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA).  A nombre de jours ouvrables comparable par rapport à avril 2012, le recul atteint 9,7%, selon un communiqué.  Chez les constructeurs français, les immatriculations de PSA Peugeot Citroën ont chuté de 12,1% à 47.708, celles de Renault ont diminué de 2,8% à 36.213 en avril 2013 par rapport à avril 2012.  Le nombre d’immatriculations des constructeurs étrangers dans leur ensemble a légèrement diminué (-1,1%) à 73.870.

Moral des ménages avril : en berne à cause du chômage

Moral des ménages avril : en berne à cause du chômage

 

Le moral des ménages français est resté très bas en avril, a annoncé vendredi l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).  L’indicateur qui synthétise leur confiance s’est établi à 84 points, stable par rapport à mars et donc toujours loin de sa moyenne (100) sur ces 25 dernières années.  Mais au-delà, c’est l’opinion des ménages sur leur pouvoir d’achat dans les douze prochains mois qui se dégrade encore (-1 point, à -62) après avoir déjà atteint un minimum historique en mars (-61).   »Cela traduit un niveau de confiance qui est faible, une anticipation d’appauvrissement », commente pour l’AFP Michel Martinez, économiste à la Société générale. Citant la « hausse des prélèvements obligatoires » et l’ »augmentation rapide du chômage », il rappelle que « cela se traduit concrètement par des pertes de pouvoir d’achat ».   »On ne voit pas pourquoi le moral des ménages s’améliorerait », tranche Eric Heyer, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques.   »Le chômage continue à augmenter (…) et les perspectives, en tout cas sur la prochaine année, ne sont pas bonnes », détaille-t-il, rappelant que le gouvernement lui-même tablait « sur une hypothèse optimiste » de 0,1% de croissance en 2013.   »Et en plus, on nous dit qu’il va falloir faire des efforts pour réduire les déficits, c’est-à-dire soit des augmentations d’impôts soit des baisses de dépenses publiques », ajoute cet économiste. « Il n’y a pas beaucoup de raisons d’être optimiste », reconnaît-il.  Comme c’est souvent le cas en France, dans ce climat de morosité ambiante, les ménages semblent toutefois ne pas avoir complètement renoncé à consommer. Ils sont en effet légèrement plus nombreux qu’en mars à estimer opportun d’effectuer maintenant des achats importants.  Selon la même tendance, ils envisagent moins qu’en mars de privilégier l’épargne dans la conduite de leur budget (-4 points sur un mois).  Si les Français se montrent un tout petit peu moins pessimistes sur l’évolution du marché de l’emploi en avril (-2 par rapport à mars), ils continuent néanmoins massivement d’anticiper une augmentation du chômage, avec un indicateur de 76 à comparer à une moyenne de 32 sur 25 ans.  Pour Michel Martinez, « on voit bien qu’il y a un décalage entre la perception de la situation courante et la perception de la situation future ». « Cela traduit deux choses: une réalité et un climat de manque de confiance, ou de défiance, pour reprendre le mot qui figurait dans le débat de la présidentielle il y a un an », estime-t-il.  Il recommande au gouvernement d’expliquer davantage ses projets et d’accélérer les prises de décisions. « C’est toute la difficulté d’une politique de communication que de restaurer la confiance et de dire +mais non ça va s’arrêter parce que j’ai trouvé des solutions+ », commente-t-il.  Pour M. Heyer également, le pessimisme des ménages s’explique par la difficulté du gouvernement à leur donner de la visibilité sur l’avenir alors que lui-même semble sonné par une conjoncture récessive qu’il n’avait pas prévu et qui annihile l’effet de nombre de ses réformes.   »On ne nous dit pas que c’est un mauvais moment à passer et que ça ira mieux dans six ou douze mois », remarque l’économiste. « On nous dit: +il y aura de l’austérité jusqu’à la fin du quinquennat+ », afin de ramener le déficit le plus proche possible de zéro, regrette-t-il.

 

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