Archive pour le Tag 'avenir'

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Beaucoup de banques sans avenir » (Nicolas Véron)

Beaucoup de banques sans avenir » (Nicolas Véron)

Après les tests effectués par la BCE des inquiétudes se font jour quant à l’avenir de certaines banques ; pas forcément en France où le secteur est relativement solide. Nicolas Véron, économiste auprès du think tank Bruegel et du Peterson Institute à Washington, la santé des banques européennes, italiennes en tête, n’est pas encore au beau fixe.

 

Comment interprétez-vous les stress tests bancaires publiés vendredi par l’Autorité bancaire européenne ?
Les précédents, réalisés en 2014, portaient sur plus de cent grandes banques de l’Union ­européenne, contre 51 aujourd’hui. C’est un choix plus pragmatique, vu la lourdeur de l’exercice, et plus politique. La Banque centrale ­européenne (BCE) a stressé en parallèle des dizaines de banques plus petites et plus fragiles dont les résultats ne seront pas dévoilés. Les résultats de d vendredi ne contiennent pas d’éléments de couperet sur les seuils. Ils n’indiquent donc pas le niveau de capital nécessaire pour un établissement. C’est un signal d’inconfort et d’ambiguïté de la part des autorités de surveillance européennes. Nous sommes dans une séquence encore très politique. À la BCE de convaincre les marchés que les banques saines le sont vraiment.

 

 

Ces résultats risquent-ils de semer la panique sur les marchés lundi?
Je ne le crois pas. Pas plus que je ne pense qu’ils vont frapper les valeurs bancaires déjà déprimées. Il n’y a pas beaucoup de surprises. Le cas de Banca Monte dei Paschi di Siena, plus mauvais élève de ce classement, était largement anticipé. En outre, juste avant la publication des tests, la banque a annoncé un plan de sauvetage qui doit encore être approuvé par les autorités européennes. On a remis un jeton dans la machine. Le moment de vérité viendra après le référendum italien sur la révision constitutionnelle, qui sera crucial pour la carrière de Matteo Renzi. S’agissant de la douzaine d’autres banques révélant une certaine faiblesse, la plus grande surprise est venue de la britannique Royal Bank of Scotland et des deux grandes banques irlandaises, Allied et Bank of Ireland. Toutes ont été nationalisées après la crise de 2008. Cela indique qu’elles ont encore besoin d’être réparées et que leur privatisation n’est pas pour demain.

Les banques italiennes lestées de créances douteuses peuvent-elles engendrer un risque systémique?
Le problème est circonscrit. C’est le dernier problème bancaire national de la zone euro. La BCE a déjà fait beaucoup depuis six mois pour pousser les banques à nettoyer leur bilan et à reconstituer leurs fonds propres. Elle se heurte néanmoins à des blocages politico-administratifs. Recréer une zone de confiance va prendre du temps.

À quoi sont liés les problèmes des banques européennes dans leur globalité?
Il reste des questions de solvabilité au Portugal et dans certaines banques publiques allemandes. Et il y a un problème beaucoup plus diffus et général de rentabilité. Il est lié aux taux bas de la BCE, qui compriment les marges du secteur, et au fait que les acteurs bancaires européens ont des coûts très élevés et n’ont pas encore tiré toutes les leçons de la crise en matière de modèle économique et de restructuration. Beaucoup de banques sont viables mais n’ont plus d’avenir. On peut s’attendre à des mouvements de consolidation, mais même pour cela la confiance entre acteurs doit revenir.

 

Comment protéger les épargnants face aux cas de défaillance des banques?
Jusqu’à 100.000 euros de dépôt, les petits déposants sont protégés par l’État. Mais pour les autres produits d’épargne, comme les obligations ou actions, les cas de figure varient d’un État à un autre en fonction de sa législation. C’est une des leçons qu’il faut tirer de l’épisode italien, un scandale où des milliers d’épargnants ont acheté des produits à risques proposés comme sûrs par leurs banques. Nous devons faire évoluer nos habitudes d’épargne vers plus de clarté pour savoir.

Quel avenir pour l’industrie ? (Loïk Le Floch-Prigent)

  • Quel avenir pour l’industrie ?  (Loïk Le Floch-Prigent)
  • L’ancien patron d’Elf dans une interview au Figaro fait  l’analyse du déclin de l’industrie et propose des pistes pour son redressement.

 

Quel l’avenir de la filière industrielle française ?  Dans votre livre La bataille de l’industrie  (Éditions Jacques-Marie Laffont Éditeur), vous poussez un cri de colère…

 

Loïc Le Floch-Prigent - Nous avons commis trop d’erreurs depuis vingt ans, et le cœur de notre filière industrielle fiche le camp. Il y a une guerre à livrer, mais certains dirigeants de nos grandes industries ne veulent pas la mener. On cède le contrôle, on démantèle, on hisse le drapeau blanc partout. Pechiney, la Compagnie générale d’électricité, Arcelor, Rhône-Poulenc, Alstom, les Ciments Lafarge, Alcatel… cette liste est trop longue.

 

Nous sommes pourtant dans la moyenne européenne en matière d’industrie.

Pas avec l’Allemagne. L’activité industrielle représentait 20% de notre PIB il y a vingt ans et 24% de celui de l’Allemagne. Nous sommes à 11% aujourd’hui, et ils sont à 28%. La France ne peut pas parier seulement sur le tourisme et les start-up!

 

Peut-on encore revenir en arrière? Que faites-vous de la révolution numérique?

C’est un faux dilemme. Nous n’avons pas à faire un choix entre la vieille industrie et la nouvelle économie. Nous avons l’opportunité de réinventer l’industrie grâce à la révolution numérique. La numérisation change les modes de production: grâce à la simulation par ordinateur, on peut fabriquer le produit avec le client, en fonction de ses demandes spécifiques. On peut changer le design, modifier le processus de production. L’activité industrielle n’a plus rien à voir avec le taylorisme du XXème siècle.

 

Mais ne peut-on pas laisser la fabrication matérielle du produit, qui apporte peu de valeur ajoutée, aux économies en développement?

Non, c’est l’erreur à ne pas commettre. Quelle que soit la valeur ajoutée de la conception, la fabrication requiert des corps de métiers très pointus. Il faut des ouvriers qui savent programmer un logiciel, et manier des outils. Et l’ouvrier a un savoir-faire biface: il comprend les demandes de la machine, et il peut produire l’objet. Grâce au numérique, nous avons une occasion à saisir pour inventer une nouvelle main d’œuvre industrielle.

 

Les économistes nous parlent surtout de la robotisation. Cette révolution industrielle ne créera pas d’emploi…

 

Je suis pour la robotisation, et nous devons rattraper notre retard. Mais chaque filière a des contraintes différentes. La robotisation de l’industrie navale, par exemple, peut représenter aux alentours de 20% maximum des tâches de production. Dans la fabrication des pièces automobiles on n’arrivera pas forcément à un plus haut niveau. Il faut à chaque fois voir au cas par cas. Cela laisse encore beaucoup de place aux humains. Où sont les soudeurs, chaudronniers, et les électriciens?

 

Quelles sont les autres conditions d’un sauvetage de l’industrie?

 

Tout d’abord il faut arrêter de dire que c’est de la faute du contexte fiscal, ou de la compétition internationale, que nous avons perdu des pans entiers de notre industrie. En France, dans le même environnement concurrentiel, certains réussissent, d’autres pas. Pourquoi? D’abord parce que les chefs d’entreprises dans le secteur industriel sont trop souvent recrutés sur de mauvais critères. On a fait un choix de société sélectif et généraliste en faveur des intelligents à dix-huit ans, contre les empiriques qui connaissent le métier de l’intérieur et progressent dans les entreprises. Monsieur Michelin «sentait» le pneu. Trop d’autres ne sentent rien. Les gens qui font carrière ne sont pas les mêmes que ceux qui savent prendre des risques. Cela n’a rien à voir avec la qualité des études!

 

C’est votre vieux contentieux avec les grandes écoles…

Je n’ai rien contre les bons élèves, et certains sont d’excellents chefs d’entreprises. Mais je suis un ardent partisan de la connaissance du terrain, de l’apprentissage et de la formation continue. Personne ne s’est étonné en Allemagne que le nouveau président de Volkswagen ait commencé comme apprenti. En France, on en ferait un événement.

 

Quelles sont les autres conditions?

Il faut que nous arrivions à orienter notre épargne vers l’industrie. Pour quatre épargnants allemands qui placent leurs économies dans l’industrie, il n’y a qu’un seul épargnant français. Il faut réorienter l’épargne des français vers l’industrie, et il est aussi urgent de bâtir des fonds souverains français. La Caisse des Dépôts ne peut pas tout faire. Patrick Kron a commis deux erreurs stratégiques. Il a vendu les Chantiers de l’Atlantique tandis qu’il a conservé la construction des turbines à gaz de grande puissance qui ne marchaient pas et qui avaient été achetées trop cher à ABB. On a mis dix ans à les mettre au point, et au bout du compte elles ont été revendues récemment pour une bouchée de pain. Il fallait conserver Alstom, nous y avions dans l’hydraulique, le charbon, le nucléaire et les grids des positions mondiales de premier plan.

 

Autre catastrophe, notre filière nucléaire…

Là aussi, les erreurs tragiques commises par Anne Lauvergeon ont coûté beaucoup plus cher que Fukushima, qui a le dos large. «Atomic Anne» s’est laissée griser par son pouvoir, et par ceux qui la portaient aux nues. Au fond, elle n’avait pas de réelle compétence nucléaire. Il n’y avait pas en face d’elle un actionnaire fort, pas de conseil d’administration digne de ce nom. Il n’y a aucune corde de rappel face à ce genre de personnalités.

 

L’État est bien le pire des actionnaires.

Oui, mais ne privatisons pas Areva, qui est un actif sensible, tant qu’on n’a pas de fond souverain national. En attendant, il faut que l’État choisisse des gens parce qu’ils sont compétents et non pas parce ce sont des copains ou qu’ils sont obéissants.

 

Fallait-il mettre entre parenthèses le projet d’EPR en Grande-Bretagne?

Oui, de toute urgence. Emmanuel Macron et Jean-Bernard Levy ont tort de s’obstiner, et tout le personnel d’EDF en est conscient. Sauver la filière nucléaire ne veut pas dire pratiquer la fuite en avant.

 

Angela Merkel a-t-elle eu raison de sortir du nucléaire aussi brutalement?

Ce fut une énorme erreur. Son choix a abouti au charbon. Allez dans la forêt noire par vent d’Est. La transition énergétique se prépare sur le long terme. Pour le moment, nous avons toujours besoin de nous appuyer sur le pétrole et le gaz, et pour longtemps.

 

Et Ségolène Royal?

La loi sur la transition énergétique montre aujourd’hui ses limites. J’ai toujours cru au solaire moi aussi, mais il faut garder le sens des proportions. Ségolène Royal fait trop de «com.». On ne prépare pas l’avenir en prenant des postures. Nous savons que nous avons besoin des énergies fossiles pendant un certain temps. Pour le moment, les énergies vertes ne sont pas capables de relever le défi, elles sont intermittentes, et donc chères.

 

Qu’attendez vous du débat de la présidentielle?

Je ne vois personne porter le message politique de l’importance vitale de l’industrie pour le pays. Je vois des postures. Or c’est là que tout se joue. Les Français le savent, car ils voient ce qui se passe quand une industrie part. Les services et les start-up ne peuvent pas la remplacer. Ce ne sont pas les mêmes ordres de grandeur: quel rapport entre les start-up rennaises qui font 5000 emplois et la filière bretonne de l’agroalimentaire, 220.000 emplois? Les bassins d’emplois sont indexés sur la filière industrielle, au sens large.

 

Qui voyez-vous gagner?

Je regarde tout ça avec le souvenir de Mitterrand, et je me dis que Sarkozy va sans doute finir par y arriver: celui qui le veut le plus gagne. En 1995, Mitterrand m’avait dit: «C’est dommage que je sois obligé de partir, je les aurais eus encore une fois». Mais ce n’est qu’une opinion.

 

Et Hollande?

Hollande est égal à lui-même, ce n’était pas mon choix.

 

Que pensez-vous des polémiques sur le salaire des patrons?

La morale n’est pas le seul critère, ce qui est important c’est le pacte social entre un patron et ses salariés. Si les gens travaillent bien ils doivent se faire payer et que ceci apparaisse légitime pour le personnel. Ce qui me choque profondément, en revanche, c’est quand certains vendent leur entreprise à l’étranger, et que, fortune faite, ils s’en vont hors de France pour ne pas se faire fiscaliser, c’est inacceptable, à la fois pour notre pays et pour le respect des salariés. On se trompe donc de débat.

Air France : avenir encore compromis par les grèves

Air France : avenir encore compromis par les grèves

 

Une nouvelle fois les syndicats risquent de compromettre l’avenir de la compagnie en raison des grèves à répétition. Le PDG d’Air France a appelé les syndicats à « revenir au dialogue », estimant que le mouvement de grève envisagé dans les jours qui viennent par deux syndicats d’hôtesses et de stewards « risque de compromettre le redressement » de la compagnie. « On ne se met pas en grève dans une telle période, au risque de compromettre le redressement d’Air France », déclare Frédéric Gagey dans une interview publiée dimanche par Le Parisien-Aujourd’hui en France « 2015 a été la première année depuis six ans où nous avons affiché un résultat positif (…) ce serait dommage que l’entreprise perde à nouveau de l’argent », ajoute-t-il. Deux syndicats qui représentent ensemble 45% des hôtesses et stewards d’Air France, l’Unsa-PNC et le SNPNC, ont décidé vendredi de maintenir leur préavis de grève du 27 juillet au 2 août, en plein chassé-croisé estival, au lendemain d’une ultime réunion avec la direction. Ils protestent notamment contre la durée limitée à 17 mois du prochain accord collectif devant entrer en vigueur le 1er novembre. Frédéric Gagey leur répond en insistant sur la nécessité pour Air France  »de garder une certaine souplesse afin de demeurer compétitif, ce qui peut se faire, selon lui, « sans remettre en cause certains acquis sociaux alors que « d’autres points peuvent être revus et adaptés à certaines échéances ». « Il faut revenir au dialogue et prendre en compte sérieusement les enjeux pour l’entrepris », dit-il encore. Le PDG d’Air France souligne que, si la grève se confirme, les vols long-courriers « seront les plus préservés » et que les court- et moyen-courriers « seront les plus affectés ». Le PDG d’Air France souligne que, si la grève se confirme, les vols long-courriers « seront les plus préservés » et que les court- et moyen-courriers « seront les plus affectés ».

(Avec Reuters)

Canal+ : un avenir incertain

Canal+ : un avenir incertain

 

Difficile de prévoir l’avenir de Canal+ après les déclarations de Vincent Bolloré devant les sénateurs. Vincent Bolloré a en effet justifié à la fois sa cure de stérilité pour la chaîne et le remaniement des programmes. Ce qui est certain c’est que Canal+ sera mis à la diète pour rétablir les problèmes financiers (notons cependant que si on prend en compte les résultats de Canal SAT le déficit est relatif voir inexistant). Reste cependant la perte d’abonnés liée en particulier à la mise à l’écart de la plupart des dirigeants et des animateurs vedettes. Avec aussi un objectif de réorientation de la ligne éditoriale afin de tuer définitivement le fameux esprit canal jugé trop critique.- Face à l’érosion des d’abonnés et à l’accélération des pertes financières, le président du conseil de surveillance de Vivendi, maison mère de Canal+, a en effet  remanié en quasi-totalité l’état-major de Canal+, imposé une cure d’austérité à tous les étages et engagé une refonte des offres tarifaires. Le directeur général de Canal+ Maxime Saada a toutefois prévenu lors de la même audition que Canal+ pourrait descendre sous la barre des 4 millions d’abonnés à la fin de l’année. Canal+, dont le sport et le cinéma sont les deux vitrines, investit chaque année 200 millions d’euros dans le cinéma français dont il est le principal financeur. La chaîne cryptée doit cependant faire face à l’émergence de nouveaux concurrents puissants et aux poches pleines, à l’image de Netflix et Amazon pour le cinéma et les séries, et beIN Sports et Altice dans le sport. « Vous avez d’abord un problème numéro un qui est : est-ce que vous voulez un champion national ? Ça, les parlementaires ont à se prononcer là-dessus », a expliqué Vincent Bolloré. Une critique directe adressée à l’autorité de régulation de l’audiovisuel qui a refusé l’accord d’exclusivité entre Canal+ et Beijing. « Si vous voulez en effet qu’il n’y ait pas de champion national, c’est relativement facile. Vous mettez des mesures anti-concentration et vous aurez ce que vous avez aujourd’hui, c’est-à-dire aucun groupe français qui essaye de porter la culture française à l’extérieur et donc mourront petit à petit tous ceux qui seront dans ce secteur », a-t-il prévenu. « Il est évident que le lien entre les contenus et les tuyaux est en train de se faire partout dans le monde. Moi, en tant qu’actionnaire de référence, je pense qu’il n’est pas souhaitable de faire à la fois le téléphone et les contenus parce que je crois que c’est quasiment impossible », a-t-il dit. Longtemps à l’abri de l’attention des médias jusqu’à son entrée au capital de Vivendi, le dirigeant du groupe Bolloré doit aujourd’hui faire face à des accusations d’intervention dans les programmes, notamment après la déprogrammation d’un documentaire sur le Crédit mutuel, ou d’interférence entre ses différentes casquettes d’actionnaire de Vivendi, dirigeant du groupe Bolloré et propriétaire du publicitaire Havas. Mis sur le grill pendant plus de deux heures, Vincent Bolloré a rejeté en bloc les critiques. « Je pense que tout cela ce sont des blagues qui ont été mises en avant pour éviter la diète, parce que ce n’est pas agréable quand on a été un groupe tout puissant, qu’on faisait beaucoup d’entre-soi, de se retrouver tout d’un coup comme les autres à faire un peu attention à ce qu’on dépense », a-t-il dit.

(Avec Reuters)

Après l’échec avec Orange quel avenir pour Bouygues

Après l’échec  avec Orange quel avenir pour Bouygues

L’échec de la fusion Orange Bouygues Telecom ne fait émerger aucun vainqueur. Dans ce marché maintenu à quatre opérateurs la concurrence risque d’être toujours aussi rude, il sera difficile de dégager des marges nécessaires aux énormes investissements qui s’imposent pour rester performant dans le secteur. Mais le grand perdant est sans doute l’opérateur Bouygues qui épuise ses marges pour réaliser les investissements nécessaires dans les télécoms. Au détriment d’ailleurs des ses intérêts financiers globaux du groupe. Un groupe certes solide mais aux activités disparates par ailleurs très concurrencées. D’abord le BTP où du fait de la crise la conjoncture n’est pas très enthousiasmante sauf sur certains marchés à l’international. Ensuite les médias avec TF1 qui ne cesse de perdre d’audience en raison du vieillissement de la grille et de l’explosion des médias concurrents enfin évidemment les télécoms  là où  il convient de disposer d’une surface suffisante pour supporter les investissements imposés par le rythme de renouvellement des technologies. Bref la question pourrait quand même se reposer du recentrage de Bouygues sur des métiers qu’il connaît et dont la rentabilité est davantage assurée que dans des activités au caractère très évolutif. L’échec de la vente de Bouygues Telecom à Orange ramène le groupe Bouygues à la case départ, laissant sans réponse la plupart des questions entourant la stratégie à long terme du groupe de BTP, de médias et de télécommunications. « L’hypothèse d’une consolidation (…) devient exclue pour un certain temps », écrit Grégoire Thibault, analyste chez Natixis, dans une note publiée lundi. Au moins peut-être, dit-il, jusqu’à l’élection présidentielle de l’an prochain. « Malgré les efforts massifs de simplification (réalisés par la filiale télécoms de Bouygues), la vie ne sera pas facile, vu sa taille relativement petite et le fait que le marché français des télécommunications ne peut prétendre qu’aux taux de croissance d’un marché mature », commente Kepler dans une note de recherche.  L’échec avec Orange constitue à ce titre une occasion manquée de modifier en profondeur un groupe fondé en 1952 et de donner de nouveaux relais de croissance à ses différents métiers. D’autant plus qu’il ne dispose pas d’amortisseurs de cycles, contrairement à Vinci ou Eiffage. Ses homologues français du BTP sont en effet soutenus par les revenus récurrents de leurs concessions autoroutières ou aéroportuaires, alors que le groupe Bouygues a soldé ses dernières aventures dans les concessions avec la vente en 2005 de la Saur (gestion de l’eau) et la cession en 2013 de ses parts dans Cofiroute.

(Avec Reuters)

Pas d’avenir pour Canal+ sans le foot anglais

Pas d’avenir pour Canal+ sans le foot anglais

 

 

On sait que Canal + connaît depuis des mois une baisse d’audience en raison notamment de l’influence qu’exerce l’industriel Bolloré sur la ligne éditoriale. Reste cependant le football qui attire à peu près la moitié des abonnés ; Or  les droits du foot anglais ont été arrachés par, le groupe Altice dirigé de Patrick Drahi propriétaire notamment de SFR et de Numericable. Pour l’instant le groupe Altis n’a pas précisé les conditions de diffusion du football anglais compétition la plus regardée au monde. Du coup 2 solutions apparaissent possibles pour Canal+ soit payer  relativement cher à Altice le droit de diffuser ces matchs, soit renoncer à la diffusion ; mais ce qui porterait un nouveau coup sérieux à l’audience de Canal+.  « Les droits premium n’ont pas vocation à être détenus ou maintenus en exclusivité pour nos propres clients. Interdire à des clients d’avoir accès au foot parce qu’ils ne sont pas chez nous, cela serait une mesure audacieuse qui pourrait se retourner contre nous.  Je ne crois pas à l’exclusivité qui enferme le client. Il est difficile de le conserver par la contrainte, le client veut avoir le choix » a alors indiqué en début de semaine Michel Combes, directeur des opérations Altice et PDG de sa filiale SFR, à nos confrères des Echos. Mais Le groupe Canal douterait même des réelles intentions d’Altice concernant la cession de lots à de potentiels rivaux.

Quel avenir pour Canal+ sans le foot anglais ?

Quel avenir pour Canal+ sans  le foot anglais ?

 

Trois facteurs explicatifs pourraient peser sur la situation de canal, d’abord la situation financière du groupe en France qui fait apparaître un déficit ensuite les pertes d’audience déjà enregistrées enfin la perspective de la suppression des matchs  de foot anglais. On sait que la moitié des abonnés sont essentiellement motivés par le foot. Or les matchs de foot anglais,  de loin le plus regardés dans le monde,  pourraient disparaître à Canal puisque les droits sont désormais détenus par Altice société de Patrick Drahi. De ce point de vue, l’alliance avec BeIN sport ne changera pas la donne.  La première ligue anglaise est de loin le championnat le plus relevé st le plus spectaculaire. En l’absence des matchs anglais, nombreux de téléspectateurs risquent de se désabonner de Canal, des abonnés qui seraient alors réduits à regarder des matchs le plus souvent insipides du championnat de France. Un autre élément pèse sur la désaffection des téléspectateurs vis-à-vis de canal c’est la perte progressive de l’esprit Canal caractérisé par une certaine impertinence et une certaine innovation. Or  Vincent Bolloré depuis qu’il est devenu propriétaire de Canal a fait le ménage et a  imposé une ligne éditoriale moins critique et moins originale. D’une certaine façon Vincent Bolloré mène le groupe Canal+ comme il mène ses entreprises, d’une main de fer. Pas sûr que les abonnés à Canal+ apprécient beaucoup ce type de gouvernance pas très adaptée au champ  des médias. Le groupe Canal+, présidé par Vincent Bolloré, reste cependant bénéficiaire avec 454 millions d’euros d’Ebitda en 2015, toutes activités et zones confondues. Les pertes financières en France sont 264 millions d’euros en 2015.  Mais personne ne doute du ralentissement de Canal+ en France. De 2012 à 2015, l’empire de la télévision payante a perdu dans l’Hexagone 1,1 million d’abonnés, à 8,45 millions

Retraites : les fonctionnaires inquiets pour leur avenir…comme les autres !

Retraites : les fonctionnaires inquiets pour leur avenir…comme les autres !

 

Une étude montre que les fonctionnaires sont inquiets pour leur l’avenir de leur retraite ; ils ont sans doute raison car le montant de ces retraites n’est pas provisionné par l’État qui devra les financer par l’emprunt donc par la dette. Les fonctionnaires ont raison d’être inquiètes  mais ni plus ni moins que les autres salariés eux aussi qui ne peuvent avoir aucune certitude quant à l’âge de départ en retraite et au niveau de leur pension en l’état actuel des déficits budgétaires, des déficits des comptes sociaux et de la croissance. Si rien ne change sur le plan économique,  il est vraisemblable que tout devra être remis en cause et de manière significative tant  pour les fonctionnaires que pour les salariés du privé. L’inquiétude des fonctionnaires traduits peut-être la découverte des réalités économiques du pays Les fonctionnaires broient du noir. Selon une étude de la Préfon, la caisse nationale de prévoyance de la fonction publique, 60% d’entre eux se disent « inquiets » voire « très inquiets » pour leur avenir et leur future retraite. Le pourcentage grimpe même à 70% parmi les fonctionnaires âgés de 35 à 49 ans, ce qui correspond à une hausse de neuf points par rapport au dernier baromètre réalisé en août 2015.

Frondeurs du PS : Cambadélis ménage la chèvre, le choux et son avenir

Frondeurs du PS : Cambadélis ménage la chèvre, le choux et son avenir

Pas fou Cambadélis, on l’attendait pour sanctionner sérieusement les frondeurs suite à l’échec  du vote de la loi Macron. Le sang devait couler. En fait ce serait plutôt du jus de tomates. Cambadélis s’est limité à gronder les frondeurs ( ce que lui avait demandé Hollande et surtout Valls) mais a aussi invité le gouvernement à davantage écouter les parlementaires. En fait derrière cet exercice de synthèse à la « Hollande » se joue les prochains enjeux du congrès du PS en mai. Et là après la débâcle au départementales le plateau de la balance PS  risque de pencher à gauche, Cambadélis sil veut conserver sa place doit donc ménager les opposants à la ligne de Hollande. La résolution adoptée par le bureau national ménage la chèvre et le chou. Certes, le ton adopté est grave. « Le manque de respect, de fraternité ou tout simplement de camaraderie a atteint un niveau intolérable », constate le texte, qui fait état d’un « climat de division à gauche jamais vu ». La résolution rappelle que selon les statuts du PS, les parlementaires « doivent respecter la règle de l’unité de vote de leur groupe », sous peine de sanctions. Un rappel en forme de dernier avertissement. La résolution annonce d’ailleurs que le bureau national « donnera maintenant ses consignes sur les textes après audition du Gouvernement ». Mais le texte se montre aussi critique envers l’exécutif, en estimant que le PS n’a pas été assez écouté lors de l’examen de la loi Macron. Selon le bureau national, son mémorandum adressé gouvernement à l’automne, dans lequel il préconisait par exemple le chiffre de sept dimanches ouverts au commerce, contre 12 dans le projet de loi, « n’a pas été étudié comme il aurait dû » et « doit l’être en seconde lecture ». Avec son art consommé de la synthèse, cette résolution a eu le mérite de mettre tout le monde d’accord : le texte a été adopté avec 29 voix pour, 9 abstentions, et aucun vote contre. Pour le premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, le contrat est rempli : rappeler à l’ordre les frondeurs hostiles à l’exécutif, sans se mettre à dos l’aile gauche du PS, alors qu’il brigue sa propre succession au congrès de juin. « J’ai privilégié le chemin du rassemblement, je suis contre la fragmentation », a-t-il expliqué à la presse après la réunion du bureau national.

 

L’agriculture française : un secteur d’avenir !!

L’agriculture française : un secteur d’avenir !!

( Phil Hogna, Irlandais commissaire à l’Agriculture)

 

Secteur d’avenir, oui mais pour quoi et pour qui ; Florilèges de banalités prononcées par le nouveau commissaire européen à l’agriculture. Arrivé à l’agriculture par hasard des jeux de chaises musicales, le nouveau commissaire ne connait pas grand-chose à l’agriculture mais li sait répéter ce que disent les technocrates. Enfin on est rassure l’agriculture française a un avenir ; exemple avec la  suppression des quotas laitiers qui va faire baisser le prix du lait pour le grand bonheur des industriels et conduire à un élevage encore plus intensif. . Les quotas laitiers européens avaient été mis en place en 1984 pour maîtriser les excédents. Depuis 2008, ils ont été augmentés de 1% tous les ans pour préparer le secteur à l’après-quotas.  Mais les éleveurs estiment qu’on ne peut pas passer d’un système totalement régulé au robinet ouvert, sans aucun garde-fou.  La Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), branche de la puissante FNSEA, réclame à Bruxelles la mise en place d’un mécanisme de gestion de crise ( ?).  La Confédération paysanne va plus loin et souhaite « un outil de prévention, de gestion dynamique de la production (…)« . « Quand un industriel annonce une baisse de prix, il faut inciter les producteurs à produire moins par un système de pénalités« , explique Yves Sauvaget, de la commission lait du syndicat agricole minoritaire et éleveur dans la Manche.  Car le syndicat craint une crise « pire » que celle de 2009, surtout si le prix du lait passe sous la barre des 300 euros/l.000 litres (contre 365 euros en moyenne en 2014), « une barre psychologique et économique » pour les éleveurs, craint Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne. Et comme mesure de régulation, on propose un observatoire des volumes !!!

 

Florilège de banalités du commissaire européen dans le figaro.

 

 

 Le Figaro -. La politique agricole de l’Union Européenne est-elle adaptée aux préoccupations des exploitants?

Phil Hogan -. Sous la présidence de Jean-Claude Juncker, cette Commission a mis l’investissement, la croissance et les emplois au cœur de nos priorités et je reste absolument convaincu que l’agriculture et le secteur agroalimentaire peuvent être en première ligne de la reprise économique. 25 millions de personnes travaillent dans l’agriculture dans l’Union Européenne et 46 millions dans le secteur agroalimentaire. Nous avons en Europe des conditions de production excellentes, des agriculteurs avec un savoir-faire reconnu, et un secteur agroalimentaire de qualité, à la fois respectueux des traditions mais également porteur d’idées innovantes. Les prédictions des marchés montrent que la demande des consommateurs augmentera ces prochaines années, en particulier pour les produits à valeur ajoutée. L’union Européenne est en mesure de répondre à cette demande croissante – entre autres dans le secteur laitier comme je l’ai déjà mentionné. Étant donné le patrimoine culinaire et gastronomique de la France et sa réputation à travers le monde, je ne qualifierai certainement pas l’agriculture et les produits alimentaires français comme étant en déclin mais comme un secteur d’avenir!

L’Europe met fin à des instruments de régulation comme les quotas laitiers, n’est-ce pas dangereux?

La décision de mettre fin au régime des quotas laitiers a été prise au niveau politique en 2003. Cela a été entamé dès 2008 avec l’augmentation graduelle des quotas. Les producteurs français devraient donc certainement être préparés à gérer la fin de ce régime. Par ailleurs, dans la plupart des États Membres, dont la France, la production est inférieure aux quotas de manière significative. Nous pouvons donc conclure que le régime des quotas n’a plus d’influence sur les niveaux de productions nationaux.

Mais j’aimerais aussi souligner que la fin des quotas ne devrait pas juste être perçue comme une menace. C’est aussi une opportunité. Les marchés prédisent une hausse significative de la consommation à moyen et long terme, notamment pour les produits à valeur ajoutée dans des régions comme l’Asie. L’industrie laitière européenne vend avec succès ses produits sur ces marchés émergents. Je pense que pour de nombreux producteurs européens, limités auparavant par les quotas, il y a de quoi être optimiste pour l’avenir post quota.

Quels mécanismes d’intervention prévoyez-vous: allez-vous par exemple augmenter le prix d’intervention – lorsque ce prix plancher est atteint, l’Europe décide de retirer des marchandises – comme la France l’a demandé?

Il est étrange que la France ainsi que d’autres aient demandé une augmentation du prix d’intervention moins de deux ans après que les États Membres et le Parlement Européen aient conclu qu’il n’était pas nécessaire de changer ces références. De mon point de vue, l’augmentation du prix d’intervention ne ferait que nous faire revenir à l’ancienne Politique Agricole Commune (PAC) avec des prix élevés artificiellement et déconnectés des réalités du marché. Cela aboutirait à un secteur laitier européen non compétitif donc je ne pense pas que j’augmenterai le prix d’intervention. Comme je l’ai déjà dit, nous avons plusieurs mécanismes à disposition.

« 2015 retrouver l’espoir en matière d’avenir », ( Valls)

« 2015  retrouver l’espoir en matière d’avenir », ( Valls)

 

Il fallait oser, il l’a fait et ne comptons pas sur notre Clémenceau d’opérette pour reculer ; « On va retrouver l’espoir  en matière d’avenir ». Eh oui l’ espérance concernant le passé, c’est pas évident donc autant investir le futur avec des banalités. Des banalités quand même nuancées par d’autres  sages et insipides propos : « ile faut être à la fois prudent et lucide ». ce qui n’empêche pas le volontarisme bien maîtrisé   » mais nous pouvons  faire mieux »  Tout est dit, le contraire aussi, en fait  rien n’est dit,  c’est le degré zéro de la politique et de la dialectique. Avec en plus le politique qui se défausse de sa propre responsabilité en ajoutant ‘ »tout cela si chacun joue le jeu ».Non seulement nos responsables actuels sont pour la plupart incompétents mais en plus culturellement nuls. De vrais produits du système, des apparatchiks incultes qui n’ont pas dû lire un livre  depuis leur sortie de l’école. Même la ministre de culture ignore le denier ouvrage de Modiano, le récent prix Nobel de littérature. Ah oui mais elle lit quand même beaucoup a-t-elle ajouté : « des fiches des collaborateurs », sans doute des sondages, des notes de technocrates, de l’administration ou de courtisans. Cette déclaration de Valls a fait l’objet de dépêches de l’agence AFP d’une part et de l’agence Reuters d’autre part. Notes reprises à peu près intégralement et sans commentaire  par la presse docile et légitimiste. Bref la nullité banalisée par des médias qui se plaignent ensuite de la crise de la presse.

 

Extrait : «    Selon les chiffres publiés vendredi matin par l’Insee, la croissance française a été faible sur l’ensemble de l’année 2014, à +0,4 Pour le Premier ministre français, les faibles taux d’intérêt et la chute du prix du pétrole vont aider la France à dépasser l’objectif de croissance que s’est fixé le gouvernement.  Il faut être prudent, il faut être lucide, mais je pense en effet que cette année 2015 est celle qui permet de retrouver l’espoir en matière d’avenir. » Interrogé sur les chiffres de la croissance et de l’emploi du quatrième trimestre, le Premier ministre Manuel Valls a confirmé, vendredi 13 février lors d’un point presse à Honfleur, « penser » pouvoir « faire mieux » que l’objectif actuel du gouvernement de 1% de croissance cette année. Le chef du gouvernement a notamment cité les paramètres macro-économiques favorables (taux d’intérêt et prix du pétrole bas…), ainsi que les effets qu’il attend « si chacun joue le jeu » du pacte de responsabilité mis en place par le gouvernement.  Manuel Valls a également souligné : « Un objectif nous préoccupe bien sûr plus que tout, c’est la question du chômage. Nous allons recréer de l’emploi. Mais l’entrée sur le marché du travail notamment des jeunes fait qu’il y a toujours, dans les prévisions, des chiffres qui restent négatifs. » Selon les chiffres publiés vendredi matin par l’Insee, la croissance française a été faible sur l’ensemble de l’année 2014, à +0,4%, et l’emploi a connu une nouvelle année noire avec 67.600 suppressions nettes de postes (-0,4%). »

 

Sondage avenir : 37% des Français davantage confiants ?

Sondage avenir : 37% des Français davantage confiants ?

 

Après le french bashing l’heure est à la diffusion de messages et de sondages plus optimistes. En fait il s’agit de ne pas désespérer consommateurs et ménages, les entreprises, la presse qui vit de la pub, le gouvernement tentent  donc d’instiller dans l’opinion une opinion plus rose. Il faudrait davantage parler d’adaptation à la crise que de réelle vision plus optimiste.   Malgré une situation économique difficile, les  Les Français sont-ils vraiment en train de reprendre confiance en leur avenir ? Selon une étude de l’observatoire Sociovision, 37% d’entre eux (+6 par rapport à 2013) sont optimistes pour le futur. « Ils sont parfaitement conscients qu’ils ne peuvent pas compter sur l’État-providence, qui a longtemps été un filet de sécurité », explique Marie-José Forissier, PDG de Sociovision. Les Français développent de nouvelles pratiques en souscrivant à des assurances privées ou en se constituant un patrimoine pour plus tard. Leur consommation est également plus prudente et la solidarité semble être de mise.  Plus étonnant, les Français semblent retrouver confiance en l’entreprise.  »Depuis un an, on voit que la grande entreprise reprend des couleurs. On considère qu’elle a un rôle social essentiel », estime Sociovision.

Avenir politique de Sarkozy : c’est cuit !

Avenir politique de Sarkozy : c’est cuit !

Cette fois les carottes paraissent bien cuites pour Sarkozy enfermées dans les affaires et pris dans le cirque médiatico-judiciaire. Plusieurs  raisons vont s’opposer à un retour ga nant de Sarkozy, d’abord le calendrier des affaires lesquelles vont faire régulièrement la une au moins jusqu’en 2017 ; des affaires qui vont nécessairement entacher un peu plus l’image de Sarkozy qu’il soit ou non coupable. Second élément les Français ne croient plus Sarkozy, 23% ne croient pas en son honnêteté et 63% estiment qu’il est traité normalement par la justice ; Enfin dernier élément et non des moindres, Sarkozy n’est pas soutenu par les caciques de l’ ‘UMP (par les militants sans doute mais pas par les responsables nationaux quadras compris).  Pour la première fois dans l’histoire de la 5e République, un ancien Président a donc été  placé en garde à vue. Nicolas Sarkozy est interrogé depuis ce matin au siège de l’office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) de la direction centrale de la police judiciaire. L’ancien chef de l’État a rejoint son avocat Thierry Herzog, et deux hauts magistrats de la Cour de cassation, Gilbert Azibert et Patrick Sassoust, eux-mêmes placés en garde à vue dès lundi matin. Les quatre hommes sont interrogés dans le cadre de l’enquête pour « trafic d’influence » et « violation du secret de l’instruction » dans l’affaire des écoutes de Nicolas Sarkozy. Les magistrates Patricia Simon et Claire Thépaut enquêtent sur un réseau d’informateurs susceptible d’avoir renseigné les proches de Nicolas Sarkozy voire l’ancien président de la République lui-même, dans les procédures judiciaires le visant, en particulier le dossier Bettencourt. Des interceptions téléphoniques opérées par les juges en janvier et février 2014 avaient révélé des faits troublants : l’ex-président et son avocat semblaient très renseignés sur l’avancée des travaux de la Cour de cassation saisie de la procédure Bettencourt. Les deux hommes se sachant placés sur écoute, ils étaient allées jusqu’à acheter, sous un nom d’emprunt, des téléphones portables. D’où l’incrimination de « violation du secret de l’instruction ». Sarkozy est empêtré dans ces affaires et il ne pourra s’en sortir indemne, son avenir politique est plus qu’hypothéqué.

 

La poste : « conquérir l’avenir » en augmentant les tarifs !!

La poste : «  conquérir l’avenir » en augmentant les tarifs !!

 

 

 

 

La Poste s’oriente de plus en plus vers la stratégie des groupes privé, faire du profit à tout prix. Alors que les résultats financiers sont globalement très satisfaisants, on va pourtant augmenter fortement les tarifs postaux. La Poste se prépare à augmenter fortement le prix des timbres au 1er janvier 2015, dans le cadre de son plan de stratégie financière baptisé «Conquérir l’avenir». Après la hausse de 3% des tarifs du courrier effectuée au début de l’année 2014, le groupe a demandé à l’Arcep -l’autorité de régulation des communications électroniques et des postes- de relever le plafond d’augmentation annuelle de ses tarifs. Concrètement, la hausse des tarifs postaux serait fixée à 3,5% plus l’inflation pour les quatre prochaines années selon des informations parues dans Les Echos . Le timbre de la lettre verte avait connu une augmentation de son prix de trois centimes, passant au 1er janvier 2014 de 0,58€ à 0,61€ tandis que le timbre prioritaire passait de 0,63€ à 0,66€.  Tous les quatre ans, La Poste négocie un «price cap» avec l’Arcep, c’est-à-dire un panier tarifaire, pour les années suivantes. Le «price cap» actuel valable jusqu’au 31 décembre 2014 fixe la hausse des tarifs à 1% plus l’inflation, ce qui signifie que les prix des courriers des particuliers, des entreprises et de certains colis peuvent augmenter jusqu’à ce plafond, suivant des conditions négociées avec l’autorité de régulation. Lors de la réunion du conseil d’administration de La Poste, qui se réunit ce jeudi, le groupe communiquera officiellement sur sa stratégie financière à l’horizon 2020 et sur ce nouveau panier tarifaire. «On en est au stade de la discussion, rien n’est encore acté», a réagi l’Arcep. Face aux fuites dans la presse, l’autorité rappelle qu’elle «ne met pas un coup de tampon» et qu’il s’agit d’un réel processus de négociation qui se terminera au cours de l’été. «L’activité courrier est en décroissance dans tous les pays développés, des processus de restructuration des activités sont en cours un peu partout» a-t-elle déclaré. En effet, le nombre de plis adressés connaît une baisse constante depuis de nombreuses années: de 18 milliards de plis en 2007, ces derniers sont revenus à 13,7 milliards en 2013, soit une diminution de près de 24%. Contactée, La Poste s’est refusée à tout commentaire, arguant du fait que la discussion était «en cours» avec l’Arcep.

 

Le nucléaire : filière d’avenir pour Valls

Le nucléaire : filière d’avenir pour Valls

 

Confirmation donc que la plan de réorientation énergétique de Ségolène est un leurre et qu’on ne changera pas grand-chose. Valls a réaffirmé que le nucléaire était la filière d’avenir Une visite au pas de course mais une visite qui est un symbole. C’est la première fois depuis le début du quinquennat qu’un premier ministre se rend sur un site industriel Areva. Accaparé une grande partie de la journée par le dossier Alstom, mis sous tension par les mouvements des intermittents et des cheminots, Manuel Valls était vendredi en fin d’après-midi sur le site du Creusot du géant français du nucléaire. Dans cette forge historique où sont produites les cuves, les générateurs de vapeur et d’autres composants des réacteurs nucléaires. Dans cette ville industrielle qui a périclité avant de voir ses activités repartir. «J’ai failli ne pas venir… Et cela aurait été une faute», a lancé le premier ministre avant de faire l’éloge de l’industrie française. Mais en l’absence du ministre de l’Économie, Arnaud Montebourg, un temps annoncé puis retenu à Paris pour une conférence de presse sur l’avenir d’Alstom. «On ne peut pas venir au Creusot sans admiration», a dit Valls en vantant le patrimoine industriel qui a permis à cette ville de «renaître». Il a inauguré la nouvelle presse hydraulique et a assisté, avec casque blanc et lunettes de protection, à une opération de forge.  « La filière nucléaire, c’est donc une filière d’avenir pour notre pays» Manuel Valls  Deux jours seulement après la présentation du projet de loi sur la transition énergétique que le président du directoire d’Areva, Luc Oursel, juge «très équilibré», Valls en a longuement rappelé les grands principes: une stratégie de «bas carbone», une programmation pluriannuelle de l’énergie «pour diversifier les sources et maîtriser la consommation». Mais «c’est grâce au nucléaire que nous pourrons avancer en matière de transition énergétique», a-t-il martelé. Surtout, le premier ministre a repris mot pour mot la phrase qui avait valu à Arnaud Montebourg une avalanche de critiques des partenaires écologistes. Valls l’avait déjà prononcée. Mais jamais depuis qu’il est chef du gouvernement. Luc Oursel était tout sourire. «La filière nucléaire, c’est donc une filière d’avenir pour notre pays, a lancé Valls. Oui, c’est une filière d’avenir.» Commentaire d’un cadre dirigeant: «Les salariés n’en sont pas revenus.» Les écologistes, partenaires à géométrie variable du gouvernement, risquent, eux, de ne pas apprécier. Mais au moment où Montebourg semble avoir quelques états d’âme, ces mots seront du miel. Tout comme le fait d’avoir laissé au ministre de l’Économie les annonces sur le dossier Alstom. «C’était à lui de porter la décision, a commenté Valls. En termes de méthode, c’est l’anti-Florange.» Jean-Marc Ayrault appréciera.

 

Buisson voulait « se ménager l’avenir »

Buisson voulait « se ménager l’avenir »

 

Pour Georges Buisson, le fils de Patrick Buisson, l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy qui enregistrait des conversations privées à l’Elysée, les motivations de son père ne font guère de doute. Il voulait « se ménager l’avenir », a-t-il affirmé lundi soir au Grand Journal de Canal Plus. Georges Buisson affirme avoir été au courant des enregistrements depuis fin 2007-début 2008, date où son père lui a demandé de copier des fichiers contenus dans son dictaphone. « Je lui ai posé la question. Il m’a d’abord dit qu’il comptait écrire un livre sur la période, ce qui est assez étrange parce qu’à ma connaissance il n’avait pas été engagé pour être mémorialiste des années Sarkozy. Et puis il a ajouté ‘cela peut toujours servir’, ce qui est plus clair et plausible », a ajouté le fils de l’ancien conseiller officieux de Nicolas Sarkozy. Et le fils de Patrick Buisson ne serait pas étonné que d’autres que Nicolas Sarkozy aient été victimes d’enregistrements à leur insu. « S’il a enregistré Nicolas Sarkozy, il a dû enregistrer d’autres personnes », a-t-il affirmé. Se disant « choqué » par ces enregistrements car Patrick Buisson « a trahi la confiance de quelqu’un », Georges Buisson a ajouté n’être « plus étonné » et avoir « mis du temps à ouvrir les yeux sur (s)on père ». « Patrick Buisson a fait beaucoup de mal à beaucoup de gens » et « tout se finit mal » avec lui, a aussi dit son fils, faisant état de rapports « inexistants » actuellement avec son père, avec lequel il avait travaillé par le passé sur la chaîne Histoire. « On ne se parle plus depuis un an et demi et on est fâchés depuis plus de deux ans », a dit Georges Buisson.

 

Livret A : l’épargne remonte par crainte de l’avenir

Livret A : l’épargne remonte par crainte de l’avenir

La collecte du livret A remonte, c’est le signe de la prudence des ménages qui se méfient de l’avenir. Des chiffres cependant un peu tronqués qui ne témoignent pas de la véritable épargne car les taux du livret A sont très peu incitatifs. Le Livret A ne commence cependant pas trop mal l’année. Le placement a enregistré pour le mois de janvier une collecte nette de 1,6 milliard d’euros, selon les chiffres de la Caisse des dépôts publiés ce vendredi 21 février. C’est le meilleur niveau de collecte mensuelle depuis avril 2013. Mais cela reste nettement inférieur à la collecte record de janvier 2013 qui avait atteint 8,21 milliards d’euros. En ce mois de janvier, les Français étaient dans l’incertitude quant au taux de rémunération de ce placement. Le gouverneur de la Banque de France avait proposé, mi-janvier, de le ramener à 1% en février. Le gouvernement a finalement choisi de le laisser à 1,25%. En décembre dernier, il a déjà réussi à sauver son honneur. Après trois mois consécutifs de décollecte, le placement avait finalement enregistré une collecte nette de 350 millions d’euros. Sur l’ensemble de l’année 2013, si la collecte nette sur le livret A est ressorti positivement, elle n’a atteint que 12,14 milliards d’euros, une somme plus que divisée par deux par rapport à 2012.

Sondage avenir économique : 70% pas confiants dans l’avenir et pas convaincus des effets du pacte de responsabilité

Sondage avenir économique  : 70% pas confiants dans l’avenir et pas convaincus des effets du pacte de responsabilité

Recul  du moral des Français en ce début février, selon le baromètre BVA pour BFM, Challenges et Axys Consultants. 70% des personnes interrogées se disent moins confiantes quant à l’avenir de la situation économique en France. C’est 3 points de plus qu’en janvier. Ils ne sont plus que 26% à se déclarer plus confiants (-4 points). Visiblement, le pacte de responsabilité de François Hollande ne convainc pas -encore- de la possibilité de créer des emplois en nombre. Quatre Français sur dix seulement estiment qu’il aura rôle positif en la matière. Les sympathisants de droite, pourtant à priori favorables aux mesures d’allégement des charges qu’il prévoit, sont les plus nombreux à douter de l’effet du pacte présidentiel.  La réforme fiscale promise par François Hollande et Jean-Marc Ayrault suscite des avis plus clairs. Pour 62% des Français, la priorité est de diminuer les impôts des particuliers alors que seulement 35% affirment qu’il faut réduire d’abord ceux des entreprises, comme l’a annoncé l’exécutif. Même les sympathisants de droite sont majoritairement favorables à cette priorité. Mais pour baisser les impôts, l’Elysée comme Matignon ont mis l’accent sur la réduction des dépenses publiques. La moitié tout juste des Français se dit inquiet par cet objectif, contre 48% qui s’estiment rassurés. Les sympathisants de gauche sont logiquement plus inquiets que ceux d’opposition sur ce point (respectivement à 45% et 52%).

Sondage-avenir de la société française : 72% pessimistes

Sondage-avenir de la société française : 72% pessimistes

Plus de sept Français sur dix se disent pessimistes pour l’ »avenir de la société française » et ils sont près d’un Français sur deux (47%) à l’être pour leur avenir personnel, selon un sondage CSA pour BFMTV publié ce samedi 30 novembre.  Selon l’étude, seuls 26% des personnes interrogées sont « optimistes » sur l’avenir de la société française, un chiffre en baisse de dix points par rapport à octobre. Le pessimisme est élevé dans toutes les catégories d’âge, particulièrement marqué chez les ouvriers et employés que chez les cadres et professions libérales. Interrogés sur leur propre avenir, les Français se partagent assez équitablement. 49% se disent optimistes, mais ils sont en baisse de neuf points. Le niveau de pessimisme pour l’avenir personnel atteint son niveau le plus bas depuis février 2011, précise CSA.

 

Sondage BVA-BFM: 71% pessimistes sur l’avenir économique

Sondage  BVA-BFM: 71% pessimistes

Certes, le pessimisme est toujours bien présent en France, avec 71% des personnes interrogées se déclarant « plutôt moins confiantes » dans l’avenir de la situation économique. Mais ces chats noirs sont moins nombreux qu’au mois précédent, tandis que le nombre d’optimistes augmente un peu. Sans surprise, les sympathisants de gauche sont les plus optimistes, à 53%, tandis que, seuls 4% des sensibilités de droite ont confiance dans l’avenir économique de la France.  Parmi les mesures jugées les plus efficaces pour l’emploi, les Français plaident pour un allègement des charges patronales sur les salaires, à 54%, et un « Small Business Act » pour favoriser les PME, à 52%. Cette dernière mesure est évoquée par les sympathisants de gauche, tandis que ceux de droite plébiscitent plutôt la baisse des charges patronales sur les salaires. Globalement, les personnes interrogées rejettent des réformes sociales à la Schröder, pourtant louées par François Hollande voici quelques jours, et une réforme du contrat de travail. Seul 7% des sondés sont en faveur de la baisse du Smic. En résumé, les Français préfèreraient des mesures favorisant les entreprises à celles pénalisant les salariés.  Une personne sur trois estime que François Hollande a une attitude plus favorable à l’encontre des entreprises ces derniers temps. Les classes supérieures « CSP+ » et les inactifs sont les plus convaincus de cela, tandis que la catégorie « CSP- », ouvriers et employés, adhèrent moins aux propos du Président. Mais un peu plus de la moitié des Français ne voit toujours pas de changement. Encore une fois, sans surprise, les sympathisants de gauche sont les plus convaincus, à 50%. A droite, en revanche, la cote du Président a baissé de 10 points concernant son attitude vis-à-vis des entreprises.  Près de sept sondés sur dix étaient favorables au versement des allocations familiales sous condition de ressources, une mesure que le gouvernement a pourtant rejeté dans sa réforme de la politique familiale au profit du plafonnement du quotient familial. Dans le détail, 85% des sympathisants de gauche étaient favorables à la mesure, contre seulement 52% à droite. Mais plus surprenant, plus de deux tiers des ménages aisés, pourtant les plus concernés par cette réforme, y étaient favorables.

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