Archive pour le Tag 'avancées'

Négociations commerciales avancées: Du pipeau

Négociations commerciales avancées: Du pipeau !


Les industriels de l’agro-alimentaires seraient «d’accord sur le principe» de négociations anticipées entre les supermarchés et leurs plus gros fournisseurs, pour les clore au 31 janvier. Un vrai marché de dupes car les augmentations auront lieu dès le 1er janvier 2024.

Le problème est que distributeurs et industriel auront procédé à de nouvelles augmentations de prix ou en tout cas maintenu les prix hauts dès janvier 2024. De sorte que les hausses seront déjà passées pour 2024 et que d’éventuels rabais seront pour certains largement fictifs. Distributeurs et industriels agroalimentaires négocient chaque année de décembre jusqu’au 1er mars les conditions de vente d’une large partie des produits vendus tout le reste de l’année en grandes surfaces. Lors du dernier épisode conclu en mars dernier, le prix moyen payé par les supermarchés aux industriels a augmenté de 9%. Mais le prix d’un certain nombre de matières premières a décru depuis cette date et le gouvernement a appelé les différentes parties à se remettre autour de la table pour revoir les tarifs.

Notons que sur l’alimentaire et autre produit nécessaire au ménage, les prix ont augmenté de l’ordre de 20 % sur deux ans

«Plutôt que d’avoir des négociations qui se concluent au printemps 2024, elles seront conclues au début de l’année 2024», a-t-il expliqué, annonçant «un texte de loi qui gravera dans le marbre l’anticipation de cette négociation». Les négociations pour 2024 vont donc s’ouvrir plus tôt, avec pour objectif «des baisses de tarifs dès le mois de janvier 2024», a déclaré M. Le Maire sur France 2. Encore une annonce bidon de la part du ministre de l’économie. En effet les éventuelles baisses de tarifs s’effectueraient alors sur des prix en hausse depuis le 1er janvier 2024.

GUERRE EN UKRAINE: lentes avancées de l’Ukraine

GUERRE EN UKRAINE: lentes avancées de l’Ukraine

En l’état des jeux information et de la situation réeelle sur le terrain, il paraît bien difficile de considérer que la contre-offensive générale de l’Ukraine a déjà commencé. Certes on constate quelques avancées et la prise de quelque village mais des progressions qui résultent pour certaines du retrait des Russes, pour d’autres des gains de combat de l’armée ukrainienne. Il s’agirait plutôt pour l’instant pour l’armée ukrainienne de tester la résistance russe avant éventuellement une opération plus globale.

« Les combats sont difficiles, mais nous progressons », a déclaré le président ukrainien dans son adresse quotidienne sur internet, saluant le retour du drapeau ukrainien dans les villages des « territoires nouvellement libérés ».
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« La météo n’est pas favorable -la pluie rend notre tâche plus difficile- mais la force de nos soldats donne de bons résultats », a-t-il ajouté, en saluant le retour du drapeau ukrainien dans des « territoires nouvellement libérés ».

Moscou a pour sa part affirmé avoir repoussé les attaques ukrainiennes dans la région de Donetsk, près de Velyka Novosilka ainsi que près du village de Levadne, proche de Zaporijja.

Ces affirmations de Moscou et de Kiev n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante.

Selon les analystes militaires, l’Ukraine n’a pas encore lancé le gros de ses forces dans sa grande contre-offensive. Elle teste actuellement encore le front avec des attaques ciblées pour en déterminer les points faibles.

À Paris, le président français Emmanuel Macron a confirmé que la contre-offensive ukrainienne avait commencé, estimant qu’elle allait durer « plusieurs semaines, voire mois ».

« La contre-offensive ukrainienne a démarré depuis plusieurs jours », a déclaré Emmanuel Macron. « Elle a vocation à se déployer sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois », a ajouté le président français, en assurant « souhaiter » que cette contre-offensive soit « la plus victorieuse possible pour pouvoir ensuite déclencher une phase de négociation dans de bonnes conditions ».

À Washington, le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a dit espérer que le succès de l’offensive puisse contraindre le président Vladimir Poutine à négocier.

« Un succès de cette contre-offensive pourrait faire deux choses: cela renforcerait la position (de l’Ukraine) à la table des négociations et cela pourrait avoir pour effet d’amener enfin Poutine à négocier une fin à cette guerre qu’il a commencée », a déclaré à la presse Anthony Blinken. « En ce sens, cela pourrait rapprocher la paix, pas l’éloigner », a-t-il ajouté.

Guerre : des avancées de l’Ukraine ?

Guerre : des avancées de l’Ukraine ?

Les troupes de Kiev assurent mener « actions offensives » sur certaines franges du front et revendiquent des gains territoriaux.

Le début de la contre-offensive? L’Ukraine a confirmé ce lundi mener des « actions offensives » dans certains secteurs du front, revendiquant des gains près de la ville dévastée de Bakhmout dans l’est, tout en minimisant l’échelle de ces attaques que Moscou a affirmé avoir repoussées.

« L’opération défensive (de l’Ukraine) comprend des actions contre-offensives. Par conséquent, dans certains secteurs, nous menons des actions offensives », a déclaré sur Telegram la vice-ministre ukrainienne de la Défense, Ganna Maliar.

« Le secteur de Bakhmout reste l’épicentre des hostilités. Nous y avançons sur un front assez large. Nous remportons des succès et occupons les hauteurs dominantes. L’ennemi est sur la défensive », a-t-elle ajouté, sans clairement évoquer la contre-offensive attendue.

Dans un communiqué sans guère de précisions, le ministère russe de la Défense a affirmé ce lundi avoir contré depuis la matinée du 4 juin des attaques sur cinq secteurs du front « dans la direction sud de la région de Donetsk ».

Dans la dernière opération en date dimanche, un groupe pro-Ukraine composé de combattants russes et baptisé la « Légion liberté pour la Russie » a fait des prisonniers qui doivent être remis à Kiev. C’est la première fois que des Russes sont capturés en territoire russe.

Réforme des retraites : avancées sur les « carrières longues »

Réforme des retraites : avancées sur les « carrières longues »

La Première ministre Elisabeth Borne a fait, mardi 14 février, un nouveau pas vers les élus LR, dont elle courtise le vote pour faire adopter son projet de réforme des retraites à l’Assemblée.
. Ceux ayant commencé à travailler entre 20 et 21 ans seront, après la réforme, intégrés au dispositif « carrière longue », qui permet de partir en retraite à un âge anticipé. Ces personnes pourront partir un an avant l’âge légal, c’est-à-dire à 63 ans au lieu de 64 ans. A deux conditions : avoir cotisé la durée légale, c’est-à-dire 43 ans… dont quatre ou cinq trimestres avant 21 ans, selon leur mois de naissance

La Première ministre a par ailleurs fait une annonce surprise. « Dès lors qu’est atteint l’âge de départ anticipé, la réforme ne prévoit pas, pour les carrières longues, de durée de cotisation supérieure à 43 ans », a affirmé Elisabeth Borne. En clair : en cas de carrière longue, seul l’âge de départ anticipé et 43 années de cotisation sont nécessaires pour prendre sa retraite.

Dans le projet initial, le gouvernement avait conservé à 60 ans l’âge du départ anticipé pour ceux ayant commencé à travailler à 16 ou 17 ans. Mais il leur demandait pour cela de cotiser une année de plus que la normale (44 annuités). Ce qui aurait entraîné, pour les personnes ayant commencé à travailler à 17 ans, un départ à 61 ans et non à 60 ans. Grâce à l’annonce d’Elisabeth Borne, qui devra être matérialisée par décret, cette génération conserve donc des conditions de départ à la retraite similaires à avant la réforme.

Ceux qui ont commencé à travailler à 17 ans ne seront pas les seuls bénéficiaires de ce geste. C’est aussi le cas de ceux qui ont commencé à travailler à 15 ans. Dans le système actuel, ils peuvent en théorie partir en retraite à partir de 58 ans, mais doivent avoir cotisé 45 ans. Dans les faits, ils ne peuvent donc partir qu’à partir de 59 ans. Grâce à l’amendement proposé par Elisabeth Borne, ils pourront partir après 43 années de cotisation, soit à 58 ans.

Ceux qui ont travaillé de manière discontinue pourront également bénéficier du geste proposé par la Première ministre. « Un jeune qui a commencé à travailler à 16 ans, avec une année où il n’aurait pas travaillé, (…) eh bien arrivé à 60 ans, c’est-à-dire à son âge légal, il aurait 43 années de cotisation et il pourrait partir à la retraite », a par exemple détaillé Olivier Véran, le porte-parole du gouvernement, à la sortie du Conseil des ministres.

… mais d’autres devront quand même cotiser 44 ans

Pour autant, tous les travailleurs concernés par une « carrière longue » ne pourront pas partir après 43 années de cotisation. Comme l’a rappelé le ministre du Travail Olivier Dussopt, sur France Inter, « on a un système de retraite qui a toujours fonctionné avec un âge de départ et une durée de cotisation ». Ces deux conditions s’additionnent.

Ceux qui ont commencé à travailler à 18 ans sans interruption restent pénalisés par la réforme, malgré l’annonce de la Première ministre. Aujourd’hui, ils peuvent prétendre à un départ à la retraite à 61 ans, après 43 années de cotisation. Après la réforme, ils pourront toujours bénéficier d’un départ anticipé, mais seulement à partir de 62 ans. Soit une durée de cotisation de 44 ans.
Ceux ayant commencé à travailler à 14 ans ou à 16 ans devront eux aussi cotiser durant 44 années. Une situation équivalente, voire plus favorable pour certains, au système actuel, dans lequel cette durée peut aller jusqu’à 45 ans.

Retraites et Pénibilité: des insuffisances ?

 Retraites et Pénibilité: des insuffisances ?

Par , maître de conférences en sciences de gestion, Université Paris-Est Créteil Val de Marne (UPEC)et , maîtresse de conférences en sciences de gestion, Université Paris-Est Créteil Val de Marne (UPEC) dans The conversation. 

Le  projet pour l’avenir du système des retraites, contre lequel les Français se sont largement mobilisés ce jeudi 19 janvier, comprend notamment des mesures de prévention de l’usure professionnelle ( mais jugées très insuffisantes par les syndicats).

Quatre pistes sont aujourd’hui envisagées pour les métiers physiques ou répétitifs : la création d’un fonds d’investissement d’un milliard d’euros pour la prévention de l’usure professionnelle ; la mise en place d’un suivi médical renforcé auprès des salariés ayant un métier pénible ; la possibilité de financer un congé de reconversion ; l’élargissement du compte professionnel de prévention (C2P) à plus de salariés et avec plus de droits.

Ce C2P, né des « ordonnances Macron », avait remplacé en 2017 le terme « pénibilité » en « facteurs de risques professionnels » et avait retiré 4 facteurs (charges lourdes, postures pénibles, vibrations mécaniques et risques chimiques) du dispositif précédent, le compte personnel de prévention de la pénibilité (C3P). En décembre 2022, la Cour des comptes a présenté ce C2P comme « un dispositif sans ambition et non contrôlé » dans son rapport public thématique sur les politiques publiques en santé au travail dans les entreprises.

Comment appréhender les quatre mesures avancées sur ce sujet lors de cette présentation ? Tout d’abord, concernant la création d’un fonds d’investissement d’un milliard d’euros pour financer des actions de prévention, de sensibilisation, et de reconversion, mesure revendiquant explicitement la prévention comme objectif, plusieurs interrogations émergent. Sur quelles analyses repose ce montant d’un milliard d’euros sur cinq ans ? Quels objectifs concrets se donnera ce fonds d’investissement ? S’agit-il d’une extension du Fonds national de prévention de la Caisse des dépôts ou d’un fonds annexe ? Ces questions sont en suspens.

Concernant l’élargissement du C2P, trois seuils permettant de doter le compte en points ont été abaissés : avec la réforme, il suffira de 100 nuits de travail par an, et non plus 120, ou de 30 nuits en travail alternant contre 50 aujourd’hui. Cet élargissement ouvre également droit au cumul de points dans les cas d’expositions à plusieurs formes de pénibilité. Si le gouvernement a refusé de réintégrer les 4 critères exclus en 2017, la réforme des retraites permettrait toutefois, pour les salariés exposés aux charges lourdes, postures pénibles et vibrations, sous réserve de la reconnaissance officielle d’une inaptitude, de bénéficier de nouveaux droits, chaque branche professionnelle devant lister les métiers concernés. Cela crée un risque de décalage entre métiers, certaines branches pouvant reconnaître un métier comme pénible et d’autres non.

Enfin, le financement de congés de reconversion et la mise en place d’un suivi médical renforcé auprès des salariés ayant un métier pénible apparaissent comme des mesures de réparation plutôt que de réelle prévention. Pourtant, comme nous l’avions déjà souligné dans un précédent article, le travail joue un rôle déterminant dans les différences d’espérance de vie et d’état de santé entre les citoyens.

Ce constat est validé par de nombreuses études liant l’exposition aux facteurs de pénibilité avec, notamment, la sortie précoce de l’emploi, ou l’état de santé après 50 ans. L’espérance de vie sans incapacité est également corrélée avec les catégories professionnelles. Ces mesures ne devraient donc n’avoir qu’un effet limité pour éviter ou diminuer les maux du travail.

La prévention de la désinsertion et de l’usure professionnelles figure déjà au cœur de l’axe stratégique 2 du « plan santé au travail 4 » adopté pour la période 2021-2025. Si certains progrès techniques permettent effectivement d’améliorer les conditions de travail (à l’image des exosquelettes pour les charges lourdes), ils restent loin de résoudre le problème. Certes, selon la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) du ministère du Travail, les expositions longues aux contraintes physiques ont diminué dans la majorité des secteurs ces 20 dernières années. Cependant, les expositions de courtes durées ont augmenté sur la même période.

En outre, la Cour des comptes avait souligné fin 2022 l’écart entre le nombre de salariés concernés selon la Dares et les effectifs des salariés déclarés exposés dans le cadre du C2P : tous risques confondus, seul un quart de salariés potentiellement exposés disposent d’un compte professionnel de prévention, cette proportion variant entre 11 % pour le bruit et 53 % pour le travail de nuit. Ce phénomène de non-recours, qui en rappelle d’autres, devrait amener à revoir profondément le dispositif, son périmètre, ses moyens et ses objectifs.

Quant aux risques liés aux facteurs psychosociaux, le ministre du Travail Olivier Dussopt a estimé, le 15 janvier dernier sur France Inter, qu’il s’agissait d’un chantier « immense » et « majeur » souffrant d’un manque d’indicateurs. Ces facteurs sont évalués régulièrement notamment par une des enquêtes de la Dares qui fait état, dans ses dernières estimations, d’un recul des marges de manœuvre favorisant l’autonomie. Pire, les études sur les salariés exposés à plusieurs risques professionnels montrent que cette catégorie majoritaire est systématiquement concernée par des contraintes organisationnelles et relationnelles.

D’ailleurs, les saisines des comités régionaux de reconnaissance des maladies professionnelles (CRRMP) ont plus que doublé en 10 ans. Des milliers de salariés voient ainsi leurs affections psychiques reconnues comme maladies professionnelles. Le burn-out, épuisement professionnel en français, fait partie de ces affections mais ce syndrome est loin d’être le seul trouble pouvant conduire à une prise en charge par la branche Accidents du travail – Maladies professionnelles (AT-MP) de la Sécurité sociale.

Des mesures ambitieuses et incitatives pour protéger les salariés et éviter les atteintes à leur santé dès les prises des postes manquent donc encore dans le projet de réforme des retraites. Et l’absence de représentants du personnel formés et dédiés à ce sujet, depuis la suppression des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) en 2017, complique encore la prise en compte de ces enjeux.

Négociation Ukraine: Des avancées ?

Négociation Ukraine: Des avancées ?

De part et d’autre,  on se féliciterait des les avancées des négociations entre l’Ukraine et la Russie. Reste que parallèlement les forces russes ne cessent de progresser à tel point qu’elles encerclent maintenant nombre de villes et s’apprêtent  sans dout eà un bombardement massif à l’image de ce qui a été fait par exemple en Syrie.

On peut difficilement faire confiance à Poutine qui pratique l’art de l’intoxication en permanence et jouent y compris avec certains chefs d’État occidentaux un peu naïfs.

Certains observateurs considèrent que la forte croissance des violences des combats prévisibles cette semaine préfigure peut-être un espoir de règlement de paix.

Le seul problème c’est que personne ne connaît les intentions de Poutine, enfermé dans sa folie de dictateur, bunker isolé et peut-être même malade. En tout cas , un malade mental qui veut reconstituer la Grande Russie après l’avoir pillé au profit des oligarques et avoir détruit sa puissance économique.

Les négociateurs de l’Ukraine et de la Russie ont cependant livré dimanche leurs commentaires les plus optimistes à ce jour quant à l’évolution des pourparlers entre leurs deux pays, évoquant la possibilité de parvenir à des résultats positifs d’ici quelques jours. Une session de négociations par visioconférence entre la Russie et l’Ukraine se tiendra lundi. Pour l’heure, la situation sur le terrain se durcit. Le Comité international de la Croix-Rouge a mis en garde dimanche contre « un scénario du pire » dans Marioupol, ville assiégée du sud-est de l’Ukraine, si les belligérants « n’arrivent pas d’urgence à un accord humanitaire ».

Un négociateur russe, Léonid Sloutski, un député faisant partie de la délégation russe ayant récemment rencontré des négociateurs ukrainiens au Bélarus, a lui estimé dimanche que, dans l’ensemble, les pourparlers progressaient.

« Si nous comparons la position des deux délégations entre le début des négociations et maintenant, alors nous constatons des progrès significatifs », a déclaré Léonid Sloutski,

« Mon attente personnelle est que ces progrès aboutissent très prochainement à une position commune entre les deux délégations et à des documents à signer », a-t-il ajouté, cité par les agences de presse russes.

 

De son côté, Wendy Sherman, secrétaire d’Etat adjointe des Etats-Unis, a déclaré que la Russie manifestait des signes d’une volonté de s’engager dans des discussions constructives pour trouver une issue au conflit déclenché par son offensive militaire en Ukraine, lancée le 24 février. Ces différentes déclarations contrastent avec les propos tenus dimanche par le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, selon lequel les discussions sur un cessez-le-feu « n’avancent pas ».

L’Ukraine se dit prête à négocier mais pas à capituler ni à accepter des ultimatums de la part de la Russie.

« Nous ne céderons rien par principe sur aucune position. La Russie comprend cela désormais. La Russie commence déjà à discuter de manière constructive », a dit Mikhaïlo Podoliak dans une vidéo diffusée en ligne.

« Je pense que nous parviendrons à des résultats littéralement d’ici quelques jours », a-t-il ajouté.

Aucun des deux négociateurs, dont les déclarations ont été diffusées quasi simultanément, n’a fourni d’indications sur l’étendue d’un éventuel accord.

Dans un message sur Twitter, Mikhaïlo Podoliak a déclaré que la Russie écoutait attentivement les propositions ukrainiennes. « Nos exigences sont la fin de la guerre et le retrait des troupes (russes) (…) Il y a un dialogue », a-t-il écrit. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré lundi que la Russie était prête à mettre fin à ses opérations militaires « à la seconde » si l’Ukraine respectait un ensemble de conditions.

Moscou réclame notamment que l’Ukraine reconnaisse la Crimée comme un territoire russe et les républiques séparatistes de Donetsk et Louhansk comme des Etats indépendants.

Le président ukrainien Volodimir Zelenski a déclaré la semaine dernière sur ABC que son pays était prêt à rechercher un compromis sur ces territoires, sans toutefois capituler.

 

Négociation Ukraine : Poutine voit des avancées positives !

Négociation Ukraine : Poutine voit des avancées positives !

 

« A propos des négociations, Poutine a déclaré « . Il y a certaines avancées positives», a-t-il dit sans donner d’autres précisions. Des propos à prendre évidemment avec des pincettes quand on sait  au fait que le dictateur du Kremlin pratique l ‘intoxication permanente en affirmant une chose tout en pensant le contraire. On peut cependant peut-être émettre l’hypothèse que Poutine commence à prendre conscience que cette guerre risque de lui coûter très cher. En effet son armée est relativement embourbée (même si elle continue d’avancer un peu), sans moral, et nombre d’oligarques s’interrogent publiquement sur la légitimité de ce conflit.

«Concernant le renforcement de nos frontières occidentales à cause des actions adoptées par les pays de l’Otan (…) cela demande d’être étudié, je vous demande de me préparer un rapport», a-t-il dit à son ministre Sergueï Choïgou, lors d’une réunion télévisée de son Conseil de sécurité. Les pays de l’Otan ont déployé des milliers d’hommes en Europe centrale et orientale en réaction à l’intervention militaire russe en Ukraine afin de renforcer leur flanc est, alors que la Russie réclamait à l’inverse un retrait de l’Alliance.

Véhicule autonome: priorité d’abord aux avancées militaires

Véhicule autonome: priorité d’abord aux avancées militaires

 

Un article du Wall Street Journal éclaire la priorité de l’automatisation des armes de défense considérant que les applications civiles- comme la voiture autonome par exemple–suivront.

Commandée par l’armée canadienne, le Loyal Wingman de Boeing est l’un des plus récents avions autonomes.

 

Des avions sans pilote engagés dans des combats aériens aux énormes engins sous-marins de transport de troupes, le Pentagone s’efforce d’accroître l’utilisation des avancées technologiques en matière d’automation industrielle par l’armée américaine.

Selon des responsables actuels et anciens de la sécurité nationale et du secteur, les progrès de la robotisation dans la défense — dans les airs, au sol et sous les mers — dépassent ceux réalisés dans le domaine commercial civil, à un moment où les autorités cherchent à répondre aux avancées technologiques des adversaires des Etats-Unis. Ces progrès — illustrés par des postes de pilotage à la gestion essentiellement informatisée, des hélicoptères sans pilote et des ravitailleurs aériens automatisés — sont susceptibles de bénéficier aux futurs avions civils, aux systèmes de contrôle de pointe du trafic aérien et à une large gamme d’applications pour les drones.

Les programmes destinés à suppléer, et un jour remplacer, les opérateurs humains s’accélèrent dans toutes les branches des forces armées américaines.

Les détracteurs de ces évolutions s’inquiètent du fait que ces systèmes robotisés traduisent parfois le désir de leurs concepteurs d’incorporer de nouvelles fonctionnalités sans les avoir soumis à des tests approfondis. Ils évoquent des exemples de dysfonctionnements très médiatisés, ayant notamment touché des systèmes de communication radio victimes de bugs et des problèmes logiciels ayant privé des pilotes de chasse d’oxygène alors qu’ils étaient aux commandes de leur appareil.

Contrairement aux systèmes d’automatisation du secteur marchand, « il n’existe pas de régulateurs ou d’observateurs extérieurs pour contrôler les projets du Pentagone, explique Najmedin Meshkati, un expert en ergonomie qui enseigne à l’Université de Californie du Sud. Vous devez vraiment faire vos propres études avant d’intégrer de nouvelles applications, encore balbutiantes, à une technologie plus ancienne. »

Mais d’ores et déjà, les programmes destinés à suppléer, et un jour remplacer, les opérateurs humains s’accélèrent dans toutes les branches des forces armées américaines.

Aucun de ces systèmes de pointe ne devrait, toutefois, être utilisé dans l’immédiat dans les unités combattantes, et certains se heurtent à des obstacles budgétaires et technologiques. Cela étant, le projet de budget de la défense, d’un montant de 740 milliards de dollars, adopté par le Congrès en janvier, regorge de directives, de dérogations et d’autres dispositions visant à étendre l’automatisation et à promouvoir les opérations autonomes dans toutes les armes.

L’un des projets du Pentagone consiste à former une équipe composée d’un avion de chasse traditionnel et de sa version autonome — parfois appelée « ailier fidèle » — pour démontrer les avantages de telles associations dans des simulations de combats aériens. L’armée de l’air prévoit également que les ravitailleurs aériens de Boeing finiront par approvisionner en carburant des avions volant à des kilomètres d’altitude sans que les membres d’équipage ne guident le processus ou ne vérifient le raccordement.

Le corps des Marines travaille avec l’entreprise d’aéronautique Kaman pour développer des moyens d’utiliser des hélicoptères autonomes afin de ravitailler des avant-postes éloignés, une idée née au plus fort des combats en Afghanistan. Sikorsky, une filiale de Lockheed Martin, collabore, elle, avec l’organisme de recherche fondamentale du département de la Défense pour concevoir des systèmes de commandes avancées essentiels à la création de flottes d’hélicoptères autonomes destinés à accomplir toute une série de missions.

De son côté, l’armée de terre s’apprête à développer une version du véhicule de combat Bradley, un engin des années 1980 servant au transport de troupes au sol, qui pourrait fonctionner sans avoir d’opérateur humain à l’intérieur.

Quant aux amiraux de la marine, ils ont ébauché un programme sur vingt ans visant à créer une flotte potentiellement composée de plus de 120 navires qui pourraient fonctionner sans équipage à la fois sur terre et sur l’eau. Le Congrès a toutefois émis des doutes sur certains aspects précis du projet.

L’intelligence artificielle et la réalité virtuelle sont déjà sur le point de bouleverser la façon dont les pilotes sont préparés au combat

D’autres idées développées par la marine incluent de collaborer avec Boeing et le constructeur naval Huntington Ingalls Industries afin de lancer plusieurs grands véhicules sous-marins autonomes appelés Orcas. Ces engins seront chargés de transporter des cargaisons et des plongeurs, de recueillir des renseignements ou de localiser des mines. En janvier, le Congrès a alloué 125 millions de dollars pour les recherches sur les « opérations navales autonomes de longue durée », afin de concevoir des navires de surface, possiblement construits par Huntington Ingalls, qui seraient capables d’opérer en autonomie pendant plusieurs mois.

Les responsables militaires « mènent l’offensive en faveur de la robotisation dans le cadre d’une approche multidimensionnelle », note Tom McCarthy, un expert en automation et en robotique qui est vice-président du développement commercial chez Motiv Systems, le constructeur du bras de la dernière astromobile envoyée sur Mars (NDLR : le robot Perseverance). « Ils veulent des systèmes qui fonctionnent bien tous ensemble », ajoute-t-il.

Les constructeurs d’avions à usage commercial et leurs fournisseurs affirment également qu’ils cherchent à renforcer l’automatisation, notamment avec des avions comprenant un pilote dans le cockpit et un autre surveillant les systèmes depuis le sol. Plusieurs entreprises poursuivent des travaux de recherche de longue haleine concernant les grands avions-cargos qui survolent de vastes étendues d’eau, le cas échéant sans pilote à bord. La société européenne Airbus a fait un grand pas en avant, en effectuant plus de 500 vols d’essai l’été dernier pour faire la démonstration de ses capacités en matière de décollage et d’atterrissage de ses taxis volants autonomes.

Mais il est évident que les progrès sont plus rapides dans le domaine militaire. Et, alors que les régulateurs résistent habituellement aux changements rapides ou spectaculaires qui impliquent un partage de l’espace aérien entre avions militaires et civils, les dirigeants de l’armée — civils et en uniforme — de l’armée de l’air sont ceux qui mènent, toutes armes confondues, la plus grande campagne de promotion en faveur d’un recours plus large à l’automatisation.

« L’armée de l’air encourage l’automation comme elle ne l’a jamais fait au cours de la dernière décennie », estime Will Roper, qui a quitté le mois dernier son poste de responsable des acquisitions de cette branche des forces américaines.

Dans le cadre d’un vol de démonstration en décembre, l’armée de l’air a recouru à l’intelligence artificielle pour assurer la navigation à la place du pilote d’un avion de reconnaissance U-2. L’avion, qui avait un pilote à bord, utilisait également des capteurs pour détecter les systèmes de missile anti-aériens.

Dans le cadre d’un accord avec Boeing pour que le géant de l’aérospatiale assure le coût de l’amélioration du système d’affichage visuel sur son avion ravitailleur KC-46, l’armée de l’air a mis l’accent sur les correctifs destinés à préparer l’arrivée d’un éventuel fonctionnement autonome. En conséquence, « nous allons disposer dans les trois prochaines années des fonctionnalités que nous ne nous attendions pas à avoir » probablement avant des décennies, assure M. Roper.

Dans une série d’interviews menées peu avant sa démission pour faire place aux personnes nommées par l’administration Biden, M. Roper a détaillé d’autres voies empruntées par l’Armée de l’air pour poursuivre son automation. Une innovation de grande envergure, a-t-il dit, passerait par l’« association d’avions avec et sans pilote faisant équipe pour accomplir des missions qu’aucun des deux ne pourrait faire seul » aussi efficacement.

Le recours à l’intelligence artificielle dans des avions autonomes volant en formation avec des chasseurs pilotés par des humains, expliquait M. Roper, permet aux aviateurs « de se concentrer sur la tâche stratégique plus complexe qu’est le combat » au lieu d’analyser les données sur les menaces qui peuvent, elles, être compilées plus rapidement et aisément par des ordinateurs.

« Les pilotes vont faire beaucoup plus pour nous à l’avenir » pour affronter des adversaires plus redoutables, ajoutait-il, précisant que les avions autonomes « offrent un guide tactique radicalement différent pour la guerre aérienne ».

L’intelligence artificielle et la réalité virtuelle sont déjà sur le point de bouleverser la façon dont les pilotes sont préparés au combat. Steve Kwast, un général trois étoiles retraité de l’armée de l’air qui les a utilisées dans un projet test visant à réduire le coût et le temps de formation des pilotes, a déclaré que cette pratique allait s’étendre à l’ensemble de l’arme : « Il s’agit simplement de passer aux choses concrètes. »

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Grégoire Arnould)

Les ports francs: bases avancées du Singapour britannique

Les ports francs: bases  avancées du Singapour britannique

 

 

A juste titre, le ministre des affaires étrangères, Jean Yves le Drian, a mis en garde le Royaume-Uni de transformer en une sorte de Singapour avec la mises en place  d’une dizaine de ports francs en 2021.  “Etant donné que les ports francs permettent de différer la perception des droits de douane et autres taxes au moment où les marchandises sont mises sur le marché, nous examinerons cette annonce au regard des enjeux indispensable de transparence fiscale”, a déclaré Jean-Yves Le Drian lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.

“Et nous le ferons en lien avec la commission européenne”, a ajouté le ministre des Affaires étrangères. “Nous serons d’une vigilance absolue pour empêcher tout forme de concurrence déloyale quel que soit le domaine et que s’il faut prendre du temps pour négocier, il faudra le prendre”.

“Nous n’avons pas l’intention de voir apparaître près de nos côtes un paradis fiscal, environnemental et commercial susceptible de concurrencer anormalement les produits européens sur nos propres marchés”, a-t-il prévenu.

Il est clair que l’objectif de Boris Johnson est de permettre le blanchiment douanier de marchandises venues de pays tiers qui pourraient notamment devenir des produits britanniques notamment en utilisant la passoire de la république d’Irlande.

Une manière pour le Royaume-Uni de contourner toutes les règles et de constituer un point d’entrée  très attractif pour  les importations européennes. Notons que cette distorsion de concurrence affecterait évidemment les échanges mais aussi mettrait en difficulté la concurrence de ports importants européens situés notamment en Belgique et aux Pays-Bas.

Il faut aussi recouper cette affaire avec l’intention de la Grande-Bretagne de définir seule les conditions de régulation de la circulation des capitaux vers l’union européenne. pour schématiser, le Royaume-Uni veut surtout s’affranchir de toutes les règles européennes mais en conservant et même en accentuant ses avantages pour  l’accès au marché européen.

Biodiversité : très petites avancées et moyens insignifiants

Biodiversité : très petites avancées et moyens insignifiants

Le plan bio diversité c’est un peu comme le plan climat, de beaux discours, de grandes envolées mais concrètement des actions assez anecdotiques et surtout des moyens insuffisants ; Supprimer les sacs en plastique ou les cotons tiges c’est bien mais un peu court vis-à-vis des enjeux ; ainsi le mode de production et le mode de consommation caractérisés par le gaspillage et la dégradation de l’environnement ne sont guère abordés. Exemple,  on supprime quand le business de l’eau en bouteille,  inutile d’un point de vue sanitaire et responsable d’énormes émissions polluantes. Quid de l’obsolescence programmée de nombre de produits ?

« Le rythme actuel d’extinction des espèces est sans équivalent depuis la fin des dinosaures il y a 65 millions d’années », a souligné Edouard Philippe  qui oublie de précise qu’en quelques dizaines d’années 50% des espèces vénales et animales ont disparu. Inutile de remonter aux dinausaures ! Parmi les mesures, il faut signaler  le gel des surfaces bétonnables. Le gouvernement se fixe l’objectif de zéro artificialisation nette. Ce qui veut dire compenser chaque surface bétonnée ou goudronnée par la même superficie rendue à la nature ailleurs. Mais l’échéance pour cet objectif doit encore être discutée, avec les collectivités locales notamment.

 

Un plan à 600 millions d’euros sur quatre ans

D’autres mesures concrètes ont été évoquées :

  • Le gouvernement va débloquer 150 millions d’euros d’ici 2021 pour aider les agriculteurs agissant pour restaurer les milieux : haies, mares…
  • Pour les océans, le plan prévoit de « supprimer progressivement » les produits en plastique à usage unique trouvés le plus fréquemment sur les plages.
  • L’interdiction des sacs en plastique ou des cotons-tiges est déjà décidée, celle des pailles ou des touillettes votée par le Sénat il y a quelques jours sera soutenue par le gouvernement.

Nicolas Hulot veut agir avec la biodiversité comme avec le climat, en mobilisant toutes les strates de la société sur ce thème, citoyens, élus mais aussi entreprises. La défense de la faune et de la flore passera par la création ou l’extension de 20 réserves nationales d’ici la fin du quinquennat, financées par le gouvernement. Autre mesure, un plan, dès cette année, pour protéger les cétacés du risque d’échouage ou de capture accidentelle. Pour « enrayer la disparition silencieuse de la biodiversité », le plan réaffirme l’interdiction du glyphosate dans ses principaux usages d’ici 2021 et pour tous usages d’ici 5 ans. Comme prévu depuis la loi de 2016, le recours aux pesticides néonicotinoïdes sera prohibé au 1er septembre (avec dérogations possibles).

Au total, le gouvernement chiffre à 600 millions d’euros sur quatre ans les crédits « supplémentaires » pour financer ce plan, dont 250 millions pour un vaste champ allant de la restauration des milieux au développement de la nature en ville, en passant par la lutte contre le plastique. Mais certaines de ces sommes étaient déjà connues et m^me déjà prévues de sorte que le financement nouveau ne dépassera  guère 100 ou 200 millions. Globalement les ONG souligne une avancée mais très insuffisante notaient concernant les moyens financiers.

 

Intelligence artificielle : avancées, limites et gadgets (Charles Edouard Bouée)

Intelligence artificielle : avancées, limites et gadgets (Charles Edouard Bouée)

 

Dans une tribune des Échos, Charles Edouard Bouée,  président de Roland Berger, fait la part de ce qui relève réellement des avancés en matière d’intelligence artificielle et ce qui relève des gadgets car surtout destinés à valoriser artificiellement un produits et/ou  à attirer des capitaux.

 

«  La septicémie, qui représente une des premières causes de mortalité en milieu hospitalier, pourrait bientôt appartenir au passé. Comment ? Grâce à un algorithme d’intelligence artificielle capable de détecter, une demi-heure avant qu’elle ne survienne, une chute brutale de la pression artérielle très souvent indicatrice d’une infection du sang. Trente minutes suffisent à l’équipe soignante pour intervenir, sauver ainsi des milliers de vies et économiser des milliards de dollars. Une telle avancée est le fruit de la collaboration entre l’expert en intelligence artificielle Antoine Blondeau, fondateur de  Sentient Technologies, et les chercheurs du MIT . On est bien loin du buzz que des entreprises peu scrupuleuses font parfois, en estampillant « IA » des solutions technologiques qui pour certaines n’ont rien à voir avec l’intelligence artificielle, pour attirer les investisseurs et les clients. Après le « green washing », consistant à donner un vernis durable à des produits et des services qui ne le sont pas, l’« AI washing » nous promet monts et merveilles avec des solutions qui ne sont que des gadgets. C’est que derrière le succès actuel du terme « intelligence artificielle » – d’ailleurs choisi un peu par hasard en 1956 par John McCarthy, se cachent des technologies complexes : le « deep learning », qui permet la reconnaissance des objets et des mots, associé au « machine reasoning », qui permet d’élaborer des modèles prédictifs, les deux étant complétés par des algorithmes génétiques et des codes écrits par la machine elle-même. Si bien que le grand public a parfois du mal à comprendre les tenants et les aboutissants. D’où la difficulté à savoir ce qui relève vraiment de l’IA : de nombreux produits ou services qui disent reposer sur de l’intelligence artificielle, ne mobilisent en réalité que des logiciels d’automatisation basiques. Un autre mirage consiste à faire croire, en particulier aux chefs d’entreprises, que l’intelligence artificielle est toujours la réponse la plus adaptée pour accroître l’efficacité d’un processus. C’est loin d’être systématiquement le cas. Ainsi, lorsqu’on cherche une réponse à une question précise, les outils analytiques de Business Intelligence sont souvent plus pertinents. Mais label « IA » attire le chaland… et certains en abusent. Si, comme tous les eldorados, l’intelligence artificielle a ses charlatans, elle a aussi ses magiciens. Antoine Blondeau, Chris Boos, fondateur de la société Arago , Tomaso Poggio du MIT , Yann Le Cun de Facebook AI Research, Sean Tang, fondateur de SenseTime , Jürgen Schmidhuber du laboratoire suisse Idsia, Demis Hassabis de Deepmind … venus de tous les continents, ils travaillent ensemble autant dans les laboratoires, les universités que les entreprises. Ils forment une communauté d’experts capables de faire émerger un nouveau monde, sans bruit, loin des médias. On sait que l’intelligence artificielle sera la rupture technologique, sociale et économique des décennies à venir. Et il est certain que les prochaines licornes seront des entreprises d’intelligence artificielle. Mais la bataille ne se joue pas toujours où on le croit. Ni chez ceux qui en parlent beaucoup, ni forcément chez les GAFA ou leurs cousins chinois, les BAT. Les innovations véritables sont le fait de scientifiques et de techniciens qui n’aiment pas la lumière. Quant à ceux qui bluffent, en prétendant développer des solutions d’IA quand ce n’est pas le cas, ils pourraient bien être pris à leur propre piège. Car après DeepBlue aux échecs et Alphago au jeu de Go, le programme Libratus a envoyé au tapis, en janvier 2017, quatre joueurs de poker professionnels . En nous laissant face à ce constat vertigineux : l’intelligence artificielle sait donc bluffer, et intégrer le bluff des autres à sa propre stratégie ! Il ne lui reste plus qu’à apprendre à démasquer les bluffeurs. ».

 

Perturbateurs endocriniens : avancées ?

Perturbateurs endocriniens : avancées ?  

La Commission européenne a présenté l’adoption de critères d’identification des perturbateurs endocriniens, présents dans des pesticides mais aussi des produits de la vie courante.   Ces substances chimiques jusqu’alors n’étaient  pas réglementées en tant que telles. Les Etats membres de l’Union européenne ont voté  mardi 4 juillet, pour tenter de se doter d’une définition commune des perturbateurs endocriniens.  Ces substances chimiques présentes presque partout dans l’environnement (pesticides, cosmétiques, matières plastiques), et susceptibles de modifier notre système hormonal.  Plusieurs pays, dont la France, le Danemark et la Suède avaient  voté contre la définition proposée par la Commission, lors du premier vote en décembre 2016. La France jugeait  trop restrictive la définition des perturbateurs endocriniens proposée par la Commission.   L’impact des innombrables produits chimiques dans le secteur agro alimentaire est contesté par les industriels. Des industriels qui exercent une énorme pression sur Bruxelles pour obtenir une réglementation à minima de ces perturbateurs endocriniens susceptibles de dérégler le système hormonal et à l’origine de nombreuses pathologies. Du coup près de cent scientifiques européens et américains ont dénoncé,  les « intérêts industriels » qui « déforment délibérément des preuves scientifiques » pour empêcher la mise en place, par cette instance européenne, d’une réglementation visant à limiter l’utilisation des perturbateurs endocriniens. « Le projet d’établir une réglementation de ce type dans l’Union européenne est activement combattu par des scientifiques fortement liés à des intérêts industriels, produisant l’impression d’une absence de consensus, là où il n’y a pourtant pas de controverse scientifique », Des scientifiques qui accusent les lobbys de déformer délibérément des preuves scientifiques pour créer une fausse impression de controverse – est régulièrement utilisée lorsque des découvertes scientifiques touchent « de puissants intérêts industriels », soulignent les scientifiques.  Les précédents de l’industrie du tabac, du secteur agrochimique ou du réchauffement climatique ont « retardé des actions préventives et eu de graves conséquences pour la santé des populations et l’environnement », avertissent-ils. Selon eux, « la très grande majorité des scientifiques activement engagés dans la recherche des causes [de l'augmentation des maladies en lien avec le système hormonal] s’accordent pour dire que plusieurs facteurs y contribuent, dont les produits chimiques capables d’interférer avec le système hormonal », appelés perturbateurs endocriniens. Avec le nouveau texte, l a France a qualifié mardi d’ »avancée importante » le vote des Etats membres de l’Union européenne sur une définition des perturbateurs endocriniens, une étape qui pourra permettre de retirer du marché des pesticides contenant ces agents chimiques potentiellement dangereux. Les ministres français de la Transition écologique, de la Santé et de l’Agriculture ont parallèlement annoncé des mesures « complémentaires ». « Une fois mis en œuvre, ce texte garantira que toute substance active utilisée dans des pesticides et reconnue comme un perturbateur endocrinien pour les humains et les animaux pourra être évaluée et retirée du marché », écrit le commissaire à la Santé, Vytenis Andriukaitis, dans un communiqué. « Il s’agit d’une avancée importante pour la santé et l’environnement », se sont félicités à Paris Nicolas Hulot, Agnès Buzyn et Stéphane Travert, tout en annonçant des mesures nationales dans ce domaine. La France, alors en pointe dans ce dossier avec la Suède et le Danemark, avait menacé l’année dernière de poursuivre la Commission si les critères de réglementation les perturbateurs endocriniens devaient être trop accommodants avec les industriels.mis cette nouvelle définition est encore critiquées par des organisations écologistes et par exemple par Yannick Jadot, député européen, «  La France a aujourd’hui eu une position beaucoup plus faible que celle de Ségolène Royal. Cette dernière contestait la position de la Commission, trop bienveillante vis-à-vis des lobbies pro-industries des pesticides. Sur ce sujet, la France a aujourd’hui abandonné. Beaucoup de dossiers environnementaux se règlent au niveau européen. Il y a un enjeu majeur à ce que la France d’Emmanuel Macron change de pied. Pour l’instant, les ambitions déclarés à Paris sont très loin de se transformer en actes à Bruxelles.

Climat : des avancées…théoriques

Climat : des avancées…théoriques

 

La grande avancée consiste surtout à réviser tous les ans les plans nationaux mais une révision qui sera volontaire et pour des contraintes elles-mêmes facultatives puisque chaque pays définira les siennes. Il est de plus en plus clair que Hollande  cherche surtout à obtenir un succès diplomatique sur cette question ( en prévision des présidentielles  2017 et pour éviter une candidature écolo)) et que pour cela le cadre de l’accord est volontairement très souple. La réunion ministérielle de lundi et mardi à Paris sur le climat a permis des progrès en matière de révision et de vérification des futurs engagements de réduction des gaz à effet de serre des parties prenantes, a déclaré le chef de la diplomatie française. Cette réunion, à laquelle ont participé 46 pays, avait pour but de donner une impulsion politique aux négociations censées aboutir en décembre à Paris à un accord universel sur la lutte contre le réchauffement climatique mais jusqu’ici laborieuses. « La réunion a été constructive. Tous les participants sont engagés pour trouver des compromis sur les grandes questions politiques », a assuré Laurent Fabius dans un communiqué, à 132 jours de la cette conférence sous égide de l’Onu, la COP21. Selon la négociatrice française, Laurence Tubiana, la réunion a permis de dégager un consensus parmi les participants sur le caractère durable et dynamique du futur accord, qui doit placer les 196 parties prenantes à la COP21 sur une trajectoire de réchauffement climatique inférieur à 2°C. Ils se sont ainsi accordés sur une clause de révision des engagements nationaux tous les cinq ans, révision sur une base volontaire mais qui ne pourra être qu’à la hausse, a précisé Laurence Tubiana à Reuters. « C’est complètement nouveau. On a un consensus de tous les grands pays » qui étaient les plus réticents, a-t-elle souligné. Les participants ont aussi accepté l’idée d’une évaluation quinquennale et collective des efforts de l’ensemble des pays par rapport à l’évolution des connaissances scientifiques, pour corriger les éventuels écarts avec les scénarios de réduction des émissions et de maîtrise de réchauffement climatique. Les participants se sont par ailleurs accordés sur la mise en place d’un cadre commun de vérification des engagements nationaux, avec les mêmes règles pour tout le monde mais des flexibilités selon le niveau de développement des pays. « Ce que nous n’avons pas encore, c’est l’idée que tout le monde est soumis à la même obligation, c’est-à-dire la notion de contrainte », a précisé la négociatrice française. Elle n’oublie pas non plus que les avancées obtenues l’ont été à 46 et qu’il reste de très nombreux pays à convaincre, même si tous les niveaux de développement et de vulnérabilité étaient représentés à cette session ministérielle informelle.

 

Régionales 2015 : élections avancées pour cause de déroute annoncée du PS

Régionales 2015 : élections avancées pour cause de déroute annoncée du PS

 

Hollande veut éviter que la déroute annoncée aux régionales vienne polluer la conférence mondiale sur le climat. Il est évident qu’un score de 6à 8% des inscrits ne donnerait pas une image très reluisante du gouvernement français. Du coup, il faut les avancer car Hollande qui s’est recentré sur les questions de société veut tirer profit de cette conférence environnementale pour redorer son blason.  D’après « Le Journal du Dimanche », le président de la République ne veut pas que les élections régionales tombent pendant la conférence sur le climat, en décembre. Les électeurs français vont être sollicités à plusieurs reprises en 2015. D’abord pour les élections départementales (ex-cantonales) puis pour les régionales. Les premières se dérouleront au mois de mars, tandis que les secondes sont annoncées  pour le mois de décembre.  Comme lors des récents scrutins, la gauche s’attend à une sévère défaite. Or, François Hollande ne souhaite pas que ces revers électoraux parasitent la conférence sur le climat, qui se déroulera à Paris du 30 novembre au 13 décembre. Pour cette raison, il souhaiterait avancer la date des élections, croit savoir Le Journal du Dimanche. « Elles pourraient avoir lieu en octobre », aurait confié à nos confrères un proche du chef de l’État.

 




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