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Vaccin Covid-19 : une quatrième dose aux plus de 80 ans

Vaccin Covid-19 : une  quatrième dose aux plus de 80 ans

Jean Castex a annoncé samedi l’ouverture de la quatrième dose de vaccin «aux plus de 80 ans ayant reçu leur dose de rappel depuis plus de trois mois», face au léger rebond de l’épidémie de Covid-19, dans une interview au Parisien. Le premier ministre a dit aussi recommander «fortement aux personnes fragiles du fait de leur âge ou de leurs pathologies de maintenir le port du masque dans les lieux clos et dans les grands rassemblements.»

Dans ce contexte, le premier ministre a dit vouloir «accompagner les personnes les plus vulnérables». En ce sens, «nous allons ouvrir dès à présent la quatrième dose aux plus de 80 ans ayant reçu leur dose de rappel depuis plus de trois mois, qui sont confrontés à une perte progressive de leur immunité», a-t-il déclaré.

Sommet union européenne à Versailles : une rencontre inadaptée aux enjeux du moment

Sommet union européenne à Versailles : une rencontre inadaptée aux enjeux du moment

 

D’une certaine manière, le sommet européen de Versailles qui devait se tenir notamment sur la question de la menace russe en Ukraine a  éludé le problème. On peut dire que les décisions certes importantes sont cependant relativement intemporelles puisqu’il s’agit de renforcer la souveraineté économique voire d’envisager une politique de défense le moment venu. Sur le strict terrain de l’énergie on a convenu que l’union européenne devrait se passer du gaz russe d’ici 2027. Quant à l’éventuelle candidature de l’Ukraine à l’union européenne elle a été renvoyée aux calendes grecques. En attendant 2027, l’union européenne reconnaît sa dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie et va donc continuer d’alimenter financièrement la dictature qui répand la terreur et la mort en Ukraine.

Sans doute pour masquer les noms décisions et les contradictions de l’union européenne, Macron a indiqué que l’Europe prendrait des sanctions encore plus massives si la Russie durcissait encore son entreprise de guerre. Des mots de synthèse très vagues qui cachent  en réalité les nombreuses oppositions en Europe tant sur le plan économique que politique vis-à-vis de la Russie.

Appel aux citoyens pour boycotter le pétrole russe

Appel aux citoyens pour boycotter le pétrole russe

Avant l’ouverture du sommet européen de Versailles, Oleg Ustenko, conseiller économique du président Zelensky rappelle dans une tribune au « Monde » que le sort de l’Ukraine est entre les mains des Européens : Poutine se croit fort car la Russie est le deuxième plus grand exportateur de pétrole du monde, mais pour l’affaiblir, il suffit de couper les robinets.

Tribune.

Le pétrole russe finance l’invasion de l’Ukraine et le meurtre de personnes innocentes. Comme cela a été le cas pour l’argent provenant de la vente des diamants de la guerre et alimentant la guerre civile en Afrique, nous devons couper ce financement à la source. Il doit être mis fin à ce commerce par le biais de pressions exercées par vous, les consommateurs, sur les entreprises et les gouvernements.

Poutine vend cinq millions de barils de pétrole par jour, dont une grande partie est destinée à l’Europe. Aujourd’hui, alors que les dirigeants européens se rassemblent pour discuter de la crise, nous appelons les citoyens du monde entier à boycotter le pétrole russe dès maintenant.

Nous sommes grandement soutenus par un grand nombre de gouvernements et de personnes. Ils accueillent nos réfugiés, nous envoient de la nourriture et des médicaments, et ont voté contre la guerre de Poutine aux Nations unies. Mardi 8 mars, l’administration Biden a décidé d’interdire toute importation de pétrole et de gaz russes aux États-Unis. Toutefois, les responsables politiques d’Allemagne, d’Italie, du Royaume-Uni et d’autres pays ont peur d’imposer un embargo immédiat. Ils craignent que les prix du pétrole flambent et que leurs électeurs ne comprennent pas leur décision, ou seront trop mécontents pour s’en soucier. Mais ce n’est pas votre cas.

Si le pétrole russe est boycotté, un dispositif peut être déployé pour résoudre les problèmes d’approvisionnement à court terme. Sur le long terme, il est évident que chaque pays, pour assurer sa sécurité nationale, doit impérativement s’affranchir rapidement de la dépendance aux combustibles fossiles. Notre demande ne fera qu’accélérer la transition requise pour lutter contre le changement climatique.

Pourtant, malgré les meurtres aveugles dans les rues d’Ukraine et les promesses d’action des dirigeants mondiaux les plus puissants lors du sommet sur le climat à Glasgow en novembre 2021, les gouvernements européens hésitent toujours. Si nous ne pouvons pas mettre fin à l’ère des combustibles fossiles face au massacre des civils et à la destruction de notre planète, que faudra-t-il ?

Simplifions-leur la tâche. Nous organisons une coalition pour suivre et localiser les pétroliers qui transportent le pétrole russe. Les Russes vont tenter de dissimuler cette information, mais nous pourrons vous communiquer l’emplacement de ces bateaux. Il y a une semaine, Shell a acheté une cargaison de pétrole russe, apparemment en raison du prix réduit de 30 dollars par baril.

La candidature de l’Ukraine à l’Union européenne: Aux calendes grecques !

La candidature de l’Ukraine à union européenne: Aux calendes grecques !

Les chefs d’État réunis à Versailles doivent notamment examiner les demandes de candidature (Albanie, Macédoine du Nord, Monténégro, Serbie)  à l’Union européenne dont celle de l’Ukraine.

Il paraît peu vraisemblable que les Européens parviennent à se mettre d’accord non seulement sur une décision d’adhésion mais même sur un calendrier. Les Européens pourraient cacher leur division avec une vague promesse le moment venu, en clair au moins dans 10 ans, d’un élargissement Ukraine incluse.

La question n’est pas seulement économique ou technique, elle est aussi géopolitique et met en jeu la nature que chaque État entretient avec Moscou non seulement actuellement mais aussi pour le futur. Bref, pour un moment encore l’Europe sera à la traîne des États-Unis pour définir sa politique étrangère

Un groupe de huit pays - menés par la Pologne, la Slovaquie et la Bulgarie - soutient la démarche de Kiev et souhaite aller vite. D’autres freinent, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, la Belgique, les Pays-Bas, mais aussi la France. «Aujourd’hui, il n’est pas question d’adhésion», souligne l’Élysée, pointant que la priorité sera d’aider ces pays après la guerre. Et pour les rapprocher de l’Union, circule l’idée de créer un nouveau statut de partenaire privilégié. Le processus d’adhésion est de toute façon très long.

Macron: une «Lettre aux Français» très banale

Macron: une «Lettre aux Français» très banale

Macron a déclaré sa candidature par une lettre français au demeurant très banale qui survole les préoccupations les plus importantes des Français et s’appuie sur des considérations très générales un peu intemporelles et trop générales.

« Depuis cinq ans, nous avons traversé ensemble nombre d’épreuves. Terrorisme, pandémie, retour de la violence, guerre en Europe : rarement, la France avait été confrontée à une telle accumulation de crises. Nous avons fait face avec dignité et fraternité.

Nous avons tenu bon sans jamais renoncer à agir. Grâce aux réformes menées, notre industrie a pour la première fois recréé des emplois et le chômage a atteint son plus bas niveau depuis quinze ans. Grâce au travail de tous, nous avons pu investir dans nos hôpitaux et notre recherche, renforcer nos armées, recruter policiers, gendarmes, magistrats et enseignants, réduire notre dépendance aux énergies fossiles, continuer à moderniser notre agriculture. Grâce à nos efforts, nous avons, avant la pandémie, réduit nos déficits et, tout au long du quinquennat, baissé les impôts de manière inédite. Tout cela nous a permis d’être crédibles et de convaincre nos principaux voisins de commencer à bâtir une Europe-puissance, capable de se défendre et de peser sur le cours de l’Histoire.

Nous n’avons pas tout réussi. Il est des choix qu’avec l’expérience acquise auprès de vous je ferais sans doute différemment. Mais les transformations engagées durant ce mandat ont permis à nombre de nos compatriotes de vivre mieux, à la France de gagner en indépendance. Et les crises que nous traversons depuis deux ans montrent que c’est bien ce chemin qui doit être poursuivi.

Nous connaissons des bouleversements d’une rapidité inouïe : menace sur nos démocraties, montée des inégalités, changement climatique, transition démographique, transformations technologiques. Ne nous trompons pas : nous ne répondrons pas à ces défis en choisissant le repli ou en cultivant la nostalgie. C’est en regardant avec humilité et lucidité le présent, en ne cédant rien de l’audace, de la volonté et de notre goût de l’avenir que nous réussirons. L’enjeu est de bâtir la France de nos enfants, pas de ressasser la France de notre enfance.

Voilà pourquoi je sollicite votre confiance pour un nouveau mandat de Président de la République. Je suis candidat pour inventer avec vous, face aux défis du siècle, une réponse française et européenne singulière. Je suis candidat pour défendre nos valeurs que les dérèglements du monde menacent. Je suis candidat pour continuer de préparer l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants. Pour nous permettre aujourd’hui comme demain de décider pour nous-mêmes.

Il n’y a pas d’indépendance sans force économique. Il nous faudra donc travailler plus et poursuivre la baisse des impôts pesant sur le travail et la production. Pour ne pas nous laisser imposer par d’autres les technologies qui rythmeront demain notre quotidien, il nous faudra aussi continuer d’investir dans notre innovation et notre recherche afin de placer la France en tête dans les secteurs qui, comme les énergies renouvelables, le nucléaire, les batteries, l’agriculture, le numérique, ou le spatial feront le futur et nous permettront de devenir une grande Nation écologique, celle qui la première sera sortie de la dépendance au gaz, au pétrole et au charbon.

C’est à la condition de cette reconquête productive par le travail que nous pourrons préserver et même améliorer ce modèle social auquel nous tenons tant et qui a fait ses preuves.

Nous lutterons contre les inégalités, non pas tant en cherchant à les corriger toujours trop tard qu’en nous y attaquant à la racine. Nous ferons en sorte que tous les enfants de France aient les mêmes chances, que la méritocratie républicaine redevienne une promesse pour chacun. Pour cela, la priorité sera donnée à l’école et à nos enseignants, qui seront plus libres, plus respectés et mieux rémunérés.

Nous investirons pour permettre à chacun de vivre le grand âge à domicile tant qu’il le peut, pour rendre les maisons de retraite plus humaines. Nous poursuivrons sans relâche notre travail pour l’inclusion de nos compatriotes en situation de handicap. En matière de santé, nous opérerons la révolution de la prévention et ferons reculer les déserts médicaux.

La force de notre modèle social est là : dans cet investissement dans l’humain tout au long de la vie, qui donne confiance aux familles et a fait de la France l’un des pays d’Europe à la plus forte natalité.

Défendre notre singularité française implique enfin de promouvoir une certaine manière d’être au monde. Un art de vivre millénaire, enraciné dans chaque région, chaque canton, chaque ville et chaque village que ce soit en métropole ou dans nos outre-mer. Une histoire, une langue, une culture que lorsque l’on est Français, on se doit de connaître, d’aimer, de partager. Une citoyenneté, qui ne repose pas seulement sur des droits, mais sur des devoirs et un engagement de chaque jour. Parce que le respect des lois n’est pas négociable, nous poursuivrons l’investissement dans nos forces de sécurité et notre justice. Nous encouragerons l’engagement avec une ambition simple : former non pas seulement des individus et des consommateurs, mais des citoyens. Faire des républicains.

Tout au long de mon mandat, j’ai vu partout un esprit de résistance à toute épreuve, une volonté d’engagement remarquable, une inlassable envie de bâtir. Je l’ai retrouvée dans notre pays mais aussi en allant à la rencontre de nos compatriotes vivant à l’étranger. En chaque lieu, j’ai perçu le désir de prendre part à cette belle et grande aventure collective qui s’appelle la France.

C’est pourquoi le moment électoral qui s’ouvre est si important. Cette élection présidentielle déterminera les directions que le pays se donne à lui-même pour les cinq années à venir et bien au-delà. Bien sûr, je ne pourrai pas mener campagne comme je l’aurais souhaité en raison du contexte. Mais avec clarté et engagement j’expliquerai notre projet, notre volonté de continuer à faire avancer notre pays avec chacun d’entre vous.

Ensemble, nous pouvons faire de ces temps de crises le point de départ d’une nouvelle époque française et européenne.

Avec vous. Pour vous. Pour nous tous.

Vive la République !

Vive la France ! »

 

Emmanuel Macron

 

Mettre fin à l’addiction aux énergies fossiles

 

Mettre fin à l’addiction  aux énergies fossiles

L’abandon de cette énergie fossile aurait des répercussions environnementales, économiques et même géopolitiques, tandis que Moscou se nourrit de cette manne financière pour faire vaciller Kiev. Par Jean-François Moreau, ingénieur, spécialiste de la transition énergétique et de l’efficacité énergétique des bâtiments. ( la Tribune)

Dans leur ensemble, les membres du gouvernement français le reconnaissent volontiers: la guerre déraisonnable que livre, depuis quelques jours, Vladimir Poutine à l’Ukraine, a démontré la capacité des Européens à s’unir quand la crise frappe à leurs frontières. En prenant des sanctions économiques et financières jamais vues auparavant, Bruxelles s’est imposée, d’une seule et même voix, pour contrer l’avancée de l’autoritarisme russe, qui ne s’attendait vraisemblablement pas à trouver sur son chemin une Europe aussi unifiée.

Celle-ci peut, et doit à présent aller encore plus loin. Car il n’a échappé à personne que la crise en Ukraine – et les réponses de l’Union européenne (UE) à l’encontre de Moscou – pourrait mener à une interruption des livraisons de gaz naturel en provenance de la Russie, aujourd’hui le premier fournisseur de l’Europe, avec 160 milliards de mètres cubes d’hydrocarbures par an (plus de 40 % des importations européennes dans le secteur). Le moment est donc venu, pour Bruxelles, de réfléchir à une réorientation de sa politique énergétique, qui pourrait avoir de grandes (et bénéfiques) répercussions.

Un problème moral

Des répercussions géopolitiques, tout d’abord. Comme l’a rappelé l’eurodéputée progressiste Aurore Lalucq sur Twitter : « Financer le gaz [russe], c’est financer la guerre de Poutine ». Un constat qui n’est pas sans poser un problème moral aux Européens, certains, comme l’Allemagne, dépendant plus fortement que d’autres des importations russes – 50 % du charbon allemand provient de Russie. A l’inverse, un pays comme la France, par exemple, mise avant tout sur la Norvège pour ses importations de gaz (36 %), Moscou arrivant loin derrière (17 %).

Couper les robinets de gaz russe n’aurait pas qu’un impact diplomatique. Il en va de l’intelligibilité de la ligne de conduite européenne. Puisqu’il n’y a qu’à voir la frilosité de Berlin, au moment de discuter de l’exclusion de la Russie de SWIFT (le plus grand réseau de transactions financières au monde), pour se rendre compte à quel point la dépendance de l’Europe à l’égard du gaz russe est source de paradoxe. Tandis que Bruxelles, d’un côté, insistait pour prendre des mesures fortes à l’encontre de Moscou, certains membres, l’Allemagne en tête, hésitaient sur leur teneur et ce principalement pour des raisons énergétiques.

A ce titre, les États membres pourraient faire un grand pas vers la transition énergétique européenne en stoppant leurs importations de gaz russe. Pour reprendre l’exemple de l’Allemagne, modèle à ne surtout pas suivre si l’on veut conduire une politique favorable à l’environnement et au climat, ses importations de charbon russe sont une véritable épine dans le pied de la transition européenne. En décidant d’arrêter le nucléaire après l’accident de Fukushima, en 2011, Berlin ouvrait en réalité grand la porte aux énergies fossiles, extrêmement polluantes, et catastrophiques pour le climat.

L’Allemagne a d’ailleurs été contrainte de repousser de 15 ans sa sortie du charbon, initialement prévue en 2023, à 2038 donc, étant donné que la houille, tout comme le gaz russe, viennent en renfort des gigantesques parcs éoliens et solaires allemands, dont l’intermittence s’avère un réel problème en cas de pics de consommation (comme en hiver). Et Robert Habeck, ministre fédéral de l’Économie et vice-chancelier, de reconnaître d’ailleurs en décembre 2021 : « Nous allons rater nos objectifs de réduction du CO2 en 2022 et 2023 ».

Si Bruxelles veut tenir ses engagements liés à la transition énergétique européenne, elle doit clarifier son propos à l’égard du gaz russe, et l’imposer à l’ensemble de ses membres. A commencer par Berlin. L’UE doit prendre appui sur la crise énergétique qui pointe pour mettre en avant la nécessité de son autonomie stratégique en la matière. Une autonomie dont l’atome est une clé de voûte, qui possède le triple avantage d’être local, décarboné et économique, pour renverser la vapeur à tout point de vue : énergétique, financier et géopolitique.

En ce sens, on peut se féliciter des annonces faites par le président français Emmanuel Macron, qui a insisté, dans son discours de Belfort, sur la réindustrialisation de notre pays grâce aux énergies renouvelables et au nucléaire. Ce dernier s’est enfin vu attribuer une feuille de route à la hauteur du rôle qu’il a à jouer dans l’avènement d’un monde neutre en carbone, après des années d’affaiblissement et de renoncements. La transition énergétique est plus que jamais, aujourd’hui, l’axe principal de la politique européenne, qui doit se nourrir de la production d’énergie décarbonée pour faire de Bruxelles, non seulement, le leader mondial de la transition énergétique, mais également l’un des piliers de la défense du monde démocratique face à l’autoritarisme qui tente de pénétrer ses frontières à l’Est.

Guerre en Ukraine et les impostures de certains candidats aux présidentielles

 Guerre en Ukraine et  les impostures de certains candidats aux présidentielles

 

Tous ceux qui se prétendaient gaulliens sont pris à revers par l’offensive menée par Vladimir Poutine. L’enjeu de la campagne présidentielle est désormais de réarmer les démocraties face aux dangers qui les menacent, observe dans sa chronique Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde ».

 

 

Le déclenchement de la guerre en Ukraine au beau milieu de la campagne présidentielle française a mis le théâtre politique français sens dessus dessous. Des acteurs qui pensaient tenir le haut du pavé sont soudain pris à revers.

A gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui espérait creuser l’écart avec ses concurrents, a le plus grand mal à justifier l’aveuglement dont il a fait preuve à l’égard de Vladimir Poutine, qu’il décrivait naguère comme une victime injustement agressée par l’OTAN. L’antiaméricanisme qui sert de grille de lecture à l’« insoumis » ne saurait tout justifier. Yannick Jadot (Europe Ecologie-Les Verts) et Anne Hidalgo (Parti socialiste), devenus les défenseurs les plus zélés du peuple ukrainien, se font fort de le lui rappeler depuis quelques jours, espérant au passage rééquilibrer un tant soit peu la balance électorale en leur faveur.

 

A droite et à l’extrême droite, l’explication est tout aussi musclée entre Valérie Pécresse et ses deux concurrents, Eric Zemmour et Marine Le Pen (Rassemblemant national), qui n’ont cessé de faire les yeux doux à l’autocrate, de l’excuser, de plaider sa cause. « Poutine le patriote », vantait, il y a peu, le chef de file de Reconquête !, Poutine auquel la candidate d’extrême droite avait rendu visite en mars 2017, un mois avant le premier tour de la présidentielle, pensant en faire un parrain de choix. Bas les masques !

Débusqué aussi François Fillon, qui siégeait au conseil d’administration de deux groupes pétroliers russes dont l’un proche de Vladimir Poutine. Alors que ce dernier venait de déclencher les hostilités, l’ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy lui trouvait encore des excuses. Ce n’est que sous l’opprobre qu’il s’est résolu à démissionner de ses mandats. Fossoyeur de la droite lors de l’élection présidentielle de 2017, il était en train de plomber la campagne de celle qui tente cahin-caha de relever le flambeau.

Rarement un événement extérieur aura autant mis à nu les acteurs et dévoilé les impostures. Les thuriféraires de la voix singulière de la France, les contempteurs de l’Union européenne (UE) sont tombés dans le piège poutinien. Ils se disaient gaulliens. Ils n’ont fait que démontrer leur coupable faiblesse à l’égard d’un dirigeant doté de l’arme nucléaire et qui n’en fait qu’à sa tête.

 

D’aucuns s’inquiètent que la campagne présidentielle, qui a tant de mal à prendre, puisse être phagocytée par la guerre en Ukraine. Il faut au contraire s’en réjouir car l’événement, par sa brutalité, a pour effet de remettre les pendules à l’heure. La France est devenue dangereusement vulnérable. Si elle veut compter dans les affaires du monde, elle doit s’en donner les moyens. Par deux fois sous ce quinquennat, l’alerte a sonné.

Poutine , l’emprise destructrice

Poutine , l’emprise destructrice

Individuelle quand une personne se livre entièrement au pouvoir d’un gourou destructeur, l’emprise peut être aussi collective quand un groupe se transforme en secte ou quand une foule s’identifie frénétiquement à des dictateurs.

Un papier d’Elisabeth Roudinesco dans le « Monde ».

L ’« emprise » désigne la domination exercée par une personne sur une autre, la victime pouvant être consciente de cette domination. Auquel cas on parlera de relation perverse avec consentement mutuel. Mais la victime peut aussi, comme le prédateur, ne pas avoir conscience de ce qui se joue pour elle. Ce type d’emprise concerne exclusivement les adultes majeurs, volontairement acquis à de telles relations.La description la plus démente et la plus rationnelle de ce pouvoir de l’emprise a été donnée par le marquis de Sade, dont l’univers romanesque est peuplé de grands fauves libertins qui ne détruisent l’autre que pour se détruire eux-mêmes. Aussi bien la victime est-elle alors – à des degrés divers – inféodée à la volonté de celui qui exerce le pouvoir.

On a beaucoup dit, à juste titre, que l’emprise était exercée par des hommes sur des femmes. Mais, à y regarder de près, on s’aperçoit aussi que l’emprise abolit la différence des sexes puisque chaque partenaire, homme ou femme, est prêt à toutes les bassesses possibles pour conserver la posture qui annihile son jugement en lui procurant de la jouissance. A tout moment, si les circonstances s’y prêtent, la victime peut se convertir en bourreau et réciproquement.

Freud a appelé pulsion de mort ces phénomènes d’emprise, caractéristiques de la condition humaine. Et il a donné le nom de transfert à un processus essentiel de la cure, par lequel, pour échapper à une emprise névrotique, un sujet a besoin de déplacer ses affects sur un thérapeute.

On voit donc combien il est complexe de définir les modalités d’une relation d’emprise, puisque, quand elle perdure, elle conduit le sujet à la destruction de soi et de toute altérité. L’emprise peut être individuelle quand une personne se livre entièrement au pouvoir d’un gourou destructeur. Mais elle peut aussi être collective quand un groupe se transforme en secte ou quand une foule s’identifie frénétiquement à des dictateurs.

Le nazisme a été, au XXe siècle, l’expression la plus incandescente de cette forme d’emprise à la fois sociale et subjective, qui n’a d’ailleurs rien à voir avec l’imaginaire sadien, individualiste et libertaire. Quand l’emprise atteint un tel degré d’horreur, l’exercice du pouvoir se confond avec la fabrication d’un système totalitaire qui vise à l’extermination de l’autreconsidéré comme appartenant à une « race » dite « inférieure » : les juifs, les homosexuels, les fous, les « anormaux » et, finalement, l’humanité entière, livrée à un génocide.

 

La Guerre en Ukraine révèle les impostures de certains candidats aux présidentielles

La Guerre en Ukraine révèle les impostures de certains candidats aux présidentielles

 

Tous ceux qui se prétendaient gaulliens sont pris à revers par l’offensive menée par Vladimir Poutine. L’enjeu de la campagne présidentielle est désormais de réarmer les démocraties face aux dangers qui les menacent, observe dans sa chronique Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde ».

 

 

Le déclenchement de la guerre en Ukraine au beau milieu de la campagne présidentielle française a mis le théâtre politique français sens dessus dessous. Des acteurs qui pensaient tenir le haut du pavé sont soudain pris à revers.

A gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui espérait creuser l’écart avec ses concurrents, a le plus grand mal à justifier l’aveuglement dont il a fait preuve à l’égard de Vladimir Poutine, qu’il décrivait naguère comme une victime injustement agressée par l’OTAN. L’antiaméricanisme qui sert de grille de lecture à l’« insoumis » ne saurait tout justifier. Yannick Jadot (Europe Ecologie-Les Verts) et Anne Hidalgo (Parti socialiste), devenus les défenseurs les plus zélés du peuple ukrainien, se font fort de le lui rappeler depuis quelques jours, espérant au passage rééquilibrer un tant soit peu la balance électorale en leur faveur.

 

A droite et à l’extrême droite, l’explication est tout aussi musclée entre Valérie Pécresse et ses deux concurrents, Eric Zemmour et Marine Le Pen (Rassemblemant national), qui n’ont cessé de faire les yeux doux à l’autocrate, de l’excuser, de plaider sa cause. « Poutine le patriote », vantait, il y a peu, le chef de file de Reconquête !, Poutine auquel la candidate d’extrême droite avait rendu visite en mars 2017, un mois avant le premier tour de la présidentielle, pensant en faire un parrain de choix. Bas les masques !

Débusqué aussi François Fillon, qui siégeait au conseil d’administration de deux groupes pétroliers russes dont l’un proche de Vladimir Poutine. Alors que ce dernier venait de déclencher les hostilités, l’ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy lui trouvait encore des excuses. Ce n’est que sous l’opprobre qu’il s’est résolu à démissionner de ses mandats. Fossoyeur de la droite lors de l’élection présidentielle de 2017, il était en train de plomber la campagne de celle qui tente cahin-caha de relever le flambeau.

Rarement un événement extérieur aura autant mis à nu les acteurs et dévoilé les impostures. Les thuriféraires de la voix singulière de la France, les contempteurs de l’Union européenne (UE) sont tombés dans le piège poutinien. Ils se disaient gaulliens. Ils n’ont fait que démontrer leur coupable faiblesse à l’égard d’un dirigeant doté de l’arme nucléaire et qui n’en fait qu’à sa tête.

 

D’aucuns s’inquiètent que la campagne présidentielle, qui a tant de mal à prendre, puisse être phagocytée par la guerre en Ukraine. Il faut au contraire s’en réjouir car l’événement, par sa brutalité, a pour effet de remettre les pendules à l’heure. La France est devenue dangereusement vulnérable. Si elle veut compter dans les affaires du monde, elle doit s’en donner les moyens. Par deux fois sous ce quinquennat, l’alerte a sonné.

Ukraine : appel aux ressortissants français et allemands de quitter le pays

Ukraine : appel aux ressortissants français et allemands de quitter le pays

la France comme l’Allemagne invite leurs ressortissants à quitter l’Ukraine en raison des risques de guerre. «Il est recommandé à tous les ressortissants français dont le séjour en Ukraine n’a pas de motif impérieux de quitter le pays», souligne la diplomatie française dans ses conseils aux voyageurs actualisés samedi. Ceux se trouvant «dans les oblasts de Kharkiv, Lougansk et Donetsk» ainsi que dans la région de Dnipro sont «appelés à quitter sans délai ces zones», ajoute-t-elle.

Plus tôt dans l’après-midi, L’Allemagne a également appelé ses ressortissants à quitter «urgemment» l’Ukraine en raison des risques de conflit armé dans le pays, selon un communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères.

Pour une réponse collective face aux cyber menaces

Une réponse collective face aux cyber menaces

 

La dématérialisation de l’information  pénètre de plus en plus l’économie et la société mais en même temps la fragilise grandement Alors que la valeur des entreprises est de plus en plus immatérielle, de nombreuses organisations cherchent à la capter ou à la détruire. Face à cela, la prévention seule ne suffit pas. Il était urgent pour les acteurs économiques de se coordonner et de contre-attaquer. En cela l’inauguration, ce mardi, du Campus Cyber, près de Paris, est une bonne nouvelle estime David Lacombled , président de la Villa numéris ( dans l’Opinion)

Selon le Baromètre Anozr Way paru en janvier, le nombre d’attaques dans le monde double d’année en année. Les pays les plus riches sont les plus exposés. Les Etats-Unis ont concentré la moitié des attaques au monde en 2021 suivis de l’Europe pour un quart. En France, tous les deux jours, une entreprise se fait racketter selon une technique dite de l’hameçonnage (ransomware) lui réclamant une forte rançon pour lever (prétendument) la menace de divulguer ses données ou d’engorger jusqu’à étouffement son système d’information.

Payer ne suffit pas, loin s’en faut, à retrouver l’intégrité de son système. Les entreprises ne communiquent pas sur ce sujet au risque d’attester d’une certaine faiblesse de leurs investissements et leurs processus pour se protéger. Au-delà, l’étude montre des effets de contagions provoquant des dégâts de proche en proche : « une entreprise attaquée en met 150 autres en danger à cause des attaques par rebond». Ainsi, «13% des entreprises victimes de ransomware en France en 2021 sont des entités partenaires ou clientes d’une première victime. Chaque entreprise victime expose en moyenne les données personnelles de 5500 personnes (collaborateurs, clients, patients). »

Talon d’Achille numérique. Les soubresauts géostratégiques, les menaces de guerre en Ukraine, les perspectives électorales et une sortie de crise sanitaire qui n’en finit pas sont autant de facteurs exogènes servant de prétexte à des organisations criminelles pour passer à l’attaque. Des salariés à distance, en télétravail, pour peu qu’ils ne soient pas suffisamment formés aux risques, offrent parfois des possibilités d’entrée dans les systèmes d’information comme on parlerait de voie d’eau dans un sous-marin. Les vulnérabilités humaines constituent autant de portes grandes ouvertes à l’extérieur. Un lien cliqué par mégarde dans un e-mail d’apparence sibylline peut avoir des conséquences désastreuses. Il en va de même pour les personnes trop bavardes sur les réseaux sociaux qui attirent ainsi l’attention. Les attaques sont d’autant plus dommageables que de longs mois peuvent s’écouler avant qu’elles ne puissent être détectées, trop tardivement, pour organiser une riposte adaptée. Par ailleurs, si l’extraction et l’exploitation des données permettent aux entreprises de développer une connaissance intime et de plus en plus prédictive de leurs consommateurs, ces mêmes données en disent également beaucoup de ces entreprises aux pirates pour en dresser la carte des points névralgiques.

Les dommages et les pertes sont difficilement mesurables. Certaines entreprises victimes perdent jusqu’à 25% de leur chiffre d’affaires. Si les attaques contre les institutions publiques, aux systèmes informatiques plus fragiles mais aux caisses vides, telles des hôpitaux, permettent de frapper les esprits, ce sont les PME les plus exposées aux risques car les grandes entreprises sont elles-mêmes mieux équipées pour y parer.

Naturellement, la menace cyber ne se limite pas au seul hameçonnage. Les techniques sont variées et massives. Face à l’insécurité grandissante, il était urgent d’apporter une réponse collective et coordonnée. En cela, la réunion d’un écosystème, regroupant acteurs privés et publics, dans un même lieu permettant de l’incarner, le Campus Cyber, porte la promesse d’une intelligence accrue, d’une mutualisation de connaissances et de ressources pour se défendre à bon niveau. Son succès dépendra, comme PariSanté Campus inauguré il y a quelques semaines, d’une alchimie savante à initier et à faire vivre entre les entreprises, jeunes pousses comme grands groupes, les ministères publics et les acteurs académiques. Sans doute demain des organisations représentatives de collectivités territoriales pourront-elles également apporter leurs connaissances fines du maillage économique.

La France peut ainsi affirmer sa volonté de se défendre et d’exposer ses savoir-faire là où d’autres nations l’avaient devancée. Ainsi, en moins de huit ans, Israël, avec le regroupement de ses entreprises dans un Cyber Park, est devenu le deuxième acteur mondial de la cybersécurité, derrière les Etats-Unis qui concentrent leurs talents à New York. Avec Skolkovo, la Russie dispose elle aussi de son propre centre de recherche. Même dans des guerres cybernétiques, il importe d’afficher le nombre de ses divisions, de ses troupes et de son artillerie.

David Lacombled est président de la Villa numéris.

Présidentielle : le JDD souligne la remontée de Zemmour

Présidentielle : le JDD souligne la remontée de Zemmour 

 

Ce n’est sans doute pas un hasard si le JDD souligne la remontée de Zemmour  et titre même que ces derniers talonne la candidate des Républicains.

Le  JDD se fonde sur la moyenne de sondages ce qui méthodologiquement est très approximatif et en tout cas non pertinent d’un point de vue statistique. La vérité c’est que si Macron est toujours en tête, la plupart des sondages pas trop manipulés montrent que Marine Le Pen devance très légèrement Valérie Pécresse et que Éric Zemmour se trouve plus loin.

Cette analyse du JDD n’est pas étonnante, elle est nettement orientée comme la plupart des médias désormais sous la tutelle de Bolloré principal soutien de Zemmour.  A gauche, Jean-Luc Mélenchon reste nettement en tête à 9,7 %. Suivent, sous la barre des 5%, l’écologiste Yannick Jadot (4,7 %), Christiane Taubira (4 %), le communiste Fabien Roussel qui poursuit son ascension (3,7 %, soit une hausse de plus d’un point en une semaine) et la socialiste Anne Hidalgo (2,4 %). Curieusement on parle peu des abstentions qui risquent d’atteindre un chiffre record content tenu du niveau actuel de la campagne électorale ( sans doute au moins 35 % d’abstention).

Une abstention record au premier tour de l’élection présidentielle, de toute l’histoire de la Vème république. C’est ce que révèle un sondage Odoxa – Backbone Consulting réalisé pour Le Figaro sur «Les Français et l’abstention à l’élection présidentielle de 2022»*. Selon cette étude, près de 3 Français sur 10 ne s’intéressent pas à cette élection présidentielle, et 2 sur 3 (65%) anticipent une abstention plus importante à cette élection qu’aux précédentes.

 

* Ifop, Ipsos, Elabe, Harris Interactive, BVA, OpinionWay et Odoxa. S’agissant des rollings quotidiens de l’Ifop et d’OpinionWay, nous ne retenons pas chacune de leur « vague » mais celles réalisées sur une période de temps différente, après renouvellement en intégralité de leur échantillon. 

Aux Etats-Unis, l’inflation accélère encore

Aux Etats-Unis, l’inflation accélère encore

Un record depuis 40 ans avec une hausse de plus 7,5 % sur un an aux États-Unis en janvier.

Une inflation qui devrait normalement précipiter le programme de réajustement des taux initialement prévus avec des hausses à trois reprises d’un quart de point et qui pourraient être multipliées par deux ou trois. De toute façon les taux d’intérêt risquent de courir après l’inflation qui va contaminer économie et bousculer les politiques monétaires.
En France on a noté aussi une révision à la hausse des prévisions d’inflation prévue à 2,5 % et qui pourraient atteindre de 3 à 3,5 % % d’ici mi 2022. La différence avec les États-Unis c’est que la banque centrale européenne n’a pas pour l’instant décidé de perspectives de hausse des taux

 En s’affichant à + 7,5% en janvier par rapport à janvier 2021, l’indice des prix à la consommation (CPI) aux Etats-Unis a accéléré plus que prévu, la plus forte progression depuis février 1982. En décembre, il avait déjà augmenté de 7%.

 

L’enjeu de l’accès aux algorithmes

L’enjeu de l’accès aux algorithmes 

 

Des chercheurs, des acteurs du numérique ainsi que des élus, rassemblés dans un collectif, demandent, dans une tribune au « Monde », à ce que la régulation européenne des nouvelles technologies en cours d’étude permette à la recherche d’accéder à leurs données.

 

Tribune.

 

Scandales à répétition, potentielles interférences aux processus démocratiques, augmentation continue de la haine en ligne, impacts psychologiques… Selon une étude publiée en ligne le 2 septembre 2020, les algorithmes sous-jacents au fonctionnement des plates-formes de contenus seraient la principale cause de la circulation rapide des contenus nuisibles en ligne.

La réalité est que nous ne savons rien, ou si peu. Nous ne pouvons plus accepter d’avoir, d’un côté, les grandes plates-formes ayant la maîtrise de leurs données et, de l’autre, les citoyens et les institutions cherchant à deviner ce que celles-ci contiennent : « Facebook et les autres plates-formes de la Silicon Valley ont perdu leur droit au secret », comme l’a déclaré, le 26 octobre 2021, devant le Sénat américain, le professeur de droit Nathaniel Persily. L’accès aux données est désormais un enjeu régalien.

Qui n’a pas déjà eu le sentiment d’être « pisté » par l’algorithme, à la suite d’une suggestion publicitaire presque trop opportune pour être le fruit du hasard ? D’avoir cliqué sur une vidéo s’interrogeant sur les origines du Covid-19 sur YouTube et se retrouver, trois vidéos plus tard, à interroger, cette fois, la réalité des pyramides ? De s’inquiéter pour la santé mentale et émotionnelle de son enfant, en permanence sur ses écrans ?

Selon un sondage publié en décembre 2021 par le Washington Post, 56 % des Américains pensent que Facebook a un impact négatif sur la société. Une autre étude d’opinion montrait qu’en 2019 seuls 20 % des Européens feraient confiance aux réseaux sociaux. L’entreprise elle-même reconnaît que 64 % des personnes qui ont rejoint des groupes extrémistes sur sa plate-forme l’auraient fait parce que des algorithmes les y ont dirigées. Et, chaque semaine, plus de 90 % des Américains et Européens utilisent ces mêmes réseaux.

Ces plates-formes sont nées dans un climat de naïveté et de laxisme quant aux usages d’un Internet ouvert et sans modération. L’utopie était trop belle. Car les réseaux sociaux ont des effets paradoxaux. Libérateur de parole lors du « printemps arabe » de 2010, ils peuvent aussi être des entraves à la démocratie, devenant des instruments de contrôle et de censure de la population pour certains gouvernements.

Dans cette course, entre mouvement féministe populaire ou complot antidémocratique, les algorithmes semblent ne pas trancher. Et dans l’assassinat de Samuel Paty, l’attentat antimusulman de Christchurch, ou l’attaque du Capitole, les réseaux sociaux sont incriminés. Se met alors en place une controverse sans issue : entre ceux qui accusent les réseaux sociaux d’alimenter tous les maux de nos sociétés et les plates-formes qui nient toute responsabilité mais verrouillent les accès à toute enquête basée sur les données liées à ces événements. Faisant de notre modèle démocratique la principale victime de ce débat stérile. C’est l’utopie déchue.

Politique Les Français de plus en plus à droite ?

Politique Les Français de plus en plus à droite ?

 

Ce qui est évident, c’est que les Français votent de plus en plus pour la droite et l’extrême droite. De là à conclure que les français se situent idéologiquement à droite y a un pas à franchir. En effet ce qui explique d’abord le vote très majoritaire à droite c’est la défaillance complète des partis de gauche complètement éclatés dans un nombre de familles incalculables et qui ont tellement déçu depuis plus de 20 ans avec un discours très radical lors des campagnes électorales et une gestion finalement assez semblable aux partis qui les ont précédés.

C’est parce que la gauche est complètement discréditée en ce moment que la droite progresse. Pour preuve la majorité des Français n’adhère pas au libéralisme économique. C’est pourtant ce qui d’un point de vue idéologique caractérise une adhésion politique à la droite ( avec le libéralisme politique). La vérité sans doute c’est que les Français sont très partagés sur de nombreux sujets et qu’il est difficile de les identifier à travers une case politique bien précise.

Après une crise sanitaire et un quinquennat mené par un président de la République ayant fait ses gammes à gauche, les Français se positionnent de plus en plus à droite politiquement. C’est le constat que dresse une étude menée par OpinionWay pour le Cevipof, centre de recherches politiques rattaché à Sciences Po, réalisée entre le 23 décembre 2021 et le 10 janvier 2022 et dévoilée  dans le Figaro.

Ce « baromètre de la confiance politique », mené depuis 2009, établit qu’actuellement, 32% des Français se classent politiquement à droite, et 11% à l’extrême droite. De l’autre côté de l’échiquier politique, 17% se disent de gauche et 6% se placent à l’extrême gauche. Enfin, 14% s’estiment au centre, quand 20% ne se prononcent pas.

Des résultats, qui ramenés à ceux de 2017, viennent témoigner du basculement à droite d’une partie des Français. Il y a cinq ans, 26% d’entre eux se disaient de droite. Soit six points de moins qu’actuellement.

De même, la part de Français se situant à l’extrême droite a grimpé de quatre points sur la même période, passant de 7% en 2017 à 11% aujourd’hui. Le phénomène s’est accru ces derniers mois. Alors que la part se plaçant à l’extrême droite était retombée à 7% en février 2021, elle a connu une importante remontée en un an. Les résultats de l’étude sont toutefois contradictoires.

En effet, les résultats de l’enquête menée par OpinionWay pour le Cevipof témoignent d’un paradoxe. Bien qu’ils se positionnent plus à droite qu’il y a cinq ans, les Français sont en parallèle plus que jamais hostile au libéralisme économique.

73% d’entre eux pensent que « l’économie actuelle profite aux patrons aux dépens de ceux qui travaillent », et 57% jugent que « pour établir la justice sociale, il faudrait prendre aux riches pour donner aux pauvres ».

De même, concernant les questions de société, 61% des Français estiment que « la procréation médicalement assistée (PMA) est une bonne chose pour les femmes seules ou homosexuelles ». Tout en étant 63% à juger qu’ »il y a trop d’immigrés en France ».

Difficile donc d’y voir clair, d’autant que 39% des sondés disent souhaiter voir à la tête du pays « un homme fort qui n’a pas à se préoccuper du Parlement ou des élections », soit une dictature, et 27% une junte militaire.

krach boursier en cours aux Etats-Unis

krach boursier en cours aux Etats-Unis

 

La correction subie par Wall Street entre le 18 et le 21 janvier n’est qu’un avant-goût, s’inquiète Arnaud Leparmentier, correspondant du « Monde » à New York, dans sa chronique.(extrait)

 

Chronique.

Les Français ne le savent pas encore, protégés des soubresauts des marchés financiers par la planche à billets de la Banque centrale européenne (BCE) et par les déficits budgétaires français, mais le krach est là. Wall Street connaît une sérieuse dégelée et a vécu du 18 au 21 janvier sa pire semaine depuis le début de la pandémie. Le recul n’épargne plus les stars technologiques (Apple, Amazon, Netflix…), et le Nasdaq a perdu plus de 15 % depuis son plus haut, en novembre 2021. L’indice général S&P 500 est en retrait près de 8 %, avec aucune bonne nouvelle en perspective.

Ah si : le phénomène devrait ravir les pourfendeurs des milliardaires. Selon l’agence Bloomberg, Elon Musk (Tesla) a perdu près de 100 milliards de dollars, sa fortune étant passée de 338 milliards en novembre à 243 milliards le 21 janvier. Jeff Bezos, patron d’Amazon, a « fondu » de 45 milliards et ne détient plus que 177 milliards. Pour Bill Gates, la baisse est 25 milliards de dollars (avec une fortune estimée à 129 milliards). Depuis le 1er janvier 2022, les dix premiers milliardaires de la planète ont perdu 125 milliards de dollars, soit 9 % de leur fortune, sans que rien ne change sur la planète. Ils avaient gagné 402 milliards en 2021.

Dans tout krach, on finit par trouver un gagnant. Warren Buffett, propriétaire de Berkshire Hathaway, s’en sort : le sage d’Omaha, investisseur dans des actions traditionnelles (plus Apple), avait réalisé une mauvaise performance pendant la pandémie. Mais celles-ci résistent mieux en période de hausse des taux. Lentement, la « tortue » Buffett rattrape les « lièvres » de Wall Street, en particulier Cathie Wood, star des dernières années pour avoir investi dans les valeurs d’hypercroissance, dopées par l’argent gratuit et la pandémie. Son fonds ARKK a été divisé par deux en un an, avec la fin de la spéculation effrénée, le recul de la pandémie et la perspective de hausse des taux (les dividendes de demain et donc les actions valent moins si le taux d’actualisation augmente).

Covid: en baisse aux États-Unis

Covid: en baisse aux États-Unis

Une baisse des contaminations a été constatée hier mercredi Le nombre moyen de nouveaux cas quotidiens s’élevait lundi à 700.000 environ, contre un pic à quasiment 800.000 le jeudi précédent, selon les chiffres des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC). Ces données doivent encore être prises avec prudence en raison d’un long week-end férié aux États-Unis.

Politique: SMIC à 1.400 euros, TVA à 0%, augmentation des salaires, allocations pour tous etc : la foire aux enchères sociales de Taubira

PolitiqueSMIC à 1.400 euros, TVA à 0%, augmentation des salaires, allocations pour tous etc : la foire aux enchères sociales de Taubira

 

 

La campagne présidentielle avait déjà mal commencé avec des promesses sociales douteuses comme par exemple le doublement du salaire des enseignants  par Hidalgo mais à peu près tous les candidats promettent la lune au plan salarial et des allocations augmentées ou créées. Bref le sentiment que faute de vision prospective sur l’avenir du pays, les candidats à l’élection présidentielle adoptent davantage une position de syndicaliste que de président de la république. Notons d’ailleurs que nombre de ces propositions ne dépendent pas de l’État mais des entreprises et par ailleurs évidemment qu( elles ne sont pas financées lorsque cela dépend du champ de responsabilité de l’État ou des collectivités en général.

De la part de Taubira  en particulier, une sorte de foire aux enchères où sont reprises certaines revendications des gilets jaunes, auquel on ajoute celles des gilets verts écolos et celle des gilets rouges gauchistes.

Faute devrait programmes explicités,la  ministre du mariage pour tous a promis de combattre « les inégalités, les injustices et les discriminations », évoquant la jeunesse, la justice sociale, l’écologie et la démocratie.

Au programme: « la nécessaire et urgente transition écologique », « une conférence sur les salaires » contre « la démoralisation, les discours de haine et les propos belliqueux », « le risque de dislocation sociale » ou encore « les colères qui nous font descendre dans la rue et occuper les ronds-points ».

Elle reprend  son compte l’une des propositions-phares des « Gilets jaunes »: le référendum d’initiative citoyenne.

Ce n’est pas tout: si elle devient présidente, les étudiants bénéficieront d’un revenu de 800 euros par mois pendant cinq ans de la même façon que le SMIC sera revalorisé à « 1.400 euros net » et les grandes fortunes fiscalisées « à partir de 10 millions d’euros de patrimoine ».

« La pandémie [ayant] révélé une souffrance sociale qui a frappé toutes les générations », l’ex-députée guyanaise s’est engagée à recruter 100.000 soignants et à revoir « sans tabou » les conditions d’installation des médecins traitants pour lutter contre les déserts médicaux.

En attendant le vote des 110.000 participants de la « Primaire populaire » qui se tiendra du 27 au 30 janvier, elle souhaite enfin améliorer les droits des travailleurs des plateformes numériques ou encore instaurer « une TVA à taux 0 pour les produits de l’agriculture biologique ».

Pour un peu l’intéressée annoncerait la gratuité de la baguette dans les supermarchés!

 

Environnement Une taxe carbone ratatinée aux frontières de l’UE

Environnement-Une taxe  carbone ratatinée  aux frontières de l’UE  

 

Michel Barnier, ancien commissaire européen et candidat au congrès LR, et Jean-Michel Naulot, ancien membre de l’Autorité des marchés financiers, estiment  dans le JDDque le projet d’une taxe carbone ratatinée. (extrait)

 

Notons cependant que cette taxe carbone soutenue par les écolos et autres économistes convertis récemment à l’écologie pourrait bien jouer un rôle de boomerang car les importations taxées du fait du carbone entraîneront nécessairement des mesures de rétorsion des pays exportateurs.( Sans parler de l’effet d’une taxe carbone sur les matières premières incorporées dans les exportations européennes) NDLR

tribune dans le JDD

Le 21 juillet 2020, après la conclusion de l’accord sur l’emprunt européen, Emmanuel ­Macron s’était félicité d’un « ­accord historique ». Il avait également tenté de rassurer les Français en déclarant : « Ce n’est pas le contribuable français qui paiera cette dette. » Quelques mois plus tard, le 16 décembre 2020, le Conseil ­européen et le Parlement ont donné mandat à la Commission de faire des propositions sur trois nouvelles ressources européennes : une taxe carbone aux frontières afin de lutter contre la concurrence déloyale des entreprises fortement émettrices de carbone, une taxe sur les entreprises du secteur numérique, une réforme du marché européen du carbone avec une possible extension à l’aviation et au transport maritime. La feuille de route était claire et vertueuse sur le plan écologique. Les ressources devaient être

entre 5 et 14 milliards par an. Maintenant on ne compte plus que sur 1 milliard à partir de 2026. La taxe carbone aux frontières rapporterait autour de 1 ­milliard d’euros à partir de 2026… Un montant sans rapport avec l’ambition initiale. La taxe numérique a disparu à la demande des États-Unis qui la jugent discriminatoire. Elle serait remplacée par un prélèvement de 15% sur les ressources revenant aux États dans le cadre de l’accord OCDE sur l’impôt des multinationales, un accord qui est encore loin d’être finalisé. Quant à la réforme du marché européen du carbone, dont les recettes sont affectées aux États depuis l’origine, elle consisterait en un prélèvement de 25% sur ces recettes, le marché étant étendu au secteur maritime, au bâtiment et au transport routier. Cette ressource représenterait 12 milliards à partir de 2026.

L’essentiel des ressources nouvelles ne vient donc plus de la taxe aux frontières et de la taxe numérique, des taxes extérieures à l’UE , mais de transferts en provenance des États et de nos concitoyens. De plus, les 15 milliards ainsi récoltés n’iraient que pour moitié au remboursement de l’emprunt en raison d’un transfert, pour le moins inattendu, d’une partie des nouvelles ressources vers le Green Deal.

Les conséquences de ces propositions seraient considérables. Le remboursement de l’emprunt (15 milliards par an) ne serait couvert qu’à moitié. Les prélèvements sur le marché du carbone et sur l’impôt des multinationales priveraient par ailleurs les États de ressources importantes. Enfin, l’élargissement du marché au bâtiment (chauffage) et au transport routier (carburant) provoquerait une levée de boucliers dans un pays comme le nôtre qui a connu les Gilets jaunes et les barrages routiers…

Tout ceci est difficilement acceptable. Au-delà de l’indélicatesse du procédé qui consiste à prendre dans la poche des États et des citoyens à défaut d’un accord sur de nouvelles taxes extérieures, il serait extrêmement grave de renoncer à un projet d’ampleur pour la taxe carbone aux frontières. Si l’on n’avance pas résolument dans cette voie, alors qu’il y a une urgence climatique, nos grands sites industriels vont terriblement souffrir. De quoi accélérer la délocalisation. L’Europe industrielle risque en quelque sorte de mourir guérie. En moins de cinq ans, le prix du carbone sur le marché européen des droits à polluer est en effet passé de 5 euros la tonne à 80 euros!

Les chefs d’État et de gouvernement sont désormais au pied du mur. Ils doivent reprendre la main. La taxe carbone aux frontières est essentielle pour le remboursement de l’emprunt, pour notre compétitivité et pour l’avenir de la planète. On serait tenté d’ajouter : pour la confiance de nos concitoyens dans leurs institutions nationales et européennes. En effet, à quoi bon l’emprunt si, après tant de promesses solennelles, l’ambitieux projet de taxe carbone aux frontières est quasiment abandonné et qu’en plus ce sont nos concitoyens qui règlent la facture? L’accord historique n’aurait alors été qu’un jeu de dupes.

Vaccin Covid : Des doses périmées offertes aux pays pauvres !

Vaccin Covid : Des doses périmées offertes aux pays pauvres !

 

Ce sont 100 millions de doses de vaccins qui ont été refusés ou brûlés par les pays pour car la date de péremption était trop proche et ne permettait pas une vaccination à temps.

La preuve sans doute de la relativité de la solidarité mondiale. Notons que certains pays ne comptent que 10 % de personnes vaccinées quand les pays riches atteignent des niveaux de 80 à 90 %.

Le problème c’est que tant que l’ensemble de la population ne sera pas vacciné dans le monde il sera impossible de parvenir à une immunité collective totale. De nouveaux variants pourraient alors apparaître dans ces pays pauvres et contaminer alors le monde entier.

Les pays pauvres ont refusé le mois dernier de recevoir quelque cent millions de doses de vaccin contre le Covid car leur date de péremption était proche, ont indiqué les Nations unies jeudi. L’Organisation mondiale de la santé a accusé à de multiples reprises les pays riches de s’être accaparés des vaccins et de ne donner aux pays pauvres que des vaccins à courte durée de conservation. Une «honte morale», pour l’OMS.

 

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