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Industrie : forte hausse aux Etats-Unis

Industrie : forte hausse aux Etats-Unis

 

L’activité manufacturière s’est accélérée en février aux Etats-Unis, à son rythme le plus soutenu depuis près de quatre ans, en raison notamment de la croissance des commandes nouvelles, montrent jeudi les premiers résultats de l’enquête mensuelle Markit auprès des directeurs d’achats. L’indice PMI ressort à 56,7 en février en première estimation (flash), au plus haut depuis mai 2010, contre 53,7 en janvier. Tout indice au-dessus de 50 atteste d’une croissance du secteur concerné. La composante des commandes nouvelles est ressortie à 58,8, au plus haut depuis mai 2010 également, tandis que celle de la production a progressé de 53,5 en janvier à 57,2 en février. « L’indice PMI manufacturier flash fournit les premières indications d’un rebond de la production après le ralentissement pour des causes climatiques observé en janvier », commente Chris Williamson, chef économiste de Markit. « La poursuite de la croissance semble probable dans les mois à venir, laissant penser que l’économie jouit fondamentalement d’une santé robuste ».

 

Hollande ridiculisé dans la presse aux Etats-Unis

Hollande ridiculisé dans la presse aux Etats-Unis

 

La presse aux Etats-Unis consacre très peu de place aux enjeux politiques pour la venue de Hollande. 80 à 90% des médias traitent surtout de sa vie privée pour le moins non conventionnelle d’un point de vue américain. Du coup, on risque surtout retenir cet aspect du représentant de la France. En Fait Hollande est complètement inconnu aux USA, il n’a commencé à faire la une que lors de ses frasques. Des frasques qui embarrassent beaucoup le protocole car l’invitation avait été lancée à Hollande et Trierweilller (il a fallu refaire à la hâte tous les cartons d’invitation et les plans de tables). On peut par ailleurs s’interroger sur le caractère de visite d’Etat accordé à Hollande. En fait il s’agit surtout pour Obama de se faire pardonner de ses lâchages sur la Syrie et sur l’Iran. Deux théâtres politiques où la France s’est retrouvée complètement isolée quand Obama a traité directement avec Poutine et sans en informer la France. En clair, Obama a lâché son unique allié et il faut donc tenter de rafistoler les relations. Pas sûr pour autant que la France, encore citée en exemple pour ses interventions en Afrique soit très concrètement soutenue par les Etats –Unis qui ont mieux à faire que de s’embourber dans de nouveaux conflits. En conclusion une rencontre très ambigüe et qui aurait pu attendre que le choc Trierweilller soit un peu mieux amorti afin qu’on retienne surtout les questions économiques et politiques. Parmi ces dernières, la fiscalité des grands leaders américains du net mais là pas sûr qu’Obama soit très disposé à soutenir Hollande pour que les géants américains payent davantage d’impôts en France (aux USA, peut-être et encore ce n’est pas certain).

Pacte: « pas un cadeau aux patrons mais aux entreprises », la dialectique vasouillarde de Sapin !

 

Pacte: « pas un cadeau aux patrons mais aux entreprises », la dialectique vasouillarde de Sapin !

Sapin pédale dans la choucroute sémantique pour expliquer le pacte de Hollande. D’abord, il admet maintenant qu’on ne peut fixer à priori un chiffre pou la création d’emploi.  Ensuite il réaffirme quand même la nécessité de contreparties mais c’est pour le moins vasouillard et c’est précisément ce qui fera capoter la nouvelle cathédrale administrative de Hollande. Enfin à la veille des élections municipales, alors Sapin – pour faire gauche- de parle pas de réconciliation avec les patrons mais avec les entreprises. « Ce n’est pas aux patrons que l’on fait un cadeau mais aux entreprises à qui l’on donne les moyens de créer des emplois », a déclaré M. Sapin.  Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT, qui l’accuse d’avoir passé un pacte avec le Medef, « fait une erreur d’appréciation et même d’expression », ajoute le ministre pour lequel « ce n’est pas un pacte avec le diable ». « L’entreprise est une communauté humaine dans laquelle il y a, avant toute chose, des travailleurs et des salariés », dit-il.   »Il y a dans l’entreprise des intérêts différents qui, à un moment donné, peuvent converger dans un compromis gagnant-gagnant : c’est cela le dialogue social. Ça n’efface pas le conflit, ça permet de le dépasser. Et c’est de cela que nous avons besoin aujourd’hui », poursuit-il.   »Je ne pense absolument pas que la gauche se sente en opposition avec ce qu’on appelle dans un jargon incompréhensible la politique de l’offre. A condition d’expliquer les efforts nécessaires et qu’il y ait des contreparties sur la table », explique M. Sapin.  Selon lui, « il faut moins afficher mais faire plus, et regarder plusieurs dimensions et pas une seule. Dans certains secteurs, l’enjeu, c’est d’éviter des destructions d’emplois. Dans d’autres, d’en créer le plus possible. Il faut que les engagements soient réels, mesurables et vérifiables ». Pour autant, « donner un chiffre global » semble « spectaculaire mais est peu opérationnel », juge-t-il.  Le ministre du Travail rappelle enfin que « le président de la République a dit que ce pacte devait être établi le plus rapidement possible ». « L’horizon, c’est celui du printemps, entre mars et juin », selon lui.

Sondage- Hollande : la descente aux enfers jusqu’où ?

Sondage- Hollande : la descente aux enfers jusqu’où ?

Dans le denier sondage, Hollande recule à nouveau pour tomber au record historique d’impopularité de 23%. Sa conférence de presse et notamment son fameux pacte de responsabilité n’ont pas changé la donne ; Il est évidemment encore sanctionné sur sa politique économique et en particulier sur sa promesse d’inverser la courbe du chômage, promise aux vœux de 2012 et scandé tout au long de l’’année 2013. Une promesse idiote quand on ne prend pas les moyens d’améliorer la compétitivité de l’économie, donc la croissance et donc aussi l’emploi. La boite à outils qui devait redresser la croissance est donc rangée dans le placard aux oublis. Nouveau slogan désormais, le pacte de responsabilité, véritable cathédrale administrative qui essaye de faire le grand écart entre les vœux des entreprises et la gauche qui veut des contreparties immédiates illusoires. Avec une concertation plus ou moins bidon qui va durer des mois. Au mieux l’ application n’entrera en vigueur qu’en 2015. Il faudra d’abord des effets économiques et ce n’est qu’ensuite qu’éventuellement on pourra constater les conséquences sur le chômage (fin 2015 ou 2016). Dans le même temps Ayrault brouille le message en voulant remettre à plat la fiscalité (entreprises et ménages). Avec des propositions souvent qui contredisent la diminution des prélèvements obligatoires. Résultat, il y aura encore davantage de chômeurs en 2014 et le maintien d’un taux de chômage très important en 2015. Or c’est la question centrale pour les français, Hollande ne remontera pas la pente de la popularité. Avec la fessée électorale qui se profile surtout aux européennes, il aura encore moins de crédit pour réaliser des réformes. Pire la méfiance sera telle d’ici quelques mois que même des reformes pertinentes seront aussi contestées. Autant dire que Hollande va être complètement paralysé et jusqu’en 2017 ( normalement !) . Pour ajouter à la confusion la gauche s’engouffre dans des réformes sociétales qui ne sont pas la priorité, des reformes mal préparées et qui divisent un peu plus. Or la dynamique économique repose surtout sur la crédibilité de la gouvernance, sur la confiance. Une confiance qui fait totalement défaut. Pour Hollande c’est la descente aux enfers assurée mais pour le pays aussi.

Réforme des aides aux travailleurs pauvres

Réforme des aides aux travailleurs pauvres

 

Un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) sur la lutte contre la pauvreté remis jeudi au Premier ministre demande au gouvernement de tenir sa promesse d’une réforme rapide des mécanismes de soutien aux travailleurs pauvres. Selon un de ses deux auteurs, François Chérèque, Jean-Marc Ayrault a promis de fusionner revenu de solidarité active (RSA) d’ »activité » et prime pour l’emploi (PPE) dans le cadre de la réforme de la fiscalité qu’il lancera dans les prochains jours. L’ex-secrétaire général de la CFDT et son co-rapporteur, Simon Vanackere, évaluent les résultats d’un an de plan contre la pauvreté – 61 mesures adoptées le 21 janvier 2013 – et les jugent globalement positifs mais émettent des réserves. « On a une réserve sur le fait que la fusion RSA activité-PPE n’est pas faite. On nous renvoie à la réforme de la fiscalité mais ça serait bien que ça se fasse cette année », a ainsi dit François Chérèque lors d’une conférence de presse.  Encore faudrait-il que le gouvernement renonce à faire cette réforme à coût constant, ont laissé entendre les deux auteurs. »Le faire à coût constant veut dire qu’on entérine plusieurs années de gel de la PPE depuis 2008 et 68% de non recours au RSA activité, ce qui fait plus de 1,5 milliard d’euros non dépensés chaque année sur cette prestation là », explique Simon Vanackere. « Une fusion à coût constant, ça fait moins d’argent par personne », renchérit François Chérèque. « Ce n’est pas possible. »La PPE est une aide au retour à l’emploi et au maintien de l’activité professionnelle calculée en pourcentage du revenu d’activité et déduite de l’impôt sur le revenu à payer, ou versée directement si le bénéficiaire n’est pas imposable.

 

PSA – « Ça ne coûtera rien aux contribuables », dit Arnaud Montebourg le magnifique !

PSA – « Ça ne coûtera rien  aux  contribuables », dit Arnaud Montebourg le magnifique !

Sil n’existait, pas sûr qu’on pourrait l’inventer. Montebourg le magnifique affirme-sans rire-  que l’investissement de l’Etat dans le capital de PSA ne coutera rien au motif qu’on le fiancera avec la ventes d’autres participations. Curieuse, très curieuse conception de la gestion du « redresseur productif. Un peu comme si un comptable indélicat disait à son patron j’ai détourné telle somme mais ne vous inquiétez pas je l’ai comblée avec les fonds d’un autre compte. Pas sûr en effet que l’argent de PSA reviendra compte tenu de la dégradation de sa rentabilité et surtout de son manque de puissance industrielle. « Ça ne coûtera pas d’argent aux contribuables ». C’est en ces termes qu’Arnaud Montebourg est revenu au micro de RTL sur la confirmation par PSA de l’arrivée dans son capital du chinois Dongfeng et de l’État français dans le cadre de son projet de renflouement de 3 milliards d’euros.  « Nous avons 71 participations dans des grandes entreprises françaises qui pèsent 68 milliards d’euros », détaille le ministre du Redressement productif. « Nous avons décidé d’en vendre à dose homéopathique dans un certain nombre d’entre elles pour réinvestir dans PSA », indique-t-il. « Ça ne coûtera pas d’argent aux contribuables. C’est de la gestion dynamique pour agir conformément à des stratégies industrielles », poursuit-il. En revanche, le ministre du Redressement productif ne peut pas confirmer que l’État présidera le conseil de surveillance : « Ces décisions ne sont pas prises », assure-t-il. « Mais une chose est sûre : être présent dans le capital de PSA, c’est un acte de patriotisme industriel », poursuit-il.

 

Goodyear Amiens-Nord : la justice américaine donne tort aux syndicats

Goodyear Amiens-Nord : la justice américaine donne tort aux syndicats

 

La justice américaine a donné raison au fabricant de pneus Goodyear en rejetant une plainte des salariés français qui refusent la fermeture de l’usine d’Amiens-Nord. Dans sa décision, rendue tard mercredi soir, la juge Sara Lioi d’Akron (Ohio), ville où se trouve le siège de Goodyear, déclare que la compagnie n’a pas violé les accords passés avec sa filiale et les syndicats français en décidant une réduction de la production. Les avocats des salariés français ont annoncé qu’ils feraient appel. La fermeture du site Goodyear d’Amiens-Nord a été annoncée en janvier 2013, après des années de relations tendues entre les dirigeants de Goodyear et les syndicats. La direction a annoncé en novembre que la procédure de consultation du personnel était terminée. Les syndicats, qui avaient entamé en France des procédures pour faire annuler le plan social annoncé et les 1.170 suppressions d’emplois, ont été déboutés le 20 décembre.

Zone euro : baisse du crédit aux entreprises

Zone euro : baisse du crédit aux entreprises

Signe que les banques ne croient pas beaucoup à un grand redémarrage de l’économie, les crédits au privé diminuent, signe aussi des risques encourus pas la dégradation des marges.  Le crédit au secteur privé en zone euro s’est contracté en novembre à un rythme sans précédent depuis la création de la monnaie unique, renforçant la pression sur la Banque centrale européenne (BCE) pour qu’elle fasse davantage afin de raviver l’économie de la région. La BCE a réduit ses taux à un niveau historiquement bas tout en injectant massivement des liquidités dans le système bancaire et en annonçant un programme de rachat illimité de dettes souveraines, qu’elle n’a pour l’heure pas mis en œuvre. Ces mesures peinent toutefois à atteindre convenablement l’ensemble des rouages de l’économie de la zone euro. Si la croissance de la masse monétaire M3 de la zone euro a légèrement accéléré en novembre, à 1,5% sur un an après 1,4% le mois précédent, la baisse des crédits accordés au secteur privé s’est accentuée à 2,3% en rythme annuel, montrent les statistiques publiées vendredi par la BCE. Les analystes et économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une hausse de 1,5% de M3 et un repli du crédit au secteur privé limité à 2,1%. En moyenne mobile sur trois mois, la masse monétaire M3 affiche une hausse de 1,7% par rapport à la période correspondante de 2012, alors que la BCE s’est fixé pour plafond un chiffre de 4,5%. « Ce qui est très inquiétant, c’est qu’il n’y a aucun signe de retournement de tendance dans le crédit des banques aux entreprises de la zone euro, ce qui augmente la pression exercée sur la BCE pour qu’elle agisse », souligne Howard Archer, économiste en chef pour l’Europe de IHS Economics. « Les banques pensent sans doute que la situation économique et les perspectives de nombreux pays de la zone euro alimentent les risques de crédit, en dépit de la modeste amélioration de la croissance depuis le deuxième trimestre. » La revue de la qualité des actifs des banques que la BCE va entreprendre ne pousse pas les établissements à la prise de risque, les incitant au contraire à alléger leurs portefeuilles de prêts. Il est peu probable que la BCE prenne de nouvelles initiatives lors de la première réunion de l’année de son conseil des gouverneurs la semaine prochaine, son président Mario Draghi ayant dit cette semaine qu’il n’y a avait pas besoin d’une action immédiate.

 

Martin aux européennes: un ouvrier au PS, un scandale ?

Martin aux européennes: un ouvrier au PS, un scandale ?

 

Scandale, un ouvrier syndicaliste en tête sur une liste européenne ;  c’est évidemment une surprise. Surtout dans un parti dit de gauche qui n’en compte aucun parmi ses dirigeants. On attendait comme d’habitude une fonctionnaire ou un apparatchik.  La droite crie à la traîtrise (avec FO qui a l’habitude de cracher sur la CFDT avec une extrême  élégance). Alors scandale ?  Oui mais pas celui qu’on croît, le vrai scandale c’est que PS qui se dit représentant des couches populaires ne compte aucun ouvrier, aucun employé du privé, aucun agriculteur, aucun commerçant parmi la direction. Contrairement aux partis de gauche en Allemagne, en Grande Bretagne et ailleurs   Le vrai scandale c’est que la politique soit devenue une filière pour les fonctionnaires et les apparatchiks. En fait la classe politique n’admet qu’un intrus vienne s’immiscer dans oligarchie qui leur assure carrière, revenus et renommées. Martin n’a sans doute pas choisi le meilleur moment pour entrer en politique car le PS va sas doute prendre la fessés de sa vie, cela permettra au moins de limiter les dégâts. Aux Européennes, les français ne voteront pas pour les élus d’une Europe inconséquente mais pour sanctionner Hollande et le PS. C’est en tout cas un beau pied de nez à toute la classe politique et à ses apparatchiks « En attrapant dans ses filets le syndicaliste emblématique du combat non moins symbolique des salariés de Florange, le PS réussit une belle opération », prévient d’entrée Philippe Waucampt, dans le Républicain lorrain pour qui « Avec Edouard Martin, l’affichage est réussi. »  Olivier Berger dans la Voix du Nord y voit « une très belle +prise de guerre+ indéniablement réalisée par le PS ».   »Incontestablement, un beau coup politique pour le PS, en mal de dynamique », affirme de son côté Daniel Muraz, pour le Courrier Picard.   »Un atout » pour le Parti socialiste, assure Dominique Quinio, dans La Croix. Et l’éditorialiste d’expliquer : « Dans un climat politique où l’électorat traditionnel de gauche témoigne de sa déception à l’égard de l’équipe au pouvoir et peut être tenté par l’abstention ou par le FN, désigner un ouvrier, syndicaliste, représente un atout. »  Dominique Garraud (Charente Libre) abonde dans ce sens: « L’opération Edouard Martin est la seule chance pour les socialistes de retenir quelque peu un électorat ouvrier déçu et basculant inexorablement vers le Front national. »   En effet, relève Hervé Cannet dans La Nouvelle République du Centre-Ouest : « le PS attire dans ses filets, un personnage emblématique de la classe ouvrière, lui qui n’a plus vraiment d’assise dans ce milieu. »   »Un ouvrier en porte-drapeau du Parti socialiste, on n’avait pas vu cela depuis des lustres. Pour une fois, le PS ne dégaine pas un apparatchik ou un fonctionnaire », constate Alain Dusart (L’Est Républicain). « Leur ouvrier ne manquera pas d’allure », juge-t-il.  D’une manière plus large, Olivier Berger (La Voix du Nord) pense que « au moment où l’opinion publique rejette la classe politique, l’arrivée d’un ouvrier et syndicaliste, d’un homme de terrain devrait insuffler un air revigorant dans l’atmosphère européenne. »  Un air « rafraîchissant » pour Daniel Muraz (Le Courrier Picard).  Christophe Bonnefoy dans Le Journal de la Haute-Marne demande à Edouard Martin, en cas d’élection, qu’il « apporte avec lui au sein de l’hémicycle, la même verve, la même capacité de dénonciation qu’il avait devant les micros et les caméras. »  Car son « expertise en politique industrielle ne pourra qu’être bienvenue au Parlement européen », note Dominique Garraud (La Charente Libre).  Jean-Michel Servant (Le midi Libre) relève comme d’ailleurs tous les éditorialistes, mais avec une pointe d’humour en plus que cette nomination « à déclencher une controverse aussi brûlante que les hauts-fourneaux de Florange. Quand ils fonctionnaient encore, naturellement. » Et plus sérieusement de rappeler que « avant le syndicaliste d’ArcelorMittal, beaucoup ont tenté l’aventure, franchi le Rubicon de la politique. »

 

L’Ukraine préfère les 15 milliards de la Russie aux 20 milliards de l’Europe

L’Ukraine préfère les 15 milliards de la Russie aux 20 milliards de l’Europe

Pas surprenant que le président ukrainien  Ianoukovitch préfère laide de la Russie moins regardante sur son utilisation ; En fait le président  de l’Ukraine mettra une grande partie de cette aide dans sa poche et dans celle de son clan comme il faiat déjà avec la richesse nationale ukrainienne. Un seul exemple le fils du président est déjà à la tête d’une des plus grandes fortunes locales, 360 millions d’euros, même chose pour toute la famille du président et son clan.  Une aide d’ »environ 20 milliards d’euros sur sept ans » a donc été proposée par l’Union européenne à l’Ukraine, rapporte un responsable européen au Figaro, ce mercredi 18 décembre. Une somme supérieure aux 15 milliards d’euros d’aide offerts par le président russe Vladimir Poutine, associés à une baisse d’un tiers des prix du gaz. L’offre européenne incluait des crédits standby qui restent à négocier au Fonds monétaire international (FMI), croit savoir le quotidien. Vladimir Poutine avait précisé, en allusion aux conditions avancées par le FMI pour l’octroi d’un prêt : « Ce n’est lié à aucune condition, ni à une hausse, ni à une baisse, ni au gel des avantages sociaux, des retraites, des bourses ou des dépenses ». Un responsable européen dénonce dans Le Figaro « la mauvaise volonté » des autorités ukrainiennes, et du président Viktor Ianoukovitch. Le nouveau ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, avait estimé que l’aide financière proposée par l’Union européenne à l’Ukraine pour la rapprocher de l’Europe avait été insuffisante. « Nous avons présenté une proposition d’aide financière et économique, loin de ce qui est nécessaire pour sauver l’Ukraine de la faillite et l’associer économiquement durablement à l’Europe », a-t-il dit à Berlin. Le commissaire européen chargé de l’Élargissement et de la Politique de voisinage, Stefan Füle, avait promis jeudi 12 décembre que le soutien financier de l’UE serait « à la hauteur des ambitions de l’Ukraine ». Il s’était refusé à fournir des chiffres, alors que le Premier ministre ukrainien avait demandé la veille à l’UE une aide de 20 milliards d’euros.

EELV (les verts) : sauver les meubles aux européennes

EELV (les verts) : sauver les meubles aux européennes

 

En 2099 EELV avait faiat une score très honorable de 16% mais en 2014 les verts ne pourrait faire que la moitié du fait notamment de leur positions ambigües voire contradictoires au gouvernement, de leurs querelles internes et de la très mauvaise image de Duflot. Du coup on tenet de sauver les meubles en mettant des personnalités moins compromises. Europe Ecologie-les Verts a arrêté ce samedi 14 décembre ses listes de candidats aux élections européennes, sur lesquelles l’ex-numéro 1 Pascal Durand figure en tête de liste pour l’Île-de-France, Eva Joly sera en deuxième position sur la même liste. Dans l’Ouest, Yannick Jadot est tête de liste. Dans l’Est ce sera Sandrine Bélier, dans le Nord Karima Delli, dans le Sud-Ouest José Bové, dans le Sud-Est Michèle Rivasi, dans le Centre Clarisse Heusquin. Yvette Duchemann sera tête de liste en Outre-mer.  A l’exception de ces deux dernières et de Pascal Durand, tous sont députés européens sortants. Selon la nouvelle patronne du parti Emmanuelle Cosse, le nom des têtes de liste avait été adopté après trois tours de scrutin sur trois « scénarios de liste » successifs avant que l’ultime ne réunisse 81,34% des voix exprimées et soit donc adopté. « Je suis extrêmement heureuse. Au final on a une liste qui a été adoptée à 81%, qui a permis de montrer nos ambitions pour les européennes, avec des figures de notre parti, une bonne partie qui avait fait partie de l’aventure de 2009, et qui montre une diversité de profil », selon elle. « C’est un très bon signe pour le parti qui montre qu’il est rassemblé, ça va nous permettre de lancer notre campagne européenne », s’est-elle félicitée. Le parti, qui avait connu un succès inattendu aux européennes de 2009, faisant alors jeu égal avec le PS avec plus de 16% des voix et 14 eurodéputés (ils sont devenus 16 par la suite), ne s’attend en effet pas à un tel score en mai 2014. Il mise plutôt sur six candidats éligibles au Parlement européen, voire « huit à dix » si les résultats étaient meilleurs que prévus. Si les places de têtes de liste pour Pascal Durand, Yannick Jadot, Sandrine Bélier ou Karima Delli ne faisaient plus guère de doutes ces derniers jours, la situation était moins consensuelle dans les régions Sud-Ouest et Sud-Est. Dans le Sud-Ouest, José Bové, sortant, soutenu par les écologistes pour être le candidat des Verts européens au poste de président de la Commission européenne, était en concurrence avec Catherine Grèze, eurodéputée sortante, poussée en interne par la majorité du parti. Celle-ci sera finalement en deuxième position. Dans le Sud-Est, Michèle Rivasi, sortante, spécialiste des questions de santé notamment, était en concurrence avec Karim Zéribi, sortant lui aussi, candidat à la mairie de Marseille. Cet ex-MRC qui fut en 2008 sur la liste de Vincent Peillon et l’a remplacé à Strasbourg lorsque Vincent Peillon est devenu ministre en 2012, mais en étant passé du PS à EELV entre temps, sera en deuxième position.

 

Moral des ménages aux Etats-Unis: forte hausse

Moral des ménages aux Etats-Unis: forte hausse

 

Le moral des ménages américains a bondi de façon inattendue en décembre et nettement accéléré sa progression par rapport à novembre, selon la première estimation de l’indice publiée vendredi par l’Université du Michigan. Il s’est établi à 82,5, progressant de 7,4 points par rapport au mois précédent, alors que les analystes tablaient sur une stabilisation de l’indice à 75,1 points.  En novembre, l’indicateur avait déjà surpris les analystes en s’affichant à la hausse mais sa progression (+1,9 point) avait alors été nettement moins spectaculaire.  Selon l’autre indicateur de la confiance des consommateurs établi par le Conference Board, le moral des ménages aux Etats-Unis s’était en revanche dégradé en novembre pour tomber à son plus bas niveau en sept mois.

Etats-Unis : hausse des créations d’emplois aux Etats –Unis

Etats-Unis : hausse des créations d’emplois aux Etats –Unis

Une hausse des emplis qui pourrait influencer la FED à resserrer sa politique accommodante. Une bonne nouvelle d’un coté sur le plan du chômage mais des inquiétudes chez les investisseurs qui pourraient être inquiets d’un tout de vis monétaire. Le secteur privé a créé bien plus de postes que prévu en novembre aux Etats-Unis, montre la dernière enquête ADP, qui laisse espérer une bonne statistique de l’emploi vendredi mais pourrait aussi inciter la Réserve fédérale à commencer à retirer ses mesures de soutien à l’économie. L’annonce, également mercredi, d’exportations record en octobre et d’un bond des ventes de logements neufs a aussi confirmé la meilleure santé de l’économie américaine. Ces bonnes nouvelles ont cependant été tempérées par l’enquête ISM auprès des directeurs d’achat qui dénote un ralentissement des embauches dans les services. L’enquête ADP a fait ressortir 215.000 créations d’emploi dans le secteur privé en novembre alors que les économistes en anticipaient en moyenne 173.000. Les chiffres d’octobre ont en outre révisés en forte hausse, avec 184.000 postes créés au lieu des 130.000 annoncés en première estimation. Les chiffres d’ADP, compilés avec Moody’s Analytics, précèdent de deux jours la publication du rapport mensuel de l’emploi du département du Travail, plus complet puisqu’il intègre le secteur public. La comparaison historique des données d’ADP avec les chiffres officiels des créations d’emplois montre que les premiers ne constituent pas toujours un indicateur fiable, mais la livraison de mercredi peut néanmoins laisser entrevoir une statistique meilleure que prévu vendredi. Les économistes prévoient en moyenne 180.000 créations d’emplois hors agriculture en novembre, après les 204.000 annoncées pour octobre. « Si, finalement, l’ADP s’avère être un bon indicateur avancé, on pourrait avoir 200.000 créations d’emplois ou plus et cela suffirait à convaincre la Fed d’enclencher dès ce mois-ci la réduction de ses rachats d’actifs », commente Paul Ashworth, chef économiste chez Capital Economics à Toronto.

Gouvernement : dette, chômage,fiaclité, croissance, c’est la faute aux agences de notation !

Gouvernement : dette, chômage, croissance, c’est la faute aux agences de notation !  

 

Finalement quand on écoute les commentaires du gouvernement, on en vient à se demander si ce ne sont pas les agences de notation qui sont responsables de notre situation (qu’elles ne comprennent pas ! ). Pour Hollande on maintient le cap, même si on ne sait où on va ; si, dans le mur ! Une situation surréaliste quand le gouvernement affirme que le pays va mieux alors que nombre de français vivent dans une réalité concrète de déclin. Deux visions, deux mondes qui s’ignorent. Le monde technocratique et jacobin, le monde du terrain ; pour une fois au moins une majorité de français seront d’accord avec S&P.   qui  a justifié sa décision d’abaisser d’un cran à « AA » la note de la France, fixée depuis début 2012 à « AA+ », par le fait que le pays avait perdu de sa marge de manœuvre financière et n’était pas en mesure de se réformer davantage en raison du maintien d’un chômage élevé.  Sans broncher, le président François Hollande, qui réunissait ce vendredi à l’Elysée les grandes institutions financières internationales, a affirmé que la France maintiendrait son « cap » en matière économique.   »Cette politique qui repose sur des réformes qui ont déjà été engagées, qui se poursuivront, est la seule qui permette d’assurer la crédibilité » financière de la France, a-t-il assuré, mettant également en avant « les faibles niveaux des taux d’intérêt (de la dette française) sur les marchés ». Jean-Marc Ayrault, en déplacement à Marseille, a reproché à l’agence de n’avoir « pas pris en compte toutes les réformes » menées depuis l’arrivée de la majorité au pouvoir l’an dernier, dont celle des retraites, en cours d’adoption. Et le ministre de l’Economie Pierre Moscovici a pourfendu les « jugements critiques et inexacts » de l’agence de notation. Plus offensif encore, son collègue au Redressement productif, Arnaud Montebourg, a accusé les agences de notation d’avoir perdu toute crédibilité durant la crise financière. Même le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer a rejoint ce concert de critiques, jugeant depuis Londres que l’analyse de S&P était « incomplète », ce dont l’agence s’est défendue. Selon l’analyse de l’agence de notation, « la marge de manœuvre budgétaire de la France s’est réduite, alors (qu’elle) la considér(ait) auparavant comme élevée au regard des pays comparables ». « Nous ne percevons pas, pour la période à venir, de plan d’ensemble articulé permettant de libérer le potentiel de croissance, préalable indispensable à la baisse du chômage », a expliqué à l’AFP le chef économiste pour l’Europe de l’agence, Jean-Michel Six. S&P juge que « le niveau actuel du chômage amoindrit le soutien populaire en faveur de nouvelles réformes structurelles et sectorielles et affecte les perspectives de croissance à plus long terme ». C’est un nouveau coup dur pour le gouvernement, qui a fait de la maîtrise des finances publiques sa ligne conductrice depuis son arrivée au pouvoir l’an dernier, dans l’espoir notamment de maintenir au plus bas les taux d’intérêt des emprunts d’Etat, et donc le coût de la dette publique.

 

Tapie aux Prud’hommes

Tapie aux Prud’hommes

Déjà visé par une nouvelle enquête sur des transferts de fonds concernant l’une de ses sociétés, un autre ennui judiciaire s’invite dans la vie de Bernard Tapie. L’homme d’affaires est assigné aux Prud’hommes par Eric Delhougne, l’ancien régisseur de sa somptueuse propriété du Var. Il estime avoir été exploité, maltraité et dénonce un quotidien insupportable : 16 heures de travail par jour, 7 jours sur 7 pour seulement 1.300 euros de salaire, affirme Eric Delhougne. Et tout cela pour un employeur jamais satisfait. « C’est jamais bien », raconte-t-il au micro de RTL, évoquant les reproches qui lui auraient été faits. « C’est ‘pourquoi est-ce qu’il y a une feuille, pourquoi est-ce que la brindille d’herbe à gauche est un demi-centimètre plus haute que la brindille à droite ?’ Ça frôle le risible mais c’est le quotidien. »Eric Delhougne et sa femme n’ont tenus qu’un mois dans leur logement de fonction, « totalement indécent », assure-t-il : « Une chambre pour trois personnes, c’est-à-dire mon épouse, mon fils et moi-même, une gazinière insalubre au sein même de la villa. »L’expérience se conclut sur une déception pour le couple, qui avait insisté pour travailler auprès des Tapie. « Je trouvais totalement déplacé les jugements, les procès divers et variés qui étaient faits envers Monsieur Tapie », explique Eric Delhougne. « Donc au mois de juin j’ai dit à ma femme ‘voilà une personne pour qui je voudrais travailler et pour qui je serai disposé à remuer ciel et terre’. » La plainte est déposée ce jeudi matin par leur avocat, un certain Me Latapie.

 

Corse : la propriété réservée aux résidents !

Corse : la propriété réservée aux résidents !

Cela sent les municipales ! Pour lutter contre la spéculation foncière sur l’île, Paul Giacobbi, président du conseil exécutif de Corse (organe exécutif de la Collectivité territoriale) propose de limiter l’accès à la propriété aux seuls résidents.  Dans un entretien au quotidien local Corse-Matin, l’élu estime que « si on peut acheter un terrain en Corse aussi aisément qu’une tablette de chocolat sur le rayon d’un supermarché, on court à la catastrophe« . Il propose donc de « limiter l’accès à la propriété foncière pour les non-résidents ». « On pourrait fixer pourquoi pas le délai à cinq ans de résidence ou se fonder sur l’attachement familial à la Corse afin de ne pas pénaliser les Corses de l’extérieur », avance-t-il.  La mesure créerait ainsi un statut différent entre la Corse et le reste des régions de France. L’idée promet de faire polémique et, même sur l’Ile de Beauté, tout le monde n’y est pas favorable.  Camille de Rocca Serra, prédécesseur de Paul Giacobbi à la tête du Conseil exécutif, s’oppose à cette idée qui, selon lui, vise à « faire plaisir aux nationalistes alors que ça n’est pas réaliste, ça n’est pas possible. En France nous sommes régis par le droit du sol et non pas par le droit du sang. Donc distinguer la diaspora corse de l’ensemble de la communauté nationale, ça n’est pas quelque chose de possible », affirme le député (UMP) de Corse-du-Sud. En effet, pour Camille de Rocca Serra, imposer un délai de résidence aux éventuels acheteurs « n’est pas conforme aux principes fondamentaux de notre Constitution« . La lutte contre la spéculation foncière passe, selon lui, par une « régulation » plutôt que par une interdiction. D’autant, affirme-t-il par ailleurs, que « [la spéculation] existe bien plus aujourd’hui sur les grands programmes immobiliers » que sur les résidences secondaires.

Emploi : retour à la normale dans deux ans…… aux Etats-Unis

Emploi : retour à la normale dans deux ans aux Etats-Unis

Le marché de l’emploi aux Etats-Unis devrait connaître un retour à la normale dans deux ans, indique une étude publiée vendredi par la Réserve fédérale de Kansas city. Le rapport s’appuie sur un éventail de 23 indicateurs, tels que l’emploi à long terme et la rémunération à l’heure pour mesurer l’amélioration du taux d’emploi. Les « conditions normales » correspondent à peu près aux moyennes de ces mesures sur vingt ans. Selon les deux auteurs de l’enquête, le niveau d’activité aux Etats-Unis connaît une amélioration constante depuis fin 2009, même s’il reste bien au-dessous de la moyenne. Le marché du travail se développe quant à lui beaucoup moins vite que la moyenne, et s’est redressé en septembre 2012 quand la Réserve fédérale américaine a annoncé une troisième phase de rachat d’actifs à un rythme de 85 milliards de dollars par mois. La reprise de l’emploi a des conséquences directes sur la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine, qui s’appuie sur le niveau de chômage pour décider ou non de relever ses taux d’intérêt. Son président Ben Bernanke a promis de ne pas procéder à une augmentation avant que le taux de chômage n’atteigne au moins 6,5%. Il était de 7,6% le mois dernier.

Aides aux entreprises : réduction de 3 milliards

Aides aux entreprises : réduction de 3 milliards

Le rapport commandé par le gouvernement sur les aides publiques aux entreprises propose de réaliser trois milliards d’euros d’économies, au-delà des deux milliards visés pour 2014 et 2015, selon Les Echos, à paraître vendredi. Ce document, qui sera remis mardi, propose de raboter les aides aux buralistes, les taxes affectées aux chambres de commerce ou au centre du cinéma, la taxation réduite des carburants des taxis, routiers et agriculteurs. Seraient également visés les niches sociales bénéficiant à l’outre-mer et la fiscalité du livret de développement durable, précise la quotidien. Selon le rapport, la dépense de l’Etat pourrait être également réduite en réformant l’organisation du dispositif de distribution des nombreuses aides accordées par les collectivités locales. En février, Jean-Jack Queyranne, président (PS) de la région Rhône-Alpes, s’est vu confier par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault une mission pour rénover un système d’aides impénétrable dont le coût est estimé 55 milliards d’euros par an. Ces aides proviennent à la fois de l’Etat et des collectivités territoriales. Au total, « nous proposons de supprimer environ 170 dispositifs d’Etat, soit le quart de ceux qui existent », a déclare Jean-Jack Queyranne au Monde.fr. L’objectif de la mission sera « de dégager des économies d’un milliard d’euros en 2014 et d’un milliard supplémentaire en 2015, tout en suggérant des simplifications et des actions de coordination », écrivait le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, en installant la mission

Baisse des crédits aux ménages

Baisse des crédits aux ménages

Selon une étude que viennent de publier le cabinet Oliver Wyman et l’Association européenne des établissements financiers (Efma), le coup de frein des crédits aux ménages va se poursuivre et s’accentuer au moins jusqu’en 2014. De fait, les pays européens matures ont vu les encours progresser en moyenne de 2,2 % par an entre 2007 et 2012. Le ralentissement est tel dans les deux années qui viennent que cette croissance ne sera plus que de 0,7 % par an sur la période 2007-2014, selon les projections de l’étude, soutenue principalement grâce au crédit immobilier. Pourtant jusque-là très dynamique, l’Europe « émergente » (République tchèque, Hongrie, Pologne, Russie, Turquie) va afficher encore une croissance à deux chiffres, mais inférieure aux années précédentes. Au final, le rythme annuel devrait atteindre 12,9 % en moyenne dans la région sur la période 2012-2014 contre 16,2 % entre 2007 et 2012.  Pas moins de onze économies européennes sont à placer « sous surveillance » selon l’étude. On y retrouve - en dehors de l’Allemagne - les principales économies de la zone euro (France, Espagne, Italie) et les pays périphériques. Les retards et défauts de paiement posent évidemment problème. Mais c’est aussi la gestion des crédits douteux qui préoccupe. L’étude pointe en particulier les lois et les régimes de banqueroute européens « inadaptés » qui ne permettent pas de traiter « rapidement, efficacement et équitablement » un grand nombre de défauts de paiement. Les taux de créances douteuses (paiements en défaut ou proches de l’être) vont progresser partout en Europe, à l’exception de la Norvège et de la Pologne, et dans des proportions particulièrement importantes en Hongrie, en Irlande et en Grèce. Le cabinet Oliver Wyman a néanmoins identifié plusieurs terres de croissance pour le crédit aux particuliers. Il s’agit tout d’abord de la Pologne, de la Turquie et de la Russie. Mais les auteurs de l’étude préviennent : « Comme les volumes augmentent rapidement dans les marchés émergents, les banques échouent à développer de fortes capacités d’analyse. Les banques présentes sur ces marchés sont souvent trop concentrées sur la croissance de leurs parts de marché sans considération pour leur qualité. » Autrement dit, tout va bien à court terme. Mais le réveil pourrait être douloureux en cas de détérioration du marché.  La situation est tout autre pour la Norvège et la Suède. Ces deux pays sont matures et leurs infrastructures financières mieux établies. Enfin, le marché du crédit devrait stagner pour l’Autriche, le Royaume-Uni, le Danemark, la Finlande, l’Allemagne et la Suisse. Principal défi dans ces économies : être capable de détendre les critères d’octroi au bon moment.

 

Duflot : adieu aux 500 000 logements par an promis !

Duflot : adieu aux 500 000 logements par an promis !

« On souhaite garder cet objectif, même si dans le contexte de crise c’est un objectif qui apparaît très ambitieux », a dit la ministre du Logement dans une interview à Reuters. « On sait qu’il sera difficile de l’atteindre mais c’est ça qu’il faudrait construire pour répondre aux besoins. » Le nombre de mises en chantier a chuté de 11,2% au premier trimestre 2013 par rapport à la période correspondante de 2012, ce qui laisse craindre à des professionnels du secteur une chute des constructions neuves sous le seuil de 300.000 cette année, une hypothèse que n’écarte pas totalement Cécile Duflot. Elle voit cependant dans l’augmentation de 5,5% des permis de construire enregistrée au premier trimestre un « frémissement » de bon augure. « Le secteur de la construction est vraiment en crise mais c’est un premier indice d’embellie », dit-elle. Pour enrayer la crise du logement, elle parie aussi sur la mise sur le marché locatif d’au moins un million d’habitations individuelles vacantes, sans toutefois fixer de délai précis. Le nombre de logements individuels vacants en France, hors résidences secondaires, est évalué entre 2,5 et 3,5 millions, précise la ministre. « Mon obsession est de remettre sur le marché ces logements vacants. J’ai un objectif qui est d’arriver à en récupérer au moins la moitié à terme », explique Cécile Duflot. « Si on arrive à faire cela sur le quinquennat, ça sera un beau succès. » Pour inciter les propriétaires à remettre ces logements sur le marché locatif, le gouvernement a renforcé l’application de la taxe sur les logements vacants. Depuis le 1er janvier, cette taxe est appliquée dans près d’une trentaine d’agglomérations de 50.000 habitants et plus. Elle s’applique désormais aux logements vacants depuis plus d’un an (au lieu de deux auparavant). Elle s’élève à 12,5% de la valeur locative du bien la première année et à 25% à partir de la deuxième, au lieu de 10%, 12,5% et 15% à compter de la troisième année. Cécile Duflot n’envisage pas une généralisation de cette taxe mais une application différenciée, non plus en fonction du nombre d’habitants de chaque zone ou agglomération, mais d’une évaluation de sa « tension locative » par des observatoires régionaux qui seront mis en place d’ici fin 2013. « Parallèlement, nous travaillons sur les garanties universelles des loyers » précise la ministre. « L’objectif est de sécuriser les propriétaires qui mettent en location leur bien et qui, pour certains d’entre eux, ne le font pas par crainte d’avoir à gérer les contentieux. » Il s’agira de « mettre entre le locataire et le propriétaire un tiers qui sera le garant du paiement des loyers mais aussi de son recouvrement », ajoute-t-elle. Ce « système mutualisé » et étendu à l’ensemble des locataires du parc privé sera créé dans le cadre d’un projet de loi que Cécile Duflot présentera au conseil des ministres début juillet. Le gouvernement mise également, entre autres mesures, sur la transformation en locaux d’habitations de bureaux vacants – il y en aurait environ cinq millions de m2 en France. Le coût de cette transformation « peut aller de 1.000 euros jusqu’à 4.000 euros le m2″, précise Cécile Duflot. En fait le prix moyen du neuf en France !

 

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