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Face aux pandémies associer les experts santé aux autres scientifiques

Face aux pandémies associer les experts santé aux autres scientifiques

Dans une tribune au « Monde », un collectif de professionnels de la santé et de scientifiques prône le développement au niveau mondial d’une approche transdisciplinaire associant, selon le concept « One Health », la santé humaine, celle des élevages et des cultures et celle des écosystèmes.

Tribune. « Moi qui suis si peu médecin, si peu vétérinaire… », déclarait Louis Pasteur, le 12 février 1880, s’étonnant d’être à la fois membre de l’Académie nationale de médecine et désormais de la Société centrale de médecine vétérinaire, ancêtre de l’Académie vétérinaire de France, qui l’accueillait pour donner une communication. Mais « la science est une », ajoutait-il, et « c’est l’homme seulement qui en raison de la faiblesse de son intelligence, y établit des catégories ».

Outre celui de Louis Pasteur (1822-1895), la France est le pays de René Descartes (1596-1650), de Claude Bernard (1813-1878), fondateur de la médecine expérimentale, ainsi que de Claude Bourgelat (1712-1779), fondateur des premières écoles vétérinaires. Autant de personnalités qui, à leur façon, ont récusé les trop rigides cloisonnements du savoir et dont l’attitude devrait nous inspirer face à l’actuel défi sanitaire.

« Louis Pasteur, René Descartes, Claude Bernard, Claude Bourgelat. Autant de personnalités qui, à leur façon, ont récusé les trop rigides cloisonnements du savoir et dont l’attitude devrait nous inspirer face à l’actuel défi sanitaire » (Timbre paru en 2011 dessiné par Sophie Beaujard, gravé par Yves Beaujard et imprimé en taille-douce). DR/La Poste

Même si la situation sanitaire due au coronavirus n’est pas inédite au vu de la pandémie de 1969 (grippe de Hongkong, 40 000 décès en France, un million dans le monde), la pandémie actuelle démontre la nécessité de tirer des enseignements de cette crise pour construire une approche globale basée sur le concept « One Health » (« une seule santé ») associant santé humaine, santé des élevages et des cultures et santé des écosystèmes.

La pandémie de Covid-19 a remis au premier plan les liens étroits qui existent entre ces différentes santés et le continuum entre animaux et êtres humains. Plus de 75 % des agents pathogènes de l’homme sont issus des animaux. Les coronaviroses, répandues dans le règne animal, font partie de ces maladies des animaux transmissibles à l’homme (zoonoses). Pour les vétérinaires, les coronavirus sont des ennemis de tous les jours et leur expertise dans ce domaine et dans la fabrication de vaccins anticoronavirus aurait mérité d’être plus exploitée.

Certes, des vétérinaires et des écologues ont été présents dans des équipes de recherche de médecine humaine, une importante mobilisation de vétérinaires praticiens s’est traduite par la fourniture de matériels à des unités de réanimation et de consommables pour les hôpitaux et les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), et l’autorisation a été finalement donnée aux industriels et laboratoires vétérinaires de produire des tests PCR et effectuer des analyses à grande échelle. Mais les sciences vétérinaires auraient dû être davantage sollicitées dans l’esprit du concept de santé globale multidisciplinaire.

 

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EDF résilie ses contrats avec Total Direct , Arenh et deux autres fournisseurs d’électricité

EDF résilie ses contrats avec Total Direct , Arenh et deux autres fournisseurs d’électricité

 

Après les décisions des tribunaux de commerce, il était prévisible que EDF remettrait en cause l’accord d’accès régulé à l’électricité. On se demande bien ce qui pouvait  rester de ce fameux accord cadre de l’accès régulé à l’électricité  qui permet à des concurrents d’EDF d’acheter à bas prix quand ceux du marché sont élevés et inversement d’acheter plus cher quand les prix du marché sont bas. EDF a été condamné pour force majeure par un tribunal de commerce qui en fait sauter l’esprit même de l’accès régulé à l’électricité. Total a déjà fait condamner EDF come  Gazel Energie dans le cadre de l’accès régulé à l’électricité nucléaire historique (Arenh),

Dans son ordonnance de référé, que Reuters a pu consulter mercredi, le président du tribunal considère que les conditions de la force majeure “sont manifestement réunies” et condamne EDF à verser 25.000 euros à Gazel Energie au titre des frais de procédure.

Cette décision intervient après un jugement similaire favorable à Total Direct Energie, intervenu jeudi.

La filiale de Total et Gazel Energie cherchaient depuis mi-mars à obtenir la suspension d’une partie au moins de leurs contrats d’Arenh en faisant valoir que, sous l’effet du coronavirus et des mesures de confinement, ils disposaient d’un surplus d’électricité qu’ils devaient écouler sur le marché à un prix bien inférieur à celui auquel ils l’avaient acheté. Le problème c’est que le même accord leur permettait d’acheter de l’électricité avoir pris quand les prix de marché sont élevés. Le problème sans doute ce que les tribunaux de commerce est assimilé au tonneau des Danaïdes et qu’on peut lui imposer des conditions qui viennent encore un peu plus aggraver la situation financière.

Réclamant l’activation d’une clause de force majeure qui leur permettrait de mettre fin aux livraisons des volumes d’Arenh et de s’approvisionner sur le marché à un prix beaucoup plus bas, ils s’étaient vu opposer une fin de non-recevoir par l’électricien public, ainsi que par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) et le Conseil d’Etat.

Gazel Energie est une ex-filiale de l’allemand Uniper désormais détenue par la holding EPH, propriété du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky.

Selon l’ordonnance du tribunal de commerce, la société a indiqué qu’elle faisait appel à l’Arenh à hauteur de 60% de ses approvisionnements en moyenne et que, contrainte de revendre cette électricité à prix cassé, ses pertes s’élevaient à 300.000 euros par mois et risquaient de “mettre en péril son existence”.

Afin de limiter les conséquences pour EDF, Gazel Energie s’est cependant engagée à restituer à l’électricien public l’écart entre le prix de l’Arenh (42 euros par mégawatt-heure) et le prix de marché pour l’électricité issue de l’Arenh consommée pendant la suspension du contrat.

Résultat de l’opération , de fait  la logique de l’accord-cadre accès régulé à l’électricité d’EDF va sans doute sauter.

 

Le procès de l’hydroxychloroquine et autres : une affaire de gros sous

Le procès de l’hydroxychloroquine et autres : une affaire de gros sous

 

La question de l’efficacité des traitements du Coronavirus par différentes molécules connues depuis longtemps dont  l’ hydroxychloroquine occupe à nouveau là une des médias. Il y a de toute évidence derrière les exercices d’évaluation des différents traitements des questions scientifiques dont les résultats ne s’apprécieront  qu’avec le temps. Il y a aussi une redoutable bataille entre institutions de recherche dont beaucoup sont d’ailleurs financées par des laboratoires pharmaceutiques, aussi par des contributions publiques. Tout cela sur fond d’une redoutable guerre de l’industrie pharmaceutique qui passe parfois davantage de temps à démolir d’éventuels traitements ( voire de vaccins ), trop peu retables,  qu’à investir dans la recherche pour trouver le remède miracle.

Une nouvelle fois, les pouvoirs publics ont tiré le parapluie en s’abritant derrière l’avis du Haut conseil de santé publique consultée à la va-vite en 48 heures , une procédure d’ailleurs assez rare dans le milieu scientifique. Mais les comités scientifiques ont déjà avalé d’autres couleuvres. En fait, on se fonde surtout sur un article publié dans la revue médicale britannique  the Lancet. “Le groupe de travail a conclu de manière collégiale à l’absence d’étude clinique suffisamment robuste démontrant l’efficacité de l’hydroxychloroquine dans le COVID-19 quelle que soit la gravité de l’infection”, est-il souligné dans cet avis.

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, avait annoncé samedi sur Twitter avoir chargé ce groupe indépendant d’experts d’analyser “une étude alertant sur l’inefficacité et les risques de certains traitements du COVID-19 dont l’hydroxychloroquine” publiée dans la revue médicale britannique à comité de lecture The Lancet.

Pour faire face à la flambée épidémique, les médecins français était autorisés depuis la fin mars et à titre dérogatoire à utiliser l’hydroxychloroquine pour traiter les patients contaminés par le coronavirus et ayant développé la maladie COVID-19, alors que cet antipaludéen de synthèse est normalement utilisé dans le traitement de maladies inflammatoires comme la polyarthrite rhumatoïde et le lupus.

Mais au vu des conclusions de la vaste étude internationale publiée vendredi dernier dans le Lancet, qui a évalué le rapport bénéfices-risques de l’hydroxychloroquine dans la prise en charge du COVID-19, ainsi que “des effets secondaires potentiellement graves, en particulier cardiovasculaires” signalés par le réseau français de pharmacovigilance, le HCSP estime désormais que cette molécule “n’apporte pas de bénéfice et peut être dangereuse”. Une étude très complexe que sans doute peu de journalistes voire de scientifiques ont lu car cet article n’apporte pas d’éléments vraiment nouveaux. La preuve que la guerre des égos des mandarins, des instituts de recherche et des industries pharmaceutiques est loin d’être terminée tant en ce qui concerne la recherche de traitement que d’un éventuel vaccin.

Notons que la vaste enquête internationale qui devait évaluer l’efficacité de différents traitements appelé Discovery a fini en eau de boudin.

Le professeur Raoult de Marseille n’a peut-être pas totalement raison à propos de son traitement ( il faudra accepter le temps de faire cette évaluation et non de l’effectuer sous la pression de journalistes consciemment ou inconsciemment manipulés ) en tout cas il n’a pas tort  de souligner les enjeux économiques, institutionnels voire politiques qui alimentent certaines évaluations plus ou moins bidon.

Le procès de l’hydroxychloroquine et autres : une affaire de gros sous

Le procès de l’hydroxychloroquine et autres : une affaire de gros sous

 

La question de l’efficacité des traitements du Coronavirus par différentes molécules connues depuis longtemps dont   hydroxychloroquine occupe à nouveau là une des médias. Il y a de toute évidence derrière les exercices d’évaluation des différents traitements des questions scientifiques dont les résultats ne s’apprécieront  qu’avec le temps. Il y a aussi une redoutable bataille entre institutions de recherche dont beaucoup sont d’ailleurs financées par des laboratoires pharmaceutiques, aussi par des contributions publiques. Tout cela sur fond d’une redoutable guerre de l’industrie pharmaceutique qui passe parfois davantage de temps à démolir d’éventuels traitements ( voire de vaccins ), trop peu retables,  qu’à investir dans la recherche pour trouver le remède miracle.

Une nouvelle fois, les pouvoirs publics ont tiré le parapluie en s’abritant derrière l’avis du Haut conseil de santé publique consultée à la va-vite en 48 heures , une procédure d’ailleurs assez rare dans le milieu scientifique. Mais les comités scientifiques ont déjà avalé d’autres couleuvres. En fait, on se fonde surtout sur un article publié dans la revue médicale britannique  the Lancet. “Le groupe de travail a conclu de manière collégiale à l’absence d’étude clinique suffisamment robuste démontrant l’efficacité de l’hydroxychloroquine dans le COVID-19 quelle que soit la gravité de l’infection”, est-il souligné dans cet avis.

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, avait annoncé samedi sur Twitter avoir chargé ce groupe indépendant d’experts d’analyser “une étude alertant sur l’inefficacité et les risques de certains traitements du COVID-19 dont l’hydroxychloroquine” publiée dans la revue médicale britannique à comité de lecture The Lancet.

Pour faire face à la flambée épidémique, les médecins français était autorisés depuis la fin mars et à titre dérogatoire à utiliser l’hydroxychloroquine pour traiter les patients contaminés par le coronavirus et ayant développé la maladie COVID-19, alors que cet antipaludéen de synthèse est normalement utilisé dans le traitement de maladies inflammatoires comme la polyarthrite rhumatoïde et le lupus.

Mais au vu des conclusions de la vaste étude internationale publiée vendredi dernier dans le Lancet, qui a évalué le rapport bénéfices-risques de l’hydroxychloroquine dans la prise en charge du COVID-19, ainsi que “des effets secondaires potentiellement graves, en particulier cardiovasculaires” signalés par le réseau français de pharmacovigilance, le HCSP estime désormais que cette molécule “n’apporte pas de bénéfice et peut être dangereuse”. Une étude très complexe que sans doute peu de journalistes voire de scientifiques ont lu car cet article n’apporte pas d’éléments vraiment nouveaux. La preuve que la guerre des égos des mandarins, des instituts de recherche et des industries pharmaceutiques est loin d’être terminée tant en ce qui concerne la recherche de traitement que d’un éventuel vaccin.

Notons que la vaste enquête internationale qui devait évaluer l’efficacité de différents traitements appelé Discovery a fini en eau de boudin.

Le professeur Raoult de Marseille n’a peut-être pas totalement raison à propos de son traitement ( il faudra accepter le temps de faire cette évaluation et non de l’effectuer sous la pression de journalistes consciemment ou inconsciemment manipulés ) en tout cas il n’a pas tort  de souligner les enjeux économiques, institutionnels voire politiques qui alimentent certaines évaluations plus ou moins bidon.

4,2 milliards d’euros pour sauver les bijoux économiques… et les autres?

4,2 milliards d’euros pour sauver les bijoux économiques… et les autres?

La BPI affirme avoir réuni un peu plus de 4 milliards pour sauver les bijoux économiques de la France. Reste à savoir si cette somme sera suffisante car nombreux de société sont à l’agonie. Ainsi Renault qui valait il n’y a pas si longtemps environ 30 milliards et n’en vaut plus que cinq. On pourrait multiplier les exemples d’entreprises de dimension nationale qui ne valent plus qu’une bouchée de pain si l’on se réfère aux critères financiers. Le risque c’est que des fonds spéculatifs rachètent nombre d’entreprises, pas forcément les plus grandes pour rapidement ensuite les revendre quitte à les dépecer. Avec le fonds mis en place par la BPI on va peut-être sauver des pépites mais pas forcément des entreprises de taille intermédiaire ou des PME pourtant stratégiques pour la souveraineté économique. Notons par exemple que l’Allemagne compte investir 9 milliards pour le seul sauvetage de la Lufthansa.

Ce nouvel outil de la BPI doit renforcer l’arsenal de la France pour protéger ses pépites face à l’appétit de fonds internationaux aux moyens financiers colossaux et à la montée en puissance des fonds activistes.

“Dans la période actuelle, un grand nombre de sociétés performantes, internationalisées et innovantes souhaitent stabiliser leur capital en s’appuyant sur des investisseurs de long terme prêts à accompagner leur transformation (…)”, déclare Nicolas Dufourcq, directeur général de bpiFrance, cité dans un communiqué.

Aux côtés de Mubadala, le fonds souverain d’Abou Dhabi, qui a investi un milliard d’euros, le fonds a collecté des fonds auprès d’assureurs institutionnels français et internationaux dont Covea, Axa, CNP Assurances, Crédit Agricole Assurances, BNP Paribas Cardif, Groupe VYV, Société Générale Assurances, le groupe Caisse des Dépôts, Natixis, Aviva France, Scor, Groupama, AG2R La Mondiale, Generali et CCR.

Lac 1 a également rallié de grands groupes ainsi que des “family office” parmi lesquels Orange, Unibel et Financière Dassault.

Le fonds, qui a pour ambition d’atteindre à terme une capacité d’investissement de 10 milliards d’euros,( là où il en faudrait 5 ou 10 fois plus) cible les entreprises françaises cotées avec le double objectif de stabiliser leur capital tout en dégageant des rendements attractifs.

7 milliards pour Air France, 5 milliards pour Renault.. et les autres ?

 

7 milliards de prêts pourraient être accordés à Air France auquel il faudra ajouter au moins 3 milliards pour KLM. De son côté Renault,  pourrait recevoir un montant de 5 milliards. Il ne s’agit évidemment que des aides consentis aux entreprises les plus symboliques. Bien d’autres entreprises auront besoin de près pour faire face aux difficultés de trésorerie. L’addition risque d’être très salée. En effet la perte de richesse nationale pourrait atteindre 10 % du PIB soit environ 240 milliards.

Un chiffre énorme si l’on tient compte que souvent ce sont les 2 à 3 % de croissance qui permettent chaque année de dégager des profits et de ne pas tomber dans le rouge. À moins évidemment de dégraisser massivement les effectifs et de reporter à plus tard des investissements. Les deux méthodes ont sans doute utilisé puisque d’ores et déjà on envisage une évolution du chômage qui passerait de 8 % fins 2019 à 20 % fin 2020. Soit environ 2,5 millions de chômeurs en plus.

Une véritable catastrophe qui  se traduira par un affaiblissement général du salaire moyen est un développement de la misère. Non seulement,  il y aura perte de recettes de la richesse nationale (le PIB ) mais parallèlement une dérive considérable des dépenses et un affaiblissement notoire des recettes fiscales. Pour l es entreprises, la liste des défaillances risque d’être longue.

Elle va affecter en priorité les PME qui n’ont pas les reins assez solides pour faire face à leurs problèmes de trésorerie et qui seront bien incapables de rembourser d’éventuels prêts mêmes dont le remboursement seraient étalés dans le temps. Ce sont des milliers et des milliers d’entreprises qui risquent d’être menacées de liquidation. Cela d’autant plus que les perspectives d’avenir ne seront pas aussi dynamiques que le prévoit des instituts gouvernementaux complaisants.

En effet, après la crise de la liée à la paralysie des unités de production va se succéder une crise de la demande caractérisée par un attentisme des ménages et des investisseurs. cette  dimension semble avoir encore été sous-estimée aussi bien par le gouvernement que par les économistes qui se trompent en espérant une reprise très dynamique à partir du déconfinement et de 2021.

Coronavirus Royaume-Uni : Boris Johnson contraint de faire comme les autres pays

 

 

Évidemment Boris Johnson a voulu se singulariser en refusant au départ toute  perspective de confinement. Le Premier ministre britannique avait jusqu’ici refusé d’imposer des restrictions de la mobilité. On sait cependant que Boris Johnson est coutumier des voltefaces. Ainsi il a été contraint de changer de position face au risque de saturation du système de santé britannique.

Le nombre de décès dus au virus en Grande-Bretagne a bondi de 54 à 335 lundi, le gouvernement ayant déclaré que l’armée aiderait à expédier des millions d’équipements de protection individuelle (EPI), y compris des masques, aux travailleurs de la santé qui se sont plaints d’une pénurie.

“A partir de ce soir, je dois donner au peuple britannique une instruction très simple – vous devez rester chez vous”, a déclaré Boris Johnson.

Les Britanniques ne seront autorisés à quitter leur domicile que pour faire des courses, faire de l’exercice, pour un besoin médical, pour prodiguer des soins ou pour se rendre au travail et en revenir.

“C’est tout – ce sont les seules raisons pour lesquelles vous devriez quitter votre maison”, a indiqué Boris Johnson, ajoutant que les gens ne devaient pas rencontrer des amis ou des membres de leur famille qui ne vivent pas chez eux.

“Si vous ne respectez pas les règles, la police aura les pouvoirs de les faire respecter, notamment par le biais d’amendes et de la dispersion des rassemblements”, a-t-il averti.

“C’est comme un effort de guerre – c’est une guerre contre ce virus et l’armée a donc été incroyablement utile pour mettre en place cette logistique afin que nous puissions acheminer les fournitures pour protéger les personnes sur la ligne de front”, a déclaré Matt Hancock à la BBC, précisant que le service de santé disposait désormais de 12.000 ventilateurs, soit 7.000 de plus qu’au début de la crise.

Conclusion : Boris Johnson, avec retard, s’aligne sur les positions prises dans la plupart des pays d’Europe et il n’y aura pas de break site vis-à-vis du Coronavirus !

Logement : la désertification des uns et la spéculation des autres

Logement : la désertification des uns et la spéculation des autres

Une véritable explosion des prix de immobilier qu’explique Arnaud Simon, professeur à Paris-Dauphine dans une tribune au « Monde »,

« L’ensemble du parc immobilier du département de la Nièvre n’atteint pas, par exemple, aujourd’hui, 2% de la richesse parisienne. Des maisons de 120 m2 n’y trouvent pas preneurs pour 40 000 euros ! »

Tribune.

 

«  L’évolution des prix de l’immobilier repose, avant toute autre chose, sur la démographie. Plus de naissances, une population en hausse, avec beaucoup de jeunes actifs, et la demande de logement augmente. Plus de mortalité, et cette fois, c’est l’offre de logement qui enfle…

A cet égard, la situation française est aujourd’hui très particulière. Un baby-boom a eu lieu entre 1945 et 1970. Point n’est besoin d’être grand clerc pour deviner que le nombre de décès annuels augmente de manière rapide et durable : 530 000 en 2007, 610 000 en 2019, 640 000 prévus pour 2030. Les successions se multiplient, et les très nombreux logements possédés par cette génération économiquement favorisée, sont mis en vente par les héritiers.

Nos recherches montrent que cette situation démographique historique a un impact important sur le marché immobilier, aboutissant à un accroissement considérable des écarts de richesse immobilière entre les territoires. Dans certains départements, la hausse de l’offre de logements est plus que compensée par un afflux d’actifs. Dans d’autres, ceux où la population active diminue sans pour autant devenir nulle, l’offre devient pléthorique, provoquant une chute majeure des prix immobiliers.

Le mouvement des « gilets jaunes » a pris racine dans ces zones bien précises de l’Hexagone, où s’étaient succédé ces dernières décennies, des fermetures d’usines, de commerces, de services publics, et dans lesquelles la valeur des biens immobiliers s’est effondrée avec les premières vagues de décès des classes d’âge nombreuses du baby-boom, ramenant des patrimoines, accumulés pendant des vies entières, à bien peu de choses.

L’ensemble du parc immobilier du département de la Nièvre n’atteint pas, par exemple, aujourd’hui, 2 % de la richesse parisienne. Des maisons de 120 m2 n’y trouvent pas preneurs pour 40 000 euros !

Pendant ce temps, les générations de retraités mobiles, se succèdent sans changement notable dans les zones touristiques du littoral et du sud de la France. Les départements où une activité industrielle dynamique et structurée tire l’économie, parviennent aussi à s’en sortir. Et les métropoles régionales, où s’installent de plus en plus d’actifs, voient leurs prix au mètre carré continuer à augmenter.

 

Le creusement des écarts est d’autant plus fort que la politique d’aménagement du territoire de ses dernières années en France a favorisé ces grandes villes, comme Bordeaux, Rennes, Strasbourg, Nantes, Paris, etc. bien desservies par des TGV, avec de nombreux postes qualifiés et des services publics satisfaisants. Le regroupement récent des régions a accentué encore ce mouvement de concentration. Les investisseurs immobiliers les plus financiarisés ont investi naturellement ces secteurs géographiques considérés comme porteurs, en désinvestissant les autres. »

Internet : un traité international pour museler l’info en Russie, en Chine et autres démocratures

Internet : un traité international pour museler l’info en Russie, en Chine et autres démocratures

Curieusement c’est sur initiative de la Russie qu’un texte a été adopté par l’ONU pour tenter de réguler un peu Internet. Une initiative d’autant plus suspecte qu’elle est aussi soutenue par la Chine et d’autres qui ne sont pas des modèles de démocratie. Sans doute s’agi- il là de la part de certains pays à régime théocratique de limiter la pénétration d’Internet dans leur zone géographique. Les russes comme les Chinois n’ont droit  en effet qu’à un Internet très limité qui évite notamment d’informer sur les conflits internes au pays. Par exemple en Chine, Internet ignore l’internement de plus de 2 millions  de ouïgours.  En tout cas, une  résolution de l’ONU  prévoit la création en 2020 d’un comité intergouvernemental chargé de la rédaction d’un futur traité, a été adoptée par 79 pays. Soixante Etats ont voté contre, 33 pays se sont abstenus. Outre la Chine, le Belarus, le Cambodge, la Corée du Nord, la Birmanie, le Nicaragua et le Venezuela étaient co-parrains de cette résolution. Aucune échéance n’a encore été fixée pour approuver le futur traité.

« Avec l’idée d’une convention mondiale, les Russes veulent au passage imposer des restrictions sur internet », déplore un diplomate occidental s’exprimant sous couvert d’anonymat.

 

Un traité restrictif pourrait faciliter l’arrêt des accès à internet et renforcer le contrôle de ses utilisateurs dans certains pays, craignent des experts. Moscou s’est défendu de toute arrière-pensée, Pékin a évoqué un « vide juridique » à combler.

« C’est une mauvaise idée si l’objectif est de développer une convention qui permette à des pays de légalement fermer internet et de pratiquer la censure tout en criminalisant la libre expression », résume Louis Charbonneau, de l’Ong Human Rights Watch. « Nous espérons que les Etats s’opposeront aux tentatives d’Etats répressifs de museler plus facilement les critiques », précise-t-il à l’AFP, en relevant que les co-sponsors du texte constituent « une galerie de pays les plus répressifs sur Terre ».

A ce jour, un seul instrument international contraignant existe en matière de cybercriminalité. Il s’agit de la Convention sur la cybercriminalité, également appelée Convention de Budapest, entrée en vigueur en 2004.

A la différence du texte mondial envisagé par la Russie, cette convention n’a qu’une portée régionale. Elle sert de référence pour les pays européens qui se dotent d’une législation sur la cybercriminalité et de cadre pour la coopération internationale parmi les Etats signataires. Si un nouveau texte est approuvé, il pourrait à terme rendre caduque la Convention de Budapest, s’inquiètent aussi les détracteurs de l’initiative russe.

 

Spéculation prix Logement : cette gentrification qui exclut les jeunes et les autres

Spéculation prix Logement : cette gentrification qui exclut les jeunes et les autres

Le terme gentrification constitue une sorte d’élégance sémantique pour qualifier l’exclusion des résidents du centre des villes voire des villes elles-mêmes. Un phénomène international lié d’une part à la spéculation aussi à la transformation de nombre d’immeubles en hôtels plus ou moins clandestins  grâce à R&B. Des hôtels qui permettent de dégager des rentabilités exceptionnelles mais qui plombent évidemment l’hôtellerie classique, rendent les loyers inaccessibles et l’acquisition encore davantage. La spéculation immobilière pèse sur les conditions d’accès à la propriété tout autant que sur le niveau des loyers. En France, en moyenne les ménages français par exemple doivent consacrer plus en plus importante de leurs revenus aux dépenses de logement, plus de 25 %. Pour la plupart, une  sorte de d’attribution vers du capital mort qui n’apporte plus grand-chose à l’activité économique. Notons que dans les très grandes villes comme Paris par exemple la plupart des candidats à l’accession sont exclus du marché. Pour obtenir un prêt, il faut  en effet au moins 10. 000 euro de revenu. Pris en étau entre les pénuries de logements, des prix en hausse et des vies professionnelles plus chaotiques, les ménages, dans l’ensemble des pays riches, ont donc de plus en plus de mal à se loger. Ce constat émane de l’OCDE sur la base d’indicateurs touchant au marché, aux conditions de logement et aux politiques publiques. Le logement absorbe la part la plus importante du budget des ménages: 22 % pour la moyenne des pays de l’OCDE (qui compte actuellement 36 membres), 26 % en France. Et il tend à augmenter.

L’organisation internationale d’expertise économique note une hausse de 5 % de 2005 à 2015 du budget logement des ménages alors que les autres dépenses ont diminué: de 2,1 % pour la nourriture, de 1 % pour les vêtements et de 1,2 % pour les loisirs. Cela tient à la nette progression des prix, plus marquée sur le marché locatif. Au sein de l’OCDE, ils ont augmenté de 40 % depuis 2005, avec des disparités importantes selon les pays: 20 % en France, 42 % aux États-Unis, 151 % en Islande

 

Logement : cette gentrification qui exclut les jeunes et les autres

Logement : cette gentrification qui exclut les jeunes et les autres

Le terme gentrification constitue une sorte d’élégance sémantique pour qualifier l’exclusion des résidents du centre des villes voire des villes elles-mêmes. Un phénomène international lié d’une part à la spéculation aussi à la transformation de nombre d’immeubles en hôtels plus ou moins clandestins  grâce à R&B. Des hôtels qui permettent de dégager des rentabilités exceptionnelles mais qui plombent évidemment l’hôtellerie classique, rendent les loyers inaccessibles et l’acquisition encore davantage. La spéculation immobilière pèse sur les conditions d’accès à la propriété tout autant que sur le niveau des loyers. En France, en moyenne les ménages français par exemple doivent consacrer plus en plus importante de leurs revenus aux dépenses de logement, plus de 25 %. Une sorte de d’attribution vers du capital mort qui n’apporte plus grand-chose à l’activité économique. Notons que dans les très grandes villes comme Paris par exemple la plupart des candidats à l’accession sont exclus du marché. Pour obtenir un prêt, il faut  en effet au moins 10. 000 euro de revenu. Pris en étau entre les pénuries de logements, des prix en hausse et des vies professionnelles plus chaotiques, les ménages, dans l’ensemble des pays riches, ont donc de plus en plus de mal à se loger. Ce constat émane de l’OCDE sur la base d’indicateurs touchant au marché, aux conditions de logement et aux politiques publiques. Le logement absorbe la part la plus importante du budget des ménages: 22 % pour la moyenne des pays de l’OCDE (qui compte actuellement 36 membres), 26 % en France. Et il tend à augmenter.

L’organisation internationale d’expertise économique note une hausse de 5 % de 2005 à 2015 du budget logement des ménages alors que les autres dépenses ont diminué: de 2,1 % pour la nourriture, de 1 % pour les vêtements et de 1,2 % pour les loisirs. Cela tient à la nette progression des prix, plus marquée sur le marché locatif. Au sein de l’OCDE, ils ont augmenté de 40 % depuis 2005, avec des disparités importantes selon les pays: 20 % en France, 42 % aux États-Unis, 151 % en Islande

Une plainte contre Macron et 4 autres pays

Une plainte contre Macron et 4 autres pays

 

Une plainte a été déposée par des jeunes dont Greta Thunberg, contre la France, l’Allemagne, l’Argentine, le Brésil et la Turquie. Elle s’inscrit dans le cadre d’un « protocole optionnel » méconnu de la convention: il autorise depuis 2014 des enfants à porter plainte devant le comité des droits de l’enfant de l’ONU, s’ils estiment que leurs droits sont bafoués.

Bien que les dirigeants du monde aient signé cette convention il y a 30 ans, par laquelle ils s’engagent à protéger la santé et les droits des enfants, « ils n’ont pas tenu leurs engagements », a déclaré l’égérie suédoise du climat, en marge du sommet sur le climat de l’ONU lors duquel elle a à nouveau dénoncé l’inaction des dirigeants face à l’urgence climatique.

 

Les cinq pays visés par la plainte font partie de ces 44 Etats, figurent parmi les grands pollueurs de la planète et sont influents au sein du club des pays riches du G20. Ce qui leur a valu d’être épinglés, plutôt que les Etats-Unis, la Chine ou l’Inde, plus gros émetteurs au monde, qui, eux, n’ont pas ratifié ce protocole. De vieux pays industriels comme la France et l’Allemagne sont responsables d’une large part historique des émissions, même si, aujourd’hui, ils ne sont pas les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre, a fait valoir le cabinet Hausfeld.

 

Dangers des ponts en France … aussi des autres infrastructures

Danger  des ponts en France … aussi des autres infrastructures

À l’occasion de la manifestation de souvenir concernant l’écroulement du pont de Gênes en Italie, un  sénateur centriste lance un cri d’alarme sur l’état des ponts français dont 10 % seraient dangereux. Il faudrait ajouter que d’une façon générale les infrastructures routières (comme les infrastructures ferroviaires d’ailleurs) se sont particulièrement dégradées depuis 10 ou 15 ans. La chance de la France, c’est que le pays n’a pas connu de forts gels depuis plusieurs années donc de dégel qui sont mortifères pour les routes. L’ensemble des infrastructures routières sont dans un état très critique notamment certaines routes dites de secondaires qu’on répare depuis des années avec des rustines. Pour les ponts, Hervé Maurey, sénateur centriste de l’Eure, président de la mission d’information sur la sécurité des ponts,

« À peu près 10% de ces ponts, soit 25 000 ponts qui sont en mauvais état », a-t-il affirmé. La situation est encore plus inquiétante lorsque les ponts sont gérés par les communes ou intercommunalités, plutôt que par l’État. (Interview Franceinfo)

 

Quel constat global dressez-vous, alors que les résultats d’une enquête du Sénat seront bientôt publiés ?

Hervé Maurey : Le premier constat, c’est le fait que l’on ne sait même pas exactement combien il y a de ponts en France. C’est assez révélateur de la méconnaissance de l’état de notre patrimoine. Les ponts ne sont pas dans notre culture un élément de patrimoine. Que ce soit l’État, les départements ou a fortiori les communes, il n’y a jamais eu une approche patrimoniale qui consiste à savoir combien de ponts on a, dans quel état ils sont, et de programmer un entretien ou une restauration.

On arrive simplement à évaluer le nombre de ponts : à peu près entre 200 000 et 250 000. On est arrivé à la conclusion qu’il y avait à peu près 10% de ces ponts (…) qui sont en mauvais état. 7% des ponts qui appartiennent à l’État risquent de s’effondrer, alors que ce sont les mieux entretenus. La situation est bien plus inquiétante concernant les 100 000 ponts qui relèvent des communes ou des intercommunalités. Elles n’ont pas l’ingénierie, les moyens humains et les moyens financiers d’assurer une surveillance et une remise à niveau quand c’est nécessaire.

Qu’est-ce que vous préconisez pour y remédier ?

On préconise que l’État mette les moyens nécessaires, c’est-à-dire qu’il mette en place un véritable plan Marshall sur son réseau. Aujourd’hui, il consacre 45 millions d’euros par an à l’entretien des ponts qui relèvent de l’État, mais l’État considère qu’il faudrait vraisemblablement mettre près du triple, c’est-à-dire près de 120 millions.

On préconise aussi la mise en place d’un fond spécial destiné aux collectivités locales pour qu’elles dressent un constat. Cela coûte très cher parce qu’un diagnostic d’un pont simple, c’est au minimum 5 000 euros. En Normandie, sur mon territoire, il y a une communauté de communes qui a compté ses ponts et il y en a 80. Cela veut dire qu’il faut mettre sur la table 400 000 euros pour faire un simple diagnostic. Ensuite, les travaux sont souvent très importants. Pour un pont de petite envergure, cela peut très vite atteindre 500 000, voire un million d’euros.

Vous imaginiez un tel sous-investissement au moment de débuter cette enquête sur les ponts en France ?

Non, c’est vrai qu’on a été extrêmement surpris, par l’ignorance du nombre de ponts et par celle de leur état. Plus on tarde, plus la situation sera préoccupante. On sait très bien que si on n’augmente pas les crédits dans dix ans, il y aura deux fois plus de ponts dangereux. C’est une évolution naturelle. Et plus on tarde, plus il faudra mettre beaucoup d’argent pour se mettre à niveau (…) C’est à l’État de remettre en l’état son propre réseau et d’aider les communes qui n’ont pas la capacité financière de le faire seules. Je sais que la situation budgétaire est compliquée mais je crois qu’on ne peut pas faire d’économies sur la sécurité de nos compatriotes.

Le pouvoir d’achat des retraités au-dessus des autres catégories (COR) !!!

Le pouvoir d’achat des retraités au-dessus des autres catégories (COR)  !!!

 

C’est bien connu quand on veut noyer son chien on dit qu’il a la rage. Le conseil d’orientation des retraites organismes d’une grande complaisance vis-à-vis du pouvoir tente de démontrer que le pouvoir d’achat des retraités a été supérieur à celui des autres sauf depuis 2010. Il faut évidemment prendre ces informations avec des pincettes car le comité d’orientation des retraites nous a habitués à des calculs fluctuants concernant le futur équilibre des régimes de retraite. De toute manière,  la prétendue hausse du pouvoir d’achat de 1,4 % par e=an en moyenne de 1996 à 2010 est tout à fait relative (ensuite il y a eu baisse entre 2010 et 2015). En effet elles se fondent surtout sur l’augmentation de la valeur du patrimoine. Or si on ne peut nier des plus-values potentielles du patrimoine, ces plus-values restent le plus souvent virtuelles  car non réalisées

Le COR montre que les niveaux de vie moyens des retraités, des actifs et de l’ensemble de la population ont progressé parallèlement de 1996 à 2010, de 1,4 % par an en moyenne, avant de baisser entre 2010 et 2015. Cette baisse récente a cependant été moins prononcée pour les retraités (- 0,5 % en cinq ans) que pour les actifs ou l’ensemble de la population (- 2,3 %). Au total, en 2015, le niveau de vie moyen d’un retraité s’élevait en moyenne à 2 055 euros par mois et était supérieur de 5,6 % à celui de l’ensemble de la population d’après le COR.

Un montant à comparer à des retraites en moyenne autour de 1300 € nets. Première observation, il s’agit de moyennes donc avec des dispersions autour de ces moyennes et par exemple environ 1 million de retraités vivent avec des revenus. Deuxième observation on se demande comment le comité d’orientation des retraites explique cette différence entre ce niveau de vie moyen et le niveau de la pension. De toute manière cette  différence est aussi les résultats d’une moyenne donc aussi avec beaucoup de dispersion.

 

 

 

Macron devant ses conseillers : « aimez-moi les uns les autres »

Macron devant ses conseillers : « aimez-moi les uns les autres »

 

 

Le roi Macron a daigné délivrer un message subliminal après la manifestation de samedi en déclarant auprès de son entourages : «  lorsqu’il y a autant de haine, c’est aussi une demande d’amour «. Comme souvent Macron se transforme en évangéliste pour endormir la foule afin de qu’elle avale sans douleur sont discours sur les bienfaits de la mondialisation, de l’ultra capitalisme et de l’injustice sociale. Après avoir toussé un grand de soulagement Macron et sa majorité peuvent respirer pendant quelques heures et quelques jours avant le grand sermon du monarque de mardi. La peur était en effet grande au sein de la majorité mais le pire n’est pas arrivé, donc. « On est potentiellement à deux doigts d’un putsch », s’inquiétait François Patriat, président des sénateurs LREM et proche du chef de l’État, à trois jours de la manifestation. Une stratégie de dramatisation assumée par l’Élysée qui, afin de séparer les casseurs des Gilets jaunes « raisonnables », avait brandi un potentiel déferlement d’individus venus pour « casser et tuer ». Mais aussi, un véritable vent de panique qui a soufflé dans les allées du pouvoir.… Un peu rassuré le petit roi se fait donc philosophe en considérant que derrière la haine qui se concentre sur son nom révèle une demande d’amour. Une vraie dialectique d’évangéliste. Macron ne semble pas encore avoir compris que ce qui est en cause c’est une demande extraordinaire de justice sociale et fiscale ainsi qu’une demande de démocratie pour se substituer à la monarchie républicaine, aux courtisans, aux barons qui accaparent le pouvoir et qui le confortent.

Pouvoir d’achat: Le gouvernement peut encore faire payer les autres

Pouvoir d’achat: Le gouvernement peut encore faire payer les autres

 

Pour l’essentiel l’amélioration pouvoir d’achat des Français a reposé sur la suppression de la taxe d’habitation. Finalement une réforme à bon compte qui n’hypothéquait pas les finances de l’État mais celle des collectivités locales. Bien sûr avec le temps il a fallu quand même en compenser une partie avec une dotation spéciale ou encore via  l’augmentation de l’impôt foncier. Cette fois le gouvernement a trouvé une martingale : demander aux entreprises de verser une prime exceptionnelle, le gouvernement se limitant à la défiscaliser. Encore une mesure qui ne lui coûte pas grand-chose et qui lui évite par exemple de remettre en cause son propre train de vie. Sans complexe, Jeudi matin, Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie et des Finances, a invité les principales organisations patronales (PME, banques, assurance, commerce, distribution…) à Bercy pour échanger sur des propositions visant à «améliorer concrètement le quotidien des Français». Pour l’heure, la seule mesure concrète sur la table, qui pourrait être adoptée rapidement, est la création d’une prime exceptionnelle défiscalisée et exonérée des cotisations sociales. Cette prime serait versée par les employeurs aux salariés de façon volontaire Édouard Philippe a lui aussi tenté de calmer le jeu devant le Sénat. Le premier ministre a annoncé que le gouvernement était prêt à examiner «toutes les mesures qui permettraient d’augmenter les rémunérations au niveau du smic sans pénaliser excessivement la compétitivité de nos entreprises». Une «concertation» avec les organisations syndicales, patronales et les élus pour trouver des «solutions» pour les trajets domicile-travail va également être conduite. Ces sujets devraient être à l’agenda d’une nouvelle réunion prévue vendredi matin, au ministère du Travail, en présence des ministres du Travail et des Transports, Muriel Pénicaud et Élisabeth Borne. Là encore, l’objectif est de trouver des solutions pour améliorer le pouvoir d’achat et tenter d’apaiser les tensions sociales. Bref des propositions très floues et qui reportent la responsabilité sur d’autres

 

Levothyrox et autres Médicaments : mise en cause de l’agence du médicament

Levothyrox  et autres Médicaments : mise en cause de l’agence du médicament

 

D’après un rapport remis au ministre de la santé concernant différents médicaments mis en cause comme le Levothyrox :»on déplore des manquements à la transparence et à la réactivité que chacun est en droit d’attendre des autorités de police sanitaire » indique le rapport.   L‘affaire du Levothyrox : le médicament pour la thyroïde dont la nouvelle formule suscite des milliers de plaintes de patients fait l’objet d’une procédure judicaire. Cette nouvelle affaire repose évidemment la question de la pertinence des avis  de l’agence du médicament (Afssaps). Une agence du médicament composé en majorité de personnalités ayant des intérêts dans l’industrie pharmaceutique ou connexe. Ce conflit d’intérêts a été dénoncé à de nombreuses reprises en particulier dans l’affaire du médiator. Un rapport de  Bernard Debré et du  directeur de l’Institut Necker avait aussi mis en exergue les conflits d’intérêts des experts de l’agence du médicament du médicament. Le problème récurrent c’est que cette agence se cale  trop souvent essentiellement sur l’avis de l’industrie pharmaceutique. La formule du médicament Levothyrox, qui est vendue à plus 3,3 millions de personnes en France, été changée en mars dernier pour des raisons de conservation. Mais plus de 9.000 personnes se sont plaintes auprès de l‘Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de la santé (ANSM) de ressentir de lourds effets secondaires comme des fatigues intenses, des crampes et des vertiges. La ministre la Santé, Agnès Buzyn, qui avait exclu un retour à l‘ancienne formule, avait promis de revenir sur sa décision. “J‘ai demandé à l‘Agence du médicament qu‘elle fasse en sorte que l‘ancien Levothyrox soit accessible, de façon à ce que ceux qui le réclament puissent le prendre et ce sera disponible dans 15 jours”, avait-t-elle déclaré sur France Inter. Le laboratoire Merck a confirmé dans un communiqué la “réintroduction transitoire en France, en accord avec les autorités de Santé, de l‘ancienne formule du Levothyrox”.

 

Données personnelles : Twitter condamné…. et les autres réseaux ?

Données personnelles : Twitter condamné…. et les autres réseaux ?
Aujourd’hui, c’est Twitter qui est officiellement condamné en France pour clauses abusives. En réalité, la même condamnation devrait s’appliquer à la plupart des grands réseaux et des grandes plates-formes dont d’ailleurs certaines ne sont accessibles qu’après avoir cliqué sur une petite case qui manifesterait l’adhésion à des conditions d’utilisation incompréhensibles, ambiguës et souvent illicites. En clair, il s’agit surtout de l’exportation commerciale des données y compris les données les plus personnelles. La justice française a donc condamné le géant américain Twitter à modifier ses conditions générales d’utilisation, a annoncé mercredi 8 août l’UFC-Que Choisir. L’association avait assigné le réseau social en justice, jugeant certaines de ses clauses « abusives » ou « illicites ». L’association de défense des consommateurs avait saisi le Tribunal de grande instance de Paris en 2014 « pour faire reconnaître le caractère abusif ou illicite » de 256 clauses contenues dans ses conditions générales d’utilisation, a-t-elle expliqué dans un communiqué. Twitter a également été condamné à verser à l’UFC-Que Choisir 30 000 euros d’amende pour le préjudice moral porté à l’intérêt collectif. Une sanction financière que l’association juge « insignifiante pour le réseau social, qui a généré en 2017 un chiffre d’affaires mondial de 2,1 milliards de dollars ».

Macron ne parlera pas le 14 juillet… mais tous les autres jours

Macron ne parlera pas le 14 juillet… mais tous les autres jours

Ce président se veut particulièrement disruptif et contradictoire. Ainsi il avait décidé que la parole de l’Elysée se ferait rare par opposition à ce qu’avaient fait Sarkozy et Hollande. En réalité, Macron est omniprésent dans les médias, il parle tout le temps, sur tout, même les faits divers. En outre il cadenasse la communication du gouvernemenet. Un gouvernemenet terrorisé sur ce point. Macron  a donc une nouvelle fois décidé de ne pas se plier au traditionnel exercice de l’interview télévisée. Du 14 juillet. Manière de confirmer une posture faussement disruptive dans la mesure où il ne se privera pas de s’exprimer tous les autres jours ! Une totale contradiction. On pourraiat m^me parler d’affolement dans le com. de Macron suite en particulier à sa chute dans les sondages. Le délire verbal prend le pas sous le poids de la publication de la baisse régulière de la popularité du chef de l’Etat.   «Il a déjà accepté de prononcer des vœux comme ses prédécesseurs le 31 décembre au soir, il ne faut pas trop en demander», ironise-t-on encore. Est-ce à dire que ce choix est définitif? «Emmanuel Macron refuse de se laisser enfermer dans quoique ce soit, y compris ses décisions» ! Balaie-t-on dans entourage.

Solidarité financière européenne ; Merkel ne veut pas payer pour les autres

Solidarité financière européenne ; Merkel ne veut pas payer pour les autres

Face à la crise italienne, Merkel a réaffirmé la position constante de l’Allemagne : pas de solidarité financière qui ferait payer la dette des autres par les allemands. La chancelière allemande Angela Merkel a ainsi évoqué  la possibilité d’un allègement de la dette italienne, affirmant que le principe de solidarité entre les membres de la zone euro ne signifiait pas une union de partage de la dette.   »Je vais aborder le nouveau gouvernement italien de manière ouverte et travailler avec lui sans spéculer sur ses intentions », a déclaré la chef du gouvernement allemand au Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung , à paraître dimanche. Pour résumer les Allemands ne veulent toujours pas payer pour le système bancaire défaillant des autres ; Il y a Accord sur le renforcement des fonds propres mais toujours pas d’accord sur la solidarité au sein de l’Union européenne. Les Allemands en particulier refusent de s’engager pour payer les dettes des Etats du sud. Après 18 mois de discussions houleuses, les ministres des finances des 28 pays de l’Union européenne, réunis ce vendredi à Bruxelles, sont parvenus à un accord sur le « paquet bancaire », les règles régissant les exigences de fonds propres imposées aux banques, qui reprennent les principes discutés au Comité de Bâle au niveau international. Sur le renforcement du ratio  »d’exigence minimale de fonds propres et passifs exigibles » (MREL), qui sera fixé à 8% des engagements totaux et des fonds propres des grandes banques, et l’obligation, pour les établissements d’importance systémique mondiale, de détenir un niveau minimum de « capacité totale d’absorption des pertes » (TLAC, pour total loss-absorbing capacity),  Ce compromis était nécessaire pour que les pays du Nord de l’Europe, Allemagne en tête, acceptent de commencer à discuter d’une mutualisation du risque bancaire.  Les Allemands sont très réticents à l’idée de partager le risque bancaire, redoutant de devoir payer, en cas de faillite, pour les banques du Sud, en particulier les italiennes, aux bilans grevés de créances douteuses. Deux sujets sont particulièrement sensibles dans les discussions à venir : la création d’un système européen de garantie des dépôts et la mise en place d’un filet de sécurité (« backstop ») au sein du Fonds de résolution unique (FRU), dans le cadre du Mécanisme européen de stabilité (MES). Ce filet de sécurité doit rendre possible la mobilisation d’argent public, en dernier recours, si une banque rencontre d’insurmontables difficultés financières.

 

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