Archive pour le Tag 'Autoroutes'

Péages autoroutes : une nouvelle augmentation ?

Péages  autoroutes : une nouvelle augmentation ?

 

 

 

Une augmentation d’environ 2 % pourrait intervenir sur les tarifs des autoroutes. À moins que la ministre des transports parvienne à convaincre les sociétés concessionnaires de mettre la pédale douce. Pas forcément un discours qui sera entendu à moins que le gouvernement ne fasse encore des cadeaux supplémentaires en allongeant encore la durée des concessions. Ce qui aboutirait à une sorte d’étalement dans le temps de l’augmentation des tarifs mais aussi prolongerait d’autant la très forte rentabilité de ses infrastructures.  Mais le Ministère des Transports n’y serait pas favorable et ne devrait pas retenir cette solution. Rallonger les durées de concession est en effet une procédure qui prend des années auprès de l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières et des autorités européennes. Bref, il s’agirait d’une procédure longue et complexe qui pourrait ne jamais aboutir. Ce qui conduirait alors à un important rattrapage pour compenser les années de gel des tarifs. Les augmentations de tarifs actuels s’expliquent notamment par le gel décidé en 2015 par la ministre de l’Environnement d’alors, Ségolène Royal. Finalement on pourrait bien couper la poire en deux avec une augmentation limitée à 1 %, quelques promesses d’investissement et où quelques prolongations de la durée des concessions.

Renationaliser Vinci et les autoroutes

Renationaliser Vinci et les autoroutes

 

On ne peut pas dire que Vinci ait fait preuve de grande intelligence en s’immisçant dans le conflit des gilets jaunes. Sa proposition initiale de faire payer aux automobilistes mobilistes les péages dont ils ont été dispensés par les gilets jaunes était grotesque. Sans doute Vinci a voulu faire du zèle vis-à-vis d’un État au crochet duquel il vit. Vinci est en effet spécialisé dans la gestion des infrastructures, les travaux publics et autres équipements dont la plupart sont financés par l’État français où les états étrangers. Vinci non seulement gère des autoroutes par exemple mais aussi les aéroports. Vinci est candidat pour une reprise d’une partie du capital des aéroports de Paris. Autant de secteurs très juteux financés pour l’essentiel par le contribuable et ou l’usager.  Notons que Vinci entreprises françaises est cependant contrôlée à hauteur de près de 58 % par des institutionnels étrangers et que la pudeur imposerait que cet entreprise se taise sur des questions d’orientation de politique française Vinci, comme d’autres concessionnaires d’autoroutes réalisent des bénéfices invraisemblables. Au point que la question de la renationalisation se pose. En effet, l’Etat  a vendu des bijoux de famille qui rapportent gros aux sociétés concessionnaires. Preuve, les profits ont augmenté de 25 % en 2016 et les dividendes de 41 %. Tout cela grâce aux petits arrangements avec l’État pour prolonger  la durée des concessions, modifier l’amortissement et permettre l’augmentation des tarifs. Exemple Vinci réseau concessionnaire avec ASF, Cofiroute, Escota et Arcour affiche des bénéfices en hausse sur un an de 28,5% (1,75 milliard d’euros) et des dividendes en progression de 88,5% (près de 4 milliards d’euros), souligne le magazine Autoplus. Cette forte croissance s’explique notamment par le versement en une seule année, par Cofiroute, d’un dividende élevé correspondant à une trésorerie thésaurisée lors des deux exercices précédents.  « Comment les bénéfices du secteur autoroutier ont-ils pu progresser de 25%. En moyenne alors que les péages, qui constituent 97% des rentrées d’argent, n’ont augmenté en 2016 que de 1,2% ? » S’interroge la revue automobile alors qu’une nouvelle hausse des tarifs s’applique depuis 1er février 2018. Une partie de la réponse tient à la hausse du trafic en 2016 (+3,3%), plus dynamique pour les poids lourds (+4,2%) que pour les voitures (+3,2%) et par les baisses des charges de personnels due à l’automatisation des péages. De plus, « les frais financiers des autoroutes liés aux intérêts diminuent au fil du temps comme pour l’emprunt immobilier d’une particulier » explique Pascal Pennec, rédacteur en chef adjoint d’Autoplus, sur l’antenne de RMC. Pour les particuliers, les hausses de tarifs ne vont pas diminuer, au contraire. « À partir de 2019, des augmentations de péages sont directement liées aux engagements de travaux signés en 2016 par les sociétés concessionnaires avec l’État dans le cadre d’un plan autoroutier » souligne Autoplus. Une entreprise qui vit pour l’essentiel au crochet de l’État devrait pour le moins se montrer prudente dans sa politique de communication. Cela offre au moins l’avantage de reposer la problématique de la renationalisation des autoroutes dont les profits difficilement admissibles mais comprendre avec la consanguinité entre les conseillers des ministres et les cadres et dirigeants de Vinci dont beaucoup sont issus de l’école nationale des ponts ou de l’ENA. Notons enfin que les prix des autoroutes devraient augmenter d’environ 1,8% au 1er février prochain, soit davantage que cette année.

Renationaliser les autoroutes

Renationaliser les autoroutes

Vraiment gonflé Vinci qui veut faire payer les péages aux automobilistes qui en ont été dispensés par les gilets jaunes. Pourtant les concessionnaires réalisent des bénéfices invraisemblables. Au point que la question de la renationalisation se pose. En effet, l’Etat  a vendu des bijoux de famille qui rapportent gros aux sociétés concessionnaires. Preuve, les profits ont augmenté de 25 % en 2016 et les dividendes de 41 %. Tout cela grâce aux petits arrangements avec l’État pour prolonger  la durée des concessions, modifier l’amortissement et permettre l’augmentation des tarifs. Exemple Vinci réseau concessionnaire avec ASF, Cofiroute, Escota et Arcour affiche des bénéfices en hausse sur un an de 28,5% (1,75 milliard d’euros) et des dividendes en progression de 88,5% (près de 4 milliards d’euros), souligne le magazine Autoplus. Cette forte croissance s’explique notamment par le versement en une seule année, par Cofiroute, d’un dividende élevé correspondant à une trésorerie thésaurisée lors des deux exercices précédents.  « Comment les bénéfices du secteur autoroutier ont-ils pu progresser de 25%. En moyenne alors que les péages, qui constituent 97% des rentrées d’argent, n’ont augmenté en 2016 que de 1,2%? » S’interroge la revue automobile alors qu’une nouvelle hausse des tarifs s’appliquera au 1er février 2018. Une partie de la réponse tient à la hausse du trafic en 2016 (+3,3%), plus dynamique pour les poids lourds (+4,2%) que pour les voitures (+3,2%) et par les baisses des charges de personnels due à l’automatisation des péages. De plus, « les frais financiers des autoroutes liés aux intérêts diminuent au fil du temps comme pour l’emprunt immobilier d’une particulier » explique Pascal Pennec, rédacteur en chef adjoint d’Autoplus, sur l’antenne de RMC. Pour les particuliers, les hausses de tarifs ne vont pas diminuer, au contraire. « À partir de 2019, des augmentations de péages sont directement liées aux engagements de travaux signés en 2016 par les sociétés concessionnaires avec l’État dans le cadre d’un plan autoroutier » souligne Autoplus.

Le scandale de la vente des autoroutes (Par Michel Albouy)

Le scandale de la vente des autoroutes (Par Michel Albouy)

Michel Albouy, Grenoble École de Management (GEM), dénonce dans la Tribune le scandale de la vente des autoroutes

 

 

« À la veille des départs en vacances et afin de moraliser la rente perdue des autoroutes le Grand Vizir en charge des finances du Royaume, via son Autorité de la concurrence, venait de recommander au Roi de renégocier le plan de relance autoroutier, estimant que les sociétés concessionnaires du royaume affichaient une rentabilité exceptionnelle assimilable à une rente qui devait être davantage régulée en faveur de l’État et des usagers. »

Il était une fois un beau royaume qui avait construit un magnifique réseau autoroutier pour le bien-être de ses citoyens, augmenter la sécurité routière et contribuer à la croissance économique du pays. Bien sûr, cela n’avait pas été sans peine et sans demander des efforts financiers significatifs à ses citoyens-contribuables. Mais ces derniers étaient fiers de leurs autoroutes, même s’il fallait payer un péage en sus des impôts divers et variés qu’ils devaient acquitter, notamment sur le carburant qui était le plus cher d’Europe.

Mais un jour, le Grand Vizir du Royaume fit remarquer à son Roi que l’État était désormais trop endetté et qu’il fallait vendre quelques bijoux de famille. Après un rapide inventaire des actifs qui pouvaient être cédés, le choix se porta sur le réseau d’autoroutes à travers un système de concessions limitées dans le temps. Restait à déterminer le prix de vente de ce réseau qui assurait bon an mal an des revenus substantiels au Royaume.

Nombreux furent les experts à se pencher sur la question. Les évaluations allaient de 12 milliards d’écus à 22, voire 40, milliards d’écus. C’est dire si la fourchette était large. Au-delà de l’estimation assez classique des flux de trésorerie générés par l’exploitation des autoroutes, se posait la question du taux d’actualisation à retenir pour calculer la valeur actuelle de ces flux. »

Le rapporteur de la Commission des finances de l’Assemblée du Royaume estimait que le taux à retenir était celui recommandé par le Commissariat Général du Plan, soit 4 %, un taux proche du taux sans risque de l’époque.

Le rapporteur pour les transports estimait que le taux devait prendre en compte une prime de risque comme le faisait les investisseurs privés et préconisait un taux de 8 %. Le seul opposant à ces cessions, le Connétable du Béarn estimait quant à lui que le Royaume allait se priver de 40 milliards d’écus de dividendes d’ici à 2032, échéance des concessions. Finalement, le prix fixé pour la vente s’établit à 15 milliards d’écus.

Plusieurs années après, alors que la dette avait continué à augmenter malgré les cessions d’actifs jusqu’à atteindre pratiquement 100 % du PIB du Royaume, le Grand Vizir (qui avait changé entre-temps) s’enquit des profits « exorbitants » des sociétés d’autoroutes et ce d’autant plus qu’il venait d’abandonner une taxe écologique suite à des manifestations de manants qui se faisaient appeler les « bonnets rouges ». Il était temps de faire payer ces sociétés privées qui versaient de trop généreux dividendes à leurs actionnaires et les faire enfin contribuer au redressement des finances de l’État. »

En effet, selon la ministre en charge du dossier, « lorsqu’une société d’autoroute fait payer 100 écus aux automobilistes, il y a 20 écus de trop qui sont empochés ». Dans un bel élan de démagogie, elle proposa même de rendre gratuites les autoroutes le week-end ! Les experts des transports firent remarquer que cela était une étrange façon d’optimiser l’exploitation du réseau car en rendant gratuites les autoroutes le dimanche on contribuait à augmenter la saturation du réseau et à augmenter le trafic et partant la pollution.

L’idée fut rapidement abandonnée mais pas celle d’une nouvelle taxe et/ou contribution spéciale sur les sociétés bénéficiaires de la rente autoroutière. Mais cette solution se heurtait aux contrats en béton que les sociétés d’autoroutes avaient signé avec l’État. Une clause prévoyait même que si de nouvelles charges étaient imputées à ces sociétés elles pouvaient les répercuter dans les tarifs des péages ou obtenir un allongement de la durée de la concession. En d’autres termes, l’État ne ferait que prendre dans la poche de ses usagers-contribuables ce qu’il demanderait aux sociétés privées. Bref, la situation semblait bel et bien perdue pour le Grand Vizir qui se demandait comment on avait pu en arriver là. L’État était donc un aussi mauvais gestionnaire que cela ?

Pour répondre à ses interrogations, il demanda l’avis d’un expert. Celui-ci lui dit à peu près ce qui suit. La principale erreur, cher Grand Vizir, fut de vendre un patrimoine qui avait une bonne rentabilité pour désendetter l’État. En effet, pourquoi céder des actifs qui génèrent des flux de trésorerie supérieurs au coût de la dette ? »

Certes, en remboursant une (petite) partie de la dette on améliore le fameux ratio Dette/PIB, et on fait ainsi plaisir aux agences de rating et aux fonctionnaires de Bruxelles, mais on ne fait pas pour autant une bonne gestion financière du Royaume. À quoi bon rembourser une dette dont le coût actuariel est inférieur à la rentabilité des actifs cédés ? En prenant une telle décision, on détruit de la valeur. Quitte à vendre des actifs, encore fallait-il choisir des actifs qui ne généraient pas de rentabilité.

La deuxième erreur fut de prendre pour l’évaluation un taux d’actualisation qui était proche (voire supérieur) de celui des investisseurs privés. En faisant de la sorte, on satisfaisait les contraintes des sociétés privées mais on tournait le dos à la spécificité de l’État comme acteur économique. En effet, celui-ci n’a pas de fonds propres à rémunérer et le coût de son capital est en fait celui de sa dette (coût qui de plus a beaucoup baissé ces dernières années). Naturellement, avec un tel coût du capital la valorisation des concessions d’autoroutes aurait été nettement plus élevée. Peut-être même que les sociétés privées n’auraient pas marché. Et alors ? Cela aurait été préférable pour les finances de l’État qui se trouve maintenant privé de la rente des autoroutes qu’il dénonce aujourd’hui.

La dernière erreur, dit l’expert, est de vouloir récupérer aujourd’hui sur le dos des actionnaires de ces sociétés (dont certains sont des salariés) une partie de la rente à travers de nouvelles taxes et/ou les obliger à la gratuité des péages le dimanche. Ce faisant, l’État envoie un très mauvais signal sur le respect de sa signature et donne l’impression de faire n’importe quoi en matière économique et de transport.

À l’instar de l’Autorité de la concurrence du Royaume, l’expert qui tenait quand même à sa situation recommanda néanmoins de renégocier le nouveau plan de relance autoroutier si celui-ci devait voir le jour. Il posa cependant plusieurs questions : ces investissements sont-ils vraiment utiles pour le Royaume ? N’avons-nous pas de meilleures opportunités d’investissement que de couler un peu plus de béton dans un réseau qui est parmi le plus moderne d’Europe ?

Oui, mais grâce à ces investissements nous allons créer de nombreux emplois sur le territoire, lui rétorqua le Grand Vizir et nous arriverons ainsi à inverser la courbe du chômage chère à notre Roi ! Mais n’y-a-t-il rien de mieux à faire lui redemanda l’expert en lui citant des exemples d’investissement d’avenir dans les nouvelles technologies et les pratiques des autres grands pays. Le Grand Vizir commençait à douter de son argumentation. Au fond de lui il se demandait si l’État était condamné éternellement à une mauvaise gestion. Il se dit aussi que dans peu de temps il ne serait plus là pour constater les effets de sa gestion et que d’autres prendraient la patate chaude.

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Par Michel Albouy Michel, Professeur senior de finance, Grenoble École de Management (GEM)

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation

 

Handicap : une partie du budget utilisé pour les autoroutes en IDF

Handicap : une partie du budget utilisé pour les autoroutes en IDF

C’est sans doute la logique bureaucratique de la gestion des lignes budgétaires qui a conduit l’ile de France à utiliser 730 000 euros du budget handicap pour uen étude sur les autoroutes. C’est pour le moins une maladresse quand on sait le retard pris e France concernant la mobilité des handicapés. Mounir Satouri, élu de la région Île-de-France et président du groupe Alternative écologiste et social, ainsi que plusieurs de ses homologues, dénoncent « ces scandale » : 730 000 euros du budget dédié au transport des personnes en situation de handicap vont être utilisés pour financer une consultation internationale sur le devenir des autoroutes, lancée par le Forum métropolitain du Grand Paris, rapporte France Bleu Paris dimanche 8 juillet.

Deniziot, chargé du handicap, explique avoir « budgété 14 millions d’euros alors que les dépenses prévues cette année seront [de] 12 millions d’euros. » « Il n’y a donc pas de réduction de service, c’est de l’argent qui ne va pas être utilisé », dit-il, en défendant la décision de la présidente de la région, Valérie Pécresse, et de son vice-président chargé des transports, Stéphane Baudet.

 

Autoroutes : profit en hausse garce à l’augmentation des péages

Autoroutes : profit en hausse garce à l’augmentation des péages

 

Grâce aux petits arrangements entre l’Etat et les sociétés d’autoroutes, (augmentation des péages contre travaux),  en 2018, les péages augmenteront de 1,03 à 2,04%. Un renchérissement modulé suivant les réseaux. Notons que dans le même temps les profits des sociétés d’autoroutes augmentent  considérablement. Ainsi Vinci,  le principal concessionnaire,  voit ses bénéfices augmenter de près de 30 % et ses dividendes de près de 90 % ! L’augmentation la plus élevée (2,04%) concerne Area qui exploite des autoroutes en Rhône-Alpes. La hausse sera plus limitée, par exemple, chez SAPN (+ 1,39%) qui gère notamment l’A 13 qui relie Paris à la Normandie.  L’Etat a vendu des bijoux de famille qui rapportent gros aux sociétés concessionnaires. Preuve, les profits ont augmenté de 25 % en 2016 et les dividendes de 41 %. Tout cela grâce aux petits arrangements avec l’État pour prolonger  la durée des concessions, modifier l’amortissement et permettre l’augmentation des tarifs. Exemple Vinci réseau concessionnaire avec ASF, Cofiroute, Escota et Arcour affiche des bénéfices en hausse sur un an de 28,5% (1,75 milliard d’euros) et des dividendes en progression de 88,5% (près de 4 milliards d’euros), souligne le magazine Autoplus. Cette forte croissance s’explique notamment par le versement en une seule année, par Cofiroute, d’un dividende élevé correspondant à une trésorerie thésaurisée lors des deux exercices précédents.  « Comment les bénéfices du secteur autoroutier ont-ils pu progresser de 25%. En moyenne alors que les péages, qui constituent 97% des rentrées d’argent, n’ont augmenté en 2016 que de 1,2%? » S’interroge la revue automobile alors qu’une nouvelle hausse des tarifs s’appliquera au 1er février 2018. Une partie de la réponse tient à la hausse du trafic en 2016 (+3,3%), plus dynamique pour les poids lourds (+4,2%) que pour les voitures (+3,2%) et par les baisses des charges de personnels due à l’automatisation des péages. De plus, « les frais financiers des autoroutes liés aux intérêts diminuent au fil du temps comme pour l’emprunt immobilier d’une particulier » explique Pascal Pennec, rédacteur en chef adjoint d’Autoplus, sur l’antenne de RMC. Pour les particuliers, les hausses de tarifs ne vont pas diminuer, au contraire. « À partir de 2019, des augmentations de péages sont directement liées aux engagements de travaux signés en 2016 par les sociétés concessionnaires avec l’État dans le cadre d’un plan autoroutier » souligne Autoplus.

 

Autoroutes privatisées: rentabilité très juteuse

Autoroutes privatisées: rentabilité très juteuse

L’Etat a vendu des bijoux de famille qui rapprêtent gros aux sociétés concessionnaires. Preuve, les profits ont augmenté de 25 % en 2016 et les dividendes de 41 %. Tout cela grâce aux petits arrangements avec l’État pour prolonger  la durée des concessions, modifier l’amortissement et permettre l’augmentation des tarifs. Exemple Vinci réseau concessionnaire avec ASF, Cofiroute, Escota et Arcour affiche des bénéfices en hausse sur un an de 28,5% (1,75 milliard d’euros) et des dividendes en progression de 88,5% (près de 4 milliards d’euros), souligne le magazine Autoplus. Cette forte croissance s’explique notamment par le versement en une seule année, par Cofiroute, d’un dividende élevé correspondant à une trésorerie thésaurisée lors des deux exercices précédents.  « Comment les bénéfices du secteur autoroutier ont-ils pu progresser de 25%. En moyenne alors que les péages, qui constituent 97% des rentrées d’argent, n’ont augmenté en 2016 que de 1,2%? » s’interroge la revue automobile alors qu’une nouvelle hausse des tarifs s’appliquera au 1er février 2018. Une partie de la réponse tient à la hausse du trafic en 2016 (+3,3%), plus dynamique pour les poids lourds (+4,2%) que pour les voitures (+3,2%) et par les baisses des charges de personnels due à l’automatisation des péages. De plus, « les frais financiers des autoroutes liés aux intérêts diminuent au fil du temps comme pour l’emprunt immobilier d’une particulier » explique Pascal Pennec, rédacteur en chef adjoint d’Autoplus, sur l’antenne de RMC. Pour les particuliers, les hausses de tarifs ne vont pas diminuer, au contraire. « À partir de 2019, des augmentations de péages sont directement liées aux engagements de travaux signés en 2016 par les sociétés concessionnaires avec l’État dans le cadre d’un plan autoroutier » souligne Autoplus.

Autoroutes : hausse des péages

Autoroutes : hausse des péages

 

L‘augmentation des péages d‘autoroutes fait chaque année des vagues dans l‘opinion, surtout en période d‘inflation très faible comme à l‘heure actuelle. Le régime des autoroutes, montré du doigt comme trop généreux pour les concessionnaires, a d‘ailleurs été au coeur d‘une grave crise avec l‘Etat en 2014 et une partie de l‘année suivante. Pour 2018,  les tarifs appliqués par les différentes sociétés d’autoroute vont augmenter le 1er février prochain de 1,03 à 2,04 % selon les réseaux. C’est-à-dire sensiblement plus qu’en 2016 et 2017, années où la hausse moyenne avait été limitée à 1%. Ces chiffres devraient être présentés jeudi 23 novembre par  les services du ministère des transports au Comité des usagers.  Le taux d’inflation mesuré au 1er octobre 2017 sert de base aux calculs. Cette année, il s’est établi à 1,026% ce qui justifie une partie de la hausse : contractuellement les sociétés d’autoroute en répercutent 70%. Deux autres facteurs s’appliquent mécaniquement. D’abord, l’effet de rattrapage de la hausse de la redevance domaniale décidée par l’Etat en 2013. Elle a été portée de 200 à 300 millions d’euros. En contrepartie, il a été prévu que les entreprises pourraient augmenter les péages de 0,69% pendant trois ans à partir de 2016. 2018 sera la dernière année de ce dispositif. Au-delà, ils devront rogner leurs marges. Ensuite, certains acteurs sont amenés à financer des projets dans le cadre de contrats de plan. Des cas de figure sont également prévus. Cela explique que les deux sociétés du groupe Eiffage, APRR et Area, appliquent des hausses de 2,04%. A noter que, de leur côté, les acteurs détenus en parti par l’Etat, ATMB (Tunnel du Mont-Blanc) et SFTRF (Tunnel du Fréjus) se contentent de répercuter la hausse des prix à 100%.

Autoroutes: des travaux pour justifier la hausse des péages

Autoroutes: des travaux  pour justifier la hausse des péages

Comme souvent les gouvernements cèdent devant les exigences des sociétés d’autoroutes en matière de péage. Pour les justifier les sociétés d’autoroute s’engagent à réaliser des travaux. Bayrou qui est souvent intervenu sur cette question avait considéré que c’était scandaleux.  Bayrou avait  dénoncé de l’augmentation des péages, alors qu’on avait promis le gel.   »Un scandale démocratique » dans la gestion du dossier des autoroutes, après l’annonce par le secrétaire d’Etat aux Transports Alain Vidalies d’une augmentation du tarif des péages. « Toute cette opération de privatisation comme elle est menée depuis le début est un scandale démocratique », avait  affirmé M. Bayrou sur France 3. « On a privatisé en créant des sources de bénéfices considérables pour les entreprises privées qui ont repris les autoroutes, on ne cesse d’allonger la durée de ces concessions, en prétendant que ça va arranger les choses ». « Il faut rendre publiques les conditions de cette affaire », a réclamé le maire de Pau, plaidant à nouveau pour « séparer le pouvoir politique des intérêts économiques ». « La trop grande proximité entre les intérêts privés et l’Etat est un affaiblissement pour le pays comme le montre la décision désastreuse prise sur les autoroutes. Et on va encore augmenter les tarifs », a poursuivi M. Bayrou.  Il a cependant jugé « impossible » une éventuelle renationalisation: « les contrats sont tellement ficelés qu’on n’y arrivera pas ». Alain Vidalies avait  annoncé au JDD qu’il préparait un plan d’un milliard d’euros pour améliorer le réseau autoroutier qui sera financé par les usagers, via une hausse du tarif des péages « entre 0,3% et 0,4% par an entre 2018 et 2020″, et par les collectivités. Mais  Le gouvernement a conclu jeudi les discussions sur le deuxième plan de relance autoroutier français, qui prévoit plus de 800 millions,-et non pas un milliard- de travaux moyennant une augmentation des tarifs de péages.  Eiffage, deuxième opérateur autoroutier français via notamment sa filiale APRR, a annoncé avoir signé un plan d’investissement d’un montant d’environ 220 millions d’euros, tandis que l’espagnol Abertis, principal actionnaire du troisième réseau Sanef, a annoncé à Madrid qu’il investirait 147 millions d’euros. Vinci n’a pas souhaité faire de commentaire. Sur la base de la taille du réseau du principal acteur (52% des autoroutes françaises), son investissement devrait être de l’ordre de 400 millions d’euros. « Les modalités de ce plan viennent d’être finalisées. S’élevant à plus de 800 millions d’euros, il comprend 32 opérations de type échangeurs, présentant un intérêt pour la desserte locale et pour les usagers de l’autoroute, et 25 opérations de type aires de covoiturage et aménagements pour le milieu naturel », a fait savoir de son côté le secrétariat d’Etat aux Transports dans un communiqué. Le nouveau plan de relance, financé en moyenne à plus de 50% par les collectivités concernées et pour le reste par des hausses de 0,1% à 0,4% par an des tarifs de péages entre 2019 et 2021, doit être maintenant soumis au régulateur, l’Arafer. Pour les chantiers type échangeurs, le financement viendra essentiellement des collectivités locales, tandis que pour les projets type parkings de covoiturage, il proviendra surtout des péages. Le nouveau plan autoroutier avait été évoqué pour la première fois fin juillet par le président François Hollande, et annoncé dès septembre pour un montant un peu supérieur, d’un milliard d’euros.

Autoroutes : Bercy refuse de communiquer les contrats

Autoroutes : Bercy refuse de communiquer les contrats

 

 

Raymond Avrillier, ancien élu de la ville de Grenoble, réclame depuis plus d’un an au ministre de l’Économie Emmanuel Macron – qui a démissionné du gouvernement le 30 août dernier – l’accès à ces documents, signés le 9 avril 2015.  Aboutissement d’un long bras de fer entre l’État et les sociétés concessionnaires, l’accord actait notamment, en échange de la prolongation des concessions, le gel des tarifs des péages en 2015 et une relance de l’investissement dans l’amélioration des axes autoroutiers. Dans un jugement rendu le 13 juillet 2016, le tribunal administratif a donné raison à M. Avrillier et enjoint M. Macron de le lui communiquer « dans un délai de trois mois ».  »S’agissant de la communication du protocole transactionnel daté du 9 avril 2015, le jugement du tribunal administratif de Paris fera l’objet d’un pourvoi en cassation devant le Conseil d’État sur ce point », fait valoir le ministère dans un courrier en date du 12 septembre, consulté par l’AFP.  »Bercy, comme M. Macron, veulent jouer la montre. De toute évidence, ils souhaitent conserver le secret sur leurs arrangements avec les sociétés autoroutières », a réagi dimanche M. Avrillier, ironisant sur « une gestion privée des affaires publiques ». Le militant grenoblois a indiqué qu’il allait prochainement réclamer l’exécution du jugement du tribunal administratif car le pourvoi en cassation envisagé par Bercy « n’est pas suspensif ». Raymond Avrillier, 68 ans, est à l’origine de plusieurs affaires judiciaires embarrassant Nicolas Sarkozy, dont l’affaire des « sondages de l’Élysée ». À Grenoble, dont il avait été l’élu de 1989 à 2008, il avait été à l’origine de la condamnation de l’ancien ministre et maire de Grenoble Alain Carignon, révélant un scandale lié à la privatisation de la régie des eaux de la ville.

Augmentation péages Autoroutes: scandale démocratique » (Bayrou)

Augmentation péages Autoroutes: scandale démocratique » (Bayrou)

 

Bayrou a dénoncé dimanche l’augmentation des péages. Alors qu’on avait promis le gel.   »Un scandale démocratique » dans la gestion du dossier des autoroutes, après l’annonce par le secrétaire d’Etat aux Transports Alain Vidalies d’une augmentation du tarif des péages. « Toute cette opération de privatisation comme elle est menée depuis le début est un scandale démocratique », a affirmé M. Bayrou sur France 3. « On a privatisé en créant des sources de bénéfices considérables pour les entreprises privées qui ont repris les autoroutes, on ne cesse d’allonger la durée de ces concessions, en prétendant que ça va arranger les choses ». « Il faut rendre publiques les conditions de cette affaire », a réclamé le maire de Pau, plaidant à nouveau pour « séparer le pouvoir politique des intérêts économiques ». « La trop grande proximité entre les intérêts privés et l’Etat est un affaiblissement pour le pays comme le montre la décision désastreuse prise sur les autoroutes. Et on va encore augmenter les tarifs », a poursuivi M. Bayrou.  Il a cependant jugé « impossible » une éventuelle renationalisation: « les contrats sont tellement ficelés qu’on n’y arrivera pas ». Alain Vidalies a annoncé au JDD qu’il préparait un plan d’un milliard d’euros pour améliorer le réseau autoroutier qui sera financé par les usagers, via une hausse du tarif des péages « entre 0,3% et 0,4% par an entre 2018 et 2020″, et par les collectivités.

 

Autoroutes allemandes :payantes pour les étrangers ?

Autoroutes allemandes :payantes pour les étrangers ?

 

Une vignette payable par tous ( sorte d’écotaxe pour les automobiles) mais moins chère pour les allemands, c’est la combine envisagée par le gouvernement outre-Rhin. Une disposition évidemment totalement contraire à la philosophie européenne. L’Allemagne manque vraiment d’imagination car la France lorsqu’elle avait inventé la fameuse vignette c’était pour les vieux ! En plus ellen’ (était perçue qu’auprès des automobilistes français ! Les automobilistes étrangers devront donc s’acquitter de 5, 10 ou 15 euros pour une vignette valable dix jours, et de 16 à 30 euros pour une vignette valable deux mois, au grand dam des pays frontaliers et de la Commission européenne.  Pour la mise en place de cette vignette électronique, l’Allemagne a dû contourner les règles européennes puisqu’un péage applicable aux seuls étrangers y contreviendrait de manière éclatante. Le projet prévoit donc que la vignette soit payée par tous mais minore la taxe dont s’acquitte déjà tout propriétaire de voiture en Allemagne. Déjà validé par le Bundestag (chambre basse), le texte prévoit d’instaurer courant 2016 sur les autoroutes et routes nationales allemandes une vignette annuelle dont le montant, défini par l’âge de la voiture, la cylindrée du moteur et certains critères environnementaux, peut atteindre 130 euros. Les automobilistes étrangers devront ainsi s’acquitter de 5, 10 ou 15 euros pour une vignette valable dix jours, et de 16 à 30 euros pour une vignette valable deux mois. Selon le ministre, le mécanisme doit rapporter 500 millions d’euros supplémentaires par an, net de frais de fonctionnement, qui seront investis dans la maintenance et l’expansion du réseau routier de la première économie européenne. Cheval de bataille du CSU, petit frère bavarois du parti conservateur d’Angela Merkel et membre de la coalition au pouvoir, la promesse était porteuse dans une région où de nombreux habitants paient pour utiliser les autoroutes de l’Autriche et la Suisse voisines.

 

Autoroutes : un rapport qui dénonce les pratiques des concessionnaires enterré

Autoroutes : un rapport qui dénonce les pratiques des concessionnaires enterré

 

 

Pas de concurrence, surfacturation, opacité dans le gestion des autoroutes, ce que dénonce un rapport …qui a été enterré par le gouvernement. Le journal l’Obs. a révélé, vendredi 10 avril, la teneur d’un rapport explosif sur les sociétés autoroutières qui n’auraient pas respecté les engagements pris au moment des privatisations. Après le rapport sur le gaz de schiste, voilà un nouveau rapport qui semble avoir été classé sans suite par le gouvernement. Cette fois, il s’agit des concessions d’autoroutes. C’est L’Obs. qui a divulgué les grandes lignes de ce rapport, que le gouvernement a tenté d’enterrer. Ce rapport a été rédigé par la Commission nationale des marchés des sociétés concessionnaires d’autoroutes. Cette structure est chargée de veiller à la bonne tenue des appels d’offres dans le secteur de la maintenance des infrastructures autoroutières françaises au lendemain des privatisations menées par Dominique de Villepin, en 2005. A l’époque, le deal était simple, les recettes des péages devaient servir à la maintenance, l’investissement, la réfection du réseau… et à rien d’autre - comprendre: pas question de remonter les bénéfices pour financer d’autres projets des différents groupes concessionnaires (Vinci, Eiffage, Abertis, Macquarie…). Très rapidement, les autorités de la concurrence ont mis en avant le risque que les marchés soient réservés à des filiales des groupes, s’affranchissant ainsi de la mise en concurrence. Dans le rapport de la Commission nationale des marchés, plusieurs dysfonctionnements ont entravé le contrôle de ces sociétés. Les sociétés ont ainsi refusé de fournir les détails des contrats de moins de 2 millions d’euros pour lesquels ils n’ont aucune obligation de transparence. La commission craint que les groupes aient découpé de gros contrats en plusieurs plus petits pour rester dans les clous de la loi. Plus grave encore, la Commission estime que les prix ont été surestimés. D’ailleurs, elle se plaint, dans son rapport, que certaines sociétés d’autoroutes notamment les filiales de Vinci (ASF et Escota) aient refusé de transmettre les prix qui ont été appliqués. Les prix transmis par leurs rivaux en 2013 montrent qu’ils ont été surestimés. Pour ne rien arranger, la Commission observe que les sociétés d’autoroutes ont allégrement fait gonfler les factures au travers d’avenants ajoutés après le début des travaux. Le rapport évoque une hausse comprise entre 15% et 52% du prix des travaux. Le rapport de la Commission pointe également l’absence de réelle indépendance des organes de contrôles internes. En réalité, les groupes ont installé des anciens cadres à la tête de ces organes.

Augmentation des péages : Ségolène recule….après les vacances ?

Augmentation des péages : Ségolène recule….après les vacances ?

 

Ségolène suit de près les réactions et les sondages, elle recule donc l’augmentation des péages sans doute après les vacances. A priori, les tarifs des péages n’augmenteront pas de 0,57% au 1er juin. Du moins la ministre de l’Écologie et de l’Énergie Ségolène Royal a-t-elle affirmé sur France Inter mercredi 8 avril :« Je ne confirme pas ce chiffre, dans la mesure où les discussions sont toujours en cours ». « Ce ne sera pas cela, ce sera peut-être un peu, ce sera peut-être pas du tout, c’est ce qui est en train d’être négocié » Et pour cause, lundi plusieurs médias avaient affirmé qu’un accord avait été conclu prévoyant une hausse de 0,57% du tarif des péages au 1er juin mais aussi l’engagement des sociétés d’autoroutes à lancer un plan d’investissement de trois milliards d’euros. Une augmentation de 0,57% était prévue initialement au 1er février mais les tarifs des péages ont été gelés par le gouvernement, afin de renégocier avec les sociétés d’autoroutes. Filiales pour la plupart des géants français du BTP Eiffage et Vinci, ainsi que de l’espagnol Abertis, les sociétés concessionnaires d’autoroutes (SCA) exploitent 9.048 kilomètres d’autoroutes françaises, sur les 11.882 existants. Ségolène est donc vraiment indispensable au gouvernement comme elle l’affirme elle-même. En effet  à en croire la ministre de l’Ecologie elle-même, interviewée dans les colonnes de Sud-Ouest ce lundi, ce serait le cas. Et tant pis pour la modestie. Dans le détail, celle qui a fait son retour à la table du conseil des ministres il y a un an se dit capable de « concilier ce qui paraît inconciliable », en citant comme exemple  » la question du nucléaire ». « Et ça, c’est grâce à mon expérience de vingt-cinq ans d’élue de terrain et au fait que je ne m’en laisse jamais compter », justifie-t-elle au quotidien régional. Des qualités qui, toujours selon la principale intéressée, feraient d’elle un élément indispensable de l’équipe gouvernementale. Et de résumer le tout en une phrase: Ce n’est pas la première fois que la ministre de l’Ecologie fait ce genre de déclarations. En mai l’an passé, au cours d’un entretien accordé à nos confrères de Paris Match, Ségolène Royal avait déclaré être « enfin à sa place » après son retour dans le rang des ministres. « Je suis à ce poste parce que je suis compétente. Peut-être même la plus compétente », s’était-elle alors targuée. Pour l’humilité, en revanche, il faudra repasser. Parmi ses exploits à signaler son recul sur les tarifs d’autoroutes,  son recul sur Fessenheim, ses atermoiements pour la circulation alternée à Paris, les autoroutes  ses silences pour Notre dame des Landes, pour Sivens. Bref en matière d’écologie elle est curieusement absente mais ce qui ne l’empêche de parler sur d’autres sujets …..et surtout elle-même. Ou quand un personnage dépasse sa caricature .

 

 

Tarifs autoroutes : affaire classée !!

Tarifs autoroutes : affaire classée !!

 

Encore un dossier qui finit en eu de boudin. On devait revoir les conventions pour les concessions autoroute, Ségolène avait même proposé des autoroutes gratuites le dimanche ( ?), d’autres encore avançaient la renationalisation. La rentabilité était apparue exorbitante, les tarifs beaucoup trop élevés . Finalement , il y aura quand même bien des augmentations de péages ( contre des travaux), pas de mise en cause des conditions de concession, encore moins de nationalisation. Refusant de cautionner une « parodie de consultation », l’ancien rapporteur PS de la mission d’information sur les autoroutes a claqué la porte du groupe de travail sur les tarifs des autoroutes, à la veille de la remise de ses conclusions à Manuel Valls. »Le groupe de travail a (…) servi au mieux de parodie de consultation, au pire de moyen d’instrumentaliser les parlementaires », affirme dans un communiqué Jean-Paul Chanteguet, qui avait préconisé fin 2014 dans son rapport une résiliation des concessions liant l’Etat et les sociétés concessionnaires d’autoroutes (SCA). Dans un autre rapport publié en septembre, l’Autorité de la concurrence avait mis en avant la « rentabilité exceptionnelle » des SCA depuis leur privatisation en 2006, de l’ordre de 20% ou plus, sur fond de péages augmentant plus vite que l’inflation. Mais les concessionnaires contestent ce calcul, jugeant que leur rentabilité doit se calculer sur l’ensemble de la durée des concessions, soit une trentaine d’années, et correspond à celle généralement observée dans le secteur des travaux publics. Le rapport de l’Autorité de la concurrence a provoqué un affrontement entre les SCA et le gouvernement, ce dernier ayant décidé de geler l’augmentation de 0,57% des péages prévue au 1er février. S’estimant victimes d’un « excès de pouvoir », les sociétés ont contre-attaqué en lançant un recours devant le Conseil d’Etat. Mais, regrette M. Chanteguet, « après un mois de travail », « le gouvernement (…) est pressé de conclure, sans se donner le temps nécessaire et sans recourir à de véritables expertises indépendantes de l’influence des SCA ». « Je refuse d’avaliser plus avant cette mise en scène et mets un terme à ma participation à ce groupe de travail, dont les travaux, consciencieusement organisés et orientés, ont eu pour objectif de montrer, que de rente il n’y avait pas et que l’idée de la résiliation était irréaliste, pour ne pas dire irresponsable », regrette encore le député, également président de la commission du Développement durable de l’Assemblée nationale.

Autoroutes : hausse des tarifs

Autoroutes : hausse  des tarifs

Alors que inflation est inexistante, les trafics des autoroutes vont encore augmenter de manière « modérée ». On se demande bien pourquoi puisque les marges sont de 8%, une vraie rente ! Ségolène aura encore parlé pour ne rien dire ;  pas étonnant car le ministère de l’écologie ne sert à près à rein et de ce point de vue Ségolène a le profil pour cette mission régalienne. Dommage car la problématique  environnementale est essentielle. Ségolène préfère aujourd’hui s’exprimer sur les licenciements d’Areva ! Comme si la stratégie industrielle du nucléaire ou le social  dépendait d’elle. Silence par contre sur les tarifs  des autoroutes où elle était allée jusqu’à proposer la gratuité le dimanche ! pourquoi  la gratuité et pourquoi le dimanche ? Le tarif des péages vont donc augmenter.  augmenter. Cette hausse sera toutefois deux fois moins élevée que les 0,5% initialement prévus, pour se chiffrer à 0,25%. L’autre moitié serait, elle, lissée sur deux ans, sauf si le trafic augmente fortement.  En échange, les sociétés d’autoroutes vont procéder à 3,2 milliards d’euros d’investissements autoroutiers. Le gros des chantiers pourrait être engagé dès l’année qui vient pour créer 15.000 emplois dans les BTP. Cet accord sur la hausse des péages, qui devrait être annoncé le 10 mars au plus tard, a été trouvé après la réalisation d’une enquête des équipes d’Emmanuel Macron concernant les marges des sociétés d’autoroutes. Cette dernière a permis de découvrir que les marges atteignaient 8%, et non pas les 25% initialement annoncés par l’autorité de la concurrence.

Hollande-Autoroutes : nouveau « contrat de confiance » !!!

Hollande-Autoroutes : nouveau « contrat de confiance » !!! 

La responsabilité de  gestion plus qu’approximative des autoroutes incombe pas seulement à Hollande mais à ceux qui depuis De Villepin ont privatisé totalement ce secteur. Les erreurs se sont succédées  aux erreurs : une mauvaise évaluation de la valorisation des autoroutes, une mauvaise évaluation des trafics à venir, des entorses contradictoires et régulières aux contrats initiaux. En gros en s’aperçoit que la rentabilité est un peu excessive ; D’où les saillies verbales de Royal sur la gratuité ou celles plus fantaisiste de nationalisation. Il n’y aura rien de tout cela. Hollande comme habitude pour ne pas changer grand chose a recours à la sémantique et propose «  un contrat de confiance ». Pourquoi pas aussi un pacte de responsabilité routière avec consultation du Medef et des syndicats ! Au final on va maitriser un chouilla l’évolution de la tarification contre un allongement de la durée des concessions et quelques investissements supplémentaires. Comme d’habitude ou presque. Le règlement « définitif qu’appelle «  Hollande le sera jusqu’à la prochaine révision ! Bref du bla-bla pour pas grand-chose surtout de la part de Royal qui a autant de pouvoir sur les autoroutes que Hollande sur le chômage. François Hollande a souhaité samedi un « règlement global et définitif », dans les « prochains jours », du contentieux entre l’Etat et les sociétés d’autoroutes, après la décision gouvernementale de geler les tarifs des péages.  « Un contrat de confiance doit être signé entre les sociétés d’autoroutes et l’Etat », a affirmé le chef de l’Etat en inaugurant une portion d’autoroute entre Brive et Tulle, en Corrèze. Le gel des tarifs est une mesure « provisoire et conservatoire », a-t-il souligné alors que les sociétés autoroutières, dénonçant un « excès de pouvoir », ont déposé, les 2 et 3 février, un recours devant le Conseil d’Etat, après la décision du gouvernement de suspendre la hausse des tarifs des péages de 0,57% qui devait entrer en vigueur le 1er février.   Cette suspension doit laisser le temps d’attendre les conclusions du groupe de travail sur l’avenir des concessions. « La solution ne peut pas être dans le contentieux mais dans le règlement global, définitif de la gestion des autoroutes, dans la durée », a poursuivi M. Hollande et « je pense que dans les prochains jours nous trouverons la conclusion à ce processus », a-t-il dit.
 

Valls refuse une réforme des autoroutes

Valls refuse une réforme des autoroutes

Valls vient de décider de ne rien décider en matière d’autoroute…ou pas grand-chose ! En fait Vals adepte des attitudes res très martiales mais lorsqu’il s’agît de décider, il renvoie en 2017..ou plus tard. Exit l’éventualité d’une renationalisation et même d’une remise en cause de la tarification. premier ministre Manuel Valls a annoncé mercredi la création début janvier d’un groupe de travail sur les autoroutes, qui sera chargé de plancher sur deux scénarios de réforme, à savoir une renégociation ou une résiliation au 1er janvier 2017 des contrats, renonçant ainsi à une éventuelle résiliation en 2016. Ce groupe de travail examinera en outre une «proposition globale» des gestionnaires d’autoroutes, remise le 22 décembre au gouvernement, a ajouté Manuel Valls, dans un courrier au député PS Jean-Paul Chanteguet, qui avait préconisé mi-décembre une résiliation des contrats. Cette «première proposition globale» des sociétés d’autoroutes comprend «des avancées importantes», mais qui doivent encore être «améliorées», a estimé le Premier ministre, sans plus de détails, disant y voir «la conséquence du rapport de force instauré par le gouvernement et les parlementaires». Le groupe de travail devra établir des propositions, «avant toute décision du gouvernement», a encore indiqué Manuel Valls. Le chef du gouvernement assure que l’objectif est de parvenir à «une meilleure régulation des péages afin de préserver le pouvoir d’achat des automobilistes, le rééquilibrage des profits et une participation» des concessionnaires d’autoroutes au financement des infrastructures de transport. Le gouvernement mène depuis plusieurs semaines d’âpres discussions avec les sociétés d’autoroutes et avait jusqu’à ce jeudi pour décider d’une éventuelle résiliation de leurs contrats de concessions au 1er janvier 2016.

Tarifs autoroutes : hausse pour les diesels ?

Tarifs autoroutes : hausse pour les diesels ?

 

 

 

D’après le ministre des transports il n’y aurait pas de hausse pour les diesels mais plutôt des réductions pour les véhicules propose. En fait comme les tarifs des autoroutes vont bien augmenter pour tous et diminuer pour les véhicules plus « verts », c’est à peu près la même chose. Surtout le processus d’une tarification différenciée est enclenché.   Selon le JDD, qui cite une source proche du gouvernement, la « ‘tarification écologique’ permettrait de fixer de faibles hausses de prix pour les voitures propres et de compenser avec les plus polluantes ». Cette option satisferait à la fois les concessionnaires, qui peuvent augmenter les tarifs des péages chaque année selon un calcul prévu dans les contrats de concession, et l’Etat qui favoriserait ainsi les transports « verts ».  Alain Vidalies a toutefois assuré que la pénalisation du diesel n’était pas à l’ordre du jour.  »Il y a des discussions et des propositions qui peuvent être faites sur, justement, des abaissements, des diminutions de tarifs pour les véhicules propres », a dit le secrétaire d’Etat aux Transports sur iTELE.  »Mais ça ne peut pas se traduire par le fait qu’il y aurait une pénalité ou des augmentations pour les véhicules diesel. Je pense qu’il y a là un raccourci qui ne repose sur aucun fondement », a-t-il ajouté.  Dans ses discussions avec les sociétés d’autoroutes, dont l’Autorité de la concurrence avait dénoncé il y a quelques mois la situation de « rente », l’exécutif espère une remise à plat des contrats à défaut de les dénoncer, comme l’avaient suggéré des députés. Les péages doivent augmenter en moyenne de 0,6% en 2015 sur les réseaux exploités par les filiales de Vinci, Eiffage et Abertis. Selon le JDD, ces sociétés seraient « prêtes à faire un effort » si le tarif dit écologique était mis en place.

 

Autoroutes : le gouvernement a autorisé l’augmentation

Autoroutes : le gouvernement a autorisé l’augmentation

 

Curieux de faire des déclarations contre l’augmentation de tarifs alors que le gouvernement lui-même les a  autorisé. L’information, rapportée par Les Echos mercredi 17 décembre, a été confirmée par Pierre Berger au micro de BFM Business. « Lorsque nous avons négocié le plan de relance, l’Etat a souhaité augmenter la redevance domaniale de 100 millions d’euros par an. Nous avons donc payé 100 millions en 2014 qui, par contrat, doivent être compensés. Et l’Etat a accepté que cette compensation se fasse sous forme d’augmentation des péages », a ainsi affirmé le PDG d’Eiffage.  En 2012, l’Etat avait en effet décidé d’augmenter la redevance domaniale – sorte de loyer dont s’acquittent les concessionnaires pour occuper l’espace public – de 50%. Le gain pour l’Etat était ainsi passé de 200 à 300 millions d’euros par an.  Ne l’entendant pas de cette oreille, les sociétés autoroutières avaient alors demandé une compensation, comme l’y autorisaient leurs contrats de concession.  Quelques mois et de longues négociations plus tard, l’accord prévoyant une hausse de 1,5% sur trois ans (en plus de l’augmentation annuelle « normale ») avait été trouvé et inclus dans un pack global comprenant le plan de relance autoroutier. Celui-ci prévoit 3,2 milliards d’euros d’investissements de la part des sociétés d’autoroutes, en échange d’un allongement de la durée de leurs concessions.  Le fameux gel des tarifs en 2015 apparaît donc compliqué à mettre en place. Car il faudrait passer outre la hausse « légale » qui intervient le 1er février de chaque année (0,57% en 2015), mais aussi les 0,5% d’augmentation prévus dans l’accord en question. Si tel était le cas, la hausse serait reportée aux années suivantes, et la facture pourrait grimper dès le 1er février 2016. Avec, à la clé, une probable polémique dont les deux parties se passeraient bien.

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