Archive pour le Tag 'autorité !!'

Le siège de l’Autorité bancaire européenne transféré à Paris

Le siège de l’Autorité bancaire européenne transféré à Paris

Le transfert de Londres à Paris de l’autorité bancaire européenne constitue un symbole fort pour la crédibilité de la France. Certes les plus emplois, à savoir 170, ne sont pas énormes mais ce transfert représente un signe de la volonté française de mieux situer le pays dans l’ensemble du dispositif financier. Il faut surtout espérer que des transferts de banques suivront même si vraisemblablement certains se partageront entre Francfort, Paris et Amsterdam. . Créée en 2011 dans la foulée de la crise financière, l’autorité bancaire est connue pour avoir mené les tests de résistance des banques européennes et elle rédige des règles communes.  Emmanuel Macron s’est également félicité lundi soir de cette nouvelle, y voyant «la reconnaissance de l’attractivité et de l’engagement européen de la France».Dans un communiqué publié un peu plus tard par l’Élysée, le président français s’est dit «heureux et fier de ce choix, qui vient saluer l’engagement européen de la France et l’attractivité de notre capitale» et «conforte ainsi son rang de place financière majeure». Le président de la République «remercie (ses) partenaires européens pour cette marque de confiance» et assure que «l’ensemble des acteurs peut compter sur le soutien de l’État pour faire de cette relocalisation un plein succès, au service d’une régulation européenne juste et efficace». La France se console de l’échec de Lille, qui était sur les rangs pour l’Agence européenne du médicament et ses 900 emplois. Amsterdam a coiffé Milan au poteau. La Commission avait réalisé, fin septembre, une évaluation des candidatures sans indiquer ses préférences. Passant au crible six critères dont la garantie que les agences seront opérationnelles au moment où la Grande-Bretagne quittera l’UE (au plus tard fin mars 2019) ; la continuité de l’activité ; l’accessibilité ; la présence d’écoles internationales ou encore un équilibre dans la répartition des entités européennes.

 

Armées : « Macron veut affirmer son autorité »

 

Jean-Vincent Brisset, directeur de recherche à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris) analyse dans une interview analyse  la posture de Macron vis-à-vis du chef d’Etat major des armées.

 

Pourquoi Emmanuel Macron a-t-il rappelé son statut de « chef » des armées?
C’est de la communication, il y a la volonté d’affirmer son autorité.

Pourquoi Emmanuel Macron a-t-il réagi ainsi?
Emmanuel Macron sait qu’on va lui reprocher d’avoir été partie prenante de la falsification des budgets [lors du quinquennat de François Hollande, Ndlr], car il était ministre de l’Economie à l’époque. Il savait que les budgets allaient baisser. Il a fait des promesses en sachant qu’il ne pourrait pas les tenir. Il essaie alors de prendre les devants avec une communication assez brutale.

Tout commence avec la fuite des propos tenus par le chef d’état-major lors d’une audition à huis clos, audition dans laquelle il déclare, à propos des restrictions budgétaires : « Je ne vais pas me faire baiser comme ça »… 

C’est intéressant de reprocher au général De Villiers d’étaler en public quelque chose d’interne. Les échanges avaient vocation à rester à huis clos. Le chef d’état-major des armées s’est fait piéger. C’était quelque chose de préparé, la fuite de la commission, ce n’est pas un hasard. On l’a orchestrée. Les deux premiers mois de ce quinquennat sont de la mise en scène.

Le dossier militaire est-il sensible en ce début de quinquennat? 
La baisse du budget de la défense intervient après une forte communication d’Emmanuel Macron sur le plan militaire, depuis le début de son mandat. La première chose qu’il ait faite une fois élu a été de rendre visite aux soldats blessés à l’hôpital Percy, puis d’aller voir les troupes françaises au Mali. Il avait fait plein de promesses pour augmenter le budget de la défense. Par la suite, il fait semblant de découvrir le trou du budget alors qu’il était au courant. Le ministère des Armées a été ponctionné, en plus de celui du ministère des Affaires étrangères et de l’aide au développement.

 

Présidentielle: La « Haute autorité du PS » gronde mollement les soutiens à Macron

Présidentielle: La « Haute autorité du PS »  gronde mollement les soutiens à Macron

 

Pour ménager l’avenir sans doute, la haute autorité du PS  s’est limitée à gronder les socialistes soutiens de Macron. Qui «  nombreux désertent le camp socialiste …en raison des réserves sur la campagne de Hamon »». Un véritable aveu de catastrophe annoncée. Une condamanation cependant molle. En cause sans doute, le fait que pour avoir des chances d’être élus nombre de socialistes auront besoin dune alliance avec Macron lors des législatives.  « La haute autorité dénonce seulement  des attitudes contraires au « principe de loyauté ». La Haute autorité éthique du parti a appelé samedi les socialistes à respecter la primaire qui a désigné Benoît Hamon comme candidat à la présidentielle, déplorant que certains tablent « manifestement sur la victoire d’un autre candidat, Or la Haute Autorité Ethique constate que, régulièrement, des adhérents du Parti socialiste, et notamment des élus, tablant manifestement sur la victoire d’un autre candidat, font connaître leur préférence pour celui-ci, ce qui revient à nier le processus électoral des Primaires Citoyennes », déplore la Haute autorité dans un communiqué. « Cette préférence se manifeste plus ou moins intensément, qu’il s’agisse de l’annonce du vote pour un autre candidat, du ralliement pur et simple ou de la recherche d’une investiture concurrente pour les élections législatives », constate-t-elle, alors que de nombreux socialistes désertent la campagne au profit notamment du leader d’En marche, Emmanuel Macron, qui n’est pas passé par les Primaires citoyennes. Cette attitude est contraire au « principe de loyauté » qui oblige les adhérents du PS « à ne soutenir que les seuls candidats à des fonctions électives effectivement investis ou soutenus par le Parti socialiste, quelles que soient les réserves qu’ils déclarent éprouver à l’égard de la manière dont le candidat investi mène sa campagne », rappelle la Haute autorité.

Brexit : L’Autorité bancaire européenne quittera Londres

Brexit : L’Autorité bancaire européenne quittera Londres

Conséquence immédiate en cas de Brexit, l’Autorité bancaire européenne (ABE) quittera son siège londonien si les Britanniques décident de rompre avec l’Union européenne lors du référendum de jeudi, annonce son président, Andrea Enria, dans un entretien publié dimanche. Il ya aura bien sûr beaucoup d’autres conséquences car la place de Londres abrite de l’ordre de 1500 organismes financiers chargés principalement des relations commerciales avec l’union économique.  L’autorité bancaire européenne,  Créée  en 2011 fait partie du système de surveillance européen conçu après la crise financière. « Si les Britanniques décident de quitter l’UE, nous devrons effectivement aller dans une autre capitale européenne », dit Andrea Enria dans les colonnes du Welt am Sonntag. L’ABE a entrepris l’élaboration de nouvelles règles européennes pour garantir l’équité du marché bancaire au sein de l’UE. « Cette tâche doit être achevée quel que soit le résultat du référendum. Nous devons nous assurer qu’il n’y a pas de différences réglementaires entre les pays ayant adopté l’euro et les autres », poursuit son président.

(Reuters)

Refus de l’accord Canal+/beIN par l’Autorité de la concurrence

Refus de l’accord Canal+/beIN par l’Autorité de la concurrence

 

On s’attendait à ce que l’autorité de la concurrence impose des modalités pour autoriser l’accord entre Canal+ et beIN  notamment des modalités visant à revendre à d’autres chaînes certains droits sportifs. Mais en l’état du projet l’autorité de la concurrence a rejeté brutalement  l’accord entre Canal et BeIN (deux chaînes qui par ailleurs rencontrent des difficultés financières) L’Autorité de la concurrence s’oppose donc à l’accord de distribution exclusive entre la filiale de Vivendi Canal+ et beIN Sports, infligeant un revers cinglant à Vincent Bolloré qui avait présenté le projet comme essentiel pour redresser la chaîne cryptée. Le gendarme de la concurrence a refusé de lever l’interdiction faite en 2012 à la chaîne cryptée de distribuer une chaîne sportive payante, empêchant de facto la signature du partenariat annoncé en février. Le régulateur, qui aurait pu se contenter d’encadrer l’accord avec des conditions contraignantes, a finalement choisi la solution la plus radicale, donnant rendez-vous à Canal+ l’an prochain dans le cadre d’une remise à plat générale des règles encadrant la télévision payante. L’Autorité de la concurrence a une fois de plus marqué son indépendance alors que les dirigeants de Vivendi avaient multiplié les déclarations alarmistes ces dernières semaines sur l’état de santé de Canal+, « en situation de faillite » selon Vincent Bolloré qui a menacé d’ »arrêter le robinet » des chaînes françaises. « Je pense personnellement que ce n’est pas cet accord qui aurait restauré la rentabilité financière de Canal+ déplorée par son principal actionnaire. Cet accord aurait surtout beaucoup coûté au début », a expliqué le président de l’Autorité de la concurrence, Bruno Lasserre, lors d’une conférence de presse, évoquant un coût pour Canal+ compris entre 300 et 400 millions d’euros par an. Tout en reconnaissant la difficile équation financière de Canal+ qui doit faire face à l’inflation du coût des droits sportifs et à la baisse de ses revenus publicitaires, il a estimé que la chaîne, dont l’offre unique au prix élevé d’environ 40 euros est dépassée, avait du travail à faire pour séduire les petits budgets.

(Avec Reuters)

Loi travail : Valls confond autorité et autoritarisme

Valls confond autorité et autoritarisme

 

En matière de gouvernance d’un pays les responsables doivent savoir faire preuve d’autorité surtout dans une période caractérisée par nombre de mutations qui créent  l’interrogation, le doute voir l’anxiété. L’absence d’autorité ne peut favoriser que l’ambiguïté et l’immobilisme. Sans doute pour contrebalancer les hésitations permanentes de François Hollande et son goût maladif pour la synthèse ambiguë, Manuel Valls a choisi la posture inverse et surjoue l’autorité. Sa phrase favorite : » je ne reculerai pas »  témoigne de l’attitude quasi guerrière qu’il prend pour imposer ses orientations. Pour cela de façon assez systématique il s’affranchit des différents corps intermédiaires, politiques, sociaux ou citoyens. Par exemple quand il oublie de négocier avec les acteurs sociaux ou qu’il impose le vote bloqué permis par le 49-3 pour ne pas avoir à amender des projets de textes gouvernementaux devant le Parlement. Certes la France a sans doute besoin encore davantage que d’autres pays de modernisation tellement elle est engluée à la fois dans la bureaucratie et le poids de la fiscalité. Mais la modernisation économique, sociale, la transformation sociétale ne peut s’imposer uniquement par la loi. En outre pour éviter la consultation des corps intermédiaires encore faudrait-il pouvoir disposer d’une majorité dans  l’opinion publique. Or si Hollande est complètement discrédité, Valls l’est aussi en grande partie puisqu’il n’est soutenu que par une minorité. En fait, Valls  se confond autorité et autoritarisme. L’autorité ne se décrète pas, elle ne découle pas de la violence des mots ou des postures martiales ;  l’autorité est naturelle et découle de la pertinence des propositions et du degré de confiance qu’on accorde à celui qui les fait. Pour parler un peu vulgairement Valls  confond l’attitude d’un premier ministre st celle d’un adjudant chef. Il suffit par exemple de l’entendre lors de ses interventions à l’assemblée nationale quand il vocifère, hurle, éructe,  jusqu’à trembler comme un jeune coq en quête de reconnaissance dans un poulailler. Encore une fois l’autorité ne se revendique pas et la puissance ou la violence des mots ne lui confère aucune légitimité. Or précisément Valls ne jouit d’aucune légitimité, ni dans son parti, ni à gauche, ni à droite,  bien sûr ni dans l’opinion publique. Du coup son entêtement devient un peu pathétique surtout de la part d’un oligarque qui veut transformer toute la société alors qu’il n’a vécu que de politique et n’a jamais mis les pieds dans la production. Entre la synthèse molle et ambiguë de François Hollande et le diktat permanent de Manuel Valls, il y a sûrement un chemin qui rend possible la réforme en s’appuyant sur la pédagogie.

Amendes Transporteurs de colis : l’Autorité de la concurrence n’a rien compris

Amendes  Transporteurs  de colis : l’Autorité de la concurrence n’a rien compris

 

De toute évidence l’autorité de la concurrence ne comprend pas grand-chose à l’économie du transport. En infligeant une très lourde amende aux transporteurs de colis,  l’autorité de la concurrence a démontré s’il en était  besoin que le fonctionnement de l’économie des transports est ignoré par nombre d’experts et par les régulateurs. Ce n’est pas la première fois que le secteur doit supporter une sanction de la part des autorités en charge de la concurrence. Lors de la précédente sanction le secteur était florissant et nombre d’entreprises françaises dominaient  le marché. Depuis, leur environnement a beaucoup changé puisque la plupart des grands opérateurs français ont disparu ou ont été absorbés par des grands groupes étrangers. En cause, une concurrence exacerbée qui a fait chuter de manière dramatique le taux de rentabilité. Pour preuve des les entreprises comme le Sernam, Mory, d’autres  qui ont disparu du paysage. Environ 20 000 emplois se sont volatilisés dans la messagerie express. Rares sont les secteurs économiques qui présentent un aussi faible taux de rentabilité. De ce point de vue la comparaison avec par exemple le secteur des télécoms est complètement ridicule. Le secteur des télécoms conjugue à la fois croissance des activités et un taux de rentabilité financière à deux chiffres tandis que le secteur du transport des colis dégage une rentabilité financière entre 1 et 3 %. Du coup les grands opérateurs du transport de colis non d’autres solutions que de sous-traiter la partie terminale à des artisans le plus souvent sous-payés. D’une certaine manière on peut dire que la concurrence exacerbée dans le secteur du transport visé où opère des milliers d’intervenants (aujourd’hui tout le monde fait de la messagerie et de l’express y compris les transporteurs classiques)  à tué bon nombre d’entreprises françaises. Leur infliger une amende dans ces conditions relève de l’irresponsabilité totale de la part de régulateurs sans doute plus apte à comprendre le fonctionnement juridique d’un État qu’a appréhender les  conditions d’exercice d’une profession économique largement fragilisée par la baisse des prix des prestations. L’Aurorité de la concurrence a donc  annoncé mardi 15 décembre avoir infligé deux amendes pour entente sur les prix, d’une valeur totale de 672,3 millions d’euros, à 20 entreprises du secteur du transport de colis ainsi qu’au syndicat professionnel TLF. Il s’agit de la deuxième sanction la plus importante infligée par le gendarme de la concurrence depuis l’an 2000. Ces organisations du secteur de la messagerie ont été condamnées d’une part à 670,9 millions d’euros pour des « concertations répétées entre concurrents sur des hausses tarifaires annuelles » entre 2004 et 2010. Parmi les entreprises concernées figurent Geodis, la plus lourdement sanctionnée avec 196 millions d’euros d’amende, Chronopost (filiale de La Poste) avec 99 millions, DHL Express France (81 millions), TNT Express France (58 millions), et GLS (55 millions d’euros). Le syndicat professionnel TLF a pour sa part été condamné à 30.000 euros d’amende notamment pour avoir « participé activement tant à l’organisation des échanges illicites qu’à la protection de leur confidentialité ».   »Longtemps, les grandes entreprises ont pensé qu’elles étaient intouchables. Et le profit lié à une entente sur les prix était supérieur aux amendes, décrypte Bruno Lasserre, président de l’Autorité de la Concurrence. La lourde condamnation du cartel des mobiles en 2005 [Orange, SFR et Bouygues pour 534 millions d’euros] et la plus grande sévérité des sanctions ont modifié les comportements.

Terrorisme : Alerte mondiale sur les déplacements (autorité américaines)

Terrorisme : Alerte mondiale sur les déplacements (autorité américaines)

 

 

 

L’avertissement des autorités américaines mérite d’être pris au sérieux. D’abord parce que les frappes de la coalition internationale en Syrie commencent à causer de sérieux dégâts à l’État islamique. Un État islamique qui pourrait être progressivement amené à se replier vers l’Irak. Pour se venger de ce recul , l’État islamique pourrait activer les cellules dormantes en Occident et provoquer des attentats de plus en plus spectaculaires. Les États-Unis ont donc lancé en début de semaine une alerte mondiale sur les risques de voyager pour leurs ressortissants partout sur le globe, en raison d’une hausse des « menaces terroristes ».  Le département d’Etat invoque dans un communiqué « des informations actuelles laissant penser que Daesh (le groupe État islamique), Al-Qaïda, Boko Haram et d’autres groupes terroristes continuent de planifier des attaques terroristes dans de multiples régions » et cite également de récents attentats perpétrés cette année « en France, au Nigeria, au Danemark, en Turquie et au Mali ». « Des autorités pensent qu’il existe toujours une probabilité pour qu’il y ait des attaques terroristes à mesure que des membres de l’EI/Daesh reviennent de Syrie et d’Irak« , met en garde la diplomatie américaine, en allusion aux combattants étrangers revenus dans leurs pays d’origine après s’être battus dans les rangs de l’organisation djihadiste. Le ministère américain des Affaires étrangères émet très fréquemment et très régulièrement des notices d’alertes, pays par pays, pour ses ressortissants installés ou voyageant à l’étranger, mais celle-ci est mondiale et revêt une dimension particulière compte tenu de la multiplication des attentats ces dernières semaines. D’éventuelles nouvelles « attaques pourraient survenir par un large éventail de tactiques, par le recours à des armes conventionnelles ou non conventionnelles et pouvant viser des intérêts publics ou privés », selon le département d’État. Washington ne rentre pas davantage dans les détails, tout en assurant « continuer de travailler étroitement avec nos alliés face à la menace que pose le terrorisme international« .

Sarkozy affaiblit l’autorité de l’Etat (Valls)

Sarkozy affaiblit l’autorité de l’Etat (Valls)

 

Valls na pas complètement tort ; avec ses propos outranciers  Sarkozy ne renforce pas en tout cas la parole et surtout l’action de l’Etat. D’abord parce que  sous l’ère Sarkozy peu de choses ont changé dans ce domaine sinon au plan des discours. Ensuite parce que  Sarkozy qui trainent nombre de casseroles met en cause la justice à des fins personnelles.  Manuel Valls, taxé de laxisme par l’opposition, a donc pressé vendredi Nicolas Sarkozy et la droite de ne « pas jouer avec la sécurité publique » et a défendu « l’autorité forte et réfléchie » de son gouvernement. Dans une réplique au « discours de Grenoble » de l’ancien chef de l’Etat le 30 juillet 2010, tournant sécuritaire de son quinquennat, dans lequel il avait déclaré la « guerre » aux « voyous » et établi un lien entre immigration et délinquance, le Premier ministre a invité « à la hauteur de vue, à la responsabilité » après avoir rappelé les violences urbaines survenues sous le mandat du prédécesseur de François Hollande. Il a dénoncé « cette démagogie coupable, cette surenchère malsaine qui affaiblissent l’autorité de l’Etat », les « déclarations à l’emporte-pièce », les « engagements sans lendemain ». « Tout cela allant de pair avec une critique permanente de la Justice, une remise en cause quotidienne de son indépendance », a- t-il souligné, visant Nicolas Sarkozy sans jamais le citer. « Il ne s’agit pas de faire des coups d’éclat. Les Français n’attendent qu’une chose : l’action, mais une action déterminée et juste », a-t-il lancé. « On ne peut pas jouer avec la sécurité publique, l’enjeu est trop important ». Un discours équilibré mais un peu discrédité aussi par le décalage entre la fermeté du propos et l’action concrète. Bref le syndrome Sarkozy mais à gauche et sans les casseroles !

 

Valls : de l’autorité , encore de l’autorité, « Monsieur autorité c’est moi ».

Valls : de l’autorité , encore de l’autorité,  « Monsieur autorité c’est moi ».

 

A défaut d’autorité de l’argument Valls a encore usé une fois de l  ’argument d’autorité lors du débat de motion de censure.  Il est même proclamé lui-même « Monsieur autorité ». Plus il est affaibli plus il se sert de cette posture . Et pour cela il n’a fait dans la dentelle soulignant ses  mots avec  le ton martial qui convient et   le geste agressif jusqu’à la caricature. . Visiblement le premier Ministre n’était pas très serein trahi à la fois par une  partie du PS, par les écolos, par le front de gauche aussi par les députés de droite qui auraient pu voter nombre de dispositions. Pourtant le premier Ministre soigne son profil d’homme de fer qui ne recule jamais, qui assume ses responsabilités, l’homme de la réforme. Une attitude cependant peu convaincante car la vérité c’est que Valls n’a plus de majorité et qu’il ne peut pas grand-chose.  « Ma première responsabilité, celle pour laquelle j’ai obtenu la confiance de cette Assemblée, à deux reprises, c’est de faire avancer notre pays, et de le réformer », a déclaré le Premier ministre au tout début de son discours. « Avec détermination, sans me laisser impressionner et en m’appuyant sur des institutions solides. De le réformer, ce beau pays, dans le dialogue bien sûr, avec la clarté nécessaire toujours, mais surtout, dans ces moments, avec l’autorité qui s’impose », a-t-il poursuivi. « Les Français attendent de nous que nous agissions, que nous levions les blocages », a plaidé Manuel Valls, devant des bancs dégarnis, gauche y compris. L’Assemblée nationale a commencé à débattre jeudi à 16h00 de la motion de censure de la droite contre le gouvernement sur le projet de loi Macron au surlendemain de la folle journée qui a ébranlé le PS.  « Vous avez critiqué cette la loi. Certains à droite voulaient pourtant la voter… Mais votre vision de l’opposition pour l’opposition vous a enfermés dans des postures », a critiqué Manuel Valls. « Vous aviez pourtant une occasion : celle de montrer le sens de l’intérêt général, le sens de l’État », a-t-il poursuivi. « Au fond, il y a une incohérence sur ces bancs de l’opposition entre les mots et les actes. Et les Français jugeront aisément qui sont les réformateurs et qui sont les conservateurs », a encore plaidé Manuel Valls. Le Premier ministre a également réitéré son appel à « entretenir l’esprit du 11 janvier » post-attentats, rejetant les accusations de l’opposition d’utiliser politiquement un « esprit magique et insaisissable » ou encore de faire « le coup » des valeurs républicaines. « L’esprit du 11 janvier, ce n’est pas un esprit magique et insaisissable que l’on invoque fébrilement. Non! Cet esprit, il nous appartient. Aujourd’hui, c’est à nous de l’entretenir », a déclaré Manuel Valls. « Monsieur Jacob, vous m’avez dit tout à l’heure: ‘vous allez nous faire le coup des valeurs républicaines’ », a lancé Manuel Valls au président du groupe UMP à l’Assemblée. « Mais dans la situation que nous connaissons monsieur Jacob, ‘le coup des valeurs républicaines’, ça veut dire quoi? Les valeurs républicaines n’ont jamais été aussi indispensables pour notre pays », s’est défendu le Premier ministre. L’esprit du 11 janvier, c’est l’exigence d’être à la hauteur et ce n’est pas un poids qui écrase, bien au contraire, c’est une exigence qui nous grandit tous collectivement », a-t-il fait valoir. « Alors, est-ce le moment de déstabiliser un gouvernement au prétexte que le débat n’aurait pas été assez approfondi, assez long (…) quand vous avez passé trois semaines en séance ? », a plaidé Manuel Valls, insistant sur « les dangers » et les « troubles multiples » dans le monde. L’engagement du 49.3, « c’est un acte d’autorité, car l’autorité, c’est assumer ses responsabilités quand l’intérêt supérieur de la Nation l’exige. On ne joue pas aux dés avec un texte aussi important pour notre pays. On ne prend pas de risque face à l’irresponsabilité, l’immaturité

 

Sondage –Sarkozy : autorité contestée pour 68%

Sondage –Sarkozy : autorité contestée pour 68%

Si Sarkozy demeure le vrai favori  de l’UMP pour 2017, son autorité a été sérieusement secouée cette semaine estiment les Français. D’abord et surtout par sa position ambigüe concernant la législative du Doubs. Ensuite aussi sans doute par ses escapades  rémunérées dans les pays du Golfe. Certains se demandent même si Sarkozy est vraiment un président à plein temps de l’UMP. Un parti qui par ailleurs ressemble de plus en plus à un conglomérat d’écuries présidentielles (NKM, Lemaire et autres quadras) et de courants (souverainistes, européens, libéraux etc.).  Un sondage Odoxa pour iTélé et Le Parisien révèle en effet que, pour deux sondés sur trois (68%), son autorité a été remise en cause par les événements de la semaine. « L’absence du patron de l’UMP pour soutenir son candidat a été très remarquée. A cela s’est ajoutée la division, avec une cacophonie invraisemblable sur la ligne à suivre« , détaille l’institut Odoxa. Les sympathisants de droite sont eux aussi une majorité à le penser (54%), et les sympathisants de l’UMP sont même près d’un sur deux (47%) à lui en faire le reproche. L’enquête, réalisée sur un échantillon de 1.008 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, montre cependant que l’ex-chef de l’Etat reste néanmoins le grand favori de la primaire UMP. Il est toujours numéro 1, dominant de 6 points son rival Alain Juppé, avec 35% d’intentions de vote contre 29%. Il est d’ailleurs probable que cette avance soit encore plus nette car ce n’est pas toute cette population qui votera mais une partie des 13% de Français se déclarant « certains » de participer à la primaire. Auprès d’eux, Nicolas Sarkozy compte 37 points d’avance sur Alain Juppé avec 57% d’intentions de vote contre 20%.

 

Terrorisme : restaurer l’autorité et le respect

Terrorisme : restaurer l’autorité et le respect

 

Comme les facteurs explicatifs sont nombreux et interactifs, il ne suffira pas d’une seule mesure pour affronter le terrorisme ( et certaines très radicales). D’autant que les responsabilités sont multiples : politiques, institutions mais la société elle-même. Les parents notamment  dont beaucoup n’ont plus la possibilité et/ou  la volonté de participer à la construction éducative de leurs enfants. Il ne faut sans doute pas idéaliser le passé mais force est de constater que le respect et l’autorité sont des valeurs en complète désuétude dans notre société. Qu’il s’agisse du rapport à la loi ou de la civilité ordinaire. (il y a une cinquantaine d’années) les enfants salaient systématiquement les adultes. Aujourd’hui les adultes eux même ne saluent plus personne par exemple quand ils entrent dans un magasin ou un cabinet médical. On peut éventuellement le comprendre- mais pas l’admettre-  dans les grandes villes où personne ne connait personne mais cela vaut partout même à la campagne. Le salut, le merci sont devenus obsolètes. Comment dès lors exiger davantage des enfants avec de tels comportements des parents. En réalité l’individualisme facilité par le progrès économique et social a pris le pas sur la vie sociétale. En clair  chacun pour soi. On objectera que dans les associations les bénévoles sont nombreux, que ceux-là savent consacrer temps , énergie parfois argent  à autrui , c’est vrai mais la masse elle est devenue plus individualiste, plus égoïste, plus imperméable aux règles de vie commune. L’urbanisation, la mobilité, paradoxalement l’augmentation du temps libre aussi y sont pour quelque chose. Le repli général sur soi peut aussi s’expliquer par la complexification du monde dans lequel on vit, par le rythme des mutations, des peurs qu’ils génèrent. Ceci étant cela ne saurait justifier les atteintes à la simple civilité, c’est à dire à la qualité du «  vivre ensemble ». Les lois seront bien impuissantes pour   restaurer seules ces concepts d’autorité et de respect. Il faudra autre chose, une prise de conscience dans la société toute entière qu’aucune vie durable n’est possible en collectivité sans le respect des règles et des personnes, c’est le principe même de la civilité. C’est ce qui fait que nous sommes des êtres civilisés. Sil faut mettre des mots sur les choses disons le clairement si un grand nombre d’enfants tombent dans la marginalité, c’est surtout la faute à des parents eux-mêmes en déshérence quant au respect qu’on doit à autrui .

Valls confond autorité et autoritarisme

 

Valls confond autorité et autoritarisme

 

Valls s’est flatté sur France 2 d’avoir accompli un acte d’autorité en limogeant Montebourg. En fait si la mise à l’écart de Montebourg n’est pas contestée par l’opinion à près de 60%, l’autorité sans cesse réaffirmé par Valls ressemble quand même de plus en plus à de l’autoritarisme. Une nuance sémantique importante. Il  ne suffit pas de proclamer autorité pour être efficace, encore faudrait-il qu’elle porte sur les sujets que les Français attendent. Dès ce soir par exemple on aura connaissance des très mauvais chiffres du chômage et là Valls ne fait que commenter la dégradation. Même chose sur le climat d’affaires encore en baisse ou encore sur les prévisions des investissements des industriels. L’autorité sur la politique économique ne se déclame pas elle se mesure aux résultats. Certes le gouvernement n’est pas seul responsable mais l’environnement qu’il crée tue la confiance tant des entreprises que des ménages. L’autorité de Vals n’est que de façade, une autorité d’opérette un peu dans la ligne de Sarkozy où l’enflure des mots fait office d’orientation. Valls ne pourra réussir uniquement avec ses coups de menton, il faut autre chose. Or précisément, on ne connait pas l’analyse de la crise, la vision et le projet de Valls qui se contente pour l’instant de suivre Hollande dans sa descente aux enfers économiques, sociaux et politiques. Pas étonnant Valls est un peur produit de oligarchie politique, il n’a pratiquement jamais travaillé dans le monde de la production, d’abord conseiller parlementaire ensuite  il a « fait carrière dans la politique ». Du coup quand il parle de ligne politique, on se demande quoi il cause. D’opportunisme, de flou, de contradictions à la Hollandaise. Une différence de taille par exemple avec un Rocard à l’époque qui lui avait été remercié par Mitterrand précisément parce que trop populaire et trop pertinent.

Chômage encore en hausse : là Valls ne fait pas autorité !!

Chômage encore en hausse : là Valls ne fait pas autorité !!

 

 

En père fouettard, Valls expose son autorité partout mais pas sur le chômage où là il reconnait que les chiffres sont encore une nouvelle fois mauvais pour juillet ; C’est là la pire contradiction de ce gouvernement au vernis socialiste qui en fait applique une politique sociale libérale confuse et entretient la plus grande  inégalité à travers l’accès à l’emploi. Sur ce terrain Valls, Hollande Rebsamen se comportent  en commentateur davantage qu’en décideurs. Ils découvrent la lune et la nécessité de la croissance pour créer des emplois.  L’annonce officielle du chômage. aura lieu en fin de journée. «Avec zéro pour cent de croissance depuis le début de l’année, il ne faut pas s’attendre à ce que -malgré les politiques de l’emploi- le chômage diminue», a déclaré le ministre du Travail François Rebsamen lundi soir sur Europe 1. Avant d’ajouter «c’est à partir de 1,3%-1,5% de croissance qu’on crée de l’emploi. On n’y est pas.»  Or Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes Publics, a annoncé n’espérer que 0,5% de croissance pour l’année 2014. Il a révisé son objectif initial de 1% après le résultat nul de croissance au deuxième trimestre. Quant à 2015, il ne s’attend pas à un chiffre «très supérieur» à 1%. Les organismes internationaux ne prévoient pas non plus un changement de la tendance pour l’emploi en France avant 2015. Et le FMI pousse même l’année du redressement de la situation… en 2016. Un constat amer partagé par Manuel Valls, qui a lui aussi prévenu que «les chiffres du chômage ne peuvent pas être bons». «Ils seront négatifs», a-t-il conclu lors de son passage sur France 2 après l’annonce du remaniement. Pôle Emploi vient en quelque sorte, avec la publication de ses chiffres, clore le gouvernement Valls I. Le bilan n’est pas très brillant: François Rebsamen a enregistré en juin son quatrième mois de hausse du chômage depuis sa prise de fonction, et ce mois de juillet devrait être le cinquième. En juin près de 3,4 millions de Français pointaient à Pôle Emploi en catégorie A (sans aucune activité), avec un nouveau record chez les chômeurs qui ont eu une petite activité: 5,34 millions en comptant l’outre-mer. À vrai dire depuis octobre 2013 -huit mois- aucun des bilans mensuels de Pôle Emploi n’inverse la courbe noire, bien que l’Insee ait estimé que l’emploi salarié serait en hausse au deuxième trimestre.  Le gouvernement en plein remaniement garde le ministre du Travail actuel qui avait annoncé sur Europe 1 «souhaiter» rester à son poste. «C’est beaucoup d’investissement en temps et en travail -c’est le cas de le dire-, et j’y suis bien», confiait-t-il. François Hollande avait affirmé que sa politique de relance, portée par le pacte de responsabilité  Mais la majeure partie de la population ne compte plus sur l’exécutif pour un progrès de l’économie dans l’Hexagone. Ainsi, plus de huit Français sur dix n’ont plus confiance en François Hollande pour combattre efficacement le chômage et relancer la croissance indique un sondage IFOP publié dans le JDD. «Il y a un chômage de masse insupportable, c’est ça qui pèse sur le moral des Français», décrit le ministre du Travail François Rebsamen.

 




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