Archive pour le Tag 'autoritaire »'

« Nous sommes entrés dans une démocratie autoritaire » (Pierre Lemaitre)

« Nous sommes entrés dans une démocratie autoritaire » (Pierre Lemaitre)

 

Le romancier Pierre Lemaitre, prix Goncourt 2013, dénonce le caractère de plus en plus autoritaire du régime dans une interview au JDD.

Appartenez-vous toujours à la gauche revendicative?
Les gens de gauche finissent souvent en conservateurs. Renaud et Souchon nous expliquent combien Emmanuel Macron est bien. Ils ne sont pas opportunistes, ils sont sincères. Ils se sont embourgeoisés. Ils ont envie de calme. Leurs anciennes valeurs ne les font plus vibrer. Alors moi, comme le vieil Anatole France, je me radicalise. Je suis davantage en colère. Je n’essentialise pas les riches : ma lutte est l’écart entre les riches et les pauvres. Le jour où j’apprends que de plus en plus de femmes accouchent dans la rue, Bernard ­Arnault devient l’homme le plus riche du monde. Que fait ­Emmanuel Macron? ISF, assurance chômage, retraites. Pendant ce temps-là, l’auteur de Foule ­sentimentale dit du bien ­d’Emmanuel Macron : il est jeune, il est sympathique…

 

Que ferez-vous si, lors de la prochaine présidentielle, vous devez choisir entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen?
On ne m’y reprendra plus. Pour la dernière élection, je n’ai pas voté pour Emmanuel Macron mais contre Marine Le Pen. Les attaques policières sont scandaleuses. La violence policière est indiscutable. Nous sommes entrés dans une démocratie autoritaire. Est-ce que Marine Le Pen aurait fait pire? Il y a eu Jacques Chirac en 2002 et Emmanuel Macron en 2017. Il n’y aura pas de troisième fois. Je suis dans la rue contre Emmanuel Macron, je serai dans la rue contre Marine Le Pen. C’est simple. Je descendrai davantage dans la rue et je me ferai davantage matraquer.

 

Pensez-vous, comme le jeune faux prêtre de Miroir de nos peines, que les moments de crise font ressortir le meilleur et le pire de nous-mêmes?
Tout converge vers cette page 377 sur les réfugiés. Les épreuves nous disent qui nous sommes. La peur des étrangers vient de la perte des repères. La République s’est fragilisée dans ses fondements, liberté, égalité, fraternité. Le partage et le partage juste. Nous n’avons plus le soubassement intellectuel et moral pour analyser la situation actuelle. Il suffit qu’arrive un événement un peu déboussolant pour constater que nous ne possédons plus les outils pour le comprendre. Nous marchons sur du sable. Il ne s’agit pas d’idéologie, mais de morale républicaine. Nous n’analysons plus le monde avec nos valeurs, mais avec nos terreurs.

 

 

 

Sondage Macron: arrogant, autoritaire et déconnecté

Sondage Macron:  arrogant, autoritaire et déconnecté

Pour résumer Macron est perçu comme dynamique mais autoritaire et  arrogant  (prés de 80%) et déconnecté (51%) Un nouveau sondage du cabinet d’étude Elabe a été publié hier sur la perception du président Macron par les Français. Par rapport au sondage de décembre 2018, l’adjectif « autoritaire » progresse de 5 points (78% des sondés, c’est-à-dire un échantillon de 1001 personnes consultées par internet). L’épithète « arrogant » prend 5 points également (76%). « Dynamique » et « courageux » s’envolent de 13 points (respectivement 70% et 57 % des sondés). Les qualités qui lui sont ainsi le plus couramment attribuées sont la « volonté de réformer », qui recueille un score de 28% auprès des personnes interrogées, et la « détermination », avec 21%. Mais ces deux traits connaissent tout de même un redoutable trou d’air: le premier perd sept points, le second onze par rapport à une précédente mesure comparable, prélevée en avril 2018.De plus, si sa « volonté de réformer » est encore mentionnée par 50% de son électorat au premier tour de la présidentielle, cette perception a dégringolé de dix points au sein de ce segment de la population. Si l’on se penche sur la sociologie de ces 48% de Français auprès desquels Emmanuel Macron ne trouve grâce en rien, on note que la catégorie des employés et des ouvriers, qui ont répondu en ce sens pour 57% d’entre eux, et des habitants de communes rurales, où ce verdict a recueilli 53% des suffrages, forment les contingents les plus importants de ces intransigeants. Avec un bond de 19% en l’espace de neuf mois, il apparaît que sa « déconnexion à l’égard des réalités quotidiennes » est la première remontrance de nos concitoyens, qui sont 51% à s’accorder pour la lui prêter. Même ses anciens électeurs sont 40% à la concéder, soit une hausse de 18 points. Ensuite, c’est sa « politique en faveur des plus aisées » qui est tancée, citée par 47% des sondés Enfin, les sondeurs ont tenu à y voir plus clair sous un dernier aspect: nos concitoyens croient-ils que le débat national marquera un changement de style et de méthode dans le quinquennat d’Emmanuel Macron? C’est non pour 66% d’entre eux.

Sondage réalisé sur Internet les 29 et 30 janvier 2019 sur un échantillon de 1.001 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération.

« 40% des Français pour un pouvoir autoritaire »

« 40% des Français pour un pouvoir autoritaire »

Dans le sondage IFOP, Il ne s’agit pas de Français qui souhaitent un pouvoir de nature dictatoriale mais de français qui souhaitent une vraie autorité pour réformer le pays. Bref un peu le contraire du en même temps qui combine l’affichage de réformes plus ou moins justes, plus ou moins efficaces avec un certain immobilisme voire un certain laisser-aller. « 40% des Français sont donc favorables à un ‘pouvoir autoritaire’ pour réformer le pays en profondeur ».  Pour Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop, ce sondage est le reflet de « l’impuissance du politique à peser sur le cours des choses et à améliorer la vie des Français ». Cette tendance s’illustre notamment par les intentions de vote pour les prochaines européennes. En effet, si les principaux partis, dont celui d’Emmanuel Macron, sont en baisse dans les sondages, ce n’est pas le cas de celui de Marine Le Pen.  »Le Rassemblement national monte en puissance pour les élections européennes », affirme Frédéric Dabi, qui estime que le parti profite des thématiques actuelles de l’agenda politico-médiatique.




L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol