Archive pour le Tag 'autonome'

Le mythe de la voiture autonome ?

Le mythe  de la voiture autonome ?

 

Elan Musk, le très médiatique patron de Tesla avait en quelque sorte inventé la mode : la généralisation de la voiture autonome et même du voyage dans la lune. Un exhibitionnisme médiatique surtout destiné à récolter des fonds mêmes si on ne peut contester certains succès techniques. Par contre la gestion financière a fait tomber Elan Musk  rétrogradé au rang de directeur mais toujours aussi contesté. Mais le mythe a été repris par nombre de constructeurs en mal d’images après les tricheries constatées concernant les émissions polluantes. Chacun promet la voiture autonome pour demain alors que vraisemblablement il ne faudra pas compter sur sa généralisation avant 30 ou 40 ans : c’est-à-dire le temps aussi équipé l’infrastructure afin que l’automobile circule dans les meilleurs conditions de sécurité, c’est-à-dire en quasi site propre. Pourtant pas de quoi refroidir les ardeurs des autres constructeurs en mal d’innovations réelles comme la voiture électrique à prix abordable. Cette prédiction de la voiture autonome pour demain ressemble un peu à celle du règne de l’intelligence artificielle qui va supprimer toute intervention humaine dans les processus de production et de distribution. Bien sûr on ne saurait refuser les progrès que permet la technologie mais il faut mesurer leurs conséquences une fois insérée dans des systèmes complexes. Il y a longtemps que des transports fonctionnent de manière presque autonome comme les métros, les tramways ou encore les trains entre parenthèses pour le TGV par exemple le conducteur n’a pas été supprimé pour des raisons techniques mais pour des questions psychologiques vis-à-vis des voyageurs.

« Juppéistes » : liste autonome aux européennes

« Juppéistes » : liste autonome aux  européennes

 

 

 

Plusieurs hypothèses pour les européennes concernant les juppéistes soit ce fondre dans la liste officielle des Républicains, soit rejoindre Macon, soit proposer  une liste autonome. Une solution qui pourrait finalement être retenue en l’état des divergences des juppéistes avec les orientations européennes de Laurent Wauquiez. La solution macron ne paraît guère plausible d’autant que le président de la république est en perte de vitesse sur le plan électoral. Reste donc la liste autonome mais qui marquerait alors une rupture politique nette avec le parti auquel les juppéistes appartiennent encore ou ont appartenu. Selon le président du conseil départemental de Charente-Maritime, Dominique Bussereau, les débats sur les européennes ne sont pas guidés par “la petite tactique” mais par des enjeux plus lourds : “Quelle est notre vision de l’Europe et qu’est-ce qui lui correspond le mieux dans l’offre politique actuelle ?” Alain Juppé a lui-même dit dans le passé qu’il partageait largement les propositions d’Emmanuel Macron sur l’avenir de l’Europe, contenues dans le discours de la Sorbonne prononcé en septembre 2017, et a fait allusion à un possible “grand mouvement central”. En avril dernier, le maire de Bordeaux a par ailleurs proposé aux fondateurs d’Agir, un parti fondé par des dissidents de LR, de travailler à un projet européen. Le député de Seine-et-Marne Franck Riester a déjà fait savoir que cette formation, dont il est cofondateur, présenterait des candidats aux européennes. Il aura l’occasion de préciser sa pensée le 16 septembre, lors du congrès fondateur d’Agir à Montévrain (Seine-et-Marne), où Alain Juppé doit également prononcer un discours.  L’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin est pour sa part favorable à une candidature autonome, contrairement à Valérie Pécresse et son mouvement Libres !, qui veulent faire entendre leur voix au sein de LR.

Véhicule autonome : c’est pas pour demain !

Véhicule autonome : c’est pas pour demain !

 

Comme déjà indiqué sur ce site, le fantasme du véhicule complètement autonome n’est pas pour demain. Le point de vue de Fawzi Nashashibi  (interview des Echos)

Fawzi Nashashibi, chercheur à l’Inria et responsable du programme Robotics and Intelligent Transportation Systems, a coordonné le livre blanc « Véhicules autonomes et connectés ».

 

Le livre blanc que vous avez coordonné passe en revue les défis à relever pour le véhicule autonome et connecté. Quels sont-ils ?

Il y a beaucoup d’obstacles à surmonter pour arriver un jour à déployer des véhicules véritablement autonomes. Les aspects légaux ou éthiques sont importants, mais, en tant que chercheurs à l’Inria, nous nous sommes concentrés sur la science et la technologie. Le premier défi, c’est l’interprétation du réel. Il faut être capable de comprendre ce qui se joue sur une scène routière. En voyant un tramway arrêté en station sur la gauche et une personne courir sur sa droite, on sait que cette dernière risque de traverser brusquement. Cette analyse sémantique, banale pour un conducteur expérimenté, est très compliquée pour une intelligence artificielle.

Le deuxième défi, c’est de certifier ces systèmes pour être certain qu’ils soient fiables dans n’importe quelle condition. Il faudrait que chacun d’eux fasse des millions de kilomètres pour diversifier les conditions et les scénarios. La simulation constitue une excellente piste. Toutefois, le simulateur idéal, capable de simuler chaque capteur, la dynamique du véhicule autonome ainsi que l’environnement dans lequel il va évoluer avec son infinité de scénarios possibles, n’existe pas.

Et n’oublions pas le troisième défi, qui est la sûreté de fonctionnement. Les voitures autonomes actuelles ne savent pas réagir en cas de défaillance d’un capteur ou d’un calculateur. De même qu’elles auraient des difficultés face à des tentatives de hacking. On a vu de multiples tentatives pour pirater non seulement les moyens de communication, l’ordinateur de bord, mais aussi les capteurs, en les parasitant, en les aveuglant, ou en leur envoyant de fausses informations. La solution n’est pas de doubler des capteurs, qui failliraient dans des conditions identiques, mais de les diversifier et d’élargir leur domaine de fonctionnement.

 

La communication, notamment celle des constructeurs, évoque rarement la dimension « connectée » du véhicule autonome. Votre livre blanc parle, lui, des « véhicules autonomes et connectés ». Pourquoi est-ce si important ?

La connectivité, c’est être en contact non filaire avec l’infrastructure, les autres usagers et le cloud. Ce qui permet d’étendre la perception d’une voiture et de communiquer. On parle de système décisionnel connecté, qui est déterminant pour la sécurité. Le simple fait de communiquer avec les autres véhicules permet d’éviter nombre d’accidents, notamment aux intersections qui sont des zones très accidentogènes ou lors de dépassements. La communication sera primordiale pour gérer des flottes de véhicules autonomes ou même semi-autonomes. C’est enfin évident, puisque pour trouver le meilleur itinéraire à un moment donné la voiture autonome devra être connectée pour avoir l’état de la circulation en temps réel. Ce débat autour de véhicule autonome ou véhicule connecté se retrouve aussi aux Etats-Unis. Les constructeurs qui ont été dépassés par les géants de la technologie comme Google, Intel, ou Nvidia, tentent de ne pas perdre la main. La connectivité constitue en effet pour eux un défi supplémentaire avec l’arrivée de nouveaux spécialistes.

 

Finalement, au regard des réserves que vous formulez, l’avènement des véhicules autonomes ne vous semble-t-il pas un peu rapide ?

Il y a beaucoup de communication avec la promesse de voir les premiers véhicules autonomes arriver à partir de 2020. C’est demain, alors qu’en effet il reste tellement de choses à faire. Si la Tesla a eu des accidents, ce n’est pas par hasard mais probablement lié à des problèmes de conception. Je pense pourtant que l’on verra arriver les véhicules autonomes d’abord sur autoroute et peut-être en ville si l’on décide de leur dédier certaines voies. Les navettes autonomes sont aussi prometteuses. La véritable question à se poser, c’est : pourquoi le véhicule autonome ? Quelles sont les applications ? Est-ce que ce sera rentable ? Quelle sera l’acceptation sociétale ? Si l’ambition est d’améliorer la sécurité, la meilleure approche consisterait à généraliser les aides à la conduite : système anticollision, assistance au maintien de voie, détection de piétons, surveillance du conducteur, vision de nuit. On parle donc de véhicules autonomes de niveau 2 ou 3, ce qui peut être très suffisant.

 

Pour l’avenir, le défi posé aux systèmes à base d’intelligence artificielle n’est-il pas de passer à l’échelon supérieur, c’est-à-dire la ville intelligente ?

Un système de transport intelligent devra obéir aux besoins de chaque ville et chacune est spécifique. Il devra de toute façon répondre à trois impératifs. Il reposera sur le transport de masse, car le véhicule autonome ne constituera pas la solution unique. Il sera multimodal, et fera enfin appel à tous les moyens de transport partagés. L’enjeu est de diminuer l’empreinte au sol du véhicule individuel ainsi que son impact environnemental. Le schéma de transport sera complètement différent à la fois pour les personnes, mais aussi pour les biens. Avec le véhicule autonome, on commencerait par régler le problème du dernier kilomètre, et on pourrait aussi par exemple automatiser la redistribution avec des véhicules autonomes qui reviendraient à leurs stations en pelotons.

Cette  mobilité intelligente est un facteur majeur pour rendre la ville intelligente et durable, mais pas le seul. On doit aussi évoquer la gouvernance intégrant une planification spatiale et énergétique efficace, un environnement adoptant des technologies de rupture, la numérisation et une haute connectivité, et enfin un mode de vie intelligent et durable. Travailler sur le véhicule intelligent aujourd’hui, c’est un préalable aux développements futurs des technologies de pointe intégrant l’intelligence artificielle comme l’Internet des objets, l’Internet mobile, la technologie du cloud ou encore les technologies de stockage et le smart grid.

 

Tesla : encore un accident de voiture « autonome »

Tesla : encore un accident de voiture « autonome »

 

Théoriquement les voitures autonomes doivent circuler en toute sécurité ou alors avec un pilote en semi autonomie. C’était le cas pour cette voiture Tesla qui a percuté uen voiture de police à l’Arrêt. En réalité, le concept d’autonomie complète n’est applicable qu’en site propre, complètement protégé. Et la circulation sur voie banalisée pose d’énormes problèmes de sécurité sans parler des questions juridiques.  Une Tesla qui roulait en mode semi-autonome sur une route américaine a percuté mardi une voiture de police en stationnement, un accident sans gravité mais qui intervient alors que le logiciel « Autopilot » fait déjà l’objet d’une enquête. « L’agent (de police) n’était pas dans le véhicule et le conducteur de la Tesla n’a subi que de légères blessures », a indiqué la police de Laguna Beach, située au sud de Los Angeles (ouest), sur son compte Twitter, qui montre aussi des photos des véhicules accidentés. La berline roulait « en +Autopilot+ », un logiciel que Tesla prend soin de présenter comme un système d’aide à la conduite et non de conduite autonome. Interrogé par l’AFP, le constructeur de voitures électriques haut-de-gamme a indiqué que « lorsque les conducteurs utilisent Autopilot, (le système) leur rappelle en permanence qu’il est de leur responsabilité de laisser leurs mains sur le volant et de garder le contrôle du véhicule à tout moment ». Tesla a aussi assuré avoir toujours dit que son logiciel ne rendait pas ses voitures invulnérables et rappelé qu’Autopilot est prévu pour fonctionner sur autoroute avec séparation centrale. Bien que Tesla soit un petit constructeur, qui ne produit qu’environ 100.000 voitures par an, la renommée de ses voitures électriques et le caractère médiatique de son patron Elon Musk, lui font régulièrement faire les gros titres, notamment à l’occasion d’accidents.

Concept de la Voiture autonome : l’utopie

Concept de la Voiture autonome : l’utopie

 

Après l’accident mortel aux Etats- Unis (piéton percuté sur un passage clouté), on peut se demander si le concept n’est pas une utopie car il pose d’énormes problèmes de sécurité et de responsabilité. Fortement bousculé par l’affaire des émissions polluantes,  le secteur automobile tente de réagir en soulignant le caractère de modernité de l’automobile future. L’objectif est évidemment de peser pour que l’automobile ne soit pas exclue un jour de la ville. On affirme ainsi que l’automobile sera autonome, électrique et connectée. Le patron de Valeo dans une interview au JDD affirmait que cette voiture autonome et même déjà là. Il est évident que la voiture électrique va se substituer au moteur à combustion et que d’ici une dizaine d’années 80 % des véhicules neufs seront électriques. Reste la question de l’autonomie et du partage. Contrairement à ce qu’affirme le patron de Valeo l’autonomie totale n’est pas pour demain. Pour des raisons de sécurité elle nécessite notamment des les infrastructures spécifiques finalement un peu comme le métro ou le train. Pour l’instant les navettes mobiles qui existent fonctionnent sur le mode ferroviaire. Les autres qui circulent sur les voies normales présentent un énorme risque.  Reste aussi la question fondamentale de l’automobile partagée qui constitue aussi un enjeu central pour l’industrie automobile. Sachant qu’un véhicule classique passe plus de 95 % de son temps à l’arrêt, il est évident que des formules de mutualisation sous différentes formes seront mises en place. Mais cette mutualisation aura un impact considérable sur le nombre de véhicules fabriqués. Ceci étant  l’interview de Jacques Aschenbroich, président de Valeo  au JDD  mérite d’être lue.

 

À quand la première voiture autonome commercialisée?
La première voiture autonome est déjà là. Nous avons pris une participation de 5% dans une start-up qui s’appelle Navya, dont les véhicules électriques et autonomes, des navettes, circulent à Sion en Suisse, à Confluence à Lyon, à La Défense, dans le Michigan ou à Singapour. En revanche, il faudra attendre encore un peu de temps pour que vous et moi puissions acheter une voiture totalement autonome.

 

Ce sera dans cinq, dix ou vingt ans?
Des voitures partiellement autonomes, ce sera dans quelques années. Vous pourrez déléguer leur conduite à certains moments et dans certaines conditions. Une voiture dans laquelle vous n’aurez ni volant ni pédales, cela va prendre plus de temps. Entre cinq et dix ans sans doute.

 

Laisser un véhicule se garer tout seul dans un parking, est-ce déjà possible?
Il y a déjà un modèle de la classe E de Daimler que vous pouvez envoyer se garer tout seul avec votre smartphone. Nous avons développé ce système avec le constructeur allemand. Valeo et Cisco ont développé une technologie qui permet aux voitures de se garer seules dans un parking. Beaucoup de parkings dans le monde sont intéressés par cette nouvelle technologie, mais cela prendra encore quelque temps avant que l’on passe à la phase commerciale.

 

L’automobile autonome sera-t-elle aussi partagée?
Le sujet de la propriété de la voiture versus la voiture considérée comme un service est un changement sociologique profond. Quand vous ou moi possédons un véhicule, il est utilisé 4 à 5% de son temps. Sinon, il dort dans un garage. Partager l’usage de la voiture, c’est ce que l’on fait avec un taxi ou avec les nouveaux services qui sont apparus comme Uber ou Blablacar. La plus grande innovation d’Uber est que le prix dépend du nombre de personnes ou de la demande. Une innovation absolument fabuleuse qui est rendue possible par des systèmes digitaux.

 

 Est-ce qu’un jour, dans les grandes villes, vous cesserez d’avoir votre automobile comme vous avez cessé d’avoir votre vélo pour utiliser un Vélib’?

Personne ne connaît la réponse à cette question. Le frein est que l’on part tous au travail ou en vacances en même temps.

 

La technologie de l’automobile autonome doit-elle encore progresser?
Les bases sont là mais les logiciels qu’il faut embarquer dans la voiture sont d’une très grande complexité. Il faut encore beaucoup travailler. Nous sommes numéro un mondial pour les caméras, les capteurs ultrason, les radars ou les lidars avec tous les logiciels qui permettent d’interpréter les données. Mais il faut encore redoubler d’efforts pour qu’une voiture soit autonome en toutes circonstances. Un exemple de problème à régler : ces capteurs doivent être utilisables tout le temps. Pour que l’automobile ne soit jamais aveugle, il faut les nettoyer, et cela coûte cher.

 

La voiture autonome a fait entrer les Gafa sur le marché de l’automobile. Vont-ils le changer comme Amazon bouscule la distribution?
L’histoire n’est pas écrite. Pour l’instant, les constructeurs et les géants du digital travaillent souvent ensemble. Mais l’important sera de savoir où se trouvera la valeur. Concevoir et construire une voiture, ce n’est pas si facile que ça. Ces deux mondes se développent en essayant d’entrer dans la mobilité digitale avec leurs armes respectives : le combat est ouvert.

Si les véhicules deviennent propres, tout ira bien?
Oui, la voiture électrique sera un des éléments essentiels de la mobilité urbaine en complément des transports en commun.

 

Comment jugez-vous les politiques lorsqu’ils rendent la circulation plus difficile à Paris?
Joker! Ce n’est pas en fossilisant l’espace urbain que vous assurez son développement économique.

Tesla : faillite de la voiture autonome ?

Tesla : faillite de la voiture autonome ?

 

Tesla qui fabrique des voitures électrique en s’appuyant sur limage de la voiture autonome tente de rassurer les marchés. Le Patron de Tesla, Elon Musk, réagissait à un article de The Economist (publication qu’il qualifie d’ennuyeuse au passage), citant l’intermédiaire Jefferies, selon lequel le constructeur automobile devra lever entre 2,5 et 3 milliards de dollars (2,02-2,43 milliards d’euros) supplémentaires cette année. Le constructeur a néanmoins affirmé le 3 avril n’avoir aucunement besoin d’argent frais supplémentaire cette année et être parvenu à un rythme de production hebdomadaire de 2 020 exemplaires de la Model 3. Mais la question se pose de l’avenir de Tesla. Aussi plus généralement du fantasme de la voiture autonome.   En effet si  la voiture autonome n’était qu’un immense mythe, symbole de modernité surtout destiné à redorer limage de marques et à recueillir d’immenses financements ? En tout cas,  Tesla, un des pionniers du pilotage automatique et de la voiture électrique serait sur une très mauvaise pente financière. Certes des voitures électriques se vendent mais la production et la commercialisation sont sans commue mesure avec les voitures classiques. 100 000 voitures vendues par tesla et  10 millions pour Ford par exemple ; Alors que la capitalisation boursière deTesla est le double de Ford.  Avec en plus,  une situation catastrophique. Un gérant de fonds reconnu de Wall Street, avait publié un courrier dans lequel il prédit la faillite de Tesla sous six mois. Selon lui, l’entreprise d’Elon Musk est coincée entre ses besoins en trésorerie et son incapacité à dégager des recettes. . En cause,  des soucis qui s’accumulent, dont le dernier est une lettre publiée par le gérant du fonds d’investissement Vilas Capital Management, qui prédit la faillite imminente du groupe. Son auteur, John Thompson, l’un des rares gérants américains qui surperforment régulièrement le marché, a parié sur la débâcle de Tesla. Dans ce courrier publié par différents médias américains, il affirme que l’entreprise d’Elon Musk est « indubitablement au bord de la faillite » et donne entre trois à six mois au groupe avant de ne plus pouvoir payer ses factures. En plus un voiture tesla à dispositifs de conduite autonome a été impliquée a été impliquée dans un accident mortel. De quoi aussi refroidir les ardeurs des autres constructeurs car d’une par la voiture complètement autonomes n’est pas au point sur uen infrastructure banalisée et que finalement la sécurité ne peut réellement ^ter assurée que sur site propre ou site protégé comme les métros, trains  et autres tramway. Cela ne remet cependant pas en question le développement de la voiture électrique.

Véhicule industriel autonome : pas avant 20 ans (Michel Parent)

Véhicule industriel autonome : pas avant 20 ans  (Michel Parent)

 

Michel Parent est l’un des meilleurs spécialistes de la robotique et du transport. Explique dans les « Echos »que le véhicule industriel autonome ne sera pas opérationnel avant 2030. Ceci étant, contrairement à ce qu’affirme l’auteur, la problématique est à peu près la même que pour l’automobiles. En site propre (infrastructure spécifique) les navettes autonomes peuvent être utilisées mais sur une infrastructure banalisée les risques sont trop grands (sans parler des questions juridiques de responsabilité).

 

« Les innovations récentes sur les véhicules particuliers me semblent plus abouties que sur les poids lourds en environnement ouvert à la circulation. Par rapport au transport de marchandises, les avancées sont plus nombreuses dans le domaine du transport de personnes. A titre d’exemple, aux Etats-Unis comme en Europe, de nombreuses expériences portent sur les taxis autonomes en milieu urbain ; ce qui est bien plus complexe qu’un environnement autoroutier. En revanche, les véhicules industriels autonomes existent depuis des dizaines d’années en environnement fermé comme les porte-conteneurs dans les ports. Dans le domaine des poids lourds, les évolutions technologiques demandent davantage de temps avant de s’imposer. De plus, la réglementation doit évoluer pour autoriser les camions autonomes à circuler sur les routes. Les pouvoirs publics ne sont pas prêts à laisser des poids lourds circuler sans personne à bord. Cette perspective effraie davantage que la même situation pour une automobile. Un véhicule léger qui roule à vitesse lente, soit à moins de 50 km/h dans un environnement urbain, soulève moins de crainte. Si je ne le vois pas émerger dans l’immédiat, le camion sans conducteur peut s’envisager à l’horizon d’une vingtaine d’années. Ou alors, pour y parvenir plus rapidement, des infrastructures routières dédiées aux seuls camions devront se développer. Or l’aménagement de ce réseau demandera des investissements importants. Le principal frein reste le coût de ces travaux. Mais techniquement, cette solution est envisageable. Il reste aussi à faire évoluer la réglementation sur le temps de travail des chauffeurs. Si ces derniers dorment dans le camion automatisé, doivent-ils être payés ? Les dernières avancées concernent la sécurité. Les constructeurs cherchent des garanties. Pour y parvenir, ils reprennent des pratiques déjà utilisées dans l’aéronautique, comme la redondance et la certification. Pour remédier aux pannes éventuelles, il faut multiplier les capteurs, les unités de contrôle, les systèmes de freinage et de direction et développer les procédures de certification et ce, en particulier en matière de logiciel. »

Le fantasme de la voiture autonome

Le fantasme de la voiture autonome

 

Les ingénieurs en système de transports savent qu’il est très difficile de faire circuler un véhicule automatique sur une voie banalisée. Les réussites dans ce domaine ne sont possibles que sur des voies affectées à ces seuls véhicules (sites propres ou site très protégés). Bref le métro, le métro voire le bus en site très protégé. Métro et train peuvent circuler sans conducteur mais ils sont exploités sur des sites techniquement très régulés. (La présence de conducteur par exemple sur les TGV n’a été maintenue que pour des raisons psychologiques vis-à-vis des voyageurs ; on rencontrera le même problème dans l’aviation civile). Ce n’est evidemmenet pas le cas de la route aux normes et aux conditions de circulation aléatoires  très variés et même souvent assez anarchiques.   Après l’accident mortel aux Etats Unis (piéton percuté sur un passage clouté), on peut se demander si le concept n’est as une utopie car il pose d’énormes problèmes de sécurité et de responsabilité. Fortement bousculé par l’affaire des émissions polluantes,  le secteur automobile tente de réagir en soulignant le caractère de modernité de l’automobile future. L’objectif est évidemment de peser pour que l’automobile ne soit pas exclue un jour de la ville. On affirme ainsi que l’automobile sera autonome, électrique et connectée. Le patron de Valeo dans une interview au JDD affirmait que cette voiture autonome et même déjà la. Il est évident que la voiture électrique va se substituer au moteur à combustion et que d’ici une dizaine d’années 80 % des véhicules neufs seront électriques. La connexion, qui existe déjà, va continuer de s’amplifier. Reste la question de l’autonomie et du partage. Contrairement à ce qu’affirme le patron de Valeo l’autonomie totale n’est pas pour demain. Pour des raisons de sécurité elle nécessite notamment des les infrastructures spécifiques finalement un peu comme le métro ou le train. Pour l’instant les navettes mobiles qui existent fonctionnent sur le mode ferroviaire. Les autres qui circulent sur les voies normales présentent un énorme risque. . Ceci étant de Jacques Aschenbroich, président de Valeo qui prévoit la voiture autonome pour demain  reste assez  prudent quant la perspectives de voitures réellement autonomes »…, » il faudra attendre encore un peu de temps pour que vous et moi puissions acheter une voiture totalement autonome ». «  Des voitures partiellement autonomes, ce sera dans quelques années. Vous pourrez déléguer leur conduite à certains moments et dans certaines conditions. Une voiture dans laquelle vous n’aurez ni volant ni pédales, cela va prendre plus de temps. Entre cinq et dix ans », ou plus tant que les voitures verront circuler sur des voies banalisées avec des piétons, des vélos, des motocyclistes !

Faillite de Tesla… et de la voiture autonome ?

Faillite de Tesla… et de la voiture autonome ?

 

Et si la voiture autonome n’était qu’un immense mythe, symbole de modernité surtout destiné à redorer limage de marques et à recueillir d’immenses financements ? En tout cas,  Tesla, un des pionniers du pilotage automatique et de la voiture électrique serait sur une très mauvaise pente financière. Certes des voitures électriques se vendent mais la production et la commercialisation sont sans commue mesure avec les voitures classiques. John Thompson, un 1 00 000 voitures vendes par tesla et – millions pour Ford par exemple ; Alors que la capitalisation boursière deTesla est le double de Ford.  Avec en plus,  une situation catastrophique. gérant de fonds reconnu de Wall Street, a publié un courrier dans lequel il prédit la faillite de Tesla sous six mois. Selon lui, l’entreprise d’Elon Musk est coincée entre ses besoins en trésorerie et son incapacité à dégager des recettes. Tesla a connu mardi à Wall Street sa plus forte chute depuis avril dernier. Son action a terminé la séance en baisse de plus de 8%, à moins de 280 dollars. En cause,  des soucis qui s’accumulent, dont le dernier est une lettre publiée par le gérant du fonds d’investissement Vilas Capital Management, qui prédit la faillite imminente du groupe. Son auteur, John Thompson, l’un des rares gérants américains qui surperforment régulièrement le marché, a parié sur la débâcle de Tesla. Dans ce courrier publié par différents médias américains, il affirme que l’entreprise d’Elon Musk est « indubitablement au bord de la faillite » et donne entre trois à six mois au groupe avant de ne plus pouvoir payer ses factures. En plus un voiture tesla à dispositifs de conduite autonome a été impliquée a été impliquée dans un accident mortel. De quoi aussi refroidir les ardeurs des autres constructeurs car d’une par la voiture complètement autonomes n’est pas au point sur uen infrastructure banalisée et que finalement la sécurité ne peut réellement ^ter assurée que sur site propre ou site protégé comme les métros, trains  et autres tramway. Cela ne remet cependant pas en question le développement de la voiture électrique.

Voiture autonome : l’utopie

Voiture autonome : l’utopie

 

Après l’accident mortel aux Etats unis( piéton percuté sur un passage clouté) , on peut se demander si le concept n’est as une utopie car il pose d’énormes problèmes de sécurité et de responsabilité. Fortement bousculé par l’affaire des émissions polluantes,  le secteur automobile tente de réagir en soulignant le caractère de modernité de l’automobile future. L’objectif est évidemment de peser pour que l’automobile ne soit pas exclue un jour de la ville. On affirme ainsi que l’automobile sera autonome, électrique et connectée. Le patron de Valeo dans une interview au JDD affirmait que cette voiture autonome et même déjà la. Il est évident que la voiture électrique va se substituer au moteur à combustion et que d’ici une dizaine d’années 80 % des véhicules neufs seront électriques. La connexion, qui existe déjà, va continuer de s’amplifier. Reste la question de l’autonomie et du partage. Contrairement à ce qu’affirme le patron de Valeo l’autonomie totale n’est pas pour demain. Pour des raisons de sécurité elle nécessite notamment des les infrastructures spécifiques finalement un peu comme le métro ou le train. Pour l’instant les navettes mobiles qui existent fonctionnent sur le mode ferroviaire. Les autres qui circulent sur les voies normales présentent un énorme risque.  Reste aussi la question fondamentale de l’automobile partagée qui constitue aussi un enjeu central pour l’industrie automobile. Sachant qu’un véhicule classique passe plus de 95 % de son temps à l’arrêt, il est évident que des formules de mutualisation sous différentes formes seront mises en place. Mais cette mutualisation aura un impact considérable sur le nombre de véhicules fabriqués. Ceci étant  l’interview de Jacques Aschenbroich, président de Valeo  au JDD  mérite d’être lue.

 

À quand la première voiture autonome commercialisée?
La première voiture autonome est déjà là. Nous avons pris une participation de 5% dans une start-up qui s’appelle Navya, dont les véhicules électriques et autonomes, des navettes, circulent à Sion en Suisse, à Confluence à Lyon, à La Défense, dans le Michigan ou à Singapour. En revanche, il faudra attendre encore un peu de temps pour que vous et moi puissions acheter une voiture totalement autonome.

 

Ce sera dans cinq, dix ou vingt ans?
Des voitures partiellement autonomes, ce sera dans quelques années. Vous pourrez déléguer leur conduite à certains moments et dans certaines conditions. Une voiture dans laquelle vous n’aurez ni volant ni pédales, cela va prendre plus de temps. Entre cinq et dix ans sans doute.

 

Laisser un véhicule se garer tout seul dans un parking, est-ce déjà possible?
Il y a déjà un modèle de la classe E de Daimler que vous pouvez envoyer se garer tout seul avec votre smartphone. Nous avons développé ce système avec le constructeur allemand. Valeo et Cisco ont développé une technologie qui permet aux voitures de se garer seules dans un parking. Beaucoup de parkings dans le monde sont intéressés par cette nouvelle technologie, mais cela prendra encore quelque temps avant que l’on passe à la phase commerciale.

 

L’automobile autonome sera-t-elle aussi partagée?
Le sujet de la propriété de la voiture versus la voiture considérée comme un service est un changement sociologique profond. Quand vous ou moi possédons un véhicule, il est utilisé 4 à 5% de son temps. Sinon, il dort dans un garage. Partager l’usage de la voiture, c’est ce que l’on fait avec un taxi ou avec les nouveaux services qui sont apparus comme Uber ou Blablacar. La plus grande innovation d’Uber est que le prix dépend du nombre de personnes ou de la demande. Une innovation absolument fabuleuse qui est rendue possible par des systèmes digitaux.

 

 Est-ce qu’un jour, dans les grandes villes, vous cesserez d’avoir votre automobile comme vous avez cessé d’avoir votre vélo pour utiliser un Vélib’?

Personne ne connaît la réponse à cette question. Le frein est que l’on part tous au travail ou en vacances en même temps.

 

La technologie de l’automobile autonome doit-elle encore progresser?
Les bases sont là mais les logiciels qu’il faut embarquer dans la voiture sont d’une très grande complexité. Il faut encore beaucoup travailler. Nous sommes numéro un mondial pour les caméras, les capteurs ultrason, les radars ou les lidars avec tous les logiciels qui permettent d’interpréter les données. Mais il faut encore redoubler d’efforts pour qu’une voiture soit autonome en toutes circonstances. Un exemple de problème à régler : ces capteurs doivent être utilisables tout le temps. Pour que l’automobile ne soit jamais aveugle, il faut les nettoyer, et cela coûte cher.

 

La voiture autonome a fait entrer les Gafa sur le marché de l’automobile. Vont-ils le changer comme Amazon bouscule la distribution?
L’histoire n’est pas écrite. Pour l’instant, les constructeurs et les géants du digital travaillent souvent ensemble. Mais l’important sera de savoir où se trouvera la valeur. Concevoir et construire une voiture, ce n’est pas si facile que ça. Ces deux mondes se développent en essayant d’entrer dans la mobilité digitale avec leurs armes respectives : le combat est ouvert.

Si les véhicules deviennent propres, tout ira bien?
Oui, la voiture électrique sera un des éléments essentiels de la mobilité urbaine en complément des transports en commun.

 

Comment jugez-vous les politiques lorsqu’ils rendent la circulation plus difficile à Paris?
Joker! Ce n’est pas en fossilisant l’espace urbain que vous assurez son développement économique.

Tesla : la tuile ou l’illusion de la voiture autonome

Tesla : la tuile ou l’illusion de la voiture autonome

Pour Tesla c’est évidemment la tuile avec cet accident à Los Angeles ; une voiture tesla autonome a percuté un camion de pompiers (lui, pourtant à l’arrêt)  à plus de 100 km. D’une manière générale,  cela confirme l’illusion de la voiture autonome. Certes sur des parcours protégés,  la voiture autonome pourra se développer. Mais dans la circulation classique,  il paraît in vraisemblable que la technologie puisse prendre en compte tous les paramètres de sécurité. En outre, un énorme problème de responsabilité se pose ; en l’état des conditions de performance des voitures autonomes, on voit mal les compagnies d’assurances  assurer leurs utilisateurs. D’une certaine manière,  la voiture autonome est un énorme pari technologique et financier. Pour Tesla cela pourrait accélérer la dégringolade financière mais cela pourrait aussi hypothéquer les perspectives de développement de ce type de véhicule chez tous les constructeurs.  Le principe même de véhicule sans conducteur existe longtemps mais le plus souvent ce principe est mis en œuvre dans le cadre de transports guidés notamment le métro ou le ferroviaire interurbain.  Le TGV par exemple aurait pu être conçu dès le départ sans conducteur. S’il ne l’a pas été c’est  que la SNCF craignait les réticences des usagers. Une question commerciale donc. Sur les réseaux banalisés la circulation repose sur la marche à vue c’est-à-dire le contrôle permanent des véhicules. Les usagers de la route ne sont pas homogènes (poids-lourds, autobus, automobiles et  piétons). Sans parler des obstacles autres qui peuvent apparaître inopinément car l’espace viaire n’est pas dédié uniquement à l’automobile. . La voiture complètement autonome pourra être opérationnelle quand elle sera utilisée comme un transport  guidés dans les mêmes conditions qu’un métro par exemple voire comme un tramway protégé. Il y a sans doute mieux à faire que de développer l’ hypothétique voiture autonome comme par exemple davantage mutualiser l’utilisation d’uen partie du parc.

 

« La voiture autonome est déjà là »( Valéo) !!!

« La voiture autonome est déjà là »( Valéo) !!!

 

Fortement bousculé par l’affaire des émissions polluantes,  le secteur automobile tente de réagir en soulignant le caractère de modernité de l’automobile future. L’objectif est évidemment de peser pour que l’automobile ne soit pas exclue un jour de la ville. On affirme ainsi que l’automobile sera autonome, électrique et connectée. Le patron de Valeo dans une interview au JDD affirme que cette voiture autonome et même déjà la. Il est évident que la voiture électrique va se substituer au moteur à combustion et que d’ici une dizaine d’années 80 % des véhicules neufs seront électriques. La connexion, qui existe déjà, va continuer de s’amplifier. Reste la question de l’autonomie et du partage. Contrairement à ce qu’affirme le patron de Valeo l’autonomie totale n’est pas pour demain. Pour des raisons de sécurité elle nécessite notamment des les infrastructures spécifiques finalement un peu comme le métro ou le train. Pour l’instant les navettes mobiles qui existent fonctionnent sur le mode ferroviaire. Reste aussi la question fondamentale de l’automobile partagée qui constitue aussi un enjeu central pour l’industrie automobile. Sachant qu’un véhicule classique passe plus de 95 % de son temps à l’arrêt, il est évident que des formules de mutualisation sous différentes formes seront mises en place. Mais cette mutualisation aura un impact considérable sur le nombre de véhicules fabriqués. Ceci étant  l’interview de Jacques Aschenbroich, président de Valeo  au JDD  mérite d’être lue.

L’industrie automobile traverse une mutation technologique de grande ampleur. Comment la décrire?
On est en train de vivre trois révolutions simultanées. La première, c’est la voiture électrique ; la deuxième, c’est la voiture connectée, autonome ; la troisième, c’est la mobilité digitale. Ces trois révolutions sont simultanées et vont à un rythme effréné. Ma conviction est que ces révolutions vont réconcilier la voiture avec la ville. Et c’est bien parce que le développement économique et la mobilité vont de pair, on l’a bien vu dans l’histoire du monde.

 

À quand la première voiture autonome commercialisée?
La première voiture autonome est déjà là. Nous avons pris une participation de 5% dans une start-up qui s’appelle Navya, dont les véhicules électriques et autonomes, des navettes, circulent à Sion en Suisse, à Confluence à Lyon, à La Défense, dans le Michigan ou à Singapour. En revanche, il faudra attendre encore un peu de temps pour que vous et moi puissions acheter une voiture totalement autonome.

Ce sera dans cinq, dix ou vingt ans?
Des voitures partiellement autonomes, ce sera dans quelques années. Vous pourrez déléguer leur conduite à certains moments et dans certaines conditions. Une voiture dans laquelle vous n’aurez ni volant ni pédales, cela va prendre plus de temps. Entre cinq et dix ans sans doute.

Laisser un véhicule se garer tout seul dans un parking, est-ce déjà possible?
Il y a déjà un modèle de la classe E de Daimler que vous pouvez envoyer se garer tout seul avec votre smartphone. Nous avons développé ce système avec le constructeur allemand. Valeo et Cisco ont développé une technologie qui permet aux voitures de se garer seules dans un parking. Beaucoup de parkings dans le monde sont intéressés par cette nouvelle technologie, mais cela prendra encore quelque temps avant que l’on passe à la phase commerciale.

L’automobile autonome sera-t-elle aussi partagée?
Le sujet de la propriété de la voiture versus la voiture considérée comme un service est un changement sociologique profond. Quand vous ou moi possédons un véhicule, il est utilisé 4 à 5% de son temps. Sinon, il dort dans un garage. Partager l’usage de la voiture, c’est ce que l’on fait avec un taxi ou avec les nouveaux services qui sont apparus comme Uber ou Blablacar. La plus grande innovation d’Uber est que le prix dépend du nombre de personnes ou de la demande. Une innovation absolument fabuleuse qui est rendue possible par des systèmes digitaux. Est-ce qu’un jour, dans les grandes villes, vous cesserez d’avoir votre automobile comme vous avez cessé d’avoir votre vélo pour utiliser un Vélib’? Personne ne connaît la réponse à cette question. Le frein est que l’on part tous au travail ou en vacances en même temps.

 

La technologie de l’automobile autonome doit-elle encore progresser?
Les bases sont là mais les logiciels qu’il faut embarquer dans la voiture sont d’une très grande complexité. Il faut encore beaucoup travailler. Nous sommes numéro un mondial pour les caméras, les capteurs ultrason, les radars ou les lidars avec tous les logiciels qui permettent d’interpréter les données. Mais il faut encore redoubler d’efforts pour qu’une voiture soit autonome en toutes circonstances. Un exemple de problème à régler : ces capteurs doivent être utilisables tout le temps. Pour que l’automobile ne soit jamais aveugle, il faut les nettoyer, et cela coûte cher. Nous proposons au Salon de Francfort des technologies uniques pour résoudre ces problèmes.

La voiture autonome a fait entrer les Gafa sur le marché de l’automobile. Vont-ils le changer comme Amazon bouscule la distribution?
L’histoire n’est pas écrite. Pour l’instant, les constructeurs et les géants du digital travaillent souvent ensemble. Mais l’important sera de savoir où se trouvera la valeur. Concevoir et construire une voiture, ce n’est pas si facile que ça. Ces deux mondes se développent en essayant d’entrer dans la mobilité digitale avec leurs armes respectives : le combat est ouvert.

Qu’est-ce que cela veut dire pour un équipementier comme Valeo?
On est au cœur de ces trois révolutions. Le potentiel d’équipements d’une voiture électrique est sept fois supérieur à celui d’un véhicule d’aujourd’hui. Pour une voiture autonome, il est dix fois plus élevé. On a des concurrents, mais on a un poids et une capacité d’innovation qui font que notre croissance est très forte. Nos prises de commande ont augmenté de 16% au premier semestre.

Comment faire progresser l’autonomie des voitures électriques?
Il y a une façon assez simple d’augmenter l’autonomie d’un véhicule électrique : augmenter la taille de la batterie. Mais la batterie est ce qui coûte le plus cher. Il faut donc aussi augmenter sa densité énergétique. Et diminuer son coût. Année après année, l’autonomie annoncée par les constructeurs augmente. Le véhicule électrique est le seul dont l’autonomie dépend des conditions climatiques et donc de l’utilisation du chauffage ou de la climatisation. On présentera à Francfort des concepts de gestion thermique, de pompes à chaleur, qui permettront d’économiser jusqu’à 30% d’énergie. Enfin, nous nous attaquons au poids des composants. Nous avons développé des équipements plus légers de 30%. Nous travaillons pour que les freins au développement de l’automobile électrique soient débloqués les uns après les autres.

Le diesel, c’est fini?
Le diesel baisse. Il n’est plus stratégique pour nous. C’est le meilleur moteur qui existe pour réduire les émissions de CO2, mais il faut énormément d’équipements pour limiter ses émissions de NOx [oxyde d'azote] ou les particules. Il a fait d’énormes progrès, mais on a vu que les normes n’étaient pas toujours respectées en conditions d’usage normales.

A ce propos, que pensez-vous des accusations portées contre PSA et de la crise de confiance que traversent les constructeurs automobiles allemands?
Je pense que le juge de paix est le client. Quand vous regardez le groupe Volkswagen, c’est assez impressionnant. Les clients continuent de lui faire confiance. Il a retrouvé sa place au top de l’industrie automobile malgré la très grave crise qu’il a connue. Idem pour tous les autres acteurs qui ont traversé des problèmes de ce type. Donc je ne suis pas trop inquiet. Mais tous devront faire un énorme effort pour que les normes soient respectées en toutes circonstances et que la confiance revienne.

Valeo gagne dans tous les cas : vous leur fournirez les équipements qui leur permettront d’y parvenir…
Il ne faut pas être arrogant. Mais, oui, nous avons une gamme de produits qui sont très appréciés par nos clients. L’important, c’est le long terme. Il faut que nous soyons capables de développer les nouvelles générations de produits dont nos clients ont besoin.

Comment trouver les ressources en ingénieurs pour relever ces défis?
Notre croissance peut être limitée par les difficultés à trouver les ingénieurs pour construire et démarrer nos usines partout dans le monde. A la fin de 2009, nous étions 45.000. A la fin du mois de juin 2017, nous étions 102.000. Dans quatre à cinq ans, nous serons 130.000 ou 140.000! Nous aurons multiplié par plus de trois notre chiffre d’affaires et nos effectifs.

Vous êtes bien placés pour faire face à d’éventuelles restrictions de l’usage de la voiture dans les villes.
La seule chose qui nous pénaliserait serait un bannissement complet de la voiture dans les villes. Mais ce scénario ne me paraît pas crédible.

Si les véhicules deviennent propres, tout ira bien?
Oui, la voiture électrique sera un des éléments essentiels de la mobilité urbaine en complément des transports en commun.

Comment jugez-vous les politiques lorsqu’ils rendent la circulation plus difficile à Paris?
Joker! Ce n’est pas en fossilisant l’espace urbain que vous assurez son développement économique.

Voiture électrique : encore trop cher et trop peu autonome

Voiture électrique : encore trop cher et trop peu autonome

 

Si le marché électrique demeure un marché de niches c’est à raison de plusieurs facteurs explicatifs. Le premier facteur est le prix relativement bas du pétrole qui rend la voiture électrique peut compétitive. Le second élément tient au manque d’autonomie. Exemple la nouvelle voiture de Nissan qui sera en vente au Japon à partir du 2 octobre, et dans les autres pays en janvier 2018, a une autonomie de 150 milles (240 km) selon les estimations de l‘autorité américaine de régulation de l‘environnement, grâce à une batterie plus puissante de 40 kWh. Le précédent modèle disposait d‘une autonomie de 170 km environ. Dernier élément le prix qui tourne en général au moins autour de 30 000 €. Or d’après les analystes pour que la voiture électrique connaisse un véritable développement il conviendrait que le prix ne dépasse pas 25 000 € et que l’autonomie atteigne 400 km. Certes des progrès sont réalisés concernant ces deux aspects mais à petite vitesse car les constructeurs craignent de ne pas dégager autant de profits que sur les véhicules à essence et gasoil dont le renouvellement est forcément plus rapide que sera celui des véhicules électriques.

 




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