Archive pour le Tag 'Automobile'

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Automobile- 100 % électrique en 2035 est-il réaliste ? ( intreview de Macron)

Automobile- 100 % électrique en 2035 est-il réaliste ( intreview de Macron)

Mais le 100 % électrique en 2035 est-il réaliste ?

Plusieurs constructeurs concurrents, européens ou asiatiques, eux, vont très vite. Alors on ne peut pas ralentir. On doit accompagner massivement nos constructeurs, leurs sous-traitants, les services et jouer collectif. Notre objectif est de produire 2 millions de véhicules électriques en 2030, avec des investissements français et étrangers créateurs d’emplois dans les batteries ou encore l’assemblage. C’est ambitieux, mais j’ai confiance en l’excellence de notre filière, en ses dirigeants et ses salariés, et on peut l’atteindre. Nous atteindrons le million de véhicules électriques produits en France en 2027.

Les voitures électriques restent encore trop chères pour la plupart des ménages…

Les voitures électriques sont plus chères à l’achat, mais elles permettent de faire des économies majeures en carburant. C’est pourquoi il faut accompagner les ménages dans leur changement de véhicule. Durant le quinquennat passé, nous avons distribué aux Français 1 million de primes à la conversion qui ne concernent pas que l’électrique mais qui nous ont déjà permis de réduire les émissions de CO2. 700.000 bonus écologiques ont également été distribués. Au total, nous avons accompagné plus de 1 million de ménages. Parce que nous voulons rendre la voiture électrique accessible à tous, nous allons même porter le bonus écologique de 6.000 à 7.000 euros pour la moitié des ménages, les plus modestes.

Et que faire sur les bornes de recharge ?

Là aussi, la clé c’est la planification et l’accompagnement. La France compte 1,1 million de bornes au total, le plus grand nombre à domicile et en entreprises, 70.000 bornes publiques ont été installées. Aujourd’hui, 3.000 bornes de plus sont installées chaque mois. Nous serons à 100.000 bornes publiques sur cette partie-là à la fin du premier semestre 2023. Et à 400.000 en 2030. A partir de janvier 2023, nous allons aussi étendre le bouclier tarifaire aux bornes électriques, pour éviter des péripéties comme certains de nos voisins. Aujourd’hui les prix restent raisonnables, nous allons nous assurer qu’ils le resteront.

Tout ça pour que les gens achètent ensuite des voitures électriques chinoises ?

Nous avons une stratégie industrielle pour que les gens achètent de plus en plus français. Aujourd’hui, les chiffres sont assez cruels : plus de 80 % des véhicules électriques achetés ont été importés. Comment fait-on, à horizon de cinq ans et encore plus dix ans, pour que ce soit différent ?

Dans la campagne, j’ai fixé un objectif : une filière 100 % produite en France. Sur les batteries, voilà cinq ans que nous posons les jalons de notre stratégie. Nous avons aujourd’hui trois grands projets de gigafactory de batteries électriques. Les premières batteries vont être produites en France dans les mois qui viennent. Nous sommes donc très crédibles avec notre objectif d’être autonomes sur les batteries à l’horizon 2027. On pourra même commencer à exporter après cette date.

Et sur la production de voitures ?

On a consolidé avec Renault toute la partie « ElectriCity », notamment à Douai et Maubeuge . Je serai avec Carlos Tavares de Stellantis au Mondial de l’Auto pour y faire ensemble des annonces très importantes concernant la localisation de modèles électriques ou hydrogène en France, dans nos territoires. C’est comme cela que nous atteindrons notre objectif de 1 million de voitures électriques à l’horizon 2027 et que nous assurerons du travail à des milliers de salariés pour des années.

Les constructeurs devraient s’en sortir. Mais les sous-traitants ?

L’Etat prend sa part, nous investissons également chez les sous-traitants mais c’est aussi le rôle des constructeurs d’accompagner l’ensemble de la filière pour faire face à ces défis. Malgré le Covid, le secteur n’a perdu aucun emploi – là où la crise de 2008 en avait fait perdre 50.000. Nous avons préservé environ 30.000 emplois grâce aux aides Covid et au plan de relance. Nous allons continuer et même recréer des emplois, en formant aussi. Dans le plan France 2030, nous estimons que près de 5 milliards bénéficieront à l’automobile et 1 milliard est fléché vers les sous-traitants pour les aider à se diversifier et à changer de structure, car beaucoup d’entre eux sont sous-capitalisés et n’ont pas la taille critique.

Le tout électrique ne risque-t-il pas de créer de nouvelles dépendances ?

Il faut y veiller et pour cela, travailler sur toute la chaîne de valeur. Nous avons des mines de lithium en France et nous allons les développer grâce au nouveau code minier ; c’est clé pour notre souveraineté. Nous sommes également en train de développer très fortement le recyclage, que ce soit pour le lithium ou d’autres composants. Nous investissons aussi dans d’autres secteurs clés comme les composants électroniques avec STMicroelectronics à Crolles. Et enfin, nous investissons dans l’hydrogène pour la mobilité lourde.
Nous avons les moyens d’avoir une filière 100 % circulaire et souveraine.
Nous avons les moyens d’avoir une filière 100 % circulaire et souveraine. Notre modèle énergétique et les choix que nous avons faits font de la voiture électrique une solution d’avenir car l’électricité française est l’électricité la plus décarbonée d’Europe.

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AUTOMOBILE: Une aide jusqu’à 7000 € pour les voitures électriques (Macron)

AUTOMOBILE: Une aide jusqu’à 7000 € pour les voitures électriques (Macron)

Sans doute pour satisfaire à la demande écologique, le président a annoncé une hausse jusqu’à 7000 € pour l’achat de véhicules électriques.

Le seul problème c’est que nombre d’automobilistes s’interrogent encore sur l’avenir de la filière électrique, de sa pertinence écologique et surtout de son coût. Un coût en général équivalent au double de celui d’une voiture à moteur thermique. En outre, l’électricité pour l’instant ne subit pas les taxes qui pèsent sur les produits pétroliers. Des taxes qui représentent 60 % pour le carburant. Or un jour ou l’autre une fiscalité spécifique sera décidée pour les voitures électriques. Le bonus écologique va être porté de 6000 à 7000 euros pour la moitié des ménages les plus modestes achetant une voiture électrique, a annoncé Emmanuel Macron dans une interview au quotidien Les Echos de ce lundi.

« Parce que nous voulons rendre la voiture électrique accessible à tous, nous allons même porter le bonus écologique de 6000 à 7000 euros pour la moitié des ménages, les plus modestes », a déclaré le chef de l’Etat qui se rendra lundi à l’ouverture du Mondial de l’Auto à Paris.

Ces bonus ont permis de faire décoller le marché des électriques dans de nombreux pays, alors qu’elles restent bien plus chères à l’achat que leurs équivalents à essence ou diesel. Mais plusieurs gouvernements ont déjà baissé les montants des aides.

Ce bonus est valable pour les véhicules vendus moins de 47.000 euros, soit des électriques compactes ou des SUV, comme la Renault Mégane ou la Peugeot 2008, mais pas une Tesla.

Automobile : la voiture électrique plus écologique

Automobile : la voiture électrique plus écologique ?

D’après l’ADEM, Agence de la transition écologique, sur l’ensemble de sa durée de vie, une voiture électrique roulant en France a un impact carbone deux à trois fois inférieur à celui d’un modèle similaire thermique, à condition que sa batterie fasse moins de 60 kWh, soit l’équivalent d’une Peugeot e208 ou une Renault Mégane au maximum. L’agence conclut que la voiture électrique sur le long terme est plus écologique de la voiture thermique mais seulement pour les petits véhicules de faible poids comme la 208 Peugeot. Reste qu’il aurait pu être également fait une comparaison avec des véhicules thermiques débarrassés aussi d’un poids inutile au regard d’une occupation moyenne de 1,2 passagers par voiture .

Avec une batterie de taille supérieure, bien plus lourde, « l’intérêt environnemental n’est pas garanti », explique l’agence. Il convient donc de choisir une batterie adaptée à l’usage majoritaire du véhicule (typiquement le « domicile-travail » quotidien), en sélectionnant un modèle de véhicule le plus petit et léger possible. Un critère qui exclut d’emblée les SUV, qui dominent le marché automobile.

Sur sa durée de vie, le coût complet d’un véhicule électrique acheté neuf, doté d’une batterie d’environ 60 kWh, est inférieur à celui d’un véhicule thermique comparable « dès aujourd’hui », malgré un coût supérieur à l’achat.

Parcourir 300 kilomètres coûte environ 10 euros à l’heure actuelle avec une charge à domicile, et 40 euros en charge rapide (pour 30 euros environ avec un moteur thermique). Le calcul est défavorable aux électriques plus puissantes, berlines, sportives ou SUV, qui consomment plus. La multiplication de véhicules plus petits, sobres et abordables, devrait faciliter la transition des automobilistes vers l’électrique, avec le développement en parallèle d’une offre en occasion. Le parc français d’électriques était estimé en juillet 2022 à 620 000 véhicules, soit à peine 1,5% du parc roulant.

Le problème de cette évaluation c’est qu’on ne connaît pas l’évolution probable du prix de l’électricité ! Pas davantage qu’on connaît la future fiscalité aujourd’hui applicable sur les produits pétroliers et qui inévitablement s’appliqueront aussi sur l’électricité notamment utilisée pour les déplacements

Automobile : prendre le temps d’une vraie transition écologique

Automobile : prendre le temps d’une vraie transition écologique

Pour Claude Cham, Président de la FIEV (Fédération des Industries des Équipements pour Véhicules), il faut prendre garde à la tentation d’une réglementation qui ne prend pas en compte le temps long des investissements de la transition écologique dans le secteur .( La Tribune)

L’amour de la planète et la sauvegarde de l’humanité désignent des enjeux essentiels, et forts des nouveaux savoirs, nous permettent d’en attendre la garantie de nos libertés acquises à grande peine. Une transition énergétique effective, bras armé d’une écologie positive, doit rendre compatibles les impératifs du défi durable et la protection de nos libertés actuelles, tout en garantissant les futures à un coût justifié et supportable.

Une de celles-ci : la liberté individuelle de déplacement incarnée par l’incroyable et non anticipé succès de l’automobile. La bannir purement et simplement du paysage ne nous parait plus conforme à l’état d’avancement des savoirs. Les « nouvelles mobilités », cette nouvelle doxa ignore tout des progrès technologiques de notre industrie tricolore, largement engagée dans une écologie scientifique, responsable et consciente des enjeux de la transition énergétique.

Pourquoi alors interdire, contraindre, taxer, stigmatiser et sanctionner sans discernement, et promettre aujourd’hui ce qui ne sera pas tenu demain ? Et comment ne pas craindre que cette confusion ne déchire encore les Français entre « la fin du monde et la fin du mois » ? Ce qui est en jeu, c’est le rayonnement industriel de la France et in fine, sa souveraineté. L’interdiction des moteurs thermiques, les débats sur le nucléaire, les ZFE ou sur les avions-privés pourraient conduire à une France sans usine… Là où le savoir peut construire une France industrielle en phase avec une écologie scientifique favorable à la croissance.

C’est l’exemple de cette industrie automobile qui ces dernières années a tant souffert – mais néanmoins résiliente – mais a toujours su toujours rester à la pointe de l’innovation en tant que première industrie française en termes de dépôts de brevet. Alors que les véhicules en circulation augmentaient de +26% en 20 ans, l’industrie, sur la même période réduisait de -55% les émissions de NOX et de -40% celles de CO2, sans parler de toutes les autres innovations en termes de confort et de sécurité. Progrès qui sont le résultat du savoir de 4000 entreprises employant 400 000 personnes au service d’une mobilité toujours plus durable, de moins en moins polluante et de plus en plus sûre.

Cette industrie, engagée avec détermination pour une neutralité carbone en 2050, est parfois en avance sur les réglementations. Son savoir et sa raison plaident de plus en plus pour une pluralité des solutions, mesurant sur la totalité du cycle de vie (du gravier à la tombe) l’ensemble des émissions de GES et non plus les seules émissions du véhicule, seule méthode garantissant une concurrence saine et sans candeur.

Alors, pensant à ma famille, à mon pays que j’aime passionnément, je rêve d’une France où le savoir au pouvoir sauverait une industrie automobile française performante, rayonnante et respectée, porte-drapeau d’une transition énergétique maîtrisée, efficace et durable.

Automobile Électrique: pour une transition plus progressive

Automobile Électrique:  pour une transition plus progressive

Convenons-en, le cap est net mais de toute évidence, les échéances fixées pour l’atteindre sont irréalistes. Si rien ne change le tout électrique nous conduira collectivement dans une impasse ! Par Mathieu Seguran, Délégué général de la Fédération de la distribution automobile ( La Tribune)

 

À noter que l’auteur ne évoque pas la piste de l’hydrogène pour l’instant réservée à des véhicules lourds et qui pourrait peut-être mettre en cause l’automobile électrique actuelle NDLR

 

 

Le projet de la Commission européenne de réduire à zéro les émissions de CO2 des voitures neuves en Europe, à partir de 2035, adopté par les 27 membres de l’Union européenne le 29 juin dernier va dans le bon sens. La mesure doit contribuer à atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050. Mais il faut impérativement revenir sur les délais fixés pour la mettre en œuvre. L’échéance doit être reculée de 2035 à 2040.

Pourquoi ? Tout simplement parce qu’à ce jour la France ne compte que 62.000 bornes de recharge ! Le gouvernement prévoyait 100.000 bornes fin 2021, un an après nous en sommes loin.

Clairement le compte n’y est pas. Faute de temps pour déployer le dispositif de recharge d’ici à 2035 il sera impossible aux Français de rejoindre leur lieu de travail ou d’effectuer des déplacements dans certaines zones. La Fédération de la Distribution Automobile représente des professionnels de l’après-vente (distribution de pièces détachées et réseaux de garages) qui répondent chaque jour dans 1.300 points de vente et ateliers aux besoins de millions de Français pour leurs déplacements, dont les deux tiers se font en voiture. C’est pour cette raison qu’elle alerte depuis des mois les pouvoirs publics sur un phénomène social massif : l’incapacité pour beaucoup de nos concitoyens à s’équiper d’une voiture de nouvelle génération ! En d’autres termes les ménages les plus modestes choisissent la réparation car ils sont des millions à ne pouvoir renoncer à brève échéance à leur véhicule au profit d’une version électrique par manque de moyens financiers.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes pour le second trimestre 2022 : la croissance de l’activité des métiers représentés par la FEDA dans le véhicule léger est en vive progression. Au cours du printemps 2022 on constate une hausse de +12% à comparer aux exceptionnels résultats de l’an passé (+29,5%) A noter que par rapport à 2019, le secteur accentue encore son avance avec une croissance de quasiment 13%.

En revanche le marché du neuf ne cesse de s’éroder et, avec à peine 1,65 million de véhicules immatriculés en 2020 comme en 2021, il atteint des niveaux historiquement bas – il faut remonter à 1975 pour trouver des ventes plus faibles.

C’est dans ce contexte que la Commission européenne envisage d’interdire en 2035 les ventes de véhicules neufs à essence ou diesel, au profit de voitures 100% électriques ou à hydrogène. Les autres motorisations – thermiques et hybrides – seraient donc proscrites. Une telle trajectoire sera d’autant moins soutenable sur le plan social qu’au même moment sont mise en place, d’ici à 2025, les zones à faibles émissions (ZFE) dans 45 métropoles et agglomérations. Représentant le tiers de la population française, ces métropoles risquent de constituer, pour les populations vivant en périphérie, des zones interdites ! Inutile de rappeler que les mobilités quotidiennes ont été à l’origine, avec la hausse des prix à la pompe, de la plus longue et de la plus violente crise sociale des cinq dernières années, celle des Gilets jaunes.

Clairement, nous n’avons pas, pour le moment, les moyens d’avancer dans cette voie sans conséquences sociales et industrielles graves.

Nous alertons le nouveau gouvernement sur le rejet que cette mesure suscitera dans les classes moyennes. Cette privation de mobilité pourrait déboucher une nouvelle fois sur une révolte sociale forte.

Certes, les 27 membres de l’Union, sous l’influence de certains pays, ont accepté de faire une place aux technologies alternatives comme les carburants synthétiques ou les motorisations hybrides rechargeables, si elles permettent d’atteindre l’objectif final. Le dispositif adopté en ce mois de juin 2022 pourra être révisé en 2026 à l’aune des évolutions technologiques.

Les Français comprennent très bien que la voie tracée pour la décarbonation des transports et plus globalement, pour la transition énergétique, est incontournable mais, comme nous-mêmes professionnels, ils doutent de la capacité de notre pays à rattraper le retard accumulé.

Les enjeux sont aussi internationaux. La France, qui cherche à sortir de la dépendance du gaz et du pétrole russe, se mettrait ainsi sous l’emprise de la Chine d’où provient une grande partie des terres rares. Pour atteindre la neutralité carbone en 2050, l’Union européenne aura besoin, pour s’équiper en batteries, de 35 fois plus de lithium qu’aujourd’hui. Jusqu’à 26 fois plus de terres rares seront nécessaires, deux fois plus de nickel, sans parler du cuivre dont les besoins croissent également très rapidement. Tous ces éléments indispensables aux équipements de demain (voitures électriques, rotors d’éoliennes, unités de stockage…) actuellement contrôlés par… la Chine !

La France ne peut gérer sans risque cette conversion, avec de surcroît, la moitié du parc nucléaire à l’arrêt ! EDF vient d’ailleurs de rendre public les prévisions de production d’électricité dans notre pays : alors qu’en 2018 la France produisait 393 TWH elle n’en sortira plus de ses centrales que de 300 à 330 en 2023 !

Inutile de nier la réalité, la France et les autres États de l’UE ne seront pas prêts pour 2035. Forcer ainsi le destin serait folie. Le parc thermique compte près de 44 millions de véhicules. Il ne disparaîtra pas du jour au lendemain ! Il faut donc le rendre moins polluant. Pour cela l’entretien est une manière d’accompagner en douceur la transition et de réduire les tonnes de CO2 produites au quotidien.

La France doit peser de tout son poids dans la suite du processus décisionnel à Bruxelles pour obtenir ce délai. C’est à ce jour la seule solution pour éviter à notre pays une nouvelle crise sociale, et à l’Europe un accident industriel majeur !

Industrie automobile : le massacre continue

Industrie automobile : le massacre continue

Faute de transition énergétique cohérente et progressive, le massacre secteur automobile continue. En cause, les nombreuses interrogations sur les techniques nouvelles et sur le sens de certaines normes discutables. Conséquence les automobilistes conservent le plus longtemps leur automobile et les immatriculations de voitures neuves continuent de diminuer. S’ajoutent évidemment maintenant l’inflation qui vient diminuer le pouvoir d’achat des acheteurs potentiels de véhicules.France : Immatriculations de voitures neuves en baisse de 22,58% en avril, selon la PFA

reuters.com  |  01/05/2022, 12:58  |  116  motsLes immatriculations de voitures neuves en France ont diminué de 22,58% en rythme annuel en avril, selon les données communiquées dimanche par la Plateforme automobile (PFA).

Il s’est immatriculé 108.723 véhicules particuliers dans l’Hexagone le mois dernier, a rapporté le PFA. Avril a compté 20 jours ouvrables cette année, contre 21 en 2021.

Les immatriculations de voitures neuves du groupe Stellantis, qui regroupe notamment les marques Peugeot, Citroën, DS et Opel, ont chuté le mois dernier de 29,26% par rapport à un an plus tôt.

Le groupe Renault (marques Renault, Dacia et Alpine) a vu quant à lui ses immatriculations en France décliner de 20,96% en rythme

Economie-Industrie automobile : la catastrophe européenne se confirme

Economie-Industrie automobile : la catastrophe  européenne se confirme

Les ventes de voitures se sont encore effondrées de 20% en Europe en mars, note l’Association européenne des constructeurs (ACEA).

En cause, les précipitations de l’Europe pour brusquer le transfert de véhicules thermiques vers des véhicules électriques. Sans parler du renforcement incohérent des normes.

Du coup ,les acheteurs potentiels de voitures sont complètement désorientés d’une part parce qu’ils ne sont pas convaincus de la fiabilité de l’électrique, d’autre part parce qu’il faut au moins multiplier le prix par deux au moins .
Il n’est même pas certain que le véhicule électrique s’imposera avant le véhicule à hydrogène. D’où l’attentisme des automobilistes qui pour l’instant préfèrent prolonger la durée de leur véhicule. D’une certaine manière , l’union européenne a tué son industrie automobile.Le contexte était déjà particulièrement mauvais pour les ventes de voiture. La guerre en Ukraine, menée par la Russie, vient renforcer la spirale baissière prise par le marché depuis la crise Covid, et la pire depuis 40 ans.

Seul Kia continue sur sa lancée (+10,1%) tandis que Hyundai baisse de 8,2%. Toyota recule de 12,2%, BMW-Mini de 20,5%, Mercedes-Smart de 13,6%

Les principaux marchés ont connu des baisses à deux chiffres, à l’image de l’Allemagne (-17,5%), la France (-19,5%), l’Italie (-29,7%), l’Espagne (-30,2%), la Pologne (-17,4%),la Belgique (-17,7%) ou la Suède (-39,5%). Près de l’UE, le marché britannique recule aussi de 14,3%.

En 2021, avec seulement 9,7 millions de véhicules vendus dans l’Union européenne, les immatriculations de voitures neuves ont fait pire qu’en 2020, pire qu’en 2013 ou 1993 années marquées d’une pierre noire.

 

Industrie automobile : la catastrophe industrielle se confirme

Industrie automobile : la catastrophe industrielle se confirme

. Les ventes de voitures se sont encore effondrées de 20% en Europe en mars, note l’Association européenne des constructeurs (ACEA).

En cause, les précipitations de l’Europe pour brusquer le transfert de véhicules thermiques vers des véhicules électriques. Sans parler du renforcement des normes.

Du coup ,les acheteurs potentiels de voitures sont complètement désorientés d’une part parce qu’ils ne sont pas convaincus de la fiabilité de l’électrique, d’autre part parce qu’il faut au moins multiplier le prix par deux au moins .
Il n’est même pas certain que le véhicule électrique s’imposera avant le véhicule à hydrogène. D’où l’attentisme des automobilistes qui pour l’instant préfèrent prolonger la durée de leur véhicule. D’une certaine manière , l’union européenne a tué son industrie automobile.Le contexte était déjà particulièrement mauvais pour les ventes de voiture. La guerre en Ukraine, menée par la Russie, vient renforcer la spirale baissière prise par le marché depuis la crise Covid, et la pire depuis 40 ans.

Seul Kia continue sur sa lancée (+10,1%) tandis que Hyundai baisse de 8,2%. Toyota recule de 12,2%, BMW-Mini de 20,5%, Mercedes-Smart de 13,6%

Les principaux marchés ont connu des baisses à deux chiffres, à l’image de l’Allemagne (-17,5%), la France (-19,5%), l’Italie (-29,7%), l’Espagne (-30,2%), la Pologne (-17,4%),la Belgique (-17,7%) ou la Suède (-39,5%). Près de l’UE, le marché britannique recule aussi de 14,3%.

En 2021, avec seulement 9,7 millions de véhicules vendus dans l’Union européenne, les immatriculations de voitures neuves ont fait pire qu’en 2020, pire qu’en 2013 ou 1993 années marquées d’une pierre noire.

 

Automobile : L’Allemagne remet en cause le tout électrique prévu en 2035

Automobile : L’Allemagne remet en cause le tout électrique prévu en 2035

 

 

D’une certaine manière , l’Allemagne rejoint les positions de la France qui ne souhaitait pas tout mettre sur le véhicule électrique d’ici 2035 et comptait  aussi sur les tractions hybrides.

Cette position de l’Allemagne peut sembler curieuse d’autant que le gouvernement comporte des écologistes mais elle découle du fait que l’Allemagne éprouve des difficultés avec sa stratégie énergétique notamment maintenant menacée par la crise avec l’Ukraine. (Notons que les écolos français d’Europe écologie les Verts veulent interdire les moteurs thermiques d’ici huit ans !).

En fait l’Allemagne, comme d’habitude, est soucieuse de l’intérêt de sa puissante industrie automobile qui n’est pas prête à muter totalement dans électrique.

Le ministre allemand des Transports a indiqué qu’il fallait promouvoir les carburants de synthèse et les moteurs hybrides. Contre toute attente, c’est un gouvernement de coalition avec les Verts en son sein qui pourrait démanteler l’initiative bruxelloise d’interdire la vente de tous les moteurs en 2035, et qui avait été défendu par Angela Merkel. Berlin rejoint ainsi la position française.

« Nous voulons que les moteurs à combustion restent une option, s’ils fonctionnent exclusivement avec des carburants synthétiques », a déclaré Volker Wissing à des journalistes, en marge d’un sommet des ministres européens des transports réunis au Bourget dans le cadre de la présidence française de l’Union européenne.

Automobile électrique : seulement 7 % des Français pour

Automobile  électrique : seulement 7 % des Français pour

Selon une étude du cabinet Deloitte Seulement 7 % des Français sont tentés par la voiture électrique. L’obstacle majeur à une diffusion de la voiture électrique est le prix excessif.

 

Les consommateurs prêts à payer plus cher le sont uniquement pour des technologies liées à la sécurité. Et la moitié d’entre eux ne veulent pas dépasser une enveloppe de 400 euros.

Alors que les prix des voitures augmentent, une large majorité des consommateurs français mais aussi américains, allemands, japonais, ou d’Asie du Sud-Est ne sont pas prêts à payer plus de 400 euros supplémentaires pour des équipements de sécurité, de divertissement ou des nouvelles motorisations. Seuls les consommateurs chinois sont plus enclins, en moyenne, à augmenter la mise, selon une étude mondiale et annuelle du cabinet Deloitte publiée la semaine dernière.

« Une majorité de la population attend que l’on maintienne le prix de vente tout en continuant à augmenter le niveau de technologie », a souligné Guillaume Crunelle du cabinet Deloitte.

L’étude a été menée dans 25 pays entre septembre et novembre 2021, auprès de 26.000 consommateurs dont 1.000 en France, via un questionnaire auto-administré en ligne. De quoi permettre de définir les tendances en termes de technologies et leurs aspirations en matière de mobilité.

Certains consommateurs sont prêts à payer plus de 2.000 euros supplémentaires pour des technologies liées à l’automatisation des véhicules ou pour aller vers une électrification complète ou partielle du mode de propulsion. Mais ces consommateurs sont une minorité, respectivement 6% et 11%. La majorité de ceux qui sont d’accord pour payer plus cher (72%) le sont uniquement pour des technologies liées à la sécurité. Et la moitié d’entre eux ne veulent pas dépasser une enveloppe de 400 euros. On est loin évidemment des 20 000 € supplémentaires qu’il faut ajouter pour l’achat d’un véhicule électrique !

. 89% des acheteurs ne comptent pas investir plus de 50.000 euros dans un véhicule électrique et 64% pas plus de 30.000 euros. Les prix démarrent à 17.000 euros environ et peuvent grimper jusqu’à 90.000 euros.

La tentation de l’électrique est bien supérieure dans certains pays comme l’Allemagne (15%), la Chine (17%) ou encore la Corée du Sud (23%), notamment grâce au faible coût d’usage des véhicules électrique et à leur pollution plus limitée.

Parmi les autres freins : l’autonomie et le manque de bornes de recharge. Le gouvernement n’a pas atteint son objectif d’atteindre 100.000 bornes de recharge fin 2021.

D’après l’étude du cabinet Deloitte, face à ces freins, c’est l’hybride (rechargeable ou non) qui progresse fortement dans les intentions d’achat, puisque 37 %des consommateurs veulent se tourner vers cette motorisation qu’ils jugent plus rassurante. Les véhicules thermiques séduisent encore beaucoup avec 48% des consommateurs qui comptent en reprendre un (c’est néanmoins nettement moins qu’en 2017 (73%)).

 

Automobile : L’Allemagne critique le tout électrique prévu en 2035

Automobile : L’Allemagne critique le tout électrique prévu en 2035

 

 

D’une certaine manière , l’Allemagne rejoint les positions de la France qui ne souhaitait pas tout mettre sur le véhicule électrique d’ici 2035 et comptait  aussi sur les tractions hybrides.

Cette position de l’Allemagne peut sembler curieuse d’autant que le gouvernement comporte des écologistes mais elle découle du fait que l’Allemagne éprouve des difficultés avec sa stratégie énergétique notamment maintenant menacée par la crise avec l’Ukraine. (Notons que les écolos français d’Europe écologie les Verts veulent interdire les moteurs thermiques d’ici huit ans !).

En fait l’Allemagne, comme d’habitude, est soucieuse de l’intérêt de sa puissante industrie automobile qui n’est pas prête à muter totalement dans électrique.

Le ministre allemand des Transports a indiqué qu’il fallait promouvoir les carburants de synthèse et les moteurs hybrides. Contre toute attente, c’est un gouvernement de coalition avec les Verts en son sein qui pourrait démanteler l’initiative bruxelloise d’interdire la vente de tous les moteurs en 2035, et qui avait été défendu par Angela Merkel. Berlin rejoint ainsi la position française.

« Nous voulons que les moteurs à combustion restent une option, s’ils fonctionnent exclusivement avec des carburants synthétiques », a déclaré Volker Wissing à des journalistes, en marge d’un sommet des ministres européens des transports réunis au Bourget dans le cadre de la présidence française de l’Union européenne.

Le parc automobile français vieillit avec 11 ans en moyenne

Le parc automobile français vieillit avec 11 ans en moyenne

Le parc automobile français vieillit de plus en plus. Plusieurs facteurs explicatifs. Beaucoup d’interrogations d’abord sur le véhicule du futur et l’avenir du véhicule électrique (sans parler du manque actuel de composants électroniques). La crise sanitaire qui a réduit de manière assez sensible la mobilité et les moyens pour l’assurer via les automobiles. Aussi le phénomène très peu d’automobilistes de la plus grande fiabilité des voitures qui bien entretenues peuvent voir leur durée de vie prolongée de quatre à cinq ans.( Une voiture en moyenne effectue un peu plus de 12 000 km par an et peut sans dommage avoir une durée d’une quinzaine d’années ( Ce dont s’aperçoivent de plus en plus les automobilistes eux-mêmes).

L’âge moyen des véhicules en France progresse donc de deux mois en un an, malgré les primes à la conversion en vigueur depuis 2018.

Au 1er janvier 2022, l’âge moyen des véhicules en circulation en France a atteint les 11 ans. Le parc hexagonal vieillit donc par rapport à l’an dernier (+ 2 mois), et ce «alors que les primes à la conversion en vigueur depuis 2018 ont pour objectif de retirer de la circulation les modèles les plus anciens», souligne AAA Data, qui publie ces données.

La prime à la conversion consiste en une aide à l’achat ou à la location d’un véhicule peu polluant, en échange de la mise à la casse d’un véhicule ancien. Elle peut atteindre jusqu’à 5000 euros, un niveau qui sera maintenu jusqu’en juillet prochain, a annoncé la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili en octobre dernier.

La note publiée le 1er février par AAA Data, cabinet spécialisé dans le traitement de données, donne d’autres détails sur le visage du parc automobile français. On y apprend qu’au 1er janvier 2022, il y avait 41,1 millions de voitures en circulation dans l’Hexagone. Sur le type de véhicules roulant, 19 % sont des SUV, ces véhicules surélevés imposants ressemblant parfois à des 4×4. Si les immatriculations de voitures électriques sont en forte progression ces dernières années, elles ne représentent encore que 1% du parc français.

Automobile : encore un recul des ventes

Automobile : encore un recul des ventes

 

 

 

Une baisse de près de 20 % en janvier des immatriculations de voitures neuves. La tendance baissière des années précédentes continues. Phénomène nouveau alors que les ventes d’occasion compensée en quelque sorte l’insuffisance des véhicules neufs, désormais tout le marché est touché et les véhicules d’occasion baissent aussi d’environ 9 % en janvier 102.899 immatriculations au seul mois de janvier. En cause le manque global de composants électroniques mais aussi la hausse du carburant qui commence à se faire sentir sérieusement.En effet discrètement le carburant approche les deux euros le litre.

Croissance Chine : tassement

Croissance Chine : tassement

 

la Chine a enregistré une croissance de 4 % en rythme annuel au quatrième trimestre (+1,6 % par rapport au trimestre précédent), son rythme le plus faible depuis longtemps

. La baisse de la croissance pourrait se poursuivre en 2022 pour les raisons suivantes : contraction de la demande, choc d’offre, affaiblissement des attentes .

La Chine avait été l’une des rares économies à afficher une croissance positive en 2020 (+2,2 %), au moment où le Covid-19 terrassait le reste du monde. L’activité a rebondi de 8,1 % l’an dernier, mais cette moyenne masque un ralentissement continu tout au long de l’année, particulièrement marqué à partir de l’été.

Si les exportations chinoises ont encore atteint des records, la situation économique intérieure s’est crispée au fil des derniers mois. La politique du « zéro Covid » impose l’instauration de confinements ponctuels, de villes et d’usines, comme à Xi’an ou Tianjin actuellement, pesant sur l’activité..

Du côté de la demande, la consommation privée est toujours à la peine. Le secteur des services (loisirs, tourisme, hôtellerie-restauration, transports…) n’a toujours pas retrouvé son niveau pré-pandémie. Les ventes de détail, principal indicateur de la consommation, ont ainsi signé en décembre leur plus mauvaise performance (+1,7 %) depuis septembre 20220. Les difficultés de l’immobilier pèsent sur la demande de biens de consommation mais aussi sur le marché du travail.

Industrie automobile : pas de crise pour Ferrari et Rolls-Royce

Industrie automobile : pas de crise pour Ferrari et Rolls-Royce

Alors que l’industrie mondiale connaît une crise très importante faite de la pandémie, du manque de composants électroniques et du cout des véhicules électriques, les deux marques de luxe Ferrari et Rolls-Royce se portent au contraire particulièrement bien . Il faut dire que sociologiquement la clientèle de ces deux grandes marques de prestige est  différente de celle du propriétaire moyen d’un véhicule . Alors que pour un véhicule thermique classique, le prix peut varier autour de 20 30 000 €, pour les véhicules de luxe les prix peuvent dépasser plusieurs centaines de milliers d’euros Pouvoir atteindre 1 million. La preuve aussi que la crise n’a pas réduit les inégalités. Bien au contraire.

«2021 a été une année phénoménale pour Rolls-Royce Motor Cars», explique son directeur exécutif, Torsten Muller-Otvos. De son côté Ferrari , a enregistré une hausse de ses livraisons de 18,9 %, à 2750 véhicules.

Reste cependant à savoir si à l’avenir les adeptes des voitures de luxe vont basculer aussi vite que cela vers des véhicules électriques beaucoup moins fun ! Moins bruyant et moins brillant!

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