Archive pour le Tag 'Automobile'

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Automobile : Macron défend le diesel

Automobile : Macron défend le diesel

 

 

 

Pour défendre la filière diesel tout autant que pour attaquer Anne Hidalgo la maire de Paris (avec laquelle il entretient de solides différences), Emmanuel Macron a pris la défense de la filière diesel lors d’une visite d’une usine d’équipements automobiles. Ceci étant  Emmanuel macro a reconnu le bien-fondé d’un réalignement progressif de la fiscalité diesel sur celle de l’essence Le ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique a défendu jeudi ce type de motorisation, en visitant le site de l’équipementier Bosch à Onet-le-Château, dans l’Aveyron. Sur celle de l’essence. « L’avenir du diesel passe par l’innovation », a affirmé le ministre, assurant qu’il « reste au coeur de la politique industrielle française » et du « projet industriel français de la mobilité environnementale ». Emmanuel Macron a souligné l’importance de cette industrie en France qu’il s’agisse « des millions de personnes qui l’achètent », parfois « celles qui ont le moins de pouvoir d’achat », ou « des millions qui y travaillent». Les salariés du site, spécialisé dans la production d’éléments pour moteurs diesels, ont notamment interpellé le ministre sur les positions de la ministre de l’Environnement et de l’Energie, Ségolène Royal, et d’Anne Hidalgo, maire de Paris, où la circulation des véhicules les plus polluants est restreinte depuis le 1er juillet. Emmanuel Macron a rappelé qu’il est « ministre » contrairement à « Mme Hidalgo, qui n’est pas ministre de l’Industrie ». « Ses décisions ne valent pas pour la France », a-t-il fait valoir. « Il ne faut pas faire la chasse au diesel » après le scandale des moteurs diesel truqués de Volkswagen, a estimé le ministre.

 

Ralentissement prévisible de la production automobile (Continental)

Ralentissement prévisible de la production automobile (Continental)

D’après l’équipementier et pneumaticien Continental la production de voitures automobiles connaîtra intensivement au cours du second semestre. Un tassement déjà enregistré en zone euro, aux États-Unis et en Chine. En cause, les  incertitudes concernant l’activité économique mondiale et l’attentisme des ménages. Le groupe allemand, l’un des principaux fournisseurs de l’industrie automobile, intervient aussi dans les  systèmes d’assistance à la conduite et les technologies de réduction des émissions. Wolfgang Schäfer, le directeur financier, a déclaré à Reuters que le groupe anticipait une légère baisse de la production automobile en Europe et aux Etats-Unis au deuxième semestre, et constatait également un ralentissement de la croissance de la production en Chine. Après la chute des immatriculations constatée en zone euro et en particulier en France, ce sont les États-Unis qui sont touchés avec une nette dégradation de la croissance. Tassement qui s’inscrit dans la tendance générale de l’activité économique.Les ventes automobiles aux Etats-Unis, elles,  sont restées soutenues en juillet, les ménages ayant continué à acheter des pickups et des SUV, mais les deux leaders du marché, General Motors et Ford, ont moins bien performé que prévu. Les trois constructeurs ont annoncé mardi des ventes inférieures aux attentes des analystes du secteur, alors que le N°3 du marché, Toyota Motor a fait mieux que prévu malgré un repli de 1,4% de ses ventes sur le mois. Les livraisons de General Motors, numéro un du marché américain, ont reculé de 2% à 267.258 unités, et celles de Ford, le numéro deux, ont baissé de 3% à 216,479 véhicules. Chacun des quatre modèles les plus vendus de Ford a perdu du terrain, y compris la SUV Explorer, dont les ventes ont chuté de 22%. Les ventes de FCA, le plus petit des « Big Three de Detroit » et le numéro quatre du secteur aux Etats-Unis, ont pour leur part augmenté de 0,3%. Ces données semblent confirmer la prévision faite la semaine dernière par le directeur financier de Ford, Robert Shanks  (avec Reuters)

 

Pollution automobile : Ségolène Royal pour de nouvelles normes et…. de nouvelles taxes

Pollution automobile : Ségolène Royal pour de nouvelles normes et…. de nouvelles taxes

 

Ségolène Royal approuve les conclusions de la commission mise en place suite au scandale Volkswagen. Une commission qui demande surtout la refonte de la réglementation européenne à fin de quitter les émissions de CO2 mais aussi d’oxydes d’azote (NOX). Des propositions qui sont fondées sur le fait que la plupart des constructeurs dépassent  les normes actuelles. Cela pourrait se traduire en France par une taxe supplémentaire notamment sur les véhicules diesels des 2017. Selon l’entourage de la ministre de l’Environnement, le rapport, qui s’appuie sur les tests de 86 véhicules, confirme que tous les constructeurs ont, à des degrés divers, des difficultés à tenir les normes de pollution. Montré du doigt après les premiers tests, Renault a déjà annoncé qu’il améliorerait le système de dépollution de ses moteurs diesel. « Les constructeurs seront mis devant leur responsabilité car la pollution de l’air est un grave problème, on ne peut plus tergiverser ni plaisanter », déclare la ministre de l’Environnement dans un communiqué sur le rapport final. Une modification du « malus » automobile sera proposée dans le cadre de la loi de finances pour 2017 pour qu’il intègre les émissions d’oxydes d’azote (NOx), dit-on dans son entourage. Ce système cible aujourd’hui uniquement les émissions de CO2, principal gaz à effet de serre. Dans la droite ligne de ses premières conclusions, elle ajoute que « les tests réalisés ont révélé de nombreux dépassements en regard des seuils retenus par la commission, quelle que soit la norme Euro à respecter ». « En matière d’émissions de NOx, des véhicules Euro 6 de certains constructeurs ont dépassé plus de dix fois la norme », souligne-t-elle. « En matière d’émissions de CO2 (…), sur la grande majorité des véhicules testés, des dépassements importants ont été constatés lors des essais D3, réalisés sur piste, alors que le test D3 reproduit le cycle d’homologation ». Conséquence d’une procédure d’homologation européenne insuffisante, « la plupart des constructeurs semblent avoir conçu leurs modèles en se focalisant sur les conditions d’essais en laboratoire », dit-elle, et « les impacts que cette approche engendre sur les émissions d’éléments nocifs et la qualité de l’air proche des axes de circulation semblent avoir été largement ignorés ». La commission demande la modification du système d’homologation et souligne que « l’absence ou le manque de transparence des tests de surveillance et de contrôle de la part des autorités publiques sur les émissions des véhicules produits en série et mis à la vente dans l’Union européenne constituent une incitation à la fraude et doivent donc absolument être corrigés ». De nouvelles normes européennes d’homologation intégrant les émissions polluantes en conditions réelles de conduite doivent entrer en vigueur, mais pas avant septembre 2017.

(Avec Reuters)

Industrie automobile : la France recule

Industrie automobile : la France recule

 

La France qui occupait  le quatrième rang mondial pour la production automobile se retrouve en 10e place. En cause la délocalisation de plusieurs sites qui se rapprochent  des marchés étrangers, aussi le manque général de compétitivité de l’économie, compétitivité plombée notamment par la fiscalité enfin la forte croissance des véhicules importés y compris de marque française ; l’exemple le plus significatif étend sans doute celui de Dacia Le déficit commercial du secteur automobile français se creuse sur les cinq premiers mois de l’année. D’après les chiffres publiés par Les Echos, et délivrés par les douanes françaises, ce déficit s’est élevé à 4 milliards d’euros. Un an auparavant, il n’était que de 2,5 milliards d’euros. Si la tendance se confirme sur l’année, le secteur pourrait enregistrer sa dixième année d’exercice déficitaire. En 2015, le déficit avait atteint 7,7 milliards d’euros, loin des 3,8 milliards d’excédent enregistrés en 2006. Pourtant, la production automobile française s’est récemment accrue, notamment avec la réaffectation de modèles et le lancement de nouveaux modèles sur les sites français. Les nouveaux Scenic, Espace et Talisman dans l’usine Renault de Douai, l’arrivée de la Micra à Flins, l’arrivée de nouveaux utilitaires dans l’usine SevelNord de PSA près de Valenciennes, idem à Sandouville pour les utilitaires Renault… Au final, la production a augmenté de 5% en 2015 en France, et devrait continuer à augmenter avec la montée en puissance des derniers modèles lancés sur le marché (3008, Scenic…). Ainsi, les exportations ont augmenté de 12,2% à 28 milliards d’euros. Mais les importations ont atteint, elles, un niveau record à 37,4 milliards d’euros. Pas uniquement à cause des voitures allemandes qui, si elles sont moins nombreuses en volumes, sont beaucoup plus chers en valeur. Il y a aussi toutes les voitures de marques françaises fabriquées à l’étranger. Le rebond des ventes de Dacia a contribué au creusement du déficit. La Sandero s’est même hissée parmi les voitures les plus vendues en France. Ce qui est plus inquiétant encore, c’est que désormais, même les équipementiers automobiles contribuent à la détérioration de la balance commerciale de la France. Ce secteur bascule pour la première fois dans le rouge avec un déficit de 100 millions d’euros sur les cinq premiers mois de l’année. Un an auparavant, ce secteur était excédentaire de 400 millions d’euros. L’érosion de l’excédent commercial des équipementiers automobiles a commencé en 2010, son année record. Il est passé d’un excédent de 3,1 milliards à 700 millions d’euros seulement en 2015. La note des douanes françaises observe que les équipementiers ont tendance à affecter leur production au plus près de leurs clients. « Les fabricants français privilégient l’implantation de filiales à l’étranger pour être présents sur les marchés dynamiques », peut-on y lire. La dégradation de la balance commerciale des équipementiers s’explique, « pour l’essentiel », par le marché du pneu qui a enregistré un déficit de 600 millions d’euros en 2015 (600 millions d’excédent en 2005). « Cette progression relève à la fois d’une filialisation croissante des fabricants français et de la concurrence étrangère (Allemagne et Royaume-Uni) », écrivent les douanes françaises. En guise de conclusion, les douanes constatent que la situation de la France s’est également détériorée en matière de parts de marché. Ainsi, l’Hexagone est passé du 4ème rang mondial en 2004 aussi bien dans le domaine des véhicules que des équipements à la 7ème place dans les équipements, voire au 10ème rang concernant les voitures. Elle se fait ainsi largement distancée par l’Allemagne qui a su rester numéro un mondial dans ces deux domaines. (Avec Reuters et le Tribune)

Automobile: hausse en Europe, baisse au Royaume-Uni

Automobile: hausse en Europe baisse au Royaume-Uni

 

 

Peut-être l’une des premières conséquences du brexit  avec cette baisse des ventes d’automobiles au Royaume-Uni, une baisse de 0,8 % en juin alors que les ventes des 27 autres pays de l’union européenne progressent de près de 7 %. Sans doute le résultat d’un attentisme de la part des consommateurs britanniques

. En juin, les immatriculations dans les vingt-sept pays de l’Union européenne ont progressé de 6,9 %, à 1,46 million de véhicules. Ce niveau marque cependant un ralentissement, puisque la croissance sur les six premiers mois de l’année atteint 9,4 %, avec 7,84 millions d’unités! Sur le plan géographique, c’est le Royaume-Uni qui marque le pas, avec un repli des immatriculations de 0,8 % en juin. La baisse est légère mais symbolique puisqu’il s’agit de la première sur les six premiers mois de l’année. Sur six mois, les immatriculations restent en hausse, de 3,2 %. Difficile de ne pas voir dans ce repli les conséquences du Brexit. Le vote, où les électeurs britanniques ont fait part de leur volonté de quitter l’Union européenne, a eu lieu le 23 juin, en fin de période, donc. Néanmoins, la perspective de ce vote a sans doute provoqué un certain attentisme. Il faudra attendre les chiffres de juillet pour avoir une confirmation de l’impact du Brexit sur le marché automobile.

Les immatriculations en juin des autres grands pays sont, elles, bien orientées. La croissance est modeste en France (+ 0,8 %). Plus importante en Allemagne (+ 8,3 %), en Espagne (+ 11,2 %) et en Italie (+ 11,9 %). Au niveau des constructeurs, le marché reste dominé par le groupe Volkswagen, avec 23,7 % de part de marché en Europe sur six mois. La marque Volkswagen, toujours marquée par le scandale du diesel truqué, ne progresse que de 0,8 %. Un niveau bien inférieur au marché. En revanche, Audi (+ 11,2 %) ou Skoda (+ 10 %) sont en forme. PSA reste le deuxième constructeur européen, avec 10,4 % des ventes de voitures en Europe. Il est cependant talonné par Renault, qui affiche 10,3 % de parts de marché sur six mois. La dynamique est bien différente entre PSA (- 0,6 % en juin) et Renault (+ 20,2 %)! Les deux français sont suivis par Ford (7,1 %), Fiat Chrysler Automobiles (6,9 %) et Opel (6,8 %).

 

Immatriculation automobile : en hausse de 0,8% en juin mais tassement

Immatriculation automobile : en hausse de 0,8% en juin mais tassement

 

Une bonne nouvelle enfin,  la progression des ventes automobiles en France qui progressent  de plus de 8 % depuis le début de l’année et dont la hausse continue en juin même si elle se tasse. Un tassement cohérent avec la tendance à la baisse de l’industrie manufacturière en juin  À noter la bonne tenue des marques françaises. Les immatriculations de voitures neuves ont augmenté au mois de juin en France de 0,76% à 227.362 unités en données brutes, a annoncé vendredi la société de données Dataneo. Sur les six premiers mois de l’année, la hausse du marché automobile français est de 8,38%.Selon les chiffres du Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA), les immatriculations du groupe Renault ont progressé de 7% alors que celles de PSA reculaient de 5,1%. Parmi les groupes étrangers Volkswagen recule de 10,9%, toujours affecté par le scandale des émissions polluantes, alors que BMW progresse de 12,9%.

Vitesse automobile : réduite de 20 km/h en Île-de-France

Vitesse automobile : réduite de 20 km/h en Île-de-France 

Alors que la vitesse la mortalité sur les routes ne cesse d’augmenter en même temps que la pollution et les bouchons dans les zones fortement agglomérées notamment en région parisienne, il a été décidé de réduire drastiquement la vitesse en Île-de-France. Une mesure qui par ailleurs pourrait être étendue à d’autres régions de France car la corrélation entre vitesse, accident et pollution est déjà démontrée sur le périphérique parisien. En matière d’accidentologie le facteur vitesse et indéniablement la cause principale de la croissance des victimes de la route. Une mesure de réduction qui ne sera sans doute pas très populaire mais qui va s’imposer compte tenu de la dérive du comportement de conducteurs certes minoritaires mais responsables de la croissance du nombre d’accidents. La vitesse va baisser de 20 km/h dès cet été sur 46 km de routes nationales et d’autoroutes en Ile-de-France pour lutter contre la pollution et les bouchons, annonce Le Parisien ce vendredi. A partir du 4 juillet, quatre portions de routes nationales et d’autoroutes, où roulent quotidiennement près de 400. 000 véhicules, verront leur vitesse limite réduite de 20 km/h. Cette mesure a pour objectif de réduire les embouteillages, le bruit et la pollution dans les zones concernées, écrit le quotidien.  « Cela devrait permettre de limiter l’effet accordéon du trafic et donc de retarder la création de bouchons », explique au journal le directeur régional et interdépartemental adjoint de l’Equipement et de l’aménagement Ile-de-France, Eric Tanays, qui attend aussi « des bénéfices en termes de sécurité routière, car il y aura moins de coups de frein brutaux et moins de chocs arrière ». Un an après la réduction de la vitesse (80 km/h à 70 km/h) instaurée sur le périphérique parisien, une évaluation de cette mesure avait montré une baisse des accidents de 15,5 %, conclut Le Parisien.

Tricherie pollution automobile : la Corée accuse Nissan

Tricherie pollution automobile : la Corée accuse Nissan

À travers le volume des émissions polluantes les constructeurs engagent la guerre en s’accusant mutuellement d’être plus polluants que le concurrent. Cette fois c’est la Corée qui vise Nissan considérant notamment qu’un de ses modèles pollue encore davantage que Volkswagen. La vérité c’est sans doute que la plupart des modèles automobiles dépassent et de loin les seuils fixés en matière de pollution. Normal,  les consommations annoncées sont notoirement supérieures à celles qui sont prévues dans les publicités. Il faut compter 1 l ou 2 par rapport à ce qui est indiqué dans les informations des constructeurs. Tous les gouvernements seraient donc fondés à pointer du doigt la plupart des marques. Notons enfin qu’il est aujourd’hui pratiquement impossible de mesurer les émissions polluantes dans des conditions réelles de circulation. Le gouvernement sud-coréen a annoncé lundi qu’il allait infliger une amende au constructeur automobile japonais Nissan accusé d’avoir manipulé les émissions polluantes des moteurs diesel d’un de ses modèles phare de SUV, le Qashqai. Le ministère sud-coréen de l’Environnement a précisé qu’il allait ordonner le rappel de centaines d’exemplaires de ce modèle après des tests ayant révélé que les versions diesel étaient équipées d’un système permettant de les faire apparaître comme moins polluants qu’ils ne le sont réellement. Cette décision fait suite à des investigations menées sur 20 modèles de voitures diesel en décembre en Corée du Sud, dans le sillage du scandale Volkswagen. Le constructeur allemand avait admis l’an dernier avoir installé des logiciels permettant de tromper les tests d’émissions polluantes sur 11 millions de véhicules diesel vendus dans le monde entier. Séoul va infliger à Nissan, deuxième constructeur automobile japonais et partenaire du français Renault, une amende de 330 millions de wons (247.000 euros), a annoncé lundi le ministère sud-coréen de l’Environnement.

(avec BFM)

Émissions polluantes automobile : 40 % émettent jusqu’à cinq fois la norme

Émissiosn polluantes automobile : 40 % émettent jusqu’à cinq fois la norme

 

Finalement la commission mise en place par Ségolène Royal pour mesurer les émissions polluantes réelles des automobiles n’a rien révélé de très nouveau. On sait depuis longtemps que la quasi-totalité des véhicules dépasse et de très loin les normes en vigueur: jusqu’à cinq fois en fonction des conditions de circulation  du véhicule. Pas  Étonnant puisque notamment la consommation réelle de carburant est souvent supérieure de 30 % à ce qui est annoncé. Du coup l’union économique a décidé de rendre les normes moins contraignantes ! Les premiers tests réalisés dans le cadre de la commission Royal, mise en place pour mesurer les émissions polluantes en conditions réelles des voitures, montrent donc qu’aucune voiture testée ne peut reproduire en conditions réelles les performances réalisées en laboratoire. Les résultats des 52 premières voitures testées – 15 appartenant à PSA, 13 à Renault, 5 à Volkswagen, 4 à Ford…- viennent d’être révélés par le quotidien Les Échos. Conclusion: que cela soit en termes d’oxyde d’azote (NOx) ou de CO2, c’est-à-dire du niveau de consommation de carburant, la norme en laboratoire est dépassée en utilisation réelle. Et les écarts peuvent être considérables puisque Les Échos précisent que 21 véhicules testés affichent des émissions de NOx plus de cinq fois supérieures à la norme de laboratoire. Ce qui logique pour deux raisons. D’abord, tous les facteurs extérieurs – température de l’air, taux d’humidité, vent, état de la route … – affectent le niveau de consommation et des émissions. Ce qui signifie que les résultats sont différents si les mesures sont faites en début de matinée et en début d’après-midi. Ensuite, le test en laboratoire lui-même ne reflète que de très loin la manière dont les conducteurs utilisent leur véhicule. Passer de 0 à 50 km/h se fait ainsi en 30 secondes, ce qui est totalement inimaginable dans la vraie vie. Cette façon de faire minore beaucoup les résultats. Pour autant, les constructeurs n’ont guère le choix, puisque la norme officielle les contraints à passer ce test. Et ils auraient tort de faire du zèle puisque, notamment au niveau des NOx, les clients ne sont pas prêts à payer plus cher pour les voitures les moins émettrices. La situation va cependant évoluer dans les prochaines années. À partir du 1er janvier 2017, des nouvelles normes vont être mises en place, sous l’égide de Bruxelles. Ainsi, le test en laboratoire va être considérablement aménagé afin de rendre mieux compte de l’utilisation des voitures. De plus, un test en conditions réelles sera ajouté. Pour tenir compte des conditions extérieures, ce test pourra dépasser de 110% la norme laboratoire. Une tolérance ramenée à 50% à partir de 2019. Le progrès sera donc considérable par rapport à la situation actuelle, puisque 40% des voitures testées dans le cadre de la Commission Royal émettent cinq fois plus que la norme laboratoire actuelle.

 

Automobile : une prime à la « casse écologique »

Automobile : une prime à la « casse écologique »

Aux vieilles maladies les vieux remèdes ; pour relancer l’industrie automobile les professionnels du secteur n’ont rien trouvé de mieux que de proposer une prime à la casse mais en s’appuyant sur des motifs écologiques. Il s’agirait d’inciter les Français à renouveler davantage le parc pour diminuer la consommation de carburant et donc les émissions polluantes. Pas sûr cependant que le bilan écologique global soit très bénéfique. Se débarrasser d’une automobile qui pourrait encore durer une plusieurs années pour économiser à peine 1 l de carburant ne sera pas nécessairement une opération positive pour l’environnement si l’on fait le bilan environnemental total incluant la production du véhicule et sa consommation. La préoccupation n’est certainement pas écologique mais économique. Ce qu’on reproche au parc actuel c’est de compter encore 10 millions de véhicules de plus de 10 ans pour résumer le lobby automobile veut surtout une prime à la casse écologique Les 110.000 entreprises du secteur vont donc  réclamer cette semaine au ministre de l’Économie des mesures musclées dont, entre autres, le retour d’une prime à la casse. La priorité : stopper le vieillissement d’un parc qui rend les efforts en matière de pollution quasiment vains. « Demander aux constructeurs de lancer des modèles plus propres n’est pas suffisant. La priorité est d’aider à remplacer les véhicules de plus de 10 ans », martèle Francis Bartholomé, président du Comité national des professions de l’automobile, le CNPA, qui fait un constat accablant : la France compte 10 millions de véhicules de plus de 10 ans. Et ces voitures continuent d’animer l’essentiel du marché de l’occasion avec 5,6 millions de transactions l’an dernier. Et pour persuader le gouvernement le lobby automobile ajoute un vernis social à la prime à la casse :

Pollution automobile : L’UE deviendrait superviseur

 

Pollution automobile : L’UE deviendrait superviseur

 

Il y a eu bien sûr le scandale de Volkswagen et ce logiciel tricheur qui visait à modifier les émissions polluantes. Il y a surtout l’énorme décalage pour la plupart des véhicules entre les émissions annoncées par les constructeurs et la pollution dans les conditions réelles de circulation. Dans nombre de cas  les émissions sont quatre à cinq fois supérieures aux normes. Du coup la commission européenne veut reprendre les choses en main et se poser en superviseur des Etats  pour l’homologation des véhicules. Pas sûr cependant que cette initiative de l’union européenne soit très appréciée par les grands pays producteurs d’automobiles. La Commission européenne va en effet  proposer mercredi de refondre les règles en vigueur en matière d’autorisation de nouveaux véhicules pour tenter d’empêcher un nouveau scandale comparable à celui du trucage des tests anti-pollution par Volkswagen, mais elle risque de se heurter à la résistance des Etats membres comme des industriels.  Un projet que Reuters a pu se procurer montre que la Commission souhaite donner à l’UE le pouvoir de superviser les autorités nationales, pour l’instant responsables de l’homologation des nouveaux modèles, et celui de mettre à l’amende les éventuels contrevenants aux règles en vigueur.  L’exécutif communautaire souhaite aussi permettre aux Etats membres de rappeler des voitures approuvées par n’importe quel pays de l’Union s’il est avéré qu’ils enfreignent la réglementation.  Ces propositions constituent la première réponse concrète de l’UE au scandale Volkswagen, qui a éclaté en septembre lorsque le groupe allemand, numéro un européen du secteur, a reconnu avoir installé sur plusieurs de ses modèles un logiciel destiné à fausser les résultats des mesures d’émissions polluantes aux Etats-Unis. Les règles européennes actuelles donnent aux autorités nationales le pouvoir d’homologuer de nouveaux modèles et celui de révoquer les homologations qu’elles ont accordé.

(Avec Reuters)

Pollution automobile : mensonge généralisé

Pollution automobile hors :  mensonge généralisé

 

La pollution hors normes par les véhicules automobiles est une affaire aussi vieille que la norme  elle-même. Le décalage entre ces normes et les émissions polluantes réelles a toujours existé. Cependant il faut faire une distinction entre cette situation et celle qui consiste à installer sur les véhicules des logiciels pour réduire artificiellement cet écart (cas de Volkswagen. Avec l’affaire Volkswagen aux États-Unis, on découvre à nouveau que la mesure de la pollution   est relativement truquée. D’abord truquée par les constructeurs eux-mêmes au départ qui annonce des taux de pollution sous-estimés volontairement pour satisfaire aux normes. Les constructeurs effectuent leurs mesures avec des véhicules évidemment entièrement neufs et dans des conditions théoriques qui ne rien avoir avec l’usage normal d’un véhicule. Même lors  du contrôle technique les mesures sont également faussées car effectuées aussi dans des conditions théoriques. Ceci étend sur la durée la pollution des véhicules a sensiblement diminué grâce aux progrès techniques et aux normes. Malheureusement des progrès individuels qui ont été compensés par un accroissement du volume de circulation. Témoin par exemple les pics de pollution dangereux constaté dans certaines grandes villes notamment à Paris. De plus en plus de constructeurs se font donc  tirer les oreilles. Car nos autos brûlent bien plus de CO2 ou de carburant que ce qu’on nous promet : de l’ordre de 20 à 25%, avec des pointes jusqu’à plus de 40% pour certains modèles (contre 7% à peine en 2001). Une inflation qui tient à la procédure d’homologation. Loin, très loin de la vie réelle. Puisque la voiture ne roule pas en ville, par exemple, mais sur un banc à rouleau. Onze kilomètres de test au total, pendant une vingtaine de minutes. Ensuite, il faut savoir que cela se déroule dans de très bonnes conditions, à une température comprise entre 20 et 30 degrés. D’autre part, la climatisation, le GPS et les phares ne fonctionnent jamais durant le test. La vitesse et les accélérations sont faiblardes. Sans compter quelques astuces : cela va des boîtes de vitesses en passant par des moteurs soigneusement rodés. Au final c’est donc le grand écart. Selon l‘Institut européen transport et environnement, une Audi A8 diesel produirait vingt-et-une fois plus d’oxyde d’azote en réel que sur homologation. Pourtant la réduction de consommation et du niveau de pollution est bien réelle. C’est ce que rappellent, à juste titre, les constructeurs. Les dernières générations de moteurs sont bien moins polluantes et plus sobres. En quinze ans, les consommations des véhicules ont été sérieusement revues à la baisse. Ainsi en moyenne, pour 100 kilomètres parcourus, c’est 1,6 litre de carburant économisé pour un diesel et 2 litres pour une essence. cependant la voiture  consomme souvent plus que ce qu’annoncent officiellement les constructeurs. Ces derniers sont d’ailleurs favorables à un changement de réglementation, beaucoup plus réaliste, qui devrait entrer application en 2017.

 

Pollution automobile hors normes : une très vieille affaire

Pollution automobile hors normes :  une très vieille affaire

 

La pollution hors norme par les véhicules automobiles est une affaire aussi vieille que la norme  elle-même. Le décalage entre ces normes et les é missions polluantes réelles a toujours existé. Cependant il faut faire une distinction entre cette situation et celle qui consiste à installer sur les véhicules des logiciels pour réduire artificiellement cet écart (cas de Volkswagen. Avec l’affaire Volkswagen aux États-Unis, on découvre à nouveau que la mesure de la pollution   est relativement truquée. D’abord truquée par les constructeurs eux-mêmes au départ qui annonce des taux de pollution sous-estimés volontairement pour satisfaire aux normes. Les constructeurs effectuent leurs mesures avec des véhicules évidemment entièrement neufs et dans des conditions théoriques qui ne rien avoir avec l’usage normal d’un véhicule. Même lors  du contrôle technique les mesures sont également faussées car effectuées aussi dans des conditions théoriques. Ceci étend sur la durée la pollution des véhicules a sensiblement diminué grâce aux progrès techniques et aux normes. Malheureusement des progrès individuels qui ont été compensés par un accroissement du volume de circulation. Témoin par exemple les pics de pollution dangereux constaté dans certaines grandes villes notamment à Paris. De plus en plus de constructeurs se font donc  tirer les oreilles. Car nos autos brûlent bien plus de CO2 ou de carburant que ce qu’on nous promet : de l’ordre de 20 à 25%, avec des pointes jusqu’à plus de 40% pour certains modèles (contre 7% à peine en 2001). Une inflation qui tient à la procédure d’homologation. Loin, très loin de la vie réelle. Puisque la voiture ne roule pas en ville, par exemple, mais sur un banc à rouleau. Onze kilomètres de test au total, pendant une vingtaine de minutes. Ensuite, il faut savoir que cela se déroule dans de très bonnes conditions, à une température comprise entre 20 et 30 degrés. D’autre part, la climatisation, le GPS et les phares ne fonctionnent jamais durant le test. La vitesse et les accélérations sont faiblardes. Sans compter quelques astuces : cela va des boîtes de vitesses en passant par des moteurs soigneusement rodés. Au final c’est donc le grand écart. Selon l‘Institut européen transport et environnement, une Audi A8 diesel produirait vingt-et-une fois plus d’oxyde d’azote en réel que sur homologation. Pourtant la réduction de consommation et du niveau de pollution est bien réelle. C’est ce que rappellent, à juste titre, les constructeurs. Les dernières générations de moteurs sont bien moins polluantes et plus sobres. En quinze ans, les consommations des véhicules ont été sérieusement revues à la baisse. Ainsi en moyenne, pour 100 kilomètres parcourus, c’est 1,6 litre de carburant économisé pour un diesel et 2 litres pour une essence. Mais il est vrai qu’il est particulièrement rageant de voir combien notre auto consomme souvent plus que ce qu’annoncent officiellement les constructeurs. Ces derniers sont d’ailleurs favorables à un changement de réglementation, beaucoup plus réaliste, qui devrait entrer application en 2017.

 

Pollution véhicules Renault : Royal se tire dans le dos de l’industrie automobile française

Pollution véhicules Renault : Royal se tire dans le dos de l’industrie automobile française

 

Au lendemain de la révélation aux États-Unis du trucage des véhicules Volkswagen, Ségolène royale a voulu faire un coup. Elle a d’abord enfoncé le constructeur allemand puis à rééquilibré  son propos en indiquant que des contrôles seraient effectués sur toutes les marques en France. Une nouvelle fois Ségolène Royal est victime de sa pathologie exhibitionniste pour avoir parlé trop vite et trop fort sans en mesurer les conséquences. La révélation d’enquête chez Renault menée par la direction de la répression des fautes à l’initiative du gouvernement constitue en faite un coup de poignard dans le dos de l’industrie automobile française. Pourquoi ? Parce qu’on sait  depuis très longtemps que la plupart des véhicules automobiles dépassent  de très loin les normes de pollution et que par ailleurs la consommation annoncée de carburant est complètement mensongère. Pourquoi dès la avoir demandé à la brigade de répression des fraudes de vérifier ces évidences chez Renault. Il aurait été certainement plus constructif de réunir un groupe d’experts pour réfléchir à un plan visant à rapprocher la pollution réelle des normes. Avec le cirque médiatique qu’a provoqué Ségolène c’est l’industrie automobile française qui est touchée alors que toutes les marques françaises ou étrangères sont en dehors des clous en matière d’émission polluante. L’État lui-même a été incapable d’imposer dans les centres de contrôle technique des technologies d’évaluation reconstituant les conditions réelles de circulation des automobiles. Du coup Renault a essuyé jeudi un coup de tabac en Bourse à la nouvelle de perquisitions de la Direction de la concurrence sur trois de ses sites, une enquête qui ne dénote aucune fraude sur ses émissions polluantes, selon la ministre de l’Ecologie, mais a fait perdre à son titre jusqu’à près de 23% en séance. Les tests chez Renault, réalisés dans le cadre de l’enquête gouvernementale sur les émissions polluantes du diesel lancée après l’affaire Volkswagen, n’établissent pas l’existence de logiciels de fraude sur les véhicules du constructeur français, a déclaré Ségolène Royal   »Je fais toute confiance à Renault », a-t-elle dit à l’issue d’une réunion de la commission ministérielle créée à la suite du scandale VW pour vérifier les émissions polluantes réelles. La ministre a cependant confirmé des dépassements de normes chez Renault, ajoutant que ce n’est pas le cas chez l’autre constructeur français, PSA Peugeot Citroën. Une affirmation à la fois maladroite mais aussi inexacte dans la mesure où les véhicules PSA comme Renault annonce des consommations de carburant illusoire donc des ses missions qui le sont tout autant. De toute manière les conséquences désastreuses de cette opération médiatique de Ségolène Royal va retomber sur l’ensemble de l’industrie automobile française.

 

Marché automobile européen : la croissance se tasse

Marché automobile européen : la croissance se tasse  

C’est peut être l’effet Volkswagen mais PSA et Renault baissent aussi. Les ventes de voitures dans les pays de l’Union européenne et ceux de l’Association européenne de libre-échange (Islande, Norvège et Suisse) ont progressé de 2,7% le mois dernier par rapport à l’an dernier, à 1.144.109. En septembre, leur hausse avait été de 9,8%. Octobre marque néanmoins le 26e mois consécutif de croissance du marché.  L’ACEA note que la demande est restée bien orientée en Italie (+8,6%), en Espagne (+5,2%) ainsi qu’en Allemagne (+1,1%) et en France (+1,0%) même si sa croissance a ralenti, tandis que le marché britannique a reculé de 1,1%. Sur les dix premiers mois de l’année, il s’est vendu 11,93 millions de véhicules sur le marché européen, un chiffre en hausse de 8,2%, contre +8,8% sur janvier-septembre, précise l’ACEA. Le détail des chiffres par constructeur montre que le scandale du logiciel de trucage des tests d’émissions polluantes installé par Volkswagen sur plusieurs millions de véhicules dans le monde, révélé mi-septembre par les autorités américaines, a semble-t-il commencé à affecter ses ventes. La marque allemande a écoulé 141.817 voitures le mois dernier, soit 0,4% de moins qu’en octobre 2014. Pour l’ensemble des marques du groupe Volkswagen (VW, Audi, Skoda, Seat et Porsche principalement), les ventes accusent une baisse de 0,8% sur un an, à 288.221. Volkswagen n’est pas le seul à accuser le coup: PSA Peugeot Citroën a vu ses ventes diminuer de 1,5% le mois dernier, le groupe Renault (marques Renault et Dacia) de 0,4%. La baisse est plus marquée encore pour Opel (-2,5%).

Limitation 80 kms heures : expérimentation qui ne prouvera rien

Limitation 80 kms heure : expérimentation qui ne prouvera rien

 

Une expérimentation sera tentée sur deux petits tronçons. Une  expérimentation qui ne prouvera pas grand-chose sinon qu’il faut diminuer la vitesse dans les zones très accidentogènes mais pas nécessairement sur d’autres zones. A cet égard les limitations devraient être beaucoup plus fines et adaptées  à chaque section de tronçon. Dans certains cas 80 kms heures c’est encore beaucoup trop, dans d’autres c’est ridicule car il n’y a pratiquement aucun risque ( nombre de départementales sont d’anciennes nationales depuis la décentralisation) . Pour ces départements, la circulation à 80 km/h sur des routes nationales va bientôt devenir une réalité. L’expérimentation, qui devrait démarrer cet été, est d’ores et déjà prévue sur trois tronçons. Deux zones viennent d’être dévoilées. La première ? Dans l’Allier à hauteur de Chemilly, sur une trentaine de kilomètres alors que la seconde se situe en Haute Saône, sur la nationale 57, entre Vesoul et Rioz dans une zone particulièrement accidentogène de 13 kilomètres. Le gouvernement a passé la seconde, mais l’heure n’est pas à la précipitation pour autant. Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a annoncé une période d’expérimentation d’au moins deux ans. Un test bien trop timide aux yeux de la Ligue contre la violence routière. « Il préfère faire une petite observation sur quelques dizaines de kilomètres ce qui finalement ne convaincra personne ou presque », a déploré Chantal Perrichon, la présidente de l’association. Le CISR estime qu’abaisser la vitesse sur l’ensemble des routes nationales permettrait d’épargner 400 vies par an. Dans ce cas, pourquoi attendre, s’interroge Chantal Perrichon qui réclame notamment que les questions de sécurité routière ne dépendent plus du ministre de l’Intérieur mais soient directement rattachées au Premier ministre. « Il y a un problème de gouvernance en matière de sécurité routière », a-t-elle critiqué.  Inflexible sur le sujet, Bernard Cazeneuve a toujours refusé de généraliser cette expérimentation. « Il faut que les membres du conseil national de sécurité routière comprennent que l’opinion public est opposé », a détaillé Pierre Chasserais, délégué général de 40 millions d’automobilistes alors que plus de huit Français sur dix sont contre ce projet.

Consommation : une Peugeot à 2 litres ?

Consommation : une Peugeot à 2 litres ?  

Ce n’est encore tout à fait la voiture à 2 litres de consommation aux 1000 kms  de monsieur tout monde mais on s’en rapproche. En particulier avec la 208 Peugeot qui vient d’établir un record … mais sur circuit. Autant dire qu’il faudra compter un peu plus en circulation normale. La preuve en tout cas qu’on peut réduire la consommation en travaillant sur tous  les paramètres énergétivores… et contre les lobbys pétroliers. Le groupe Peugeot Citroën qui vient d’établir un nouveau record en termes de consommation.  C’était une promesse, c’est désormais une réalité ( ou presque) . Peugeot dispose d’une voiture capable de faire 100 kilomètres avec seulement 2 litres. Ce moteur ultra sobre équipe une 208. Le test a été réalisé sur circuit. La voiture a effectué 2.152 kilomètre avec un plein de 43 litres.  C’est l’illustration concrète de ce que Peugeot avait présenté au mondial de l’auto en septembre à Paris. Une voiture capable de ne consommer que 2 litres aux 100 kilomètres. Un projet qui s’inscrit dans le cadre d’un plan d’appel à manifestation d’intérêts lancé par le gouvernement. L’un des objectifs est d’être en mesure de commercialiser en 2020 une voiture consommant moins de 2 litres aux 100 kilomètres.  Cette grande sobriété permet d’établir un autre record. Celui de la voiture thermique la moins polluante. Moins de 80 grammes de CO² par kilomètres contre 92 grammes pour la Prius Hybrid de Toyota. Ce coup double est l’occasion pour Carlos Tavares de montrer que les objectifs écologiques ne se feront pas sans motorisation diesel.

Automobile: le marché replonge en octobre

Automobile: le marché replonge en octobre

 

Il y aura peut-être une petite croissance du marché autos en 2014 mais ce n’est pas certain avec cette rechute d’octobre. En cause évidemment la prudence des ménages qui majoritairement préfèrent décaler dans le temps leurs achats d’équipements (et attendent de meilleurs prix), aussi la pluie d’impôts et   de dépenses contraintes depuis septembre. A noter une meilleure résistance des marques française grâce surtout aux nouveaux modèles. Le marché automobile français a rechuté en octobre, les ventes de voitures neuves se repliant de 3,8% et décevant les espoirs d’un effet « Mondial de l’automobile« , selon les statistiques publiées lundi 3 novembre par le comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA).  Les groupes automobiles français limitent les dégâts, puisque les ventes de PSA Peugeot-Citroën se sont contractées de 2,2%, tandis que celles de Renault n’ont baissé que de 0,4% grâce à Dacia qui reste dans le vert, a précisé le comité (Renault -2,1%, Dacia +6,8%). Au total, 160.162 voitures particulières neuves ont été immatriculées en octobre 2014, contre 166.495 en octobre 2013 sur le même nombre de jours ouvrables. Sur les dix premiers mois de l’année, la croissance du marché français reste toutefois positive par rapport à la même période de 2013: +1,4%, selon le CCFA.  Les marques étrangères accusent globalement un recul de 6,5%. En septembre, avec 151.101 immatriculations, le marché automobile français était pourtant en hausse de 6,3% et de 1,5% à nombre de jours ouvrables comparables par rapport à septembre 2013.

Automobile : les Français se serrent la ceinture

Automobile : les Français se serrent la ceinture

 

 

D’après l’INSSE les Français ont modifié leur rapport à la voiture en achetant moins,  des véhicules moins chers, en limitant leurs déplacements, en adoptant une conduite plus économique et  en limitant l’entretien.   Malgré cette cure d’austérité, les Français ont vu leurs dépenses automobiles augmenter de 2,5% en moyenne par an entre 2007 et 2013, soit deux fois et demie la hausse moyenne des dépenses de consommation pendant la même période, remarque l’Institut national de la statistique et des études économiques. Ce chiffre recouvre des données contrastées. Le poste budgétaire consacré à l’acquisition d’un véhicule a ainsi seulement crû de 1,2% par an en moyenne, tandis que celui des carburants a augmenté de 3,6%, conséquence de la hausse des cours mondiaux du pétrole. La part du budget automobile dévolue à l’entretien a progressé de 3% par an. « Cette hausse s’explique par la spécialisation accrue de la main-d’œuvre et la complexité des réparations liée à l’électronique embarquée », estime l’Insee. Les ménages français ont consacré 124 milliards d’euros à leur budget automobile en 2013, soit 11% de leurs dépenses de consommation, une proportion globalement en baisse depuis le sommet de 13,2% atteint en 1982. Il faut chercher du côté des volumes pour expliquer ce recul des dépenses. Et en effet, entre 2007 et 2013, les acquisitions de voitures neuves ou d’occasions ont baissé de 3,1% en moyenne par an. Le nombre d’opérations d’entretien a diminué à un rythme de 2,8% pendant cette période, tandis que les achats de carburant, toujours en volume, ont décru de 1,8% par an. Les automobilistes s’adaptent de deux façons à la hausse des prix des carburants : « d’une part, en s’équipant de véhicules plus économes, bénéficiant ainsi des progrès technologiques, et d’autre part, en modifiant leurs comportements : conduite plus souple, moindre utilisation de leur véhicule, notamment par un recours plus important aux transports en commun », remarque l’Insee. Malgré cette évolution, l’essence et le gazole sont devenus en 2012 le premier poste de dépense des automobilistes français, accaparant 31% de leur budget dédié, contre 28% à l’acquisition et 27% à l’entretien. A l’exception de l’année 2008, période de pic pour les prix à la pompe, il fallait remonter au milieu des années 1970, dans la foulée du premier choc pétrolier, pour trouver un tel poids du carburant dans le budget des automobilistes, selon l’Insee.

 

Automobile: les moteurs à essence gagnent du terrain

Automobile: les moteurs  à essence gagnent du terrain

Les moteurs à essence sont en train de prendre le pas sur les moteurs diesel. Plusieurs raisons, d’abord peut-être le prix moins cher à l’achat, ensuite le fait que progressivement le gazole augmente davantage  que l’essence (l’objectif de Bruxelles par exemple est de ramener le prix des deux carburants au même niveau. Enfin avec les progrès technologiques le véhicules à essence sont moins motorisés,  moins gourmands et moins polluants; Des études ont démontré que le diesel n’était rentable que pour les automobilistes affectant un grand nombre de kms par an. Les  constructeurs français planchent sur des moteurs essence toujours plus sobres : entre un et deux litres aux 100 kilomètres, contre quatre à cinq aujourd’hui. De quoi largement distancer le diesel sur le terrain de la compétitivité.  Résultat: de plus de 6 ventes sur 10 aujourd’hui en France, le diesel ne représentera plus que 30 % des  ventes en 2020. Une tendance qui s’amorce déjà, certains constructeurs ne proposant plus de diesel sur leurs petites voitures. C’est le cas de Renault avec la nouvelle Twingo, mais aussi PSA avec la Peugeot 108 et la Citroën C1.

 

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