Archive pour le Tag 'Austérité'

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G7: comment équilibrer austérité et croissance

G7: comment équilibrer austérité et croissance

Les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales du G7 – qui réunit l’Allemagne, le Canada, les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni, l’Italie et le Japon – , ont entamé leur réunion vers 14h00 GMT à Aylesbury, à une soixantaine de kilomètres au nord de Londres.  La patronne du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, et le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, étaient également présents.   »Notre tâche est d’entretenir la reprise (…) Notre réunion a lieu durant une période de plus grande stabilité économique grâce aux mesures prises (…) Mais nous ne pouvons pas considérer la reprise économique mondiale comme acquise », a déclaré le ministre britannique George Osborne en ouvrant la réunion.  Freinée notamment par le décrochage de la zone euro, la reprise mondiale patine et le FMI a révisé à la baisse mi-avril sa prévision de croissance mondiale à 3,3% pour cette année, contre 3,5% prévus en janvier.   »Nous sommes tous d’accord sur l’importance de la consolidation (budgétaire) à moyen terme », a ajouté le Chancelier de l’Echiquier, lui-même artisan d’un plan d’austérité drastique.  Mais les avis divergent toutefois fortement sur le rythme adéquat de la réduction des déficits, les Etats-Unis accusant les plans d’austérité européens de plomber la croissance mondiale.  Le gouvernement slovène a adopté jeudi à son tour un plan d’assainissement afin d’éviter un recours à l’aide internationale, tandis que le Portugal a annoncé la semaine dernière de nouvelles coupes sévères pour tenir ses engagements.  Le secrétaire américain au Trésor Jacob Lew profitera donc de l’occasion pour appeler ses homologues européens à changer de cap lors de ce G7 qui fait suite à deux réunions des grands argentiers du G20, en avril et en février. La rencontre précède par ailleurs la réunion des chefs d’Etat et de gouvernement du G8 mi-juin en Irlande du Nord.   »Nous pensons fortement qu’il faut trouver le bon équilibre entre austérité et croissance », a déclaré M. Lew vendredi sur CNBC.  Saluant la décision de Bruxelles qui a accordé un délai à certains pays, dont la France, pour réduire leur déficit, le secrétaire américain au Trésor a indiqué « espérer continuer à faire des progrès au cours de ces conversations ».   »Il n’y aura aucun sujet tabou », a assuré en arrivant Christine Lagarde, dont l’institution a appelé récemment Londres à relâcher un peu l’austérité face à une croissance atone.   »Il ne s’agit pas de plus ou moins d’austérité. Je pense que nous avons décidé d’une voie, et il est important de tenir nos promesses », a toutefois insisté le patron de la banque centrale allemande, Jens Weidmann.  La question sensible des changes a également rattrapé les responsables du G7, le dollar ayant passé jeudi soir la barre symbolique des 100 yens pour la première fois en quatre ans. Vers 15h15 GMT, il s’inscrivait à 101,93 yens.   »Nous n’allons pas parler de guerre des monnaies », a cependant tenu à rassurer le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn.  Avant de s’envoler pour la Grande-Bretagne, le ministre japonais des Finances Taro Aso avait de nouveau affirmé que Tokyo n’était « pas en train de manipuler le marché des changes mais plutôt d’essayer de sortir de la déflation ».  Le G7 se penchera enfin également sur la question de la lutte contre l’évasion fiscale, priorité de la présidence britannique du G8, et revenue sur le devant de la scène à la faveur des révélations de l’ »Offshore leaks ». En avril, le G20 avait de son côté « exhorté » la communauté internationale à s’attaquer aux racines du secret bancaire.

Mario Draghi pour le maintien de l’austérité

Mario Draghi pour le maintien de l’austérité

Un coup à droite, un coup à gauche, c’est la ligne très slalomante de l’Europe. Juste après Barroso critiqué pour avoir autorisé un report des échéances de rétablissement budgétaire, Draghi, le président de la BCE, lui dit le contraire ou presque ; sans doute pour plaire à l’Allemagne ! Les pays de la zone euro doivent garder la maîtrise de leurs finances publiques, et tout particulièrement les plus endettés d’entre eux qui ne doivent pas chercher à relancer la croissance en tournant le dos aux efforts budgétaires, a déclaré lundi Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne. Lors d’un discours prononcé à Rome, Mario Draghi a dit comprendre les inquiétudes de plus en plus exprimées par les gouvernements européens sur les conséquences sociales des efforts pour contenir la crise de la dette. Mais, a-t-il dit, une croissance durable est impossible sans des finances publiques saines. « Notamment pour les pays avec un endettement public structurellement élevé, autrement dit pas juste augmenté temporairement par la crise, cela signifie qu’il ne faut pas se détourner des objectifs qui ont déjà été atteints », a-t-il déclaré en faisant allusion à l’Italie, son pays natal dont le nouveau gouvernement prône une croissance sans dette. Rome, dont la dette publique représente environ 130% du produit intérieur brut, envisage des milliards d’euros de réductions d’impôts pour stimuler l’activité économique et le nouveau président du Conseil, Enrico Letta, s’inquiète ouvertement des conséquences du chômage élevé, notamment chez les jeunes. Mario Draghi a convenu que le chômage des jeunes « entame la confiance dans la perspective d’un niveau de vie décent et risque de causer des formes de protestations extrêmes et destructrices ». Le président de la BCE a aussi relevé que les inégalités et disparités de richesse avaient augmenté en Europe ces dernières années. « Une répartition plus équitable des fruits de la richesse nationale contribue à répandre une culture de l’épargne et un sens commun de l’appartenance », qui à son tour conduit à des « comportements économiques individuels favorisant la réussite économique collective », a-t-il fait valoir. La BCE a réduit jeudi dernier son taux directeur à 0,5%, un plus bas historique, pour aider les économies en récession et Mario Draghi a assuré qu’elle était prête à « agir encore ». Mais il a demandé aux gouvernements nationaux de faire leur part également. « Des initiatives nationales, qui ont déjà été testées dans certains pays, pourraient être efficaces avec la participation de gouvernements, de banques publiques et d’agences de développement », a-t-il dit.

 

Austérité Italie: l’UE lâche du lest

Austérité Italie: l’UE lâche du lest

 

 

Van Rompuy mange son chapeau sur l’austérité en Italie mais par petits bouts afin que la croissance ne reprenne pas trop vite en Europe ! « J’ai redit que l’UE continuerait à se tenir aux côtés de l’Italie dans la poursuite de notre engagement commun de surmonter la crise économique et de promouvoir la croissance et les emplois, en utilisant pleinement la flexibilité existante tout en conservant comme objectif central le maintien de finances publiques saines », a déclaré dans un communiqué M. Van Rompuy à l’issue d’une rencontre avec M. Letta.  Ce dernier a annoncé lundi une série de mesures de relance, notamment le non paiement prévu en juin de la deuxième quote-part annuelle de la taxe foncière sur la résidence principale. Au total, ces mesures sont évaluées à quelque 10 milliards d’euros.  Lundi, M. Letta avait dit espérer obtenir une « marge de manoeuvre » de la part de la Commission européenne pour financer cette relance. Cela pourrait passer par un délai pour revenir dans les clous des 3% de déficit public. De tels délais ont déjà été accordés à l’Espagne et au Portugal, et la France devrait aussi bénéficier prochainement d’un an supplémentaire, soit 2014 au lieu de 2013.  Le chef du gouvernement italien sera reçu jeudi matin par le président de la Commission, José Manuel Barroso.  Depuis sa nomination, M. Letta assure que son pays respectera ses engagements européens, et plaide dans le même temps contre l’austérité et pour l’adoption au niveau européen de mesures en faveur de la croissance.  Sa rencontre avec M. Van Rompuy clôturait une journée au cours de laquelle il avait rencontré le président français François Hollande à Paris, puis le Premier ministre belge Elio Di Rupo à Bruxelles, qui sont sur la même ligne que lui.  M. Van Rompuy a estimé que la visite de M. Letta à Bruxelles très peu de temps après son investiture était un « signe clair » de son « engagement à continuer à travailler en étroite coopération avec l’Union européenne ».  Alors que le chef du gouvernement italien plaide pour la mise en oeuvre rapide de l’union bancaire, qui doit permettre d’éviter que ne se reproduisent des crises bancaires dévastatrices pour le reste de l’économie et pour les finances publiques, M. Van Rompuy a souligné que cette question figurerait au programme des prochains sommets européens, notamment celui du mois de juin. Il a « remercié » M. Letta « pour son programme très pro-européen et son ferme engagement à travailler étroitement avec les institutions européennes et les membres du Conseil européen pour promouvoir des progrès rapides et concrets dans la réalisation de l’union économique et monétaire ».

 

Austérité européenne : la mauvaise stratégie

Austérité européenne : la mauvaise stratégie

 

“La politique d’austérité a atteint ses limites”, assure José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne. C’est la première fois que Bruxelles remet en cause cette politique. Il était temps de s’apercevoir qu’une seule voie pour des pays si différents ne fonctionne pas, commente la Süddeutsche Zeitung.    Les responsables politiques se gargarisent régulièrement de la diversité européenne. Ils se réfèrent dans ces cas-là aux traditions culturelles – pour la plupart jugées intéressantes et enrichissantes – qui se sont développées au-delà de leurs frontières nationales. Ils se réjouissent de ces différences et ne demandent qu’à les préserver. Il est toutefois intéressant de noter que toute forme de ravissement, et même de tolérance, disparaît de leur esprit dès lors qu’il s’agit de diversité économique. En matière de politique budgétaire, les responsables européens sont pour l’unité monolithique. Tous les pays membres, et notamment ceux de la zone euro, doivent remplir exactement les mêmes conditions, et les performances économiques de chaque pays doivent être mesurées selon les mêmes critères. Et qu’importe si les traditions économiques européennes sont très différentes entre pays. Dans le contexte de crise actuelle, l’idée selon laquelle il faudrait tous fonctionner selon le même modèle est arrivée à ses limites. Le Portugal, l’Espagne, la Grèce et l’Irlande ont adopté de vastes programmes d’économies et de réformes afin d’assainir leurs finances et de satisfaire aux critères européens imposés à tous. Mais ils n’arrivent pas à atteindre ces objectifs. Et les dettes s’accumulent. D’un point de vue purement économique, il est parfaitement censé de vouloir d’abord réduire son endettement et de lancer des réformes pour renouer avec une croissance solide. Le problème est que, dans les faits, cette stratégie ne marche pas. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, n’a pas tort quand il admet qu’une idée politique ne doit pas seulement être valable mais que les citoyens doivent l’accepter, sans quoi elle restera inapplicable. Les sociaux-démocrates européens ont immédiatement réagi en félicitant Barroso d’être enfin sorti de son coma de cinq ans. Cela paraît peut-être démagogue mais ça n’en est pas moins vrai. Cela fait déjà longtemps que l’on sait que les pays les plus aux prises avec la crise ne voient pas leur situation s’arranger: ils réduisent leurs dépenses et votent des réformes pendant que les faillites d’entreprises se multiplient et que le chômage augmente. L’appareil d’Etat est à l’arrêt, les décisions des tribunaux ne sont plus notifiées parce que les photocopieuses sont en panne, les employés doivent apporter leurs propres stylos et rouleaux de papier toilette au travail, les hôpitaux n’ont plus de réserve de médicaments. En Espagne, un habitant sur huit vit dans la pauvreté aujourd’hui. On parle ici de situations que les habitants d’autres pays peuvent à peine imaginer. De ce constat, on peut tirer deux conclusions. Il est évident que les pays de la zone euro ne peuvent pas faire une croix sur leurs programmes d’économies et de réformes du jour au lendemain. Cela ébranlerait trop la confiance dans la monnaie européenne. Certains aménagements sont toutefois nécessaires: la commission européenne peut assouplir les règles du pacte de croissance et de stabilité pour donner beaucoup plus de temps aux pays en crise pour atteindre leurs objectifs. A terme, il faudra également s’interroger sur la pertinence de ce pacte (hier porté aux nues) et de ses règles strictes et indifférenciées. La crise le montre bien: malgré la monnaie unique, c’est la diversité économique qui domine en Europe.

 

L’austérité budgétaire: « une erreur » ( Pisani-Ferry)

L’austérité  budgétaire: « une erreur » (selon Pisani-Ferry)

Nouveau patron du Commissariat général à la stratégie et à la prospective, l’économiste Jean Pisani-Ferry estime, dans un entretien accordé jeudi à l’AFP, que l’Europe a « fait l’erreur de tout miser sur la réduction des déficits publics ».

Cet ancien conseiller des socialistes Dominique Strauss-Kahn à Bercy et Lionel Jospin à Matignon vient de quitter la direction du cercle de réflexion européen Bruegel. Il annonce aussi avoir démissionné du Haut Conseil des Finances publiques, un organisme indépendant adossé à la Cour des comptes qui vient de rendre son premier avis sur les prévisions économiques du gouvernement.

QUESTION: Comment interprétez-vous votre nomination?

REPONSE: « Le fait d’avoir choisi quelqu’un issu du monde des +think tank+, d’un milieu européen, d’une institution qui a sa liberté de parole et son indépendance, cela démontre, de la part du Premier ministre, une volonté d’ouverture et de débat, le souci d’un regard neuf.

Aussitôt nommé, j’ai démissionné du Haut Conseil des Finances publiques pour qu’il n’y ait pas le moindre soupçon. Le Haut Conseil est une institution dont on comprendra vite qu’elle est indispensable à la crédibilité de la politique budgétaire. Mais elle est encore très jeune. Je ne pense pas une seconde que ma présence aurait nui à son indépendance mais je n’ai pas voulu lui faire courir le risque de la controverse. »

Q: Quelle sera la mission du nouveau commissariat, qui remplace le Centre d’analyse stratégique?

R: « La structure reprend le Conseil d’analyse stratégique. Quant aux missions, il y a une double volonté. D’abord d’avoir une relation plus forte avec la décision publique, donc d’éclairer les choix publics, de se porter sur des sujets plus centraux et plus stratégiques. D’autre part, il y a une volonté d’impliquer les partenaires sociaux, la société civile, donc d’avoir une fonction renforcée de concertation et de débat public. Ce sont deux missions complémentaires: plus le gouvernement compte sur cette institution, plus les partenaires extérieurs la prennent au sérieux, et plus le débat implique les différents acteurs plus il est intéressant pour le gouvernement. »

Q: Quelle est votre position dans le débat actuel entre croissance et austérité?

R: « Une remarque d’abord: c’est typiquement dans une situation d’interrogation sur la voie à prendre qu’une institution comme la nôtre est utile. Nous devrons regarder un peu plus loin que les dirigeants qui sont dans l’action immédiate. Pour que les politiques puissent, lorsque c’est nécessaire, être infléchies ou changées, il faut le préparer par des réflexions mûries à froid plutôt que dans le feu de l’action. La réflexion doit avoir un temps d’avance.  Ma position personnelle, qui à ce stade repose sur les travaux de Bruegel plutôt que sur ceux du commissariat, est claire: l’Europe a fait l’erreur de tout miser sur la réduction des déficits publics et de croire que donner un coup de collier à l’ajustement budgétaire sans avoir auparavant réglé les problèmes de l’économie privée lui permettrait de se sortir des difficultés. Le sérieux budgétaire est indispensable, il ne faut surtout pas l’abandonner. Mais c’est une oeuvre de longue haleine. Parallèlement, il faut améliorer, à l’échelle européenne, les conditions du financement bancaire, poursuivre le désendettement privé. Bref, créer les conditions de la croissance. Comme ces conditions n’étaient pas remplies, le coup de collier budgétaire n’a pas donné le résultat attendu, au contraire, comme l’économie était faible et les taux d’intérêt déjà près de zéro, la consolidation budgétaire a eu des effets négatifs sur la croissance beaucoup plus importants que prévu. »

 

Pour Schäuble : récession et austérité ne sont pas liées !

Pour Schäuble : récession et austérité ne sont  pas liées !

Pas de changement de religion économique pour l’Allemagne et même un déni de réalité concernant l’effet de l’austérité sur la croissance. Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a vertement critiqué jeudi Jose Manuel Barroso, le président de la Commission européenne pour qui la politique d’austérité a atteint ses limites en Europe. Les difficultés de la zone euro n’ont aucun rapport avec le respect de strictes règles budgétaires et « quelqu’un devrait le dire à Barroso », a-t-il affirmé devant le Parlement. Les propos de Jose Manuel Barroso avaient alimenté le débat sur les efforts d’assainissement budgétaires en Europe, accusés désormais de plomber la croissance.

 

Europe : l’austérité contestée

Europe : l’austérité contestée

 

Le président de la Commission européenne a reconnu que « les politiques actuelles ont atteint leurs limites à bien des égards ». « Il doit y avoir un minimum de soutien politique et social », avait-t-il ajouté. Des propos qui ont provoqué l’ire de Berlin. Quelques heures plus tard, le ministère allemand des Finances a appelé à poursuivre « avec cohérence sur la ligne de la consolidation budgétaire et du renforcement de la croissance par des réformes ». Ce mercredi 24 avril, Pierre Moscovici a ainsi taclé Berlin, en affirmant que « l’Allemagne ne peut ignorer qu’elle a intérêt à avoir une zone euro qui soit en croissance ». Peu après, le nouveau président du Conseil italien, Enrico Letta lui a emboîté le pas, en déclarant qu‘ »en Europe les politiques d’austérité ne suffisent plus ».Le climat se tend donc dans l’union monétaire, alors que les pays vont transmettre, le 30 avril, leurs programme de stabilité à la Commission européenne. Fin mai, elle livrera ses traditionnelles recommandations aux Etats-membres. A ce moment, elle décidera d’accorder ou refuser des délais aux six pays qui souhaitent obtenir une rallonge pour assainir leurs finances. C’est le cas, notamment de Paris, Rome et Amsterdam, qui commencent à prendre leurs distances avec l’austérité. Comme la France, les Pays-Bas ont renoncé à atteindre un déficit de 3% pour cette année, et vont tâcher d’obtenir de Bruxelles un délai pour 2014. Plus surprenant, ce pays, considéré jusque-là comme un des bons élèves de la zone euro, a décidé d’infléchir clairement le cap de l’austérité. Le Premier ministre, Mark Rutte, a suspendu un effort de 4,3 milliards d’euros d’économies prévu pour 2014. Le gouvernement décidera en septembre prochain si ce coup de rabot doit être appliqué ou non. Les Pays-Bas ont ainsi décidé de rompre avec la discipline budgétaire, pour donner un peu d’oxygène à leur économie, qui devrait connaître un nouveau recul de son PIB à cette année, à -0,5%.  Enrico Letta, ne s’y trompe pas lorsqu’il invoque l’urgence pour l’Europe d’en finir avec l’austérité seule. Le nouveau président du Conseil italien sait combien l’opinion publique transalpine est lasse des efforts budgétaires.  Son prédécesseur, Mario Monti, loué par l’Allemagne et les marchés pour sa politique rigoriste, l’a appris à ses dépens. Lors des élections législatives italiennes de février dernier, sa liste n’était arrivée qu’en quatrième position, derrière celles des candidats anti-austérité, l’humoristes Beppe Grillo Silvio Berlusconi.  Cela a été l’un des premiers grands chocs anti-austérité. La Cour constitutionnelle a rejeté, le 6 avril dernier, une partie des mesures d’austérité entreprises par le pays, touchant aux rémunérations des salariés et les pensions des retraités. Ce qui a mis dans l’embarras le Premier ministre Pedro Passos Coelho face à Bruxelles, qui réclame à Lisbonne 4 milliards d’euros de coupes dans les dépenses publiques d’ici à 2015, en contrepartie de l’aide internationale de 78 milliards d’euros.   Enfin, dans l’Hexagone, la contestation monte. Au prix d’un recadrage en règle par François Hollande, Benoît Hamon et, surtout Arnaud Montebourg, ont tous deux fait entendre leurs voix pour appeler à changer de politique en France, comme en Europe. « Le sérieux budgétaire n’est pas sérieux », déclarait, par exemple, Arnaud Montebourg au Monde, le 9 avril. En parallèle, l’aile gauche du Parti socialiste a présenté, lundi, un programme qui propose de « s’affranchir d’une certaine orthodoxie libérale et budgétariste ». Pour le moment, François Hollande entretient le flou sur sa politique économique, qui permet de retrouver « la croissance, à condition du sérieux », mais « qui n’est pas l’austérité », expliquait-il le 10 avril dernier. 

 

Fin de l’austérité en Europe ? On se réveille ?

Fin de l’austérité en Europe ? On se réveille ?

 

 

L’Europe se réveille et constate que l’austérité ne faiat qu’accroitre encore davantage la dette, au passage, cette austérité  elle tue la croissance et développe le chômage de masse. . Il aura fallu du temps pour que nos experts européens commencent à comprendre. Finalemenet, l’Europe avec beaucoup de retard va progressivement s’aligner sur les politique monétaire des autres grandes zones (Chine, Japon, Etats-Unis). C’est en effet désormais au tour des européens eux-mêmes de dénoncer la multiplication des programmes d’assainissement budgétaire mis en place depuis trois ans.  «Pour réussir, une politique (…) doit bénéficier aussi d’un minimum de soutien politique et social» José Manuel Barroso, président de la Commission européenne.  «Tout en pensant que cette politique est fondamentalement juste, je pense qu’elle a atteint ses limites», a affirmé le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. «Pour réussir, une politique ne doit pas seulement être bien conçue. Elle doit bénéficier aussi d’un minimum de soutien politique et social», a ajouté le chef de l’exécutif européen. «Tout ce que nous avons fait n’était pas juste», a reconnu José Manuel Barroso. Bruxelles a ainsi admis que ses prescriptions pour enrayer la crise de la dette, recommandées principalement par Berlin, ne sont pas efficaces.  Le président de la Commission a ainsi signifié aux gouvernements européens qu’ils bénéficieront de plus de flexibilité dans la réalisation des objectifs budgétaires fixés par l’Europe, notamment la limite des 3% de déficit budgétaire requis par le pacte de stabilité.  Les propos du président de la Commission sont intervenus le jour de la publication de statistiques par Eurostat qui démontrent que dans de nombreux pays de la zone euro en difficultés, les déficits publics se sont nettement améliorés depuis 2008, à coup de coupes budgétaires sans précédent et de hausses d’impôts drastiques. Mais la dette, elle, continue de flamber . Sur les quatre pays de la zone euro qui ont bénéficié de l’aide de l’Union européenne en contrepartie de l’application de mesures d’austérité, seule la Grèce à vu le niveau de sa dette dégonfler, passant de 170% du PIB en 2011 à 157% l’an passé – soit le niveau le plus élevé en Europe… Les niveaux des dettes de l’Irlande, l’Espagne, du Portugal ont atteint des sommets l’an passé. En moyenne, la dette souveraine des pays de la zone euro a atteint 90,6% du PIB, du jamais vu sur le vieux continent.  «Le Royaume-Uni et la plupart des pays européens ont commis l’erreur de croire que l’austérité est la solution». Bill Gross, gérant du fonds Pimco  Hier encore, Bill Gross, gérant du fonds Pimco, l’un des principaux acteurs sur le marché des obligations, a affirmé au Financial Times que «le Royaume-Uni et la plupart des pays européens ont commis l’erreur de croire que l’austérité, plus particulièrement la rigueur budgétaire à court terme, est la solution pour générer de la croissance réelle. Mais ce n’est pas le cas. Vous auriez dû dépenser de l’argent public».  Même constat du nouveau secrétaire américain au Trésor, Jack Lew, et de la directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, pourtant chantre de la discipline budgétaire. Ils ont tous deux plaidé récemment pour une modération des mesures d’austérité dans certains pays d’Europe afin de ne pas aggraver la crise économique. À l’OCDE, même son de cloche: Le risque est que le serpent se morde la queue. Il faut faire preuve d’une plus grande flexibilité et se donner un à deux ans supplémentaires», estime Angel Gurria, le secrétaire général de l’OCDE, qui participait au G20 de Washington. «Ils prêchent à des convertis», a répondu le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn.

Louis Gallois: « l’austérité mène l’Europe dans le mur »

Louis Gallois: « l’austérité mène l’Europe dans le mur »

 

 

Pour l’ancien patron d’EADS,  » il n’y a que trois moyens de relancer la croissance, pas dix : desserrer les calendriers de réduction des déficits, une politique plus accommodante de la BCE afin de mettre plus de liquidités dans l’économie et demander aux pays européens en excédent comme l’Allemagne de relancer leur propre croissance« . Selon Louis Gallois, un « mixte » de ces trois moyens est indispensable aujourd’hui. Car « l’addition des politiques d’austérité en Europe conduit dans le mur ».  Or, concernant l’Allemagne, « je crains qu’il faille attendre les élections de septembre prochain pour qu’il se passe quelque chose. Immédiatement, un rendez-vous avec l’Allemagne sera indispensable. Les pays excédentaires ont des devoirs et des responsabilités« .  L’ancien patron d’EADS s’en est également pris à l’euro fort : « il renforce les forts et affaiblit les faibles (…) Si on ne veut pas que l’euro soit remis en cause, il faut redonner du grain à moudre« , estime-t-il s’adressant visiblement à la BCE.  Louis Gallois est revenu sur la récente polémique relative à la Banque publique d’investissement. Ségolène Royal, la vice-présidente de la BBI, a mis en cause, vendredi 19 avril, les propos de Nicolas Dufourq, son directeur général, affirmant que le sauvetage des hauts-fourneaux de Florange ou de Pétroplus n’aurait pas été dans « le business plan » de la BCI.  « Un patron de banque ne doit pas s’exprimer sur ses clients« , a lancé en avant propos Louis Gallois. Mais pour immédiatement soutenir le patron de la BCI : « c’est le banquier qui doit diriger, pas le politique« , a-t-il affirmé. « La BPI doit faire un métier de banquier, c’est à dire sélectionner ses risques« .

 

Croissance: l’austérité contestée par des chercheurs

Croissance: l’austérité contestée par des chercheurs

La lutte acharnée contre les déficits publics ne serait finalement peut être pas aussi efficace que le laissait penser une étude présentée en 2008 par Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff, deux économistes de Harvard de premier plan. Dans ces travaux de référence, qui ont contribué à pousser les gouvernements occidentaux à comprimer les dépenses publiques et ont été cités par des responsables politiques aux Etats-Unis et en Europe comme justificatif du besoin de réduire les déficits, il est stipulé que la croissance d’un pays commence à ralentir une fois que son endettement représente plus de 90% de son produit intérieur brut (PIB). Or, des chercheurs à l’Université du Massachussets d’Amherst, disent dans une autre étude que le taux de croissance moyen réel de pays présentant un ratio d’endettement de plus de 90% du PIB «est en réalité de 2,2% et non pas de -0,1% comme il a été dit par Reinhart et Rogoff». «Des erreurs de codage, la non prise en compte de certaines données (…) ont conduit à d’importantes erreurs qui donnent une représentation inexacte du lien entre la dette publique et la croissance du PIB de vingt pays développés depuis l’après-guerre», estiment les auteurs de cette autre étude, Thomas Herndon, Michael Ash et Robert Pollin. Carmen Reinhart et Kenneth Rogogg, qui disent avoir tout juste pris connaissance de cette étude, s’en sont tenus à leurs propres conclusions. «Bien sûr, d’autres travaux de recherche sont nécessaires puisque que les données que nous avons développées et qui sont utilisées dans ces études sont nouvelles», écrivent les deux économistes dans une réponse commune envoyée par courrier électronique. «Il n’en demeure pas moins que, à ce jour, les données sont conformes à notre première interprétation.» Robert Pollin a dit à Reuters que le but des travaux menés avec Thomas Herndon et Michael Ash n’était pas de prouver que le niveau d’endettement d’un pays n’avait aucune importance. Il s’agit plutôt de contrer l’idée qu’il y a une sorte de règle générale – le seuil des 90% de Reinhart et Rogoff – «qui nous ferait tomber dans l’abîme si jamais il était franchi.

Portugal: austérité juridiquement sanctionnée

Portugal: austérité juridiquement sanctionnée

Le rejet par la Cour constitutionnelle de plusieurs mesures d’austérité, inscrites au budget 2013, marqué par une hausse généralisé des impôts, a représenté un sérieux revers pour le gouvernement désormais privé de recettes allant de 900 millions à 1,3 milliard d’euros, selon les estimations. Un « trou » qui lui sera d’autant plus difficile à combler qu’il avait prévu en 2013 des économies de 5,3 milliards et s’est engagé à réduire de 4 milliards d’euros les dépenses publiques d’ici 2015.  Désormais, l’objectif de ramener cette année le déficit budgétaire à 5,5% du PIB semble impossible à atteindre alors que la « troïka » (UE-FMI-BCE), représentant les créanciers, l’avait pourtant déjà allégé, accordant même au pays jusqu’à 2015 pour revenir au dessous de la limite des 3%, fixée par Bruxelles.  Selon diverses hypothèses, avancées par la presse, le gouvernement pourrait maintenant demander un allégement supplémentaire des objectifs lorsque la « troïka » procédera en mai à un nouvel examen des comptes du pays, voire solliciter un second plan de sauvetage, accompagné logiquement de nouvelles mesures d’austérité.  N’hésitant pas à dramatiser la situation, le gouvernement a affirmé samedi, à l’issue d’un Conseil des ministres extraordinaire, que la Cour constitutionnelle avait « mis en cause la crédibilité conquise par les efforts des Portugais auprès de nos partenaires et créanciers internationaux ».  Pour le gouvernement, la situation est d’autant plus délicate que les mesures d’austérité, mises en oeuvre en échange du plan de sauvetage de 78 milliards d’euros accordé en mai 2011, ont aggravé la récession et le chômage.  L’économie doit cette année reculer de 2,3% et le chômage atteindre le taux record de 18,2% alors que le mécontentement social a culminé début mars quand des centaines de milliers de Portugais ont manifesté à travers le pays contre l’austérité.  Critiqué par l’opposition, les syndicats et même une partie du patronat, le gouvernement est en butte à un climat politique très tendu. Principale formation de l’opposition, le Parti socialiste réclame une renégociation du plan d’aide qu’il avait pourtant lui même sollicité en avril 2011 alors qu’il était au pouvoir.  Pour marquer sa rupture définitive avec la politique d’austérité, le PS a déposé mercredi sa première motion de censure contre le gouvernement qui l’a évitée grâce à la confortable majorité dont il dispose à l’Assemblée.  Le gouvernement « n’a plus d’autorité, il n’a plus de crédibilité, il est épuisé, il est à bout », a martelé Antonio José Seguro, le chef du PS tout en appelant à des législatives anticipées.

 

Europe : rejet de l’austérité du fait de la fraude fiscale généralisée

Europe : rejet de l’austérité du fait de la fraude fiscale généralisée

En France, l’affaire d’évasion fiscale touchant l’ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac va renforcer « la vision un peu dominante d’un rejet des élites politiques, que l’on retrouve un peu partout en Europe », craint Eddy Fougier, chercheur à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris). « Tout concourt à ce que cela conforte les thèses populistes, la thèse du +tous pourris+ », s’inquiète-t-il.   »Comment les citoyens ne seraient-ils pas écoeurés ou révoltés de constater que le grand argentier de l’Etat s’était froidement affranchi de la rigueur et des efforts qu’il leur réclamait? » s’interrogeait jeudi le quotidien Le Monde.  Si cette défiance se mesure jusqu’à présent en France surtout dans les médias et les sondages, dans les pays du sud de l’Europe en revanche, touchés par des années d’austérité beaucoup plus sévère, l’indignation a déjà trouvé sa traduction dans les urnes ou dans la rue.  En Italie, les affaires de fraude sont une constante à l’image des procès contre Silvio Berlusconi ou de l’amende énorme infligée cette semaine aux stylistes de Dolce & Gabbana (343 millions d’euros).  La réaction des Italiens ne s’est pas fait attendre et, aux élections de février, le Mouvement cinq étoiles (M5S) de Beppe Grillo, qui cristallise le vote anticorruption et antiaustérité, a engrangé environ 25% des votes.   »Aucun parti politique ne doit se faire d’illusion. Même si tous n’ont pas agi de la même façon, il existe une rage à leur encontre », juge Giacomo Marramao, professeur de philosophie politique à l’Université Rome III.  Dans la péninsule ibérique, les scandales à répétition provoquent le dégoût. Brandie dans la rue ou dessinée sur internet, l’enveloppe, censée cacher de l’argent, est devenue un symbole d’écoeurement.   »En Espagne, on n’a jamais bien pardonné le fait d’empocher de l’argent et si cela coïncide en plus avec une époque de crise généralisée, cela réveille des sentiments terriblement hostiles », analyse Emilio de Diego, professeur d’histoire contemporaine à l’Université Complutense de Madrid.  Le Parti populaire (PP) est secoué par deux enquêtes. L’une porte sur une comptabilité occulte du parti qui aurait bénéficié jusqu’au chef du gouvernement Mariano Rajoy. L’autre, baptisée « l’affaire Gürtel », empoisonne la droite depuis 2009, des sociétés proches du PP étant soupçonnées d’avoir versé des commissions et offert des cadeaux afin d’obtenir des contrats publics.  Les scandales touchent aussi la famille royale depuis qu’un juge a ouvert une enquête sur le détournement de plusieurs millions d’euros d’argent public et dans laquelle est poursuivi Iñaki Urdangarin, l’époux de la fille cadette du roi, Cristina, elle-même convoquée prochainement par la justice.  En Grèce, où l’évasion fiscale est pratiquée à grande échelle via des sociétés offshore – comme le confirme l’enquête internationale publiée par différents médias depuis jeudi -, des milliers de manifestants dénoncent les « voleurs » devant le Parlement à chaque manifestation anti-austérité. La « liste Lagarde », comportant quelque 2.000 noms de Grecs détenteurs d’un compte dans la filiale suisse de la banque HSBC, a éclaboussé trois gouvernements accusés d’inaction.  Le journaliste à l’origine de la révélation de l’affaire, Costas Vaxevanis, a été mis en cause pour violations de données personnelles. Dans le même temps, l’ex-ministre des Finances Georges Papaconstantinou était accusé d’avoir falsifié la fameuse liste en retirant le nom de deux de ses cousines…  Les pays du nord de l’Europe ne sont pas épargnés. En Belgique, la création fin 2012 par la reine Fabiola, 84 ans, d’une « fondation privée » a été perçue comme une manière d’éviter les droits de succession. Depuis, la reine y a renoncé et le gouvernement a raboté sa dotation annuelle qui est passée de 1,4 million d’euros à environ 925.000 euros.

Taxe 75% : un rapport ridicule mais nécessaire pour faire passer la pillule de l’austérité

Taxe 75% : un rapport ridicule mais nécessaire pour faire passer la pillule de l’austérité

 

Théoriquement la taxe devrait rapporter 500MF, en fait ce sera beaucoup moins car nombre de hauts salaires visés vont décaler leurs revenus au-delà des 2 ans prévus par cette taxe, d’autres recevront leur rémunérations dans des filiales situées à l’étranger (il y a le choix, il y a 30 000 filiales françaises à l’étranger). En fait l’assiette de cet impôt (destiné surtout  à faire passer de la pilule fiscale avalée par tous les français) va se réduire comme peau de chagrin grâce aux conseils avisés de l’armée de fiscalistes qui conseillent les grandes entreprises. « Il y aura cet effort demandé aux plus riches. C’est un acte de solidarité, presque un acte patriotique ». Mais « la taxe ne serait pas instaurée pour faire du rendement« , avait affirmé sur BFMTV et RMC, Pierre Moscovici, le 21 mars dernier à propos de la taxe sur les hauts revenus.  Mais la nouvelle mouture de ce prélèvement présentée par François Hollande lors de son intervention télévisée du 28 mars devrait finalement rapporter davantage que les modestes 210 millions d’euros par an budgétés dans le projet de loi de finances pour 2014. Selon Les Echos de ce 2 avril, citant Bercy, elle devrait carrément être du double, soit 500 millions d’euros.  Le nombre d’assujettis sera pourtant moins important: environ un petit millier contre 1.500 à 2.000 dans la version initiale. Seuls les salariés- y compris les joueurs de football !- seront concernés via leurs entreprises qui paieront la taxe.  En revanche, le taux du prélèvement sera supérieur à celui prévu dans le budget 2013. Au total, il sera de 75%, soit 50% de taxe plus 25% de charges salariales, sur les rémunérations supérieures à un million d’euro par an. Or, le taux facial de la première taxe n’était que de 18%.

 

Austérité : 38 ministres pour quoi faire ? Ou la mafia politique et administrative

Austérité : 38 ministres pour quoi faire ? Ou la mafia politique et administrative

 

Hollande n’a pas été très clair  sur les économies de l’Etat : 2 milliards pour le regroupement des achats des ministères (à prouver car les structures sont très différentes) et quelques centaines de millions pour le choc de dématérialisation des procédures  Il n’a surtout pas abordé le cout des structures politiques et administratives (nombre de collectivités et d’administrations) ; Encore moins le nombre de ministre : 38 ! On se demande pour quoi faire alors qu’une douzaine serait nécessaire en cette période de crise. La plupart de ces ministres ne servent à rien sinon qu’à justifier des budgets inutiles. Or c’est la question centrale car ces ministres, ces administrations justifient chaque jour leur existence avec des normes, des effectifs, des prélèvements fiscaux qui étouffent le pays ; même chose au parlement, plus de 800 parlementaires là une 200 environ serait suffisants ; Des parlementaires qui ne cessent de pondre des textes législatifs contraignants qui plombent aussi compétitivité et initiative. Un problème cependant, la classe politique vit de cette surabondance de superstructures, la plupart des politiques sont d’ailleurs des fonctionnaires ou se reclassent dans des organismes parapublics (président  ou directeur de ceci, de cela). Hollande est un pur produit de ce système.  A la sortie de l’ENA, il devient conseiller politique et bien qu’affecté à la cour des comptes n’y mettra pratiquement jamais les pieds (où sont ses rapports ?) ; dommage car il aurait pu acquérir un peu de compétences en matière de comptes publics. Finalement une vraie carrière politique, un métier quand il ne s’agit pourtant que d’un service qui devrait être temporaire ! Dès lors les solidarités entre le politique et l’administration sont fortes, on sort des mêmes écoles, on fait des va et viens entre les cabinets, l’administration et les organismes para public. Une vrai mafia, avec ses codes, sa hiérarchie, ses passe droits. Nombre de politiques fonctionnaires ne mettent jamais les pieds dans leur administration et font de la politique aux frais du contribuable (pour preuve, certains n’ont même pas de bureau !). Cela vaut pout toutes les formations politiques. Dès lors inutile d’espérer  le grand choc de compétitivité dans cette bureaucratie qui tue la compétitivité et la consommation.

Royaume-Uni: austérité et croissance en berne

Royaume-Uni: austérité et croissance en berne

Mettant en garde contre toute « réponse facile » à la crise, George Osborne a souligné devant la Chambre des Communes qu’il restait encore « beaucoup à faire » pour venir à bout d’un déficit public abyssal hérité essentiellement du sauvetage des banques durant la crise financière.  Mais le Chancelier de l’Échiquier, qui présentait son quatrième budget depuis l’arrivée au pouvoir des conservateurs et des libéraux démocrates en 2010, voit sa tâche compliquée par une conjoncture toujours plus dégradée.  La prévision officielle de croissance pour 2013 a en effet été réduite de moitié mercredi à 0,6% contre 1,2% en décembre. L’an prochain, la croissance devrait s’inscrire à 1,8% contre 2% prévu en décembre.  Le ministre a cependant assuré que le pays devrait retrouver la croissance au premier trimestre et éviter ainsi sa troisième récession depuis le début de la crise en 2008.   »Les problèmes à Chypre cette semaine sont une nouvelle preuve que la crise n’est pas finie et que la situation reste inquiétante », a-t-il martelé. Il a toutefois affirmé que le gouvernement « réglait les problèmes économiques (…) doucement mais sûrement », balayant les appels de l’opposition travailliste et d’une partie de la majorité à changer de cap alors que le pays vient de perdre son « triple A » auprès de Moody’s.  Vivement critiquée notamment par les syndicats, dont celui des fonctionnaires qui a lancé mercredi trois mois d’actions, la cure de M. Osborne peine pourtant à porter ses fruits.  Les objectifs de déficit ont été revus en hausse, tandis que la dette n’amorcera son repli qu’à partir de 2017/2018, soit un an plus tard que prévu, alors que le ministre avait déjà dû repousser cet objectif d’un an en décembre.   »A chaque budget, il arrive devant la Chambre et les choses sont pires et non meilleures (…) Sous ce gouvernement, les mauvaises nouvelles n’arrêtent pas », a lancé Ed Miliband, le numéro un des travaillistes.  Refusant d’emprunter plus pour relancer la croissance comme le demandait notamment le ministre libéral-démocrate du Commerce, Vince Cable, M. Osborne va financer 3 milliards d’investissements dans les infrastructures grâce à de nouvelles coupes dans les budgets des ministères, qui épargnent cependant la santé et l’éducation.  Il a par ailleurs annoncé de nouvelles mesures en faveur de l’achat de logements pour relancer le marché immobilier et une réduction d’un point supplémentaire de l’impôt sur les sociétés à 20% afin de soutenir les entreprises.  Les ménages seront aidés de leur côté via une suppression un an plus tôt que prévu de l’impôt sur les 10.000 premières livres de revenu annuel, un abandon de la hausse de la taxe sur les carburants prévue en septembre et dans un registre plus populiste une baisse de la taxe sur la bière « d’un penny par pinte ».  A court de fonds, le Chancelier a par ailleurs annoncé une révision du mandat de la Banque d’Angleterre – avant l’arrivée cet été de son nouveau gouverneur, le Canadien Mark Carney – afin de permettre à la « politique monétaire de jouer un rôle plus actif pour soutenir l’économie ».   »Comme attendu, le message clef du budget est que le gouvernement garde obstinément le cap de l’austérité sans se soucier de la faiblesse de l’économie (…) Les mesures budgétaires ne devant pas faire grand chose pour l’économie, la responsabilité de l’amélioration de la reprise reste entre les mains de la Banque d’Angleterre », a jugé Vicky Redwood de Capital Economics.   »M. Osborne a au moins fait quelque chose en ce sens » mais « cela n’est pas aussi audacieux que l’espéraient de nombreuses personnes », a regretté l’économiste.

 

Europe : la pédale douce sur l’austérité

Europe : la pédale douce sur l’austérité

Les instances européennes constatent que les objectifs de déficit ne seront pas tenus ; on va donc faire semblant de maintenir cette austérité mais en reportant les échéances d’un an, au moins !Les Européens vont-ils décider de relâcher la pression sur les pays les plus fragiles de la zone euro? Le débat entre austérité et croissance sera en tout cas pleinement à l’ordre du jour pour les ministres européens des Finances qui se réunissent ces lundi 4 et mardi 5 mars à Bruxelles.La zone euro se penche ainsi un peu plus sur l’élaboration du plan d’aide de 17 milliards d’euros à Chypre. « Nous allons probablement parvenir à un accord en mars, c’est ce que nous tentons de faire », a rappelé ce même jour, le patron de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem. Le conseil Ecofin des ministres des Finances de l’Union européenne fera, quant à lui, le point ce soir et demain. Outre Nicosie, les pays du Sud vont clairement constituer les dossiers les plus lourds. Les élections législatives italiennes et la percée surprise des candidats anti-austérité, ont créé un climat propice aux négociations pour les Etats européens les plus touchés par la rigueur.  Samedi 2 mars, le Portugal a été gagné par une importante vague de protestations contre l’austérité. Ces lundi et mardi, Lisbonne devrait, selon le Wall Street Journal, demander un aménagement du plan d’aide international dont le pays bénéficie depuis mai 2011. L’Irlande, autre pays sous assistance financière, devrait lui prêter main forte sur ce point. Tous deux ont ainsi en tête les mesures qui avaient été prises pour soulager le fardeau grec en novembre dernier : baisse des taux d’intérêts des prêts consentis par les Européens et rallongement de leur maturité. Par ailleurs, la question de l’arbitrage entre croissance et austérité reviendra avec insistance pour le Portugal mais aussi pour l’Espagne. Les deux pays sont, en effet, loin de leurs objectifs de déficits. Le 22 février dernier, Bruxelles a publié des prévisions qui font état de déficits publics de -4,9% pour Lisbonne et -6,7% pour Madrid. Loin, très loin des 4,5% visés par les deux pays.  Un nouveau délai pourrait ainsi être accordé aux deux voisins qui avaient déjà, en 2012, obtenu une rallonge d’un an pour ramener leur déficit à 3% du PIB en 2014 et non en 2013. Ce d’autant plus que Madrid et Lisbonne connaissent une situation économique rès dégradée : Bruxelles table, pour 2013, sur une récession de -1,4% pour le premier et de -1,9% pour le second, soit les deux plus mauvaises performances au sein de l’union monétaire. Ces pays comptent désormais un allié de poids dans leur rang : la France elle-même a repoussé à 2014 son objectif de déficit, et doit attendre le verdict de Bruxelles sur la trajectoire de ses finances publiques, en avril prochain.

Austérité : Standard and Poor’s félicite la France

Austérité : Standard and Poor’s félicite la France

 

« Quand vous avez un gouvernement qui s’engage d’ici 2017 à réduire les dépenses publiques de 60 milliards, c’est un effort sans précédent : aucun gouvernement jusqu’ ici n’a essayé de faire cela. Je ne dis pas qu’ils vont réussir, mais en tout cas c’est une volonté affichée dont on prend acte », a déclaré Jean-Michel Six, patron de Standard and Poor’s France, jeudi matin sur Europe 1.

 

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Austérité : divergences au sein du gouvernement

Austérité : divergences au sein du gouvernement

 

Pierre Moscovici insiste ce lundi 18 sur la  réduction des dépenses publiques, alors que certains ministres ont mis en garde contre un serrage de vis trop important de leurs budgets. Parmi les trois possibilités existantes pour réduire les déficits : la croissance, qu’il « faut muscler », la baisse des dépenses et la pression fiscale. La « réduction des dépenses doit être privilégiée », a déclaré le ministre sur RTL, rappelant que cela allait se faire notamment dans le cadre de la « modernisation de l’action publique », mise en place par Matignon. « C’est à partir de ça, y compris en revoyant les politiques publiques, en les évaluant, en étant capable de redéfinir ce qu’est l’action publique, c’est comme ça que nous allons parvenir en effet à une dépense publique maîtrisée », a déclaré le ministre. Ces déclarations interviennent alors que cette réduction des dépenses risque de provoquer des remous dans la majorité. En effet, les ministres de l’Ecologie Delphine Batho (PS) et Cécile Duflot (EELV), ainsi qu’Anne Hidalgo (PS), première adjointe au maire de Paris, avaient d’ores et déjà souligné dimanche que l’austérité budgétaire ne devait pas porter atteinte à « l’investissement » public.   »On est au maximum de ce qu’on peut faire en terme d’économie et de réduction des dépenses » a déclaré Delphine Batho au micro du Grand entretien RCJ. « Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a pris des dispositions extrêmement sérieuses, on le voit dans tous les départements ministériels et nous ne voulons pas sacrifier les investissements d’avenir », a-t-elle ajouté. « Je pense qu’il faut avoir conscience que la sortie de crise ce n’est pas qu’une question de bonne gestion du budget. C’est aussi une réorientation, un changement de modèle, c’est ce que nous nous sommes fixé comme ambition avec ce que Jean-Marc Ayrault a appelé le nouveau modèle français », a souligné la ministre. Pour sa part, Cécile Duflot, dans une interview au Journal du Dimanche, a estimé, tout en reconnaissant « un impératif de désendettement public », que « personne ne peut croire que de l’austérité naîtra le retour des temps meilleurs ». « Il y a aussi une nécessité d’investissement », a-t-elle souligné. « Mon ministère participe à l’effort collectif, bien plus que d’autres en ce qui concerne les effectifs. Il y a une modernisation nécessaire. Pour autant, l’austérité ne doit pas accabler des territoires déjà meurtris », a ajouté Mme Duflot. Enfin, invitée du « Forum » Radio J, Anne Hidalgo, candidate à la Mairie de Paris, a réagi à l’annonce gouvernementale, mardi, d’une baisse des dotations de l’État aux collectivités locales de 1,5 milliard d’euros pour 2014 puis pour 2015. « Il faut faire attention, quand on demande aux collectivités qu’elles fassent des efforts », a-t-elle prévenu. « Oui, elles doivent faire des efforts quand les dépenses qu’elles font concernent leur train de vie, n’ont rien à voir avec l’efficacité économique, la solidarité et l’emploi. Mais en même temps, attention, dans le pacte de compétitivité, il faut mesurer la place que prennent les collectivités publiques, via leurs investissements publics », a-t-elle poursuivi. « Les villes, les territoires, une ville comme Paris, qui a un budget d’investissement très important, et c’est vrai des autres grandes métropoles régionales, interviennent directement dans l’activité économique du pays », a souligné Mme Hidalgo.

 

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Grèce : les dégâts de l’austérité dus à une erreur de calcul du FMI bientôt corrigée !

Grèce : les dégâts de l’austérité dus à une erreur de calcul du FMI bientôt corrigée !

 

Le FMI a fait son autocritique, si la croissance est aussi négative depuis 5 ans en Grèce, c’est la faute à un coefficient multiplicateur entre l’austérité et le PIB. Pour parler plus simplement les modèles du FMI ses sont complètement plantés.  Compte tenu que « la troïka (UE-BCE-FMI) a reconnu qu’il y a eu des erreurs » et que « le gouvernement grec fait actuellement un effort sérieux pour rétablir la confiance du pays », « tout cela pourrait conduire à des rectifications » et l’apaisement de la rigueur, a souligné le ministre grec Costis Hadzidakis  Plusieurs hauts responsables de l’UE et du FMI ont critiqué l’impact de l?austérité stricte imposée au pays depuis le début de la crise de la dette en 2010, qui a plongé la Grèce dans une récession profonde. Le débat a rouvert après un récent article des économistes au FMI, Olivier Blanchard et Daniel Leigh, où ils expliquaient que l’utilisation d’un mauvais coefficient de calcul a débouché sur une sous-estimation des effets négatifs de l’austérité en Europe.  Tenant d’une ligne plus souple au sein du FMI, M. Blanchard avait déjà reconnu que les effets de l’austérité sur la croissance avaient été sous-estimés notamment en Grèce, en récession pour la cinquième année consécutive.  En octobre, le ministre adjoint grec aux Finances, Christos Staikouras, avait relevé que le FMI s’était trompé en matière d’impact de la rigueur sur la récession.  Depuis 2009, « le coefficient multiplicateur » des mesures de rigueur sur le recul de croissance a été « d’environ 1, au lieu de 0,5″ qui avait été retenu pour la mise au point par l’UE et le FMI des plans de redressement dictés à la Grèce en échange des prêts internationaux, avait dit M. Staïkouras, soulignant que même le FMI « le reconnaît désormais ».  Interrogé jeudi sur la question lors d’une conférence de presse, le porte-parole du FMI Gerry Rice a rappelé que l’institution a « mis à jour ce multiplicateur » dès qu’elle s’était aperçu « que les conditions en Grèce étaient différentes » que celles prises en compte lors du début de la crise.  Toutefois, M. Rice a souligné que « ce multiplicateur n’était qu’une dimension du problème » et qu’il y avait « d’autre facteurs qui déterminent l’ajustement des finances publiques de chaque pays ». « Et chaque pays est différent », a-t-il conclu.  De son côté, le ministre des Finances Yannis Stournaras a indiqué dimanche dans un entretien publié au quotidien Kathimérini que « l’autocritique du FMI aurait dû être fait plus tôt ».   »Nous avons été contraint de prendre des mesures beaucoup plus nombreuses que celles qu’il faillait pour atteindre les objectifs (…) mais cela peut nous permettre d’arriver à un excédent primaire dès 2013″, a dit M. Stournaras.  Mais pour le chef du principal parti de l’opposition de la Gauche radicale Alexis Tsipras, qui impute au plan de rigueur l’effondrement de l’économie, la voie pour sortir de la crise n’est que « la fin du cercle vicieux des politiques d’austérité ».   »Il faut entrer dans la voie de la croissance » et « la viabilité de la dette dépend de la restructuration (haircut) de la dette », a-t-il dit dans un entretien publié dimanche également à Kathimérini.  Sans exclure l’éventualité « d’une nouvelle restructuration de la dette », M. Stournaras a répondu que « la condition pour une nouvelle décote serait d’arriver à un excédent primaire ».  Les hauts responsables de la troïka sont attendus fin février à Athènes pour le contrôle régulier des comptes grecs en vue de la poursuite des versements des prêts au pays.

 

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Espagne : la commison européenne prête à lâcher du lest sur l’austérité

Espagne : la commison européenne prête à lâcher du lest sur l’austérité

 

Sans le dire ouvertement la commison européenne change stratégie vis-à-vis de l’Espagne car sa politique drastique d’austérité est un échec sur le plan de la croissance et de l’emploi mais aussi en matière de dette publique. L’Espagne compte le taux de chômage le plus élevé de la zone euro après la Grèce, avec 26,02% de la population active, et 55,13% chez les moins de 25 ans.  Le chômage des jeunes est la première préoccupation du gouvernement. Toutes les politiques économiques du gouvernement ont un seul objectif: réduire le taux de chômage, et en particulier celui des jeunes », a de son côté affirmé Luis de Guindos. Olli Rehn s’est dit « conscient de la situation difficile que vivent de nombreux Espagnols ». Si 2013 sera « une nouvelle année difficile » pour le pays, elle devrait toutefois également être celle du « tournant vers la reprise », a-t-il ajouté.  Interrogé sur la possibilité d’une révision des objectifs de déficit publics fixés par la Commission européenne à l’Espagne, Olli Rehn a laissé ouverte cette possibilité, invitant à attendre la prochaine publication des prévisions de croissance de l’Union européenne, le 22 février.  Dans ses recommandations en matière de réduction du déficit, la Commission européenne « tient compte des perspectives de croissance et de la marge de manoeuvre budgétaire de chaque pays », a-t-il souligné.  S’il s’avère que la situation économique de l’Espagne s’est « détériorée de façon importante, nous pouvons réviser le rythme de réduction du déficit », a ajouté le commissaire.  L’Espagne, qui a enregistré un déficit de 9,4% du PIB en 2011, s’est engagée à le réduire à 6,3% en 2012, puis à 4,5% en 2013 et 2,8% en 2014. Mais le seuil visé pour 2012 devrait être largement dépassé selon nombre d’analystes.  La Commission européenne a elle-même reconnu la semaine dernière dans un rapport qu’il serait « très difficile » pour l’Espagne de respecter cet objectif, en partie du fait du dérapage budgétaire de certaines régions autonomes. Les chiffres du déficit public pour 2012, qui doivent être publiés dans quelques jours, « mettront en évidence l’énorme effort fourni par toutes les administrations publiques pour réduire le déficit », a de son côté affirmé Luis de Guindos.  Le ministre n’a toutefois pas précisé si l’Espagne respecterait l’objectif de 6,3%.  Luis de Guindos a également assuré que les efforts de réduction du déficit étaient « équitablement répartis » entre l’Etat central et les régions autonomes, alors que certaines d’entre elles, telles la Catalogne, affirment le contraire.

 

 

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